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Documentaire sur les saints martyrs coptes

Le 15 février 2015, une vidéo de l’État Islamique montrait l’assassinat de 21 chrétiens : 20 coptes d’Égypte venus travailler en Libye, et un Ghanéen. Originaires pour la plupart du village d’Al-Our, anciennement Al-Nour (« La Lumière »), situé à 250 km du Caire, dans la région de Minieh, ils avaient émigré en Libye dans la province de Syrte, comme ouvriers. Enlevés par des miliciens du groupe « État Islamique en Libye », ils ont été tués en raison de leur fidélité à leur foi chrétienne. Dans la vidéo envoyée par les terroristes, on les voit, vêtus d’une combinaison orange, avant leur exécution sur une plage. Le 7 octobre 2017, après l’interrogatoire des combattants djihadistes capturés à l’issue de la bataille de Syrte, les corps des 21 martyrs sont retrouvés et rapatriés en Égypte dans leur village natal. Au-delà de l’humiliation, de la souffrance et des larmes, se dévoile un resplendissant témoignage de foi, de confiance et d’amour.

A voir sur KTO, mercredi 14 février à 20h35 ou les jours suivants en rediffusion.

Mercredi des Cendres

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des pièces grégoriennes. Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Les chants de la Quinquagésime étaient empreints de joie et d’espérance car, avant d’aborder les pénitences du Carême, l’Église veut nous faire entrevoir la victoire finale de la Résurrection qui en constitue le but. Les trois jours qui nous séparent du mercredi des Cendres étaient autrefois des jours de grandes réjouissances, parfois même d’excès. Il avait même été institué dès le XVIe siècle la prière des 40 heures, une adoration au Saint Sacrement pour réparer ces débordements et ces désordres. Les festivités du Carnaval durent donc jusqu’au mardi, dit Mardi gras, veille du mercredi des Cendres, jour d’entrée en Carême.

Le Carême commence le mercredi des Cendres ainsi appelé parce qu’en ce jour on bénit des cendres que l’on impose en forme de croix sur le front des fidèles. Les cendres, comme la poussière, sont l’emblème de la fragilité et de la destruction des choses d’ici-bas, du néant et de la mort de l’homme, de la douleur et de la pénitence. La cérémonie des Cendres est un vestige d’une ancienne pratique qui ouvrait le Carême. Pendant l’imposition des Cendres, le chœur peut chanter plusieurs antiennes dont celle-ci :

Immutémur hábitu, in cínere et cilício…
Changeons de vêtement, couvrons-nous de cendres et du cilice, jeûnons et pleurons devant le Seigneur, car Dieu, tout miséricordieux est prêt à nous remettre nos péchés.

Les paroles ne sont pas à proprement parler dans l’Écriture mais on les trouve en divers livres, notamment en Joël. La mélodie est pénétrée de confiance et de paix.

Continuons avec une autre antienne qui peut être chantée lors de l’imposition des Cendres : Juxta vestíbulum

Entre le vestibule et l’autel se lamenteront les prêtres et les lévites du Seigneur et ils diront :
Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple et ne fermez pas la bouche de ceux qui chantent vos louanges.

C’est l’ordre donné par Joël pour la pénitence. La mélodie commence par une plainte sombre puis se transforme en une prière très suppliante.

Achevons la cérémonie de l’imposition des Cendres avec le répons Emendémus dont le texte s’inspire de nombreux passages d’Esther et de Joël :

Réparons par une vie meilleure les péchés que, dans notre ignorance, nous avons commis ; de peur que soudain préoccupés, le jour de la mort, nous cherchions le temps de la pénitence sans pouvoir le trouver.

Et voici la dernière phrase qui est reprise comme refrain après les versets, et dont le texte tiré du prophète Baruch est aussi le refrain d’un chant populaire du Carême que nous aurons l’occasion d’écouter prochainement :

Atténde Dómine et miserére, quia peccávimus tibi
Soyez attentif, Seigneur,  et ayez pitié, car nous avons péché contre Vous.

La mélodie de cette phrase s’enfonce dans le grave sur le mot miserére d’une façon très expressive.

Ce répons comme c’est généralement le cas comporte deux versets dont le 2e est le Glória Patri. Le texte du 1er est pris dans le psaume 78 ; c’est un refrain du temps de Carême, que l’on retrouve dans le Trait de la messe de ce mercredi des Cendres.

Adjúva nos, Deus salutáris noster : et propter honórem nóminis tui, Dómine líbera nos…
Venez à notre secours, ô Dieu qui opérez notre salut, et pour l’honneur de votre nom, délivrez-nous, Seigneur.

 Ainsi nos méditations de Carême doivent-elles porter en nous des fruits de conversion, de zèle et de charité accrus. Après un grand élan vers l’aigu à l’intonation, la mélodie redescend calmement pour se terminer dans une ambiance contemplative.

Après le répons Emendémus chanté pendant l’imposition des cendres aux fidèles ce Mercredi des Cendres, passons à quelques chants du propre de la messe qui suit cette cérémonie. Elle commence par un nouvel introït plus développé que celui qui précédait la bénédiction des Cendres : le texte vient du livre de la Sagesse, et plus précisément d’une grande prière de louange à Dieu pour sa miséricorde toute puissante :

Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti,
Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez aucun de ceux que vous avez créés ;

Dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam, et parcens illis quia tu es Dóminus Deus noster.
Vous dissimulez les péchés des hommes à cause de leur repentir et vous leur pardonnez car vous êtes le Seigneur notre Dieu.

Il s’agit donc d’une affirmation de la miséricorde divine, et de notre certitude d’être pardonnés si nous nous reconnaissons humblement pécheurs. Elle s’exprime par une mélodie expressive, d’abord calme et grave, puis s’élevant dans la 2e phrase en un grand crescendo vers le mot pæniténtiamle repentir, avant de retrouver dans la dernière phrase une affirmation calme et solennelle.

Cet introït est accompagné par le 1er verset du psaume 56, que nous allons retrouver au graduel. C’est une prière suppliante, faisant appel à cette miséricorde divine que nous venons d’affirmer :

Miserére mei, Deus, miserére mei, quóniam in te confídit ánima mea.
Ayez pitié de moi, mon Dieu, ayez pitié de moi, car mon âme met en vous sa confiance

Après l’introït de la messe du Mercredi des Cendres, en voici maintenant le graduel, où nous retrouvons exactement, dans la 1re partie, le 1er verset du psaume 56 qui accompagnait l’introït.

Ce psaume est une des nombreuses prières suppliantes de David dans un grand danger et le mot miserére répété deux fois montre l’intensité de cette supplication. Mais celle-ci reste pleine de confiance, et la 2e partie du graduel reprend un verset suivant du psaume qui est déjà une action de grâces pour la délivrance entrevue :

Misit de cælo, et liberávit me :
Il a envoyé du ciel son secours et m’a délivré ;

dedit in oppróbrium conculcántes me.
Il a couvert d’opprobre ceux qui me foulaient aux pieds.

La mélodie est dans l’ensemble calme et douce. Le 1er miserére se tient humblement dans le grave, et le 2e s’élève en un beau crescendo, toute la suite se déroulant en souples ondulations.

Le graduel du Mercredi des Cendres est suivi d’un Trait, comme c’est le cas pour les dimanches de ce temps liturgique, mais celui-ci n’est pas propre à cette messe et n’en faisait pas partie primitivement, les messes des féries de Carême ne comportant d’abord qu’un  chant après la 1re lecture ; il a été rajouté par la suite à toutes les messes des lundis, mercredis et vendredis de Carême. C’est vraiment un refrain de ce temps liturgique.

Le texte est un peu hétéroclite puisque les trois versets qui le composent sont empruntés à deux psaumes différents. Le premier modifie d’ailleurs quelque peu un verset du psaume 102, grand cantique de louange pour les merveilles de la création et les bontés dont le Seigneur nous comble. Le texte affirmatif du psaume chantait les bienfaits du pardon divin. Il est ici mis à la 2e personne transformé en prière de demande :

Dómine non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos :
Seigneur ne nous traité pas selon les péchés que nous avons commis : ni selon nos fautes.

Les deux autres versets sont pris littéralement dans le psaume 78, dans lequel le peuple d’Israël vaincu et envahi reconnaît dans ses malheurs le châtiment de ses péchés et supplie le Seigneur de les pardonner.

Seigneur ne vous souvenez pas de nos fautes d’autrefois. Que vos miséricordes s’avancent vite au devant de nous, car nous sommes devenus très malheureux. Secourez-nous, ô Dieu notre sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous, pardonnez-nous nos péchés à cause de votre nom.

On voit que ce texte insiste beaucoup sur le nom du Seigneur, ce qui est dans la bible, nous l’avons vu à l’introït de ce dimanche, une manière de lui rappeler ses promesses. Traditionnellement on se met à genoux durant le chant de ce 3e verset ce qui accentue encore son caractère suppliant.

Le texte de l’offertoire de cette messe du Mercredi des Cendres est formé des 1ers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David, délivré des périls qui l’entouraient. Nous entendrons de nouveau  cette pièce car elle a été reprise au XIe dimanche après la Pentecôte.

 Exaltábo te Dómine, quóniam suscepísti me,
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens.

 Nec delectásti inimícos meos super me Dómine clamávi ad te
Seigneur j’ai crié vers vous

Et sanásti me.
Et vous m’avez guéri.

L’abbé Ferdinand Portier a longuement décrit cet offertoire dans un numéro d’Una Voce de 2001. Il s’adressait toujours à des chantres. Écoutons-le commenter, Sanásti me – vous m’avez guéri :

Ce dernier mot sanásti me, malgré ses tristrophas ne semblera point long ni à vous, ni à ceux qui vous entendront. En effet vous avez tant de remerciements à adresser au Seigneur, que, de vous-même, vous ne serez nullement pressé d’en finir et vous serez heureux que toutes ces valeurs longues se présentent à vous pour redire à Dieu votre merci sans fin. Il en est ainsi quand la contemplation se joint à la reconnaissance. Les neumes se prolongent sans même qu’on s’en aperçoive tellement le cœur est attaché à Celui qui lui a porté secours.

Ainsi « la prière chantée de l’Église » doit développer en nous de vrais sentiments de piété et de reconnaissance ! Redites dans cet esprit les neumes répétés qui sont indiqués sur votre livre à sanásti et vous terminerez, sans terminer, car le Seigneur est toujours à nos côtés pour nous secourir. Sa miséricorde est sans limite.

L’antienne de communion de cette messe est extraite du psaume 1 :

Qui meditábitur in lege Dómini die ac nocte, dabit fructum suum in témpore suo.
Celui qui médite jour et nuit la loi du Seigneur donnera son fruit en son temps.

La mélodie est un beau mouvement de joie, simple et alerte au début, puis plus intérieure dans sa dernière partie.

Citons derechef feu l’abbé Ferdinand Portier qui a commenté durant de nombreuses années des pièces de grégorien dans la revue Una Voce et qui achevait ainsi, à propos de cette antienne :

Chantez cette communion pour mieux accorder votre âme à la Divinité et continuez votre méditation, jour après jour, pour vous hausser sans cesse et mériter de nouvelles grâces d’union.

Quand il s’agit des choses humaines nous savons bien nous dépenser, à fortiori devons-nous le faire avec une plus grande joie quand il s’agir d’aimer un Amour qui ne cesse de se donner pour nous !

Carême : un temps de pénitence publique

D’Aymeric Pourbaix dans France catholique :

À Lourdes, quelques jours après la première apparition du 11 février, la même demande a été faite, à trois reprises, par la Vierge Marie à Bernadette : « Pénitence, pénitence, pénitence ! » Ce à quoi Notre-Dame ajoute, dans une époque marquée par l’athéisme : « Priez Dieu pour les pécheurs ! » Il s’agit donc d’une mission de service public…

Plus de 160 ans plus tard, la pénitence n’a pas vraiment bonne presse dans notre société de jouissance matérielle. Elle évoque une dévotion d’un autre âge, une religion qui insiste sur la culpabilité. Comment croire pourtant qu’il s’agisse d’un plaisir sado-masochiste dans cette demande d’une Mère compatissante aux malheurs de son peuple ?

Lors de l’imposition des Cendres, le 14 février, le prêtre prononcera ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile », ou bien : « Souviens-toi que tu es poussière… » Dans les deux cas, il s’agit du rappel de notre condition de pauvres pécheurs, que seule la Passion du Christ pourra sauver de l’éloignement définitif de Dieu. Pourquoi ne pas entendre cet appel du divin médecin de nos âmes, le Christ, à reconnaître notre mal, à se tourner vers sa miséricorde, et à l’implorer également pour notre pays tout entier ?

Pénitence ou repentance ?

« Au Cœur très saint de Jésus, la France pénitente, fervente et reconnaissante. » Cette inscription figure en latin au bas de la mosaïque monumentale de la basilique de Montmartre, déclarée d’utilité publique par une loi du 24 juillet 1873. Elle exprime bien les sentiments des promoteurs du Vœu national, au vu des malheurs de la France après la défaite de 1870 : un esprit de pénitence et de foi qui demande à Dieu le pardon des péchés – alors que la repentance n’est qu’un acte de reconnaissance morale. C’est le même esprit que le prophète Jonas prêcha à la ville corrompue de Ninive. Et Ninive s’est convertie… Une source d’espoir pour aujourd’hui ?

Ce Carême 2024 est ainsi l’occasion de s’interroger sur la place que nous laissons à Dieu dans la société tout entière. Car ne pas vouloir que le Christ règne, non seulement sur les cœurs, mais aussi sur les familles et les sociétés, c’est laisser la place à l’erreur, à la corruption et aux désordres – et en fin de compte au démon – dont nous constatons chaque jour les méfaits dans l’actualité, en particulier au sein des institutions qui font tenir un pays.

Quand la France s’apprête à légiférer sur le début et la fin de vie et étendre le règne de la mort et du mal sur les esprits, comment se fait-il que la parole des clercs sur ce point ne soit pas plus tranchante sur ce qui départage l’erreur de la vérité ? Là se trouve aussi la mission de l’Église. Elle est politique au sens noble du terme. « Je suis homme, dit le poète latin Terence, et rien de ce qui est homme ne m’est étranger. » Cette parole s’applique au vaste domaine public, le plus haut lieu d’exercice de la charité selon Paul VI.

Dans son Message de Carême, le pape François indique justement que les Dix commandements, donnés à Moïse au désert sur le mont Sinaï, sont une loi de liberté pour sortir de l’esclavage de l’Égypte : « Nous les appelons « commandements », pour souligner la force de l’amour avec lequel Dieu éduque son peuple. Il s’agit en effet d’un appel vigoureux à la liberté. » Et à l’amour vrai. Puisse cet appel retentir de nouveau.

Des parcours de Carême originaux sur Hozana

Voici venu le temps de nous mettre en chemin, de marcher à travers le désert pour rejoindre Celui qui nous a tant aimés. Hozana propose divers parcours afin de profiter de ces 40 jours pour laisser derrière nous les habitudes qui nous coupent de Dieu, faire pénitence et arriver avec un coeur aimant à Pâques.

Voici les parcours phares d’Hozana pour grandir spirituellement pendant ces 40 jours au désert :

  • Avertissements d’un prêtre exorciste

Le père Henri Forestier, prêtre exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon, nous livre ses conseils pour identifier les ruses et résister aux manœuvres du Tentateur dont l’ultime but est de nous éloigner de Dieu en nous poussant vers le péché !

Avec une thématique par semaine (connaître ses faiblesses, les sacrements, l’esprit du monde, etc.), vous recevrez chaque jour une méditation en format texte et audio;

Le lien pour s’inscrire à ce parcours de Carême 

  • 40 jours pour méditer “L’Imitation de Jésus”

L’application Meditatio vous propose de vivre ce Carême au plus près du cœur de Jésus en méditant pendant 40 jours “L’Imitation de Jésus-Christ”, livre le plus imprimé au monde après la Bible.

Chaque semaine, vous recevrez 2 méditations audio guidées (10 minutes ) et 4 méditations écrites.

Sortez de votre confort pour vivre une expérience spirituelle forte avec Dieu ! Le lien pour s’inscrire à ce parcours de Carême 

  • L’effort de Carême Rosario : Prier une dizaine de chapelet chaque jour

1. Si vous ne l’avez pas déjà, téléchargez l’application Rosario en cliquant ici !

2.Rejoignez un groupe de chapelet vivant en choisissant l’option “j’ai un code d’invitation”

3.Rentrez le code “DEFICAREME2024

4.Cliquez sur “Continuer”

5.Priez chaque jour votre dizaine, pour préparer vos cœurs à Pâques !

CNews sous surveillance

Saisi par l’association d’extrême-gauche Reporters sans frontières, le Conseil d’État, dont le président est Didier Tabuteau, ex-conseiller du cabinet de Martine Aubry, juge que l’Arcom doit prendre en compte la diversité des courants de pensée et d’opinions représentés par l’ensemble des participants aux programmes diffusés sur CNEws, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités, et pas uniquement le temps d’intervention des personnalités politiques. Le Conseil d’État juge également que l’Arcom doit s’assurer de l’indépendance de l’information au sein de la chaîne en tenant compte de l’ensemble de ses conditions de fonctionnement et des caractéristiques de sa programmation, et pas seulement à partir de la séquence d’un extrait d’un programme particulier. Faute d’avoir examiné tous ces aspects, l’Arcom devra réexaminer sous 6 mois la demande de mise en demeure à l’encontre de CNews, formulée par l’association, en tenant compte des précisions apportées par le Conseil d’État sur la portée des obligations prévues par la loi.

La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication impose aux chaînes de télévision d’assurer l’honnêteté, le pluralisme et l’indépendance de l’information et fait de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) la garante du respect par les chaînes de ces obligations. Estimant que CNews ne respectait pas ces exigences, l’association Reporters sans frontières a demandé à l’Arcom de mettre en demeure cette chaîne de les respecter. Face au refus de l’Arcom de prononcer une telle mise en demeure, Reporters sans frontières a saisi le Conseil d’État.

Par sa décision du 13 février 2024, le Conseil d’État écarte d’abord les critiques générales adressées par Reporters sans frontières au cadre législatif français au regard tant de la Constitution que de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

L’association critiquait ensuite la diversité insuffisante des points de vue exprimés à l’antenne de CNews, notamment à l’occasion des débats sur des questions prêtant à controverse. Face à cette critique, l’Arcom a estimé qu’elle ne devait prendre en compte, pour apprécier le respect du pluralisme de l’information, que l’équilibre des temps de parole accordés aux personnalités politiques, et elle a conclu que la plainte de l’association ne permettait pas de mettre en évidence un manquement de CNews à ses obligations en la matière.

Toutefois, le Conseil d’État juge que, pour assurer l’application de la loi, l’Arcom ne doit pas se limiter au décompte des temps de parole des personnalités politiques. Suivant des modalités qu’il lui appartient de définir, l’Arcom doit veiller à ce que les chaînes assurent, dans le respect de leur liberté éditoriale, l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinions en tenant compte des interventions de l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités.

L’association Reporters sans frontières faisait également valoir que CNews ne respectait pas, en raison des interventions de son principal actionnaire, son obligation d’indépendance de l’information. L’Arcom lui avait répondu qu’elle ne pouvait se prononcer sur cette question que sur la base d’exemples précis, dans des séquences données, que l’association ne fournissait pas. Le Conseil d’État juge toutefois que l’indépendance ne s’apprécie pas seulement au regard d’extraits d’une émission spécifique mais aussi à l’échelle de l’ensemble des conditions de fonctionnement de la chaîne et des caractéristiques de sa programmation. Il appartient donc à l’Arcom de se prononcer à nouveau en procédant à cet examen.

Le Conseil d’État a en revanche écarté l’argumentation de Reporters sans frontières sur les autres points en litige. Il a considéré que la place des émissions de débat dans la programmation de CNews ne remet pas en question son format de service consacré à l’information. S’agissant des séquences pointées par Reporters sans frontières comme manquant à l’honnêteté de l’information, le Conseil d’État a retenu, selon les cas, que l’Arcom avait déjà adressé des mises en garde à la chaîne ou que les éléments apportés par l’association étaient insuffisants.

Pour ces raisons, le Conseil d’État enjoint à l’Arcom de réexaminer dans un délai de six mois le respect par la chaîne CNews de ses obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information.

Par cette décision, le Conseil d’État ne se prononce pas sur le respect par les programmes de la chaîne CNews des exigences de pluralisme et d’indépendance de l’information. Il précise les principes applicables au contrôle que l’Arcom doit exercer sur le respect de leurs obligations légales par l’ensemble des chaînes et rappelle que, dans le respect de ces principes, le régulateur dispose d’un large pouvoir d’appréciation dans l’exercice des prérogatives qui lui sont conférées par la loi.

Et les autres chaînes ? Et les interventions de Patrick Cohen, Léa Salame et tant d’ autres? Logiquement, le Conseil d’État doit exiger que pour chaque média, le temps de parole de tous les chroniqueurs ou intervenants soit décompté selon leur orientation politique supposée. En commençant par le service public bien sûr… Qui jugera ? Selon quels critères ?

Vers la collectivisation de la propriété privée ?

Lu dans Les 4 Vérités :

L’INSEE publie une revue trimestrielle intitulée « Économie et Statistique ». Officiellement, les articles n’engagent que leurs auteurs et non l’État, ni même l’INSEE. Dans la pratique, il est assez vraisemblable que cette revue soit régulièrement utilisée pour « tester » des idées qui courent dans les couloirs de Bercy. Dans le dernier numéro (541), un long article signé de Montserrat Botey et Guillaume Chapelle s’intitule:

« La non-imposition des loyers imputés : un cadeau pour Harpagon? Une estimation dans le cas de la France ».

Comme le titre le laisse clairement comprendre, il s’agit de ce serpent de mer que diverses institutions para-étatiques tentent de promouvoir depuis des années : l’imposition des loyers imputés, c’est-à-dire « les loyers que les propriétaires occupant leur logement devraient payer s’ils étaient locataires de leur bien ». Le simple fait de songer à une telle imposition indique une forme de perversion. Tout se passe en effet comme si les promoteurs de cette idée supposaient que les propriétaires bénéficiaient d’un avantage indu en ne payant pas de loyer – ignorant qu’ils ont évidemment fait l’effort d’épargner pour cette propriété (eux ou leurs parents). Les auteurs parlent aussi de « dépense fiscale ». Car ne pas pouvoir taxer ces loyers inexistants « coûterait », paraît-il, à l’État entre 9 et 11 milliards d’euros par an. Comment dire plus clairement que l’on estime que tout appartient à l’État, qui veut bien, dans son immense bonté, nous laisser utiliser notre maison, mais certainement pas nous en laisser la propriété? Il est vrai que Bruno Le Maire (pourtant décrit comme un « libéral » par la plupart des gazettes) a osé déclarer que « c’est Bercy qui finance la transition climatique » – comme si l’argent sortait de sa poche et non de celles des contribuables !

Pour revenir à la non-imposition des loyers « imputés », les auteurs parlent même de « subvention qui favorise les propriétaires occupants ». Il est vraiment extravagant que l’on imagine de taxer ces loyers fictifs. Mais il est plus extravagant encore que l’on prétende volontiers que l’actuel président est un « ultra-libéral » – quand ce qui se passe sous son gouvernement n’est rien d’autre que de la collectivisation de la propriété privée. Au vrai, socialisme et libéralisme ne veulent plus rien dire puisque, désormais, c’est le forum de Davos (supposé, lui aussi, « ultra-libéral ») qui pousse à l’abolition de la propriété privée (« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux ! »).

Récuser par principe que la foi ait une dimension sociale et politique est un leurre

De Thibaud Collin dans L’Homme Nouveau :

On se souvient de la réponse que Mgr de Moulins-Beaufort avait faite, le 2 décembre dernier, au séminariste qui lui demandait si l’Église de France avait un problème avec les traditionalistes :

« Oui, sans doute en raison de notre histoire mouvementée depuis la Révolution. S’il y a une question centrale, c’est une question de théologie politique et de rapport au monde. Le décret de Vatican II sur la liberté religieuse est très clair. Le Christ n’est pas venu bâtir des nations catholiques mais il est venu fonder l’Église. Ce n’est pas la même chose. À force de traîner la nostalgie d’un État catholique, on perd notre énergie pour l’évangélisation. »

Pour mesurer les réels enjeux d’une telle réponse, il peut être intéressant de la relier à la récente polémique qui a eu pour objet le collège Stanislas, accusé l’an dernier par le site d’extrême gauche Mediapart d’être « homophobe, sexiste et autoritaire ». Alors même que le rapport diligenté par l’Inspection générale n’a pas confirmé de telles accusations, la publication dudit rapport, comportant en sa conclusion des recommandations discutables, a donné lieu à un débat qui est révélateur de l’esprit de notre société post-chrétienne.

Plusieurs questions essentielles sont posées. Reprocher à Stanislas d’être «  opposé aux valeurs de la République » signifie-t-il que désormais professer la foi catholique dans l’intégralité de ses implications anthropologiques et morales est s’opposer à la loi républicaine ? Dès lors, le contrat d’association avec l’État implique-t-il de nier le caractère propre de l’établissement ? Cela engendre une autre question : le caractère propre de l’établissement catholique se limite-t-il à dispenser des cours d’instruction religieuse aux seuls volontaires ? Il y a plusieurs voies pour répondre à ces questions. La première est prudentielle et exige de revenir au texte de la loi Debré (1959) pour estimer les marges de manœuvre actuelles. Dans son article 1, on lit : « Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l’État. » Comment comprendre l’expression « soumis au contrôle » ? Pour répondre, continuons notre lecture : «  L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants sans distinction d’origine, d’opinions ou de croyance, y ont accès. » Que signifie la phrase : « L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement » ? Soit cela signifie que l’école catholique est reconnue dans sa liberté de transmettre selon une modalité qui lui est propre les programmes en vigueur ; soit cela signifie que le caractère propre, encore une fois, ne concerne que la catéchèse facultative et que les programmes sont enseignés dans l’école catholique exactement de la même manière que dans les écoles publiques. On mesure l’énorme divergence des conséquences pratiques de ces deux interprétations ! […]

Dans cette perspective, revenons à la réponse que l’archevêque de Reims a donnée au séminariste. Jésus, dit-il, n’est pas « venu bâtir des nations catholiques mais fonder l’Église ». Elle semble ignorer que la foi est appelée à s’incarner dans l’épaisseur de la vie humaine, notamment dans ces communautés naturelles voulues par Dieu dans sa sagesse créatrice que sont la famille et la communauté politique. Autrement dit, la chrétienté n’est certes pas ce que Jésus est venu fonder mais la logique profonde de la vie chrétienne est de pénétrer la totalité du substrat naturel et humain. La foi et la vie chrétiennes ne se déploient pas hors sol. Elles sont soit encouragées soit découragées par des conditionnements mentaux et sociaux qui ne sont jamais neutres. Soit ils sont porteurs, même imparfaitement, d’un ordre naturel et moral qui dispose à la vertu, soit ils sont porteurs d’une logique de déconstruction du même ordre, au nom d’une volonté illimitée et indéterminée. Récuser par principe que la foi ait une dimension sociale et politique en pensant que l’on pourra ainsi préserver sa dimension anthropologique et morale est un leurre dont on voit les effets depuis plus de cent trente ans. Cette illusion est fondée sur une mécompréhension de l’esprit moderne et postmoderne dont on voit pourtant de plus en plus la logique essentiellement spirituelle, nommée par Péguy et par Weil décréation. Penser que la déchristianisation de nos institutions sociales et politiques a pu engendrer un État neutre est méconnaître la dynamique profonde du monde humain et des forces spirituelles opposées qui l’animent.

[…]

Le règlement climatique, c’était quand ?

Agrégé de mathématiques, Benoît Rittaud, enseignant-chercheur, vient de publier un ouvrage sur les Mythes et légendes écologistes.  Il y a constate que depuis 50 ans l’effondrement écologique est pour demain. Curieusement pourtant, ces 50 dernières années ont vu l’humanité progresser en nombre, en espérance et en qualité de vie à des niveaux inédits dans l’histoire.
Loin d’être l’expression d’un consensus scientifique, les totems que sont la « crise climatique » ou la « sixième extinction des espèces » émanent d’un cartel de recherche qui interdit la
dissidence et ne tolère pas la nuance. Benoît Rittaud montre que la science sert désormais d’outil de censure au profit d’une idéologie qui, sous couvert de sauver la planète, installe ses rituels, ses légendes et ses prescriptions toujours plus exigeantes au cœur de notre société. Mélange de paradis perdu et de fin du monde, la mythologie écologiste postmoderne n’a rien d’une vision naïve et bien intentionnée. Derrière son sympathique imaginaire de façade se cache en réalité un projet totalitaire qui combat l’aspiration même à un monde plus prospère et plus libre.

Prenons le cas du “dérèglement climatique”. Le terme même de dérèglement contient en creux l’idée d’une règle antérieure (un “règlement climatique”, raille-t-on parfois), c’est-à-dire d’un ordre cosmique dont les hommes, comme d’habitude, n’auraient pas su se montrer dignes. Se pose donc la question de l’époque où régnait cet ordre cosmique. Le fondement mythique de la croyance permet de comprendre pourquoi cette question n’est jamais posée. On tourne autour de la question en datant le début de nos péchés à la révolution industrielle, mais sans jamais dire s’il faudrait alors considérer le climat du XVIIIe siècle comme préférable au nôtre. Le bon vieux temps du paradis climatique originel ne se situe pas dans le passé, mais dans une ligne de temps alternative, mythique.

Saint Pierre de Colombier : la justice autorise la reprise des travaux

La Cour d’appel de Nîmes a rendu justice à la Famille Missionnaire de Notre Dame en cassant le jugement de 1ère instance qui avait suspendu les travaux début novembre 2023.

Ces travaux avaient été interrompus en octobre 2023 par des activistes écolos et des anticléricaux qui avaient envahi le chantier, commettant des violences contre les religieux, qui cherchaient à défendre pacifiquement la pelleteuse installée sur leur terrain privé. Après plusieurs jours où les gendarmes avaient été passifs devant ces violences, sans doute sur ordre de la préfecture, ils avaient été déployés plus nombreux début novembre pour sécuriser les abords du chantier. Jusqu’à ce qu’un juge suspende les travaux, alors qu’il n’était visiblement pas compétent pour le faire !

Une fois de plus, le harcèlement judiciaire des opposants leur est bénéfique : ils ont gagné trois mois dans l’avancée des travaux (…)  Honte à ce juge du tribunal de Privas qui, en novembre 2023, n’a donc pas jugé selon le droit mais sous influence des arguments fallacieux de la partie adverse et sous la pression de l’extrême gauche locale (…)

Voici le communiqué rédigé conjointement par la FMND et les deux principales entreprises concernée par la phase des travaux suspendus. Bravo à ces deux entreprises qui montrent ainsi un véritable courage !

“(…) Dans son arrêt rendu ce jeudi 8 février 2024, la Cour d’Appel de Nîmes a logiquement annulé la décision du juge des référés de Privas : « Le principe de la séparation des autorités administratives et judiciaires s’oppose à ce que le juge judiciaire substitue sa propre appréciation à celle que l’autorité administrative [a] apportée, dans l’exercice de ses pouvoirs de police spéciale relatifs aux espèces protégées, ce qui serait le cas dans le présent litige. » (…)

Cet arrêt confirme, une fois encore, la totale légalité des travaux à Saint Pierre de Colombier. Désormais, les travaux doivent pouvoir reprendre. Ils seront contrôlés et encadrés par le bureau d’études environnemental qui continuera à veiller attentivement à la préservation des espèces protégées quelles qu’elles soient. Il faut souligner la difficulté des entreprises à s’adapter sans cesse, surtout dans un contexte économique difficile. Elles aspirent à travailler à ce projet qui est une opportunité pour la région et son développement (…)”

Il faut noter que le contexte économique met les entreprises de BTP dans une situation très difficile. Notre collectif défend le développement économique de la vallée de la Bourges et insiste depuis plus de trois ans sur l’aubaine que représente ce chantier pour les entreprises locales qui ont travaillé ou vont travailler sur ce projet.

Un des entrepreneurs qui va construire les bâtiments d’hébergement, José Ferreira, le confirme dans le Dauphiné :

“L’entrepreneur général, José Ferreira abonde dans ce sens : « La justice a fait son travail et le droit a été appliqué. Dans la conjoncture actuelle, on a vraiment besoin de ce travail. On est fatigués de cette situation. Ce chantier, qui a été lancé il y a 4 ans maintenant, représente 20 % à 25 % de notre chiffre d’affaires des deux prochaines années. » Il l’affirme, ses équipes sont prêtes à reprendre le travail dès que possible.”

Toutes ces procédures n’ont qu’un seul but : épuiser la FMND et intimider les entrepreneurs.

Ces procédures coûtent cher et il faut également faire face à des dépenses imprévues pour sécuriser le chantier. Une cagnotte a été ouverte pour venir en aide à la FMND. Vous pouvez y participer en suivant ce lien. L’objectif est presqu’atteint ! Merci pour eux.

Interpellez vos élus : ne votez pas le projet de loi sur l’euthanasie qui vous sera soumis

De la Fondation Jérôme Lejeune :

Il est de notre devoir d’interpeller nos élus et de leur enjoindre de ne pas voter ce projet de loi qui leur sera soumis avant l’été !

L’année 2024 serait celle de « nos valeurs » a proclamé le premier ministre Gabriel Attal dans son discours de politique générale le 31 janvier 2024 au Sénat. « Permettre à chacun de mourir dans la dignité » en est une, explique-t-il avant de rentrer dans le détail de l’« en même temps »,  « d’une part nous déploierons plus d’unité de soins palliatifs – une par département, au moins. D’autre part, nous examinerons avant l’été, un projet de loi sur l’aide active à mourir ».

Ce discours réamorce l’offensive euthanasique qui semblait fragilisée en janvier 2024. Le changement de gouvernement n’y était pas pour rien : sortie de la ministre déléguée à la santé Agnès Firmin le Bodo qui portait avec ardeur le projet de loi depuis son origine; nomination de Catherine Vautrin à la tête d’un vaste ministère (Travail Santé Solidarités). Cette ancienne sarkoziste s’est sentie obligée d’exposer une forme d’approbation vis à vis de la mort administrée : « je n’ai pas de difficulté à aborder ce sujet [mais il faut] légiférer d’une main tremblante ». Elle vient de se voir attribuer un ministre délégué à la Santé : le député Frédéric Valletoux.

Le député Valletoux signait en juillet dernier une tribune dans Le Monde affirmant très justement « La fin de vie c’est encore la vie », mais l’avis du député sera-t-il celui du ministre délégué à la Santé nouvellement nommé ? On voit mal comment l’intention déterminée, plusieurs fois réitérée de sa ministre de tutelle pourrait changer. Il ne peut ignorer qu’il a intégré un gouvernement piloté par un exécutif favorable à la légalisation de l’euthanasie.

Dans ce contexte, les promoteurs de l’euthanasie se sont employés à « mettre la pression ». Tribune de députés supporters de la mort maîtrisée, mobilisation de l’ADMD et exposition de leur égérie, Line Renaud, sur le plateau de 7 à 8 pour diffuser gaiement son message mortifère.

Face à ce lobbying qui n’a que la mort à offrir aux Français accablés par la hausse du taux de suicide des jeunes ; Face aux exemples étrangers qui ne cessent de prouver qu’une légalisation de la mort administrée augmente le nombre de suicides et étouffent les soins palliatifs ; on ne peut baisser les bras.

Il est de notre devoir d’interpeller nos élus et de leur enjoindre de ne pas voter ce projet de loi qui leur sera soumis avant l’été. Leur sensibilisation à la vie humaine, au respect des plus dépendants, malades, en fin de vie, commence maintenant. Contactez vos élus pour leur donner votre point de vue (de vie ) : Tout mais pas ça !

Contactez vos parlementaires grâce à notre outil d’interpellation en ligne

Suicide français

En France, le recours à la vasectomie a été multiplié par 15 entre 2010 et 2022, selon les auteurs de l’étude menée en commun par l’Assurance maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cette méthode de stérilisation définitive consiste à sectionner les canaux déférents qui conduisent les spermatozoïdes des testicules vers la prostate, bloquant leur arrivée dans la verge.

Alors qu’en 2010, 1 940 hommes y ont eu recours, 30 288 opérations ont été comptabilisées en 2022. Entre janvier et juin 2023, 21 000 opérations ont été enregistrées.

« Des évolutions aussi rapides sont peu fréquentes en épidémiologie » note le docteur Noémie Roland qui a conduit l’étude. En douze ans, l’incidence chez les hommes de 20 à 70 ans est passée de 9,8 vasectomies pour 100 000 habitants à 149,5. C’est dans les régions Pays de la Loire et Bretagne que la tendance est la plus élevée, avec respectivement 331 vasectomies pour 100 000 hommes et 271 pour 100 000. A l’inverse, l’Ile-de-France recense 58 vasectomies pour 100 000. Concernant l’âge moyen des hommes qui y ont recours, il est passé de 44 ans à 41 ans.

Du côté des femmes, le nombre d’opérations de stérilisation féminine, comme la ligature des trompes ou la pose d’un implant, a en revanche baissé. « Le nombre de stérilisations féminines a été divisé par deux entre 2013 et 2022 », passant « de 45 138 stérilisations en 2013 à 20 325 en 2022 », précisent les chercheurs. En 2022, on comptabilisait 2 stérilisations féminines pour 3 stérilisations masculines.

Source : Gènéthique

Euthanasie : Emmanuel Macron organise un nouveau dîner à l’Elysée

Le 8 février, le président de la République a reçu à l’Elysée différents acteurs pour évoquer le projet de loi sur la fin de vie. En mars 2023, un même dîner avait déjà été organisé.

Aux côtés d’Emmanuel Macron et de Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, qui s’est déclarée en faveur de cette loi, une trentaine de personnes étaient conviées :

  • les cinq représentants des cultes, protestant, orthodoxe, catholique, bouddhiste et juif,
  • Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE),
  • l’ancien député Alain Claeys, membre du CCNE.
  • François Blot, médecin réanimateur au centre Gustave Roussy de Villejuif,
  • le docteur Laurent Montaz, chef de l’unité de soins palliatifs du CHU de Poitiers,
  • François Arnault, nouveau président du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM)
  • Fabrice Gilz, directeur adjoint de l’Espace éthique d’Île-de-France
  • la journaliste Anne Carrère d’Encausse, auteur d’un documentaire en faveur de la légalisation de l’euthanasie  Fin de vie : pour que tu aies le choix était elle-aussi présente.

Frédéric Valletoux, nouvellement nommé ministre délégué à la Santé, était en revanche absent.

Au cours de la soirée, aucune annonce n’a été faite par le président de la République qui n’est « pas rentré dans le détail » du projet de loi attendu. « Il semble toujours tâtonner » indique un participant qui précise :

« notre sentiment est que le président n’a pas de plan préétabli mais qu’il lançait un nouveau round de consultations, comme un remake ».

Emmanuel Macron a écouté ses interlocuteurs durant plus de deux heures. Il s’est à la fois montré « très à l’écoute » et « prudent », qualifiant à plusieurs reprises la fin de vie de « sujet intimidant ».

Le docteur Laurent Montaz indique :

« Il n’est pas paru évident que le sujet soit complètement tranché même s’il apparaît à peu près certain que les choses vont bouger ». « S’agissant de l’aide à mourir, j’ai l’impression qu’on s’oriente plutôt vers le suicide assisté que vers l’euthanasie »

Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France, ajoute :

« Le président ne veut ouvrir ni un droit, ni une liberté, mais un possible ».

Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et représentant de la Conférence des évêques de France, déclare :

« Il est sur une voie de crête philosophique dont on ne voit pas encore comment cela se traduira dans un texte de loi », « il repositionne la jauge ». « Le président semble chercher à prendre en compte les enjeux de ce sujet très grave ».« Après s’être beaucoup interrogé, il veut avancer vers un mode, de son point de vue assez restrictif, d’exception à la législation actuelle. Avec, c’est notre objection majeure, une ouverture de l’aide active à mourir, aussi restrictive soit-elle ». « Quand on prétend encadrer une aide active à mourir dite restreinte, comment ne pas ouvrir une porte impossible à refermer vers toutes sortes de remises en cause de la dignité des personnes fragiles ? » « Si le gouvernement veut définir des cas d’exception, nous regarderons cela de près, avec vigilance et il faut bien le dire de profondes réticences. Car ultimement, c’est l’interdit social fondateur de la mort provoquée qui est en jeu »

Alors que d’« ultimes arbitrages » sont attendus courant février, Emmanuel Macron aurait indiqué qu’un projet de texte leur serait adressé et qu’ils pourraient faire part de leurs interrogations.

Contrairement à ce qui avait été indiqué début janvier, le président a toutefois indiqué que le projet de loi ferait l’objet d’un seul texte.

Persécution et intolérance croissantes à l’égard des chrétiens en Occident

Un nouveau rapport du Family Research Council (FRC) met en évidence la persécution et l’intolérance croissantes à l’égard des chrétiens en Occident.

Le rapport intitulé “Free to Believe ? The Intensifying Intolerance Toward Christians in the West” documente 168 incidents de persécution ou de discrimination injuste contre les chrétiens dans 16 pays entre 2019 et 2023.

Tony Perkins, président de la FRC, a qualifié le rapport de “cri d’alarme” et a déclaré :

“Ces histoires sont alarmantes et montrent les diverses façons dont les gouvernements occidentaux – qui devraient être les porte-drapeaux de la défense de la liberté de religion et d’expression – sapent le droit humain fondamental à la liberté de religion.”

Les auteurs du rapport admettent que leur travail est “loin d’être exhaustif”, mais il met en évidence “les facteurs contribuant aux violations de la liberté religieuse des chrétiens par les gouvernements occidentaux”.

Le pays qui compte le plus grand nombre d’incidents dans le rapport de la FRC est les États-Unis, avec 58, suivi du Royaume-Uni, avec 43, et du Canada, avec 36 cas.

La majorité des cas enregistrés en 2020 et 2021 étaient liés aux restrictions du COVID-19, de nombreux responsables d’églises ayant été condamnés à des amendes pour avoir organisé des cérémonies publiques pendant le confinement ou parce que des chrétiens ont perdu leur emploi pour avoir refusé le vaccin COVID-19.

Le deuxième thème abordé au cours des quatre dernières années est celui des chrétiens licenciés, condamnés à des amendes, arrêtés ou même emprisonnés pour s’être exprimés contre le programme LGBT ou l’avortement, ainsi que pour avoir prié ou prêché en public. Le rapport met en lumière le cas de l’ancien député finlandais Päivi Räsänen, qui a été jugé pour “discours de haine” pour avoir publié un verset biblique condamnant les actes homosexuels. Ce cas est “emblématique” de la tendance croissante à qualifier de bigot ou de haineux tout ce qui contredit les “valeurs laïques progressistes”, selon le rapport de la FRC.

Les auteurs soulignent que le Royaume-Uni est particulièrement draconien lorsqu’il s’agit de censurer la liberté des chrétiens d’exprimer leurs opinions, l’exemple le plus frappant étant celui des “zones tampons” autour des cliniques d’avortement. De nombreux catholiques fidèles et autres chrétiens ont été arrêtés et condamnés à des amendes pour avoir prié pacifiquement devant des usines d’avortement, y compris ceux qui, comme la militante pro-vie Isabel Vaughan-Spruce, ont été arrêtés pour avoir prié silencieusement dans leur tête. “Cela indique une tendance très dangereuse lorsque des personnes priant silencieusement sont arrêtées sur la base de présumés délits d’opinion”, indique le rapport.

Le FRC souligne également la manière dont les chrétiens ont été injustement discriminés dans les écoles et les universités pour avoir défendu le mariage et la morale sexuelle. Ainsi, Jessica Tapia, enseignante chrétienne en Californie, a été licenciée début 2023 pour avoir refusé de cacher la “transition de genre” d’élèves à leurs parents.

Le rapport mentionne le cas de Josh Alexander, l’adolescent canadien qui a organisé une manifestation à l’école secondaire catholique Saint-Joseph contre l’utilisation des toilettes des femmes par les hommes. Il a été expulsé, puis arrêté pour intrusion lorsqu’il est retourné à son école. M. Alexander a déclaré que ses parents avaient été mis en congé de leur poste d’enseignant dans l’Ontario simplement parce qu’ils avaient un lien de parenté avec lui.

En Allemagne, une école chrétienne hybride a été fermée en 2023 par les autorités gouvernementales “pour avoir violé le ‘mandat éducatif’ de l’Allemagne”. L’école à la maison et les écoles hybrides qui permettent aux élèves d’être partiellement éduqués à la maison sont effectivement interdites en Allemagne, et les écoles privées sont soumises à des réglementations strictes de la part de l’État.

Le rapport ne mentionne pas les attaques des agences de renseignement américaines contre les catholiques traditionnels aux États-Unis, y compris la note interne du FBI montrant que l’agence surveillait les “catholiques traditionalistes radicaux” parce qu’ils seraient un aimant pour les “extrémistes violents”.

Le psychisme est homophobe

Les personnes transgenres ont plus souvent recours aux services d’urgences, notamment pour des problèmes d’ordre psychique, et ces passages débouchent plus souvent sur des admissions hospitalières, selon une étude américaine publiée lundi.

Les personnes transgenres reportent souvent leurs soins médicaux de routine -notamment parce qu’elles redoutent la discrimination et craignent d’avoir affaire à un professionnel de santé mal informé-, ce qui engendre des urgences médicales et des problèmes de santé à long terme, pointent Gray Babbs de la Brown University School of Public Health à Providence (Rhode Island) et ses collègues, dans leur Research Letter. Sur la base des données du régime d’assurance maladie Medicare pour la période 2011-2020, ils ont étudié la fréquentation des services d’urgence par les personnes transgenres, et comparé ces données à celles aux autres.

Les chercheurs ont constaté que le taux de consultations aux urgences dans l’année était de 36,2% parmi les personnes transgenres et de 13,1% parmi les autres, soit une différence entre les deux groupes de 23,1 points, et une différence relative de 177%.

Les personnes transgenres étaient particulièrement plus susceptibles d’avoir recours aux services d’urgences pour des problèmes d’ordre psychique (différence relative de 448%), et notamment en cas de handicap, avec une différence relative de 487% entre les personnes transgenres handicapées.

La probabilité d’être hospitalisé après un passage aux urgences était aussi plus élevée chez les personnes transgenres, avec une hausse de 67% parmi les plus de 65 ans et de 39% en cas de handicap.

A quand « l’œcuménisme en interne » ?

L’historien Guillaume Cuchet, spécialiste du catholicisme contemporain, a été interrogé dans Famille chrétienne. Extraits :

[…] Le catholicisme en France est donc déjà minoritaire et partagé entre plusieurs sensibilités. Le clivage actuel, entre les catholiques qu’on appelle parfois « d’affirmation » et ceux dits « d’ouverture » va– t-il perdurer ?

Ce sont deux appellations fort discutables mais elles sont commodes pour désigner ces deux courants qui portent des conceptions de l’Eglise et de son rapport au monde sensiblement différentes. Tout d’abord, il faut rappeler que ces deux sensibilités ne sont pas nouvelles. Elles ont une histoire ancienne qui remonte au XIXe siècle et que beaucoup de nos contemporains ignorent, y compris au sein de l’Eglise. D’un côté les « libéraux » et de l’autre, ceux que les historiens ont appelés les « intransigeants ». C’était à l’époque où le pape Pie IX a publié le fameux Syllabus (1864). 80 propositions censées résumer la pensée du monde moderne et dont la dernière condamnait explicitement « le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne ». Cette opposition se poursuit donc aujourd’hui à travers leurs héritiers. Vous avez d’un côté des catholiques qui ont un rapport volontiers antagoniste avec le monde moderne. Ils ont un vrai souci de la transmission et des réussites dans ce domaine, au risque parfois de la « bunkérisation ». De l’autre côté des catholiques plus sensibles aux évolutions nécessaires de leur religion mais au risque de la dissolution dans le monde moderne.

Au sein des catholiques « d’affirmation », on peut inclure les traditionalistes dont les effectifs progressent. Pour preuve, le nombre record d’inscrits au pèlerinage Paris-Chartres organisé par l’association Notre-Dame de Chrétienté l’été dernier. Comment expliquez-vous un tel boom ?

Il faudrait évaluer l’ampleur réelle de ce boom car c’est effectivement une mouvance qui occupe une place croissante, mais à l’intérieur d’un monde catholique qui se rétrécit comme peau de chagrin. Il y a une dynamique mais assez relative tout de même. Les raisons en sont multiples mais il y a tout de même en toile de fond, me semble-t-il, le fait que nombre de catholiques français ont le sentiment d’avoir fait, depuis le Concile, des efforts considérables d’adaptation qui n’ont pas été payés de retour. Le concile se voulait avant tout « pastoral » et non « doctrinal ». Il s’agissait de faire revenir les fidèles dans le giron de l’Eglise mais force est de constater qu’en France tout du moins, les buts pastoraux n’ont pas été atteints. Est-ce la faute du Concile ? Est-ce la faute à la manière dont il a été appliqué ? Il existe des discussions sans fin sur les raisons de cet échec car c’est un échec, quoi qu’on en dise. Passer de 25 % de pratiquants au début des années 60 à 1,5 % n’est pas un succès ! Certains catholiques l’ont vécu sincèrement comme un bon en avant doctrinal et théologique formidable mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Il y a là une déception profonde. On a cherché à s’expliquer cet échec : on avait mal compris ou mal appliqué le Concile ; la génération Jean-Paul II s’est promise de redresser la barre et elle a cru fugitivement, autour des JMJ de 97 en France toucher enfin les bénéfices de son œuvre de redressement. Las ! Il a fallu déchanter à nouveau et c’est elle, aujourd’hui, qui doit nettoyer les écuries d’Augias de la crise des abus sexuels dans laquelle certaines de ses anciennes figures de proue sont gravement compromises. Alors, dans ce contexte, arrivent les traditionalistes qui disent : « Nous, on ne nous a jamais essayé. On a un diagnostic et des solutions, etc. ». Ça attire, comme si les solutions du problème catholique en France se trouvaient sans cesse plus « à droite ».

[…] On a beaucoup parlé d’œcuménisme à la suite du concile Vatican II. Avec les protestants, les orthodoxes… C’est une très bonne chose mais je pense qu’il faut aussi pratiquer cet œcuménisme en interne. Il faut être capable de se parler entre catholiques de sensibilités différentes et on peut espérer que la jeune génération trouvera les voies de ce dialogue. Il faut le souhaiter du moins.

Dans la dernière lettre de Paix Liturgique, Christian Marquant raconte qu’il n’a pas encore réussi à rencontrer le nouveau préfet du Dicastère pour la culte divin, alors qu’il avait pu voir chacun de ses prédécesseurs :

[…] Depuis plus de 30 ans, lorsqu’arrive à la tête du Culte divin un nouveau Préfet, le cardinal Medina, le cardinal Cañizares, le cardinal Sarah, je vais le saluer, lui présenter notre association et nos travaux en sollicitant ses conseils. Pour Arthur Roche, il a été impossible de le rencontrer, ni même de le voir ou de prendre un café avec lui. Et je sais qu’il a réservé un accueil semblable – c’est-à-dire plutôt « un non-accueil » – à la Fédération Internationale Una Voce, c’est-à-dire à ceux qui aimeraient comprendre ce qui se passe de la bouche même de celui qui s’exprime de cette étrange manière. Comme si il avait peur de clarifier les choses.

Mais le cardinal Roche doit-être débordé.

Pas plus que ses prédécesseurs qui nous ont toujours accordé quelques moments. Mais pour le cardinal Roche, quand on lui demande s’il a un instant pour nous, c’est toujours « NADA » une sorte de variante négative du célèbre « TODOS » ou alors un genre de « NADA por TODOS los tradicionalistas ».

Mais que voudriez-vous lui demander ?

En quoi la théologie de l’Église concernant la messe a changé ? Pourquoi Traditionis custodes dit-il que la messe ancienne n’est plus lex orandi ?

Les “complotistes homophobes” avaient encore raison

Quand on disait que la dénaturation du mariage était la porte ouverte à tout et à n’importe quoi, comme la légalisation des trouples, les homosexualistes hurlaient aux mensonges. Mais les faits sont là.

En Suisse, un débat va s’ouvrir sur la possibilité de définir une famille avec trois parents. Deux hommes ont chacun donné leur sperme à une amie commune lesbienne, qui a donné vie à deux enfants venus chacun d’un des deux pères. Légalement, les enfants ont deux parents: la maman et un seul des deux hommes. Logique.

Mais le Parlement travaille actuellement sur deux projets: la révision du droit de la filiation et celle du partenariat enregistré, qui doit devenir ouvert aux couples hétéros. «Nous voulons que ce Pacs soit ouvert à tous les types de relations, y compris les parents multiples ou les relations polyamoureuses», plaide Roman Heggli, secrétaire général de Pink Cross.

La révision du droit de la filiation pourrait permettre de ne plus fixer à deux la limite du nombre de parents légaux. Le conseiller national Nicolas Walder (Vert/GE) dit que si la révision de la loi ne le prévoit pas, il déposera une initiative parlementaire.

« Laissez une paroisse 20 ans sans prêtre et on y adorera les bêtes! » saint curé d’Ars

Faut-il s’étonner si les Français croient en n’importe quoi ?

 

LFI s’en prend aux “extrémistes” catholiques

C’est avec étonnement et amusement que j’ai pris connaissance du communiqué de la France insoumise mettant en cause Riposte catholique à propos de l’annulation de concerts comportant un appel à la prière musulmane dans des églises catholiques.

Bien que j’en sois le directeur de publication, je ne suis pas toujours d’accord avec les articles publiés sur Riposte catholique – dont toute l’utilité est précisément de donner de la liberté de parole dans un monde ecclésiastique trop souvent adepte de la « langue de buis » (et, par construction, la liberté d’expression entraîne l’expression d’opinions différentes) – mais, en l’occurrence, je ne comprends pas comment l’on pourrait reprocher à l’auteur de l’article de s’être opposé à la diffusion de l’appel à la prière musulmane dans une église.

C’est même la loi de 1905, la sacro-sainte loi de 1905, que ces braves LFI ne cessent d’invoquer – et que je persiste quant à moi à considérer comme une loi de persécution –, qui interdit ce genre de manifestation. Accessoirement, cela devrait relever de la simple courtoisie : je doute fort que notre censeur envisage de chanter la Sainte Trinité dans une mosquée ; alors, a fortiori, promettre la mort et l’enfer aux « associationnistes » dans une église qui a été construite pour célébrer la gloire du Dieu trinitaire et du Dieu incarné, devrait choquer toute personne normalement civilisée. Mais, manifestement, le « vivre-ensemble », on en parle d’autant plus qu’on le pratique moins !

Quant à la « campagne d’intimidations » et aux « menaces » dont il est question dans ce communiqué, j’avoue ne pas voir à quoi LFI fait allusion. Il suffit de lire l’article visé pour voir que, non seulement il n’y a aucune intimidation, mais il n’y a même pas d’ébauche de campagne invitant les prêtres à refuser cet étrange concert profanatoire (ce qui ne m’aurait, au demeurant, nullement choqué, bien au contraire !) – simplement l’information que ce scandale était programmé en plusieurs endroits. Si campagne il y a eu, c’est celle de l’extrême gauche exigeant que cet appel à la prière musulmane se tienne dans nos églises – en violation de la loi et au mépris de la foi des fidèles catholiques. On nage en pleine absurdité et en pleine inversion accusatoire !

Mais, à vrai dire, je me demande si le rédacteur du communiqué a simplement pris soin de s’informer : il parle en effet d’un « sinistre collectif Riposte catholique » – qui est peut-être « sinistre » pour un militant LFI, mais n’a rien d’un collectif, puisqu’il s’agit d’un simple blogue sans aucune branche militante.

Mais le plus beau est sans doute la phrase conclusive : « La France insoumise combattra toujours les extrémismes, quelle que soit leur nature. » J’avoue que, sous la plume des énergumènes qui ont refusé de dire que le Hamas était une organisation terroriste, et d’admirateurs de Trotski, l’un des plus grands assassins du XXe siècle, cela ne manque pas de sel !

Guillaume de Thieulloy,

Directeur de la publication

A quoi sert l’obligation vaccinale anti-Covid dans les Armées ?

Toujours en retard d’une guerre, l’Armée française continue d’obliger ses membres à être vaccinés contre le Covid pour remplir certaines missions :

Pourtant, Le Monde diplomatique du mois de février s’interroge sur l’erreur consistant à suspendre les soignants qui ont refusé cette vaccination. Un enseignant à Sciences Po Lille et un chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS-Arènes-Rennes), -de dangereux complotistes ?- écrivent ainsi :

[…] La nouveauté des vaccins à ARN messager contre le Covid-19 a suscité des doutes, voire de la méfiance. Comme l’on pouvait s’y attendre, comme on aurait pu l’entendre. Sauf que la séquence vaccinale a vu la police sanitaire se substituer à la santé publique – dans la continuité des débuts chaotiques de la gestion de la pandémie, marqués par l’auto-attestation de sortie, une autre spécificité française. De fait, les soignants sanctionnés par cette police ont connu un calvaire de six cent sept jours. Et le terme « suspendu » permet bien d’en rendre compte : six cent sept jours dans le vide économique, social et professionnel. Après avoir recueilli des centaines de témoignages oraux et écrits, on peut esquisser un profil-type. Le suspendu est plutôt une femme, dans la trentaine, mère ou souhaitant le devenir prochainement, d’extraction populaire, peu voire souvent pas politisée, et dont la principale motivation du refus tient à la peur d’un vaccin sorti bien trop vite au regard de la nouveauté de l’emploi de l’ARN messager. Nombre de jeunes femmes ont confié craindre pour leur fécondité. Beaucoup ont également fait part de la maltraitance d’une institution qui leur enjoint de travailler plus et plus vite pour un pouvoir d’achat en berne. L’obligation vaccinale a achevé d’exaspérer celles-là qu’on avait envoyées au front pandémique tout au long de l’année 2020 dans des conditions souvent dangereuses (manque de masques, de surblouses, etc.). Nul hasard si le refus vaccinal s’observe davantage au bas de la hiérarchie soignante, parmi celles aux conditions de travail et aux rémunérations les plus dégradées. Chaque témoin a exprimé un fort sentiment d’injustice. De l’incompréhension aussi tant ces suspendus ont eu le malheur de croire que le monde de la santé avait changé, que depuis l’entrée en vigueur de la loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du système de santé, son usager a des droits, notamment à l’information et au consentement… Car en période de pandémie, le «patient acteur» redevient assujetti aux doctes experts médicaux, aux décideurs politiques et aux intérêts industriels.

Le grand sociologue chicagoan Howard Becker (1928-2023) a montré comment la déviance procède par étapes, en partie du fait de l’institution qui édicte la norme. Schématiquement en l’espèce : les soignants discutent avec leurs collègues du service, où bon nombre refusent initialement la vaccination ou, au minimum, émettent des doutes; las, la pression des directions et des médecins s’intensifie, soit à l’oral soit par courriels; certaines cèdent, provoquant l’ire de ceux qui refusent le chantage; les positions se radicalisent; les plus réfractaires sont harcelés par leurs supérieurs, notamment les médecins; ils commencent à échanger sur les réseaux sociaux et à rechercher des informations alternatives, ce qui renforce leur conviction initiale; ils sont de plus en plus stigmatisés; ils se rapprochent de collègues qui pensent comme eux, par exemple en manifestant à compter du 15 septembre 2021, date du début effectif des suspensions; ils sont expulsés parfois par un vigile manu militari de leur service où ils étaient pourtant considérés et bien évalués; certains sont même convoqués à la gendarmerie ou au commissariat; partant, ils finissent par endosser le stigmate, voire par le revendiquer et l’opposer à un État maltraitant qui leur rend la vie impossible depuis des années à force de dégrader le service public hospitalier. Sur les réseaux dits «sociaux» ou les plateaux des chaînes d’information en continu, qui vivent de et pour la polémique, certains médecins se mettent alors en scène, même s’ils ne connaissent rien au sujet. Des diabétologues, des dermatologues deviennent infectiologues. Des défenseurs du système public se fourvoient dans leur vindicte contre des personnes modestes plongées de façon cruelle dans les plus grandes difficultés économiques, sociales et familiales: divorces, ruptures avec les parents, pertes de la maison achetée à crédit, tensions avec les amis chez qui on trouve un instant de répit pour l’hébergement, économies accumulées laborieusement au fil d’une vie qui partent en fumée, honte du regard sévère des voisins quand ils constatent qu’en tant qu’infirmière ou infirmier vous n’allez plus au boulot, etc. Certains ont cédé. Pour eux, s’ajoute aux épreuves endurées le sentiment d’avoir trahi leurs compagnons de combat et… leurs propres convictions.

Souvent, pourtant, les suspendus maîtrisaient mieux les controverses scientifiques que les épidémiologistes improvisés de BFMTV ou CNews. Sur des boucles Telegram ou WhatsApp s’échangeaient des articles scientifiques, des interviews de telle ou telle sommité de la virologie, de l’infectiologie…S’il ne pouvait s’agir que de bulles discursives du point de vue des obsédés du complotisme, ces derniers n’étaient-ils pas au même moment pris dans leurs propres bulles (entre-soi médical, fréquentation – et même fascination – des coulisses du pouvoir, dîners en ville, etc.)? Sans disposer d’un minimum de compétences voire d’information sur le sujet, nombre d’auteurs de tribunes ou de bretteurs de débat auront en tout cas pourfendu les suspendus. Or souvent ces soignants voyaient juste. La plupart savaient, pour avoir été sur le pont en 2020, dans des unités Covid, que la maladie tuait prioritairement des personnes de plus de 80 ans (l’effet «moisson») ou des gens atteints de comorbidités (obésité, diabète, hypertension, immunodépression). Ils ont aussi constaté que la vaccination vantée fin 2020 par M. Macron n’avait rien de miraculeux. Dès lors, fallait-il faire autant de dégâts humains pour un vaccin qui s’est avéré peu efficace pour empêcher la transmission d’une maladie menaçant en premier lieu la vie des plus âgés et certains malades chroniques? Car il y a aussi eu des dommages collatéraux; la suspension a brisé des familles et plongé des enfants dans la précarité. En tout état de cause, le président de la République a préféré politiser le vaccin et banaliser le recours à l’État d’exception plutôt que de faire de la santé publique. Partant, il a réactivé la colère des classes populaires auxquelles les paramédicaux appartiennent très souvent. Alors que les «suspendus» commençaient à être réintégrés, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a tiré le bilan le plus lucide sur le dévoiement de la santé publique en police sanitaire dans son avis du 6 juillet 2023 :

«L’exigence d’exemplarité, à laquelle il a largement été fait appel pour légitimer l’obligation vaccinale des professions de santé, de l’hôpital-entreprise doit être conçue réciproquement : les autorités politiques et sanitaires se doivent d’être exemplaires dans la manière dont elles décident, justifient et mettent en place des politiques vaccinales, a fortiori quand il s’agit d’obligations vaccinales.»

On ne saurait mieux dire. L’acceptation de la vaccination tient aussi à la crédibilité de ceux qui énoncent les messages de santé publique. À cet égard, les refus de vaccination forment aussi un symptôme de la défection de franges croissantes de la population. Le rapport aux vaccins n’est jamais qu’une facette des rapports ordinaires au politique.

Des milliers de mineurs abusés chez les luthériens allemands : la fin du célibat n’est donc pas une solution

C’est un coup dur pour les théories fumeuses avancées par le Chemin synodal allemand…

Une équipe de chercheurs indépendants a présenté à Hanovre les résultats de la première étude sur les violences sexuelles commises sur des mineurs au sein de la communauté évangélique d’Allemagne (luthérienne). Les chiffres sont beaucoup plus élevés que prévu. Ces résultats permettent de démonter les thèses des partisans de la voie synodale allemande. On estime à 9355 le nombre d’enfants et d’adolescents qui ont été victimes d’abus sexuels en Allemagne depuis 1946. Le nombre d’accusés est de 3 497 ; environ un tiers d’entre eux sont des membres du clergé, c’est-à-dire des pasteurs ou des vicaires. Les accusés sont presque exclusivement des hommes (99,6 %) ; environ trois quarts d’entre eux étaient mariés au moment du premier délit. L’âge moyen des accusés était de 36 ans au moment des faits. Parmi les victimes, environ 64,7 % étaient des hommes et 35,3 % des femmes.

Les scientifiques soulignent que l’étude ne montre que “la partie émergée de l’iceberg”.

Cette étude a des conséquences au niveau catholique. Tous ceux qui affirment que l’Église doit être réformée sur la base des abus sexuels commis par des hommes célibataires sont démasqués, puisque le clergé luthérien est presque entièrement composé de personnes mariées.

En ce qui concerne l’autorité des évêques et le traitement des abus, il n’y a pas eu de différence entre les catholiques et les luthériens, ce qui montre que le problème ne réside pas dans l’autorité conférée aux évêques mais dans la manière dont elle est exercée.

Le chemin synodal allemand perd ainsi la principale excuse pour se réjouir et aller de l’avant. Les arguments concernant la hiérarchie, le célibat des prêtres ou l’absence de femmes prêtres dans l’Église catholique comme causes des abus ne tiennent pas la route, même si de nombreux prélats et d’autres participants à la voie synodale allemande y sont encore attachés.

La Cour d’appel de Milan déclare « illégale » la reconnaissance des enfants de trois paires de femmes nés par PMA à l’étranger

Mardi, la Cour d’appel de Milan a déclaré « illégale » la reconnaissance par la mairie des enfants de trois couples de femmes nés par PMA à l’étranger. Cette décision vient annuler une décision de première instance.

Les juges ont fait droit à l’appel du ministère public contre une décision de juin dernier selon laquelle les transcriptions des reconnaissances des enfants étaient valides, déclarant par-là illégales les inscriptions « dans le registre des actes de naissance de la double maternité de l’enfant ».

L’exécutif italien avait ordonné il y a quelques mois de bloquer l’enregistrement à l’état civil des enfants nés à l’étranger de couples de même sexe. En juin dernier, le Tribunal de Milan avait annulé la transcription de l’acte de naissance d’un enfant né par le biais d’une mère porteuse.

Source : Gènéthique

“Ce qui manque à nos contemporains, c’est la faculté de ruminer.”

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

« Toute sa vie, la curiosité lui a servi de boussole et le snobisme de repoussoir. Il détestait les préjugés » : cette sentence collerait comme un gant à la physionomie morale d’un Gustave Thibon mais c’est pourtant au journaliste Jacques Chancel qu’elle s’adresse. Dans les colonnes du Point en 2014, Jérôme Béglé signait en effet par ces mots un papier élogieux à l’endroit du maître et modèle des intervieweurs alors tout juste rappelé à Dieu. « Homme de média, Chancel n’a jamais sombré dans la maladie de ses pairs qui confondent souvent l’important et l’accessoire. » Celui qui fit les belles années du service public avec Le Grand Echiquier sur l’ORTF puis sur France 2, avait auparavant créé l’iconique émission radiophonique Radioscopie. A sa mort, il laissait une œuvre monumentale : des heures d’entretien avec tous ceux qui ont compté dans la vie culturelle française de 1968 jusqu’aux années 90.

Pour Jacques Chancel, il s’agissait, durant les entretiens qu’il menait de sa voix chaude, non pas de donner au public ce qu’il avait envie de voir mais lui offrir ce qu’il pourrait aimer. Autrement dit, tirer le meilleur de son invité au bénéfice de l’intelligence de ses auditeurs. De la réflexion et de la courtoisie, tout à l’opposé du buzz et de la gauloiserie. C’est dire combien l’écoute de la rencontre entre Jacques Chancel et Gustave Thibon vaut son pesant d’or. Réalisée en 1974, on mesure 50 ans plus tard exactement, un fait trop oublié aujourd’hui : l’art d’une bonne conversion garantie à ceux qui en bénéficient une élévation toute spéciale.

Cette « radioscopie » de Thibon réalisée par Chancel donne au paysan philosophe de se raconter et de délivrer, au débotté, quelques-unes de ces formules frappées au coin du bon sens dont il avait le secret. 

« Quand on a de l’appétit, rien n’est plus facile que de manger. J’ai souvent l’impression que dans les études ordinaires, on gave les enfants beaucoup trop tôt de nourriture pour lesquelles ils n’ont pas encore faim. Et le gavage arrive à peu près au même résultat que la dénutrition. »

Au cours de l’émission menée tout en finesse par Chancel, Thibon dévoile ainsi son dégoût de la mode et du prêt-à-penser métaphysique (qui ne s’appelle pas encore le politiquement correct) et reprend à son compte la vielle devise aristocratique des Clermont Tonnerre « Si omnes, ego non / Si tous, moi pas ». Cette insoumission toute contre-révolutionnaire, il explique l’avoir laissée mûrir après une jeunesse assez futile, occupée par “la fascination de la bagatelle” comme l’écrivait saint Augustin. C’est vers l’âge de 22 ans que le désir de connaître s’est emparé de lui. L’enseignement de Gustave Thibon consistera à affirmer le primat de la sagesse et expliquer que cette dernière s’apprend au cours de la vie. Elle ne se communique pas tant du dehors mais déborde plutôt de l’expérience, de l’amour, de l’effort et de la résistance de la matière à l’effort. Le rôle propre de la philosophie selon lui ? Modifier l’homme intérieur, le rendre meilleur et non le livrer à des abstractions ou des spéculations.

Tout au long de cet entretien, ses racines paysannes et son sens du réel saisissent l’auditeur. Ses confidences ont valeur de leçons de vie :

« Je ne suis pas dédaigneux de Paris, mais Paris ne me convient pas. Au bout de quelques jours de Paris, je m’étiole. Il y a trop de monde, trop de choses, on n’a pas le temps d’assimiler tout ce que l’on reçoit et finalement tout fini par glisser en surface. Comme la pluie d’orage du midi sur l’argile où la terre ne prend et tout s’en va à la rivière. Je crois que ce qui manque à nos contemporains, c’est la faculté de ruminer. »

Autre trait de Thibon, une forme de candeur et transparence au parfum d’enfance. Pas tant une humilité au sens de la vertu chrétienne, mais une sorte de réflexe sain de détachement tranquille. Un grand bol d’air frais dans l’habituel climat de prétentions qui dominent ceux qui rencontrent le succès :

 « Tout ce qui mérite d’être dit a été dit, redit, des milliers de fois, avant moi et bien mieux que je ne saurais le faire. Alors [en écrivant des livres], je me sens légèrement honteux d’ajouter à ce prodigieux trésor humain »

et encore :

« Tout ce qui concerne l’ambition littéraire m’est étranger. Evidemment, disant que cela m’est étranger, j’ai l’air de me situer au-dessus de la littérature. Mais je crois que ce n’est pas vrai, je n’y ai aucune espèce de mérite ; mes vraies passions sont ailleurs. J’ai toujours été assez étonné de voir le cas que les gens faisaient de la renommée, de la notoriété. Cela m’est assez étranger, et non pas par mérite mais tout simplement je dirais parce que mes défauts sont ailleurs ».

Surtout, il estime que l’on attribue beaucoup trop d’importance aux hommes de plume, lui qui ne se voyait que comme un pur instrument.

« Peut-être bien que, quand un de nos écrits frappe une âme, c’est que cet écrit est sous-tendu par les prières d’autres êtres, par tout un monde invisible dont le littérateur est souvent le plus loin. Hélas. »

Ses yeux pétillants donnaient le change à sa vieillesse montante. De son dialogue avec Jacques Chancel, il est possible de déceler les ingrédients de son élixir de jouvence : l’émerveillement de l’enfance, son innocence et ses éblouissements. En maître enraciné, il aimait rappeler l’importance de ne pas vivre avec le quotidien mais avec l’éternel. Et même de vivre le quotidien comme l’éternel et l’éternel comme le quotidien. Les vivre dans l’un et dans l’autre, « c’est-à-dire, au maximum, au plus possible, dans un présent éternel ».

En somme, ne pas se contenter du relatif mais ambitionner l’absolu. Y tendre sans y prétendre. Il eût certainement à ce sujet l’un de ses aphorismes les plus sublimes : « Tout ce qui n’est pas de l’éternité retrouvée est du temps perdu »« Enseigne-moi comment l’homme s’éternise », n’était-ce pas d’ailleurs la question de Dante à Béatrice ? A l’heure du débat sur le sujet de l’euthanasie, la question de fond soulevée par Gustave Thibon est inchangée : la lutte contre le temps, la lutte contre la mort. A l’entendre, on comprend que les moindres petites choses, les plus humbles même, si l’on sait les regarder jusqu’au fond, ont leur qualité éternelle. Et, dans une gravité identique, les choses les plus profondes peuvent devenir très éphémères, très passagères, très banales si on les traite banalement. « Le pire de tout, c’est de devenir fonctionnel » confiera-t-il à Chancel.

Fonctionnel. Utile. Profitable. Tant de mots postmodernes revenant comme de maudits refrains. La joie paisible de ce libre échange entre Jacques Chancel et Gustave Thibon permet au contraire de mettre en valeur la notion de la gratuité, la noblesse de l’oubli de soi qui, seules, peuvent guider nos interrogations spirituelles. Qui peut raisonnablement se dérober devant la question de Dieu ? Durant cette passionnante radioscopie, Thibon confesse d’ailleurs avoir du mal à supporter deux types de personnes :

« celles qui ne cherchent pas Dieu et celles qui s’imaginent l’avoir trouvé. Ne pas Le chercher, c’est la preuve d’une infirmité intellectuelle et croire l’avoir trouvé, c’est se construire un Dieu à son image ».

A n’en pas douter, la ligne de crête est des plus étroites. Voilà un sujet de méditation qui mériterait certainement quarante jours pour que l’on s’y arrête. La durée d’un carême par exemple.

L’Ukraine autorise l’utilisation de gamètes post-mortem

Mercredi, les députés ukrainiens ont approuvé un amendement prévoyant la conservation gratuite des gamètes de militaires pendant trois ans après le décès. Au-delà de ce délai, le conjoint du défunt pourra prolonger le stockage à ses frais. L’année dernière le pays avait voté une loi autorisant les militaires, hommes ou femmes, à congeler gratuitement leurs spermatozoïdes ou ovocytes avant de partir au front. Le texte imposait cependant que les gamètes soient détruits en cas de décès.

D’autres amendements relatifs à la procréation post-mortem visent à modifier le Code civil et le Code de la famille dans un délai de trois mois. En effet, actuellement, les procurations destinées à autoriser le conjoint du signataire à utiliser ses spermatozoïdes ou ses ovocytes sont rendues caduques par son décès. En outre, un enfant né d’un parent défunt ne pourrait pas être son héritier légal.

En Israël, le ministère de la Santé a recensé « 120 cas de conservation de sperme réussis, dont 110 concernaient des soldats », depuis le 7 octobre dernier. Dans 82 cas, la demande a été faite par les parents. Désormais, la commission de la Santé de la Knesset examine la loi sur l’utilisation du sperme d’un homme décédé. Le projet de loi vise à autoriser l’épouse d’un homme décédé à utiliser ses gamètes post-mortem. Si le défunt était célibataire ou que sa femme ne souhaite pas utiliser ses gamètes, le texte prévoit que les parents du défunt puissent le faire, en ayant recours à une autre femme.

Source : Gènéthique

Anne Hidalgo⁩ se sert du PLU pour placer une bombe à retardement sur 7 écoles privées catholiques sous contrat

Alerte d’Anne Coffinier :

 

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est un document d’urbanisme qui, à l’échelle du groupement de communes ou de la commune, traduit un projet global d’aménagement et d’urbanisme et fixe en conséquence les règles d’aménagement et d’utilisation des sols.

Anne Hildago a fait adopter en juin dernier son nouveau PLU. Mais personne n’avait vu qu’au moins 7 établissements scolaires catholiques sous contrat étaient « pastilles ». Cela veut dire qu’ils devront se transformer en tout ou partie en logements sociaux. S’ils doivent faire une mise aux normes ou des travaux, le droit de faire des travaux leur sera refusé sauf à ce qu’ils transforment leur surface en logements sociaux.

Sans doute que des recours contentieux seront formés mais ils n’auront pas d’effet suspensif. Il faudra bien 4-5 ans pour avoir une décision, durée pendant laquelle aucun travaux de mise aux normes ou autres ne pourront être réalisés. Anne Hildalgo livre là une redoutable guerre scolaire par le droit de la construction ! C’est la nouvelle version de la nationalisation des biens du clergé ?

L’enseignement catholique bat le rappel :

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Equateur : les juges imposent l’euthanasie

Une fois encore des juges constitutionnels imposent leur loi. C’est en Equateur : la Cour constitutionnelle permet l’euthanasie d’une femme et ordonne la préparation d’un projet de loi dans les six mois.

Et d’ici deux mois le ministère de la Santé devra publier un règlement pour l’application de « l’euthanasie active volontaire et avolontaire à la lumière des critères techniques et conformément à l’arrêt ».

« Avolontaire » ? Voulue, non par le patient, mais par un proche, quand le patient ne peut pas se prononcer…

Nicole Belloubet dans la droite ligne de Pap Ndiaye à l’Education nationale

Digne héritière de Badinter, Nicole Belloubet, aujourd’hui au ministère de la rééductaion, fut garde des Sceaux de 2017 à 2020. Vendredi, Philippe de Villiers rappelait qu’elle a fait libérer 12 000 prisonniers pendant le Covid, alors que les Français étaient confinés. Le taux de criminalité a depuis bondi dans des proportions considérables.

A l’Education nationale, elle est dans la droite ligne de Pap Ndiaye : elle est contre l’autorité, l’uniforme, les cours magistraux… Son intervention le 9 février est symptomatique :

“nous devons trouver la voie vers une organisation flexible des enseignements articulant classe hétérogène et groupe réduit pour répondre aux besoins spécifiques des élèves dans certains apprentissages fondamentaux”. “Ainsi nos élèves pourront bénéficier d’un enseignement ajusté a leur besoin tout en poursuivant les objectifs communs à la classe”. “Nous devons tout faire pour mettre en place un système qui contribue à réduire les inégalités sociales, qui refuse tout tri social et qui n’exclue pas les élèves par l’échec”.

C’est le contraire des positions défendues par Gabriel Attal avec les redoublements, les examens sanction et les voies de garage. Pour casser un fil de fer, il faut le tourner dans un sens, puis dans l’autre et le retourner encore une fois, 2 fois et à la fin il se brise. C’est ce que Macron, ange de la déconstruction, fait pour l’Education nationale…

Hommage à Badinter ? Sans moi

Alors que Macron prévoit un hommage national mercredi à Robert Badinter (Nordahl Lelandais, Guy Georges et Salah Abdeslam viendront-ils exprimer leur gratitude ?), un sondage d’Ipsos, Cevipof, de septembre 2023 estmait que, 43 ans après son abolition, 51% des Français jugent qu’il faudrait rétablir la peine de mort (81% des RN mais aussi 51% des LR et même un tiers des proches de LREM et 37% des LFI).

L’an dernier, François Bernault, ancien président de chambre aux cours administratives d’appel de Marseille et de Lyon, estimait dans une tribune publiée par Valeurs Actuelles, que la France doit se poser la question de la peine de mort, en raison de l’augmentation du nombre d’homicides. Et pour ceux qui estiment que la peine de mort doit être abolie, rappelons ces mots de Jean de Saint-Jouin :

[…] Pour ceux encore qui, avec le Pape François, mettent de l’avant la dignité humaine qui défendrait de tuer tout homme, St-Thomas répond : Par le péché l’homme s’écarte de l’ordre prescrit par la raison ; c’est pourquoi il déchoit de la dignité humaine qui consiste à naître libre et à exister pour soi ; il tombe ainsi dans la servitude qui est celle des bêtes, de telle sorte que l’on peut disposer de lui selon qu’il est utile aux autres, selon le Psaume (49, 21) : « L’homme, dans son orgueil ne l’a pas compris ; il est descendu au rang des bêtes ; il leur est devenu semblable », et ailleurs (Pr 11, 29) : « L’insensé sera l’esclave du sage. » Voilà pourquoi, s’il est mauvais en soi de tuer un homme qui garde sa dignité, ce peut être un bien que de mettre à mort un pécheur, absolument comme on abat une bête ; on peut même dire avec Aristote qu’un homme mauvais est pire qu’une bête et plus nuisible. […]

[…] Il est tellement plus rassurant, pour l’homme déchu, de s’imaginer un monde où rien ne se paye. Où la peine n’existe que pour « réformer » le coupable. Où la stricte rédhibition des dettes est un conte de grand-mères. Un monde, bref, où la peine mort n’existe pas. Où les conséquences de nos actes sont magiquement effacées, par un coup de baguette magique, sans conséquences. C’est la rêverie hédoniste, l’adolescence élevé au rang de magistrat, qui s’invite dans le Temple.

Privé des échos répétés d’une liturgie signifiante et de la catéchèse du Salut, est-il réellement surprenant que l’homme cherche à cacher sa nudité?

Être contre la peine de mort, c’est au fond se mentir à soi-même. Si c’est refuser sa propre culpabilité ontologique et refuser la sentence de mort où figure son prénom, c’est aussi refuser la joie indicible de Pâques.

Mon frère. T’es-tu interrogé pourquoi tu réagis de manière si épidermique à cette question qui, au fond, devrait te laisser froid. Es-tu dans le corridor de la mort? A-t-on prononcé contre toi la sentence fatale? Alors pourquoi tant de passion à débattre de cette question?

Ne serait-ce pas qu’en fait, si! Tu sais bien, au fond de toi-même, que, comme moi, tu mérites la mort 100 fois. Jette-toi dans les bras du mystère et accepte ta culpabilité profonde. Ce mystère n’est pas néant ; Il est amour et vérité. Écoute la voie de l’Église qui psalmodie dans sa liturgie de toujours, avec tant de beauté, la Miséricorde de ce Dieu qui a réglé la note éternelle.

Tous, prions pour que nos contemporains puissent avoir accès, de plus en plus, à cette liturgie extraordinaire (sic) qui assure aux âmes la vraie joie de l’Évangile et à l’Occident, une culture qui soit digne de sa vocation.

Selon Georges Fenech, l’influence de Badinter ne se limite pas à l’abolition de la peine de mort. Il a placé des personnes du syndicat de la magistrature aux postes-clés, ce qui explique le laxisme d’une justice devenue idéologique. L’abolition de la peine de mort a eu pour conséquence l’effondrement mécanique de l’échelle des peines :

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, le Syndicat de la magistrature rentrait en force à tous les étages de la place Vendôme et dans de nombreux postes juridictionnels sensibles. Pour lutter contre ce phénomène de politisation de la justice, nous avions créé avec une poignée de magistrats l’Association professionnelle des magistrats, dont je pris la présidence. Nous dénoncions avec vigueur la nouvelle idéologie dite « de la culture de l’excuse » promue par le nouveau garde des Sceaux, qui considérait le criminel comme la victime de nos discriminations sociales et économiques, et l’immigré clandestin comme une victime de nos péchés coloniaux. Cette vision rousseauiste de l’homme naturellement bon, corrompu par la société, portait en germes le dépérissement de la justice répressive et par conséquent, la perte de toute autorité, le sentiment d’impunité, l’explosion de la criminalité et de la violence, au point qu’il n’est plus tabou aujourd’hui de parler d’ensauvagement de la société.

Mai l’influence néfaste de Badinter ne s’arrête pas là. Selon la militante LGBT Irène Théry dans Le Monde,

« Robert Badinter a permis de mettre fin à plus de vingt siècles de définition du couple comme formé nécessairement d’un homme et d’une femme »

A Mérignac, les enfants ne veulent pas devenir cinglés

Le stage de drag-queen proposé à des enfants âgés entre 11 et 17 ans, qui devait avoir lieu à Mérignac lors des prochaines vacances scolaires, a été annulé.

Cette Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Mérignac a fait face à une pétition en ligne, qui a recueilli plus de 6000 signatures. La MJC a annoncé :

«Au regard, de la violence des messages postés, des menaces personnelles et des appels reçus en réaction à la programmation du stage découverte de l’art Drag, les membres du bureau de la MJC CLAL prennent la décision de retirer l’atelier artistique de la programmation. Ceci afin de garantir la sécurité morale et physique des bénévoles, des salariés et des familles». «Cet acharnement sans mesure démontre le chemin à parcourir sur le respect de l’être humain et des valeurs du vivre ensemble». Sic

Parents comme élus locaux dénoncent une hypersexualisation des enfants. Dany Bonnet, délégué départemental Reconquête de Gironde, souligne :

«On parle de spectacles qui sont, par nature, sexué. L’idée, c’est de donner une image déformée de la féminité, en tout cas outrancière, cela fait partie du show, c’est un spectacle. Mais cela n’a rien à voir avec un atelier pour enfants».

Ce stage était organisé par le Girofard, le centre LGBTI+ de Bordeaux. Au programme, il était proposé de «créer son personnages (nom de drag/genre/code…)», ainsi qu’un «moment de réflexion sur le genre» et un «moment d’échange sur les stéréotypes et comment en jouer». Les enfants auraient ensuite appris à défiler et marcher en talons, en adoptant le bon regard et la bonne expression.

En fait il n’y avait que 4 inscrits et il en fallait au moins 12 pour maintenir ce stage. C’est à se demander qui sont les parents de ces inscrits. Les organisateurs ?

Carême : Avertissements d’un prêtre exorciste

Notre vie sur terre est une lutte permanente contre l’esprit du mal : nous sommes constamment tiraillés par nos résistances, nos mauvaises habitudes, notre amour-propre, notre nature blessée et marquée par le péché…

L’amour de Dieu notre père ne va pas sans un combat contre le démon.

Alors pendant ce temps de prière et de purification qu’est le Carême, apprenons à mieux résister aux attaques de l’ennemi  !

Le père Henri Forestier, prêtre exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon  livre, sur Hozana, ses conseils pour identifier les ruses et résister aux manœuvres du Tentateur dont l’ultime but est de nous éloigner de Dieu !

Programme

Introduction :

Jour 1 – Mercredi des cendres : Un geste d’humilité pour entrer dans le Carême !
Jour 2 – Jeudi après les Cendres : Mon Fils, si tu veux entrer au service de Dieu, prépare ton âme à la tentation !
Jour 3 – Vendredi après les Cendres : Affronter un Diable qui se cache
Jour 4 – Samedi après les Cendres : Craindre le Diable ni trop ni trop peu…

1e semaine : Connais-tu tes faiblesses ?

Jour 5 – Le Diable observe nos faiblesses

Jour 6 – L’orgueil a la base de tous nos soucis
Jour 7 – La paresse qui nous emprisonne
Jour 8 – La colère qui nous perturbe
Jour 9 – La sensualité qui nous ligote
Jour 10 – La jalousie qui nous incendie
Jour 11 – L’argent qui nous captive

2e semaine : Et si on se bougeait ?

Jour 12 – Dimanche : La prière ? Un remède universel
Jour 13 – Lundi : Deviens ce que tu veux !
Jour 14 – Mardi : Sur le métier remettre son ouvrage…
Jour 15 – Mercredi : Une parole à écouter
Jour 16 – Jeudi : Un silence bienfaisant
Jour 17 – Vendredi : Qui peut m’aider sur le chemin ?
Jour 18 -Samedi : Une règle pour devenir forts


3e semaine : L’esprit du monde

Jour 19 – Dimanche : Ces terribles influences qui viennent de partout !
Jour 20 – Lundi : Le poids du matérialisme
Jour 21 – Mardi : Chercher à faire le moindre effort ?
Jour 22 – Mercredi : Faut il désespérer de ce monde ?
Jour 23 – Jeudi : Une déprime saisonnière…

Jour 24 – Vendredi : Je veux être le meilleur…
Jour 25 – Samedi : Les structures de péché

4e semaine : Les sacrements

Jour 26 – Dimanche : Les oasis que sont les sacrements…
Jour 27 – Lundi : Le Baptême qui nous illumine
Jour 28 – Mardi : Le sacrement des guerriers
Jour 29 – Mercredi : La nourriture de notre vie
Jour 30 – Jeudi : Qu’il est bon de toucher la miséricorde de Dieu !
Jour 31 – Vendredi : La purification avant la rencontre
Jour 32 – Samedi : un monde travaillé par le Seigneur

5e semaine : Les attaques directes

Jour 33 – Dimanche : Pourquoi la Bible raconte-t-elle l’histoire de Job ?
Jour 34 – Lundi : La terrible possession
Jour 35 – Mardi : L’infestation qui épuise
Jour 36 – Mercredi : Quand les persécutions extérieures se déchaînent
Jour 37 – Jeudi : Le découragement pour tous…
Jour 38 – Vendredi : Présence du diable dans le monde moderne
Jour 39 – Samedi  : L’ésotérisme qui ne tient pas ses promesses

6e semaine : Semaine sainte 

Dimanche des Rameaux – Notre choix du Christ est il sincère ?
Lundi – Exorcismes
Mardi – Eau bénite et bénédictions
Mercredi – La veille du Coeur
Jeudi – Une Messe pour l’éternité
Vendredi – La charité offerte
Samedi – Notre sœur l’espérance
Dimanche de Pâques – la grande victoire

Inscriptions

Un autre programme de Méditation sur le livre “L’Imitation de Jésus Chris” est proposé par Meditatio (application de méditation chrétienne) sur Hozana. Lors de chaque méditation, il sera proposé de méditer un passage de L’Imitation de Jésus-Christ puis un extrait de la Bible qui lui fait écho.

Fin du droit du sol à Mayotte ? L’arnaque de Darmalin

L’arnaque c’est de transférer les migrants de Mayotte en métropole :

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