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La gestation pour autrui est formellement reconnue par le Parlement européen comme une forme d’exploitation reproductive

Le designer français Simon Porte-Jacquemus et son compagnon Marco Maestri sont devenus papas de jumeaux, probablement d’une mère porteuse et ils s’en vantent sur internet :

Seront-ils poursuivis ?

Aujourd’hui 23 avril, le Parlement européen a voté, avec 563 voix pour et 7 contre, en faveur du projet de révision de la Directive européenne de 2011 sur la traite des êtres humains incluant « l’exploitation de la gestation pour autrui » mais aussi l’adoption illégale et le mariage forcé dans la liste des « eurocrimes ». Désormais la GPA fera partie de la liste « minimum » des actes que les Etats doivent sanctionner comme relevant de la traite des êtres humains.

« En ce qui concerne la traite aux fins de l’exploitation de la gestation pour autrui, la présente directive cible les personnes qui forcent les femmes à être mères porteuses ou qui les amènent à agir ainsi par la ruse »

Dans un communiqué de presse publié le 23 avril, l’association Juristes pour l’enfance a tenu à rappeler que

« la gestation pour autrui est toujours une exploitation de la personne de l’enfant et une atteinte à ses droits ». « Le principe même de la gestation pour autrui, à savoir la commande et la remise d’un enfant, que ce soit à titre rémunéré ou non, est toujours une atteinte à la dignité de l’enfant et à sa filiation ».

La GPA est également « une forme de contrainte, qu’elle soit économique, affective ou familiale » et « une forme de tromperie » pour les mères porteuses.

Les nouvelles dispositions entreront en vigueur 20 jours après leur publication au Journal officiel de l’Union européenne. Puis les Etats membres disposeront de deux ans pour les mettre en œuvre.

Vers la séparation de l’UE et de la franc-maçonnerie ?

Vingt et une obédiences maçonniques européennes ont lancé à Strasbourg un “appel à une Europe des libertés, de la fraternité, de la justice sociale et de la paix”, au moment où “l’idéal européen” et ses “fondements universalistes” sont “en danger” face à

“des courants politiques qui ne cachent pas leur volonté de remettre en question un édifice bâti depuis plusieurs décennies au service de la paix, du droit et de l’émancipation”, des “partis populistes (…) et notamment l’extrême droite”, a fait savoir le Grand Maître du Grand Orient de France Guillaume Trichard.

Elles mentionnent les

“menaces contre la liberté de conscience, la liberté des humains à disposer de leur corps, l’Etat de droit, l’école publique émancipatrice, l’indépendance de la presse” et s’inquiètent de la “montée de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme”.

Rien que ça.

A défaut de la séparation de l’Etat français et des loges maçonniques, verrons-nous la séparation de l’UE et de la franc-maçonnerie ? Et si les candidats franc-maçons manifestaient publiquement leur appartenance à une loge maçonnique ?

Prix Kairos de la nouvelle école innovante

La Fondation Kairos pour l’innovation éducative-Institut de France vient d’organiser la troisième édition du Prix Kairos de la nouvelle école innovante. Étaient invités à concourir les fondateurs et directeurs d’écoles innovantes existant depuis moins de deux ans c’est-à-dire dont l’établissement ou l’unité pédagogique a été ouvert en septembre 2022 ou septembre 2023. Les candidatures ont été déposées en décembre 2023 et une finale a eu lieu le 9 janvier 2024 en visio. La remise solennelle du prix s’est déroulée le 22 avril au Palais de l’Institut de France.

Il s’agit de donner la visibilité et la reconnaissance qu’elles méritent aux nouvelles écoles ou nouvelles unités au sein d’écoles déjà existantes qui innovent pédagogiquement au service de l’excellence académique (transmission de la culture classique), développent le sens de l’initiative chez les élèves et s’efforcent activement d’accueillir des enfants de tous horizons sociaux.

Pour les écoles à but non lucratif, le premier prix s’élève à 30 000 euros, le second à 8 000 euros.

Attal et l’insécurité : l’échec assuré

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

L’exécutif semble découvrir la réalité de l’insécurité et de la violence de certains mineurs. Gabriel Attal a ainsi présenté un plan de restauration de l’autorité à Viry-Châtillon, là même où un jeune d’origine immigrée a été battu à mort, prétendument pour défendre l’honneur d’une jeune fille à laquelle il avait l’audace de parler malgré l’interdiction des frères de celle-ci. Nous serions tentés de commenter: Mieux vaut tard que jamais. Après Lionel Jospin et son fameux « sentiment d’insécurité », la gauche n’aura finalement mis qu’un quart de siècle à admettre qu’il y avait là un sujet majeur!

Cependant, il convient d’être prudents. Les politiciens nous ont habitués aux paroles jamais suivies d’actes. Ils nous ont aussi accoutumés à des diagnostics seulement à moitié justes et enrobés de communication plus ou moins fumeuse. En l’occurrence, Gabriel Attal nous jette le slogan hollywoodien: « La république contre-attaque. » Mais il n’a pas encore découvert que l’immigration mal intégrée pouvait être pour quelque chose dans la violence. Encore un petit quart de siècle est cela va venir. Patientons!

Le Premier ministre désigne, en revanche, les familles « monoparentales » comme l’une des sources des violences perpétrées par de très jeunes gens et il est bien évident que, sans figure paternelle, beaucoup de jeunes ont du mal à admettre quelque forme d’autorité que ce soit. Mais, si je suis, pour une fois, d’accord avec un dirigeant macroniste sur ce sujet, comment M. Attal peut-il nous expliquer que le centre gauche, dont il est issu, ait tout fait pour détruire la famille et réduire le lien conjugal à un CDD que l’on peut rompre de plus en plus facilement? Ne serait-il pas opportun d’encourager les parents à rester ensemble pour éduquer leurs enfants?

Inutile d’attendre la réponse de M. Attal: nous la connaissons déjà, il nous répondra qu’il défend la liberté individuelle. Soit. On pourra s’étonner que cette mâle défense des libertés s’accompagne si souvent de mesures liberticides (du confinement à la censure sur internet en passant par l’abolition à peu près complète du droit de propriété). Et on pourra aussi s’étonner que cette défense des libertés soit trop souvent une défense de l’irresponsabilité. En l’occurrence, la révolution sexuelle de mai 68 a détruit la famille, mais c’est la société qui paiera les pots cassés. Évidemment avec la violence de jeunes barbares qui n’ont jamais rencontré une seule limite. Mais aussi avec les détresses psychologiques engendrées par tant de divorces (rappelons que la France est le plus grand consommateur mondial de psychotropes). En un mot, ce diagnostic inabouti, adossé à une ferme volonté de cacher les problèmes sous le tapis, m’assure, hélas, que le discours de M. Attal – aussi séduisant qu’il ait pu paraître – restera lettre morte!

Pourquoi tant de jeunes au pèlerinage de Chartres ?

Jean de Tauriers, président de Notre-Dame de Chrétienté, était l’invité de la matinale Ligne droite ce matin sur Radio courtoisie, afin d’évoquer la 42e édition du pèlerinage de Chartres :

D’après nos informations, il n’y a plus de place dans les Soutiens, qui cherchent seulement un plombier et deux kinésithérapeutes.

Islamo-droitisme

Stéphane Ravier et Marion Maréchal ont signalé à la justice les maires LR qui se sont compromis avec les musulmans :

Les retraités commencent à bouder Macron. Alors ils veulent censurer CNews

C’est ains qu’il faut comprendre cet article de La Tribune :

“La France n’a pas tant changé que ça”…

Bruxelles a marché pour le respect de la vie

Pour la 15e année, une Marche pour la vie a eu lieu à Bruxelles dimanche :

Chiffres maçonniques

 La franc-maçonnerie, toutes obédiences confondues, revendique près de 3 500 membres dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Chiffre invérifiable puisque l’appartenance est secrète :

  • 2000 : nombre de francs-maçons dans le département des Pyrénées-Orientales, selon le catalan Serge Llorca, membre du Grand Orient, qui recense 25 obédiences officielles plus une dizaine d’ateliers isolés, des associations philosophiques et philanthropiques sans obédience. Pour plus de 150 loges et 16 temples officiels, bientôt 17.
  • 1500 : pour l’Aude. Narbonne accueille 35 loges dont 7 du GODF et trois temples. Carcassonne décompte pour sa part une douzaine d’ateliers dont un de Limoux, qui se partagent également trois temples.

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” organise la célébration d’une messe pour la France et la conversion des francs-maçons, le dimanche 28 Avril 2024 à 10h00, en la chapelle St-Jean-Baptiste de Toulouse.

L’Esprit-Saint est à l’œuvre malgré nos faiblesses

De Guillaume d’Alançon, dans la lettre des Accueil Louis & Zélie :

Les milliers de baptisés de la nuit de Pâques, les milliers de pèlerins qui se pressent vers Chartres à la Pentecôte, le boom des écoles catholiques indépendantes… signes par milliers, traces de sa gloire, chantait-on jadis, durant les années 70.

Oui, l’Esprit-Saint est à l’œuvre malgré nos faiblesses. Il va chercher loin, très loin, la brebis égarée. Il la ramène et la cocoone ; il la porte sur son cœur.

En cette année où nous commémorons les 350 ans des apparitions du Sacré-Coeur à Sainte Marguerite-Marie, la France fait l’expérience de la Divine Miséricorde.

La Sainte Vierge répond à ceux qui prient le Rosaire.

Confions-lui nos familles, les Accueils Louis et Zélie, les personnes blessées que nous écoutons. Confions-lui nos prêtres et nos évêques. Confions-lui la belle jeunesse catholique si prometteuse.

Et prions ferme. Dieu nous exauce.

Campagne internationale pour la liberté entière de la liturgie traditionnelle

Cet appel lancé à l’initiative de Renaissance catholique n’est pas une pétition à signer, mais un message à diffuser, éventuellement à reprendre sous toutes formes qui pourront paraître opportunes, et à apporter et expliquer aux cardinaux, évêques et prélats de l’Église universelleSi Renaissance catholique a l’initiative de cette campagne, c’est uniquement pour se faire l’interprète d’un large désir en ce sens qui se manifeste dans l’ensemble du monde catholique. Cette campagne n’est pas la sienne, mais celle de tous ceux qui y participeront, la relayeront, l’amplifieront, chacun à leur manière.

Lutetiae parisiorum, die XXI mensis aprilis, dominica III post Pascha

Être catholique en 2024 n’est pas chose aisée. Une déchristianisation massive se prolonge en Occident à tel point que le catholicisme semble disparaître de l’espace public. Ailleurs, le nombre de chrétiens persécutés pour leur foi ne cesse de croître. L’Eglise semble, de plus, frappée par une crise interne qui se traduit par un recul de la pratique religieuse, une baisse des vocations sacerdotales et religieuses, une moindre pratique sacramentelle et même des dissensions entre prêtres, évêques ou cardinaux hier impensables. Or, parmi les éléments qui peuvent contribuer à la renaissance interne de l’Eglise et à la reprise de son développement missionnaire, il y a d’abord la célébration digne et sainte de sa liturgie, à laquelle peuvent puissamment aider l’exemple et la présence de la liturgie romaine traditionnelle.

Malgré toutes les tentatives qui ont été faites pour la faire disparaître, spécialement au cours du présent pontificat, cette messe continue à vivre, à se répandre, à sanctifier le peuple chrétien qui y accède. Elle produit des fruits évidents de piété, de croissance des vocations, de conversions. Elle attire la jeunesse, est à l’origine de la floraison de maintes œuvres, notamment scolaires, elle s’accompagne d’un solide enseignement catéchétique. Personne ne peut contester qu’elle est un vecteur de conservation et de transmission de la foi et de la pratique religieuse au milieu d’un affaiblissement de la croyance et d’hémorragie des croyants. Par son ancienneté vénérable cette messe peut également se prévaloir d’avoir sanctifié bien des âmes à travers les siècles. Au sein d’autres forces vives qui se manifestent encore dans l’Église, celle que représente cette vie cultuelle attire l’attention par la structuration que lui confère une lex orandi continuée.

On lui a certes donné, ou plutôt on lui a toléré quelques espaces de vie, mais en reprenant trop souvent d’une main ce que l’on concédait de l’autre. Sans jamais cependant parvenir à la faire disparaître.

Depuis la grande dépression de l’immédiat après-Concile, à maintes reprises, pour ranimer la pratique, faire remonter le nombre des vocations sacerdotales et religieuses, tenter de préserver la foi du peuple chrétien, on a tout essayé. Tout, sauf de laisser « faire l’expérience de la tradition », de laisser sa chance à la liturgie dite tridentine. Or, le bon sens demande urgemment aujourd’hui de laisser vivre et prospérer toutes les forces vives dans l’Église et notamment celle-là, qui bénéficie d’un droit plus que millénaire.

Qu’on ne se méprenne pas : le présent appel n’est pas une requête pour l’obtention d’une nouvelle tolérance comme en 1984, en 1988, ni même pour le rétablissement du statut accordé en 2007 par le motu proprio Summorum Pontificum, qui lui reconnaissant en principe un droit a été ramené, de fait, à un régime de permissions chichement accordées.

Simples laïcs il ne nous appartient pas de porter un jugement sur le Concile Vatican II, sa continuité ou discontinuité avec l’enseignement antérieur de l’Eglise, le bien-fondé, ou non, des réformes qui en sont issues, etc. En revanche il convient de défendre et transmettre les moyens que la Providence a utilisés pour permettre à un nombre croissant de catholiques de conserver la foi, d’y grandir ou de la découvrir. La liturgie traditionnelle tient dans cette démarche par sa transcendance, sa beauté, son caractère intemporel, sa sûreté doctrinale, une place essentielle.

C’est pourquoi nous demandons simplement, au titre de la vraie liberté des enfants de Dieu dans l’Église, que soit reconnue la liberté pleine et entière de la liturgie traditionnelle, avec le libre usage de tous ses livres, afin que, sans entrave, dans le rite latin, tous les fidèles puissent en bénéficier et tous les clercs la célébrer.

Jean-Pierre Maugendre, Directeur général de Renaissance Catholique

(Ce texte a été traduit et diffusé en allemand, anglais, espagnol, français, italien, néerlandais et portugais.)

Après la censure, le procès

Suite à l’effet Sreisand concernant le livre “Transmania” (désormais en tête des ventes en ligne), le lobby LGBTQXYZ ne désarme pas et annonce porter plainte contre les auteurs.

Depuis cette annonce, les commentaires des internautes ont abondé sous la publication pour remettre en cause la pertinence de ce geste :

«Citez les propos problématiques ou haineux ? Je n’en ai relevé aucun de mon côté»

«Quels propos ? Où sont les propos haineux ? Vous êtes les nouveaux fascistes ! Dès qu’on va pas dans votre sens il faut censurer, faire taire, etc… c’est quoi la suite ? C’est qui les prochains ?».

L’auteur Dora Moutot a réagi sur X en interpellant directement les internautes :

«SOS Homophobie, association qui a reçu 147.300 euros de la Ville de Paris et 204.950 de la Délégation interministérielle (DILCRAH), utilise L’ARGENT DU CONTRIBUABLE pour attaquer Marguerite Stern et moi pour avoir écrit le livre TRANSMANIA, qui dénonce les dérives de l’idéologie trans». «Ils veulent nous faire taire par tous les moyens. C’est indirectement la Ville de Paris et le gouvernement qui financent donc ce genre d’attaque contre la liberté d’expression et d’information… Prenez-en note, c’est très grave et parlez de ce qui se passe».

Sur le site Amazon, «Transmania» est le premier ouvrage dans les classements des «dernières nouveautés en livre».

Transmania: Enquête sur les dérives de l’idéologie transgenre

 

Refus de marier un OQTF : justice ubuesque

Robert Ménard, le maire de Béziers, sera entendu mardi 23 avril, devant les policiers pour avoir refusé de marier un Algérien qui était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire Français (OQTF).

La mairie de Béziers devait accueillir, le vendredi 7 juillet dernier, le mariage d’une Française et d’un Algérien de 23 ans en situation irrégulière.

“Il a obligation de quitter le territoire et je vais le marier ? Je ne le ferai pas et je ne le ferai pas marier par quelqu’un d’autre”.

“Mardi, je serai devant la police judiciaire pour m’expliquer sur l’OQTF que je n’ai pas voulu marier. À l’heure ou je me dépatouille face à des petites crapules, c’est moi qui vais devoir m’expliquer et dire pourquoi j’ai refusé de marier ce couple. Cet homme qui est normalement obligé de quitter le territoire français et qui ne l’a pas été. Oui, c’est illégal ce que j’ai fait, mais c’est légitime. Personne à Béziers comprendra que je puisse être condamné pour ça. C’est le monde à l’envers. Le type a été expulsé trois jours après. Et on vient me demander des comptes.”

“Mon combat, c’est la normalisation du RN”

Extrait de l’entretien de Jordan Bardella dans le JDD :

[…] Mon combat, c’est la normalisation du RN. Je souhaite que tous les Français qui partagent nos idées, ou du moins notre amour pour la patrie, puissent l’exprimer ouvertement, sans craindre les caricatures ou le prêt-à-penser. Mon objectif est de rendre banal le soutien à un parti politique qui croit dans le destin français et au génie de son peuple. Trop longtemps caricaturés et enfermés dans des cases, je veux nous en libérer. Aujourd’hui, nous sommes la voix de la raison dans un paysage politique où nos adversaires, de gauche comme du gouvernement, ressemblent à des fanatiques ou à des idéologues. Les rencontres de Saint-Denis ont été un moment clé. […]

Comment définissez-vous l’état actuel de notre pays ?

Le premier mal de la France, c’est qu’elle ne s’aime pas suffisamment. Aucun pays ne peut retrouver sa grandeur ni réussir au XXIe siècle, dans un monde de plus en plus incertain, en se reniant. Pour savoir où l’on va, il est essentiel non seulement de connaître nos origines, mais surtout de comprendre qui nous sommes. Au XXIe siècle, les nations qui n’ont pas conscience d’elles-mêmes disparaîtront. Le combat que nous menons, c’est un combat contre l’effacement de la France et donc contre l’effacement de l’Europe. […]

La normalisation ne constitue pas un projet en soi. Comment envisagez-vous de rassembler les Français ? Comment retrouver l’envie de partager une communauté d’esprit de valeurs ?

La normalisation signifie être perçu tel que l’on est réellement, détaché des caricatures, des stéréotypes et du prêt-à-penser qui pèsent sur le RN et les idées que nous défendons. Plus nous nous éloignons de ces caricatures, plus nos convictions et idées sont perçues clairement, et plus le RN progresse. Rien n’est jamais fini pour la France. Les conditions du sursaut et du redressement sont possibles précisément grâce à cette normalisation. En France, pour remporter une élection présidentielle, il faut convaincre tant ceux qui nous soutiennent que ceux qui sont en désaccord avec nous et qui n’ont pas voté pour nous au premier tour. La France valorise la raison : dans une élection à deux tours, le candidat le plus excessif est toujours éliminé. C’est pourquoi je crois fermement en cette stratégie et rejette toute forme de retour en arrière, de provocation. La normalisation est une étape vers la maturité d’un mouvement politique.

Normalisation qui passe par l’abstention voire le soutien à l’avortement…

La Gauche est une religion

De Pascal Praud dans le JDD :

[…] La Gauche est une religion. Si vous n’entendez pas ça, vous ne comprenez rien. La Gauche est une religion. Elle refuse les hérétiques et sont hérétiques toux ceux qui ne pensent pas comme elle. Elle avance le cœur en bandoulière mais elle porte l’excommunication au bord des lèvres. Elle incarne le camp du Bien. Mieux encore, elle est le Bien. Et tant pis si Maastricht déçoit ! Et tant pis si trop d’impôts tuent l’impôt ! Et tant pis si la dette augmente ! Et tant pis si la réforme de l’État attendra !

Ses militants sont des croyants. Ils croient que la laïcité vaincra, que l’islamisme disparaîtra, que la France gagnera. Le réel percute cet idéal. Les Français ne partagent plus le même Dieu, ni les mêmes mœurs et parfois plus la même langue. Peu importe ! L’homme de Gauche, l’immémorial, l’enfant de Jaurès, le fils de Mendes France, l’héritier de Mitterrand, est imperméable à l’évidence. L’utopie suffit.

À la question « Y a-t-il trop d’immigration en France ? », question posée à Raphaël Glucksmann par Jordan Bardella sur France Inter il y a quelques jours lors de leur débat, Glucksmann a répondu : « Votre question est à côté de la plaque ! »

Je me demande parfois qui est à côté de la plaque quand la Gauche sort des recettes que l’expérience a désavouées, quand elle joue retour vers le futur.

Je garde néanmoins une tendresse pour les romantiques de la Bastille. Je les observe comme une espèce protégée entre l’ours polaire et le panda géant, animaux en voie d’extinction qu’il faut soustraire aux vicissitudes de l’existence. […]

Les lacunes de l’étude d’impact du projet de loi sur l’euthanasie

Le 11 avril, dans une lettre adressée à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, Thibault Bazin, Annie Genevard, Justine Gruet, Patrick Hetzel, Philippe Juvin, Frédérique Meunier et Yannick Neuder, sept députés LR et membres de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi sur la fin de vie, ont dénoncé le manque de données chiffrées dans l’étude d’impact du texte.

« Nous n’avons aucun élément chiffré sur le volet soins palliatifs, ni sur le volet “aide à mourir”. Cela aurait mérité l’esquisse d’un ou plusieurs scénarios ».  « C’est l’angle mort du projet de loi sur la fin de vie ».

Ces lacunes « participent au grand flou qui entoure ce texte » déplorent-ils.

« L’évaluation du nombre de Français qui pourraient avoir recours à l’“aide à mourir” est une question centrale ». « Le gouvernement aurait pu donner une projection, avec une estimation basse et une estimation haute ». « Cela l’aurait obligé à être plus explicite sur l’“aide à mourir” ». « Ce que l’on nous présente comme un nouveau modèle français de la fin de vie s’apparente plutôt à un mélange de ce qui se pratique en Suisse et en Belgique. Or le phénomène est loin d’être marginal dans ces deux pays ».

Selon une projection effectuée par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) en 2023,

« extrapolé à la France, on aurait annuellement avec le système belge 33 350 décès par euthanasie, 4 000 décès par suicide dans le “modèle Oregon” et 10 700 décès par suicide selon le “modèle suisse” ».

« Plusieurs membres de la commission spéciale ont été contactés par des délégués départementaux de la MGEN qui plaident pour “promouvoir une fin de vie libre et choisie” » alerte par ailleurs Patrick Hetzel.

« Leur intérêt pour ce sujet interroge, alors qu’elles assument des dépenses croissantes liées à la dépendance ». « Cette question financière n’est pas totalement absente du débat ».

L’euthanasie « aurait pour conséquence des réductions de dépenses de santé, sans que cet objectif ne soit ouvertement assumé » souligne Yves-Marie Doublet, juriste chargé d’enseignement à l’espace éthique de l’AP-HP.

« A la différence du Canada, où le bureau du directeur parlementaire du budget avait évalué en 2020 les effets budgétaires d’un élargissement du champ de l’“aide médicale à mourir”, l’étude d’impact ne contient aucune information sur la diminution des dépenses d’assurance-maladie et de retraite susceptibles d’être générées par ce projet de loi ».

Enfin, les élus LR déplorent l’absence de chiffrage concernant le développement des soins palliatifs.

 « Le gouvernement s’est engagé oralement sur un plan décennal pour les soins palliatifs qui ne se traduit dans aucune mesure chiffrée et qui ne pourra au mieux recevoir d’application concrète que dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 ». « Aujourd’hui, nous n’avons aucune certitude sur le financement de la stratégie de soins palliatifs ». « Faire des annonces pour la décennie à venir, cela engage potentiellement trois présidents de la République et plusieurs gouvernements. C’est un peu baroque ».

Source : Gènéthique

Elections : un peu de Maths pour MM Bardella (“vote utile” ?) et Bellamy (“PPE” ?)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Quand les Maths peuvent servir à comprendre les enjeux de l’élection européenne…

Notamment l’objectif affiché : que le PPE ne continue pas à diriger l’UE.

Tout d’abord, Jordan Bardella.

Il nous parle d’un « vote utile », en prétendant : « Les voix qui se porteront sur la liste d’Éric Zemmour et de Marion Maréchal seront des voix perdues ».

Analysons.

Prenons deux exemples simples de résultats possibles le 9 juin. Le premier, un RN à 30%, et Reconquête à 6%. Cela fera 36 députés européens au total (30 + 6). Le deuxième exemple : RN à 32%, et Reconquête à 4%. Cela ne fera que 32 députés européens (32 + 0), car on n’a pas d’élu si l’on n’atteint pas 5%.

Conclusion mathématique : que le RN arrête d’attaquer Reconquête sur cette bêtise du vote utile. Il FAUT que RECONQUETE soit au-dessus de 5%, c’est cela le vote utile.

Ensuite, François-Xavier Bellamy.

Il nous dit qu’il ne soutient pas la merveilleuse Mme Van Der Layen. Mais il est quand même actuellement au PPE… qui la soutient (comprenne qui pourra…).

Question simple à M. Bellamy : s’il manque 6 députés pour la virer, et que le PPE veut la garder, que feront les 6 futurs députés LR ? Resteront-ils avec le PPE, ou bien rejoindront-ils une droite plus forte, avec le RN et Reconquête ?

En d’autres termes, s’il manque une poignée de députés pour avoir une UE plus raisonnable, telle que M. Bellamy prétend la vouloir, que fera-t-il lui-même ? Exclut-il a priori de sortir du PPE ? Exclut-il a priori d’essayer une autre UE, avec les autres partis qui le souhaitent, comme le RN et Reconquête ? Il est important que cette possibilité soit évoquée, et une réponse donnée par le LR : est-ce une option possible, ou exclue par principe ?

L’histoire enseigne en effet que l’avenir peut dépendre d’une poignée de voix (mort de Louis XVI, majorité Chirac en 1986, etc.).

La première « démonstration » mathématique conduit à espérer le plus de voix possibles à Reconquête, pour éviter en effet que leur présence ait été inutile. Sans même parler de leur position utile sur certains sujets sociétaux (IVG etc.).

La seconde « démonstration » vise à ce que les LR clarifient leur position : si leurs quelques députés peuvent permettre de faire émerger une Europe plus sérieuse, le feront-ils ?

[email protected], ancien chroniqueur au quotidien Présent

Euthanasie : les soignants « extrêmement choqués de ne pas être entendus »

Ce lundi 22 avril, les auditions de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi sur la fin de vie vont débuter à l’Assemblée nationale. Pourtant, une partie des soignants n’a pas été conviée.

Dans une lettre adressée à Agnès Firmin le Bodo, présidente de la commission, et aux rapporteurs du texte, un collectif réunissant 13 sociétés savantes et organisations de soignants souligne sa totale « incompréhension ». Il demande « officiellement et formellement » une audition pour chacune des organisations. « Les soignants que nous représentons seront les premiers concernés par le projet de loi et seront tenus de mettre en œuvre ses dispositions » insistent-ils.

Les gériatres sont particulièrement inquiets. « Un quart des Français meurent en Ehpad » soulignent-ils. En outre, « l’implication directe des gériatres dans le processus envisagé d’aide à mourir est spécifiquement mentionnée aux articles 10 et 16 du projet de loi » relèvent le Conseil National Professionnel de gériatrie (CNP), ainsi que des associations de médecins coordonnateurs d’Ehpad, et la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG).

« Depuis le lancement de ce débat, des personnes âgées persuadées que l’aide à mourir existe déjà sont inquiètes de savoir si on va les soigner ou les tuer » déplore Sophie Moulias de la SFGG. « Aujourd’hui, la grande majorité de la population âgée qui souffre de dépression n’est pas traitée » poursuit-elle. « Il n’y a toujours pas de loi grand âge. Cela paraît plus simple d’écrire un texte pour faire mourir qu’une loi pour soigner et accompagner les personnes vieillissantes » dénonce le médecin. Les récents propos de Matthias Savignac, président de la mutuelle MGEN, qui a déclaré que « le taux de suicide des personnes âgées en France montre que la demande est déjà là » ne font qu’augmenter ces inquiétudes.

Le collectif des soignants, dont fait partie la Société médico-psychologique (SMP), regrette également que les organisations de psychologie et de psychiatrie ne soient « pas considérées ».

« Dire qu’une demande de suicide est pathologique ou “raisonnable” semble complètement irréaliste » prévient le chef du service d’urgences psychiatriques de l’hôpital Sainte-Anne, le Dr Raphaël Gourevitch. En outre, alors que les praticiens luttent pour prévenir les suicides, il dénonce le projet de loi « qui en fait la promotion comme une liberté ultime ». « Des demandes de suicide, j’en entends tous les jours aux urgences. Les gens y donnent toujours une explication : la vieillesse, le handicap, l’idée qu’on ne veut pas être un poids pour les autres… Etre malade est aussi un facteur bien connu de dépression. Or ces demandes s’avèrent inconstantes et ambivalentes, y compris chez des gens qui font des gestes graves » souligne le praticien. « Qu’est-ce qui permet de dire que le temps qui reste à vivre à un patient mérite d’être vécu ou non ? C’est une question à laquelle il est impossible de répondre » alerte-t-il.

Du coté des infirmiers, l’audition du conseil national de l’ordre est prévue, mais pas celle du CNP infirmier, qui représente pourtant 700 000 professionnels. « C’est comme si nous étions simplement bons à pousser la seringue. Nous sommes extrêmement choqués de ne pas être entendus, alors que cette loi prévoit que les infirmières et les infirmiers puissent injecter un produit mortel dans l’intention de tuer ou d’“achever” un patient quand un suicide assisté ne se passerait pas comme prévu » s’offusque le porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers, Thierry Amouroux. « Les députés refusent-ils de nous entendre car nous avons alerté des dangers pour les plus fragiles ? »

La présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), Claire Fourcade, fera quant à elle bien partie des soignants auditionnés, mais sa prise de parole risque d’être limitée à une quinzaine de minutes simplement. Son audition est en effet prévue dans le même temps que celle de trois autres médecins, parmi lesquels le Pr Franck Chauvin, chargé d’élaborer le plan décennal pour les soins palliatifs et un médecin favorable à l’euthanasie.

« Nous avons décidé de donner beaucoup de temps au débat. La fin de vie est un sujet complexe, chacun doit avoir le temps de donner sa conviction » tente de rassurer Agnès Firmin Le Bodo, l’ancienne ministre de la Santé qui préside désormais la commission spéciale. Les auditions seront pourtant menées « au pas de charge », malgré les vacances parlementaires, pour permettre l’examen du projet de loi avant les élections européennes de début juin, dénoncent les députés opposés au texte.

« Ce sont des débats sur lesquels nous allons être très mobilisés » prévient Patrick Hetzel, député LR et vice-président de la commission spéciale. « Il aurait fallu deux lois : l’une sur les soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir. Mettre dans un même texte deux approches à la philosophie opposée est une provocation » dénonce-t-il. « Nous sommes sur une modification profonde, et le président de la République ne nomme pas les choses. Il dit que ce texte n’instaure pas le suicide assisté et l’euthanasie, alors que c’est l’un et l’autre. Le sujet est suffisamment important pour qu’on ne s’amuse pas à louvoyer avec les termes » s’offusque le député.

Une fois le texte examiné en commission, il sera discuté en séance par les députés dès le 27 mai. Le vote est prévu quinze jours après.

Source : Gènéthique

Magie, guérisseurs, sorcellerie : fausse spiritualité ?

Dans l’émission En Quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit :

  • Père Jean-Christophe THIBAUT, prêtre du diocèse de Metz
  • Adrien BOUHOURS, historien
  • Guillaume-François SALING, directeur adjoint à la pastorale d’un enseignement catholique

 

Giorgia Meloni ne soutient pas la candidature d’Ursula Von der Leyen à la tête de la commission européenne

En tant que chef du gouvernement italien, Giorgia Meloni entretient naturellement des relations institutionnelles avec Ursula Von der Leyen, l’actuelle présidente de la commission européenne. Mais elle ne l’a pas soutenue en 2019 et ne la soutiendra pas en 2024. Selon elle, le groupe ECR, auquel appartient aujourd’hui Nicolas Bay et demain les députés européens Reconquête, présentera certainement son propre candidat pour la présidence de la Commission.

Depuis quelques semaines, le RN fait courir des rumeurs infondées et de fausses rumeurs sur le positionnement de Giorgia Meloni et le groupe ECR afin de discréditer Reconquête. Ce n’est malheureusement pas à la hauteuir des ambitions affichées par Jordan Bardella de devenir le futur premier ministre de cohabitation d’Emmanuel Macron…

 

Le denier du culte sert-il à l’accueil des migrants en France ?

L’hebdomadaire France catholique vient de publier une tribune faisant le lien entre le denier du culte (ou de l’Eglise) et la nécessité d’offrir une belle liturgie aux fidèles.

De son côté, Boulevard Voltaire a enquêté sur ces catholiques qui s’interrogent sur la destination de ces fonds ainsi récoltés. Le denier du culté est normalement destiné à financer le salaire des prêtres mais qu’en serait-il si ces sommes ainsi récoltées étaient utilisées pour financer l’accueil des migrants en France, transformant ainsi les diocèses concernés comme une pièce des pompes aspirantes de l’invasion migratoire musulmane en Europe. ?

“(…) Financé en partie par l’Open Society Foundations du milliardaire George Soros, [le think thank] Destin commun affiche fièrement sur son site ses nombreux partenaires, parmi lesquels figure la Conférence des évêques de France, organe de représentation de l’Église catholique en France, qui réunit l’ensemble des évêques du pays. Compte tenu de l’orientation progressiste du think tank, ce partenariat n’a pas manqué de susciter l’indignation de nombreux lecteurs et fidèles qui dénoncent une Église « complice » de l’immigration de masse. Sur les réseaux sociaux, certains vont même jusqu’à annoncer ne plus vouloir contribuer par leurs dons aux actions pastorales de l’Église (…)

Depuis septembre 2021, le diocèse de Paris soutient ainsi financièrement (300.000 euros de subvention d’exploitation en 2022), la Maison Bakhita, qui œuvre à accompagner et soutenir les personnes migrantes. Plusieurs paroisses de la capitale ont par ailleurs, les années précédentes, collaboré avec l’association Utopia 56, association connue pour son engagement politique en faveur de l’immigration de masse, en offrant des hébergements à des migrants sans domicile. À Nantes, également, le diocèse a pendent un temps offert un toit à plusieurs familles migrantes. Et le diocèse de Lille a, lui aussi, signé une convention avec Utopia 56 (…) Un appel qui se retrouve aujourd’hui financé directement ou indirectement par les dons des fidèles, dont le denier de l’Église, et qui ne semble pas du goût de tout le monde (…)

« Je ne donne plus au denier de l’Église parce que je ne suis pas d’accord avec la gestion qu’en font les évêques, nous confie ainsi une mère de famille, engagée dans sa paroisse à Paris. Je veux soutenir les causes en accord avec mes convictions, donc je préfère donner à des communautés ou instituts qui ont tout autant besoin de cette aide financière. » Un sentiment partagé par Éric, jeune actif : « Je ne donne pas au denier parce que je préfèrerais savoir très précisément où va mon argent. Je ne veux pas que mes dons servent à financer des projets qui ne correspondent à mes valeurs car je sais que certains évêques, notamment dans mon diocèse, ont une vision très progressiste que je ne partage pas. » Et une autre jeune cadre d’ajouter : « Je considère que je fais partie de l’Église, donc je me sens obligée de donner. Je donne donc un peu à un diocèse rural qui en a sûrement besoin. Mais je donne dix fois plus à deux communautés pour la formation de leurs prêtres et pour les travaux de reconstruction d’une abbaye. »

En 2018, une polémique avait éclaté à propos de la subvention de 574 000€ versé par l’épiscopat français Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) alors que ce dernier avait condamné la Marche pour la Vie et défendu le droit à l’avortement. Ce scandale avait été dénoncé par Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, qui avait clairement fait le lien avec le denier du culte :

Consentir un don, c’est donner des moyens d’action ! Ainsi le croyant donne-t-il à l’Eglise pour œuvrer en accord avec l’Evangile et avec sa conscience.

Le MRJC avait globalement tenu sa position et seul Mgr Ginoux, alors évêque de Montauban, soutenu par seulement 15 évêques avait pris clairement position…

Plus récemment, les décisions de nombreux évêques de suivre les préconisations du CIASE, c’est à dire de dédommager financièrement les personnes se déclarant victimes d’abus sexuels de la part de prêtres, avaient également scandalisé de nombreux fidèles, ne comprenant pas pourquoi lEglise devrait se substituer à la Justice et obérerait les finances de l’ensemble des fidèles pour des cas qui relèvent exclusivement de la responsabilité individuelle…

Projet de loi fin de vie : Écoutez les sans voix

Le 10 avril 2024, le collectif Soulager mais pas tuer a fait résonner la voix de ceux que l’on n’entend pas à propos du projet de loi sur la fin de vie : les personnes en situation de handicap, les personnes fragiles et leurs aidants.

 

Italie : un amendement pro-vie pour permettre une meilleure information des femmes enceintes

Les médias français hurlent en se recopiant les uns les autres, une fois de plus, pour dénoncer une atteinte à l’IVG en Italie : “Les militants anti-IVG pourront désormais pénétrer à l’intérieur des cliniques dédiées à l’avortement”. Le choix des mots est précis : “pénétrer”, “militants”…

En réalité, il s’agit d’un amendement présenté par un député Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, qui devrait permettre aux militants d’associations pro-vie, qui oeuvrent au quotidien pour aider les femmes enceintes, à pouvoir intervenir dans les “centres de conseil” où les femmes qui connaissent une grossesse non désirée se rendent. Les “centres de conseil” sont un peu nos planning familiaux, sauf que ceux ci ne conseillent que l’avortement :

Présenté par le député Lorenzo Malagola de Fratelli d’Italia, le parti de Mme Meloni, l’amendement en question porte sur les « centres de conseil » par lesquels les femmes souhaitant recourir à une IVG doivent passer pour obtenir de la part d’un médecin un certificat attestant de leur requête. La loi prévoit déjà que ces structures, pensées pour favoriser le changement d’avis des femmes concernées, soient accompagnées d’acteurs associatifs. Cependant, la mesure proposée par M. Malagola implique plus spécifiquement qu’elles puissent s’appuyer sur des entités ayant une « expérience qualifiée dans le soutien à la maternité ».

Fabio Rampelli, le vice-président de la Chambre des députés, a affirmé :

“Personne ne veut réformer ou abroger la loi sur l’avortement, mais on veut qu’elle soit appliquée dans sa totalité. L’objectif est d’offrir, sans coût pour l’Etat, la possibilité de réflexion, comme cela est prévu par la loi.”

Après une prise de position contre la GPA de Gorgia Méloni, cet projet est tout à l’honneur de l’Italie et de Fratelli d’Italia, qui est en tête des sondages, autour de 30%, pour les élections européennes.

21 avril…

Un second tour n’est jamais acquis d’avance…

 

Terres de Mission : Non, le Christ n’est pas un mythe !

Terres de Mission reçoit François Villars qui, pour demander la guérison de son fils atteint du cancer, a entrepris en 2021 un pèlerinage de 1 300 kilomètres de Vézelay à Lorette – aventure qu’il relate dans un livre : “Deux millions de pas” (Arwann).

Puis, Matthieu Lavagna, jeune philosophe travaillant pour l’association Marie de Nazareth, présente la réfutation qu’il a faite du livre publié par le philosophe athée Michel Onfray, “Théorie de Jésus”. Avec “Libre réponse à Michel Onfray” (Artège), Matthieu Lavagna ne se contente pas de présenter les arguments sur l’historicité de Jésus de Nazareth, il répond également aux poncifs les plus connus contre le christianisme que reprend Michel Onfray.

Crise de la foi en Italie

L’Italie est confrontée à un effondrement catastrophique de la foi, la participation à la messe tombant à 10 % de la population, voire moins dans certaines régions.

Le déclin constant, voire accéléré, de la pratique de la foi catholique chez les Italiens est détaillé dans une nouvelle étude publiée par le professeur Luca Diotallevi de l’université de Rome dans un livre intitulé La messa è sbiadita : La partecipazione ai riti religiosi in Italia dal 1993 al 2019 (La messe s’est évanouie : La participation aux rites religieux en Italie de 1993 à 2019).

Dans ce livre, M. Diotallevi examine les chiffres, les données démographiques et les causes possibles de l’effondrement brutal de la participation à la messe dominicale en Italie au cours des 30 dernières années. Selon ses conclusions, le catholicisme italien est sur le point de disparaître.

Selon l’étude de Diotallevi, qui s’appuie sur les chiffres de l’ISTAT, l’Institut national italien des statistiques, la fréquentation de la messe en Italie est en chute libre depuis 1993, avec une baisse plus marquée à partir de 2005 et un nouveau plongeon en 2020 et 2021, correspondant à la période de la pandémie de COVID-19. En 2017, pour la première fois, le nombre de catholiques italiens qui n’assistent “jamais” à la messe a dépassé le nombre de ceux qui déclarent y assister “au moins une fois par semaine”.

En 1993, le nombre de catholiques pratiquants par rapport à la population totale de l’Italie était déjà faible (37,3 %). Ce chiffre est tombé à 23,7 % en 2019. Diotallevi souligne que la participation déclarée à la messe dominicale régulière est toujours plus élevée que la participation réelle, de sorte que le pourcentage réel de catholiques pratiquants est encore plus faible que ne le montrent les statistiques officielles. Une crise qui touche également les femmes.

“Étant donné que les femmes en Italie ont traditionnellement été les protagonistes de la transmission des pratiques et des croyances religieuses aux jeunes générations, et que les femmes ont aussi souvent été le lien le plus fort entre les adultes et la religion – par exemple, dans les communautés familiales – la fuite des femmes âgées des rituels religieux, qui dure depuis plusieurs décennies maintenant, est lourde de conséquences pour le présent et encore plus pour l’avenir de la religion en Italie, et donc aussi pour la société et la culture de ce pays”.

S’interrogeant sur les causes possibles d’un abandon aussi catastrophique du catholicisme dans un pays qui se trouve au cœur de l’Église, le professeur romain a émis l’hypothèse que les abus et les bouleversements liturgiques auxquels l’Église italienne a été soumise figuraient parmi les causes probables. Il souligne en particulier la “spectacularisation progressive des liturgies vaticanes qui s’est produite au cours des trois derniers pontificats” à Rome, ainsi que les innovations liturgiques avec lesquelles le clergé italien a scandalisé les catholiques fidèles.

“Beaucoup de rituels nominalement encore très institutionnalisés et centralisés (‘centrés sur la liturgie’) peuvent maintenant avoir été transformés, en partie ou entièrement, en ‘rituels centrés sur la performance'”.

Les nombreuses solutions adoptées par le clergé au cours des périodes de fermeture qui ont eu lieu récemment lors de la pandémie de COVID-19 peuvent également avoir joué un rôle.

Parmi les abus liturgiques publics que l’Italie a connus récemment, citons une messe sacrilège célébrée sur une planche de surf, dans l’eau, à la plage, le prêtre étant torse nu, un scandale qui a incité les autorités civiles locales à envisager d’inculper le prêtre pour offense publique à la religion. Un autre prêtre a célébré la messe dans un parc, vêtu d’une étole “pride” arc-en-ciel et d’une tenue de cycliste moulante, et a plaisanté lorsque des hosties ont été projetées par le vent sur le sol après la consécration.

Sans parler des nombreux scandales moraux, doctrinaux et financiers dont le Vatican est depuis longtemps criblé et qui ont certainement dissuadé les catholiques italiens de faire confiance à l’Église et de pratiquer la foi.

Le diagnostic désastreux du professeur Diotallevi est que très bientôt, en Italie, la pratique de la foi catholique par l’assistance à la messe dominicale “sera réduite à un chiffre proche de 10 % de la population, ce qui, dans de nombreuses régions du pays, correspond à un chiffre réel à un seul chiffre”.

La crise de la religion aujourd’hui, conclut-il, est mise en évidence par l’effondrement imminent et presque total du catholicisme dans un pays qui a produit plus de 200 papes et où se trouve le cœur de l’Église.

Troisième dimanche après Pâques

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Introït Jubiláte Deo, omnis terra

Les deux premiers versets du psaume 65 qui fournissent le texte de l’introït de ce dimanche sont une éclatante invitation  à louer Dieu.

Jubiláte Deo, omnis terra psalmum dícite nómini ejus, date glóriam láudi ejus.
Poussez des cris de joie pour Dieu, toute la terre, chantez un psaume à son nom, rendez glorieuse sa louange.

« La mélodie exprime bien cette hymne de louange à Dieu. Tout sonne clair, soit dans le quasi syllabisme du début, soit dans les belles courbes mélodieuses de la deuxième phrase. Et c’est pour finir le triple alléluia qui, après une descente au grave, se redresse soudain et jaillit comme une splendide acclamation ». (Dom Joseph Gajard)

C’est le verset suivant du psaume 65 qui est ensuite psalmodié.

Dícite Deo, quam terribília sunt ópera tua, Dómine ;
Dites à Dieu, Seigneur, que vos œuvres sont redoutables ;

In multitúdine virtútis tuæ mentiéntur tibi inimíci tui.
Devant l’étendue de votre puissance vos ennemis vous mentent.

 Précisons que ce mensonge est dû au fait que les ennemis du Seigneur seront obligés de le louer !

Alléluia 1 Redemptiónem misit Dóminus 

Les dimanches du temps pascal ne comportent pas de graduel mais deux alléluias qui sont généralement très différents l’un de l’autre, le second étant en particulier beaucoup plus long que le premier. C’est le cas en ce IIIe dimanche après Pâques où le 1er alléluia est très court. Le texte du verset est tiré du psaume 110, Confitébor, psaume d’action de grâces que l’on chante aux vêpres du dimanche.

Redemptiónem misit Dóminus pópulo suo.
Le seigneur a envoyé la Rédemption à son peuple.

C’est le thème central du mystère pascal, et l’objet de notre reconnaissance qui sont ici résumés en ces quelques mots. La mélodie de l’alléluia est une mélodie type que nous avons déjà entendue plusieurs fois, notamment au temps de Noël, mais la mélodie du verset n’est pas ici celle qui va habituellement avec cet alléluia. Elle est originale et débute par un bel élan sur le mot Redemptiónem, puis s’apaise sur Dóminus en une cadence élargie pleine de révérence pour le nom du Seigneur, et elle reprend pour finir la mélodie de l’alléluia.

Alléluia 2 Oportébat pati Christum

Oportébat pati Christum et resúrgere a mórtuis, et ita intráre in glóriam suam.
Il fallait que le Christ souffrît et ressuscitât des morts, et qu’ainsi il entrât dans sa gloire.

Vous aurez reconnu, j’en suis sûr, dans ce texte du second alléluia de cette messe du IIIe dimanche après Pâques, les paroles du Christ à ses compagnons d’Emmaüs lorsqu’il leur expliquait les Écritures. Nous les avons entendues dans l’antienne du Bénédictus de vendredi. Elles sont complétées par la mention de la résurrection, tirée des explications données par Notre Seigneur aux apôtres réunis au cénacle au soir de ce même jour.

Reprenons pour la mélodie de cet alléluia, les commentaires de Dom Gajard :

« Exemple typique d’un alléluia où l’on chercherait vainement la joie. Aussi est-ce bien une méditation sur la Passion du Christ considérée comme la rançon obligée de sa gloire.

Aucun mode n’était plus indiqué que le 4e, le mode extatique par excellence. Impossible d’entendre sans être impressionné monter cette vocalise serrée, lourde, alourdie encore par les répétitions.

Le verset reprend à peu près les mêmes thèmes avec, pour mettre l’idée en valeur, la descente au grave de resúrgere et la double insistance à l’aigu sur les mots essentiels : et ita, in glóriam ».

Offertoire Láuda ánima mea Dóminum

L’offertoire du IIIe dimanche après Pâques est encore un chant d’action de grâces dont le texte est formé des premiers versets du psaume 145, cantique de louange au Seigneur pour sa bonté et sa toute-puissance.

Láuda ánima mea Dóminum ;
Mon âme loue le Seigneur ;

Laudábo Dóminum in vita mea,
Je louerai le Seigneur toute ma vie,

 Psallam Deo meo quámdiu ero.
Je chanterai un psaume à mon Dieu tant que je vivrai.

Mais ici la mélodie n’est pas éclatante et enthousiaste comme dans l’introït. Elle possède le caractère de méditation intérieure et contemplative commun à la grande majorité des chants d’offertoire.

Communion : Módicum et non vidébitis me

Achevons les chants du propre de ce IIIe dimanche après Pâques avec l’antienne de communion.

Módicum et non vidébitis me ;
Un peu de temps et vous ne me verrez plus !

ĺterum módicum et vidébitis me, quia vado ad Patrem
Puis encore un peu de temps et vous me reverrez, car je vais vers mon Père.

Ces paroles, rapportées par saint Jean, ont été prononcées par N.S. après la Cène.

Il prédisait là sa mort et sa glorieuse Résurrection, mais aussi son retour, à la fin des temps pour son triomphe complet et définitif.

La mélodie, en ce temps pascal, s’oppose à la gravité du discours de la Cène et est légère et pleine d’allégresse, à peine voilée par l’évocation de la Paternité divine qui évoque la séparation.

Les Belles figures de l’Histoire : Saint Benoit, patron de l’Europe

Aymeric Pourbaix reçoit le Père Jean-François THOMAS, jésuite.

L’administration Biden fait pression sur le Guatemala pour qu’il se retire de la déclaration pro-vie contre le “droit” à l’avortement

Trente-six nations affirment actuellement par écrit qu'”il n’existe pas de droit international à l’avortement, ni d’obligation pour les États de financer ou de faciliter l’avortement”.

Les sénateurs républicains exhortent le président guatémaltèque Bernardo Arévalo à rester ferme face aux efforts de l’administration Biden pour faire pression sur lui afin qu’il retire son soutien à une déclaration affirmant qu’il n’existe pas de droit à l’avortement. Signée par 36 nations, la déclaration du consensus de Genève affirme que “tout être humain a un droit inhérent à la vie”, qu'”en aucun cas l’avortement ne doit être encouragé comme méthode de planification familiale”, que “toute mesure ou modification relative à l’avortement dans le système de santé ne peut être déterminée qu’au niveau national ou local selon le processus législatif national”, que “l’enfant… a besoin de garanties et de soins particuliers… avant comme après la naissance”. Les signataires affirment qu’

“il n’existe pas de droit international à l’avortement, ni d’obligation pour les États de financer ou de faciliter l’avortement, conformément au consensus international de longue date selon lequel chaque nation a le droit souverain de mettre en œuvre des programmes et des activités conformes à ses lois et à ses politiques”.

Le président Joe Biden a retiré les États-Unis de la déclaration quelques jours après son entrée en fonction, dans le cadre de ses efforts continus pour promouvoir l’avortement sur demande dans le monde entier.

Le Centre pour la famille et les droits de l’homme (C-FAM) a rapporté que l’administration Biden utilise l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour inciter les pays à se retirer de la déclaration.

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