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Chronique des cinglés

Derek Eloy est né le 30 octobre par césarienne à Palma de Majorque.

Sa venue au monde a été réalisée par la mise en œuvre d’une technique développée par la société INVOcell. L’embryon est d’abord resté cinq jours dans l’utérus d’Estefanía qui, selon ses propres termes, s’est comportée « comme si elle était une couveuse ». Le reste de la grossesse s’est déroulé dans l’utérus d’une autre femme, Azahara, qui a donné naissance à l’enfant.

Les deux femmes voulaient essayer « une technique alternative aux méthodes de reproduction conventionnelles » qui permet aux deux femmes de « participer le plus possible à la grossesse ». Elles ont décidé que « c’est Azahara qui serait enceinte ». Estefanía ayant subi une opération de l’estomac, « elle devait contrôler son alimentation ».

Le dispositif INVOcell « fonctionne comme un petit incubateur ». Implanté en haut du vagin, sous le col de l’utérus de l’une des deux femmes, il « permet au développement de l’embryon au cours des premiers jours de se dérouler à l’intérieur du corps, et non en laboratoire » explique le Dr Gustavo Carti, coordinateur médical de l’unité de reproduction assistée de Juaneda Fertility. La fécondation a également lieu « dans le corps de la patiente ».

Cette technique est utilisée « depuis longtemps » aux Etats-Unis et en Amérique latine. Pour l’équipe médicale, elle « ne révolutionne pas la procréation assistée ». Toutefois,

« le cas de Derek Eloy est “significatif”, non pas tant parce qu’il s’agit de la première grossesse dans ces conditions en Europe, mais parce que deux femmes ont été gestatrices ensemble ».

Source : Gènéthique

Indi Gregory est morte

En Angleterre, les traitements qui maintenaient en vie Indi Gregory, un bébé de huit mois atteint d’une maladie mitochondriale, ont été interrompus ce week-end. Elle a cessé de respirer samedi soir, mais avait recommencé à respirer par la suite. Elle est finalement décédée ce lundi, à 1h45, heure locale.

Le 10 novembre, au cours d’une ultime audience, la justice britannique avait rejeté la demande des parents, et confirmé que l’arrêt du traitement de la petite fille ne pourrait pas avoir lieu à domicile, contrairement au souhait de sa famille. Les magistrats considèrent que ce serait « trop dangereux » de le faire en dehors d’un lieu médicalisé « compte tenu des complications cliniques ». Son père a réagi :

« Cela sonne comme un nouveau coup de poing dans la figure, et nous ne renoncerons pas à nous battre jusqu’au bout pour que notre fille ait une chance de vivre ».

Le 11 novembre, « Indi a été transférée de l’hôpital en ambulance avec une escorte de sécurité » vers un « hospice ». « On lui enlèvera le respirateur et on lui mettra un masque à oxygène qu’elle pourra garder pendant une semaine » a expliqué le père de l’enfant. Il s’était dit « dévasté et en colère » que

« le Royaume-Uni ait condamné à mort une petite fille encore en vie au lieu d’accepter l’offre de l’Italie de la soigner sans frais pour le Gouvernement britannique ».

Andrea Williams, directrice générale du Christian Legal Centre qui soutient la famille, avait déclaré qu’

« il est très préoccupant qu’un enfant puisse être retenu contre la volonté de ses parents alors qu’ils disposent d’un traitement alternatif. Le transfert d’Indi en Italie n’entraîne aucun coût pour le contribuable ou le NHS. Qu’est-ce qui, au cœur de cette affaire, empêche le Queen’s Medical Centre d’autoriser le transfert d’Indi à Rome ? »

Samedi, le porte-parole du Vatican, Matteo Bruni, avait indiqué que le pape François soutenait « la famille de la petite Indi Gregory (…) et pri(ait) pour eux et pour elle ».

Source : Gènéthique

« IVG » : « Mes amis, au secours… »

De Rémi Fontaine pour Le Salon beige :

Au moment où passe sur les écrans le film de Frédéric Tellier sur l’Abbé Pierre, joué remarquablement par Benjamin Lavernhe, comment ne pas évoquer son fameux appel historique du 1er février 1954 :

«  Mes amis, au secours… une femme vient de mourir gelée cette nuit… serrant sur elle le papier par lequel on l’avait expulsée… Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure… »

Cet appel salutaire renvoie à un autre lancé beaucoup plus discrètement par Mgr Vingt-Trois dans une lettre pastorale du 21 mai 2004 :

« Notre époque est fertile en procureurs zélés pour dénoncer les silences coupables du passé. Oserais-je vous dire que je m’interroge souvent devant Dieu sur les silences dont on pourra nous accuser dans quelques décennies ou siècles… ? Quand je dis “nous”, je ne pense pas seulement aux intellectuels éclairés dont les opinions ont si souvent suivi le “politiquement correct” ou le “médiatiquement correct”. Je pense à nous chrétiens et, premièrement, à nous évêques qui avons reçu mission de guider le peuple chrétien. »

L’archevêque de Tours ne pointait plus là les silences honteux vis-à-vis des sans-abris, qui, même s’ils sont toujours trop nombreux, voire de plus en plus nombreux en France, ne manquent plus de porte-paroles et d’associations humanitaires et charitables pour les secourir un minimum aux côtés d’immigrés de plus en plus nombreux également. Il ne visait pas non plus forcément l’omerta scandaleuse sur les abus qui a explosée depuis, notamment dans l’Eglise. Non, il s’agissait explicitement des silences coupables à propos d’enfants qui ne meurent pas dans la rue ou dans la mer mais dans le ventre même de leur mère, abusés in utero par volonté d’une loi abominable et d’hommes politiques plus indifférents encore à ce cri(me) silencieux et étouffé, qu’à celui des misères de la guerre, de la rue ou de la soi-disant libération sexuelle… Massacre d’innocents dont le nombre a encore augmenté l’an dernier.

Si bien que, près de vingt ans après cette interrogation du futur cardinal de Paris, au moment même où Emmanuel Macron veut en plus inscrire le droit ou la liberté d’avorter dans la constitution, on pourrait reprendre, en le paraphrasant à peine, l’appel de l’abbé Pierre à l’adresse de tous et plus particulièrement des parlementaires :

Mes amis au secours… plusieurs centaines de bébés viennent encore de mourir aujourd’hui dans les avortoirs français où on les a expulsés du ventre de leur mère, serrant encore leurs doigts minuscules. Devant leurs petits frères mourant d’indifférence, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous en prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de malheur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France, merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abris-maternels, aux petits enfants qu’on s’apprête à avorter ou à stocker dans l’azote liquide. Ouvrir la porte de son cœur, en demandant la fermeture des avortoirs et l’interdiction des manipulations « bioéthiques ». En donnant aux mères en détresse les moyens d’accueillir la vie nouvelle qu’elles portent en elles. En affichant à leur intention et celle de tous les enfants à naître sur le fronton de nos cliniques et de nos hôpitaux : « Ici, on aime ! »

Comme on voudrait qu’un tel appel – celui lancé en substance par le docteur Xavier Dor pendant des années – connaisse le même retentissement médiatico-politique que celui de l’abbé Pierre en son temps, constituant le même détonateur de l’insurrection du respect de la vie ! Valant du reste aussi bien à propos de la loi sur l’euthanasie que s’apprête également à faire passer notre très transgressif Président au mépris des soins palliatifs. Et comme on souhaiterait, pour aider à ce faire, que cet appel soit lui-même repris ou relancé sans cesse par nos évêques et nos pasteurs !

Car comment prétendre bien s’entraider, vivre en paix, loger les plus démunis, quand on exclut, prive, expulse de leur propre logement naturel les plus petits, les plus faibles et les plus pauvres des hommes en les éliminant ainsi sans pitié ? C’est la grande intuition de Mère Teresa : « Si une mère peut tuer son propre enfant dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? » Le crime commis contre l’innocent enfant à naître (mais aussi contre le vieillard ou le malade démuni) est « le plus grand destructeur de la paix » et de notre civilisation chrétienne. Et la sainte de Calcutta de nous proposer au contraire le remède : « nous aimer les uns les autres jusqu’à en avoir mal ». Le remède d’aimer c’est d’aimer davantage, comme disait aussi Marie Noël. Pour que les futures mères, les malades ou les vieillards en détresse et les pauvres – « vous en aurez toujours avec vous… » (Jn 12, 8) – ne soient plus miséreux…

Il nous faut, plus que jamais, nous faire les voix des sans-voix, appelant les évêques et les prêtres à être eux-mêmes des haut-parleurs selon leur mission d’éveilleurs d’âmes. Dans le désert moral qui a recouvert notre pays, il nous faut des voix prophétiques. Pour toucher enfin la population et les politiques, comme a su le faire l’abbé Pierre. Et ne pas mériter tous ensemble le reproche évoqué par Mgr Vingt-Trois.

« Mes amis, au secours… »

Rémi Fontaine

“Une vie vaut une vie”, mais il y en a qui sont plus vivantes que d’autres…

Dans sa “Lettre aux Français” publiée hier à l’occasion de la marche contre l’antisémitisme, Emmanuel Macron ose écrire :

Un peuple qui n’a jamais rien cédé de ce principe simple, installé par la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen : une vie vaut une vie. Par-delà les origines, les parcours, les croyances, les choix.

Et “en même temps”, le même veut constitutionnaliser l’élimination de l’enfant à naître et légaliser le meurtre des personnes âgées ou malades…

“A l’origine, notre cœur était avec notre trésor, mais ensuite notre cœur s’est orienté vers des trésors matériels et vers nos petits égos”

Mgr Vrtanès Aprahamyan, Primat du diocèse d’Artsakh, est interrogé sur Nouvelles d’Arménie suite à la prise de l’Artsakh par l’Azerbaïdjan. Extrait :

[…] Ce n’est pas l’Artsakh qui est tombé, mais nous qui avons chût. L’Artsakh existe toujours, c’est nous qui devons nous relever, nous donner pour mission de retrouver notre patrie dans les délais les plus brefs. Il faudra commencer par reconnaitre que nous nous sommes trompés, que nous avons échoué, que nous nous ne nous étions pas fixé une mission aussi essentielle dans nos esprits.

Le décret portant dissolution de la République a constitué l’ultime étape de la perte de l’Artsakh. Quand a débuté ce processus ? Quand et comment a commencé le déclin de l’Artsakh ?

L’Artsakh n’avait pas été libéré parce que ses libérateurs de l’époque étaient plus intelligents et combattaient mieux, mais parce que leur lutte était noble et emplie d’amour. Dieu qui avait vu le cœur des gens leur avait alors accordé la victoire. Mais les gens ne l’ont pas compris car ils étaient devenus présomptueux et arrogants. Puis, ceux même qui avaient libéré l’Artsakh ont construit des murs plus solides non pas pour notre patrie, mais pour leurs propres résidences. Cela a été dévastateur. Nous ne savions pas à quel trésor nous avions affaire. Dans les Évangiles il nous est dit « là où est ton trésor, là est ton cœur » [Saint Mathieu 6, 19-23] . A l’origine, notre cœur était avec notre trésor, mais ensuite notre cœur s’est orienté vers des trésors matériels et vers nos petits égos. Durant 30 ans, l’ennemi a élaboré des plan en vue de sa victoire. Nous n’avions pas conscience qu’une telle chance ne nous serait donnée qu’une seule fois dans l’existence de notre État et nous nous nous sommes endormis sur nos lauriers. C’est pourquoi la défaite de l’Artsakh s’est enracinée dans notre victoire.

Au fil des années, n’avons-nous pas aussi connu un affaiblissement de nos valeurs ?

Oui, c’est évident. Je m’explique. Si, par exemple, vous vous attribuez entièrement la grâce du talent qui vous a été donné de peindre, alors tout peut être perdu. Vous devez être reconnaissant et comprendre d’où vient cette grâce.

Des fautes ont-elles été intentionnellement commises ou était-ce des erreurs ?

Le clergé est également responsable de ne pas avoir à certains moments guidés les fidèles. Les intellectuels n’ont pas su non plus le faire, se contentant de n’être que de simples supplétifs du pouvoir en profitant de l’abondance de ces tables luxueuses. Cela est encore vrai aujourd’hui. […]

Sur l’islam, l’obscénité de la Macronie n’a pas de limite

C’était à n’en pas croire nos yeux. Nous avons croisé ce tweet obscène du 12 novembre 2023 :

Pas d’origine, pas de religion, nos poilus ? Nos morts de 1939-1945 et d’autres combats ? Nous avons pensé que le tweet émanait d’une gourde quelconque. En fait nous avions bien sûr raison mais ce que nous ne savions pas, c’est que la gourde figure au gouvernement borné. Mme Patricia Miralles a été nommée par M.Macron. Nommée quoi ? Secrétaire d’Etat chargée des Anciens combattants et –accrochez-vous- de la Mémoire.

Tout ça bien sûr pour ne pas risquer de froisser les musulmans de France, ce qui d’ailleurs démontre un mépris insensé à leur égard. Un musulman mort pour la France a, lui, droit à une religion et à une origine que M.Darmanin, ministre de l’intérieur, est encore allé honorer ce 11 novembre à la Grande mosquée de Paris.

Pourquoi « encore » ? Parce que c’est une obsession de la Macronie : cela fait partie du plan pour faire comprendre aux Français que les musulmans ont  –forcément comme eût dit Marguerite Duras- joué un rôle crucial dans l’histoire de France.

  • Alors, le 7 novembre 2019, Castaner se rendait à la Grande mosquée de Paris pour rendre hommage aux soldats musulmans morts pour la France (« tirailleurs, goumiers, spahis, zouaves pour beaucoup puisaient leur foi dans les sourates du coran » ânonnait ce grand orateur) ;
  • le 29 juillet 2020, M.Darmanin, nouvellement nommé en remplacement de M.Castaner, s’empressait d’aller rendre hommage aux combattants musulmans morts pour la France, cette fois-ci à Douaumont au mémorial des soldats musulmans ;
  • le 18 septembre 2020, M.Darmanin se rendait à la Grande mosquée de Paris pour dire que « les combattants musulmans ont fait notre histoire, ils sont notre histoire» ;
  • visite encore de M.Darmanin à la Grande mosquée de Paris le 14 avril 2022 pour un repas de rupture de jeûne de ramadan ; il a bien dû passer devant une stèle commémorative ;
  • le 19 octobre 2022, pour le centenaire de la pose de la première pierre de la Grande mosquée de Paris, c’était au tour de M.Macron d’y venir rendre un nouvel hommage aux soldats musulmans morts pour la France ; il se livrait en même temps à une réconfortante envolée lyrique sur l’islam (« Islam ouvert aux autres religions, pleinement inscrit dans la République»).

Islam tellement pleinement inscrit dans la République que voici un verbatim du prêche [sic !] donné à cette même Grande mosquée de Paris le vendredi 10 novembre 2023 soit deux jours avant la marche contre l’antisémitisme (l’imam parle en français mais avec un tel accent, sans doute algérien, qu’il est très difficile à comprendre) :

« Où sont les organisations internationales ? Et où sont les défenseurs des droits de l’homme ? Où sont ceux qui prétendent défendre les libertés et l’égalité humain [sic, si on a bien compris] ? Où sont-ils ?  Nous sommes attristés de voir que le peuple palestinien, le peuple gazaoui jugé par deux poids, deux mesures. Cependant [inintelligible] revendication de la liberté, d’égalité et de prétendus droits de l’homme, que le peuple de Gaza est exterminé. Le peuple de Gaza est exterminé au feu et aux yeux du monde entier. La communauté musulmane de France se trouve dans deux [sic] positions entre le marteau et l’enclume. Celle où elle est assimilée à un agresseur et l’autre côté où elle fait l’objet d’attaques permanentes par les médias et les hommes politiques qui nous dénient le droit de dénoncer l’islamophobie et prend des proportions alarmantes. C’est pourquoi la Grande mosquée de Paris a saisi l’organe de contrôle des médias, l’Arcom ainsi que la Grande mosquée de Paris va saisir les tribunaux pour poursuivre les auteurs de ces actes islamophobes. Voulez-vous que nous participions à cette marche ? Pouvons-nous faire la même marche pour l’anti-musulman ? Pouvons-nous faire, si vous participez, une marche pour l’anti-islam et l’anti-musulman ? Et votre patrie [incompréhensible]. Alors pourquoi ce que nous disons et faisons est-il perçu comme une intrusion ou comme une agression et un non-respect des lois de la république [incompréhensible] ? Sommes-nous égaux ? Sommes-nous des français ou des français de seconde zone ? Pour ces raisons et autres [sic], la Grande mosquée de Paris annonce qu’elle ne participera pas à la marche prévue dimanche prochain contre l’antisémitisme ».

On rappellera à ce propos un petit paragraphe contenu dans la Charte des principes pour l’islam de France du 17 janvier 2021, l’un de ces textes innombrables signés en veux-tu-en-voilà par diverses institutions musulmanes pour démontrer qu’elles respectent les valeurs de la République comme on le voit :

« Nous refusons que les lieux de culte servent à diffuser des discours politiques ou importent des conflits qui ont lieu dans d’autres parties du monde. Nos mosquées et lieux de culte sont réservés à la prière et à la transmission de valeurs. »

C’était donc en plus la veille de la venue de M.Darmanin comme dit plus haut. Un succès total.

Mais au moins, les soldats musulmans ont été à la fête. Pas comme ces ploucs de bouseux français, très majoritairement chrétiens, morts pour la patrie et dont les noms figurent aux monuments aux morts !

Pour faire bonne mesure sur l’obscénité de la Macronie concernant l’islam et dans ce temps ramassé, voilà la dernière saillie de Mme Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, co-organisatrice de la marche d’hier contre l’antisémitisme, ce 13 novembre 2023 en réponse à la question « Quel est le carburant principal de l’antisémitisme aujourd’hui ? ». Elle répond : « Je ne sais pas ». Un canard sans tête, quoi. On peut tirer l’échelle.

Rififi chez Wikipédia

Le Figaro rapporte que l’encyclopédie en ligne, fortement marquée à gauche, est très mal gérée… comme tout ce qui est à gauche :

L’association chargée de soutenir et diffuser les projets du Wikipédia français accuse de lourds déficits. Une mauvaise gestion financière qui révèle, en creux, des accointances idéologiques dénoncées au sein même de la communauté Wikipédia.

Pour l’assemblée générale de Wikimédia France qui se tenait ce samedi 11 novembre, les sujets de crispation ne manquaient pas au sein de l’association, chapitre national de la Wikimedia Foundation (qui héberge la grande encyclopédie en ligne collaborative Wikipédia). En cause d’abord, plusieurs articles parus notamment dans Le Point et Factuelqui reprennent les révélations que faisait en 2022 Le Figaro au sujet d’une association militant pour l’inclusion de genre sur Wikipédia, Les sans pagEs (LSP). Cette dernière cherche initialement à créer des pages Wikipédia sur des femmes célèbres, pour compenser le « gender gap» sur l’encyclopédie. Et cherche à renforcer la visibilité des luttes LGBT sur Wikipédia, à travers son projet «Wiki Loves Pride». […]

Malgré une hausse significative de ses recettes, due notamment au doublement des subventions publiques dont elle bénéficie (désormais plus de 100.000 €), Wikimédia France accuse cette année un déficit de 243.000 €. Pour un budget total d’un million et demi, financé pour partie par les dons (près de la moitié des recettes) et pour partie par une subvention allouée par la Wikimédia Foundation (un tiers des recettes), laquelle vit d’ailleurs elle-aussi de dons. […]

De l’importance de connaître notre propre histoire

Le 9 novembre 2023, lors de la première conférence des Organisations religieuses catholiques sur l’esclavage, Mgr Shelton Fabre, évêque de Louisvill,e a déclaré : “Si nous ne racontons pas notre propre histoire, quelqu’un d’autre ou une entité racontera certainement une version biaisée, qui ne sera peut-être pas guidée par la vérité et la foi, comme la nôtre le sera – espérons-le.” Il insiste donc sur l’importance de partager nos propres histoires, aussi douloureuses et pécheresses soient-elles.

Est-il besoin que cette nécessité de découvrir et de raconter notre propre histoire dépasse largement le cas de l’esclavage?
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Fondation pour l’école : 15 années au service de la liberté scolaire

Depuis sa création en 2008, la Fondation pour l’école a œuvré sans relâche pour promouvoir la liberté scolaire :

Succès du documentaire ‘After Death’ au box-office américain

Le documentaire “After Death”, explorant des récits d’expériences de mort imminente, a fait une entrée retentissante au box-office américain le 27 octobre, en se positionnant à la quatrième place. Ce documentaire est produit par Angel Studios, la même équipe derrière la série “The Chosen”.

Dans “After Death”, le pasteur Don Piper, auteur de “90 minutes au paradis” (éd. du Roseau) et John Burke, auteur de “Imagine Heaven” (éd. Baker Books), partagent leurs expériences intimes de mort imminente. Le film juxtapose ces témoignages personnels avec les explications scientifiques de médecins et d’experts sur le sujet.

«Ce film guide les gens vers le paradis», a affirmé Don Piper dans une interview à Christian Headlines. Il poursuit en disant: «Dans le pire des cas, il initie la conversation. Dans le meilleur des cas, il représente le premier pas d’une personne vers la gloire de Dieu».

Ce succès de “After Death” survient peu de temps après que la diffusion de la saison 4 de “The Chosen”. Par ailleurs, un autre documentaire mettant en lumière la mission d’un pasteur en Corée du Nord est en lice pour les Oscars – ce qui confirme le succès des “faith based movies” aux Etats-Unis.
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Complotisme du film Sound of freedom ? Qui, du film ou des médias, a réellement propagé cette théorie ?

Le Monde souligne le succès du film Sound of freedom, qui sort cette semaine sur les écrans français :

C’est le succès le plus improbable du box-office américain en 2023. Sorti le 4 juillet dans une combinaison relativement modeste de 1 500 salles, Sound of Freedom, d’Alejandro Gómez Monteverde (qui sort en France le 15 novembre), a accumulé 185 millions de dollars de recettes pour un budget de production à peine supérieur à 14 millions. Sound of Freedom est inspiré de l’histoire vraie de Tim Ballard, fondateur d’Operation Underground Railroad, une organisation qui lutte contre le trafic d’enfants.

Son distributeur, basé dans l’Utah, Angel Studios, qui s’appuie sur le crowdfunding pour financer ses films et séries télévisées essentiellement à contenu religieux, n’en est pas à son coup d’essai : cette année, le film de David Helling mettant en scène le sacrifice d’Isaac, a rapporté 12 millions de dollars, pour une mise de départ inférieure à 500 000 dollars. Pour Sound of Freedom, Angel Studios a attiré 7 000 investisseurs qui ont apporté 5 millions de dollars et mis au point un système baptisé « Pay It Forward », grâce auquel les spectateurs peuvent acheter des billets de cinéma à l’intention de ceux qui n’ont pas les moyens de se les offrir.

Dans le Journal du Dimanche, Elisabeth Caillemer écrit :

[…] Parce qu’il est soutenu par Donald Trump, Elon Musk et les milieux conservateurs, il est frappé du sceau de l’infamie. Puis il est taxé de complotisme en raison de sa prétendue proximité avec les thèses de la secte QAnon, laquelle affirme notamment qu’une certaine élite mondiale serait complice d’enlèvements d’enfants dont elle abuserait avant de les tuer pour en extraire l’adrénochrome, une substance aux vertus régénératrices. C’est ensuite au tour de Tim Ballard, mormon et père de neuf enfants, d’être pris pour cible, certains de ses pairs lui reprochant ses méthodes de travail douteuses. L’homme est en outre accusé d’extorsion de fonds et d’agression sexuelle par six femmes depuis le début du mois d’octobre. Sur le banc des accusés se trouve aussi Jim Caviezel. Ce catholique conservateur, qui a tenu le rôle principal dans La Passion du Christ de Mel Gibson, est suspecté d’adhérer aux théories conspirationnistes de QAnon. Enfin, arrive le tour d’Angel Studios. Fondée en 2021 par quatre frères mormons, la société est spécialisée dans le financement participatif de films d’inspiration chrétienne. Son tort : avoir ajouté à la fin du film une intervention de Jim Caviezel invitant les spectateurs à financer des places de cinéma pour ceux qui n’auraient pas les moyens de s’y rendre. D’aucuns y ont vu une manœuvre destinée à amplifier artificiellement le nombre d’entrées dans les salles.

Propagées par des médias américains, ces polémiques ont été relayées fissa par certains journaux français qui, pratiquant l’art du copier-coller, ont fomenté des critiques du film avant même de l’avoir vu. La ritournelle a tourné en boucle : l’extrême droite et les complotistes ont aimé ce film, donc c’est un film complotiste d’extrême droite. Une reductio ad hitlerum bien curieuse pour un film dont le sujet devrait normalement faire l’unanimité.

Face à ce déferlement, la société Saje, chargée de distribuer le film en France, s’est dite « sidérée de découvrir la polémique qui a entouré la sortie du film aux États-Unis en juillet dernier, tant l’écart avec le contenu du film était grand ». Ce que les spectateurs constateront sans mal.

Elle a donc publié un argumentaire pour laver le film de tout soupçon de complotisme. « La plupart de ces attaques se sont révélées infondées ou en parfait décalage avec le contenu réel du film », fait-elle valoir en guise d’introduction, avant de démonter un par un les arguments de ses détracteurs. « Le film en lui-même n’a aucune référence politique et ne fait absolument jamais mention des thèses de QAnon », poursuit-elle. Et pour cause : lorsqu’Alejandro Monteverde a écrit son scénario en 2015, personne n’a jamais entendu parler de cette mouvance qui sortira de l’ombre deux années plus tard. Saje met aussi en avant une étude publiée le 31 juillet dernier sur le site Newsweek 90 montrant que 59 % des Démocrates et 65 % des Républicains ont aimé le film. S’agissant des attaques sur les procédés de sauvetage de Tim Ballard, elle souligne que celui-ci a reçu une distinction pour l’opération « Triple Take » (racontée comme le sauvetage sur l’île, dans le film) et que, « par ailleurs, les réalisateurs n’ont jamais eu la prétention de faire un documentaire et ont pris des libertés à des fins créatives ». En revanche, elle ne se prononce pas sur les récentes accusations dont Tim Ballard a fait l’objet, celles-ci n’ayant « pas encore été éclaircies ». Quant à l’invitation à payer des places de cinéma pour d’autres spectateurs, Hubert de Torcy, patron de Saje, explique : « Angel Studios a inventé une nouvelle manière de distribuer un film au cinéma, le Pay it forward. C’est le principe du “café suspendu” : si j’ai aimé le film, je paye pour que d’autres qui n’en n’ont pas les moyens puissent le voir à leur tour. En France, le message de Jim Caviezel ne sera diffusé que dans les salles participant à cette opération basée sur la générosité des spectateurs. »

De son côté, Alejandro Monteverde s’agace de devoir rentrer dans le jeu de ses détracteurs et refuse de porter un jugement sur les accusations portées à l’encontre de Jim Caviezel. « Quand je recrute des acteurs, je ne leur pose pas de questions sur leurs croyances religieuses ou leurs opinions politiques. J’ai choisi Jim parce que c’est un bon acteur et qu’il ressemble physiquement à Tim Ballard. Accuse-t-on une voiture d’être conservatrice ou démocrate parce que l’ouvrier qui l’a construite appartient à l’un ou l’autre de ces partis ? Je ne comprends pas pour- quoi mon film a été attaqué de manière aussi vicieuse », déplore-t-il, avant de conclure : « J’ai fait ce film pour alerter les consciences et provoquer un débat social. Ce qui m’importe c’est de constater que depuis sa sortie je reçois de nombreux témoignages de victimes qui ont été bouleversées par le film, et de spectateurs qui ont décidé de s’engager dans la lutte contre le trafic d’enfants. » Pour Hubert de Torcy « la bonne question à se poser après avoir vu Sound of Freedom est la suivante : qui, du film ou des médias, a réellement propagé ces théories ? »

« Théâtre antifasciste »

Marine Le Pen a été interrogée dans Le Journal du Dimanche, à propos des réticences de la classe politique à défiler aux côtés du RN :

La chute du milliardaire démocrate Sam Bankman-Fried

Un jury a déclaré l’ex-milliardaire disgracié et ancien donateur prolifique du Parti démocrate, Sam Bankman-Fried, coupable de toutes les accusations portées contre lui. Bankman-Fried, âgé de 31 ans, avait alors une fortune évaluée à 26,5 milliards de dollars, ce qui faisait de lui la personne la plus riche de son âge dans le monde. Selon Forbes, il était la 41e personne la plus fortunée aux États-Unis et la 60e à l’échelle mondiale. La majeure partie de sa fortune était liée à sa participation dans sa société d’échange de cryptomonnaies désormais en faillite, FTX Trading Ltd. À son apogée, FTX était valorisée à 32 milliards de dollars. Récemment, en 2022, de nombreux membres de la gauche politique ont salué Bankman-Fried pour son prétendu “altruisme”. Ses partisans citaient les sommes d’argent considérables qu’il donnait aux candidats et aux causes de gauche. Cependant, suite à une chute précipitée et à l’effondrement soudain de son entreprise il y a presque un an, ce criminel condamné risque désormais de passer le reste de sa vie en prison fédérale. Ryan Saavedra du Daily Wire a déclaré que Bankman-Fried “entrera dans l’histoire comme l’un des plus grands escrocs de tous les temps”. Saavedra souligne que les “crimes” de Bankman-Fried “ont coûté aux victimes 10 milliards de dollars […] après que FTX a volé leur argent et l’a utilisé pour financer sa vie luxueuse et ses dons politiques”. Nicholas Roos, l’un des procureurs de l’ancien milliardaire, a qualifié son entreprise de “pyramide de tromperie construite par [Bankman-Fried] sur un fondement de mensonges et de fausses promesses, tout cela pour obtenir de l’argent”. Lorsque la pyramide s’est effondrée, elle a laissé “d’innombrables victimes sur son passage”, a déclaré Roos. En 2022, quelques mois seulement avant que le public ne soit informé de ses activités criminelles, Bankman-Fried avait annoncé son intention de dépenser entre 100 millions et 1 milliard de dollars lors du cycle électoral de 2024.

Source

“Les prêtres, les évêques et même le pape n’ont pas le pouvoir de détruire la foi catholique”

Homélie de Mgr Schneider, lors des vêpres au Panthéon, le 27 octobre, lors du pèlerinage Summorum Pontificum :

Saint Thomas d’Aquin nous a laissé ces paroles lumineuses sur la vérité de l’indestructibilité de la foi catholique :

« la preuve de la solidité d’une maison, c’est qu’elle ne peut être renversée, si on l’ébranle. Or jamais l’Eglise n’a pu être détruite. Au lieu de cela, ceux qui l’ont persécutée ont complètement échoué. Quant aux erreurs, en effet, plus celles-ci se présentèrent en grand nombre, plus la vérité fut manifestée avec fermeté. L’Église ne sera jamais détruite par les tentations et les attaques des démons. L’Eglise en effet est comme une tour, vers laquelle on court pour se réfugier, quand on a à combattre contre le diable : « Le nom du Seigneur est une tour extrêmement forte » (Prov. 18,10). Le diable a donc pour intention principale de détruire l’Église, mais il n’y parviendra pas, car le Seigneur a dit : « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Mt. 16,18) Instructions catéchétiques, article neuf).»

Nous croyons fermement que l’Église catholique et la foi catholique sont indestructibles. Les prêtres, les évêques et même le pape n’ont pas le pouvoir de détruire la foi catholique. Si tel était le cas, la foi catholique et l’Église catholique seraient une œuvre et une institution des hommes et non de Dieu tout-puissant. Le clergé peut nuire à la foi, mais il ne peut pas la détruire. Les fidèles ne suivent pas leurs propres idées ni la mode idéologique de leur temps, mais adhèrent à l’enseignement qu’ils ont reçu à travers la tradition du Magistère constant et immuable de tous les temps. Il existe donc un lien indissoluble entre le sensus fidei des fidèles et le pérenne Magistère de l’Église. Ces deux réalités ne peuvent être séparées. « En raison du don du Saint-Esprit, les membres de l’Église possèdent le « sens de la foi ». Il s’agit d’une sorte d’ « instinct spirituel », qui permet de sentire cum Ecclesia et de discerner ce qui est conforme à la foi apostolique et à l’Esprit de l’Évangile. Assurément, le sensus fidelium ne peut pas être confondu avec la réalité sociologique d’une opinion majoritaire, cela est clair » (Pape François, Discours aux membres de la Commission théologique internationale, 6 décembre 2013).

La vraie foi catholique signifie christocentrisme, elle signifie la primauté du surnaturel, de la prière et de l’œuvre de Dieu. Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme et le seul Sauveur de l’humanité, et doit donc être le centre de la vie de chaque personne et le centre de la vie de l’Église et de la vie de la société humaine. L’anthropocentrisme séculier règne déjà au sein de l’Église et est devenu un anthropocentrisme ecclésiastique. Le Christ est même devenu un obstacle pour certains clercs dans la vie de l’Église. Les fidèles doivent résister courageusement à cette grande hérésie, c’est-à-dire au modernisme dans sa forme actuelle d’anthropocentrisme et de naturalisme ecclésiastique. Quels sont les moyens pour une telle résistance ? Surtout, rester immobile dans l’adhésion et les convictions concernant la sainte foi catholique de tous les temps ; mener une vie de prière sérieuse et profonde ; être des apôtres en diffusant la beauté de la foi catholique à ceux qui ne la connaissent pas ; défendre la foi catholique contre ceux qui la distordent ; faire réparation et expiation pour les péchés contre la foi catholique, c’est-à-dire les péchés d’hérésie et de sacrilège ; avertir avec révérence mais aussi avec clarté et courage ceux qui obscurcissent, sapent ou détordent la vérité catholique et la discipline apostolique de l’Église. Saint Hilaire de Poitiers, qui fut l’Athanase de l’Occident pendant la crise arienne, disait : « Il est impossible, ce n’est pas raisonnable, de mélanger le vrai et le faux, de confondre la lumière et les ténèbres, et d’unir, de quelque sorte que ce soit, la nuit et le jour » (Ad Constantium I, 2).

Aujourd’hui est le temps des fidèles laïcs et Dieu leur a donné la vocation spéciale de témoigner avec courage, de diffuser et de défendre la pureté de la foi catholique, même contre tant de traîtres au sein de l’Église. L’archevêque Fulton Sheen a un jour fait cette observation bien pertinente :

« Qui sauvera notre Église ? Ni nos évêques, ni nos prêtres et religieux. Cela dépend de vous, fidèles laïcs. Vous avez l’esprit, les yeux, les oreilles pour sauver l’Église. Votre mission est de faire en sorte que vos prêtres agissent comme des prêtres, vos évêques comme des évêques et vos religieux comme des religieux » (Conversation avec les Chevaliers de Colomb, juin 1972).

À une époque où l’Église était persécutée de l’intérieur, comme dans le cas de la crise arienne du IVe siècle, saint Hilaire faisait cette déclaration encourageante :

« La particularité de l’Église consiste en ce qu’elle triomphe lorsqu’elle est vaincue, qu’elle se comprend mieux lorsqu’elle est attaquée, qu’elle se relève à nouveau lorsque ses membres infidèles l’abandonnent » (De Trin. 7,4).

Cette fidélité et ce courage des fidèles laïcs constituent la véritable puissance de l’Église. Vivre la véritable tradition du dogme, de la liturgie et de la sainteté est une manifestation de la démocratie des saints, car la tradition est la démocratie des saints. À sainte Elisabeth Hesselblad, convertie suédoise qui a refondé l’Ordre de Sainte Brigitte au XXe siècle, Dieu a infusé une foi si forte au moment de sa conversion qu’elle a pu dire ces mots :

« Même si le Pape et tous les prêtres perdaient la foi catholique, ma foi resterait en tout cas inébranlable. »

Dieu démontrera aussi à notre époque qu’Il choisit ce qui est faible et méprisé (cf. 1 Co 1, 27) aux yeux de beaucoup d’ecclésiastiques hérétiques et infidèles d’aujourd’hui, c’est-à-dire la fidélité des simples fidèles, et que celle-ci amènera la victoire de l’intégrité et de la beauté de la vérité catholique, de la liturgie catholique et de la vie catholique, conscients de ces paroles ardentes du martyr saint Fidel de Sigmaringen :

« Ô foi catholique, comme tu es solide, comme tu es forte ! Comme ils sont profondément enracinés, comme ils sont solidement fondés sur le roc ! Le ciel et la terre passeront, mais tu ne pourras jamais mourir. Dès le début, tous se sont opposés à toi, mais tu as puissamment triomphé de tout. C’est celle-ci la victoire qui triomphe du monde, notre foi. La foi catholique a assujetti des rois puissants à la domination du Christ, et a forcé les nations à se mettre à son service. Qu’est-ce qui a fait souffrir les saints apôtres et les martyrs d’agonies féroces et de tourments amers, sinon la foi ? Qu’est-ce qui pousse les vrais suiveurs du Christ à mettre de côté les luxes, à laisser derrière soi les plaisirs et à endurer les épreuves et la douleur ? C’est la foi vivante qui s’exprime à travers l’amour. C’est ce qui nous fait mettre de côté les biens du présent dans l’espoir des biens futurs. C’est par la foi que nous échangeons le présent contre l’avenir. » Amen.

Ouverture du procès de béatification de Dom Guéranger

Les évêques de France, réunis à Lourdes en assemblée plénière, ont donné leur accord pour l’ouverture du procès de béatification de Dom Guéranger, restaurateur de la vie bénédictine à l’abbaye de Solesmes au milieu du XIXe. Commentaire du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

L’histoire nous enseigne qu’à partir du VIème siècle, la règle de Saint Benoît a structuré le quotidien de milliers d’homme dans l’Europe naissante. Indéniablement surtout, ce style de vie, sédentaire et quasi autarcique, a su générer des moines bâtisseurs et éducateurs au point de civiliser l’Occident chrétien. L’écosystème bénédictin a largement inspiré les mœurs européennes et infusé dans ses coutumes les idéaux saints de l’Evangile du Christ. Lors de la restauration de la vie bénédictine par Dom Guéranger en 1833 à Solesmes (Sarthe), cette congrégation n’a pas cessé de semer de nouvelles fondations depuis. Wisques (Pas-de-Calais) en 1889, Kergonan (Morbihan) en 1897, Fontgombault (Indre) en 1948, Keur Moussa (Sénégal) en 1961 pour ne citer que les plus fameuses. L’abbaye de Fontgombault donnera elle-même naissance à quatre monastères en 50 ans : Randol (Puy-de-Dôme) en 1971, Triors (Drôme) en 1984, Donezan (Arriège) en 1994 et Clear Creek aux USA en 1999 !

La règle de Saint Benoît, soucieuse de la destinée éternelle de celui qui prétend vouloir la suivre, regorge de conseils sur la vie d’union à Dieu, la tenue de son âme ou encore les exigeantes implications d’une vie en communauté. Mais ce catalogue de recommandations ne fait pas l’économie de sujets moins mystiques et plus concrets qui regardent le bien commun des résidents du monastère et leur harmonie. Ainsi le moine ne doit pas être un « gros mangeur » (chap. IV, 36), ou encore il doit veiller à « ne pas avoir un rire bouffon » (chap. IV, 55).

Le secret de la réussite bénédictine, et de son rayonnement, au-delà des considérations surnaturelles qui évidemment nous dépassent, réside très certainement dans l’équilibre de la conduite de vie qu’elle propose. C’est ainsi que, par exemple, chaque monastère possède une salle de lecture et de détente appelée « chauffoir ». Comment ne pas voir dans le bon feu qui l’agrémente en hiver, un cadre propice à la récréation ? On l’appelle même dans l’ordre de Saint Benoît Otium Sanctum : la sainte oisiveté ! S’il peut paraître surprenant de qualifier l’oisiveté de sainte, cette étrange association s’avère pourtant d’une consolante réalité. S’il est vertueux, en effet, de s’afférer à son devoir d’état quand cela est exigé, c’est également une vertu de savoir se détendre le moment venu.

Le terme de « récréation » d’ailleurs, davantage que celui de « pause », souligne l’aspect dynamique de la détente. Cette dernière nous invite plus à nous récréer qu’à effectuer un arrêt sur image. Se récréer, ce n’est pas se figer dans l’espace mais au contraire prendre l’air ; suffisamment mais pas trop. « Ne pas manquer d’air » du reste devient vite le signe d’une agitation excessive, ce que la détente n’est pas. On appellera d’ailleurs « paresse » une récréation désordonnée dont les fruits sont stériles. Ce vice capital est tout autant contraire à l’élévation de la nature humaine que celui de l’activisme qui réside à devenir un bourreau de travail.

La vertu consiste toujours dans un juste milieu. In medio stat virtus. Elle propose d’offrir à l’agir humain des points d’équilibre. Comme l’écolier derrière sa table de travail peut tempérer les excès ou les manques de son étude par la vertu de studiosité, la détente a ses propres modalités pour devenir qualitative. La vertu du repos s’appelle « eutrapélie ». Dans un texte tout à fait plaisant et instructif sur « Comment la détente devient une vertu », voici ce qu’écrivait un prêtre théologien :

« Oh ! ce n’est pas une de ces Dames souveraines, les vertus théologales, ni même une de ces graves dames d’honneur, les vertus cardinales ; c’est une bonne petite vertu toute simple, toute serviable, une soubrette de vertu. Elle ne fait pas beaucoup parler d’elle, les chaires ne retentissent pas de son nom, ignoré même de la plupart de ceux qui l’emploient. Mais se priver de ses soins discrets et anonymes, c’est ce qui ne se peut aucunement. »

La lecture de ce texte, avouons-le, est déjà à elle-seule une détente vertueuse.

S’il est vrai que le corps se repose en changeant d’activités, voire en se dépaysant, l’âme quant à elle refait ses forces dans une activité toute particulière et inchangée depuis des siècles dont le silence forme les frontières : le recueillement. L’incarnation de la vie des moines bénédictins aura montré à leurs contemporains qu’un contact avec le Bon Dieu dans la prière sait contenter les aspirations de l’âme. L’apaiser au besoin. Jusqu’à la sublimer parfois.

L’homo festivus peut s’étourdir dans les vapeurs de l’alcool, l’ivresse des décibels ou les nuages de fumées. Ces sorties nocturnes sont en réalité, le plus souvent, autant de fuites pour s’éviter de faire lumière sur soi-même. Ibiza n’est pas le Nirvana et la clef des champs du bonheur que propose la culture de la fête finit toujours par avoir un goût amer de gueule de bois. Combien sont-ils à ressentir à la fin de leurs loisirs une sorte de vide ? Le corps a certes été excité, mais l’âme se trouve comme étiolée. Les moines nous enseignent que le silence, le recueillement, les mélodies grégoriennes, la lectio divina, la prière liturgique donnent à l’âme de se récréer. Cet ensemble, articulé de façon régulière et ordonné, en devient sa respiration. Loin de la dictature du bruit, ce repos intérieur permet à chaque homme de structurer sa vie mentale et morale. Il participe éminemment à l’établissement d’un corps sain dans un esprit sain.

Dans la vie chrétienne comme dans le cérémonial militaire, un bon « repos » augure toujours d’un parfait « Garde à vous ! ». Ce devrait être là le sens véritable de nos détentes. Vécues ainsi, elles nous éviteraient bien des problèmes.

Larmes d’Ivoire par les élèves de Puy du Fou Académie

Le 11 novembre, l’ensemble des élèves de Puy du Fou Académie et leurs familles se sont réunis afin d’honorer la mémoire des militaires morts pour la France. Pour cette cérémonie, le choeur de l’Académie a préparé une interprétation de Larmes d’Ivoire, un chant qui honore le sacrifice militaire à travers le regard d’un enfant ayant perdu son père.

Une église de l’Oise va pouvoir être rénovée grâce à un legs d’un couple décédé

L’église Saint-Rémi à Laigneville va pouvoir être rénovée grâce à un legs de 250 000 euros d’un couple d’habitants décédés dernièrement. Le couple avait mentionné dans son testament leur volonté de léguer une partie de leurs biens à la commune afin d’entretenir leur tombe, les calvaires de la rue du Cimetière, et de rénover l’église Saint-Rémi, dégradée par les intempéries depuis plusieurs années. le maire indique :

« Ils étaient bouchers-charcutiers, ils étaient très appréciés et impliqués dans la vie locale. On est surpris de la somme, bien sûr, mais pas du geste. Ils n’avaient pas de descendance. Pour eux, il était important que cet argent serve au patrimoine. Ce legs servira à faire des travaux durables ».

Si des subventions seront réinvesties pour l’église, les 250 000 euros vont permettre de travailler à hauteur de quasiment 500 000 euros. L’objectif des travaux : protéger les vitraux cassés et revoir l’étanchéité des joints de la toiture du bâtiment. Une fois les travaux terminés, une plaque sera posée sur le mur de l’église Saint-Rémi pour que le geste du couple de Laigneville « reste dans la mémoire collective ».

Islamofolie

Le monument aux morts de Gentioux, en Creuse, a été tagué ce samedi 11 novembre, jour de commémoration de l’Armistice de 1918. L’inscription “Palestine libre” est visible sur l’un des versants, une autre inscription en arabe sur un autre côté.

Le monument a déjà été dégradé au mois de juillet, le jour du passage du Tour de France en Creuse. Il avait alors été marqué d’une inscription aux noms de Nahel, Adama Traoré, Zyed et Bouna, en référence aux émeutiers.

En quête d’esprit : la Bible, un livre à découvrir

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Père Yvan MARÉCHAL, curé de la paroisse de Courbevoie
  • Hervé JOACHIM, créateur d’un parcours de formation sur la bible
  • Grégor PUPPINCK, philosophe

 

“Marche contre l’antisémitisme” : L’islam, tabou français

Ce 12 novembre 2023, comme à Paris et dans d’autres lieux de France, pour répondre à l’appel des Présidents des chambres du Parlement, une manifestation réunissait à 11h30 des participants « Contre l’antisémitisme . Pour la République » Place Bellecour à Lyon.

Les manifestants (nombreux certes ; très nombreux ? Pas sûr) étaient orientés vers la statue bien connue des Lyonnais dite « Le Veilleur de pierre », mémorial érigé en l’honneur de la résistance intérieure française où sont inscrits tant les noms de cinq otages fusillés le 27 juillet 1944 qu’une longue liste de lieux d’arrestation dans le Rhône, de camps d’internement en France et de camps de concentration et d’extermination partout en Europe.

Manifestation apparemment a minima, avec certes force représentants parlementaires et même le maire de Lyon, mais avec un micro légèrement défaillant par moments, sans estrade (les orateurs sont restés invisibles) et sans défilé. Les femmes voilées et tous autres signes apparents d’une présence musulmane étant d’une discrétion totale.

Discours entièrement convenus, quoique nécessaires, d’un député, du maire de Lyon, de la présidente de la LICRA Auvergne-Rhône-Alpes, Mme Picot : contre l’antisémitisme, contre la haine, pour la liberté, l’égalité, la fraternité… Discours final et plein de colère de M. Zelmati, président du CRIF Auvergne-Rhône-Alpes, qui s’emporte avec véhémence –et en étant très applaudi- contre la succession de discours sans effets et qui termine en demandant aux parlementaires un engagement de résultat.

C’était aussi pour lui le moment de s’élever contre l’extrême-gauche et contre les réseaux sociaux (qui, c’est vrai, charrient le pire, mais c’est aussi un peu protester contre les couteaux égorgeurs). Et également contre l’extrême-droite (aucune information plus précise n’a été donnée), moment de son discours qui a été conspué. On se demande si M. Zelmati n’a pas été à ce moment victime à son tour de l’effet « discours convenu » qu’il dénonçait si fortement, d’autant plus qu’il n’a rien dit contre l’islam (même dans sa version dite islamiste).

Pourtant, il y a peu, M. Yassin El Himar, imam à Beaucaire, était condamné par la justice pour avoir publié sur son compte Facebook un hadith rapporté par al-Boukhari (auteur fort réputé dans l’espace musulman) : «Vous combattrez les juifs et aurez le dessus sur eux de sorte que la pierre dira: ô musulman ! Voici un juif caché derrière moi… Viens le tuer.»  Pourtant, l’articleWikipedia (encyclopédie numérique qui vaut ce qu’elle vaut) a un article intitulé « Antisémitisme dans l’islam » qui fait quand même 16000 mots ce qui démontre qu’il y a matière à discuter. Pour vous donner un point de comparaison, le discours de M.Macron le 30 octobre 2023 pour l’inauguration de la Cité internationale de la langue française en faisait à peine la moitié (7700). Mais pourtant on se rappelle les propos de M. Smaïn Laacher, sociologue, chercheur au CNRS-EHESS, dans un film à l’époque diffusé sur France 3 :

«Cet antisémitisme il est déjà proposé dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue. Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juifs. Toutes les familles arabes le savent. C’est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir cet antisémitisme, il est d’abord domestique. Il est comme dans l’air qu’on respire».

Propos qui, repris par l’historien M. Bensoussan, avaient valu à ce dernier une épopée judiciaire dont il était finalement ressorti blanchi.

Alors, pour obtenir des résultats, peut-être faut-il rappeler à M. Zelmati cette phrase si communément attribuée à Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est augmenter le malheur du monde » ? Quant à M.Macron, encore, il vient juste ce même jour de se donner la petite satisfaction égotiste de publier une Lettre aux Français, sans le mot tabou (dans aucune de ses formulations possibles). Il est à craindre que la Place Bellecour ne puisse être le théâtre d’autres manifestations nécessaires.

Les 35 martyrs catholiques de Kandhamal

Le journaliste indien Anto Akkara, qui a documenté durant quinze ans les massacres antichrétiens du district de Kandhamal, survenus en 2008 dans l’État d’Odisha, dans l’est de l’Inde, revient sur un long parcours depuis les persécutions, des premières enquêtes et campagnes menées contre des injustices et des tentatives de dissimulation jusqu’à la décision du Vatican, en octobre dernier, d’ouvrir l’enquête diocésaine pour les 35 martyrs catholiques de Kandhamal, première étape vers leur béatification :

La jungle reculée du district de Kandhamal, dans l’État d’Odisha, dans l’est de l’Inde – une des régions les moins développées du pays sur 760 districts –, est aujourd’hui connue dans le monde entier. Cette nouvelle notoriété est due aux chrétiens de Kandhamal, pauvres mais braves, qui ont subi le martyre en 2008 durant les massacres antichrétiens d’Odisha, à l’image des premiers chrétiens menacés d’être tués à moins de renoncer à leur foi.

Quand la nouvelle du feu vert du Vatican pour l’ouverture de l’enquête diocésaine, afin de démarrer le processus de béatification des 35 martyrs catholiques de Kandhamal, a été annoncée par Mgr Leopoldo Girelli, nonce apostolique en Inde, j’ai partagé la joie de nombreux fidèles indiens. Le Nihil Obstat accordé par le Dicastère pour la Cause des Saints a ouvert la voie vers la béatification du serviteur de Dieu Kantheswar Digal et de ses 34 compagnons, martyrs de Kandhamal.

Les rencontres avec les proches de ces martyrs et avec plusieurs milliers de survivants ont changé le cours de ma vie, après m’être rendu à 35 reprises à Kandhamal au cours des quinze dernières années afin de visiter la « terre sainte de l’Inde », rendue sacrée par le sang des chrétiens d’Odisha. Aujourd’hui, la voie est libre pour Mgr John Barwa, archevêque de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar (qui couvre le district de Kandhamal), afin de mettre en œuvre le processus de béatification.

Les pires violences antichrétiennes de l’histoire moderne de l’Inde

La première étape sera de rassembler le conseil de l’archidiocèse afin de décider des dates du début officiel du processus, qui demande d’intenses planifications car il implique 35 candidats à la sainteté. Comment le district de Kandhamal a-t-il atteint ce statut exceptionnel dans l’histoire chrétienne, y compris au-delà des frontières de l’Inde ?

En août 2008, ce district tentaculaire, éloigné de 200 à 350 km de la ville de Bhubaneswar (capitale de l’État d’Odisha), a subi les pires violences antichrétiennes de l’histoire moderne de l’Inde, après le meurtre mystérieux du leader hindou Swami Lakshmanananda Saraswati, âgé de 81 ans, dans son Ashram de Kandhamal.

Le meurtre a été immédiatement présenté comme un « complot chrétien », et le corps de Swami a été transporté à travers le district durant deux jours de procession funéraire, avec des appels à se venger contre les chrétiens. Des groupes extrémistes hindous appartenant au mouvement Sangh Parivar (une « famille » d’organisations préconisant l’idéologie nationaliste pro-hindoue de l’Hindutva) ont ensuite déclaré le christianisme comme « interdit » à Kandhamal, et les chrétiens ont reçu l’ordre de se rassembler dans les temples afin de renoncer à leur foi dans le Christ. Pour cela, ils ont été pourchassés et parfois même arrachés de bus encore en mouvement.

« J’ai le droit fondamental d’être chrétien dans ce pays »

Parmi ceux qui ont refusé de renier leur foi, certains ont même été brûlés vifs, enterrés vivants et mutilés. Presque une centaine de chrétiens ont été tués immédiatement, et plus de 300 églises et 6 000 habitations ont été pillées à un rythme soutenu, rendant près de 56 000 personnes sans-abri. Parmi les victimes, le jeune pasteur évangélique Rajesh Digal revenait d’Hyderabad quand les violences ont éclaté à Kandhamal. Le bus qu’il a pris depuis Berhampur a été arrêté le 26 août 2008 par une foule.

Celle-ci l’a interrogé en lui demandant « Êtes-vous chrétiens ? ». Devant sa réponse évasive, ils ont vérifié son sac et trouvé une bible. Ils ont ajouté : « Le christianisme est interdit à Kandhamal parce que vous les chrétiens, vous avez tué notre Swami. Vous devez suivre une cérémonie de reconversion et renier à votre foi. » « J’ai le droit fondamental d’être chrétien dans ce pays. Je ne viendrai pas pour la reconversion », a répondu Rajesh. Furieuse, la foule l’a battu et traîné vers un fossé où il a été enseveli jusqu’au cou, afin de lui donner une « dernière chance » de renier. Devant son nouveau refus, il a été lapidé à l’image du meurtre de saint Étienne, premier martyr de la foi chrétienne.

105 martyrs chrétiens dont 36 catholiques

Le père Purushottam Nayak, qui a rassemblé le dossier des martyrs au cours des cinq dernières années depuis 2018 à la demande du Vatican, a visité les habitations de chacun des martyrs chrétiens dans les villages reculés du district, afin de préparer une liste des 105 martyrs, dont deux tiers de non-catholiques. Parmi 36 catholiques, le dicastère du Vatican a approuvé l’ouverture du processus de béatification pour 35 d’entre eux (dont 14 sont morts durant les massacres, les autres étant décédés des suites de leurs blessures).

La Conférence épiscopale indienne (qui regroupe 133 diocèses de rite latin en Inde), durant son assemblée plénière de janvier 2023, a approuvé la liste des 35 martyrs soumise par l’archidiocèse, avant de la transmettre au Vatican. Ce dernier, dans son Nihil Obstat, ne mentionne qu’un seul nom, Kanteshwar Digal et ses 34 compagnons, en raison de son témoignage exceptionnel.

Kanteshwar Digal, un catéchiste de Shankarakole, a refusé de suivre le rituel de reconversion au cours duquel les chrétiens étaient forcés de brûler la Bible. Une semaine après le meurtre du leader hindou Swami, après avoir senti le danger, il a tenté de fuir en bus vers Bhubaneswar, où vivaient sa femme et son fils Rajendra dans un bidonville. Le bus a été arrêté et Kanteshwar Digal a été arraché du véhicule, avant d’être tué cruellement le 26 août au soir en même temps qu’un couple chrétien, Meghnath Digal et sa femme Priatama.

« L’histoire des premiers chrétiens se répète »

Sur la liste des 35 martyrs se trouve aussi le père Bernard Digal, procurateur de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, qui se rendait à Kandhamal pour suivre les travaux d’une nouvelle église dans sa paroisse natale de Tiangia. Le 23 août au soir, il avait fait halte avec un prêtre âgé, le père Alexander Charalankunnel, quand l’église a été attaquée et sa voiture brûlée. Le père Bernard a cherché un scooter pour emmener le père Charalankunnel en sécurité en dehors de Kandhamal. Les assaillants ont attaqué le père Bernard de nuit alors qu’il dormait dans une église incendiée et sans toit. Le prêtre a été déshabillé, battu et frappé à la tête avec une barre de fer. Il est mort deux mois plus tard de ses blessures à l’hôpital du Saint-Esprit de Mumbai.

« Le sang des martyrs est semence de chrétiens » – la phrase célèbre de l’historien de l’Église Tertullien, qui a décrit les persécutions des premiers chrétiens sous l’empire romain, se répète aujourd’hui à Kandhamal. En effet, des garçons et des filles qui avaient fui dans la jungle avec leurs parents, et survécu dans des camps de réfugiés, sont aujourd’hui devenus religieuses, prêtres et pasteurs.

Ainsi, Kandhamal n’est plus une tragédie mais une Bonne Nouvelle pour le monde chrétien, invité à se réjouir parce que la violence des nationalistes hindous n’a pas suffi à pousser les chrétiens à renier la foi. Au contraire, plusieurs centaines d’hindous, dont des responsables de l’organisation Sangh Parivar, ont rejoint le christianisme qu’ils avaient pourtant essayé d’interdire à Kandhamal. Depuis quinze ans, beaucoup de choses se sont passées, dont certaines expériences choquantes qui ne pourraient être partagées même en privé. Mais cette décision historique d’ouvrir la cause de béatification des martyrs de Kandhamal rappelle à chaque chrétien que « l’histoire des premiers chrétiens se répète ».

Près d’un catholique sur dix est Asiatique

Selon les dernières statistiques sur l’Église dans le monde, publiées le dimanche 22 octobre, les catholiques asiatiques représentaient environ 11 % de l’ensemble des catholiques dans le monde en 2021, soit un total de 153,3 millions de catholiques en Asie (pour 1,3 milliard dans le monde). Selon Mgr Overbeck, délégué de la Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne, l’Église « est en train de s’éloigner de l’Europe et de tendre vers l’Asie et l’Afrique ».

Enfin, sur les plans caritatifs et éducatifs, l’Église catholique en Asie dirigeait près d’1,3 millions d’écoles maternelles, primaires, collèges et lycées en 2021, ce qui représente environ 50 % des institutions similaires gérées par l’Église dans le monde. Par ailleurs, l’Église en Asie dirige environ 12 208 hôpitaux, dispensaires, léproseries, maisons de retraite, centres d’accueil pour handicapés, orphelinats et autres instituts similaires.

11 novembre : la mémoire hémiplégique

De Christian BAECKEROOT, ancien député, pour le Salon beige:

Dans le cadre de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918 et de l’hommage à tous les morts pour la France, le Ministre des Armées, Mr Sébastien LECORNU et Mme Patricia MIRALLES, Secrétaire d’Etat chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire, nous adressent un message.

Ils retracent de nombreux exemples comme la manifestation des étudiants de Paris le 11 novembre 1940 – sans préciser toutefois que certains des meneurs, Jean Ebstein-Langevin , André Pertuzio ou Alain Griotteray , sont militants de l’Action Française – et rendent hommage à nos morts en citant ceux de 14, ceux de 40 et de 44, ceux de 54 et de 62 et nos morts plus récents… mais je note un oubli !

L’Armée d’Afrique de 1942-1943 oubliée

C’est pourtant au cours de ces années que l’Armée Française retrouve un rôle. Il ne s’agit plus d’une petite unité héroïque comme la 13ème DBLE à Bir-Hakeim ou de l’audace du raid de la colonne LECLERC, mais d’une véritable armée de de plus d’un demi-million d’hommes.

En effet, le 10 novembre 1942, après avoir reçu l’accord secret du Maréchal PETAIN  (Robert ARON, Histoire de Vichy, page 560), l’Amiral DARLAN signe avec le Général CLARK, adjoint d’EISENHOWER,  la Convention entre les autorités françaises en AFN et les Alliés.

Cet accord permet à l’Armée d’Afrique, préservée par l’Armistice de juin 1940, dynamisée par le Général WEYGAND puis le Général JUIN, de reprendre le combat aux cotés des Alliés.

 Sous l’autorité du Général GIRAUD et du Général Juin,  l’Armée d’Afrique va ainsi mobiliser un demi-million d’hommes composés pour moitié de troupes « indigènes » (tirailleurs, tabors, goumiers, etc.)  et pour moitié de 26 classes « pieds noirs ».

De la mi-novembre 1942 à la fin décembre 1942 ce sont 4 divisions (60.000 h.) de l’Armée d’Afrique qui se déploient immédiatement alors que les Alliés sont encore en cours de débarquement. Ces divisions assurent la couverture à l’est face aux forces germano-italiennes qui débarquent en Tunisie depuis  .la mi-novembre. Elles montreront leur combativité malgré un armement limité. Renforcées par la mobilisation qui se poursuit en Algérie, au Maroc et en Tunisie,  elles s’illustreront ensuite fin 1943-1944 en Italie au sein du CEF (Corps Expéditionnaire Français) de 125.000 h. toujours commandé par le Général JUIN avant de constituer les 9/10ème de l’Armée (1ère Armée Française), forte de 250.000 h. qui débarquera en août 1944 sous le commandement du Général de Lattre.

 

Terres de Mission Comment soulager les âmes du purgatoire ?

Eglise universelle : Prier pour les défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. A l’heure de la mort, le destin de chacun est fixé : l’enfer, le ciel ou le purgatoire, avant le ciel. Le père Danziec, chroniqueur à Valeurs actuelles et à L’Homme Nouveau, rappelle quelques vérités trop oubliées : la vie ne finit pas avec la mort, le purgatoire existe, l’enfer est éternel et n’est pas vide, nos prières peuvent hâter la fin du séjour au purgatoire de certaines âmes, etc.

Eglise en France : Pèlerinage : Summorum Pontificum à Rome

Les 28 et 29 octobre a eu lieu à Rome le 12ème pèlerinage Summorum Pontificum. Cet événement fut précédé d’un colloque à l’Augustianum organisé par l’association Pax Liturgica et honoré de la présence du cardinal Sarah et d’une intervention de Mgr Schneider. Christian Marquant, président de Paix Liturgique, rend compte de ces manifestations.

Eglise en Marche : Fête du livre de Renaissance catholique

Le 10 décembre aura lieu aux pyramides à Port-Marly (78) la fête du livre de Renaissance catholique. Responsable de cet événement, Philippe-Henri Rambaud nous en présente le programme : plus de 100 auteurs, 4 conférences avec Jean Sévillia (Cette Autriche qui a dit non à Hitler), Patrick Buisson (Décadanse), Mathieu Bock-Côté (Le totalitarisme sans le goulag), Philippe de Villiers (Le roman du Roi-Soleil), librairie d’occasion, restauration, garderie, etc.

Il existe un lien intrinsèque entre la culture et la foi

Le Pape François a salué le dévouement des mécènes des Musées du Vatican qui, contrairement à d’autres grands musées, ne reçoivent pas de fonds de l’État pour restaurer leurs trésors. Ils dépendent largement de la générosité de leurs mécènes.

Il existe un lien intrinsèque entre l’art, l’histoire, la culture et la foi, a rappelé le Successeur de Pierre. Veiller à ce que les trésors artistiques des collections vaticanes, dans lesquels se reflète l’immense diversité des cultures, des traditions et des expressions créatives qui enrichissent le monde, puissent continuer à inspirer, élever et révéler les espérances et les aspirations les plus profondes du cœur humain.
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Messe pour la Paix dédiée à l’Europe et au Monde

Le mercredi 8 novembre, une messe pour la paix dédiée à l’Europe et au monde a été organisée à Bruxelles, à l’église Notre-Dame des Victoires-au-Sablon, lors de l’Assemblée plénière d’automne 2023 de la COMECE (Commission des épiscopats de l’Union européenne). Célébrée par Monseigneur Mariano Crociata, président de la COMECE, l’office a rassemblé des évêques des conférences épiscopales de l’UE, dont l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Luc Terlinden.

Lors de son homélie, Mgr Crociata a exhorté l’assistance à prier pour l’Europe et pour le monde, et demandé aux fidèles de rester sensibles et mobilisés face à la souffrance d’autrui.

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Crise au Vatican: le baptême des personnes transgenres et les parrains homosexuels

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il y a quelques jours le monde catholique a été fort surpris par cette nouvelle provenant du Vatican: dans un texte publié par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi le 3 novembre 2023, on acceptait, entre autres, le baptême des personnes transgenres et la possibilité, pour des personnes homosexuelles, de devenir parrains de baptême, sous certaines conditions. Le texte est actuellement publié seulement en italien et en portugais.

Face à cette nouvelle, la première réaction de beaucoup a été le respect et l’écoute, car il s’agit d’un choix pastoral provenant du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, qui est censé protéger la foi catholique. Et dans le texte on rappelait que les enseignement de l’Église en matière de morale sexuelle ne changent pas. Mais au fond beaucoup se doutaient que quelque chose n’allait pas, surtout parce que l’un des signataires de ce texte, en plus du pape François, n’est autre Mgr Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère en question. En effet, ce cardinal fait face depuis plusieurs mois à des accusations car il aurait protégé un prêtre abuseur en Argentine et en plus il n’a pas respecté les enseignements du Magistère dans le passé.

Or, durant ces dernières heures, des voix courageuses provenant de théologiens reconnus se sont levées pour dénoncer les dérives en cours. Il y a un texte Mgr Viganò et surtout celui du cardinal Gerhard Müller, qui fut préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi entre 2012 et 2017. Dans ce texte important, il rappelle que le baptême ne peut être effectué que si la personne a vraiment décidé de ne pas pécher. Il cite par exemple «la Tradition Apostolique», du IIIe siècle, qui stipule que les catéchumènes doivent abandonner le péché. Or, la personne qui se dit d’un autre sexe que celui biologique, pèche car elle ne reconnaît pas le plan de Dieu qui nous a créés hommes et femmes. Et le cardinal Müller cite aussi un passage de la Somme Théologique de Saint Thomas d’Aquin où il est écrit clairement que celui qui veut continuer à pécher ne peut pas être baptisé. Il rappelle aussi le problème des homosexuels qui veulent devenir parrains.

Ce rappel sur la «Somme Théologique» est important car, justement, dans le texte de Mgr Víctor Manuel Fernández on cite la «Somme Théologique», mais pas le passage cité par le cardinal Müller.

Comment expliquer ce problème ? En réalité, ce n’est pas la première fois que l’on voit une lecture guidée par des intentions pas forcément bonnes durant l’actuel pontificat. Il y a eu le cas de la lecture de l’œuvre de Pascal par le pape François, guidée par ses options théologiques, ce qu’ont signalé avec courage des académiciens. Et l’on sait que Víctor Manuel Fernández guide théologiquement le pape François. Il a participé notamment à la rédaction d’Amoris Laetitia.

Il est important aussi de se pencher sur la manière dont Víctor Manuel Fernández est devenu préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Dans un livre récent, le cardinal Müller parle de son éviction brutal en 2017. Après lui c’est Mgr Ladaria qui a été choisi jusqu’en août 2023. Pendant cette période, le pape François a crée une section au sein du Dicastère pour la Doctrine de la Foi afin de traiter les cas d’abus sexuels. Et dans une lettre qu’il adresse à nouveau préfet, Mgr Víctor Manuel Fernández, il lui rappelle qu’il n’aura pas à se charger du problèmes des abus. Or, beaucoup pensent que tout cela est le résultat d’un plan orchestré depuis des années pour mettre Mgr Fernández à la tête de ce dicastère. En effet, le pape François connaissait les problèmes qu’avait Mgr Fernández avec des prêtres abuseurs.

Et la situation de Mgr Fernández est en réalité beaucoup plus grave qu’on ne le croit. Dans la presse argentine il y a eu aussi des enquêtes sur d’autres cas de protection de prêtres abuseurs.

Le problème aussi est que le pape François est visé par des accusations : il aurait, par exemple, aussi protégé un prêtre pédophile en Argentine, Julio Caesar Grassi. Et l’on s’est demandé si le pape François protégeait le père Rupnik, accusé d’abus.

Tout cela montre encore une fois qu’il y a un lien étroit entre abus sexuels et attaques contre la doctrine. Soit les personnes adonnées au péché attaquent la doctrine, les personnes qui attaquent la doctrine créent un climat de permissivité et des personnes haut placées dans l’Église, et qui veulent attaquer la doctrine, n’hésitent pas à engager des gens qui ont protégé des prêtres abuseurs, etc.

Tout cela montre aussi que nous arrivons au bout d’une période de troubles commencée dans les années 1960 avec les dérives post-conciliaires. Les dérives à Rome sont devenues visibles, grossières et néfastes pour l’Église.

En attendant le départ de Mgr Víctor Manuel Fernández, qui doit évidemment démissionner, il serait bon que les prêtres ne suivent pas les directives du texte en question.

Anti-catholicisme aux États-Unis : une histoire profondément enracinée

Mgr Donald Hying, évêque de Madison (Wisconsin), a écrit un passionnant et courageux article sur l’anti-catholicisme aux Etats-Unis, dont voici quelques extraits traduits et adaptés:

L’anti-catholicisme est en hausse aux États-Unis, avec une augmentation notable des attaques contre l’Église catholique depuis mai 2020. Ces attaques prennent la forme d’actes de violence contre les églises catholiques, tels que des incendies criminels, des statues décapitées, des tombes vandalisées, des vitres brisées, des graffitis favorables à l’avortement, des vols et des profanations du Saint-Sacrement. Cette montée de l’anti-catholicisme s’explique en partie par le fait que l’Église catholique est perçue comme un obstacle à l’agenda pro-avortement, pro-homosexualité et pro-transgenre.

Cependant, l’anti-catholicisme a des racines profondes dans l’histoire des États-Unis. À l’époque coloniale, la plupart des colonies avaient une église protestante soutenue par l’État, ce qui signifie que les églises protestantes étaient favorisées par la loi et que les catholiques étaient exclus du droit de vote et de l’éligibilité à des fonctions publiques. Les pénalités pour désobéissance religieuse étaient lourdes. Par exemple, en Virginie, assister à la messe était passible d’un mois de prison et d’une amende équivalente aujourd’hui à 5000 dollars. En 1699, dans le Maryland, tout prêtre exerçant ses fonctions ou dirigeant une école catholique était passible de la réclusion à perpétuité.

L’anti-catholicisme américain trouve ses origines dans l’antipathie protestante européenne envers les doctrines et le pouvoir de l’Église catholique, en particulier à l’égard de l’autorité papale, de l’importance de Marie et des saints, de la présence réelle dans l’Eucharistie et de la nécessité de la confession sacramentelle. Lorsque Al Smith, gouverneur de New York, est devenu le premier catholique à se présenter à la présidence, un évêque méthodiste de Buffalo a déclaré: “Aucun gouverneur ne peut embrasser l’anneau papal et se rapprocher de la Maison Blanche”. Ce préjugé traditionnel, associé au fait que la grande majorité des immigrants arrivés aux États-Unis au XIXe et au début du XXe siècle étaient catholiques, a alimenté une haine virulente envers les catholiques perçus comme étrangers à la culture blanche protestante. Parfois, cette haine a débordé en violence, comme en mai 1844, lorsque “une foule nativiste a incendié deux églises catholiques à Philadelphie. Les jours suivants, des maisons catholiques ont été incendiées et des catholiques ont été abattus sur leur seuil et pendus aux réverbères”.

Pourtant, les catholiques américains ont fait leurs preuves en tant que citoyens patriotiques et fidèles à leur foi. Ils ont servi dans l’armée en plus grand nombre que leur pourcentage dans la population générale, sont devenus des leaders politiques et économiques à tous les niveaux et ont apporté les ressources de l’Église pour le bien commun et la société en général. De nos jours, les catholiques occupent des postes élevés dans la vie politique et judiciaire américaine. Cependant, malgré leur intégration réussie dans la société américaine, de nombreux catholiques ont adopté des positions qui reflètent celles de la culture séculière dominante, en particulier sur des questions controversées telles que l’avortement.

Il est important pour les catholiques de rester fidèles à leur doctrine et de témoigner d’une vie de sainteté en incarnant l’amour de Dieu dans leurs actions. En vivant pleinement la foi catholique et en reflétant l’amour de Dieu, les catholiques peuvent montrer à ceux qui les entourent que l’Église catholique n’est pas l’ennemie du progrès culturel, mais au contraire, la plus grande garante de la dignité humaine et de l’épanouissement. L’objectif est de convaincre nos concitoyens de la vérité de la foi catholique, qui embrasse tous les aspects de la vie humaine et permet une véritable vie de joie et de paix.

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Vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte – Ve Dimanche qui est resté après l’Épiphanie

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Bien que nous soyons au vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte, c’est la messe du XXIIIe dimanche  qui est chantée ce dimanche.

Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver en cette fin d’année liturgique. Dans le Missel tridentin de 1962, l’Antiphonaire grégorien n’assigne que 24 dimanches à la période qui s’étend de la Pentecôte à l’Avent. Mais comme la durée de ce cycle dépend de la date de Pâques, si l’on a dû omettre quelques dimanches après l’Épiphanie, leurs collectes et lectures sont reprises après le XXIIIe dimanche après la Pentecôte. Les chants de ce dernier dimanche du cycle d’automne sont alors répétés à chacune de ces messes dominicales supplémentaires.

Cette année 2023, entre le XXIIIe dimanche (29 octobre pris par la fête du Christ-Roi) et le XXVIe et dernier dimanche après la Pentecôte sont insérés deux dimanches. On prend les lectures des Ve et VIe dimanche après l’Épiphanie (les 12 et 19 novembre). Les autres textes sont du dernier dimanche.

Dom Guéranger nous donne les explications suivantes:

Quoi qu’il en soit, et en tout état de cause, l’Antiphonaire se termine aujourd’hui ; l’Introït, le Graduel, l’Alléluia, l’Offertoire et la Communion ci-après, devront être repris en chacun des dimanches qui peuvent se succéder encore plus ou moins nombreux, suivant les années, jusqu’à l’Avent. On se rappelle qu’au temps de saint Grégoire, l’Avent étant plus long que de nos jours, ses semaines avançaient dans la partie du Cycle occupée maintenant par les derniers dimanches après la Pentecôte. C’est une des raisons qui expliquent la pénurie de composition des Messes dominicales après la vingt-troisième.

Introït  Dicit Dominus

Nous avions observé depuis plusieurs semaines que la pensée de l’Église se tournait de plus en plus vers la fin des temps ; c’est la période dans laquelle nous sommes en ce moment, même s’il doit s’écouler un certain nombre de siècles avant le retour du Seigneur, ce que nous ignorons. C’est un temps d’angoisse et d’incertitude, nous nous en apercevons : la foi s’est refroidie sur terre, de faux prophètes surgissent, les hommes sont désemparés. Aussi la liturgie de ces dimanches est-elle pleine d’appels angoissés vers le Seigneur, notamment par l’emploi du psaume 129 De profundis, qui était déjà celui de l’Introït du vingt-deuxième dimanche, et que nous allons retrouver cette fois à l’Alléluia et à l’Offertoire.

Mais en réponse à ces appels nous trouvons aussi des paroles du Seigneur pleines de paix et d’espérance : si nous sommes fidèles, et si nous mettons en lui notre confiance, nous n’aurons rien à craindre. Ainsi dans l’Introït de ce vingt-troisième dimanche, Dieu s’adresse à nous par la bouche du prophète Jérémie, qui se trouve à Jérusalem alors que la plus grande partie du peuple d’Israël est en captivité à Babylone, et le moral de ces captifs n’est évidemment pas brillant ; ils sont tentés par le désespoir, des prophètes de malheur leur annoncent toutes sortes de calamités… Aussi Jérémie s’efforce-t-il de les rassurer et de les inciter à la confiance en Dieu, qui veut leur bien et qui les délivrera, en leur envoyant ce message :

Dicit Dominus : ego cogito cogitationes pacis, et non afflictionis : invocabitis me, et ego exaudiam vos : et reducam captivitatem vestram de cunctis locis.
Voici ce que dit le Seigneur : mes pensées sont des pensées de paix et non de malheur. Vous m’invoquerez et je vous exaucerai, et je ramènerai vos captifs de tous lieux.

Jérémie annonçait ainsi aux exilés leur prochain retour, qu’il prophétisait d’ailleurs d’une façon plus précise dans la suite de ce passage. Ce texte est tout à fait d’actualité : nous aussi nous sommes dans un temps d’épreuves et d’inquiétude, mais le Seigneur nous invite à garder en Lui notre confiance, et il nous délivrera de la captivité du péché qui nous retient prisonniers.

La mélodie de cet Introït est pleine de calme et de paix, avec une certaine solennité : c’est Dieu qui parle. On remarquera le bel élan sur le mot pacis, puis une invitation pressante sur invocabitis me, et beaucoup de douceur sur exaudiam vos, toute la fin étant de plus en plus paisible et assurée.

Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 84, dans lequel le peuple d’Israël remerciait le Seigneur pour le retour de captivité annoncé par Jérémie :

Benedixisti Domine terram tuam : avertisti captivitatem Jacob.
Seigneur, vous avez béni votre terre (c’est-à-dire votre peuple), vous avez ramené Jacob de captivité.

Graduel : Liberasti nos

Le texte du Graduel du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 43, dans lequel le peuple d’Israël rappelait à Dieu tous les bienfaits dont il l’avait comblé dans le passé pour le supplier de ne pas l’abandonner maintenant dans sa détresse. Nous avons trouvé cette supplication finale dans l’Introït du dimanche de la Sexagésime ; les deux versets qui figurent ici expriment la reconnaissance et la louange de tout le peuple pour les victoires d’autrefois :

Liberasti nos, Domine, ex affligentibus nos : et eos qui nos oderunt, confudisti. In Deo laudabimur tota die, et nomini tuo confitebimur in sæcula.
Vous nous avez délivrés, Seigneur, de nos persécuteurs, et vous avez confondu ceux qui nous haïssaient. En Dieu nous nous glorifierons tout le jour, et nous célébrerons votre nom à jamais.

Nous pouvons faire nôtres les sentiments de reconnaissance exprimés ici, en nous souvenant des grâces répandues par Dieu sur son Église, sur notre pays, et sur chacun de nous individuellement, et nous y puiserons une plus grande confiance au milieu des épreuves présentes. La deuxième partie nous invite même à prolonger notre regard avec espoir, par-delà le jugement dernier, vers la bienheureuse éternité qui nous attend si nous sommes fidèles.

Cette perspective donne à ce Graduel un caractère de louange joyeuse et enthousiaste, traduite par de grandes vocalises légères montant et descendant avec souplesse et élégance.

Alléluia : De profundis

Après les paroles apaisantes du Seigneur dans l’Introït du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte, et dans le Graduel les élans d’enthousiasme et d’espoir des élus enfin délivrés du péché et louant éternellement le Seigneur dans le ciel, nous allons retrouver dans les deux chants suivants de cette messe l’ambiance d’angoisse et d’incertitude de la fin des temps avec le psaume 129 De profundis dont le premier verset constitue le texte de l’Alléluia et de l’Offertoire :

De profundis clamavi ad te, Domine : Domine exaudi vocem meam.
Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez ma voix.

Un Alléluia n’est pas toujours joyeux, nous l’avons déjà vu à propos de celui du dix-septième dimanche, dont celui d’aujourd’hui, texte et mélodie, est très proche, mais plus développé. La vocalise de l’Alléluia est assez longue et très suppliante, avec un motif répété deux fois et amorcé une troisième. Le verset, comme celui du dix-septième dimanche, comporte deux grandes montées très expressives, ici sur les deux verbes clamavi et exaudi, avant de retrouver la longue vocalise de l’Alléluia.

Offertoire : De profundis

Le texte de l’Offertoire du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du verset alléluiatique, avec cependant une petite différence, le mot vocem étant remplacé par orationem ; au lieu de : écoutez ma voix, on a : exaucez ma prière. Les dons que nous présentons à Dieu doivent être enveloppés du parfum de l’humiliation. Nous offrons à Dieu de suis donis ac datis sans que rien puisse être vraiment nôtre. De plus Dieu n’a pas besoin de nos dons et de nos adorations, mais nous, suprême misère, nous avons un ineffable besoin de Lui.

La mélodie est en rapport avec ce changement ; ce n’est plus comme dans l’Alléluia la voix qui fait entendre sa supplication d’une façon extérieure, intense et vibrante. On a ici une prière encore très expressive, mais plus intérieure et plus retenue, comme c’est d’ailleurs généralement le cas dans les Offertoires. On voit comment la mélodie grégorienne peut donner à un même texte des expressions différentes.

Comme celui du seizième dimanche, cet Offertoire a la forme d’un triptyque, la troisième phrase reprenant identiquement la première ; elles encadrent une deuxième phrase nettement plus longue, avec sur le mot meam une grande vocalise qui semble ne pas vouloir finir.

Communion : Amen dico vobis

L’antienne pour la Communion est tirée de saint Marc (XI, 24) Il s’agit d’une parole prononcée par Notre Seigneur le Mardi Saint, après l’épisode du figuier stérile et l’allusion à la foi capable de transporter les montagnes, et peu avant l’annonce de la ruine de Jérusalem et de la fin du monde. Mais elle doit être hors de place. Dans l’Antiphonaire grégorien venait le premier verset du psaume 129. « Je vous dis en vérité : Quand vous priez, croyez avec une foi vive que vous obtiendrez ce que vous demandez, et cela vous sera accordé. »

C’est une petite antienne assez courte.

Amen dico vobis, quidquid orantes petitis, credite quia accipietis, et fiet vobis.
En vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous arrivera.

C’est donc encore, comme l’Introït, une réponse divine très encourageante aux appels angoissés de cette fin des temps ; mais la mélodie est beaucoup plus légère, c’est un simple petit récitatif où tous les mots sont bien mis en valeur, seule la fin et fiet vobis est une affirmation un peu plus solennelle. Ainsi les chants de cette messe, et ceux de toute l’année liturgique, s’achèvent dans une ambiance de paix, de confiance et d’espérance, où la méditation des textes liturgiques doit toujours nous maintenir, quelles que soient les épreuves que nous avons à traverser.

Norvège: les écoles chrétiennes menacées

Les écoles chrétiennes de Norvège sont confrontées à une réduction significative des subventions gouvernementales selon le budget présenté le 6 octobre. Cette décision pourrait entraîner la fermeture d’établissements scolaires et des licenciements de personnel. Au moins 110 écoles chrétiennes seraient affectées par cette mesure, ce qui représenterait une économie de 42 millions d’euros sur cinq ans. Sidsel Høland Olausson, conseillère principale de l’Association des écoles chrétiennes libres, exprime sa consternation face à cette situation. Jan Tore Sanner, ancien ministre des Finances, exhorte le gouvernement à retirer cette proposition et à proposer un ajustement dans le budget, soulignant le manque de dialogue avec les organisations d’écoles indépendantes. Selon lui, la proposition envoyée aux établissements en janvier 2022 est peu documentée et mal formulée. Cette réduction des subventions a suscité des inquiétudes quant à l’avenir des écoles chrétiennes en Norvège.

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