Condamnés pour avoir voulu instruire leurs enfants à la maison
Lu sur La Gazette ariégeoise :
Le refus de se soumettre aux nouvelles conditions d’organisation de l’instruction en famille (IEF), a conduit Marjorie B. et Ramïn F., parents du petit Zeÿa (âgé de six ans), devant le tribunal correctionnel de Foix ce 12 décembre. Il s’agissait, pour le collectif Enfance libre, du “premier procès en France depuis l’entrée en vigueur” de la loi “confortant les principes de la République“, également connue comme la “loi contre le séparatisme“. Auparavant, les parents faisaient l’objet a posteriori d’un contrôle de l’Éducation nationale ; désormais, il faut une autorisation préalable.
Le couple admet, revendique même, ne pas s’être conformé à la nouvelle loi : “on ne va pas jouer à un jeu qui est joué d’avance”, pointent-ils, arguant que “90 % des nouvelles demandes d’entrée en IEF sont refusées dans l’académie de Toulouse”. A la demande du tribunal, Marjorie explique que l’IEF est
“un choix mûrement réfléchi. Nous sommes diplômés, riches d’expériences, et nous voulons respecter le rythme de notre fils. Son quotidien est fait de propositions, de ressources à disposition. Il adore les maths, le piano, chercher par lui-même… On n’est pas seulement en famille, on est aussi dans un collectif”.
Et quand le procureur évoque la possibilité de recourir au CNED, celle qui a exercé un temps dans l’Éducation nationale répond que “si j’ai choisi l’IEF, c’est pour proposer autre chose à mon enfant. C’est ça la liberté, et j’estime avoir le droit de le faire”. Ramïn F., lui, convoque “Blaise Pascal, Marguerite Yourcenar, Marie Curie et Jean d’Ormesson” comme symboles de personnes qui ont grandi sans l’école, et se place sur le champ de la “désobéissance civile”, estimant combattre un “mouvement d’annihilation mené par un gouvernement qui ne veut qu’une seule norme éducative”. Marjorie insiste :
“cette démarche de désobéissance est un dernier recours, on a essayé de communiquer, de discuter, de négocier, d’apporter des preuves pour montrer le caractère délétère de la nouvelle loi. Nous n’avons eu en retour que du mépris, de l’ignorance”.
Ramïn F., lui, remercie la justice, considérant que
“c’est finalement la première fois qu’on se sent aussi écoutés. Nous ne sommes pas des séparatistes, nous avons même envisagé une inscription à temps partiel à l’école du Fossat, pour enrichir l’expérience de notre fils, mais ça nous a été refusé”.
Le procureur Olivier Mouysset ne peut pourtant que constater que le couple “revendique les faits reprochés. Ils n’ont pas fait de demande d’autorisation, l’Education nationale n’a donc pas été en mesure d’évaluer leurs compétences. Peut-être en disposent-ils, pourquoi, dès lors n’ont-ils pas fait la démarche ? Il y a une forme de séparatisme, dans cette absence de confiance envers l’école”. Et de requérir 500 € d’amende avec sursis, à l’encontre de chacun des deux parents.
Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé une peine correspondant aux réquisitions. […]
“La procédure engagée par le gouvernement contre Academia Christiana devrait inquiéter toutes les associations françaises”
Expert au European Centre for Law and Justice (ECLJ), Nicolas Bauer intervient dans des affaires à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) relatives aux libertés d’expression, d’association et de religion. Il publie une tribune dans le Figarovox :
Sur le média en ligne Brut, Gérald Darmanin a annoncé le 10 décembre son projet de dissoudre Academia Christiana, un mouvement catholique proche de la droite identitaire. Il n’a alors mentionné aucun fait justifiant cette dissolution. Le lendemain, sur CNews, le ministre de l’Intérieur a pointé du doigt un seul élément factuel : «Cet été ils ont fait l’apologie de l’antisémitisme, avec des personnes qui considéraient que les Juifs n’étaient pas des personnes comme les autres». D’après certains commentateurs, Gérald Darmanin aurait confondu Academia Christiana avec Civitas, formation politique accusée d’avoir tenu des propos antisémites lors de sa dernière université d’été. Civitas a déjà fait l’objet d’un décret de dissolution et n’a, a priori, aucun lien avec Academia Christiana.
Cependant, derrière une telle annonce de dissolution, il existe un dossier plus épais. Gérald Darmanin l’a résumé ainsi : «ce n’est pas une association qui correspond, me semble-t-il, aux valeurs de la République». La liste des reproches faits par le ministère de l’Intérieur à Academia Christiana a fuité dans la presse. Elle mérite d’être commentée, car elle montre que le gouvernement malmène non seulement la liberté d’association, mais aussi plusieurs autres libertés publiques, comme celles de pensée, d’expression, d’éducation ou encore de religion. Ces libertés sont exercées par tous et sont notre bien commun. Elles sont protégées et doivent continuer à l’être, y compris lorsqu’elles sont exercées contre les valeurs de la République. Ces «valeurs» inspirent nos lois mais ne constituent pas une idéologie officielle à laquelle il serait obligatoire d’adhérer. Chacun a le droit de les critiquer, librement.
Analysons un à un les «pires» faits pointés du doigt par le gouvernement contre Academia Christiana. À l’été 2021, un intervenant à une université d’été aurait encouragé ainsi les participants : «Instruisez vos enfants afin de les libérer de l’emprise républicaine», même au prix d’un «sacrifice financier». Autrement dit, les parents étaient incités à privilégier des écoles privées, payantes, aux écoles publiques, gratuites, afin d’éviter que leurs enfants suivent un programme intégralement pensé par l’Éducation nationale. Cette liberté scolaire est protégée par le droit des parents d’éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions. Ce droit est valable même lorsque les convictions en question sont différentes de celles du gouvernement, notamment en matière de sexualité ou de religion. La liberté scolaire doit donc légitimement pouvoir être exercée et promue.
Un deuxième fait souligné par le ministère de l’Intérieur est supposé constituer une «apologie de la collaboration en rendant hommage au régime de Vichy». Il est reproché à un prêtre, en 2020, d’avoir évoqué dans une vidéo YouTube d’Academia Christiana des jeunes allant «au cimetière du Grand Bornand (…) pieusement prier pour les miliciens qui ont été exécutés à la Libération», en les enjoignant de ne pas se faire «photographier avec tout le monde». Le prêtre est accusé de ne pas condamner ces jeunes, alors qu’ils prient pour des «collabos». Pour autant, il ne les incite pas à une telle démarche. Par ailleurs, d’un point de vue chrétien, prier pour une personne décédée n’a de sens que si on n’a pas la certitude que cette personne est au Ciel. Une telle prière présume donc que ces miliciens doivent être purifiés de leurs fautes et est l’inverse d’une «canonisation» de ces personnes. En tout état de cause, une telle démarche de prière est évidemment protégée par la liberté de culte, qui est une des dimensions de la liberté de religion.
Deux autres faits sont considérés par le gouvernement comme provoquant à la discrimination envers les femmes. Il s’agit de la publication d’un article sur la pudeur et d’une recension du livre Le Courage de la Paternité écrit par un Père dominicain. Il est reproché à l’article sur la pudeur de dire aux femmes comment s’habiller. Or, les nombreuses photos de jeunes femmes d’Academia Christiana montrent qu’elles sont tout à fait libres de se vêtir comme elles le souhaitent. L’institut de formation ne promeut ni l’uniforme, ni la burqa. En ce qui concerne la recension du livre, elle indique que, dans un mariage chrétien, l’homme est le chef de famille et la femme lui est soumise. Cette affirmation s’appuie directement sur la Bible, en particulier sur un passage de Saint Paul. Les théologiens sont unanimes sur le fait qu’une telle distinction des rôles ne signifie pas une inégalité entre l’homme et la femme. La promotion de cette vision de la famille ne provoque donc pas à la discrimination et est protégée par les libertés de pensée et d’expression.
Dans la lettre de Gérald Darmanin à Academia Christiana, d’autres arguments en faveur d’une dissolution sont listés, mais paraissent moins sérieux et il est donc inutile de s’y arrêter. Certains concernent de simples participants aux formations organisées par cette association, mais n’engagent pas l’association elle-même. D’autres semblent tirés par les cheveux. Par exemple, le président d’Academia Christiana aurait publié sur LinkedIn une carte postale d’une ville de Bavière, où il a étudié et passé des vacances familiales, et le gouvernement rappelle que Hitler avait fait un bon score dans cette même ville lors de l’élection présidentielle de 1932. Cette ville médiévale charmante, Rothenburg ob der Tauber, attire chaque année de nombreux touristes, sans aucun lien avec l’antisémitisme passé de ses habitants. Cette accusation fantaisiste ferait sourire si elle ne prétendait pas appuyer une procédure de dissolution d’une association.
La procédure engagée par le gouvernement contre Academia Christiana devrait inquiéter toutes les associations françaises. Elle témoigne de la fragilité de la liberté d’association et d’autres libertés exercées par tous les citoyens. Elle montre aussi que le gouvernement restreint ces libertés pour servir, semble-t-il, des objectifs politiques.
Avortement dans la Constitution: Mgr Marc Aillet appelle à la mobilisation
Communiqué de l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :
« Le projet de loi prévoyant d’inscrire la « liberté » d’avorter dans notre Constitution vient d’être présenté en Conseil des Ministres et sera peut-être adopté (à la majorité des deux-tiers) par le Parlement réuni en Congrès en mars 2024 ou dans les mois qui viennent.
Au-delà de considérations ou de certaines motivations purement politiciennes, le Président de la République et le gouvernement entendent ainsi consacrer, sanctuariser, pour ne pas dire sacraliser, le droit ou la liberté d’avorter, qui non seulement n’est nullement menacé, mais s’est au contraire terriblement banalisé, au point de faire plus de 230.000 victimes innocentes au cours de l’année 2022.
À terme, et quoi qu’on en dise, le vote d’une telle loi constitutionnelle déboucherait inéluctablement sur la remise en cause ou la suppression de la clause de conscience que la loi Veil reconnaît aux médecins et professionnels de santé qui refusent de pratiquer des IVG.
Sera-t-il encore possible ou permis de rappeler demain qu’un avortement, fût-il « constitutionnel », n’est ni plus ni moins que l’élimination pure et simple d’un être humain, ce que le Concile Vatican II qualifie de « crime abominable » (cf. Gaudium et spes n° 51) ?
Qu’on nous comprenne bien : il ne s’agit nullement de juger les femmes qui ne parviennent pas à garder leur enfant, celles-ci étant généralement soumises à diverses pressions d’ordre économique et social, dans un contexte de totale banalisation d’un acte que Simone Veil considérait dans tous les cas de figure comme un drame…
En ce temps de l’Avent où nous nous préparons à la naissance du Verbe qui s’est fait chair dans le sein virginal de Marie, rehaussant la dignité de l’embryon humain, j’ose espérer qu’une mobilisation des chrétiens comme de tous les citoyens dont la conscience n’est pas anesthésiée ou contaminée par la culture de mort, est encore possible, pour clamer notre indignation, manifester notre opposition, et proclamer envers et contre tout que toute personne humaine est absolument inviolable et sacrée depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. »
+ Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 12 décembre 2023
Condamnés à de la prison avec sursis pour avoir accroché une pancarte dénonçant les dangers de l’immigration
La répression judiciaire continue contre les lanceurs d’alerte et militants de droite :
“Trois militants (…) de Patria Albigès, dont le fils du député RN du Tarn Fréderic Cabrolier, ont été jugés ce mardi 12 décembre devant le tribunal correctionnel d’Albi. Ils étaient poursuivis pour une “action anti-migrants” menée le 10 juin dernier. Ce jour-là, les militants avaient fermé les parcs de la ville d’Albi avec de la rubalise (ruban plastique) et des pancartes : “Parc fermé – raison de fermeture : risque élevé de se faire poignarder – protégeons nos familles de l’immigration.” Ils avaient été arrêtés une poignée de minutes seulement après leur action, initiée quelques jours après qu’un Syrien a blessé à l’arme blanche six personnes, dont quatre enfants, dans un parc d’Annecy.
Les jeunes hommes âgés de 20 à 25 ans ont été condannés pour “provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion”. Mais aussi pour “usage de document créant une méprise avec un acte judiciaire ou un document administratif” et “apposition d’une publicité ou pré-enseigne non-conforme aux dispositions du règlement local de publicité”. Ils écopent de trois mois de prison avec sursis et devront également faire un stage de citoyenneté dans les six mois. Ils ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils feraient appel.”

À l’usage de ceux qui croient qu’être intelligent suffit pour décider, le discernement
André Bercoff reçoit sur Sud Radio François Bert, coach en management et auteur de “Le discernement : À l’usage de ceux qui croient qu’être intelligent suffit pour décider” :
Bravo, Gabriel Attal, c’est un premier pas !
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Monsieur le Ministre, vous avez fait un premier pas, que j’attendais depuis 75 ans – quand j’étais dans le cours moyen de Mme G., mon institutrice qui enseignait en même temps aux CM1 et CM2 comme dans la plupart des écoles de la France rurale.
A l’époque, s’il y avait lieu, on me parlait de l’école publique, de l’ordre public… On ignorait le rappel de la laïcité, on respectait les élèves, sans doute tous baptisés… On parlait de la France, avec le portrait de H. de Bournazel dans la classe de Mme G., sans évoquer en boucle la « République », les « valeurs républicaines ».
NB : il s’agissait d’une école publique d’une commune de la Creuse.
Donc, Monsieur le Ministre, j’ai été heureux de Vous entendre parler à plusieurs reprises de l’Ecole « française ». C’est un premier pas car il reste beaucoup à faire : j’entends, alors que j’écris ces lignes, sur une chaîne plutôt proche de ma position un intervenant continuer à répéter en boucle « école républicaine ».
Surtout, ne vous laissez pas intimider , le chemin sera long.
Un simple conseil : la prochaine fois parler de la FRANCE !
Un dernier conseil : faites inscrire dans la Constitution les « racines chrétiennes de la France », cela permettra de se débarrasser des prétentions de l’Islam au nom de la laïcité.
Une nouvelle année sous le signe de l’avortement
De Pascale Morinière, présidente de la Confédération Nationale des AFC :
Un projet de loi constitutionnelle pour inscrire l’avortement dans la Constitution est présenté aujourd’hui au conseil des ministres.
La phrase suivante serait ajoutée à notre constitution :
« La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »
Cette liberté formulée sans limite dans la constitution pourrait contribuer à faire glisser sans cesse les conditions d’accès à l’IVG, en particulier la clause de conscience des soignants et les délais d’accès.
La clause de conscience des soignants était une condition du vote de la loi Veil, en 1975. Elle s’applique à tous les soignants, pas seulement aux médecins. Pour les promoteurs de l’avortement, l’objection de conscience est le principal obstacle actuel. L’IVG, en étant inscrite dans la Constitution, deviendrait une liberté fondamentale. Elle mènerait à la fin de la liberté de conscience des soignants qui ne pourraient pas s’opposer à une liberté fondamentale de la femme. Les délais d’accès pourraient, eux, à nouveau glisser au fallacieux prétexte des difficultés d’accès à l’IVG.
Les choses pourraient aller très rapidement. Le projet de loi constitutionnelle arriverait en discussion au Parlement début 2024 et, s’il était voté à l’identique par les deux Chambres, pourrait être ratifié par le Congrès début mars.
Que faire ?
La Marche pour la vie aura lieu le 21 janvier : nous vous invitons à y participer très nombreux.
D’ici là, nous vous proposons une mobilisation virtuelle sous la forme d’un micro-trottoir digital en répondant à la simple question : « Que pensez-vous de l’inscription de l’avortement dans la constitution ? ». Pour participer scanner le QR code ci-dessous.
Soyons nombreux à donner notre avis et notre témoignage. Nos retours seront très précieux pour répondre avec conscience et vigueur à la publication de ce projet de loi !

La population clandestine aurait doublé en France depuis 2015
L’immigration illégale en France est comprise entre 780000 et 900.000 personnes dont un accroissement net d’environ 400.000 sur la période 2015-2022 soit un quasi-doublement. L’IFRAP a publié une étude sur le coût de l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux étrangers en situation irrégulière.
Le 4 décembre 2023 un rapport important sur l’aide médicale d’Etat était publié par Claude Evin (ancien ministre) et Patrick Stéfanini (Conseil d’Etat honoraire) à la demande des ministres de l’Intérieur et de la Santé. Une publication anticipée au 4 décembre en lieu et place d’une parution initialement prévue le 15 janvier 2024 afin de porter un regard expert (et défavorable sur le plan budgétaire) sur la suppression de l’AME remplacée par l’AMU par le Sénat en 1ère lecture dans le cadre de l’examen du projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Les conclusions tirées du rapport par voie de Presse ont généralement été lénifiantes et convenues : « l’AME est « globalement maîtrisée », mais « mérite d’être adaptée ». En réalité le rapport se révèle beaucoup plus riche, tant en constatations qu’en propositions, mais le manque de temps pour l’achever explique que de nombreuses pistes aient été laissées à l’état d’ébauches…
Une augmentation des allocataires de 38,8% depuis 2015 et des ayants-droits de 60,4%
Tout d’abord le rapport met en avant un premier constat, entre 2009 et 2023, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 121,7% dont 38,8% entre fin 2015 et mi-2023 (dont +30% entre fin 2015 et fin 2022).
Par ailleurs sur le plan budgétaire, le coût financier de l’AME a augmenté de 79,3% en euros courants entre 2009 et 2022 (soit +428 millions d’euros) et de 46,3% sur la même période en euros constants (+250 millions d’euros). Entre 2015 et 2022, le coût budgétaire s’apprécie quant à lui de 31,9% en euros courant et de 15,7% en euros constants. Il est donc vrai qu’il existe une maîtrise budgétaire de l’AME entre 2015 et 2022, ce qui était moins vrai pour la période précédente.
Mais là où les rapporteurs avancent les chiffres les plus intéressants c’est dans la composition des bénéficiaires. En effet l’AME s’adresse non seulement aux assurés, mais aussi à leurs ayants-droits, or c’est dans cette seconde catégorie que les bénéficiaires explosent : +60,4% lorsque les assurés n’augmentent que de 31,8% entre fin 2015 et mi-2023.
Il y a donc une augmentation significative des bénéficiaires indirects de l’AME, la proportion des assurés directs baissant dans le total des bénéficiaires de 3,8 points entre 2015 et 2022 (passant de 75,6% des allocataires et 71,8%). Le rapport souligne par ailleurs que l’on observe une croissance près de trois fois plus forte entre 2015 et 2023 pour les mineurs en métropole(+65%) et les personnes au-delà de 60 ans (+75%) que pour la tranche centrale des 18-59 ans (+23%) sur la période.
Une vision très extensive des ayants-droits
Comme l’évoque le rapport « le terme « bénéficiaire » de l’AME recouvre deux populations : les « assurés » et les ayants-droits. Les « assurés » sont les personnes qui portent directement les droits, les ayants-droits sont leurs enfants (mineurs et potentiellement jusqu’à l’âge de 20 ans), leurs conjoints, partenaires de PACS ou concubins, ainsi qu’une personne majeure « cohabitante » à charge. » Il existe donc potentiellement un vivier très extensif de bénéficiaires indirects dont certains pourraient eux-mêmes entamer une démarche d’assurance à l’AME, soit n’y aurait aucun droit en cas de séparation ou de non-cohabitation.
- Ainsi tous les bénéficiaires de l’AME ne sont pas en situation irrégulière ;
- Tous les ESI (étrangers en situation irrégulière) ne sont pas bénéficiaires de l’AME (soit parce qu’ils n’y ont pas droit (présence sur le territoire depuis moins de 3 mois[1], plafond de la C2S[2] dépassé, non-recours) ;
On relève ainsi plusieurs points particulièrement fraudogènes :
- La question de la non-émancipation des ayants-droits majeurs se pose afin de mieux contrôler les bénéficiaires de l’AME ;
- Par ailleurs les ayants-droits majeurs qualifiés de « cohabitants » peuvent agréger les mineurs devenus majeurs de plus de 20 ans résidants au domicile de leur parents (que ces majeurs y résident en situation légale ou illégale) sans limitation d’âge ;
- Mais aussi tout autre majeur cohabitant au terme de la notice Cerfa n°50741#9, et sans tenir compte pour ces derniers de leurs conditions de ressources, bien qu’ils doivent être déclarés cependant « à charge ».
Comme l’évoque le rapport « la non prise en compte, dans la détermination des ressources financières, des revenus du conjoint, concubin ou partenaire de PACS » doit être interrogé, d’autant plus si « ce dernier est français ou en situation régulière ».
S’y ajoute un possible effet « noria » sans lien direct avec l’AME, reposant sur des « entrées régulières en France (…) et sur la délivrance, dans un délai très rapide après l’arrivée en France, de soins urgents et vitaux. » Toutefois comme le relève le rapport « ces personnes (…) souvent dans des situations médicales complexes restent sur le territoire en situation irrégulière afin de continuer via l’AME, à bénéficier de soin. » On le constate par l’augmentation de leurs séjours (dialyse, chimiothérapie, radiothérapie etc… dans le cadre des soins urgents a été supérieure à +100% en 2022, alors que cette augmentation n’est que de +20% pour les bénéficiaires de l’AME. « Il est vraisemblable qu’une partie des 9,5% des personnes bénéficiaires de l’AME identifiés (…) comme ayant déclaré être venus en France pour raison de santé, ont utilisé ce mode d’accès aux soins » (soit plusieurs milliers par an).
Focus sur les Outre-mer et des territoires métropolitains spécifiques
L’augmentation des bénéficiaires est tout particulièrement importante en Outre-mer, mais aussi façon particulièrement atypique : les 4 DROM (départements et régions ultramarines) regroupent 10,5% du total des bénéficiaires de l’AME (soit 46.189 personnes), pour une population représentant 3,2% de la population française. Pourtant des territoires se détachent par rapport à d’autres :
- La Guyane voit une croissance des bénéficiaires de 130% entre fin 2015 et mi-2023, suivie par la Martinique (+301%) et la Réunion (+171%) mais les niveaux sont très différents : la Guyane passe ainsi sur la période de 82,2% des bénéficiaires « domiens » à 86,2% de ces mêmes bénéficiaires, suivie par la Guadeloupe 10,9% (2023), la Réunion et la Martinique ne totalisant à la même date que 2% et 0,9% (en 2023). On comprend donc que la Guyane avec la proximité du Brésil (état de l’Amapá) et du Surinam[3]subit une très forte pression migratoire irrégulière, mais comment expliquer le différentiel entre la Martinique (en croissance forte, mais partant de très bas) et la Guadeloupe qui en accueille 100 fois plus ?
- On vérifie également une très forte poussée des ayants-droits avec +144% pour la Guyane entre 2015 et mi-2023, +613% en Martinique et +508% à la Réunion. Ils sont principalement centrés sur les moins de 18 ans (+133%) et les 18-59 ans (+111%). En revanche se sont les assurés âgés (+60 ans) donc bénéficiaires directs de l’AME qui augmentent le plus sur la période avec +144%.
Par ailleurs, en métropole, certains territoires spécifiques concentrent l’essentiel des bénéficiaires de l’AME : « cette concentration est d’abord une concentration « francilienne » avec une région qui totalise plus de 200.000 bénéficiaires d’AME soit plus de 55% de la population des bénéficiaires en métropole (…) alors que l’Ile-de-France représente moins de 20% de la population résidant en France métropolitaine » dont près de 30% du total métropolitain concentré sur Paris et la Seine-Saint-Denis. Si on ajoute à l’île-de France, les Bouches du Rhône, les Alpes Maritimes et le Nord, on obtient une population de bénéficiaire représentant plus des 2/3 des allocataires de l’AME. Il existe donc une très grande concentration sur les métropoles les plus importantes et situées dans partie Est de la ligne le Havre-Marseille.
Une consommation de soin relativement stable par bénéficiaire sur les 15 dernières années
Si l’on regarde maintenant la consommation de soins effectués par les bénéficiaires de l’AME la constatation est faite d’une augmentation des dépenses d’AME largement corrélée à celle de l’évolution du nombre de bénéficiaires. C’est si vrai que « la consommation trimestrielle moyenne par bénéficiaire est restée stable au cours des 15 dernières années, en dépit de l’augmentation du coût des soins sur la période. » La consommation trimestrielle moyenne par bénéficiaire est passée de 642 € en 2009 à 604 € en 2022, tandis que la consommation moyenne par consommant est passée de 785 € en 2009 à 823 € en 2022.
On relève par ailleurs que la consommation hospitalière diminue, passant de 68%/69% autour de 2010 à 61%/62% au début des années 2020. Marquant le virage « ambulatoire » que l’on retrouve au sein des soins de ville qui progressent en direction des consultations médicales, dentaires et des auxiliaires paramédicaux. En milieu hospitalier la durée moyenne du séjour est plus forte chez les bénéficiaires d’AME (5,5 jours) que chez les assurés sociaux (4,7 jours) soit +17%. Les soins urgents concernant d’abord la tranche 40/59 ans. On relève toutefois diverses situations atypiques notamment en matière de dialyse, des soins urgents en 2022 et s’agissant des greffes hépatiques… et sans doute pour les bénéficiaires de l’AME sondés par l’IRDES et déclarant être venus « pour raison de santé » sur le territoire français.
Le passage de l’AME à l’AMU voulue par le Sénat aurait des conséquences budgétaires défavorables
C’est sans doute tout à fait contre-intuitif au premier abord, mais le rapport Evin/Stefanini a le mérite de faire apparaître des éléments qui montrent la très grande rigidité budgétaire de ce type d’allocation au sein du continuum de couverture des personnes résidents en France en matière de Santé. Seule exception, les irréguliers de + de 3 mois dont les revenus excédent le plafond de la C2S (809,9 €/mois) et qui se retrouvent alors sans aucune couverture[4].
En particulier il relève tout d’abord les bienfaits de l’enrichissement du dispositif initial au Sénat : « l’inclusion de la prophylaxie et du traitement des maladies graves lors de la discussion en séance publique est de nature à réduire les craintes formées à l’encontre de la rédaction initiale », les rapporteurs de la mission soulignant que la réduction du panier de soins pourrait avoir plusieurs conséquences négatives :
- Une difficile articulation avec les soins urgents et vitaux : dans la mesure ou l’AMU comprendrait simplement en sus l’accès au bout de 3 mois de résidence irrégulière sur le territoire national, l’accès à la prophylaxie, du traitement des maladies graves, des vaccinations réglementaires et des examens de médecine préventive.
- Les risques d’un non-recours plus important et d’un panier de soins dégradé pourraient aboutir à surcharger les urgences hospitalières alors même que l’on cherche précisément à les décongestionner (via un renforcement des prises en charge par la médecine de ville), et que le rapport dans le cadre actuel de l’AME est favorable aux soins de ville (745.531 consultations médicales, contre 172.565 consultations en structures hospitalière dont 79,8% au sein du secteur public).
- Enfin sur le plan budgétaire les hospitalisations sont beaucoup plus coûteuses que les soins prodigués en ambulatoire : la dépense moyenne d’un bénéficiaire d’AME est près de 7 fois supérieure au titre des séjours hospitaliers qu’au titre des honoraires médicaux (1.468 € contre 212 €).
Mais des arguments symétriques peuvent exister pour conduire à dégager des économies :
Reste un panier de soin actuel sans doute trop étendu : notamment en direction de soins non urgents voir de confort : rééducation physique, kinésithérapie « auxquels les bénéficiaires de l’AME accèdent (…) de manière inconditionnelle et sans participation financière. » Ces actes pourraient nécessiter une autorisation préalable délivrée par la CNAM, mais « [la mission] n’a pas été en mesure d’identifier les actes qui seraient soumis à cette procédure », ce qui semble pour le moins curieux… mais qui mériterait d’en dégager une typologie détaillée.
La mission relève toutefois que l’AME « contribue au maintien en situation de clandestinité d’étrangers dont elle est parfois le seul droit »… et pas seulement au regard des prestations de santé offertes mais également des droits connexes accordés :
- L’obtention d’une réduction de 50% sur le coût des transports collectifs (contre 75% en Ile-de-France avec la C2S) ;
- La présentation d’une carte d’AME afin d’avoir accès à des prestations associatives de type : banque alimentaire, tarifs sociaux appliqués par certaines collectivités (notamment pour la restauration scolaire) etc.
- Permettre via la carte d’AME délivrée annuellement, de bénéficier une preuve de résidence continue sur le territoire français dans la perspective d’une prochaine régularisation (AES par exemple[5]). La mission identifiant à près de 100.000 les personnes oscillantes entre PUMA, AME, demandeurs d’asile etc.
[…]
Notre-Dame n’est pas un terrain de jeu pour artistes avides de reconnaissance
Marc Alibert, architecte honoraire des Bâtiments de France, réagit sur Boulevard Voltaire à la déclaration d’Emmanuel Macron de lancer un concours pour la création de six vitraux contemporains :
Notre-Dame est un lieu sacré, ce n’est pas un terrain de jeu pour artistes avides de reconnaissance dont le seul juge est leur cote sur le marché. L’État, avec notre argent, se doit de respecter ce chef-d’œuvre qui a façonné notre culture et que beaucoup de nos concitoyens, catholiques ou non, veulent préserver.
Devant les richesses des œuvres du passé, l’artiste aujourd’hui est pris d’angoisse et se pose la question : comment créer après de tels sommets ? Ne sachant plus dépasser la tradition, il la nie.
Catéchisme des pauvres
Les verrières de Conques et de Nevers ne laissent pas transparaître les vérités de la foi, alors que les rosaces de Notre-Dame, « ces grandes fleurs de deuil éblouissantes et tristes » nous disait Émile Mâle, ont miraculeusement résisté à l’incendie de 2019 et sont peut-être les plus belles œuvres sorties de la main de l’homme. L’ensemble des verrières au Moyen Âge, depuis le narthex, devait ressembler à une exposition de tapis d’Orient.
Les vitraux ont toujours été le catéchisme des pauvres jusqu’au XIXe siècle, puis l’abstraction est arrivée, avec une perte progressive de la foi.
« L’artiste qui ne professe pas les vérités de la foi ou qui vit éloigné de Dieu ne doit en aucune manière toucher à l’art religieux, il lui manque cet œil intérieur capable de lui montrer ce qui est requis par la majesté du créateur », écrivait Pie XII (encyclique Musicæ sacræ disciplina).
Le thème des verrières créées entre les deux guerres pour Notre-Dame, et qui n’ont pas été mises en place, peut servir de modèle, car l’iconographie choisie était celle des saintes et saints qui ont marqué l’Histoire de France.
Le concours pour la restauration des vitraux de la cathédrale ne peut être ouvert qu’à des artistes chrétiens et non à des coteries cherchant à satisfaire leur ego et incapables de transcendance. Comme l’écrivait très justement Laurent Dandrieu,
« ce qui frappe le plus dans l’art contemporain, c’est le décalage permanent entre la pauvreté du geste et la suffisance du discours ».
Purifier et recentrer son imaginaire
Le bleu est la lumière dans le vitrail, c’est la base de leur coloration, et la première condition pour l’artiste verrier est de savoir régler le bleu, couleur irradiante, le rouge étant la couleur filtrante. Regardez le fameux bleu de Chartres ! C’est comme peindre avec la lumière. Mais la technique du maître verrier ne peut modifier les lois de la lumière, de la perspective, de l’optique et de l’orientation (ici, les futurs vitraux seront orientés au sud).
Jusqu’au XIVe siècle, il n’existe pratiquement que ces deux couleurs ; ainsi, en composant son carton, l’artiste doit penser à la mise en plomb pour une lecture souple et non rigide.
L’ensemble de ces six verrières ne doit pas faire une tache criarde mais se fondre avec humilité, à l’image de la Vierge. L’artiste doit confier son travail à Marie, elle est là pour purifier et recentrer son imaginaire. Ainsi, sous la protection de Notre-Dame, les œuvres seront belles car débordantes d’un cœur possédé par la grâce.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression
Nicolas Tardy-Joubert, le président de la Marche pour la Vie, signe une tribune dans Le Journal du dimanche contre l’inscription du « droit à l’IVG » dans la Constitution, qui sera présenté le 24 janvier à l’Assemblée nationale :
Le président de la République souhaite qu’un projet de loi constitutionnel soit soumis au Parlement au début de 2024 pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ».
La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de ne pas pouvoir garder son enfant. La traduction concrète d’un tel projet de loi, gravé dans le marbre constitutionnel, serait de garantir la liberté de pouvoir faire mourir un être humain, si petit soit-il. Le voter serait participer à l’ensauvagement et à la dé-civilisation de notre société.
D’éminents juristes constitutionnels dénoncent l’incohérence de cette inscription du droit à l’avortement dans notre Constitution. Ce serait contraire à l’article 16 du Code civil qui « assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », et incohérent avec l’article 66.1 de la Constitution qui prévoit que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ce projet présente aussi d’autres risques.
Si la liberté d’avorter était ainsi consacrée, que deviendrait la liberté de conscience pourtant fondamentale, pour s’y opposer ou refuser de pratiquer cet acte, et comment limiter des exigences toujours plus folles de nouvelle extension des délais ?
Quel sens des priorités ce Gouvernement a-t-il alors que la situation sécuritaire, sanitaire, éducative, économique avec nos 3000 milliards de dettes, traduisent la terrible fragilisation des structures de notre pays ? Le choix de pousser ce projet commencé par l’extrême gauche la plus radicale, traduit hélas une soumission idéologique mortifère. Le Gouvernement en remplaçant la proposition de loi de la députée LFI Panot par ce projet de loi veut, en même-temps, échapper au référendum qu’il craint, en le remplaçant par un vote du Congrès au début du mois de mars.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression économique ou celle de leur entourage. Le recours à l’avortement augmente avec le niveau de précarité (source DRESS). Selon une étude publiée en 2023 dans le British Medical Journal, une femme sur trois souffre de dépression après avoir avorté. Cette proposition est antisociale et inepte sur un plan de santé publique. Un triste record de 234 300 avortements a été enregistré en 2022 en France, et l’impact démographique, qui en résulte puisque nous n’atteignons plus le seuil de renouvellement des générations (1.80 enfants par femme vs 2.1 à atteindre) est délétère pour notre pays, pour notre économie. Les seules priorités dignes de ce nom, pour éviter ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, sont la mise en place de politiques de prévention de l’avortement, d’accompagnement financier et familial. Un volet éducatif sur la dimension affective et relationnelle de la sexualité permettrait aussi de réduire les grossesses adolescentes et d’agir dans le sens d’une parentalité responsable.
La Marche pour la Vie porte des propositions pour que la protection de la vie devienne une grande cause nationale. Pourquoi par exemple ne pas lancer une grande étude publique pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’avortement comme le souhaitent 88 % des Français (Sondage IFOP octobre 2020). Plutôt qu’une réunion inutile du Congrès, la création d’une mission d’études parlementaire sur ce sujet, serait bénéfique, pour les Françaises et pour la Nation.
La pseudo-liberté garantie à la femme d’avoir recours à une élimination quasi-forcée de vie gênante
Voici le compte-rendu du Conseil des ministres de ce matin :
La Première ministre a présenté un projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse.
En France, la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse est aujourd’hui inscrite dans la loi. Depuis la loi fondatrice du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse, le législateur a pleinement pris ses responsabilités, comme l’y invitait Simone Veil dans son discours à l’Assemblée nationale, le 26 novembre 1974. Très récemment encore, avec la loi du 2 mars 2022, qui a élargi et conforté l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, le Parlement a ajusté l’équilibre nécessaire en veillant, comme le disait Simone Veil, à apporter « à ce problème une solution à la fois réaliste, humaine et juste ».
Le Conseil constitutionnel n’a pas conféré de valeur constitutionnelle à la liberté de la femme de recourir à l’interruption volontaire de grossesse en tant que telle.
Si, dans notre pays, cette liberté n’est pas aujourd’hui directement menacée ou remise en cause, tel n’est pas le cas dans d’autres États.
Le 24 juin 2022, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision relative à l’interruption de grossesse. Dans nombre de pays, même en Europe, des courants cherchent à entraver la liberté des femmes d’interrompre leur grossesse si elles le souhaitent.
Fidèle à sa vocation, notre pays doit soutenir le combat universel pour cette liberté essentielle.
Dans un tel contexte, l’inscription de cette liberté dans notre Loi fondamentale ferait de la France l’un des premiers pays au monde et le premier en Europe à reconnaître dans sa Constitution la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse et permettrait de la consacrer au niveau le plus élevé de notre hiérarchie des normes, nous prémunissant ainsi contre toute remise en cause par la loi.
A ces fins, plusieurs propositions de loi visant à consacrer explicitement l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution ont été déposées sur le bureau de chacune des deux assemblées. Si les deux assemblées se sont clairement prononcées en faveur de l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, elles se sont séparées sur la manière de l’écrire.
Le 8 mars 2023, à l’occasion de l’hommage national à Gisèle Halimi et de la journée internationale des droits des femmes, le Président de la République a exprimé son attachement à l’inscription de la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Il a annoncé qu’un projet de loi constitutionnelle proposerait d’inscrire dans la Constitution la liberté des femmes d’y recourir, en vue d’une adoption par le Congrès du Parlement. Lors des célébrations du 65e anniversaire de la Constitution, le 4 octobre dernier, le Président de la République a réaffirmé son souhait de parvenir à cet objectif.
Ainsi, conformément à la volonté du chef de l’État d’adresser « un message universel de solidarité à toutes les femmes qui voient aujourd’hui cette liberté bafouée » et pour répondre à l’appel des deux assemblées, le présent projet de loi constitutionnelle est présenté en application de l’article 89 de la Constitution. Il comporte une disposition unique ayant pour objet de modifier l’article 34 de la Constitution en y ajoutant, après le dix-septième alinéa, un alinéa ainsi rédigé : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Choisir la Vie propose un livret informatif sur l’avortement à envoyer à vos députés et sénateurs
Il est urgent de se mobiliser afin d’empêcher la constitutionnalisation du droit de tuer les enfants à naître. Cécile Edel, présidente de Choisir la Vie, communique :
Alors que la plupart des français sont accaparés par les préparatifs de Noël, Emmanuel Macron s’apprête à faire franchir à notre pays un grave tournant historique dont les conséquences seront sans précédent.
Le 13 décembre, en effet, un projet de loi inscrivant l’interruption de grossesse dans notre constitution, autrement dit un permis de tuer, sera présentée au Conseil des ministres. Cette loi abjecte veut graver sur du marbre l’avortement comme une liberté fondamentale, portant ainsi gravement atteinte à la liberté de conscience des soignants d’une part et à la liberté d’expression des défenseurs de la Vie d’autre part.
D’ores et déjà, nous avons envoyé aux ministres un courrier accompagné du livret informatif sur l’avortement nouvellement réédité par Choisir la Vie, afin qu’aucun ne puisse oser dire qu’il ne savait pas ! Nous vous invitons à en faire de même en envoyant ce livret à vos députés et sénateurs qui bientôt seront amenés à voter en faveur ou non de cette loi. Vous pouvez le commander gratuitement ci-dessous, par email ou par courrier.
N’hésitez pas à nous demander le nombre d’exemplaires que vous souhaitez. Nous vous remercions, chers amis, pour votre précieux soutien. Je vous assure de ma fidélité dans ce combat pour la défense des plus fragiles.
Vous pouvez le commander gratuitement* :
- Par email : [email protected]
- Par voie postale : Choisir la Vie – 70 boulevard Saint Germain 75005 Paris* Libre participation aux frais de ports en faisant un don sur notre page HelloAsso
La seule liberté menacée de la femme aujourd’hui est celle de pouvoir garder son enfant
Communiqué de presse de la Marche pour la Vie :
Le Président de la République a présenté le 12 décembre en Conseil des Ministres un projet de loi constitutionnel pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ». La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. Ce nouveau projet est incongru, indécent et dangereux. Il n’est qu’une diversion sociétale dans l’échec patent de ce gouvernement.
Nous dénonçons le fourvoiement de cette politique, qui fait l’inverse de ce qu’il conviendrait de faire. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de ne pas pouvoir garder son enfant. Il faut au contraire mettre en place des politiques de prévention de l’avortement, pour réduire le drame de ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, et remédier à l’effondrement démographique que nous connaissons dans notre pays.
Si l’avortement était inscrit dans la Constitution, le droit de faire mourir un membre innocent de l’espèce humaine serait reconnu, alors que la Constitution prévoit aujourd’hui que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Cette nouvelle norme supra-législative ouvrirait à la suppression de la clause de conscience des médecins, et à l’avortement à la demande jusqu’au terme de la grossesse.
Nous nous opposons à ce projet, et appelons tous les Français attachés à ce que l’interdit de tuer reste le fondement de notre civilisation à rejoindre La Marche pour la vie, qui aura lieu le 21 janvier 2024 à Paris. Nous demandons avec nos 10 propositions que la protection de la vie humaine devienne une grande cause nationale.
Academia Christiana porte plainte contre Gérald Darmanin
La meilleure défense c’est l’attaque :
J’ai déposé plainte ce matin devant la Cour de Justice de la République pour le compte de l’association @AcademiaChristi pour les propos diffamatoires tenus à son encontre par @GDarmanin sur @CNEWS.@AcademiaChristi pic.twitter.com/YpRKZj6Iqz
— Frederic pichon (@pichon_frederic) December 12, 2023
🔴 Victor Aubert, Président d'Academia Christiana, annonce avoir porté plainte ce matin contre Gérald Darmanin devant la Cour de Justice de la République.
⛔ STOP AUX MENSONGES !
📣 Aidez-nous : https://t.co/ZHE4xJsdpa#JeSoutiensAC pic.twitter.com/HGPrUh8WMc
— Academia Christiana (@AcademiaChristi) December 12, 2023
Ambitionnons la Sainteté !
Par Stéphane Besson, directeur du Lycée Saint-Augustin (Lyon) :
Comment ne pas admirer les hommes qui nous ont précédés et qui ont bâti les cathédrales de notre pays ? Comment ne pas se sentir tout petit devant ceux qui ont réalisé la conquête spatiale ?
Comment ne pas avoir envie d’imiter les premiers alpinistes intrépides qui ont gravi les plus hauts sommets de l’Himalaya ?
Des exemples de Foi, d’intelligence, de qualités humaines qui semblent hors du commun et pourtant ces hommes ont vécu comme chacun de nous, avec peut-être une légère différence… celle d’avoir le désir de donner le meilleur d’eux-mêmes !
En lançant le Lycée Saint-Augustin notre ambition n’était pas très différente. Nous souhaitons en effet offrir aux garçons qui viennent ici, un cadre de vie pour apprendre à donner le meilleur d’eux-mêmes et ainsi les aider, en appui de tout ce qu’ils ont déjà reçu en famille, à devenir des hommes heureux et prêts à s’engager au service de la société et de l’Eglise.
Comment devient-on un homme, chrétien solide, dans notre société si déchristianisée, éclatée, désespérée ?
Les méthodes d’aujourd’hui sont les mêmes que de tout temps car malgré les évolutions de nos sociétés modernes l’être humain reste fondamentalement le même. C’est pierre par pierre que l’on construit des cathédrales, c’est pas à pas que l’on gravit des sommets, c’est petits efforts après petits efforts que l’on acquiert des connaissances, que l’on peut construire sa vie et faire avancer le monde.

Finalement nous ne demandons qu’une seule chose aux jeunes qui veulent venir au lycée : voulez-vous devenir meilleur ? Si oui, en avant ! Par les petits efforts du quotidien nous allons vous aider à devenir ce que Dieu attend de vous. Et cela passe par des choses en apparence insignifiantes : tenir correctement en ordre ses affaires de classe, son casier, apprendre ses leçons, lire, faire des exercices pour s’entraîner, prier avec application, jouer avec entrain, ne pas se laisse distraire par les écrans… Ce sont par ces petits actes répétés que la volonté se forge, que les bonnes habitudes s’ancrent, que les compétences s’acquièrent, presque naturellement. Tout cela est évidemment grandement facilité lorsque la famille vit dans cette même recherche de cohérence, dans une sobriété de vie qui recherche l’essentiel. Et l’essentiel est évidemment de désirer la plus exaltante des conquêtes, la plus belle des ascensions, la plus exigeante aussi des constructions : la sainteté !
C’est pourquoi le lycée s’est mis à l’école de Saint-Augustin : « Faites-moi la grâce de vous trouver Seigneur, et vous ayant trouvé de continuer à vous chercher encore. »
Soutenir les Missionnaires de la Miséricorde divine
La vocation sacerdotale est un don incroyable. Malgré les temps difficiles, dans le monde et dans l’Eglise, les Missionnaires de la Miséricorde accueillent de nombreux séminaristes. Pendant ce mois de décembre, ils souhaitent vous partager les joies mais aussi les défis qui les attendent.
“Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin,
Et puisque votre cœur à tout pouvoir sur Lui,
Obtenez-nous, ô Marie,
Des prêtres qui soient des saints.”
Soutenez les Missionnaires de la Miséricorde divine en faisant un don : don.misericordedivine.fr
Contre les émeutes, la parentalité…
Face aux émeutes, Aurore Bergé, ministre des Solidarités et des Familles entame cette semaine un tour de France de la parentalité. Elle explique :
Je pars d’un constat : les parents ne peuvent pas être les oubliés de nos politiques publiques. Nous avons besoin d’eux, nous devons faire avec eux. Et c’est sur eux que je veux m’appuyer en tant que ministre des Solidarités et des Familles. Quand avons-nous parlé d’eux récemment? Cet été à l’occasion des émeutes. Nous avons tous en mémoire les images de ces mères de famille sortant dans la rue, le soir, pour récupérer leurs enfants et les remettre dans le droit chemin. Mais il est frappant de constater que 30 % des émeutiers étaient des mineurs et que 60 % d’entre eux ont grandi dans des familles dites monoparentales. Nous ne pouvons pas nous intéresser à la parentalité uniquement face aux crises. L’ensemble de la société doit s’en saisir. Ça signifie quoi, être des parents ? Et où est le second parent, souvent le père? Les pères ne peuvent pas se résumer à une pension alimentaire ! La société a fini par s’accommoder du fait que les femmes assument seules certaines missions auprès des enfants. Un couple peut se séparer mais la famille vit toujours : on ne quitte pas ses enfants.
Après avoir détruit la famille, via la facilitation du divorce et les mesures LGBT, le gouvernement découvre l’eau froide…
Mais cette commission scientifique sur la parentalité, co-présidée par le pédopsychiatre homosexualiste Serge Hefez et la spécialiste des questions de jeunesse, Hélène Roques, connaît déjà quelques difficultés : trois de ses membres ont annoncé lundi leur démission lors de la première réunion. Le sociologue de la parentalité, Claude Martin, la directrice de recherche au CNRS, Agnès Martial et la sociologue Irène Théry, militante de la GPA, ont claqué la porte.
Irène Théry a dit « regretter » de voir « que les travaux à venir soient placés sous l’égide de méthodes répressives », fustigeant au passage « la confusion faite entre les politiques et les chercheurs ». La veille, Aurore Bergé avait annoncé la mise en place de « travaux d’intérêt général pour les parents défaillants ».
La constitutionnalisation de l’avortement présentée en Conseil des ministres le jour de Notre-Dame de Guadalupe, patronne des enfants à naître
Alors que nous fêtons aujourd’hui Notre-Dame de Guadalupe, apparition de la Vierge enceinte au Mexique et patronne des enfants à naître, Emmanuel Macron doit présenter aujourd’hui en Conseil des ministres le projet de loi visant à inscrire dans la Constitution de la Ve République la
« liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
En France, le nombre d’avortements n’a jamais été aussi élevé, avec un chiffre record en 2022 : 234 300, soit 17 000 de plus qu’en 2021. Abandonnées, les femmes les plus précaires n’ont pas d’autre choix que de recourir à l’avortement, qui n’est donc ni un droit ni une liberté. De nombreuses femmes subissent des pressions masculines ou socio-économiques.
Pour Ramu de Bellescize, professeur de droit public à l’université de Lille, l’inscription de cette liberté dans la Constitution risque d’avoir des conséquences sur l’exercice d’autres libertés fondamentales. « C’est une remise en cause supplémentaire de la clause de conscience des médecins ». Clause de conscience qui permet à un médecin de refuser de pratiquer un avortement, prévue dès 1975 et régulièrement attaquée.
« Concrètement, si un projet ou une proposition de loi est ensuite déposé dans le sens d’une restriction de cette clause de conscience, le Conseil constitutionnel hésitera probablement davantage à censurer la loi au motif que l’avortement est un droit constitutionnel. »
Autre conséquence : un risque d’affaiblissement de la liberté d’expression.
« Mettre à égalité ces deux libertés donne au juge la possibilité de renforcer le délit d’entrave et donc de priver tout débat autour de la question de l’avortement. À cet égard, le parallèle avec les États-Unis est intéressant : en désanctuarisant l’avortement, sans l’autoriser ni l’interdire, mais en laissant au peuple et à chaque État le soin de décider, la Cour suprême l’a remis dans le débat démocratique. En France, nous faisons l’inverse en interdisant tout débat ! »
Le Conseil des ministres devrait valider cette inscription de l’avortement dans la Constitution. Le projet de loi serait alors présenté en mars 2024 aux deux chambres réunies en congrès à Versailles. Les trois cinquièmes des députés et des sénateurs devront alors l’approuver pour qu’il figure dans la Constitution.
Un ministre ougandais accuse le gouvernement américain d’utiliser les restrictions en matière de visas pour promouvoir le programme LGBT
Pourquoi n’imposent-ils pas les mêmes sanctions aux pays du Moyen-Orient qui ont des lois identiques ou plus sévères à l’encontre des LGBT ? s’est interrogé Henry Okello Oryem, ministre d’État aux affaires étrangères de l’Ouganda.
Le mercredi 6 décembre, Henry Okello Oryem, ministre des affaires étrangères de l’Ouganda, a déclaré qu'”il y a un coup d’État du département d’État des États-Unis” et qu'”il est pris en charge par des personnes qui défendent l’agenda LGBT en Afrique”. Il a averti que “s’ils refusent les visas à nos députés, ils iront à Shanghai ou à Guangzhou”. “Il y a beaucoup de beaux endroits à visiter” en dehors des États-Unis.
Ces remarques ont été partagées après que le secrétaire d’État américain Antony Blinken a prolongé la politique de restriction des visas. Cette politique a été imposée à la suite des élections présidentielles de 2021 en Ouganda. Elle visait à “cibler les personnes considérées comme responsables ou complices de l’affaiblissement du processus démocratique en Ouganda”. L’extension de lundi concerne “les fonctionnaires ougandais actuels ou anciens” qui ont été impliqués dans “des politiques ou des actions visant à réprimer les membres de populations marginalisées ou vulnérables”. Ces groupes comprennent, sans s’y limiter, les défenseurs de l’environnement, les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les personnes LGBTQI+ et les organisateurs de la société civile. M. Blinken a également noté que les “membres de la famille immédiate” de ces fonctionnaires “peuvent également être soumis à ces restrictions”. Il a conclu en affirmant que “les États-Unis sont aux côtés du peuple ougandais et restent déterminés à travailler ensemble pour faire progresser la démocratie, les droits de l’homme, la santé publique et la prospérité mutuelle”.
Malgré les sympathies apparentes de M. Blinken, les États-Unis et l’Ouganda ont un passé récent de désaccord et d’opposition marqués dans les guerres culturelles, notamment dans les domaines de l’idéologie du genre et de l’avortement. Après l’adoption par l’Ouganda, en mars, d’une loi stricte connue sous le nom de “loi anti-homosexualité”, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de Joe Biden, John Kirby, a critiqué la législation en la qualifiant de violation des droits de l’homme.
Cette loi interdit totalement les relations sexuelles entre personnes de même sexe, le “mariage” entre personnes de même sexe et l’auto-identification LGBT, et impose de lourdes peines de prison à toute personne pratiquant directement l’homosexualité ou permettant que de tels actes aient lieu. La loi prévoit également des sanctions pour ceux qui “recrutent un enfant dans le but de se livrer à des actes homosexuels”… Voilà ce qui choque les Etats-Unis…
Face aux réactions du monde occidental, le président ougandais Yoweri Museveni a maintenu la loi et a ajouté que, malgré les critiques incessantes, “personne ne nous fera revenir” sur cette décision.
Il faudrait qu’on nous explique comment l’Etat peut enregistrer la mort d’un enfant avorté que l’avortement n’aurait pas tué
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, s’interroge dans le JDD quant à l’importance de l’inscription de l’avortement dans la Constitution :
L’annonce d’une inscription de l’IVG dans la Constitution mérite-t-elle autre chose qu’une lecture rapide et distraite ? Tout nous incite à ne pas nous y attarder. Deux guerres à nos portes, de la violence un peu partout, des manifestations hebdomadaires. La France a des soucis d’une autre envergure. Et le gouvernement d’autres chats à fouetter. D’ailleurs, dans les milieux politiques et médiatiques favorables à cette mesure, on minimise. Parfois même on ricane. Quels sont les partis politiques qui veulent remettre en cause l’avortement dans notre pays ? Aucun. Tout le monde convient qu’il n’y a pas de menace. L’histoire se résume à une surenchère politique où l’initiative, due à une députée devenue ministre, est reprise dans une proposition de loi d’extrême gauche, modifiée par un sénateur de droite, laissée de côté pendant un moment avant que le gouvernement ne rafle la mise sous la forme d’un projet de loi constitutionnelle dont il se flatte d’obtenir l’adoption par les deux chambres. Pour le pouvoir, il n’a jamais été envisagé de débat sur le fond. Rien que de la procédure parlementaire – proposition ou projet de loi, référendum ou Congrès – et un peu de chicanerie byzantine sur les mots dont on veut qualifier l’IVG – droit, liberté ou liberté garantie. L’affaire est bien partie et devrait trouver un dénouement au printemps pour la Journée de la Femme.
Il existe toutefois quelques oppositions au projet de loi, fondées sur l’inutilité et l’incongruité de la constitutionnalisation de l’IVG alors que l’on ferait mieux de s’occuper de l’école, de l’hôpital et de la sécurité du pays. En gros, ce n’est pas le moment et de toute façon cela ne changera rien. Cette position est celle de personnes qui expriment une certaine réserve vis-à-vis de l’acte de l’avortement. Elles n’y sont pas très favorables à titre personnel mais n’y voient pas d’inconvénient pour les autres. Inscrite symboliquement dans la Constitution, la liberté leur paraîtrait plus acceptable que le droit d’avorter. Elles soutiennent la loi Veil dans sa formulation initiale, tenue pour équilibrée, tout en déplorant ses extensions répétées. Leur attachement à la possibilité de recourir à l’IVG repose naïvement sur son encadrement, ses limites et sa régulation par la loi. En oubliant que toutes les lois transgressives sortent de leur cadre et étendent leur champ d’application. En réalité, la frange de l’opinion censée ne pas être d’accord avec le projet présidentiel n’exprime pas de critique au fond. Faute d’autre grief que l’opportunisme politique reproché au chef de l’Etat, l’IVG dans la Constitution ne choque pas grand monde.
Les trois coups de la constitutionnalisation étant frappés, apportons quand même une précision avant le lever du rideau. Si l’avortement semble pouvoir rejoindre facilement le socle de nos valeurs suprêmes, c’est qu’il repose sur un mensonge inaugural : avant la naissance, il n’y aurait pas d’enfant et donc l’avortement ne tuerait personne. Cette fiction pour éviter l’accusation d’homicide est démentie dans la vraie vie puisqu’après une interruption médicale de grossesse (IMG) l’enfant peut être inscrit à l’état-civil et sur le livret de famille. Il faudrait qu’on nous explique comment l’Etat peut enregistrer la mort d’un enfant avorté que l’avortement n’aurait pas tué. Vivant il n’était rien, avorté il devient un enfant. Pour l’IVG, le déni est total. L’enfant n’existe ni avant, ni après.
Que la République française, l’année où le taux de natalité est le plus bas et le taux d’avortement le plus haut, brandisse le « mensonge qui tue » en étendard laisse pantois. Que le chef de l’Etat, comme il l’a annoncé, souhaite cette inscription morbide dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE, pour enchaîner les pays voisins au char du vainqueur, nous fait honte. Qu’il ajoute à la panthéonisation de l’avortement celle de l’euthanasie, dans la même année, dit tout de l’obsession qui presse un vieux pays de tuer son âme. Comment l’homicide du plus jeune, du plus malade et du plus vieux d’entre nous est-il devenu un humanisme ? L’immense mépris que le Sud global ressent devant ce basculement existentiel de l’Europe de l’ouest est un trait de lumière. Les pays qui aiment la vie nous montrent comment échapper à cette idéologie qui n’a que la mort à offrir en partage.
Les reproches du ministère à Academia Christiana
Pierre Gentillet, avocat de l’association ACADEMIA CHRISTIANA, a pris connaissance du courrier du Ministère de l’Intérieur visant à dissoudre l’association. Sur X il explique :
A tous, je voudrais vous expliquer pourquoi cet évènement est gravissime. Par une missive, longue de 7 pages, l’administration énumère avec peine un ensemble de faits tous plus approximatifs et grotesques les uns que les autres, probablement une compilation à la va-vite de mauvaises fiches des renseignements généraux. Je tiens à dire qu’à AUCUN MOMENT l’administration ne source, ni ne documente les photos, vidéos, déclarations qu’elle reproche à l’association. C’est tout bonnement lunaire. Sur le fond, ce courrier est une longue litanie d’éléments éparses, de propos tenus dans leur majorité par des personnalités non-membres d’ACADEMIA CHRISTIANA, dont G.Darmanin pense tirer une toile de fond solide pour le décret de dissolution, déjà prêt semble-t-il. Darmanin cherche à établir, par une myriade de petits faits, une responsabilité par capillarité de l’association vis-à-vis de tel ou tel propos qu’elle, ou ses dirigeants, n’a jamais tenu ou soutenu. Pour vous résumer, trois reproches sont faits à l’association pour fonder sa dissolution :
1) Academia Christiana inciterait à des manifestations armées ou à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens L’association n’a EVIDEMMENT jamais appelé à de telles actions et dans son courrier l’administration n’en donne aucune preuve concrète. Les seuls faits qu’elle avance sont ceux (et non-condamnables pour autant) commis par des « soutiens » d’ACADEMIA CHRISTIANA. Comme chacun sait (sauf G.DARMANIN) : nul n’est responsable que de son propre fait ! Enfin, l’administration reproche à ACADEMIA CHRISTIANA
« de présenter la légitime défense comme nécessaire, valorisant volontairement dans et objectif l’entrainement aux sports de combat et allant même jusqu’à les inclure dans son programme d’enseignements notamment lors des universités d’été ».
C’est lunaire. En droit français, la légitime défense n’est ni un délit ni un crime. Au contraire, la légitime défense est un acte autorisé par le droit français (Cf. art. 122-5 du Code pénal).
2) Academia Christiana inciterait à la collaboration avec l’Allemagne nazie (!) Ce reproche est lunaire. En réalité, l’administration considère que proposer, parmi 200 autres livres, des ouvrages de Brasillach ou Maurras est un soutien à la collaboration (!!!). Extraire un auteur parmi des centaines d’autres est évidemment un procédé inique qui manque d’honnêteté intellectuelle pour apprécier l’ensemble des travaux de l’association. Deuxièmement, les auteurs cités sont tous étudiés dans les facultés françaises et donnent lieu chaque année à d’intenses publications universitaires ou journalistiques. Troisièmement, l’association présente par ailleurs des auteurs classés à gauche comme Jacques Ellul, Jean-Claude Michéa, Christophe Guilluy. Bien évidemment, l’administration n’en tient pas compte dans son jugement, partial et faussé.
3) Academia Christiana incite à la discrimination, la haine ou à la violence Je tiens à dire qu’à AUCUN MOMENT l’association, les dirigeants ou les membres de l’association n’ont été condamnés en justice pour de tels faits ! Mais l’administration considère, en l’absence même de condamnation, qu’elle peut faire prévaloir sa propre appréciation du droit pénal ! Mais que nous reproche l’administration, parmi d’autres choses, de « procéder à un amalgame entre d’une part immigration et d’autre part insécurité et terrorisme, alimentant un sentiment d’islamophobie. » ! ! ! Outre le fait qu’il s’agit évidemment d’un fait largement documenté, Ministre Gerald DARMANIN déclarait le 8 décembre dernier que « 60 % des gens qu’on arrête sont des étrangers ». Le Ministère est donc en contradiction avec le chef de votre propre administration ? Par ailleurs, le président de la République a lui-même établi un lien entre immigration et délinquance en indiquant que « la moitié des faits de délinquance à Paris viennent d’étrangers ». Aussi, faut-il envisager une dissolution de la présidence de la République ? Tout le courrier est de ce jus : propos non-sourcés, raisonnements foireux, spécieux, aucun élément concret, juridiquement valide et surtout imputable en principal à l’association !
Enfin, et c’est le plus grave, G.Darmanin a violé de manière grave et flagrante l’article L.122-1 du code des relations entre le public et l’administration, que l’administration cite d’ailleurs en marge de son courrier. Celui-ci prévoit que la décision de dissolution ne peut intervenir « qu’après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. » Or, G.Darmanin a par deux fois violé cette règle en déclarant ce matin sur CNEWS et hier sur le média en ligne BRUT qu’il avait décidé de « présenter leur dissolution en Conseil des ministres dans les semaines qui viennent. ». Il s’assoit littéralement sur le droit. Il est donc manifeste que le principe du contradictoire et l’article L.122-1 précité ont été violés puisque, alors même que nous n’avions pas pu transmettre nos réponses (date limite : 14 décembre), la décision a déjà été prise. Bref, si l’on peut dissoudre une association comme ACADEMIA CHRISTIANA, je vous annonce que la liste des dissolutions à droite va prendre une tournure inquiétante. Si l’on peut dissoudre sur des motifs aussi fallacieux, aussi politiques et non-sourcés ( ! ) alors je ne vois plus très bien à quoi bon édicter des règles « juridiques » .
Cette bataille n’est pas seulement celle pour une association catholique et à droite mais pour le respect de certaines règles de droit, pour le maintien du pluralisme politique dans la société civile et contre le délit d’opinion. Nous la remporterons.
Dissolution de Gérald Darmanin grâce au vote uni des députés LR et RN
La motion de rejet du projet de loi Immigration et Asile a été adoptée grâce au vote courageux des députés LR et RN (mais aussi de la NUPES). C’est seulement unie que la Droite, représentée ce soir par LR et RN, pourra changer le destin de la France. Bravo aux députés RN et LR. Et cerise sur le gâteau, tous les “journalistes” macronistes de LCI et BFM s’étranglent en direct :
“Avant même l’arrivée de la loi immigration devant l’Assemblée nationale, les oppositions se mettaient en ordre de marche pour faire reculer le gouvernement. Ce lundi, la motion de rejet, déposée par les Écologistes, a été adoptée par 270 voix contre 265, empêchant l’examen du texte et des 2 600 amendements. Il s’agit d’une très lourde défaite politique pour le gouvernement.”
“Darmanin peut-il rester ministre de l’Intérieur ? À l’évidence cela s’annonce compliqué. Après avoir espéré Matignon l’été dernier, puis s’être affranchi de la tutelle politique de la Première ministre, Gérald Darmanin jouait son va-tout sur ce texte. En cas d’adoption sans 49.3 : la voie royale pour Matignon dès les prochaines semaines – plan que certains avaient quasiment finalisé à l’Elysée –, en cas de défaite : une défaillance d’autorité incompatible avec l’incarnation du ministère de l’Intérieur. Bien sûr en « absurdie » comme on l’expérimente depuis plusieurs semaines, un scénario improbable pourrait sans doute s’écrire.”
Où va le dialogue islamo-chrétien ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Conférence donnée par l’abbé Guy Pagès au Forum Jésus le Messie qui s’est tenu à Paris le 11 novembre 2023, sur le thème : Quelles perspectives pour le dialogue islamo-chrétien ?
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Loué soit Jésus-Christ, qui nous délivre de la Colère qui vient (1 Th 1.10) !
Chers frères et sœurs, chers amis,
Voici une présentation de l’évolution du dialogue islamo-chrétien (DIC), de quelques-unes de ses difficultés particulières, ce qui nous laissera déjà largement entrevoir son avenir.
Présentation du DIC
L’Église justifie le dialogue interreligieux, et islamo-chrétien en particulier, dans sa déclaration Nostra Aetate du concile Vatican II, au motif qu’« À notre époque le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et [que] les relations entre les divers peuples se multiplient », et parce qu’elle estime avoir la « tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes [en examinant] ce qu’ils ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée (…) tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes. » Notez qu’il est ici question « de témoigner de la foi et de la vie chrétiennes » – parce que ce ne sera bientôt plus le cas -, et que la raison du DIR est la recherche de l’unité des hommes, en s’appuyant sur ce qu’ils ont déjà en commun, à savoir : la reconnaissance de la Divinité suprême ; le désir de la libération des angoisses existentielles, et celui de l’illumination de l’esprit … Puis vient dans cette déclaration la mention des musulmans, distingués, avec les juifs, des membres des autres religions non-chrétiennes, en raison de ce qu’ils auraient en commun avec l’Église … et non en raison du fait que venant APRÈS le Christ, ils rejettent explicitement le Christ et Son Église … Comme si l’accueil ou le rejet de la foi chrétienne comptaient pour rien dans l’évaluation du fait religieux ! Alors que les religions d’AVANT la venue du Christ s’expliquent par la légitime recherche humaine de ce qui fait la grandeur de l’homme, et leurs erreurs par leur possible ignorance invincible, judaïsme et islam, venant APRÈS le Christ, n’ont, théologiquement, pas d’autre raison d’être que leur refus de la Révélation chrétienne. Ce qui les définit littéralement comme antichrists. C’est ce que nous enseigne la grille de lecture de l’histoire offerte par le Christ dans la parabole de l’ivraie (Mt 13.36-43), en laquelle Il distingue 1/ le monde, 2/ l’Église, et 3/ la génération diabolique qui lui succède et s’oppose à elle. Difficile d’être plus clair. Malheureusement, pour fonder son dialogue avec juifs et musulmans sur quelque chose d’estimable, l’Église passe sous silence l’incompatibilité absolue posée par le Christ dans cette parabole entre Lui-même et Satan, entre « les fils du Royaume » et les « fils du Mauvais », pour rendre juifs et musulmans non pas seulement semblables aux membres des religions d’AVANT la venue du Christ, mais participants de sa propre grâce ! Comme dans d’autres textes du concile Vatican II (sur la liberté religieuse, le dialogue œcuménique …), apparaît ici un fléchissement libéral, une nouveauté, conduisant à concéder qu’il y a des réalités surnaturelles « imparfaites » en dehors de l’unique réalité surnaturelle qu’est l’Église, bâtie par le Christ sur Pierre. Or, si l’on ne peut pas être un peu ou même beaucoup à Jésus, mais seulement tout entier ou pas du tout, comment les éléments qui paraissent communs au christianisme et à l’islam seraient-ils autre chose que de véritables miroirs aux alouettes destinés à faire tomber les chrétiens dans « l’imposture religieuse qui précède le retour du Christ (CEC n°675) » ?
Pour le cardinal Arinze, qui fut président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, « le dialogue interreligieux n’est ni l’histoire comparative des religions, ni une discussion démonstrative ou apologétique, ni une tentative de convertir l’autre à sa propre religion. Mais c’est une démarche d’écoute de l’autre, consistant moins à parler qu’à laisser l’autre s’exprimer ou à l’interroger pour essayer de comprendre pourquoi l’autre a telle religion, et pour discerner ce qui peut être fait en commun avec lui. »1 Propos que ne démentira pas le cardinal Tauran, un de ses successeurs à la présidence du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, pour qui, je cite : « Le dialogue n’est pas une stratégie ou un moyen pour convertir, bien qu’un tel dialogue puisse favoriser la conversion. Le dialogue, pour être sincère, doit être mené sans arrière-pensée. (Conférence sur le dialogue islamo-chrétien, Vatican, 4-6 nov. 2008) » Vous remarquez maintenant chez ces deux cardinaux, compétents en la matière, qu’il n’est plus question de témoigner de la foi chrétienne, mais que même le désir de convertir l’autre est exclu de la pratique du DIR… Or, si la fin de l’Église est le salut des âmes, est-il possible à un chrétien de renoncer à l’idée de convertir ? Si Dieu veut le salut de tous (1 Tm 2.4), et si un chrétien se caractérise par sa communion avec Dieu, un chrétien peut-il ne pas avoir toujours l’« arrière-pensée » du salut de son prochain ? Ou alors, le désir du salut de tous serait-il intermittent chez Dieu ? Est-il possible à la lumière mise sur le lampadaire de ne pas éclairer tous ceux qui la voient ? Il n’est certes pas toujours opportun d’évangéliser verbalement, et le témoignage d’une vie sainte et irréprochable fait parfois plus que des paroles, mais, pour autant, est-il loisible à un chrétien de ne pas vouloir toujours le salut de son prochain, en toute circonstance et de façon efficace ? Le canon 211 du Code de Droit canonique nous en fait un devoir : « Tous les fidèles ont le devoir et le droit de travailler à ce que le message divin du salut atteigne sans cesse davantage tous les hommes de tous les temps et de tout l’univers.» , et le canon 225 ajoute : « cette obligation est encore plus pressante lorsque ce n’est que par eux que les hommes peuvent entendre l’Évangile et connaître le Christ. » « Malheur à moi [donc] si je n’évangélise pas ! (1 Co 9.16 ; 2.2 ; Lc 12.3) » disait le grand saint Paul ! Dès lors, le DIR, et IC en particulier, peuvent-ils apparaître autrement que comme antichrétiens, ou hypocrites ? Comment ne pas avoir compris que ce refus public d’évangéliser allait finir par gangrener tout le corps ?
L’Église catholique qui est en France, sur son site internet, promeut : « Le dialogue entre les chrétiens et les autres religions réalisé dans un respect de liberté, d’ouverture, d’écoute afin d’apprendre à se connaître, à apprécier à la fois nos différences et les valeurs communes qui nous lient les uns aux autres. (Saisie du 28.07.23) » ( ) Outre l’amalgame encore fait ici entre “personnes” et “religions”, ce propos fait le lit du funeste relativisme en appelant à estimer « les différences » entre religions. En effet, le sens du verbe apprécier est ici celui d’estimer, puisqu’il est question d’apprécier aussi les valeurs communes, et que l’on ne peut pas ne pas estimer ses propres valeurs … Ce sens est d’ailleurs défendu par le père de la Hougue, directeur de l’Institut de science et de théologie des religions (ISTR) à l’Institut catholique de Paris, qui milite pour que les chrétiens aient ( ) « une vraie estime de la foi des musulmans (NURT SVD 2 (2015) s. 242-255) » … C’est ainsi que nous sommes très religieusement et doctement invités à estimer la foi qui blasphème la Sainte Trinité, et tous les mystères de la Révélation chrétienne … Faut-il s’étonner dès lors que les églises se vident ? Cet estime des différences a été particulièrement bien exprimé récemment par Mgr Américo Aguiar, qui déclara peu avant l’ouverture des JMJ 2023 dont il était le responsable à Lisbonne, qu’elles étaient « un cri [de] fraternité universelle » et que le « message principal » en était le respect des différences, car « la différence, disait-il, est une richesse ». La différence de l’islam haïssant rien tant que la foi chrétienne (Coran 4.48) serait donc, pour ce prélat, « une richesse » … Mais si elle est une richesse, il faut alors la faire fructifier, et donc non seulement rester musulman, mais islamiser ! Les différences sont une richesse dans l’ordre naturel, mais les contradictions s’opposant à la Vérité révélée sont des hérésies ! Et les hérésies conduisent en Enfer ! Pour Mgr Américo Aguiar, depuis lors fait cardinal, la conclusion logique de cet amour des différences excluant Jésus-Christ est que : « Nous ne voulons pas convertir les jeunes au Christ, ni à l’Église catholique … (06.07.23, RTP Notícias) » Faut-il s’étonner que les églises se vident ?
Un des malheurs du DIR, et du DIC en particulier, est d’avoir été présenté comme une nouveauté du Concile, et bientôt comme une fin en soi puisque déconnecté de la recherche du salut des âmes, fin dernière de toute activité de l’Église. La Foi demandant une adhésion libre de l’intelligence, les chrétiens, et les missionnaires en particulier, n’ont pas attendu Vatican II pour pratiquer le dialogue, que ce soit pour évangéliser, ou pour répondre aux nécessités de la vie courante, voulue la plus paisible et religieuse possible ! Mais jamais, jamais ! il n’avait été officiellement demandé, ni même imaginé, qu’en toutes ces occasions, il eût fallu rejeter l’« arrière-pensée » de la conversion d’autrui …
Difficultés particulières du DIC
Du côté de l’islam
Parmi les obstacles au dialogue du côté musulman, on peut noter l’assurance des musulmans de connaître mieux la Foi chrétienne que les chrétiens eux-mêmes (Coran 6.20-24), du fait que l’islam serait la dernière et enfin définitive mise à jour de la seule vraie religion jusque-là sans cesse falsifiée, en sorte que tout ce que peuvent dire les chrétiens est par principe nul et non avenu.
Est-il possible, est-il souhaitable, de dialoguer avec qui justifie l’infériorité ontologique et légale de la femme et du non-musulman, la pédo-criminalité, le pillage, le meurtre, l’esclavage, le viol des captives, et autres abominations instituées par Allah ?
« Qui est l’Antichrist ? » Six siècles avant la venue de l’islam, saint Jean – que l’on ne peut donc pas accuser d’islamophobie -, donnait déjà la définition de l’islam en donnant celle de l’Antichrist : « C’est celui qui nie le Père et le Fils (1 Jn 2.22) » Et en effet, telle est la gloire affichée de l’islam : rétablir le prétendu monothéisme en rejetant la Sainte-Trinité (Coran 112.1-4 ; 4.171). La raison d’être de l’islam est d’éliminer l’Église et de la remplacer : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’Église et que la religion soit seulement l’islam ! (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.5,33 ; 48.16 ; 60.4) » Et pour y arriver, comme le font bourreaux et génocidaires qui dénient à leurs victimes la dignité humaine, Allah assure que les chrétiens « ne sont qu’impureté (Coran 9.28) », « au même titre que l’excrément ou l’urine. » précise l’Ayatollah Khomeny (Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux, Éditions Libres Hallier, Paris, 1979), « les pires êtres qui soient (Coran 98.6) », coupables du seul péché impardonnable, qui est donc de croire à la Trinité (Coran 4.48), péché « pire que le meurtre (Coran 2.191) », dont la sanction est la peine de mort, en sorte que tous les chrétiens étant damnés (Coran 5.72 ; 9.113 ; 98.6 😉 doivent être tués « sans relâche (Coran 3.152 ; 9.5,30 ; 33.57,61) ».
Une autre difficulté est la pratique de la takiya, qui est l’art de mentir au bénéfice de l’islam. Ainsi Allah commanda-t-il à Mahomet, modèle des musulmans : « Attire ceux que tu pourras (…) ; sois associé à leurs richesses et à leurs enfants et fais-leur des promesses ! Satan fait bien des promesses pour tromper ! (Coran 17.64 ; 13.42) » Allah justifie le parjure (Coran 66.2), en sorte que Mahomet signa un traité de paix de dix ans avec les Mecquois, ce qui lui donna le temps de refaire ses forces pour, deux ans plus tard, s’emparer de la ville … non sans avoir exécuté les personnes qui lui avaient fait confiance (Ibn Ishaq, Sira, 981 ; 834 & 837). Cet art ou religion de la ruse dont la première règle est de profiter de la faiblesse et de l’ignorance d’autrui, se décline en plusieurs formes. La Tawriya (toriia) peut être définie comme l’« inventivité dans l’art du mensonge » : elle permet de changer le sens d’une parole, d’un serment, sans en changer la lettre (Reliance of the Travaller, Maryland, USA, 2011, o19.1, o19.5). C’est ainsi qu’un musulman niera que le Coran dise des Juifs et des chrétiens qu’ils sont « des égarés, objets de la colère d’Allah (Coran 1.6-7) », car le verset ne le dit pas textuellement, alors qu’aucun autre sens n’est logiquement possible. Pour faire accroire que l’islam condamne le mensonge, il pourra citer : « La malédiction d’Allah tombe sur les menteurs. (Coran 3.61) », mais il ne dira pas que les menteurs ici désignés sont ceux qui refusent l’islam (Coran 3.61 ; 16.105 ; 23.90). Le Kitman (kitmen) consiste à ne dire qu’une partie de la vérité afin de la déformer entièrement. Par exemple, affirmer que le terme djihad désigne le combat contre soi-même, alors qu’au minimum il signifie résister à la tentation de quitter l’islam (Coran 2.147,189,193 ; 8.39 ; 10.94 ; 18.35-37), et dans son sens général le devoir de combattre à mort tous ceux qui refusent l’islamisation (Coran 5.33). Un autre exemple est la citation de versets apparemment tolérants, mais qui ont été abrogés. Le Muruna (mirena) signifie faire preuve de souplesse, savoir s’adapter. C’est l’arme suprême pour s’infiltrer chez l’ennemi. A l’imitation d’Allah abrogeant certains versets de sa parole éternelle pour en produire de meilleurs (Coran 2.106), un musulman est justifié de déroger à certains préceptes islamiques, de critiquer même le Coran, si c’est pour un « meilleur commandement ». Aujourd’hui la takiya prétend aimer la démocratie, défendre les Droits de l’homme, promouvoir la liberté religieuse, mais dans l’intention d’imposer un jour la charia dans l’espace public ! C’est ainsi qu’au nom de la promotion de la diversité, l’Union Européenne finance son islamisation, en faisant par exemple la promotion du « Hijabday ». Les différences sont des richesses, n’est-ce pas ? Et les « modérés » en attendant d’aller demain rejoindre l’armée du Mahdi, font fructifier au profit de l’islam les concessions que leur obtiennent la peur des actes terroristes, la lâcheté des responsables politiques, et l’apostasie d’une grande partie de l’Église.
Enfin, parce que « les coutumes d’Allah ne changent pas (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23) », tout espoir d’un changement de doctrine ou de pratique islamique est illusoire. Et parce qu’Allah est seul à comprendre ce qu’il dit (Coran 3.7) … son Coran est un « livre évident (Coran 34.3 ; 43.2 ; 44.2) ». Cela explique la culpabilisation de tout questionnement, assimilé à une contestation de l’islam, à une révolte contre Allah : « Ô vous qui avez cru ! Ne posez pas de questions sur certains sujets, cela pourrait vous causer du tort ! (Coran 5.101) » Menace ! Terreur ! La perversion coranique va même jusqu’à déclarer « intelligent » celui qui renie son désir de connaître ! En islam, ce n’est pas la raison qui justifie la foi, mais c’est le Coran qui rend possible l’usage de la raison, avec pour seule fin la légitimation de la charia.
Du côté de l’Église
On dira que le dialogue sert à maintenir la paix civile, en permettant à chacun d’exprimer sa pensée aussi rationnellement que possible, délesté de l’influence des passions. C’est certes un art difficile que de savoir parler de choses qui fâchent sans se fâcher, mais ce l’est aussi de ne pas trahir l’Evangile pour complaire à ses ennemis. Lorsqu’en France l’Église catholique participe à la Conférence des responsables de culte (CRCF), quel message envoie-t-elle à la société ? Celui d’être l’unique voie de salut instituée par Dieu pour le salut de tous, ou bien celui d’être une religion parmi d’autres, dans le grand marché libéral des spiritualités et superstitions ? En ne siégeant pas à cette assemblée, que perdrait l’Église ? L’estime du monde ? Mais serait-ce trop cher payé pour rester fidèle à Dieu (Jc 4.4 ; 1 Jn 2.15) ? Et que gagnerait-elle, sinon la reconnaissance de sa mystérieuse différence ? En vérité « étant la seule véritable, elle ne peut, sans subir la dernière des injures et des injustices, tolérer que les autres religions lui soit égalées. (Léon XIII, Humanum genus) » Quelqu’un en a-t-il encore conscience ?
La paix civile ne relève pas, directement, de la mission de l’Église, mais de celle du pouvoir politique. L’oubli de cette vérité et la confusion qui s’en suit ne peuvent qu’avoir de graves conséquences, à commencer, pour les chrétiens, par le malheur de devenir eux-mêmes des apôtres de la Tolérance, pour qui le Christ, venu apporter en ce monde non la paix mais la division (Lc 12.51), ne peut qu’être insupportable … Comment le DIR pourrait-il ne pas bannir la liberté de secouer la poussière de ses sandales (Mt 10.14 ; Jn 6.67 ; Tt 3.10 ; 2 Co 6.14-18) ?
Je ne dis pas qu’il ne faille pas dialoguer avec des musulmans ou avec les représentants de l’État laïc, mais qu’il faut se garder de jamais cautionner l’un et l’autre, si peu que ce soit, car l’un et l’autre ne se sont forgés qu’en haine de la chrétienté et pour régner sur ses ruines. Nous ne le voyons que trop : le dialogue islamo-chrétien ne sert, malheureusement, qu’à rendre l’islam respectable, estimable, à légitimer son implantation, à lui fournir les lettres de noblesse qu’il n’aurait pas sans la considération que lui apporte l’Église. Comme disait le Pape saint Pie X : « La force principale des mauvais c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. (Allocution pour la béatification de Jeanne d’Arc, 13.12.1908) ».
La recherche de l’unité entre tous les hommes promue par Nostra Aetate et portée par le DIR a produit un enseignement de contre-vérités toujours plus énormes et des actes toujours plus scandaleux visant à colmater la béance tenant lieu de communion imparfaite entre qui est au Christ et qui Le refuse.
Ainsi, dire avec Nostra Aetate que les musulmans ( ) « cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham », c’est tomber dans le piège musulman faisant croire que l’Abraham biblique et l’Abraham coranique sont la même personne. Or, ils se distinguent précisément par la différence absolue de leur relation au Christ, aussi vrai que le Christ a nié que les Juifs refusant de croire en Lui soient la descendance d’Abraham, et les a déclarés pour cela enfants du Diable (Jn 8.44). Comment dès lors l’Église peut-elle louer aujourd’hui les musulmans qui font la même chose ?2
De même, Nostra Aetate loue la vie morale des musulmans. Or, elle en est une parfaite négation (nonobstant le comportement de tel ou tel musulman à titre individuel), car l’islam ne se réfère pas aux notions de bien et de mal contenues dans la loi naturelle, à laquelle accède la raison humaine, mais aux notions de licite et d’illicite, décrétées arbitrairement par Allah, révélées par le Coran, et explicitées par la charia.
Contrairement à ce que veut le croire encore Nostra Aetate, rien dans le Coran ne dit que Marie est la mère virginale – bien au contraire !
De même pour le jugement qu’ils attendent, et qui n’en est pas un, puisqu’Allah a décidé de toute éternité qui serait sauvé et qui serait damné (Coran 6.39 ; 7.178,179,186 ; 13.27 ; 14.4 ; 17.97 ; 18.17 ; 30.29 ; 32.13 ; 35.8 ; 39.23 ; 40.33 ; 74.31) …
Et que dire du conseil donné « d’oublier le passé » ? Comme si l’oubli n’était pas la condition pour répéter les mêmes erreurs et connaître les mêmes malheurs ! Comme si Jésus ne nous avait pas demandé d’être, parmi les loups, non seulement candides comme des colombes, mais prudents comme des serpents (Mt 10.16) …
Une autre difficulté au DIC vient aujourd’hui du Pape François affirmant que « Dieu nous sauvera tous (15.09.2021) ». S’il en est ainsi, on comprend qu’il n’y a plus lieu de se préoccuper du salut de quiconque, ni donc à organiser la société pour que chacun puisse y faire facilement son salut. Rien n’étant finalement grave, il est alors possible d’inviter les musulmans à suivre l’enseignement du Coran (François, le 20.01.2014). Notre bonne volonté n’est plus sollicitée que pour la survie de la planète, condition de notre bien-être, et pour accepter l’islam, voulu par Dieu …
Un point culminant du DIC a été en effet atteint avec la signature par le pape François et le Grand Imam d’Al-Azar à Abou Dhabi en février 2019 de la « Déclaration sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune ». Passons sur le pléonasme de la coexistence commune. En cette déclaration, comme vous savez, il est affirmé que « le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ». Cette phrase valide la confusion typiquement musulmane entre la nature (race, sexe …) et la culture (langue, religion), confusion faisant donc de l’islam une réalité voulue par Dieu au même titre que la nature … et donc aussi bon, nécessaire et évident en lui-même que ce que l’est la nature. Mais cette phrase blasphème encore Dieu en avalisant la schizophrénie d’Allah qui crée effectivement plusieurs religions (Coran 7.16 ; 22.66) … pour que l’islam les détruise (Coran 2.193 ; 9.30,33) ! En islam la division spirituelle et morale de l’humanité est voulue par Allah (Coran 7.168 ; 22.66), parce qu’il est l’auteur du bien comme du mal (Coran 15.40 ; 32.13 ; 38.82 ; 91.8 ; 113.2), mais en régime chrétien, la division spirituelle de l’humanité est due au péché de l’humanité (Gn 11), et non à Dieu ! Le rejet de la précieuse distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel apparaît encore dans le discours du pape François lorsque ce jour-là aux membres du Conseil musulman des Anciens à la Grande Mosquée du cheikh Zayed, il dit : « La fraternité certainement exprime aussi la multiplicité et la différence qui existent entre les frères, bien que liés par la naissance et ayant la même nature et la même dignité. La pluralité religieuse en est une expression. » Si la pluralité religieuse est une expression de la fraternité liée à la naissance, alors Jésus n’en fait pas partie, puisqu’Il Lui a expressément préféré celle qui vient de l’accomplissement de la Volonté de Dieu (Mc 3.32-35) … Où l’on voit encore l’incompatibilité entre la fraternité de Jésus et celle de ce monde construisant son unité sur un autre fondement que la foi en Jésus (Jn 6.40 ; 20.21). La reconnaissance du « pluralisme et les diversités de religion » qui découleraient d’« une sage volonté divine » fondant « le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents », a pour corollaire l’impossibilité pour l’Église d’affirmer que la religion catholique est la seule vraie religion voulue par Dieu en laquelle tous doivent s’efforcer d’entrer (Mt 28.18-19 ; Lc 14.23) … N’est-ce pas trop cher payé pour l’Église de ne plus pouvoir dire que la division spirituelle de l’humanité n’est pas voulue par Dieu, et qu’au prix de Sa croix Jésus est venu rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés (Jn 11.52 ; Jn 17.21) ? La division spirituelle et morale de l’humanité n’a rien à voir avec la diversité des couleurs de l’arc en ciel !
Avant d’évoquer le grand succès donné par le DIC à la figure d’Abraham, il faut noter que l’islam prétend rejeter la corruption du monothéisme comme l’aurait fait Abraham (Coran 16.123), en sorte que l’islam est « la religion d’Abraham (Coran 4.125) », la religion du pur monothéisme. Moïse et Jésus étaient des prophètes musulmans, mais Juifs et chrétiens se sont égarés en refusant la prédication de Mahomet qui prêchait la religion d’Abraham, modèle des musulmans (Coran 2.135). Judaïsme et christianisme ne sont plus la religion d’Abraham : « Ô gens du livre, pourquoi discutez-vous au sujet d’Abraham, alors que la Thora et l’Évangile n’ont été révélés qu’après lui ? […] Abraham n’était ni juif ni chrétien ; il était monothéiste ! (Coran 3.65,67) » Abraham est ainsi la figure d’un monothéisme supra-confessionnel que le Pape François a prêché en 2021 en Irak : « Aujourd’hui, nous, juifs, chrétiens et musulmans, avec nos frères et sœurs d’autres religions, nous honorons notre père Abraham en faisant comme lui. (…) » N’est-il pas étonnant de voir le Pape donner aux autres religions Abraham pour père dans la foi ? « Abraham, notre père commun dans la foi » ? Quelle est cette foi que nous aurions avec les musulmans et les membres d’autres religions ? Saint Paul, qui ne cherchait pas à plaire aux hommes de peur de ne plus être un serviteur du Christ (Ga 1.10), renonça « à la sagesse du langage », c’est-à-dire aux arguties, au double-sens, aux compromissions « afin de ne pas rendre vaine la croix de Christ (1 Co 1.17 ; 2.1-16 ; 1 Co 3.18-19) ». Il ne connaissait, lui, « que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié (1 Co 2.2) », « scandale pour les juifs et folie pour les païens (1 Co 1.23) » Le Pape continua : « Celui qui a le courage de regarder les étoiles, celui qui croit en Dieu, n’a pas d’ennemis à combattre. (…) D’où le chemin de la paix peut-il alors commencer ? Du renoncement à avoir des ennemis. » Le Pape semble oublier que ne pas avoir d’ennemis ne dépend pas nécessairement de soi. Jésus a eu des ennemis, et a commandé d’aimer ses ennemis (Mt 5.44), ce qui suppose d’en avoir. Et Il a même déclaré maudits ceux qui n’ont point d’ennemis (Lc 6.26) …
Conclusion
Nous avons montré au cours de ce rapide exposé que le discours de l’Église justifiant la pratique du DIR, et IC en particulier, est passé de la recherche de l’unité des hommes basée sur ce qu’ils ont déjà en commun, à la célébration de la fraternité universelle basée sur la paternité universelle d’Abraham, fraternité par laquelle se définit précisément la religion islamique … La fraternité catholique se définissant par la commune participation à la nature divine du Christ (Mt 12.46-50). Il est à noter que cette évolution de l’attitude de l’Église vis-à-vis de l’islam suit celle qu’elle a connue vis-à-vis des États nés de la Révolution : l’affirmation de la Vérité révélée et la revendication de ses droits, s’est transformée en simple défense de « valeurs » communes, aussi équivoques, douteuses et discutables que ce que l’État moderne et l’islam rejettent tous deux aussi bien l’autorité de Jésus-Christ que la loi naturelle …
Les perspectives du DIC sont donc claires : tel un fleuve se jetant dans la mer, il conduit à devenir membre de la fraternité universelle prêchée par l’encyclique Fratelli tutti, encyclique accueillie avec enthousiasme par tous les francs-maçons du monde, lesquels travaillent à établir ( ) « une religion universelle, sur laquelle tous les hommes sont d’accord, consistant à être bons, loyaux, modestes, gens d’honneur, quelle que soit la dénomination ou la croyance particulière qui les distingue (Obligations d’un Franc-maçon, § 1) ». Sur leur site de partage ledifice.net, ils se font gloire « de rechercher ce qui nous rapproche et non de polémiquer sur nos différences, ce qui nous autorise à réellement considérer Abraham comme le précurseur des trois religions monothéistes révélées, et le père des peuples croyants, en nous permettant de nous retrouver tous pour former une grande fraternité universelle. » L’inauguration de la Maison de la famille d’Abraham à Abou Dhabi le 21 février dernier matérialise l’avènement de cette fraternité universelle, censée s’enraciner dans la foi d’ancêtres communs, et ayant pour but déclaré de prendre soin de la maison commune, la Terre-Mère. Cette fraternité universelle est la religion qui a toujours été voulue par la franc-maçonnerie, une religion sans le Dieu de Jésus-Christ, sans une vérité qui dépasse la raison finie, sans dogme ni sacrements comme moyens nécessaires pour recevoir la grâce sanctifiante et salvatrice (Cf. Card. Müller, Renaissance Catholique, n°175, p.13). C’est pourquoi l’Église a toujours dénoncé la franc-maçonnerie comme satanique et défendu aux chrétiens de participer à ce genre de projet. La comparaison entre l’enseignement de l’encyclique Mortalium animos (1928) du pape Pie XI et celui de Nostra aetate laisse songeur : « Jamais peut-être dans le passé, les esprits des hommes n’ont été saisis aussi fort que de nos jours du désir de renforcer et d’étendre pour le bien commun de la société humaine, les relations fraternelles qui nous lient à cause de notre communauté d’origine et de nature. [Cf. ci-dessus Nostra Aetate] (…) Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences religieuses à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle [ici donc Abraham]. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, (…) invitant tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, y compris ceux (…) qui nient la divinité de Sa nature et de Sa mission. De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables (…). En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient (…). La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner com-plè-te-ment de la religion divinement révélée. »
Abbé Guy Pagès
Note 1) Cette attitude bienveillante étant attendue de chaque interlocuteur, dans les quatre formes que prend le dialogue : 1) Le dialogue de la vie, par le partage des joies et des peines d’autrui ; 2) Le dialogue de l’action en vue du bien de la société ; 3) Le dialogue doctrinal ; 4) Le dialogue de l’expérience religieuse. (Fr. Basile Valluet, L’Église au défi des religions, Artège, 2013, p.271). [↩]
Note 2) En sus des noms propres, les noms communs eux-mêmes ont des significations différentes. Ainsi, lorsque Mahomet appelle à la chasteté, cela signifie ne coucher qu’avec ses esclaves (Coran 70.29-30 ; 78.31-34), ou qu’avec des prostituées rémunérées (Coran 5.5), et la paix avec les non-musulmans n’est qu’une trêve. Comme le disait Mgr Pierre Claverie, assassiné en Algérie où il était évêque : « Nous disions : ‘Voyez, nous avons des bases communes.’ C’est FAUX, complètement FAUX. Chacun met autre chose derrière les mots. Nous étions en pleine équivoque. […] Je prends acte de cette différence avant d’esquisser une rencontre. (in François Jourdan, Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, Paris, L’Œuvre, 2007, p.86) » [↩]
L’article sur le site islam-et-verite.com : https://www.islam-et-verite.com/perspectives-du-dialogue-islamo-chretien/
Cinquantième anniversaire de la troisième et dernière apparition de Notre-Dame à Akita
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le 13 octobre dernier, en pleine session romaine du “synode sur la synodalité”, était le cinquantième anniversaire de la Troisième et dernière apparition de la Sainte Vierge à Akita au Japon le 13 octobre 1973. Ce jour de 1973 était lui-même l’anniversaire de la dernière apparition de Fatima et du Miracle du soleil le 13 octobre 1917.
Voici ce qu’a dit Notre-Dame à Sœur Agnès le 13 octobre 1973 à Akita :
“Comme je vous l’ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s’améliorent pas, le Père infligera un terrible châtiment à toute l’humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, tel qu’on n’en a jamais vu auparavant. Le feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se retrouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du rosaire. Avec le rosaire, priez pour le pape, les évêques et les prêtres.
L’oeuvre du diable s’infiltrera jusque dans l’Eglise de telle sorte que l’on verra des cardinaux s’opposer à d’autres cardinaux, des évêques à d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. Les églises et les autels seront saccagés ; l’Eglise sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera beaucoup de prêtres et d’âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.
Le démon sera particulièrement implacable contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il n’y aura plus de pardon pour eux.”
Les apparitions d’Akita ont été reconnues authentiques et dignes par l’évêque du lieu en 1984, ainsi que par le cardinal Ratzinger en 1988 qui affirmait également que “les deux messages de Fatima et d’Akita sont essentiellement les mêmes”.
“J’ai créé Academia Christiana parce que je me suis converti au catholicisme et j’avais envie de transmettre ce que j’avais reçu”
Victor Aubert, président et fondateur d’Academia Christiana, est interrogé par Valeurs Actuelles :
Academia Christiana est un institut de formation, un laboratoire d’idées et un réseau d’initiatives créé en 2013 par des étudiants et qui a pour objectif d’aider des jeunes à s’engager en vue du bien commun. Nos activités sont des universités, des sessions de formation, des conférences, des fêtes traditionnelles et des bals populaires.
Gérald Darmanin évoque un groupe de catholiques traditionalistes, revendiquez-vous cette appartenance ?
Je me revendique comme catholique tout court, attaché aux traditions de l’Église, à la liturgie traditionnelle, parce que je pense qu’elle m’aide et elle aide la jeunesse en particulier, on peut voir avec l’influence au pèlerinage de Chartres, à se rattacher au sacré, à mieux prier. Elle aide aussi une jeunesse en manque de repères dans le monde aujourd’hui. J’ai créé Academia Christiana parce que je me suis converti au catholicisme et j’avais envie de transmettre ce que j’avais reçu.
Vous attendiez-vous à être visés par une procédure de dissolution ?
Je ne m’attendais absolument pas à la dissolution. Je travaillais à mon bureau quand mon fils de 8 ans est venu me voir pour me dire que la police me demandait. J’ai été extrêmement surpris. J’ai cru que c’était une blague au départ. Je suis descendu et j’ai vu effectivement plusieurs gendarmes qui étaient sur le pas de ma porte et qui m’ont demandé de rentrer chez moi pour me remettre une lettre du ministère de l’Intérieur. Mes enfants étaient apeurés et ont été assez traumatisés par le fait de voir la police entrer chez lui pour dissoudre l’association créée par leur papa.
Que vous reproche le ministre de l’Intérieur ?
Gérald Darmanin nous reproche toutes sortes de motifs qui nous paraissent tous hallucinants, incompréhensibles, et manifestement sans aucun lien avec notre association. Il n’y a aucun fait dans cette lettre du ministère de l’Intérieur, si ce n’est que des propos d’intervenants, des articles qui sont détournés de leur signification originale. Comme on le dit dans une vidéo, on appelle à faire une armée de bâtisseurs et comme on peut appeler parfois à faire une armée d’entrepreneurs, le président peut demander une armée de médecins, etc. L’utilisation du mot « armée » est évidemment à prendre dans un sens métaphorique, spirituel. Il y a quelque chose d’assez ridicule dans ces accusations.
Que lui répondez-vous ?
Le gouvernement se trompe d’ennemis. Nous essayons de prendre des jeunes qui sont parfois traumatisés par des questions d’injustice dans notre société et nous essayons justement de transformer leur révolte, leurs sentiments en des choses créatrices pour les orienter vers un engagement au service du bien commun, que ce soit au sein d’écoles, au sein de la transmission, au sein de la culture, au sein de l’éducation, au sein du sport, dans les élections locales, d’être actifs dans leurs villes, dans leurs mairies, au nom du bien commun.
Cette procédure de dissolution intervient une troisième fois du côté de « l’ultra droite », depuis la mort de Thomas. Est-ce pour vous une dérive ?
Il est effectivement extrêmement curieux et étrange que notre dissolution intervienne après l’assassinat d’un jeune Français, comme si finalement la réponse à l’insécurité et à l’ensauvagement de la France, comme le dit le ministre Gérald Darmanin, était en gros l’interdiction de se réunir, de penser, de réfléchir autour de l’avenir de notre pays dans une démarche qui n’a jamais été belliqueuse. Je suis extrêmement inquiet parce que ce que nous avons fait, c’est simplement inviter des jeunes à réfléchir, inviter des gens à penser, les former, leur donner envie de s’intéresser à notre culture, à aimer notre héritage, nos traditions, notre pays. On souhaite nous condamner pour un délit d’opinion, pour des idées qui ne plaisent pas au gouvernement, parce qu’on ne souscrit pas à la doxa progressiste d’un gouvernement qui devient de plus en plus totalitaire.
Payez-vous votre proximité avec le mouvement angevins déjà dissous en 2021, l’Alvarium ?
Nous sommes en effet amis avec des jeunes qui ont participé au mouvement l’Alvarium. Eux- mêmes ont subi des attaques à la fois par les brigades antifascistes violentes et la seule chose qu’ils ont fait a été de résister à ces attaques, de se défendre. Leurs activités ne consistaient qu’à distribuer des maraudes en soutien aux SDF, faire découvrir la culture angevine, faire redécouvrir la gastronomie française. Comme ce sont nos amis, il est fort probable que nous payions cette amitié par une dissolution.
Que comptez-vous faire dans les prochaines semaines, prochains mois ?
Nous allons répondre à cette lettre du gouvernement point par point en montrant que tous les faits qui nous sont reprochés ne sont pas susceptibles d’être condamnés par la loi. D’ailleurs, pourquoi ne pas nous condamner plutôt que de nous dissoudre si ce que nous faisions était vraiment répréhensible ? Si le gouvernement décide réellement d’entamer cette procédure de dissolution, nous irons jusqu’au Conseil d’État et nous nous battrons jusqu’au bout pour la vérité et pour la justice dans notre pays.
Que donnerait un sondage parmi les séminaristes diocésains ?
De Christian Marquant dans sa Lettre des veilleurs devant l’archevêché de Paris :
La semaine qui précède a été marquée, à Paris, par le rassemblement de tous les séminaristes diocésains de France, au nombre de presque – de seulement – 600, du vendredi 1er décembre au dimanche 3. Le vendredi fut jour d’adoration en diverses églises de Paris ; le samedi matin, une messe fut présidée à Saint-Eustache par Mgr de Moulins-Beaufort, qui répondit ensuite à leurs questions ; et le dimanche, une messe à Saint-Sulpice fut présidée par le cardinal Aveline, archevêque de Marseille.
Nous avons pu ainsi voir de nos yeux la génération des prêtres français de demain, ce qui a confirmé ce que nous savions d’eux par ailleurs. Dans une certaine angoisse, car les photos de groupe devant Notre-Dame ou devant Saint-Sulpice, de leur groupe qui, tous réunis, ne constitue vraiment pas une foule.
Mais nous avons pu constater que ce petit reste est tout le contraire des générations formés dans les années de plomb d’après le Concile et même des parisiens-parisiens des années Lustiger. Ceux d’aujourd’hui, qui paraissent timides et un peu fluets, sont entre tradis et tradismatiques, si vous me permettez ces catégorisations approximatives. En tout cas, on les verrait bien au pèlerinage de Chartres.
Ils sont traités comme tels : le samedi, on leur a fait chanter la messe De angelis, Kyrie, Sanctus, Agnus, « Chez nous soyez Reine » en chant de sortie, et pour finir on les a conduits sur le parvis de Notre-Dame pour y chanter un Magnificat en latin.
Et ils se comportent comme tels. Lors de la messe du dimanche, qu’on pouvait suivre sur KTO (Messe du rassemblement des séminaristes de France 2023 — KTOTV), on pouvait repérer une foule de détails symptomatiques : la vêture (aube blanche serrée par un cordon, pour la presque totalité, et non aube pendante, voire soutane et surplis pour les diacres), la tenue (mains jointes pour la presque totalité), les gestes (à genoux dès la consécration, là encore pour presque tous). La communion était particulièrement intéressante. Je ne prétends pas avoir fait un compte infaillible, mais il m’est apparu que la plupart faisaient une génuflexion préalable, qu’une moitié recevait la communion sur les lèvres et qu’un quart au moins, un tiers peut-être, la recevaient à genoux sur les lèvres (sans que les prêtres marquassent la moindre hésitation à la leur donner).
On dit que le diable est dans les détails, mais je crois qu’on peut le dire aussi du Bon Dieu, en tout cas pour de tels détails. J’aurais bien aimé – je suis incorrigible, me direz-vous – faire un sondage parmi eux, avec des questions du genre : « Êtes-vous favorable à la liberté de célébration de la liturgie traditionnelle ? » ; « Quand vous serez prêtre, célèbrerez-vous la messe tridentine ? » ; « Parfois ? souvent ? » ; etc. Je n’ai aucun doute : les résultats auraient été une bombe.
En fait, ces jeunes hommes ne sont pas très éloignés, parfois pas du tout, de ceux qui peuplent les séminaires traditionnels. Et ils sont comme les jeunes catholiques d’aujourd’hui, dont les évêques remarquent avec effroi qu’ils préfèrent la messe en latin. C’est très encourageant, mais attristant aussi, lorsqu’on pense à la répression qu’ils subissent souvent et qui les fait s’enfuir vers la Communauté Saint-Martin ou rejoindre les séminaires traditionnels.
Plus d’un élève sur deux en 4e n’a pas un niveau de CM2 des années 1990 en maths
En septembre 2023, les élèves entrant en quatrième ont passé une évaluation standardisée sur support numérique. Au total, près de 800 000 élèves ont ainsi été évalués dans plus de 7 000 établissements du secteur public et du secteur privé sous contrat. Le Cours Griffon a décrypté ces résultats.
À la lecture de ce rapport et après analyse du niveau des questions posées aux élèves de 4e, il apparaît que :
- plus d’un élève sur deux a 2 ans de retard en mathématiques (à peine un niveau CM2) par rapport aux années 1990… [Oui, vous avez bien lu.]
Malgré le niveau anormalement faible des questions posées, les taux d‘échec dépassent souvent 50 %.
- … et que ceux qui n’ont pas 2 ans de retard sont déclarés “Satisfaisant”.
Nous vous invitons à prendre connaissance des questions (certaines sont de niveau CE1 !) et des taux d’échec question par question.

Mardi 12 décembre à Paris : soirée de de formation d’Academia Christiana avec Laurent Dandrieu
Le très dangereux mouvement dans le viseur de Darmanin organise une soirée de formation sur le cinéma, avec Laurent Dandrieu, rédacteur en chef de Valeurs Actuelles. Une bonne façon d’aller soutenir ce mouvement :
Je suis très fier d’aller parler ce mardi devant l’auditoire d’@AcademiaChristi, un mouvement de formation que @GDarmanin entend dissoudre, au mépris des plus élémentaires libertés publiques. Nous ne devons pas plier devant cette volonté de faire taire toute voix divergente. https://t.co/5Fbio95Zog
— Laurent Dandrieu (@Dandryeu) December 10, 2023
La christianophobie existe. Avec la dissolution annoncée par @GDarmanin de @AcademiaChristi, nous la rencontrons. Ouvrons les yeux !!! https://t.co/C6Rwa9avvV
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) December 10, 2023
Les catholiques encore une fois ciblés par le ministre de l’intérieur qui est aussi le ministre des cultes ! Désolant et désespérant face aux vraies menaces qui secouent la France. Basse politique, basse époque ! @AcademiaChristi #Darmanin https://t.co/DnjMk0NSw2
— Véronique Jacquier (@Vero_Jacquier) December 10, 2023
A quand la dissolution des mouvements “antifas” ?
Tandis que Darmanin s’acharne contre les catholiques, des jeunes manifestants autoproclamés anti-fascistes, ont parcouru, le visage dissimulé, le centre-ville du Mans, en fin de journée samedi 9 décembre. Ils ont pris pour cible deux établissements de nuit dont les devantures ont été taguées et en partie vandalisées.
8 d’entre eux ont été interpellée ou amenés au commissariat pour des vérifications d’identité. Trois d’entre elles ont été placées en garde à vue pour délit de droit commun. Elles avaient notamment en leur possession des couteaux et des stupéfiants.
Le projet de loi sur l’euthanasie reporté en février
Selon Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, l’annonce de la stratégie décennale sur les soins palliatifs aura lieu en janvier 2024, mais certaines mesures seront intégrées dans le projet de loi sur la fin de vie qui sera, lui, présenté courant février.
La date de son examen à l’Assemblée nationale n’est pas encore arrêtée. Certains ministres souhaiteraient un report après les élections européennes du 9 juin 2024, craignant que les débats ne soient particulièrement tendus.
Ce lundi, elle doit rencontrer les rédacteurs du rapport Chauvin sur les soins palliatifs, déposé le 8 décembre, puis jeudi 14 décembre le comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur la fin de vie. La semaine prochaine, ce sera au tour du groupe parlementaire sur la fin de vie, puis des soignants.
