Le Synode des évêques et l’influence de Karl Rahner
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Il y a quelques jours le Vatican a publié l’Instrumentum Laboris pour le prochain Synode des évêques. Il est le résultat du chemin synodal entamé en 2021 avec tous les membres de l’Eglise. Et l’une des demandes qui est mise en évidence dans l’IL, c’est le besoin de transparence, surtout après des décennies de crises diverses, à cause notamment des abus.
Or, le Synode des évêques concernant aussi les laïcs, on peut légitimement signaler les problèmes qui touchent l’Église et qui sont liées à l’influence du théologien Karl Rahner. En effet, dans un livre intitulé “The St. Gallen Mafia: Exposing the Secret Reformist Group Within the Church” (2021), on montre des indices d’un plan suivi par certains cardinaux et qui guiderait beaucoup de changements au sein de l’Église, des changements à leur tour guidés par l’oeuvre de Karl Rahner. Et cette influence peut se fait sentir jusqu’au chemin synodal actuel.
Mais de toute façon, depuis plusieurs décennies, des critiques ont été soulevées contre la théologie de Rahner, notamment parce que cela fait partie du “tournant anthropologique” qui est né avec les temps modernes et l’humanisme, comme l’explique le théologien et philosophe Battista Mondin dans son livre «Introduzione alla Teologia» (1991). A cause de ce tournant, beaucoup de gens ont cessé de placer Dieu au centre de leurs vies et l’homme a pris sa place. Il y a eu quelques points positifs dans la modernité, mais tout n’est pas bon. Or, ce qui s’est passé dans les milieux non catholiques devrait, selon des théologiens comme Rahner, se passer aussi dans le catholicisme. Ils parlent toujours de Dieu mais d’une manière telle que l’homme prend beaucoup de place au détriment de l’enseignement catholique. Et les catholiques qui sont influencés par Rahner mettent beaucoup l’accent sur l’existence, parlent d’un “contexte existentiel” dans lequel on devrait recevoir les commandements divins, ce qui en réalité diminue leur force. Les courants rhaneriens sont aussi liés à un certain anti-intellectualisme qui guide certains catholiques. Ils influencent aussi certaines «nouvelles communautés».
Comme l’explique B. Mondin, Rahner justifie sa démarche notamment par le fait que le Christ s’est fait homme : il entre donc dans notre histoire. Mais à cela il faut répondre que le Christ, dans notre monde, a suivi aussi la loi. Il n’est pas venu pour abolir la loi, mais pour l’accomplir et il suivait la volonté de Dieu.
Le philosophe italien Stefano Fontana s’est penché sur le problème et a publié en 2017 un livre intitulé “La nuova chiesa di Karl Rahner – Il teologo che insegnato ad arrendirisi al mondo” (« La nouvelle Eglise de Karl Rahner, le théologien qui a enseigné comment se rendre au monde »). Il y a eu plusieurs articles en français pour présenter cet ouvrage qui montre, entre autres, ceux qui ont influencé Rahner, notamment Kant, Hegel et Heidegger. Par leur influence marquée par le subjectivisme, le panthéisme hégélien et l’existentialisme, Rahner en arrive à poser que finalement l’homme n’a plus tellement besoin de la révélation chrétienne, comme on l’entend selon la Tradition, car de toute façon Dieu fait pleinement partie de l’homme et que la Révélation se fait dans l’histoire. Les lois morales n’ont plus alors la force que leur donne la Tradition.
Et l’influence de Rahner est assez vaste au sein de l’Eglise: sur le dialogue interreligieux, sur la pastorale, etc. Et cette influence de Rahner explique pourquoi beaucoup de théologiens, prêtres, certains évêques et même des cardinaux proposent d’accueillir, par exemple, les personnes LGBT sans leur parler des lois morales et de la conversion nécessaire. En effet, pour ces personnes influencées par Rahner, Dieu est déjà pleinement dans les personnes LGBT et on peut même beaucoup apprendre d’eux en les écoutant… A cause de l’influence de l’existentialisme, ils disent qu’il faut tenir compte du chemin existentiel des gens, au lieu de leur imposer les fardeaux de la loi morale…
Et ces gens influencés par Rahner sont très habiles en disant qu’il faut lutter contre les idéologies, contre les idées. Il y a bien sûr des idées mauvaises et des idéologies mauvaises, mais ils font passer lois morales pour des «idéologies», ou des «idées», qui vont contre la nature humaine. Or, ces gens disent cela et en même temps ils sont guidés par les idées et l’idéologie de Rahner ! Ils disent même qu’il n’y a pas d’«agendas», mais il y en a quand même… Ce sont des tactiques très habiles.
En réalité Dieu nous a donné la loi morale pour parvenir à la béatitude promise (CEC §1950). Voilà pourquoi il importe, pour nous catholiques, en ces temps de chemin synodal, de nous pencher sur ces idéologies afin qu’elles cessent d’apporter une mauvaise influence sur l’Église.
Cléricalisme ?
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Communiqué de la France prie :
Le 21 juin 2023, le groupe de chapelet de l’association La France Prie du Havre organisait une procession depuis la chapelle Notre Dame des Flots jusqu’à la cathédrale du Havre à l’occasion de la visite de la Vierge pèlerine du Cœur Immaculé de Marie qui depuis six mois voyage de groupe en groupe à travers la France.
L’organisatrice locale invitait par écrit l’Evêque du Havre, Monseigneur Jean-Luc Brunin, et l’abbé Maurin, curé de la paroisse Saint Yves de la Mer à promouvoir et participer à cette procession mariale.
Leur réponse fût sans appel : Monseigneur Jean-Luc Brunin fit un communiqué sur le site du diocèse du Havre mentionnant que « cette initiative n’avait aucun lien avec la pastorale du diocèse ». Quant à l’abbé Maurin, il rédigea une lettre mentionnant que « l’action du groupe La France Prie du Havre était totalement séparée[sic] de la vie des catholiques du diocèse du Havre ».
L’association La France Prie répond à ces préjugés sans fondement que le chapelet récité depuis un an et demi chaque mercredi à 18h devant la cathédrale Notre Dame est ouvert à tous les catholiques et que tous les participants sont des catholiques vivant au Havre !
Les 40 participants à la procession mariale ont montré que la prière faisait bien partie de la pastorale du diocèse et qu’ils vivaient leur Foi comme tous les catholiques havrais. Néanmoins, ils ont été surpris et blessés par les propos tenus par leurs pasteurs.
La France Prie appelle de nouveau l’ensemble des catholiques normands à venir réciter le chapelet dans l’espace public pour la France et la paix dans la société et en réparation des outrages publics commis envers Notre-Seigneur Jésus-Christ et la Vierge Marie.
Le Grand Sacre d’Angers 2023, un phare dans la tempête !
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Le dimanche 18 juin 2023, malgré des heures d’incertitude sous les trombes d’eau, devant les décors emportés par les rivières dévalant les rues, les angevins ont maintenu « spes contra spem » la tradition du Grand Sacre, phare solide dans la tourmente des siècles, pour étendre dans notre société le règne de Notre Seigneur !
Dies solemnis ! En ce jour de la solennité du Sacré-Cœur s’est déroulée, dans les rues d’Angers (49), la procession du Grand Sacre, suivant une tradition qui remonte au XIIe siècle, initiée par le Pape Calixte II, en réparation de l’hérésie de Béranger niant la présence réelle de NSJC dans le saint sacrement. Le trajet, inchangé durant des siècles, et modifié très récemment, emmène les fidèles du parc Saint Nicolas au tertre saint Laurent, monument en dur qui est demeuré pendant les années d’interruption de l’événement le seul témoin du Grand Sacre.
Une édition 2023 marquée par une météo plus que capricieuse, mais « Hommes de peu de Foi, que redoutez-vous ? »
Une pluie…de grâces !
Les catholiques angevins se sont une nouvelle fois rassemblés à l’appel du Prieuré de Gastines de la FSSPX, comme tous les ans depuis 2013, reprenant une tradition ininterrompue ou presque depuis près de neuf siècles, pour solenniser comme il se doit la fête du Saint-Sacrement. Ni les torrents d’eau tombant du ciel, ni les éclairs n’ont pu doucher l’enthousiasme des organisateurs : les deux reposoirs, situés dans les rues du centre ville d’Angers, s’élèvent et s’habillent peu à peu de leur écrin de verdure et de fleurs. Les coups de tonnerre saluent les préparatifs.
Sous l’œil vigilant de leur Prieur, Monsieur l’abbé Laurençon, et encouragés par les chapelets et les Magnificats lancés vers le Ciel pour en implorer la clémence, les paroissiens mettent tout leur cœur à l’ouvrage.
Enfin le verdict tombe : procession maintenue, la pluie cessera. Les équipes nettoient les lieux, place à Notre-Seigneur !
Après un énergique sermon de Monsieur l’abbé Stehlin, missionnaire depuis de longues années en Europe de l’Est, qui portera l’ostensoir abritant le Roi des rois, le cortège s’ébranle, en ordre, comme à l’habitué : le garde Suisse en costume, l’Enfant Jésus et ses angelots, la Croisade Eucharistique arborant fièrement la tunique à la croix rouge, les jeunes filles incarnant les trois vertus, les enfants jetant des pétales, les servants, le clergé, et enfin le dais, portés par les hommes costumés et cravatés, abritant le Corps de notre Dieu dans un ostensoir magnifique. Suivent les Sœurs de la Fraternité Saint Pie X, la fanfare des cuivres, la chorale, les porteurs de bannières, les scouts, et la foule, nombreuse malgré le temps. Le Bon Dieu n’a pas refusé à ses religieuses et à ses enfants la faveur demandée : le soleil brille, étincelle sur les instruments qui résonnent joyeusement à travers les ruelles.
Evoquant les cortèges des milliers de catholiques des siècles passés, qui comptaient dans leurs rangs tout ce que la ville possédait de corporations, notables civils, militaires ou ecclésiastiques, la Tradition rassemble aujourd’hui encore plusieurs centaines de fidèles, habités par le même désir de réparer, par cet hommage spécial, les blasphèmes et offenses commis contre le corps de Notre-Seigneur. Comme le pape en son temps tonnait contre l’hérésiarque Béranger, « nous voulons Dieu pour que l’Eglise puisse enseigner la Vérité, bannir l’erreur qui nous divise, prêcher à tous la Charité”
Après cette procession qui s’est tenue envers et contre la météo capricieuse, les fidèles ont pu partager un verre de l’amitié pour soutenir, s’il en était besoin, l’ardeur des troupes.
A l’année prochaine, pour une nouvelle édition de cette belle tradition angevine du Grand Sacre, si Dieu le veult !
Construisons un rempart pour protéger nos enfants !
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L’innocence est gravement attaquée actuellement dans le monde entier
Les enfants sont les victimes de la pornographie depuis longtemps. Et maintenant, un nouveau danger les menace : l’éducation sexuelle précoce à l’école, dès 4 ans, ce qui est une effraction traumatique dans leur psychisme, selon d’éminents pédopsychiatres.
Le ministre de l’Education nationale a dit, le 4 mars dernier :
« l’éducation à la sexualité est une de mes priorités depuis mon arrivée au ministère ».
Jésus nous a pourtant mis en garde :
« Si quelqu’un scandalise un de ces petits que voilà, il est préférable pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule et qu’on le précipite au fond de la mer. »
(Matthieu 18-6)
L’innocence est le Bien le plus précieux de l’Humanité
Jésus disait à Luisa Piccarreta:
« C’est seulement à cause de l’innocence que je suis attentif aux autres ! Seule l’innocence attire ma miséricorde et atténue ma juste indignation. » ¹
Si l’innocence disparaît, l’Humanité se pervertira et s’autodétruira ; c’est pour cela qu’il faut la défendre de toutes nos forces.
L’arme ultime de défense
Dans le psaume 8, il est écrit :
« Ô Seigneur, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte. »
Telle est l’arme suprême donnée par le Ciel : la prière des enfants !
Concrètement, comment construire ce rempart ?
Pour que les enfants soient protégés, nous vous proposons de :
- Faire prier les enfants en famille : chapelet des enfants ou des jeunes et prière à l’Enfant Jésus.
- Faire prier les groupes de caté, d’aumônerie, les enfants des écoles catholiques… :
- Zoom de prière avec les enfants, chaque premier samedi du mois dès la rentrée ;
- Autres suggestions de votre part, à partager si vous le voulez, en nous envoyant un courriel.
Prière à l’Enfant Jésus
« Ô Jésus, Roi d’Amour, j’ai confiance
en Ta Miséricordieuse Bonté.²
Protège tous les enfants.
Et vous, Saints Innocents³,
priez pour les enfants. »
_____________________________________________________
¹ (Livre du Ciel, Luisa Piccarreta, tome IV, 14 octobre 1900).
² Prière de Mère Yvonne-Aimée de Malestroit
³ Petits enfants martyrs
Voir l’article : https://www.chapeletperpetuelpourlemonde.org/construisons-un-rempart-pour-proteger-nos-enfants/
Tensions entre le gouvernement et les professionnels de santé lors des discussions sur la future loi sur la fin de vie
Les relations entre le gouvernement et les professionnels de santé sont tendues lors des réunions de “concertation” sur la future loi sur la fin de vie. Un collectif de quinze organisations soignantes a écrit une lettre de protestation à Agnès Firmin le Bodo, déplorant le manque de prise en compte de leurs préoccupations.
Les professionnels de santé ont clairement rappelé lors des discussions que “donner la mort ne peut pas être un soin” et ont exprimé leur inquiétude face à l’instrumentalisation de leurs opinions. Ils exigent un temps de réflexion plus long et souhaitent que leurs préoccupations soient inscrites à l’ordre du jour des réunions.
Décès de Claude Barzotti : retour sur une chanson jamais publiée
Claude Barzotti, chanteur belge aux origines italiennes dont la chanson la plus connue était le Rital, est décédé. Parmi les anecdotes le concernant, il était également l’auteur d’une chanson intitulée “La France est aux Français” écrite en 1999 dans le cadre d’un projet de comédie musicale sur le thème de la condition d’immigré de son père, qui ne vit jamais le jour. Elle devait être interprétée par un des 28 artistes de la comédie musicale jouant un militant de droite opposé à l’immigration
En revanche, la maquette de la chanson a fuité et aurait même été diffusée un jour lors d’un colloque avec Jean-Marie Le Pen, ce qui rendait furieux Claude Barzotti qui n’a jamais réussi à faire supprimer cette chanson de l’internet. Les paroles sont toujours d’actualité…
Forte hausse du nombre d’avortements en Irlande
Selon le rapport annuel du ministère de la Santé irlandais,
- 8156 avortements ont eu lieu en 2022
- contre 4577 en 2021,
- 6577 en 2020
- 6666 en 2019.
Concernant l’année 2021, le nombre plus faible d’avortements s’expliquerait en raison de l’impact de la crise du covid 19 et de la cyber-attaque sur le Health Service Executive (HSE).
La hausse a tout de même été significative en 2022 avec
- 783 avortements en janvier,
- 751 en mars
- 752 en décembre.
Parmi les 8156 avortements, 22 ont été réalisés en raison d’un risque pour la vie ou la santé de la mère, 4 en cas d’urgence ou d’anomalie mortelle du fœtus, et 8042 en vertu de l’article 12 qui autorise l’avortement jusqu’à 12 semaines de grossesse. C’est à Dublin que le plus grand nombre d’avortements a été enregistré soit 3005.
Ces chiffres ont été publiés au moment même où la commission de la santé de l’Oireachtas examine une révision de la législation sur l’avortement. Plusieurs propositions ont été faites dont la suppression du délai d’attente de 3 jours entre la demande et la prescription des pilules abortives.
Eric Zemmour demande l’arrêt des subventions à la CGT
A l’occasion de la fête de la Violette, Eric Zemmour a prononcé un discours, dans lequel il s’en est pris principalement à LR :
Les LR peuvent essayer de nous singer qu’ils le veulent. Le peuple de droite ne s’y trompera plus : il ne prête même plus l’oreille devant le centième coup de bluff des Républicains. Alors je dis aux derniers électeurs de LR : Vous êtes des patriotes sincères, vous n’aimez ni l’extrême droite ni l’inutile centre : votre place est à nos côtés, la fidélité à vos idées est chez nous, Reconquête c’est votre maison ! La droite, c’est Reconquête, Reconquête, c’est la droite !
Nous le montrerons à la France comme l’Europe nous le montre aujourd’hui : le clivage droite/gauche n’est pas un vain mot. Il est plus réel, plus pertinent que jamais, profondément enraciné dans notre histoire. Il sépare aujourd’hui ceux qui défendent la France, et ceux qui la détestent. Il sépare les partisans de la flemme et de l’assistanat des défenseurs du mérite, de l’effort et du travail.
Eric Zemmour a annoncé des candidats Parents Vigilants (réseau de parents engagés dans la campagne “Protegeons Nos Enfants” lancée par Reconquête en septembre 2022) pour représenter les parents d’élèves. Un vrai coup politique. Il suffit de voir l’influence de la FCPE infiltrée par la gauche. Il a également demandé l’arrêt de toute subvention à la CGT, suite à l’insulte lancée par un militant CGT. Cette demande, conforme à la justice, permet d’élargir la fenêtre d’Overton pour délégitimer la CGT. Revendication gagnante électoralement, car majoritaire dans l’ensemble de la droite, y compris chez les boumeurs égarés chez Macron.
Les Belles figures de l’Histoire : sainte Rita
Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent : Marie Allain, auteur de Sainte Rita, dernier espoir des causes perdues :
Le ministre Jean-Christophe Combe met en garde contre les conséquences sociétales de l’euthanasie
Dans une interview accordée au Figaro, Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, exprime ses « convictions » concernant le projet de loi sur la fin de vie annoncé par le Président de la République. Il souligne qu’une loi n’est pas uniquement une série de mesures techniques, mais aussi un message collectif adressé par la société à chacun. Il estime donc que son devoir est de porter la parole des personnes vulnérables qui s’interrogent déjà sur l’utilité de leur existence. Il met en garde contre les dangers de légaliser l’euthanasie, affirmant que cela pourrait changer notre rapport à la vulnérabilité et conduire les personnes vulnérables à l’autodestruction.
Le cardinal Krajewski envoyé par le Pape en Ukraine
Le cardinal Krajewski a été envoyé par le Pape en Ukraine dans le cadre d’un sixième voyage pastoral depuis le début de la guerre. Son objectif est de visiter différentes communautés religieuses, les paroisses catholiques de rites byzantin et latin, mais aussi les paroisses orthodoxes. En cours de route, il apportera un réconfort et un soutien concret aux Ukrainiens, qui sont en détresse après la destruction du barrage et ont subi de nombreuses pertes humaines.
La mission du cardinal Krajewski vise à témoigner de la présence du Pape et consiste à prier avec les Ukrainiens et à les soutenir de manière tangible. Un deuxième camion, rempli de nourriture, de médicaments et de matériel médical, partira également dans les prochains jours pour être acheminé vers les zones les plus affectées par l’explosion du barrage. Ces actions évangéliques soulignent la proximité du pape François avec l’Ukraine tourmentée.
Annulation de l’agrément de l’association Anticor
Le Tribunal administratif a annulé rétroactivement l’agrément de l’association anti-corruption Anticor, accordé le 2 avril 2021 par l’ancien Premier ministre Jean Castex. Cette décision fait suite à un recours déposé par deux membres dissidents de l’association, qui contestaient les conditions remplies par Anticor pour bénéficier de cet agrément. Selon les plaignants, l’association ne remplissait pas les critères d’indépendance et de désintéressement de ses activités, ainsi que d’information de ses membres sur sa gestion. L’association Anticor a régulièrement été accusée d’être manipulée à des fins partisanes, et a engagé des poursuites judiciaires contre plusieurs personnalités politiques de différents partis.
Pourrions-nous espérer que l’agrément des nombreuses associations souvent payées sur fonds publics pour pourrir la vie des dissidents soit également supprimé?
Et si la meilleure expérience de « l’Eglise synodale » était le pèlerinage de Chartres ?
Communiqué de l’Union Lex Orandi :
Alors que les grands médias d’information ont unanimement salué le succès de l’édition 2023 du pèlerinage de Chartres à la Pentecôte dernière, un esprit polémique assez vain agite depuis cette date les rédactions de quelques médias catholiques qui s’interrogent sur les causes du succès du pèlerinage de chrétienté.
Alors que deux nouveaux évêques sont mis en cause dans des affaires d’abus sexuels et que les ordinations de prêtres diocésains vont enregistrer au printemps 2023 leur plus faible nombre depuis 20 ans avec 52 candidats seulement, les ordinations des instituts ex-Ecclesia Dei ont représenté un quart de celles de 2022 selon l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.
Alors que la vitalité ecclésiale que manifestent les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle se révèle d’une telle manière qu’elle ne peut plus être niée, le Vatican publie cette semaine un texte qui semble remettre en cause les fondements mêmes de l’Eglise catholique, appelée à devenir une « Eglise synodale »… L’instrumentum Laboris destiné à guider le travail des participants à la première session du « Synode sur la synodalité » en octobre 2023 est-il la chronique d’une révolution en marche ?
Issus d’une « consultation du peuple de Dieu » dans tous les diocèses du monde lancée par le Pape François en 2021, ce document est le produit d’une navette entre un groupe d’experts du Vatican et sept « Assemblées continentales », enrichie par un « Synode numérique », ayant abouti à un « document consensuel ». Cette procédure hasardeuse tient à la fois des cahiers de doléances et des Etats généraux qui s’érigèrent en Assemblée constituante en 1789, ou des conventions citoyennes d’Emmanuel Macron qui préparent aujourd’hui la légalisation de l’euthanasie et la constitutionalisation de l’avortement. Elle risque fort de produire le même type de résultats…
Ce processus ressemble à un détournement du Sensus fidei, ce « sens de la foi » par lequel, selon le Concile Vatican II « la collectivité des fidèles, ayant l’onction qui vient du Saint (cf. 1 JN2, 20.27), ne peut se tromper dans la foi (…) lorsque, ‘’des évêques jusqu’au dernier des fidèles laïcs’’, elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel » (Lumen Gentium, 2). Or le processus synodal fait dire à la « consultation du peuple de Dieu » qu’elle est en quelque sorte infaillible puisqu’elle était accompagnée par l’Esprit. Dès lors, elle peut s’autoriser à remettre en cause le magistère en proposant l’accès des femmes aux ordres sacrés ou l’ordination d’hommes mariés. Elle peut défier l’autorité des successeurs des apôtres en suggérant d’évaluer un évêque sur « la manière dont il accomplit son service dans un style synodal ». Elle peut relativiser la morale catholique en appelant à « des mesures concrètes pour accueillir sans jugement » les divorcés remariés, les polygames et les LGBTQ+…
Cependant, la définition du Sensus fidei donnée par le Concile Vatican II et le catéchisme de l’Eglise catholique associe ce dernier aux vérités concernant la foi et les mœurs, pas aux erreurs doctrinales ou aux aberrations morales. Les doctrines erronées concernant l’accès des femmes aux ordres sacrés ou des fidèles en état de péché grave à la communion sacramentelle ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’un processus d’approbation « du bas vers le haut ». Il y a une véritable falsification dans cette démarche qui prétend remplacer l’Eglise catholique par une Eglise synodale en sapant à la fois l’enseignement de la révélation, la constitution hiérarchique de l’Eglise voulue par Jésus Christ et la morale catholique fondée sur la parole de Dieu et sur la Tradition. L’Eglise est enseignante, le peuple des fidèles attend d’être enseigné par elle. Prétendre inverser cet ordre est une imposture.
La cause de cette inversion est peut-être résumée par la « question directrice fondamentale » à partir de laquelle le chemin synodal s’auto-référence et que l’on trouve au début de l’Instrumentum laboris : « comment se réalise aujourd’hui ce «’’marcher ensemble’’ qui permet à l’Eglise d’annoncer l’Evangile (…) et quels pas de plus l’Esprit nous invite-t-il à poser pour grandir comme Eglise synodale ? ». La question ainsi posée relève du postulat : l’existence d’une « Eglise synodale » n’est plus à démontrer.
Pour nous, la réponse à cette question se trouve dans le « marcher ensemble » qui a réunit 16.000 pèlerins sur la route de Chartres à la Pentecôte. L’Esprit les a invités à chercher la vérité que l’Eglise enseignante proclame à la suite des apôtres depuis la première Pentecôte, à chercher la grâce que Dieu dispense dans ses sacrements célébrés selon des rites sacrés, à chercher à vivre la charité dans une expérience à la fois pénitentielle et fraternelle.
Avis à tous les apprentis sorciers d’une Eglise synodale, le vrai synode a eu lieu sur les routes de Chartres à la pentecôte dernière, où 16.000 pèlerins sont venus se nourrir du vrai sacrifice du Christ sur la Croix, célébré par d’authentiques ministres de Jésus-Christ qui ne doutent pas de leur mission, pour le règne de Dieu et le salut de leurs âmes. Tout le reste, hélas, risque de faire perdre de vue l’essentiel. A une hasardeuse Eglise synodale, nous préférons notre Eglise catholique unie par la proclamation du même Credo, la célébration des mêmes sacrements, et la reconnaissance d’une hiérarchie instituée exerçant sa triple mission : enseigner, gouverner et sanctifier le peuple saint de Dieu.
Noël d’été
L’Abbé Cyrille Debris, né en 1973, prêtre de l’archidiocèse de Rouen depuis 2007, agrégé de l’université en histoire, docteur en histoire médiévale, docteur en théologie thomiste, dessert l’apostolat traditionnel Saint-Thomas de Cantorbéry à Mont-Saint-Aignan depuis 2013 et organise de nombreux pèlerinages. A travers le calendrier traditionnel de l’année liturgique, il nous fait redécouvrir la foi et l’enseignement de l’Église. À l’appui des Écritures, des docteurs de l’Église et de la vie des saints, sa riche méditation s’adresse à tous les hommes de bonne volonté désireux de retrouver un sens à leur vie, par la révélation et la grâce reçue de Jésus Christ, Sauveur du monde.
Son ouvrage, Former sa foi au fil de l’année liturgique, propose un enseignement sur chaque dimanche et chaque grande fête de la liturgie. Ainsi, aujourd’hui, fête de la naissance de saint Jean-Baptiste, il écrit :
Saint Jean-Baptiste apparaît deux fois dans chaque confiteor et à l’offertoire dans le Suscipe. Il inaugure la seconde liste du canon romain, celle des martyrs. […] Chaque année, l’Eglise fête deux fois saint Jean-Baptiste : principalement à sa nativité et sa décollation. […] Le parallèle avec Noël au huitième jour des calendes de juillet ou janvier (VIII mal. Iul. – VIII kal. Ian.) s’impose. Aussi appelle-t-on Noël d’été ces fêtes des solstices d’été (20 ou 21 juin selon les années) et d’hiver (21 ou 22 décembre), même si les dates bougèrent depuis. “Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue” (Jn 3, 30). A partir de la Nativité du Sauveur, le soleil recommence à monter sur son orbite. Le Précurseur s’efface devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. […]
Enfin, saint Jean-Baptiste fut le protomartyr de la vérité sur le mariage. Il mourut car il rejetait l’adultère d’Hérode Antipas qui prit Hérodiade à son propre frère Philippe (Mc 6, 14-29). Alors qu’on voudrait aujourd’hui faire croire que les adultères et les polygames pourraient communier, il rappelait qu’il fallait parfois savoir mourir pour la vérité catholique comme saint Thomas More rejetant le divorce d’Henri VIII avec Catherine d’Aragon.
Que faire des églises menacées ?
De Benoît Dumoulin dans France catholique :

Instrumentum laboris du synode des évêques : L’Eglise occupée
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Il fut un temps où les prédicateurs aimaient à enflammer le cœur de leurs ouailles à l’évocation de l’Eglise une, sainte, catholique, apostolique et romaine, unique arche du salut. Ces temps là semblent bien révolus. Les temps sont à l’Eglise synodale.
Qu’est-ce qu’une Eglise synodale ?
Le secrétariat du synode des évêques a publié le 20 juin l’Instrumentum laboris,instrument de travail de ce synode qui se tiendra en octobre 2023 à Rome. Ce texte est, bien sûr, publié avec l’assentiment du pape François. Notons d’abord que le terme de synode des évêques est impropre puisque, pour la première fois depuis sa création, en 1965 par Paul VI, plusieurs dizaines de femmes et de laïcs participeront à ce synode avec droit de vote. La première difficulté à la lecture de ce texte est de trouver une définition de ce que serait une Eglise synodale. Le lecteur de ce copieux document de soixante-deux pages apprendra uniquement qu’il s’agit d’une « Eglise qui écoute le peuple de Dieu » promu au rang de « lieu théologique », une « Eglise de rencontre et de dialogue qui n’a pas peur de la diversité », une « Eglise ouverte, accueillante et qui embrasse tout le monde », une « Eglise désireuse et capable de gérer les tensions sans se laisser écraser par elles », une « Eglise inquiète », etc. Le « peuple de Dieu s’étant », paraît-il, « mis en route », l’essentiel est de « marcher ensemble ». Dans quelle direction ? L’histoire ne le dit pas. Tout ce texte procède d’une logorrhée verbale dont seuls les fonctionnaires ecclésiastiques adeptes de la langue de buis et étrangers à la réalité s’enivreront. Qui en effet a vu ces foules dont l’Instrumentum laboris nous décrit : « le chemin sur lequel le peuple de Dieu avance avec enthousiasme » ? A ce jour, les seules foules observées sont celles du pèlerinage de Pentecôte à Chartres dont on n’est pas certain que la synodalité de l’Eglise soit la préoccupation majeure.
La Révolution dans l’Eglise
Comme l’écrit Jean-Marie Guénois dans le Figaro (20/06/2023), c’est à une véritable Révolution dans la gouvernance de l’Eglise qu’appelle ce texte. Citons quelques nouveautés proposées : l’ordination sacerdotale d’hommes mariés, l’ordination diaconale de femmes, l’évaluation régulière des évêques, l’accueil des divorcés-remariés, des polygames ou des personnes LGBTQ+, la décentralisation de l’autorité doctrinale afin de prendre en compte les demandes des églises locales, etc. Il s’agit là d’une véritable Révolution, ce qui est explicitement avoué dans la volonté de « réviser le profil de l’évêque ». Or, il se trouve que l’Eglise catholique n’est pas une simple ONG soumise aux variations et aux aléas de l’air du temps. Elle est d’origine divine et sa constitution, monarchique, est celle voulue par Dieu lui-même. Selon la formule de Bossuet, « l’Eglise est Jésus-Christ répandu et communiqué ». La véritable tête de l’Eglise est le Christ lui-même dont le pape n’est que le vicaire. L’Eglise n’est pas la propriété du pape. Il n’est pas libre d’en faire ce que bon lui semble. Il lui est simplement demandé de garder le dépôt de la foi et de conforter ses frères dans la foi. A cet égard, ce texte dont il nous est précisé qu’il n’est pas un texte magistériel va sans doute créer plus de confusion que d’affermissement dans la foi. On voit mal les évêques africains s’ouvrir aux revendications du lobby LGBT ! Quant à la dénonciation du cléricalisme, elle fait sourire, jaune, tous ceux qui observent le combat acharné mené par de nombreux évêques, au premier chef celui de Rome, contre la part du peuple de Dieu attachée à la célébration de la messe romaine traditionnelle. Les homos, oui ! Les tradis, non !
Un texte et un contexte catastrophiques
Cette publication intervient alors que sont rendus publics les chiffres des ordinations sacerdotales en 2023. En France, ce chiffre n’a jamais été aussi bas avec l’ordination de cinquante-deux prêtres diocésains. A mettre en regard des dix ordinations bloquées par le Saint-Siège au diocèse de Fréjus-Toulon et des douze ordinations des communautés traditionnelles (IBP, ICRSP, FSSP, FSSPX). Ce mouvement de reflux est général avec quatre entrées en septembre 2023 au séminaire de Paris, un effondrement des ordinations en Pologne et en Italie, etc. Ce doit être l’effet pape François… Les foules enthousiastes décrites par l’Instrumentum Laboris ne semblent, en tout cas, pas se précipiter dans les séminaires.
Le Concile Vatican II invitait l’Eglise à lire les signes des temps (Gaudium et spes). Ce fut en réalité un temps d’accélération d’un processus plus ancien de conciliation de l’Eglise avec le monde et de rupture avec la Tradition. « 1789 dans l’Eglise » selon Mgr Suenens, cardinal archevêque de Malines-Bruxelles, une « Révolution d’octobre » selon le père Congar (o.p.) un des théologiens majeurs du concile. Le commandement de saint Paul : « Ne vous conformez pas à ce monde » (Rom XII, 2) a laissé la place à une « sympathie sans borne » (Paul VI, discours de clôture du concile) pour l’homme et le monde modernes. Les résultats sont là, sous nos yeux, observables par tous. L’Eglise s’est mondanisée semblant plus préoccupée du sauvetage de la planète que du salut des âmes. Ceux qui restaient réticents aux nouveautés conciliaires, s’en tenant aux vérités traditionnelles de la foi étaient accusés de ne pas être en « pleine communion » avec l’Eglise alors même qu’ils reconnaissaient l’autorité du souverain pontife mais lui déniaient le droit de modifier ce qui toujours, partout et par tout le monde avait été cru.
Que faire ?
La foi suffit ! C’est la foi qui nous tient attachés au catéchisme, à la messe, aux sacrements, à la Tradition de l’Eglise, à sa constitution divine. On vient nous dire que le pape nous ordonne de nous en séparer : il nous suffit de savoir que personne n’a ce pouvoir. Il ne nous appartient pas de savoir par quel mystère l’Eglise semble gouvernée depuis des décennies par un personnel ecclésiastique étranger à sa tradition liturgique, disciplinaire et doctrinale. Nous n’avons à rendre compte que de notre foi, pas forcément à rendre compte des étrangetés ou des scandales du gouvernement pontifical qui nous font parfois apparaître l’Eglise comme occupée par un personnel qui lui serait étranger. Si l’on nous demande ce que nous pensons des actes pontificaux qui, en apparence ou en réalité, contrarient l’attachement à la Tradition de l’Eglise nous avons tout à fait le droit de répondre : « Nous ne les comprenons pas« . Il se trouve au demeurant que cette réponse la plus ignorante risque aussi d’être la plus docte. Le mystère d’iniquité reste un mystère. Après plus de treize siècles le jugement des théologiens n’est toujours pas définitif sur les actes condamnables, et condamnés, du pape Honorius Ier.
Dans le clair-obscur de la foi nous nous en tenons, paisiblement mais fermement, aux sacrements qui ont sanctifié nos pères, à la doctrine qui leur a été transmise pour les conduire au ciel, dans la fidélité au Siège Apostolique pour lequel nous prions sans relâche afin qu’il nous conforte dans la foi. Hier comme aujourd’hui les hommes ont besoin de certitudes. Une Eglise en recherche, en interrogation permanente sur son identité et sa mission est infidèle à sa vocation et à la volonté de celui qui est « La voie, la vérité et la vie ». Le mal n’est pas d’aujourd’hui.
Déjà, Péguy s’insurgeait : « C’est un peu comme si on voulait perfectionner le nord, la direction du nord. (…). Le nord est naturellement fixe, le christianisme est naturellement fixe. Ainsi, les points fixes ont été donnés une fois pour toutes (…), dans le monde naturel et dans le monde surnaturel, dans le monde physique et dans le monde mystique. Et tout le travail, tout l’effort est ensuite au contraire de les garder, de les tenir, loin de les améliorer au contraire ».
Simples laïcs de la piétaille catholique nous prenons, enfin, la liberté de nous tourner vers les évêques et les cardinaux de la Sainte Eglise pour qu’ils interpellent le souverain pontife sur les graves dangers que fait courir à la foi et à l’Eglise le prochain synode sur la synodalité. Nous les assurons également de nos prières pour qu’ils assument, en cas de besoin, leurs responsabilités doctrinales et sacramentelles. Comme vient de le rappeler Guillaume Cuchet dans le Club idées du Figaro du 21 juin, le catholicisme en France est un catholicisme de combat dont le fer de lance est constitué par les familles catholiques. Les familles de France et le « peuple de Dieu » attendent de l’Eglise enseignante des paroles de vérité et de salut, pas de la bouillie pour les chats !
Bientôt un couple LGBT au gouvernement ?
On apprend que Stéphane Séjourné devrait bientôt faire son entrée au gouvernement à l’occasion du prochain remaniement :
Qui conduira la liste Renaissance aux élections européennes en 2024 ? Président du groupe Renew au Parlement européen, Stéphane Séjourné, qui dirige aussi le parti majoritaire, faisait figure jusqu’à présent de chef de file tout désigné. L’ancien conseiller politique d’Emmanuel Macron, 38 ans, bénéficiait de sondages corrects (entre 22 et 23 %). Mais voilà, il semble, de l’aveu même de l’intéressé, que son avenir politique change de direction puisqu’il devrait entrer au gouvernement à l’occasion du prochain remaniement.
Or, Stéphane Séjourné est le compagnon de Gabriel Attal.
C’est donc un “couple au cœur du pouvoir”.
La formule n’est pas de la “fachosphère”… mais du Monde.
Mariage : le plan du Vatican pour moins de divorces
Quels constats peut-on dresser du mariage aujourd’hui ? L’Eglise propose-t-elle les meilleures solutions au problème ? Les réponses du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence les abbés Guelfucci et Célier, le père Danziec et le docteur Philippe de Labriolle.
L’Allemagne, par le biais de ses fondations politiques, interfère dans les affaires politiques et économiques de la France
Selon un rapport de l’Ecole de Guerre économique. Extrait :
Malgré une volonté historique de ses membres d’afficher un front commun, l’Union européenne (UE) est le théâtre de nombreux antagonismes, illustrés par la politique énergétique respective de la France et de l’Allemagne.
L’Allemagne, par le biais de ses fondations politiques, interfère dans les affaires politiques et économiques de ses partenaires étrangers, notamment celles de la France. Depuis leur création, ces organisations ont démontré leur nature d’agent d’influence : en plus de leur affiliation directe aux partis politiques allemands, elles sont largement inféodées à Berlin. Grâce au soft power qu’elles déploient à l’étranger, ces fondations sont utiles à plusieurs égards : préparation du terrain pour une coopération plus officielle, propagation idéologique, façonnement des élites socio-politiques locales, défense des intérêts économiques allemands, etc.
Les fondations politiques recourent à des stratégies d’influence multiples et parfois contestables, tout en se drapant d’une moralité questionnable. Par le biais de la production de contenus orientés et l’organisation de rencontres, ces fondations altèrent la perception de la société civile vis-à-vis de certains sujets stratégiques, dans le but d’orienter les élites socio- politiques et in fine d’infléchir les politiques en faveur de leurs intérêts.
Afin d’affaiblir l’industrie et l’économie française en général et assurer sa propre hégémonie dans ces domaines au niveau européen, l’Allemagne déstabilise la filière nucléaire française par le verrouillage des institutions européennes, la pression constante exercée sur la politique européenne et la pratique d’un encerclement cognitif sur le territoire français.
Au moyen d’opérations d’influence anti-nucléaire sur le territoire français, et de déstabilisation de la chaine d’approvisionnement en uranium à l’étranger, les fondations Heinrich Böll et Rosa Luxemburg œuvrent directement au ralentissement du développement de l’atome en France.
Non seulement la plupart des financements des fondations politiques proviennent du gouvernement fédéral, traduisant l’approbation gouvernementale de leurs objectifs, mais Berlin est aussi parfois le commanditaire direct de leurs actions. Ces fondations constituent de précieux leviers pour les officiels allemands : dissimulation de l’implication étatique, accès à des populations autrement inaccessibles, défense inavouée des intérêts économiques allemands, renseignement, etc. Elles sont aussi de redoutables instruments au service de la politique étrangère allemande, raison qui justifie un budget en constante augmentation.
Face à ce constat, la mise en place d’une mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives des fondations politiques (MIVILUDEFOPOLE), sur le modèle de la MIVILUDES relative au séparatisme, s’impose. En plus de coordonner l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives des fondations politiques, elle aurait également vocation à sensibiliser le grand public et ainsi limiter l’impact des actions conduites par ces entités.
Action Ecologie : Les Soulèvements de la Terre en phase avec le gouvernement
Communiqué d’Action écologie suite à l’annonce de la dissolution du mouvement d’extrême-gauche. Cette association est tellement en accord avec les gouvernement que, si elle est dissoute, il faudrait alors dissoudre également le gouvernement :

Un politicien italien contraint à la démission par le lobby LGBT
Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a été contraint à la démission suite à une polémique. Président de la région du Latium, il avait en effet refusé de soutenir la “marche des fiertés” de Rome.
Déficit commercial français : des chiffres inquiétants
Le commerce extérieur français continue d’afficher des chiffres inquiétants, avec un déficit commercial qui atteint des niveaux historiquement élevés. Après avoir enregistré un déficit record de 85 milliards d’euros en 2021, le déficit pour l’année 2022 approche les 200 milliards d’euros. Cette situation est principalement due à l’importation massive de produits énergétiques, suivie de près par le déficit industriel.
Il est intéressant de noter que plus de la moitié des échanges commerciaux de la France se font avec des pays de la zone euro. Cela montre l’importance de cette région pour l’économie française.
En analysant l’évolution du solde commercial français au cours des 30 dernières années, on constate un changement majeur survenu au début des années 2000. C’est à cette époque que le solde commercial est devenu déficitaire, en grande partie en raison d’une stagnation de nos exportations alors que nos importations ne cessaient d’augmenter. L’introduction de l’euro a joué un rôle important dans cette détérioration, en pénalisant la compétitivité de l’économie française et en supprimant le rôle stabilisateur des monnaies.
Vers l’avortement de la loi sur l’euthanasie ?
Le Figaro révèle que l’écriture du projet de loi, qui doit être annoncé en Conseil des ministres avant la fin septembre, s’avère plus complexe que prévu.
Un «avant-projet» de plan du texte prévoit l’ouverture d’un droit à l’aide active à mourir dans un nouvel article «L. 1110-14» du code de la santé publique. La définition de ce droit «ne doit pas comporter les termes “suicide” ou “euthanasie”, mais en revanche utiliser le terme “mourir”».
Cette loi comporterait trois parties: aide active à mourir, soins palliatifs et droits des patients. L’article 1er du futur texte devrait comporter «les conditions d’éligibilité» à l’aide active à mourir. Pour obtenir une «aide médicale à mourir», le patient devrait être «majeur», «atteint d’une affection grave et incurable qui engage son pronostic vital à moyen terme» et«capable de discernement pour exercer un choix autonome».
Ce projet, qui signe la volonté d’inscrire l’euthanasie ou le suicide assisté dans le code de la santé publique, est un point de blocage majeur pour les soignants, qui martèlent depuis des mois que l’aide active à mourir «n’est pas un soin».
«Ce projet montre que le gouvernement s’oriente vers un modèle “à la belge”. Si le droit à une mort administrée est inscrit dans le code de la santé et devient un acte codé par la Sécurité sociale, le principe sera acté. Quels que soient les critères de restrictions, ce droit risque de s’étendre de plus en plus largement, jusqu’à entrer dans la norme».
L’inquiétude grandit au sein de ce groupe, composé de représentants d’une vingtaine de sociétés savantes et d’ordres sollicités par Agnès Firmin le Bodo, ministre déléguée chargée des Professions de santé, pour «co-construire» la loi sur la fin de vie. Après une première réunion tendue le 5 juin, le ton est monté.
Ségolène Perruchuio, médecin et vice-présidente de la SFAP :
«Nous avons exprimé toutes nos lignes rouges lors de cette première réunion. L’ordre du jour de la seconde réunion n’en a absolument pas tenu compte. Il se résumait à des questions très techniques sur les critères d’éligibilité et d’application de l’euthanasie avec une implication totale des soignants, à toutes les étapes du processus. On a eu l’impression de ne pas avoir été du tout entendus».
Élisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile et ancienne ministre de la Santé :
«C’est un dialogue de sourds. Quand on expose nos interrogations, elles ne sont pas prises en compte. On nous vante une méthode très innovante mais il faut avouer que nous avons du mal à la comprendre. Et si le gouvernement veut vraiment nous écouter, il faut prendre plus de temps.»
Mardi, quinze participants de ce groupe de travail ont envoyé une lettre à Agnès Firmin Le Bodo, en copie à l’Élysée et à Matignon, pour protester contre l’ordre du jour de la nouvelle rencontre. Parmi les signataires, on compte notamment des professionnels de l’hospitalisation à domicile (Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile), des gériatres (Conseil national professionnel de gériatrie), des oncologues (Société française du cancer), des infirmières (Conseil national professionnel infirmier) et la Société française de soins palliatifs (SFAP).
Après ce coup de pression, l’ordre du jour de la rencontre qui s’est tenue mercredi a finalement été modifié.
Le Conseil national de l’Ordre des médecins a choisi de ne pas participer à la seconde réunion avec Agnès Firmin Le Bodo. Le Dr Jean-Marcel Mourgues, vice-président de l’Ordre, déclare :
«Nous ne pouvons pas être dans l’optique d’une co-construction dès lors que c’est une question sociétale. Ce serait une rupture du contrat moral vis-à-vis de l’expression majoritaire de notre institution et de la plupart des médecins que nous avons auditionnés pendant neuf mois. Nous nous réservons la possibilité, dans un esprit critique mais constructif, de commenter le projet de loi par écrit quand il sera plus avancé.»
Du côté des parlementaires, également sollicités, les sénateurs Les Républicains (LR) et ceux du groupe socialiste (SER) ont décliné cette proposition. Le groupe communiste des deux Chambres a également refusé d’être associé.
François Braun, ministre de la Santé et médecin urgentiste, qui a exprimé des réserves sur le texte, s’apprête à visiter un service de soins palliatifs à Antibes, la ville qui a pour maire Jean Leonetti (LR), l’auteur des deux précédentes lois sur la fin de vie.
Ce matin sur Europe 1, Vincent Trémolet de Villers a décrypté cet impossible consensus :
70 000€ le bébé
Révélés dans la 15e saison de l’émission L’amour est dans le pré sur M6, Mathieu et Alexandre, dont la rencontre et l’idylle avaient donné lieu à une parodie de mariage, ont décidé de divorcer. Si la rupture a été actée fin août 2022 après deux ans et demi d’union et qu’une procédure de divorce est en cours, le couple a pris le temps pour l’annoncer au grand public.
Covid19 et armes biologiques : les militaires chinois étaient intéressés par le développement de virus modifiés
La fake news de la veille est l’information du lendemain :
Est-ce qu’on a enfin retrouvé le « patient zéro » dont l’identité aiderait à résoudre l’énigme des origines du SARS-CoV2 ? Le 13 juin, les noms ont été publiés de 3 scientifiques à l’institut de virologie de Wuhan (IVW) qui auraient été parmi les premières personnes infectées par le covid-19. 3 jours plus tôt, un article du Sunday Times par Jonathan Calvert et George Arbuthnott a affirmé que des scientifiques à l’IVW s’étaient livrés à des expériences sur des coronavirus peu avant le début de la pandémie du Covid-19, et que des recherches à Wuhan avaient été menées en collaboration avec l’Armée populaire de libération (APL), dont l’intérêt pour les armes biologiques est connu.
Selon le Sunday Times, un élément clé dans la genèse da la pandémie était la découverte par des scientifiques menés par Shi Zhengli, la « batwoman » de l’IVW, de divers coronavirus dans une mine investie par des chauves-souris à Mojiang dans la province de Yunnan. 3 personnes ayant nettoyé la mine y seraient mortes en 2012 avec des symptômes similaires à ceux du SRAS. Sans que ces décès aient été signalés par les autorités, Shi Zhengli a pris plus de 1 300 échantillons de la mine pour ses recherches entre 2012 et 2015, découvrant 293 coronavirus. Après le début de la pandémie, l’un de ces virus, le RaBtCoV/4991, a été identifié comme le plus proche parent du Covid-19. Le nom de ce virus – dont la séquence avait été publiée en partie en 2016 – a ensuite été changé par l’IVW en RaTG13, une modification qui aurait pu être motivée par le désir de rendre le lien avec Mojiang moins évident. Depuis 2020, les chercheurs indiens Monali Rahalkar et Rahul Bahulikar ont essayé d’enquêter sur la question du lien éventuel entre la mine de Mojiang et le covid-19, étant donné que 9 coronavirus de la mine sont les seuls dans la famille du SARS-CoV2 dont on a démontré l’existence avant la pandémie. Ils n’ont pourtant pas pu accéder au site et se sont plaints du manque de transparence de l’IVW à ce sujet. Le Sunday Times suggère que cette opacité autour de la mine de Mojiang serait due au « secret militaire lié à la recherche de capacités à double usage dans le domaine des armes biologiques virologiques et des vaccins ». Cette inférence n’est pas nouvelle : début 2021, un rapport du gouvernement américain, rédigé par une équipe dont les membres ont été interviewés par le Sunday Times, avait déjà affirmé que l’IVW faisait des recherches classifiées pour l’armée chinoise depuis 2017 (activités niées par Shi Zhengli en 2021).
L’allégation la plus explosive de l’article est que les militaires chinois étaient intéressés par le développement à la fois de virus modifiés (par des techniques de « gain de fonction ») pour augmenter leur pathogénicité et de vaccins contre ces même virus jusqu’alors inexistants, les transformant effectivement en armes biologiques : « Si un pays pouvait inoculer sa population contre son propre virus secret, il pourrait disposer d’une arme capable de modifier l’équilibre mondial du pouvoir ». Il est frappant de constater que Zhou Yusen, chercheur en vaccins au sein de l’APL, ait pu breveter un vaccin contre le Covid-19 dès février 2020, soit un mois après l’apparition officielle du virus (en mai 2020, Zhou est décédé à l’âge de 54 ans, supposément en tombant du toit de l’IVW). Selon Robert Kadlec dans un rapport publié en avril 2023 sous l’égide du sénateur américain Roger Marshall, les chercheurs de l’APL ont dû commencer à travailler sur deux vaccins contre le SARS-CoV2 en novembre 2019. La question de l’implication de l’APL à Wuhan apparaît également dans des câbles diplomatiques rendus publics par le groupe « U.S. Right to Know », qui font référence à une « forte coopération entre l’IVW et l’Académie des sciences médicales militaires de l’APL », mentionnant aussi des preuves électroniques de l’existence de « laboratoires clandestins de l’APL à l’IVW ».
Le 13 juin, l’enquêteur américain Michael Shellenberger a annoncé les noms de 3 chercheurs du WIV – transmis par des sources du gouvernement américain – qui ont été parmi les premières personnes à être infectées par le covid-19 : Ben Hu (le bras droit de Shi Zhengli à l’IVW), Yu Pin et Yan Zhu. Leur identité a été confirmé le 20 juin par le Wall Street Journal, qui avait déjà révélé en mai 2021 l’hospitalisation de 3 scientifiques à Wuhan en novembre 2019, sans les nommer. Selon des informations obtenues par le groupe « White Coat Waste », ces chercheurs chinois avaient reçu des fonds américains du NIAID et de l’USAID entre 2014 et 2020.
Ces dernières révélations semblent confirmer les arguments avancés depuis 2020 par plusieurs chercheurs, dont Sharri Markson, Alina Chan et Matt Ridley, Steven Quay, Angus Dalgleish et Birger Sørensen, ainsi que l’ancien expert de l’OMS Jamie Metzl, qui ont tous longtemps soutenu comme probable l’hypothèse d’une fuite du SARS-CoV2 du laboratoire de Wuhan. Légalement, le « COVID-19 Origin Act » signé par Joe Biden le 20 mars 2023 oblige le gouvernement américain à déclassifier toute information au sujet des liens entre l’IVW et l’origine du covid-19 avant le 18 juin. Des informations attendues avec impatience.
Disney est haï par la droite pour ses politiques « woke » et méprisé par la gauche pour ne pas en faire assez
Après un article sur la canette de bière Bud à 20 milliards de dollars de perte, le journaliste Arnaud Leparmentier, correspondant du Monde à New York, continue sa réflexion sur les ravages de l’engagement woke. Pour ne pas avoir su ce que c’est que défendre la famille, Disney s’est perdu :
En voulant « amener les gens à mieux accepter les multiples différences, cultures et races » selon les mots de Bob Iger, patron de l’entreprise en 2017, puis en adoptant une position plus conservatrice, la firme américaine a fortement perdu en popularité.
Disney fait désormais partie des marques les plus détestées aux Etats-Unis : 77e sur 100, selon le classement 2023 réalisé par Axios-Harris. En 2019, l’entreprise caracolait en tête, au quatrième rang des marques les plus aimées. Mais elle subit, depuis, une descente aux enfers. Le géant des médias et des divertissements de Californie tombe, victime de la guerre culturelle qui déchire l’Amérique et dans laquelle il s’est laissé entraîner.
Disney est aujourd’hui haï par la droite pour ses politiques dites « woke » et méprisé par la gauche pour ne pas en faire assez. La firme est entrée en 2022 en guerre ouverte avec le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2024, lorsqu’elle s’est opposée à la loi du Sunshine State bannissant l’enseignement de l’homosexualité à l’école surnommée « Don’t Say Gay » (« ne dites pas gay »). Se rendre dans un parc Disney aux Etats-Unis, c’est presque accomplir un acte militant de gauche. On n’y est plus salué d’un trop genré « Madame, Monsieur, les garçons et les filles », mais d’un inclusif « Bienvenue, rêveurs de tous les âges ».
[…]
Disney, basé en Californie, temple du progressisme, a commencé à évoluer à partir du milieu des années 1990, en offrant une couverture santé aux couples homosexuels et en organisant officieusement des journées gay dans ses parcs en dépit des protestations de groupes religieux.
Tout s’accélère dans les années 2000 parce que la société américaine évolue rapidement, avec l’élection de Barack Obama, en 2008, la légalisation du mariage gay, en 2015, puis les mouvements #metoo et Black Lives Matter ; parce qu’en 2005 arrive à la tête de l’entreprise un patron exceptionnel, Bob Iger, qui va réaliser trois acquisitions extraordinaires : les dessins animés Pixar, le producteur de super-héros Marvel ainsi que Lucasfilm, producteur de Star Wars. L’homme devient le roi d’Hollywood.
Ce démocrate charismatique veut défendre ses valeurs et faire évoluer le public grâce au choix des storytellings. « Nous pouvons… réellement changer le comportement des gens : les amener à mieux accepter les multiples différences, cultures et races et toutes les autres facettes de nos vies et de notre peuple », explique Bob Iger devant les actionnaires, en 2017.
Disney ne se contente plus de distraire. Il éduque. L’évolution est certes tardive, mais elle va secouer. Sa première héroïne noire n’apparaît qu’en 2009, avec La Princesse et la grenouille. En 2018, le premier super-héros noir apparaît dans Black Panther. En 2021, Les Eternels, le film qui présente les nouveaux super-héros de Marvel, fait jouer un couple explicitement gay. Pour incarner le remake de La Petite Sirène, sorti cette année, Disney choisit l’actrice noire Halle Bailey.
Désormais, Disney est pris systématiquement dans la polémique : les conservateurs crient à la réécriture de l’histoire, l’héroïne de la première Petite Sirène de Disney, en 1989, étant rousse. Mais, à gauche, tous ne sont pas satisfaits, car l’esclavage des Afro-Américains dans les Caraïbes, où se déroule l’intrigue, est passé sous silence. A la fin, nul n’est content.
Le film, qui devait faire 1 milliard de dollars de recettes, n’en a fait que 600 millions (550 millions d’euros), la forte audience black et latino n’ayant pas compensé les faibles ventes hors des Etats-Unis. A force d’exploiter des franchises jusqu’à épuisement et de ne faire que des remakes, Disney agace et ennuie.
Si Disney est attaqué, aussi, c’est qu’il est faible. Une faiblesse qui a scellé le destin de Robert Chapek, éphémère successeur de Bob Iger, arrivé en plein choc du Covid-19. Plus conservateur, il voulait sortir de la politique. « Quelles que soient les convictions politiques de Bob, il n’est pas un activiste et n’apporte aucun programme partisan dans l’entreprise. Il se considère avant tout comme le dépositaire d’une marque fédératrice qui rassemble depuis près d’un siècle », confiait, en mars 2022, au Hollywood Reporter son porte-parole, Geoff Morrell, un ancien des administrations Bush fils et Obama, lui aussi limogé.
Résultat, Chapek patauge, refusant pendant des semaines de condamner la loi « Don’t Say Gay ». Mais c’est compter sans la révolte de ses employés, notamment de ses créateurs, dont il a absolument besoin, qui le forcent à condamner la législation. « Je comprends où nous avons fait des erreurs », s’excusa-t-il avant d’être renvoyé, six mois plus tard, et remplacé par le revenant Bob Iger. Comme l’écrivait, en 2022, le New York Times, « en essayant de n’offenser personne, Disney a apparemment perdu tout le monde ».
Nota : le même jour dans le même canard, un autre journaliste qualifie le “wokisme” d’obsession française…
Compiègne : l’enseignement catholique a cédé aux pressions des LGBT
A Compiègne, l’enseignement catholique n’a pas soutenu le directeur d’établissement, qui se retrouve contraint à démissionner. Accusé par plusieurs enseignants de censure et d’homophobie, le directeur de l’institution catholique Jean-Paul II de Compiègne a donné sa démission lundi 19 juin.
Dans son courrier aux parents, le directeur explique :
“Notre institution dans laquelle les élèves et les adultes vivaient dans un contexte serein, apaisé et constructif depuis maintenant presque huit ans subit actuellement une tempête qui l’ébranle dangereusement.”
“Je renouvelle mes excuses à toutes les personnes que j’ai pu blesser dans l’exercice de ma mission par maladresse ou par des attitudes qui ont pu être mal comprises. Mon intention a toujours été de servir l’éducation intégrale de chacun des jeunes qui nous sont confiés par leurs parents, dans le respect de tous et en particulier de chacun des personnels et enseignants.”
Le rectorat a rendu les conclusions de son enquête interne. Il note que, si les programmes sont globalement respectés par ce lycée sous contrat, une partie des éducations transversales, traitant des questions de société, est abordée de manière inégale et incomplète, particulièrement sur l’éducation à la sexualité et sur les discriminations. Aucune sanction n’a été prononcée à l’encontre du lycée, mais plusieurs prescriptions ont été demandées, notamment de veiller au respect de l’instruction de tous les programmes. En bref, l’enseignement catholique sous contrat doit se conformer à la propagande LGBT…
Mais le lobby LGBT, conforté par sa victoire, veut aller plus loin, comme d’habitude. Les avocats de STOP Homophobie vont porter plainte pour délit d’entrave aux missions de service public avec propos aggravés, notamment homophobes et harcèlement. Une enseignante souligne :
“Ce sera une première en France. Malgré son départ annoncé, nous allons déposer cette plainte pour mettre au pas l’enseignement catholique.”
I-Média : Bordeaux, la vidéo qu’ils ne pouvaient pas cacher
Cette semaine dans “Le Nouvel I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin évoquent l’agression ultra violente d’une dame de 73 ans et de sa petite fille. Cette fois-ci, il y avait des images particulièrement choquantes. Et pour les médias, c’est cette vidéo qui fait le jeu de l’extrême droite, accusée de récupération politique, une fois de plus. L’occasion pour Jean-Yves Le Gallou de revenir sur cette notion de “récupération” que l’on peut aussi appeler “volonté de censure”…
Le dossier de la semaine est consacré à Valeurs actuelles, le magazine qui est dans la tourmente suite aux départs de Geoffroy Lejeune et à l’annonce de Charlotte d’Ornellas…
Sans oublier les pastilles de l’information et le portrait piquant du jour par Claude Chollet en partenariat avec l’OJIM, consacré à Yann Barthès, le ricaneur de Quotidien.
“L’homophobie tue”
Les personnes homosexuelles sont tuées par d’autres personnes homosexuelles.
Dernier exemple en date : un homme de 39 ans a été condamné jeudi 22 juin à 25 ans de prison pour le meurtre de son compagnon à Honfleur.
Régulièrement, la presse écrite relaie le meurtre entre personnes homosexuelles. Quelques exemples :
- Gard : un homme tué, son compagnon mis en garde à vue
- A Luc-sur-Mer (Calvados) : ” Pourquoi le quinquagénaire aurait-il tué son compagnon, après plus de vingt ans de vie commune ?”
- Dans le Finistère : “Un homme de 35 ans s’est suicidé hier dans le Finistère après avoir tué de plusieurs coups de couteau son compagnon qui voulait le quitter”
- A Neuilly : “il tue son compagnon“

