Convertie par l’anneau de Jehanne d’Arc
Au soir du 4 mars 2016, Sonia Drapeau, née en 1967, baptisée par tradition familiale mais athée, vit une conversion fulgurante en touchant l’anneau de Jehanne d’Arc, qui vient de rentrer en France, rachetée par Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, où elle est secouriste bénévole. Alors athée, elle est bouleversée de façon instantanée par l’irruption du surnaturel dans sa vie. Commence alors un cheminement intérieur, parsemé de joies et d’obstacles. Le plus grand désir de Sonia est de faire sa première communion, mais sa vie n’est pas un long fleuve tranquille. Elle persiste cependant avec foi et un par un, ses quatre enfants, parfois hostiles à la religion catholique, se convertissent. Invitée à témoigner par de nombreuses personnes, Sonia Drapeau nous livre ici le récit de son aventure spirituelle, ses pèlerinages dans les sanctuaires de France, y compris durant la période de “pandémie”, et sa dévotion à la patronne secondaire de la France.
Conférence-débat à Versailles le 24 mai avec Olivier Bonnassies et Jacques Arnould : poursuivons la réflexion sur la foi et la science !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’Auberge Espagnole -Sainte Catherine de Sienne, association créée en 2014, vous convie à un évènement à Versailles : une conférence-débat, le mercredi 24 mai à 20 heures au Centre Ozanam au 24 rue du Marécchal Joffre :
Quels débatteurs avez-vous invité pour cette première ?
Olivier Bonnassies, auteur de “Dieu : la Science, les preuves” débattra avec Jacques Arnould, auteur de “Dieu n’a pas besoin de “preuves”“: La science, nouvelle alliée de Dieu d’un côté face à Dieu et la science : contre le mélange des genres !
Cette soirée animée par Louis Daufresne promet d’être passionnante !
Quel est l’enjeu de cette soirée ?
Nous souhaitons poursuivre les réflexions que l’Église, par les textes des Papes, notamment, mène sur la foi et la science : elles appartiennent à deux ordres de connaissance différents, ni interchangeables, ni superposables. La distinction des ordres de connaissance et leur autonomie, déjà reconnues par le Concile Vatican I, ont été réaffirmées plus explicitement encore à Vatican II.
Pour être tenus au courant des prochains évènements de L’Auberge Espagnole- Sainte Catherine de Sienne, n’hésitez pas à consulter le Salon Beige sur lequel nous les annoncerons
Pour vous inscrire :
https://www.helloasso.com/associations/reseau-auberge-espagnole-sainte-catherine-de-sienne/evenements/controverse-science-et-dieu-ami-ou-ennemi
[email protected]
https://reseau-auberge-espagnole.fr/
Le chiffre du jour : le coût astronomique de l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux clandestins
Le coût «réel» de l’aide médicale d’État, qui permet aux étrangers en situation irrégulière d’accéder aux soins, s’est élevé à 1,2 milliard d’euros en 2022 et «devrait continuer de croître», selon un rapport examiné mercredi par l’Assemblée nationale.
Le nombre de bénéficiaires de cette aide au 30 septembre 2022 s’élevait à 403 144 personnes, en hausse de 5,9% par rapport à 2021 et de 20,5% par rapport à 2019.
A l’approche de la fête de Sainte Jeanne d’Arc, intensifions notre prière pour la France
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Plusieurs initiatives sont proposées en France du 22 mai à fin juin pour prier ou honorer sainte Jeanne d’Arc :
– Une neuvaine de mobilisation spirituelle du 22 mai au 30 mai, fête de Sainte Jeanne d’Arc, afin que la France renoue avec sa vocation
– un pèlerinage à Vivières (Aisne) le 4 juin pour intercéder auprès de Sainte Clotilde et Sainte Jeanne d’Arc,
– Des célébrations, procession et messe, à Saint Laurent Nouan (Loir et Cher) le 4 juin,
– les fêtes johanniques de Reims, les 3 et 4 juin
– une procession à Paris le 17 juin dans le cadre des célébrations du 6e centenaire de Sainte Jeanne d’Arc.
Toutes les informations sur ces événements, participation, déroulement… sont sur le site du 6e centenaire de Jeanne : https://jeannedarc600.fr/evenements-2023/#jeannejuin
Pour en savoir plus sur les projets portés par l’association universelle des amis de Jeanne d’Arc dans le cadre des célébrations du 6e centenaire : https://jeannedarc600.fr
Encore une atteinte à la propriété privée ?
Le député Renaissance (Ex-LREM) du Val-d’Oise Guillaume Vuilletet a déposé une proposition de loi visant à instaurer un “contrôle technique” des logements afin de lutter contre l’habitat indigne.
Ce contrôle technique serait décennal et viendrait ainsi renforcer le “permis de louer”, un dispositif introduit par la loi Alur de 2014. Cette dernière oblige déjà les propriétaires à obtenir une autorisation préalable de la collectivité territoriale – si cette dernière choisit de l’imposer – avant de mettre un logement en location.
Et s’ils traînent des pieds, les propriétaires pourraient être sanctionnés. Le texte prévoit ainsi que le bail à réhabilitation – qui permet à un propriétaire de céder temporairement son bien à un bailleur social dans le but de le rénover – ne soit plus une option mais une obligation. Un bailleur ne percevrait plus son loyer, alors qu’un propriétaire occupant deviendrait locataire de son propre logement.
Ferdinand de Lesseps, le plus illustre des Français de la fin du XIXe siècle, avec Victor Hugo
Les éditions Via Romana publie une imposante de biographie de Ferdinand de Lesseps, rédigée par Ghislain de Diesbach. Diplomate en Égypte et en Espagne, Ferdinand de Lesseps conçut en 1854 le projet de percer l’isthme de Suez, ce qui lui valut de partager avec Victor Hugo la gloire d’être, pendant le dernier tiers du XIXe siècle, et dans le monde entier, le plus illustre des Français.
Cette biographie évoque avec forces détails le combat que dut soutenir Ferdinand de Lesseps, quinze ans durant, avec l’appui de Mohammed-Saïd, vice-roi d’Égypte, et celui, parfois hésitant, de Napoléon III, pour triompher des difficultés que les gouvernements britannique et turc s’ingéniaient à lui créer, sans parler d’obstacles naturels vaincus avec autant de persévérance et de volonté. L’inauguration, en 1869, du canal de Suez, accomplissement d’un rêve aussi vieux que le monde, fit de Lesseps un homme si prestigieux qu’il n’eut aucune peine à galvaniser l’opinion publique – et les épargnants français – lorsqu’il entreprit, à soixante-quinze ans, le percement de l’isthme de Panama. Trop âgé, trop éloigné aussi du lieu des travaux, il ne put faire face aux difficultés techniques rencontrées là-bas, comme aux manœuvres d’affairistes et de financiers décidés à ruiner l’entreprise. Après avoir désespérément lutté, il ne put éviter le retentissant scandale auquel le nom de Panama reste attaché. Scandale qui révéla autant la vénalité de la presse que celle d’un monde politique déjà corrompu. Prélude à bien d’autres, l’affaire de Panama ébranla le régime et l’auteur retrace dans les derniers chapitres un tableau saisissant de ce crépuscule tragique. Un instant éclipsée, la gloire de Lesseps, une fois cassée son inique condamnation, n’en fut que plus grande et les États-Unis, en achevant le canal de Panama, lui donneront tardivement raison.
Lors de la création du canal de Suez, Ferdinand de Lesseps avait écrit au pape Pie IX :
Nos missionnaires si dévoués et si courageux verront leurs piques conquêtes facilitées par la communication nouvelle : l’empire du christianisme ne s’en étendra que mieux
Et Mgr Dupanloup, l’un des prélats français les plus écoutés, a écrit dans une lettre pastorale :
Le canal ouvre un continent et par cette ouverture on verra passer Dieu. L’obstination victorieuse de M. de Lesseps perce les terres de Suez et, à travers les mers rapprochées, c’est un chemin plus rapide ouvert à l’évangile vers les Indes.
Ferdinand de Lesseps veillera notamment aux conditions de travail des ouvriers du canal, comme l’écrit l’auteur :
Il croit à la vertu rédemptrice du travail, mais il se refuse à exploiter son personnel persuadé que de bonnes conditions de travail ne peuvent qu’améliorer le rendement comme la mentalité du travailleur. Connaissant celle de l’Arabe, et son sens très vif, voire exacerbé, de la notion du juste et de l’injuste, il veille à ce que l’encadrement européen respecte les croyances et les moeurs des indigènes, mais il se refuse à toute faiblesse qui pourrait nuire à son prestige.
Deux ministres français à la réunion du groupe Bilderberg
La 69e réunion Bilderberg se tient actuellement à Lisbonne, au Portugal, du 18 au 21 mai. Environ 130 participants de 23 pays ont confirmé leur participation. Un groupe diversifié de “dirigeants politiques” et d’experts de l’industrie, de la finance, du monde universitaire, des syndicats et des médias ont été invités à la réunion. Parmi eux, on trouve les Français
- Gabriel Attal, ministre des comptes publics
- Patricia Barbizet, ancienne présidente du Siècle, présidente et actionnaire de la société d’investissement Temaris & Associés
- Valérie Baudson, PDG d’Amundi
- Clément Beaune, ministre des transports
- Thomas Buberl, PDG d’AXA
- Henri de Castries, président de l’Institut Montaigne
- Bernard Emié, patron de la DGSE
- Antoine Gosset-Grainville, AXA
- Edouard Philippe, maire du Havre et ancien Premier ministre
- Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies
La vocation luciférienne du combat maçonnique
Interrogé dans L’Homme Nouveau, qui consacre son numéro à la franc-maçonnerie, Serge Abad-Gallardo, ancien franc-maçon, évoque la vocation luciférienne du combat maçonnique :
[…] En premier, la lutte contre l’Église peut être mise en parallèle avec la révolte de Lucifer contre Dieu. D’autant que dans un précédent ouvrage, Je servais Lucifer sans le savoir (Téqui, 2016), j’évoque des textes de doctrine de référence dont j’ai eu connaissance lorsque j’appartenais à une loge. Ces textes glorifient le Serpent de la Genèse. La doctrine maçonnique décrit un Dieu oppressant Adam et Ève et leur propose la libération par l’arbre de la Connaissance, avec l’aide du Serpent-Satan. On y retrouve toute la recherche fondamentale de la franc-maçonnerie, à travers le chemin initiatique : la connaissance ! Leurs yeux s’ouvrent peu à peu, obtenant, par leur désobéissance, la connaissance du bien et du mal et des secrets de l’Univers.
Au 30e degré, le rituel maçonnique considère d’ailleurs le titulaire (dénommé Chevalier Kadosh) comme étant un dieu, capable de définir lui-même la nature du bien et du mal. Il acquiert déjà cette faculté à partir du 28e degré grâce aux sept vérités gnostiques. Lucifer est la figure de la désobéissance. Il est l’ange se voulant égal de Dieu. L’orgueil et l’autonomie sont les ingrédients du cheminement maçonnique dès le 3e degré. Pour Oswald Wirth, personne n’est au-dessus du maître, lui seul décide de la morale. La plupart des membres des loges n’ont pas conscience de cet aspect car, comme l’expliquait Albert Pike (1809-1891), éminent dignitaire franc-maçon américain, les symboles sont expliqués de manière à ce qu’ils pensent les comprendre sans vraiment le pouvoir. Seuls les Adeptes et les Princes (membres des plus Hauts Grades) ont cette connaissance. Les initiés ont un accès à la philosophie ésotérique, par nature protégée du regard des profanes. Le secret favorise l’action politique. La contestation directe et franche est ainsi évitée, de même que la contradiction. Les initiations maçonniques sont accomplies dans un secret consubstantiel au procédé initiatique. Cependant, j’aurais tendance à dire que c’est un prétexte. Le secret d’appartenance permet en réalité de faire progresser les idéaux ésotériques sans alerter les citoyens, et pour les individus de pratiquer une entraide entre initiés. L’ignorance des valeurs maçonniques d’un candidat se présentant sous une certaine étiquette politique lui permet ainsi d’être élu sans aucun soupçon de la part des électeurs. Car il est indiscutable que les hommes politiques francs-maçons introduisent l’idéologie maçonnique dans les lois. […]
Des milliers de pèlerins marcheront de Paris à Chartres sur le thème de “L’Eucharistie, salut des âmes”
Ni la tempête de l’an dernier, ni les mesures drastiques venues de Rome, ni les humiliations et autres vexations de certains diocèses ne semblent freiner les pèlerins de Chartres, qui marcheront cette année sur le thème de la Sainte Eucharistie, dont la messe traditionnelle est l’écrin ancestral :
- 3 jours pour approfondir notre foi dans la Messe, renouvellement du Sacrifice du Christ, sacrement de la Présence Réelle, communion avec Dieu et pour toute l’Église.
- 3 jours pour enraciner notre amour de l’Eucharistie, si attaquée ou mal comprise aujourd’hui.
- 3 jours pour redire avec clarté, à la suite des martyrs d’Abitène, « sine dominico non possumus », sans la messe, nous ne pouvons pas vivre !
Plus grand pèlerinage itinérant d’Europe, l’équivalent d’une ville de 13000 habitants se déplaçant pendant 3 jours avec ses tentes, ses sacs, ses lavabos, ses équipements sono, des WC, etc., le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté annonce une croissance du nombre de pèlerins, puisque les inscriptions dans un certain nombre de chapitres pèlerins et de services des Soutiens sont déjà fermés. Cette année, on compte :
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- 178 chapitres Adultes, dont 28 étrangers (Afrique du Sud, Australie, Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Ecosse, Espagne, Etats-Unis, Gabon, Irlande, Italie, Lituanie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Suède, Suisse, Ukraine…)
- 60 nouveaux chefs de chapitres
- 29 chapitres Enfants
- 52 chapitres Familles
- 8 chapitres Pastoureaux
- environ 1000 pèlerins bénévoles (Logistique, Service d’Ordre, Clergé-cérémonies et Santé)
- Quelques 6 000 pèlerins Anges Gardiens (religieux et laïcs qui font le pèlerinage à distance)
- 300 prêtres, séminaristes, religieux et religieuses
- environ 260 messes basses (pour certaines célébrées dès 4h45 dans l’église Saint-Sulpice à Paris)
- moyenne d’âge des pèlerins : 20 ans.
Voici quelques évènements spécifiques à 2023 :
Samedi 27 mai
- Messe célébrée à 7h l’église Saint Sulpice par l’Abbé Julien Durodié, curé de la paroisse St Eugène-Ste Cécile (Paris IX). Le mot d’envoi sera prononcé par l’Abbé Jean de Massia, Aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté.
- Les pastoureaux/enfants/familles partiront d’Igny après une messe célébrée par l’Abbé Jean-Raphaël Dubrule, Supérieur général de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine (diocèse de Fréjus-Toulon).
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Mgr Rougé accueillera les pèlerins lorsqu’ils passeront sur son diocèse.
Dimanche 28 mai
- A 10h, un calvaire sera érigé à proximité du lieu de messe de la Pentecôte, aux Courlis, en partenariat avec SOS Calvaires. Cette érection n’avait pas pu avoir lieu l’année dernière en raison des intempéries. Le Chapitre Simon de Cyrène portera la croix de Paris aux Courlis.
- Messe de la Pentecôte célébrée dans la prairie des Courlis, près de Rambouillet, à 12h30 par l’Abbé Luis Gabriel Barrero Zabaleta, Supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur
- Dans l’après-midi, Mgr Christory marchera avec les pèlerins avant d’assister au Salut du Saint Sacrement sur le bivouac de Gas.
- A 21h15, Salut du Saint-Sacrement au coeur du bivouac de Gas. L’officiant sera le Père Louis-Marie, de la communauté des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu (abbaye de Lagrasse), et aumônier des chapitres familles.
Lundi 29 mai
- Messe pontificale célébrée à 15h30 en la cathédrale de Chartres par Mgr Thomas Gullickson, Archevêque et Nonce émérite de nationalité américaine, qui fut Nonce apostolique en Ukraine, en Suisse et au Liechtenstein, en présence de Mgr Philippe Christory, évêque de Chartres. Le mot de clôture sera prononcé par l’abbé de Massia.
Par ailleurs, aux messes de départ et de clôture du pèlerinage, les pèlerins pourront vénérer les reliques de saint Thomas d’Aquin, conservées à Toulouse depuis 1369, dans un reliquaire fermé au Couvent des Jacobins. A l’occasion du jubilé de sa canonisation (1323) et de sa naissance (1325), le Saint-Siège accorde à tout fidèle qui vénérera pieusement la relique de saint Thomas d’Aquin lors d’une ostension où d’une procession, la possibilité d’obtenir une indulgence plénière aux conditions habituelles. Cette indulgence peut donc être obtenue par tout pèlerin de Chartres.
Notre-Dame de Chrétienté s’associe avec l’Ordre de Malte pour venir en aide aux personnes handicapées. Un appel aux dons est ainsi lancé depuis le début des inscriptions au pèlerinage pour soutenir un Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM), la Maison St Fulbert à Lèves, dans les faubourgs de Chartres. Ce foyer accueille et accompagne des adultes présentant des troubles du spectre autistique. L’établissement a besoin de tricycles à deux places pour permettre aux résidents de sortir sur les routes avec un membre de leur famille, ou quelqu’un venu les visiter.
Le RN est-il en train de passer à la gauche de LR sur le sociétal, comme le FN jadis sur l’économie ?
Visiblement le lobby LGBT a pris le pouvoir au Rassemblement National :
En 2010, j’alertais déjà les Français sur la dégradation des conditions de vie des homosexuels. Depuis, aucune loi sociétale n’a garanti ce droit fondamental : celui pour chaque Français, quelle que soit son orientation sexuelle, de vivre en toute sécurité. pic.twitter.com/72Dv9qvFZt
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 17, 2023
Comme toute forme de haine et de violence, l’homophobie est une insulte à l’identité française et aux valeurs humanistes qu’incarne notre pays.
Seule @MLP_officiel garantira à tous les Français de vivre en sécurité, libres, épanouis.#17mai #JourneeMondialeContreLHomophobie pic.twitter.com/xsRtdrc38v
— Jean-Philippe Tanguy Ⓜ️ (@JphTanguy) May 17, 2023
🤥 La dépénalisation de l’homosexualité date de 1981. Aucun membre du FN ne siégeait à l’Assemblée nationale… Élue présidente de la République, @MLP_officiel ne reviendra pas sur le PACS, le mariage pour tous et la PMA. Stop à la désinformation et à la très mauvaise foi ! https://t.co/IuQr7yIxIc
— Julien ODOUL (@JulienOdoul) May 18, 2023
10 ans, c’est ce qu’il faut pour retourner sa veste :

Extinction du cierge pascal
De l’abbé Bizard, FSSP, sur Claves :
[…] Après le chant de l’évangile, au jour de l’Ascension, le Missel et le Mémorial Rituum prescrivent d’éteindre le cierge pascal, tout en le laissant sur sa base jusqu’à la fin de la messe. Dans le rit ambrosien le cierge s’élevait alors lentement jusqu’à la voûte, image de l’ascension du Christ[5]. Cet usage est pratiqué dans la cathédrale – le Duomo – de Milan, où le cierge pascal est posé sur un candélabre solennel, particulièrement imposant, une œuvre du XVe siècle que l’on appelle le ciloster. Après le chant de l’évangile, le ciloster s’élève lentement vers les voûtes de la cathédrale (parmi les trois plus hautes au monde), où il reste suspendu jusqu’à la fête de Pâques de l’année suivante[6].
Dans le rite romain, le cierge est conservé en sacristie jusqu’à l’année suivante. Il n’est de sortie que pour les baptêmes, où l’on peut le faire brûler auprès des fonts, afin d’y allumer le cierge donné au néophyte en signe de son illumination par la lumière de la foi.
Le symbolisme du cierge pascal
Les cierges mirent quelques siècles à s’imposer dans la liturgie chrétienne, car ils étaient assimilés par les premiers Pères – comme l’encens – aux rites païens. On comprit toutefois que ces éléments du culte (lumière, fumée, ablutions, prostrations…) sont d’un emploi indifférent en lui-même, tirant leur signification du but dans lequel on les pratique. Les cierges et les candélabres étaient souvent allumés dans les cimetières et lors des cérémonies d’obsèques, symbolisant la splendeur du ciel, l’illumination de la foi, la beauté de la joie chrétienne[7]. On peut s’émerveiller que le cierge, concentrant les idées de mort et de vie, en soit venu à symboliser le Christ mort et ressuscité.
Éteint, le cierge figure en effet la colonne de nuée qui couvrit les hébreux à leur sortie d’Égypte et les déroba aux regards de leurs poursuivants. Mais il symbolise encore et surtout Jésus inanimé dans le tombeau.
Allumé, il rappelle la colonne lumineuse qui guidait les Israélites dans le désert. Alcuin écrit ainsi :
De même que le peuple hébreu sous la colonne de feu qui l’éclairait pendant la nuit traversa la mer Rouge, et après avoir triomphé de tous ses ennemis pendant le voyage, entra dans la terre promise, ainsi nos baptisés, après que leurs péchés ont été effacés, sont chaque jour conduit à l’église par la colonne du cierge allumé qui les précède[8].
Mais plus encore, le cierge allumé est le Christ ressuscité au matin de Pâques. Et Hugues de Saint Victor peut ajouter :
Ce cierge, c’est le Christ. La cire c’est son humanité et le feu sa divinité. Il précède et éclaire les catéchumènes se rendant au baptême comme jadis la colonne de feu précéda les fils d’Israël quand ils passèrent la mer Rouge, les éclairant pendant la nuit et les ombrageant pendant le jour[9].
Or le passage de la mer Rouge est une figure du baptême, et la Vigile pascale est justement la vigile du baptême.
Ce symbolisme de la lumière est pleinement développé dans le chant de l’Exultet :
Cette lumière, bien qu’elle soit divisée en parties, n’est aucunement diminuée en se communiquant.
Que ce Cierge consacré en l’honneur de votre nom brûle sans cesse pour dissiper les ténèbres de cette nuit. Que sa lumière, reçue comme un suave parfum, se mêle aux lumières célestes. Que l’Étoile du matin trouve encore sa lumière ; cette Étoile, dis-je, qui ne connaît pas de soir, celle qui sortie des ténèbres, éclaire de sa lumière sereine le genre, humain.
Les grains figurent les aromates que les Saintes Femmes apportèrent au tombeau pour embaumer le Corps du Sauveur, et aussi les cinq plaies du Divin Crucifié.
Au moyen âge, on représentait encore le cierge comme un arbre ou une colonne ; il était l’arbre qui apporte le salut par opposition à l’arbre qui à l’origine des temps avait apporté la mort.
“Régulariser les clandestins qui travaillent dans un secteur en tension est une prime donnée à l’immigration irrégulière”
Nadine Morano, député LR au Parlement européen et ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, s’est rendue pendant plusieurs jours au Danemark dans le cadre de son travail sur la “refonte de la directive retour”. Elle a été interrogée dans Valeurs Actuelles, qui consacre un dossier cette semaine à la réussite de la politique anti-immigration du Danemark. Extrait :
Dans la première version de son projet de loi, Gérald Darmanin voulait lier le travail à l’immigration. Avait-il vu juste ?
Le Danemark refuse totalement cela ! Régulariser les clandestins qui travaillent dans un secteur en tension est une prime donnée à l’immigration irrégulière ! À l’opposé du message de fermeté que nous devons adresser. L’immigration de travail existe et doit se faire dans les règles, en demandant le titre de séjour approprié. Le dévoiement de la filière de l’asile à des fins économiques doit être sanctionné ! Les migrants illégaux qui travaillent en France ne doivent pas être régularisés mais expulsés, et leurs employeurs condamnés.
Comme au Danemark, nous devrions considérer la qualité de réfugié comme temporaire, et régulièrement la réévaluer. Dès qu’un réfugié perd son statut parce que la situation dans son pays ou sa région d’origine s’est améliorée, il doit y retourner. En matière de regroupement familial, qui ne peut intervenir qu’après un délai de plusieurs années, les critères à satisfaire sont bien plus exigeants qu’en France, nous devons nous en inspirer. […]
Le directeur du FBI, Christopher Wray, pourrait être mis en accusation pour avoir ciblé les pro-vie et les catholiques
Selon une résolution présentée par Marjorie Taylor Greene, représentante républicaine de Géorgie au Congrès :
“Sous la direction de M. Wray, le FBI a intimidé, harcelé et piégé des citoyens américains considérés comme des ennemis du régime de M. Biden. Ainsi, le directeur Wray a transformé le FBI en police personnelle de Joe Biden et de Merrick Garland”. “Les tactiques de type soviétique utilisées par le FBI contre des Américains normaux sont sans précédent dans ce pays. Le dénonciateur du FBI, Garret O’Boyle, a déclaré aux enquêteurs du Congrès que le FBI avait créé une étiquette de menace terroriste à la suite de la décision de la Cour suprême dans l’affaire Dobbs en 2022.
“O’Boyle a confirmé que l’objectif de l’étiquette était de cibler les personnes pro-vie. Le 23 septembre 2022, des agents du FBI armés et en tenue ont fait une descente au domicile familial de Mark Houck, un catholique pro-vie et père de sept jeunes enfants, parce qu’il entravait l’accès à une clinique d’avortement”.
Wray “est devenu un laquais du régime Biden, persécutant les ennemis de ses manipulateurs, y compris les citoyens publics et privés”, indique la résolution.
La résolution précise :
Le dénonciateur du FBI, Kyle Seraphin, a obtenu une fuite d’un document du FBI qui cible les catholiques de la messe latine traditionnelle. Ce document, intitulé “Racially or Ethnically Motivated Violent Extremists (RMVE) and their interests in ‘Radical-Traditionalist Catholics’ or RTCs” (Extrémistes violents à motivation raciale ou ethnique et leurs intérêts pour les catholiques radicaux-traditionalistes), a été rapporté par le bureau local de Richmond et daté du 23 janvier 2023. Ce document divulgué décrit un plan du FBI visant à espionner les catholiques, en particulier ceux qui assistent à la messe en latin et qui, selon le document, ont nourri une “suprématie blanche”. Le document du FBI indique l’intention d’avoir des informateurs au sein de l’Église catholique, sur les conseils du Southern Poverty Law Center.
Le bureau du député Greene a commenté :
“Il est inacceptable que le directeur du FBI ou tout autre fonctionnaire exerce son pouvoir d’une manière qui vise une classe politique tout en faisant des faveurs à l’autre”.
Si la résolution risque de ne pas être adoptée par le Sénat américain, elle pourrait avoir une chance à la Chambre des représentants. Au minimum, elle obligerait les démocrates à enregistrer un vote sur l’opportunité d’utiliser le gouvernement fédéral pour cibler des citoyens américains conservateurs.
Quatre pays en particulier soulèvent des inquiétudes quant au respect du droit à la vie : Cuba, la Colombie, le Canada et l’Allemagne
Selon l’ECLJ :
Ces États sont parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui rappelle dans son article 6 le droit à la vie « inhérent à tout personne humaine[1] » et à la Convention des droits de l’enfant qui, également à son article 6, affirme que « tout enfant a un droit inhérent à la vie[2] ». Ce droit est également affirmé dans d’autres textes et conventions internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme. De plus, le programme d’action de la Conférence sur le développement et la population du Caire de 1994 demande également à ce que les pays prennent « des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement, qui ne devrait en aucun cas être encouragé comme une méthode de planification familiale[3] ». Ainsi, s’il existe un droit explicite à la vie en droit international, ce n’est pas le cas d’un prétendu droit à l’avortement qui ne peut être affirmé qu’en diminuant le droit à la vie.
Des violations flagrantes
Ce droit à la vie est violé de façon dramatique à Cuba, où près de 42 % des grossesses sont interrompues volontairement[4]. En 2019, 73 661 avortements avaient été pratiqués pour 109 716 naissances[5]. Ceci est dû au fait que l’avortement est utilisé comme moyen de régulation des naissances[6]. Le gouvernement ne fait aucun effort pour faire diminuer cette pratique, malgré les conséquences qu’elle a sur les femmes. Bien au contraire, les médecins semblent enclins à encourager les femmes, voire à les contraindre d’avorter ! La motivation peut être idéologique : en éliminant tous les enfants qui pourraient présenter une anomalie quelconque, ces médecins baissent artificiellement le taux de mortalité infantile[7].
En Colombie, la position vis-à-vis de l’avortement a changé pour une ouverture à l’extrême. Jusqu’en 2022, l’avortement n’était permis qu’en cas de viol, de malformation fœtale et de danger pour la vie de la mère. Cependant, en février 2022 la Cour constitutionnelle l’a rendu légal et ce jusqu’à la vingt-quatrième semaine de grossesse[8], devenant l’un des rares pays dans le monde légalisant l’avortement au-delà de vingt-et-une semaines[9] et rendant la violation du droit à la vie plus évidente puisqu’il est donc possible d’avorter d’un enfant qui serait susceptible de survivre en tant que prématuré (voir notre vidéo sur le drame des enfants survivant à leur avortement).
Un abandon de toute limite à l’interdit de tuer
Au Canada, le droit à la vie est principalement menacé par l’absence de contrôle par l’État fédéral sur les avortements pratiqués, laissant craindre des abus en matière de délais légaux. L’avortement est décriminalisé depuis 1998 et sa régulation est laissée à l’initiative des provinces et territoires[10]. Si les modalités varient, l’avortement à la demande est possible sur l’ensemble du pays. Le nombre des avortements est élevé, représentant 16,7 % des grossesses en 2020, soit plus de 74 000 avortements[11]. Contrairement au Programme d’action de la Conférence du Caire, le gouvernement fédéral ne prend aucune mesure pour encadrer les avortements et s’inquiéter de réduire leur nombre, préférant les traiter comme une procédure médicale comme une autre, voire en investissant pour leur promotion[12].
Les garanties du droit à la vie sous pression
Jusqu’à récemment, l’Allemagne, n’avait « que » dépénalisé l’avortement sous conditions, montrant par-là qu’il s’agissait bien d’une dérogation au droit à la vie[13]. Toutefois, en juin 2022, elle a aboli la section 219a du code pénal qui interdisait de faire la publicité de l’avortement et de ses méthodes[14]. Bien que le pays soit parvenu à réduire le nombre d’avortements au plus bas depuis 1996, il y avait encore 94 000 avortements en 2021[15]. Toutefois, il est encore reconnu la nécessité de protéger l’enfant avant sa naissance et un accompagnement précède tout avortement. Bien que l’ECLJ reconnaisse des dispositions visant à respecter le droit de l’enfant à naître, il faut malheureusement noter que ces protections ont été revues à la baisse depuis le dernier examen de l’Allemagne et que l’abolition de la section 219a du Code pénal s’inscrit dans une campagne plus large d’ouverture des conditions de recours à l’avortement.
En plus de ces quatre pays, l’ECLJ a tenu à faire l’examen de la situation au Tuvalu. En effet, ce pays interdit l’avortement, en dehors de cas exceptionnels pour préserver la vie de la mère[16]. Malgré les appels d’autres pays à légaliser l’avortement, le pays n’accepte le principe de « santé reproductive » qu’en ce qui concerne effectivement des besoins de santé légitimes sans ouvrir la possibilité de l’avortement[17]. Ainsi, l’ECLJ veut féliciter l’engagement et la ténacité dont le Tuvalu a fait preuve jusqu’ici dans la défense du droit à la vie et l’encourage à tenir bon face aux pressions dont il fait et continuera certainement de faire l’objet.
Nikola Mirkovic : Washington au cœur du chaos ukrainien
Nikola Mirkovic, président de l’association Ouest-Est et diplômé de l’European Business School, est de nouveau l’invité de TVL pour la publication de son nouvel ouvrage à succès : “Le chaos ukrainien – Comment en est-on arrivé là ? Comment en sortir ?“.
La volonté de l’auteur est d’analyser les raisons de la guerre et de tenter de formuler des propositions de sortie de crise. Pour se faire, il procède à plusieurs analyses implacables : l’histoire instable de l’Ukraine et sa situation de jeune nation sont plus labyrinthiques qu’on ne le croit. Et la guerre actuelle ne peut se comprendre sans prendre en compte la stratégie du plus grand protagoniste de la crise : les Etats-Unis.
Nikola Mirkovic explique, exemples à l’appui, qu’animés par la crainte existentielle de voir apparaître un rival sur le territoire eurasiatique, les Etats-Unis ont encouragé l’entrée des pays de l’ex-bloc soviétique dans l’OTAN malgré la promesse de ne pas avancer un “pouce vers l’Est”. L’auteur multiplie les informations et les révélations sur Joe Biden et ses liens avec l’Ukraine, sur Georges Soros, sur Zelensky, un président moins chevalier blanc que vanté. L’auteur évoque enfin les moyens de sortir de ce conflit pour retrouver la paix et pour que le peuple ukrainien qui souffre ne soit plus considéré comme la variable d’ajustement dans la stratégie de Washington d’affaiblissement de la Russie.
Un livre coup de poing et un entretien qui casse bien des tabous. A lire et regarder de toute urgence.
Le Texas protège les mineurs
Les élus du Texas ont voté mercredi l’interdiction aux mineurs des soins de transition de genre, comme les traitements hormonaux ou chirurgicaux, tandis que le gouverneur de Floride Ron DeSantis promulguait un texte similaire.
Au Texas, la législation interdira aux médecins de pratiquer de tels traitements dégradants. Une exception est prévue pour les mineurs suivant déjà un traitement, mais ceux-ci doivent progressivement s’en “sevrer”, d’après le document. Le gouverneur républicain, Greg Abbott, devrait signer ce texte.
Si le texte est promulgué, le Texas, deuxième État américain le plus peuplé, serait aussi le plus grand à avoir adopté une telle politique. Mais pas le seul. Ron DeSantis, gouverneur de Floride (troisième État en nombre d’habitants), a signé mercredi une loi, votée début mai, qui interdit les traitements hormonaux et chirurgicaux de transition de genre aux mineurs. Le républicain, probable candidat à l’élection présidentielle de 2024, a comparé ces actes médicaux à des “mutilations”.
Au total, une quinzaine d’États ont adopté des restrictions de ce type. D’autres lois s’attaquent à la promotion de l’idéologie du genre à l’école, à l’utilisation de pronoms non-genrés par les mineurs ou encore aux spectacles délirants de drag queens.
IVG médicamenteuse : Que se passe-t-il aux États-Unis ?
Une analyse de Domitille Ballabas pour l’ECLJ :
L’IVG médicamenteuse se trouve au cœur d’une nouvelle bataille juridique aux États-Unis. Plusieurs médecins ainsi que des associations pro-vie, comme The Alliance for Hippocratic medicine et The American Association of Pro-life obstetricians and gynecologists (AAPLOG) composée d’obstétriciens et de gynécologues, ont introduit une requête devant le juge fédéral du Texas, Matthew J. Kacsmaryk, afin de demander le retrait de l’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone, utilisée lors de l’IVG médicamenteuse. En effet, loin d’être anodin, ce type d’avortement comporterait quatre fois plus de risques d’avoir des complications qu’un avortement chirurgical selon une étude américaine[1].
La décision d’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone par l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) en 2000 était accompagnée de quelques mesures supplémentaires. La prise de mifépristone n’était alors possible que jusqu’à la septième semaine de grossesse et il était obligatoire de procéder à trois visites médicales (avant, pendant et après la prise de Mifépristone) ainsi que de déclarer tous les effets secondaires possibles. Depuis cette décision, la FDA n’a eu de cesse de réduire ce qu’elle voit comme des obstacles à son utilisation. En ce sens, plusieurs décisions ont été prises en retirant peu à peu les maigres mesures de sécurité. En 2016, la FDA a réduit le nombre de visites médicales initialement requises et a étendu la possibilité d’avoir recours à l’IVG médicamenteuse en passant de sept semaines de grossesse à dix semaines. À ce stade, le fœtus mesure alors cinq à sept centimètres, les organes internes sont présents et l’on peut voir son visage avec tous les traits caractéristiques d’un être humain. La FDA a aussi autorisé les personnes autres que des médecins à prescrire et administrer la mifépristone et le misoprostol et a retiré l’obligation de faire état des effets secondaires tant que ce ne sont pas des décès. Lors de la pandémie de Covid-19, la FDA a suspendu l’obligation de se rendre en personne auprès d’un médecin et a ainsi autorisé l’envoi des pilules nécessaires à l’avortement médicamenteux directement à domicile. Sans supervision médicale, les femmes sont alors vouées à expulser seules le petit fœtus mort avec des saignements intenses. Beaucoup voient de leurs propres yeux le corps d’un tout petit bébé mort, ce qui n’est pas sans causer d’importants traumatismes.
En France 223 000 avortements ont été pratiqués en 2021. D’après une étude réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) en septembre 2022, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) médicamenteuses représentent les deux tiers des IVG effectuées dans des établissements de santé français. En reportant cette proportion à 2021, cela signifie 148 866 avortements médicamenteux.
Que ce soit en France ou aux États-Unis, l’IVG médicamenteuse repose sur la prise de deux sortes de pilules. La première, la mifépristone (ou RU-486, Mifeprex ou Mifegyne) est une antiprogestérone qui bloque la production de progestérone, hormone naturellement créée par le corps de la femme et nécessaire à la grossesse. Le Misoprostol est ensuite à prendre 24 à 48h après la prise de mifépristone. C’est ce qui provoquera les contractions et l’expulsion de l’embryon. C’est principalement contre la mifépristone que certaines associations et médecins ont déposé une requête. S’appuyant sur leurs demandes régulières faites à la FDA depuis maintenant 16 ans de revoir son protocole d’autorisation de la mifépristone, les requérants estiment que la FDA n’a pas respecté les mesures de sécurité nécessaires avant d’approuver la commercialisation de ce produit. Par ailleurs, les requérants mettent en avant les complications que peut entraîner la mifépristone. C’est ainsi que les avortements médicamenteux peuvent notamment conduire à d’importantes hémorragies (dont l’expulsion de caillots sanguins), de très fortes douleurs, ainsi que des grossesses extra-utérines mettant en danger la vie de la mère. Les requérants demandent ainsi le retrait de la mifépristone de la liste des “médicaments” autorisés car la grossesse n’est pas un état pathologique et ce qui est appelé “médicament” ne constitue pas un remède, mais au contraire empêche le développement d’une vie.
Le 7 avril 2023, le juge Matthew J. Kacsmaryk a prononcé la suspension de l’autorisation de mise sur le marché de la mifépristone effectuée en 2000 par la FDA. Il parvient à cette conclusion en considérant que la FDA n’a pas rempli les conditions nécessaires à l’utilisation de la procédure accélérée “Subpart H”, ce qui rend l’autorisation de la mifépristone illégale. Effectivement, la procédure dite Subpart Hou “Accelerated Approval of New Drugs for Serious Life-Threatening Illnesses” ne s’applique qu’avec la réunion de deux conditions. Il faut d’abord que le médicament ait prouvé sa sécurité et son efficacité dans le traitement de maladies sérieuses ou présentant un danger pour la vie. Le médicament doit ensuite apporter un important bienfait thérapeutique à la patiente.
La FDA a qualifié la grossesse de maladie grave ou présentant un danger pour la vie et en a conclu que la mifépristone apportait d’importants bienfaits thérapeutiques à la patiente afin de pouvoir employer la procédure accélérée. Or, et comme le souligne du juge Kacsmaryk dans son raisonnement, la grossesse n’est pas une maladie. C’est un processus naturel auquel fait face la femme, une ou plusieurs fois dans sa vie. En outre, il faut savoir distinguer les complications ou effets psychologiques qui peuvent être des maladies, de la grossesse qui n’est pas en elle-même, une maladie. Même l’organisation non-gouvernementale américaine spécialisée dans la promotion des moyens de contraception, Population Council, a reconnu que l’utilisation du processus Subpart H était illégale car ce dernier ne peut pas comprendre certains évènements normaux, comme la grossesse. Le juge Kacsmaryk en conclut donc que la première exigence de l’utilisation de cette procédure accélérée pour approuver la mifépristone n’est pas respectée.
Concernant la seconde exigence, le juge Kacsmaryk suit le raisonnement des requérants en estimant que la mifépristone ne fournit pas de bienfaits thérapeutiques significatifs à la patiente. La grossesse n’étant pas une maladie, l’IVG médicamenteuse ne peut tout bonnement pas soigner de maladies graves ou qui présentent un danger pour la vie. De plus, cette IVG n’est pas thérapeutique car ce terme s’attache à la guérison, au soulagement de maladies, ce qui n’est pas le cas ici. L’IVG médicamenteuse n’apporte pas de bienfaits thérapeutiques non plus, au vu de toutes les complications potentielles : les douleurs post-abortives ont lieu dans plus de 77% des cas de prise de mifépristone comparé à 10.5% lors d’avortements chirurgicaux.
En outre, le juge Kacsmaryk souligne que la FDA a violé le Comstock Act, une loi de 1873 qui interdit l’envoi de produits abortifs. Le fait d’avoir admis l’usage de la voie postale pour fournir la mifépristone et le misoprostol en 2021, constitue une violation claire de cette loi. La FDA avait alors tenté d’expliquer que le Comstock Act n’interdisait pas l’envoi de produits abortifs tant que leur usage n’était pas illégal. Ce que réfute le juge Kacsmaryk, conformément à un principe de droit bien établi : aucune mention n’est faite dans cette loi concernant l’utilisation légale ou illégale de ces produits abortifs. Or, « Là où la loi ne distingue pas, nous ne devons pas non plus distinguer[2] ».
Suite à cette décision, le ministère américain de la Justice a interjeté appel devant la “Fifth Circuit Court of Appeals”. Le 12 avril 2023, cette Cour d’appel a temporairement bloqué la décision de suspension prise par le juge Kacsmaryk. Toutefois, cette juridiction a encadré l’utilisation de la mifépristone en interdisant son obtention par voie postale ou sa prescription par des personnes autres que des médecins. La Cour d’appel a également décidé de revenir au délai initial de sept semaines de grossesse. Ce à quoi le ministère américain de la Justice a répondu en enjoignant la Cour suprême des États-Unis de suspendre la décision de la Cour d’appel. Le 21 avril 2023, la Cour suprême a ordonné que la mifépristone soit toujours accessible. Cette décision est toutefois temporaire, le temps que la “Fifth Circuit Court of Appeals” se prononce sur le fond de l’affaire. Cela ne signifie pas que la Cour suprême s’est prononcés en faveur de la validité de l’autorisation de la mifépristone par la FDA. Il faut d’abord attendre la décision finale de la “Fifth Circuit Court of Appeals” qui sera rendue après les plaidoiries du 17 mai devant cette dernière. À l’issue de cette décision, le ministère américain de la Justice ou les associations et médecins pro-vie pourront éventuellement porter cette affaire devant la Cour suprême.
Il faut également noter qu’il existe un moyen afin de tenter de sauver l’enfant si la future maman regrette son choix d’avorter. Ce qui est appelé “abortion pill reversal” consiste en l’injection de progestérone, dans les heures suivant la prise de la mifépristone. Cette hormone naturelle permet d’essayer de sauver le bébé en contrant les effets de la mifépristone. Les études réalisées montrent que les chances de survie du bébé passent de 25% (sans progestérone naturelle) à 68% (avec progestérone naturelle). Malheureusement, cette volonté d’apporter de l’aide à des femmes désemparées est grandement freinée par certaines lois. C’est le cas d’une loi qui a été adoptée le 14 avril 2023 par le gouverneur du Colorado, interdisant purement et simplement ce moyen de sauver des vies et punissant tout professionnel de santé qui en injecterait même chez une femme en faisant la demande. La clinique “Bella Health and Wellness” a réussi pour l’instant à obtenir la suspension de cette loi par le juge Daniel Domenico, jusqu’à ce que certains Conseils médicaux parviennent à déterminer si ce moyen de contrer la mifépristone est une “pratique générale acceptée”. Si ce n’est pas le cas, la loi produira malheureusement son plein effet d’interdiction.
Finalement, la décision du juge Kacsmaryk permet de mettre en avant et de confirmer ce sur quoi travaillaient les associations pro-vie ainsi que les nombreux professionnels de santé américains qui affirmaient les dangers des substances employées lors d’IVG médicamenteuses. Bien que la France ne possède pas de système juridique équivalent à celui des États-Unis, cette décision constitue un véritable pas en avant pour la protection des femmes ainsi que des futurs nouveau-nés dont elle devrait s’inspirer.
Germalyne de l’abbaye de Sept-Fons : trois recettes exclusives
Rendez-vous aujourd’hui en Auvergne, à l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons pour (re)découvrir la Germalyne, le produit emblématique de l’abbaye ! Fabriquée depuis presque cent ans, cette fine poudre de germe de blé est une incroyable source de protéines et de vitamines ! Savez-vous comment la consommer ? Aujourd’hui Divine Box vous emmène découvrir trois délicieuses recettes à base de Germalyne ! En route !

La Germalyne de l’abbaye de Sept-Fons est riche en nutriments © Divine Box
Quelques infos sur l’abbaye de Sept-Fons et ses moines !
L’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons est une abbaye trappiste française située en Auvergne, à Diou. Fondée en 1132 par l’abbaye cistercienne de Fontenay (elle-même issue fondée par l’abbaye de Cîteaux) elle connaît son âge d’or au XVIIe siècle et compte alors 150 moines ! Pas mal !
Toutefois, lors de la Révolution, les moines sont expulsés et l’abbaye est vendue. Ensuite, en 1816, après un long exode, les sept derniers moines survivants s’installent en Picardie à l’abbaye du Gard, mais reviennent finalement en 1845 à l’abbaye de Sept-Fons !
Aujourd’hui, Sept-Fons compte quatre-vingt-cinq moines qui suivent la Règle de saint Benoît : « ora et labora », ce qui signifie « prie et travaille ». Entre leur différents temps de prière, les moines ne chôment pas ! Ils confectionnent du miel, du fromage, des confitures… mais aussi des compléments alimentaires : leur grande spécialité ! La célèbre Germalyne est justement l’un d’entre eux. Elle a vu le jour en 1930 grâce au frère meunier, et les recettes de ses ventes ont alors sauvé l’abbaye de la ruine, pas mal non ? Côté fabrication, le blé frais est acheté par les moines puis passé dans leur moulin ! Ses qualités sont surtout nutritives grâce aux vertus du germe de blé (riche en protéines, OMÉGA-3 et OMÉGA-6).
Son goût plutôt neutre, avec un léger parfum de noisette, permet de l’utiliser nature ou dans de bonnes recettes ! Elle permettra de rajouter à vos petits plats pleins de vertus nutritives ! Pour en savoir plus n’hésitez pas à jeter un oeil à cet article sur les bienfaits de la Germalyne !
La recette du crumble courgette, petit pois et Germalyne
En ce qui concerne les plats salés, nous vous recommandons le crumble courgette et petits pois, un plat simple et délicieux !
Pour deux personnes, il vous faudra :
- 150 g de petits pois
- Une courgette
- 75 g de pois chiches
- 40 g de farine
- 20 g de Germalyne
- 20 g de chapelure
- 40 g de beurre
- Quelques feuilles de menthe
- Huile d’olive, sel, poivre
Vous avez tous les ingrédients ? Il ne reste plus qu’à préparer tout ça !
- Préchauffer le four à 210 °C.
- Dans un récipient, mélanger le beurre, la farine, la Germalyne et la chapelure.
- Puis émietter cette pâte (pour avoir une sorte de sable), et la répartir en une seule couche sur une plaque recouverte de papier cuisson.
- Enfourner pendant 7 minutes en mélangeant à mi-cuisson.
- Pendant ce temps, couper la courgette en petits cubes, et les faire cuire dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.
- Ajouter ensuite les petits-pois et les pois chiches. Couvrir et laisser cuire 10 minutes en mélangeant régulièrement.
- Vers la fin de la cuisson, ciseler une dizaine de feuilles de menthe et les mettre dans la poêle.
- Saler et poivrer, déguster !

Crumble salé à la Germalyne © Adèle Pomme
La recette des muffins aux myrtilles et à la Germalyne !
Pour les amateurs de desserts, on a ce qu’il vous faut : les muffins aux myrtilles et à la Germalyne évidemment !
Pour 12 muffins, il vous faudra :
- 60 g de beurre mou
- 90 g de sucre roux
- 2 oeufs
- 150 g de farine
- ½ sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 12,5 cL de lait
- 150 g de myrtilles
- 2 cuillères à soupe de Germalyne
Et pour la préparation :
- Préchauffer le four à 200°C
- Dans un récipient, avec un fouet, mélanger le beurre, le sucre et les oeufs, afin d’obtenir une consistance crémeuse et légère.
- Y ajouter ensuite la farine, la germalyne et le sel
- Puis incorporer progressivement le lait, jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène
- Ajouter les myrtilles délicatement à la pâte sans trop remuer pour ne pas abîmer les fruits
- Répartir la pâte dans des moules en silicone jusqu’aux 2/3, et saupoudrer les muffins de levure.
- Enfin, faire cuire 20 à 25 minutes à 200°C

Muffins aux myrtilles et à la Germalyne- © La médecine passe par la cuisine
La recette des croquets aux amandes et à la Germalyne
Vous connaissez sûrement les petits croquets aux amandes, grandes “stars” des pauses-cafés ! Aujourd’hui on vous propose une nouvelle recette avec de la Germalyne, de quoi rendre ce petit gâteau bon pour le corps et pour le moral !
Pour quatre personnes, il vous faut :
- 50 g de Germalyne
- 50 g de farine
- 50 g de maïzena
- 90 g de sucre en poudre
- 25 g de beurre fondu
- 2 oeufs
- 40 g d’amandes effilées
Et pour préparer tout ça :
- Préchauffer le four à 100 °C.
- Mélanger tous les ingrédients : la Germalyne, la farine, la maïzena, le sucre, le beurre fondu, les œufs et les amandes effilées.
- Sur une plaque avec du papier sulfurisé, déposer ensuite des petits tas aplatis avec le dos d’une cuillère.
- Enfourner au four à 100 °C pendant environ 30 minutes.
- Les croquets sont fermes et dorés ? Retirez-les du four ! Et une fois refroidis, ils sont bons à déguster avec un café ou un thé !
Vous en voulez plus ? N’hésitez pas à aller voir les recettes à la Germalyne en cliquant ici !

Croquets aux amandes et à la Germalyne © Bistrot de Jenna
Où se procurer de la Germalyne ?
Pour profiter des bienfaits nutritifs de la Germalyne de Sept-Fons, et passer le bonjour aux moines, vous pouvez l’acheter directement sur place. Voici l’adresse du magasin de l’abbaye de Sept-Fons : 87 Route de Sept Fons, 03490 Diou ! Si cela fait trop loin pour vous, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye de Sept-Fons en ligne, sur Divine Box !
I-Média – Manifestations “d’ultra-droite” : l’échec de Darmanin
Cette semaine dans “Le Nouvel I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur l’échec de Darmanin à interdire les manifestations “d’ultra-droite”.
Pour le chiffre de la semaine, ce sera un flop : seulement 6 millions de téléspectateurs pour écouter Emmanuel Macron sur TF1, une chute libre de 60% d’audience en un mois.
Du côté de la météo de l’information, Jean-Yves Le Gallou nous offre un avis de tempête médiatique avec le petit neveu de Brigitte agressé.
Floriane Jeannin vous livre un dossier sur le violent groupuscule d’extrême gauche : la Jeune Garde Antifasciste. Découvrez Raphaël Arnault, son porte-parole et ancien candidat aux législatives, et ses connexions avec la Nupes de Jean-Luc Mélenchon, Louis Boyard et Carlos Martens Bilongo, ou encore les liens de certains autres leaders avec Boko Haram.
Sans oublier en conclusion, le portrait piquant du jour, réalisé par Claude Chollet pour l’OJIM, consacré à Aymeric Caron, l’adorateur des moustiques.
Face à la culture de mort : redonner l’Espérance
Lu dans Ouest France :

L’Ascension de Notre-Seigneur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Pendant les quarante jours qui suivirent sa Résurrection, le Sauveur posa les fondements de son Église à laquelle il allait bientôt envoyer l’Esprit-Saint. L’Épître et l’Évangile de ce jour résument tous ces enseignements du Maître. Puis Jésus quitta cette terre et l’Introït, l’Oraison, l’Épître, l’Alléluia, l’Évangile, l’Offertoire, la Secrète, la Préface et la Communion célèbrent sa glorieuse élévation au ciel, où les âmes qu’il a délivrées des limbes lui font escorte (All.), et entrent à sa suite dans le céleste royaume où elles participent plus amplement à sa divinité (Préf.)
L’Ascension nous prêche le devoir d’élever nos cœurs vers Dieu. Aussi l’Oraison nous fait-elle demander d’habiter en esprit avec Jésus dans les régions célestes, où nous sommes appelés à habiter un jour corporellement.
Tous les chants du propre de la fête de l’Ascension, l’Introït, les deux Alléluias, l’Offertoire et la Communion ont un point commun : ils contiennent tous le verbe ascéndere, monter, d’où vient le nom de la fête.
Introït : Viri Galilæi
Le texte de l’Introït est tiré du livre des Actes des Apôtres, dans le récit de l’Ascension. Ce sont les paroles que les anges adressèrent aux apôtres après que le Christ se fut dérobé à leurs regards :
Viri Galilæi, quid admiramini aspicientes in cælum ? Quemadmodum vidistis eum ascendentem in cælum, ita veniet.
Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous stupéfaits à regarder le ciel ? Comme vous l’avez vu monter au ciel, ainsi il reviendra.
Dans le texte des Actes, Jésus est explicitement nommé. Ici il est seulement désigné par un pronom. Autre différence, le texte original dit quid statis ? Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? La liturgie a remplacé statis par admiramini, introduisant une nuance d’étonnement et même de stupéfaction. Les apôtres n’ont toujours pas compris ce qui se passait. Il faudra la descente du Saint Esprit dans dix jours pour les éclairer. Les Anges semblent s’adresser à eux avec une certaine condescendance pleine de gentillesse que la mélodie exprime d’une manière légère et assez calme. La deuxième phrase tourne autour des mêmes notes tout en progressant vers les mots ita veniet, il reviendra. Et après cette promesse pleine d’espérance le premier des trois Alléluias de la fin s’élève dans une belle envolée très joyeuse avant la paisible cadence finale.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 46, qui est par excellence le psaume de l’Ascension, principalement à cause du verset que nous trouverons au premier Alléluia et à l’Offertoire :
Omnes gentes plaudite manibus, jubilate Deo in voce exsultationis.
Tous les peuples battez des mains, poussez des cris de joie pour Dieu.
Alléluia : Ascendit Deus
Les Alléluias de la fête de l’Ascension ne ressemblent pas à ceux des dimanches du temps pascal, dont nous avons constaté que le deuxième était plus long que le premier avec une mélodie très développée et un texte tiré du Nouveau Testament, le plus souvent de l’Évangile. Les textes de ceux-ci sont tous deux tirés des psaumes, et leurs mélodies sont toutes deux des mélodies types, que l’on retrouve dans un certain nombre d’Alléluias tout au long de l’année, et qui sont donc assez connues.
Le premier de ces deux Alléluias a pour texte le verset du psaume 46 qui en fait le psaume de l’Ascension par excellence :
Ascendit Deus in jubilatione, et Dominus in voce tubæ.
Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur, au son de la trompette.
Il s’agit dans le psaume de l’arche d’alliance, présence symbolique de Dieu au milieu de son peuple, qui monte sur la montagne de Sion pour entrer triomphalement dans le temple, figure du ciel. En ce jour de l’Ascension le fils de Dieu monte directement au ciel où il fait une entrée triomphale, mais il n’y a plus sur la terre ni acclamations ni trompette, seulement le silence un peu hébété des disciples. C’est pourquoi la mélodie de cet Alléluia, que nous avons déjà entendue au troisième dimanche de l’Avent ou au deuxième dimanche après l’Épiphanie, n’est pas triomphante mais douce et contemplative, traduisant ainsi l’ambiance un peu mélancolique de la séparation plutôt que la joie extérieure de ce qui n’en était que la figure.
Alléluia : Dominus in Sina
Dans le deuxième Alléluia de la fête de l’Ascension nous trouvons un autre psaume triomphal d’action de grâces après une grande victoire, le psaume 67, qui raconte l’entrée du peuple d’Israël dans la terre promise avec l’arche d’alliance à sa tête, depuis le Sinaï où lui fut donnée la Loi, jusqu’à la montagne de Sion, où sera bâti le temple de Jérusalem et où nous voyons de nouveau l’arche monter. Sur le chemin de nombreux ennemis ont été vaincus, aussi le peuple emmène-t-il une troupe de prisonniers avec lui ; ainsi le Christ monte-t-il aujourd’hui au ciel entraînant à sa suite les hommes qu’il a rachetés de la captivité du péché.
Dominus in Sina in sancto, ascendens in altum captivam duxit captivitatem.
Ce texte n’est pas très facile à traduire. Il semble qu’il faudrait lire a Sina plutôt que in Sina ce qui donnerait littéralement :
Le Seigneur s’avance depuis le Sinaï, il monte dans le lieu saint sur la hauteur emmenant les captifs.
La mélodie est encore une mélodie type, celle de la messe de minuit de Noël, mais aussi du premier dimanche de l’Avent ou du troisième dimanche après l’Épiphanie. Elle est très joyeuse ; ici nulle trace de mélancolie. Nous pensons au ciel où, si nous sommes fidèles, nous monterons à notre tour, délivrés de la captivité du péché.
Offertoire : Ascendit Deus
Le texte de l’Offertoire de la fête de l’Ascension est le même que celui du premier Alléluia. C’est toujours le verset du psaume 46.
Ascendit Deus in jubilatione, Dominus in voce tubæ.
Dieu monte parmi les cris de joie, le Seigneur au son de la trompette.
Mais la mélodie est totalement différente. Chose curieuse ce sont le plus souvent les Offertoires qui ont un caractère contemplatif, tandis que les Alléluias sont plus joyeux et exubérants. Ici c’est l’inverse. Nous avons vu que la mélodie du premier Alléluia était assez douce et évoquait la mélancolie de la séparation ; dans celle de l’Offertoire nous retrouvons les acclamations et la trompette, la joie de monter au ciel à la suite du Christ, avec une mélodie ample et solennelle, commençant par une grande montée très expressive sur les mots Ascendit Deus, et se continuant d’une manière assez mouvementée. Cependant l’Alléluia final s’étire longuement et doucement, retrouvant l’ambiance plus contemplative qui est généralement celle des Offertoires.
Communion : Psallite Domino
Le texte de l’antienne de Communion de la fête de l’Ascension est tiré du psaume 67, comme le deuxième Alléluia. C’est un des psaumes importants de cette fête, après le psaume 46 que nous avons trouvé au premier Alléluia et à l’Offertoire. Il célèbre aussi, mais de manière beaucoup plus développée, la royauté du Dieu d’Israël sur toutes les nations. Nous trouvons ici un verset pris à la fin du psaume :
Psallite Domino qui ascendit super cælos cælorum ad Orientem.
Célébrez le Seigneur qui s’élève au plus haut des cieux vers l’Orient.
Incontestablement ce passage évoque, par-delà le règne de Dieu sur tous les peuples, la grande théophanie du jugement dernier, quand Dieu viendra à l’Orient sur les nuées du ciel. On rejoint ainsi les mots ita veniet de l’Introït : de même il reviendra.
Comme celle de l’Offertoire, la mélodie est assez solennelle et commence aussi par une grande montée, mais plus étalée, culminant sur le mot superavant de redescendre au grave pour une cadence très expressive sur les mots ad Orientem.
Prix Saint Jean-Paul II pour la famille : discours

Intervention de Sophie Fournier :
Bonsoir à tous,
Lorsque j’ai commencé la rédaction de mon livre Pour une jeunesse sainte, je n’imaginais pas que j’aurais l’honneur de recevoir un jour un prix. Ce n’était même pas envisageable. À vrai
dire, je ne pensais même pas à une quelconque publication. Et pourtant. Me voici devant vous à recevoir un prix pour un livre qui a été publié. À l’origine de ce livre, un désir très fort, une
certitude : je peux devenir sainte ; tout le monde peut devenir saints et à cela, une réponse : « Non Sophie, ce n’est pas possible de devenir saint, c’est bien trop compliqué. » Depuis
longtemps, j’aime écrire, alors l’écriture s’est imposée comme un moyen de diffusion de ce message. À l’heure des réseaux sociaux, il est assez ambitieux de s’adresser à la jeunesse par
le biais d’un livre. C’est un peu comme ramer à contre-courant. Mais je suis optimiste. Et puis, je crois que c’est finalement ça être saint : aller à contre-courant.
Depuis mon enfance, je suis attirée par les figures de sainteté : sainte Thérèse de Lisieux, saint Charles de Foucault… je les découvre dans les bandes dessinées de la maison et elles me
fascinent. Pourtant, à ce moment-là, la sainteté n’est pas un sujet pour moi. Elle n’est donnée qu’à ceux dont je lis les histoires et que j’admire. Ils ont vécu il y a très longtemps, sont bien
plus âgés que moi et ont fait des choses que je ne ferai jamais. Puis, un jour, lorsque j’ai treize ans, la lecture d’un livre change radicalement ma vie : c’est un livre sur la bienheureuse Chiara
Luce Badano, béatifiée un an auparavant. À la fin de cette lecture, j’ai une certitude, une seule idée en tête : je dois devenir sainte. Maintenant. En même temps, me vient aussi cette idée de
la sainteté pour chacun, mais je la laisse de côté car, à treize ans, on ne pense pas qu’on puisse faire grandir les autres. Je commence donc doucement mon chemin vers la sainteté. Je tâtonne,
j’expérimente, je lis beaucoup de vie de saints, surtout de jeunes saints, qui m’inspirent et me donnent encore plus envie de devenir sainte. Mais je ne sais pas trop où aller. Je sais que mon
seul objectif c’est le Ciel, mais il y a tellement de routes possibles pour y arriver que je suis un peu perdue. Il faut que je trouve MON chemin. Et un jour, un ami prêtre me donne un conseil
concernant la voie à suivre, il me donne le GPS : G pour Gioia (la joie en italien), P pour Preghiamo (la prière) et S pour Servizio (le service). Une fois de plus, ma vie spirituelle est
révolutionnée. Désormais, j’ai un chemin à suivre. J’ai entré dans mon GPS la destination : le Ciel, j’ai donné à Dieu le volant et je me suis mise en route. Depuis ce jour, ce désir du Ciel et
de la sainteté ne m’a plus quittée et s’est même décuplé au fil des années. Une fois passée la majorité, le désir de transmettre ce goût de la sainteté a commencé à grandir en moi. Et puis,
devenir sainte toute seule n’a pas grand sens et n’est pas très marrant. J’ai ainsi travaillé en aumônerie pendant quatre ans et commencé le scoutisme où j’ai pu parler de Dieu et essayer de
transmettre ce goût de Dieu. Et c’est d’ailleurs dans le cadre du scoutisme que l’idée du livre est née.
Avec ce livre, j’ai une grande ambition, qui pourra peut-être paraître naïve : je veux changer le monde. Je suis persuadée que si chacun désire sincèrement devenir saint et agit de telle façon à
le devenir, le monde deviendra saint. Les saints rayonnent, il laissent des traces, comme disait Jean-Paul II. Ils influencent et changent les cœurs. J’ai le profond désir que l’on se souvienne
de ma génération comme d’une génération qui a voulu être sainte. Et qui l’est devenue avec la grâce de Dieu.
Dans ce livre, j’ai voulu être simple, accessible à chacun. Cependant, je ne voulais pas être mièvre. Il fallait de l’ambition, de la radicalité. Après tout, vouloir le Ciel, c’est ambitieux. Mais
c’est la plus belle et la plus grande des ambitions qui soit. Je suis encore étudiante et, dans ma classe, tout le monde est au courant que j’ai écrit un livre sur la sainteté. Écrire un livre est déjà un évènement en soi – surtout à 24 ans, mais choisir le thème de la sainteté interroge. Je sais que je peux passer aux yeux de mes camarades pour une huluberlu, peut-être même une illuminée. Mais la publication de ce livre m’engage, elle m’oblige à rester témoin. Et même dans un milieu catholique, l’idée de la sainteté n’est pas toujours bien perçue. Alors, c’est une joie pour moi de témoigner de cela autour de moi. Je ne sais pas du tout quels seront les fruits de ce livre, de mon témoignage. Mais le plus important, c’est de semer. Quelqu’un viendra récolter les fruits qui ont germé. Je ne suis pas là pour récolter. Je ne veux pas retirer de gloire de ce que je sème. Toute la gloire doit revenir à Dieu. « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde », telle est ma devise.
Avant de conclure mon propos, je voudrais remercier celles et ceux qui m’ont accompagnée dans ce chemin. Je voudrais d’abord remercier ma famille qui m’a toujours soutenue et fait grandir dans la foi. Merci au prêtre, qui se reconnaitra, qui a changé mon parcours de foi en me donnant un GPS. Je voudrais également remercier mon éditrice, madame Gaële de la Brosse, et
les éditions Salvator, qui m’ont fait confiance et m’ont accompagnée dans la publication du livre et la diffusion de ce message de la sainteté. Enfin, je voudrais remercier tous les membres
du jury et la fondation Life Europe pour m’avoir remis ce prix, qui j’espère permettra au monde de devenir encore plus saint. Merci de votre attention. Soyez saints et faites devenir saints !
Intervention du cardinal Sarah :
“En Mai-68, hommes et femmes voulaient « jouir sans entrave ». Aujourd’hui, on les retrouve face à face au tribunal “
France catholique consacre le numéro de cette semaine à la dernière encyclique de Paul VI, Humanae Vitae, parue il y a 50 ans. Un colloque se tient à Rome vendredi 19 et samedi 20 mai, organisé par la Chaire internationale de bioéthique Jérôme Lejeune. Emilie Pourbaix s’est entretenue avec Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune :
Quelle vision de l’homme promeut cette encyclique ?
Humanæ vitæ montre que l’Église prend l’homme au sérieux : elle lui rappelle le sens de sa sexualité. Le pouvoir de donner la vie confère une valeur infinie à la sexualité. Sa finalité étant, naturellement, la procréation, la priver de cette dimension, c’est la priver de son sens profond, c’est empêcher le langage du corps de dire ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il est ouvert au don et à la fécondité. Faire de la sexualité une activité purement récréative, cela la dénature. Cette amputation volontaire est une blessure de l’amour. Union et procréation sont deux parties d’un même acte, totalement unifiées, et lorsqu’elles sont séparées, elles deviennent folles. C’est ce qu’on observe aujourd’hui.
Quelle est la première conséquence de cette dissociation ?
En Mai-68, hommes et femmes voulaient « jouir sans entrave ». Aujourd’hui, on les retrouve face à face au tribunal : les premiers accusés par les secondes ! Car cette libération totale de la sexualité déconnectée de la responsabilité de la procréation a entraîné de très nombreux abus… Au point d’engendrer une haine entre l’homme et la femme, de plus en plus forte, qui est même théorisée. Il y a désormais une présomption de viol dans leurs interactions, alors que ce sont les mêmes qui prétendaient s’ébattre librement ensemble il y a cinquante-cinq ans… C’est l’illustration parfaite de ce que donne la sexualité dissociée de la procréation : chacun se méfie de l’autre et pense pouvoir se passer de l’autre sexe, finalement.
Est-ce la seule conséquence ?
Si la sexualité se fait désormais sans procréation, on peut, à l’inverse, fabriquer des enfants sans relation sexuelle – et, en poursuivant cette logique, sans parents, en allant se servir dans les banques de gamètes. Ce mode de reproduction va devenir de plus en plus privilégié, en raison du fantasme de la « création » de l’enfant parfait. On voit donc clairement les conséquences graves d’avoir dissocié ces deux aspects d’un même acte, qui est profondément et naturellement unifié. Nous assistons au triomphe d’un monde sans Dieu : l’homme croit désormais qu’il peut créer la vie aussi bien et même mieux que Dieu, car « sans défaut ». Mais un monde sans Dieu est un monde sans amour. C’est un rejet de Dieu à travers ce qu’il a fait de plus beau : la vie. On prétend avoir mis la main sur ce mystère.
Est-ce cela qui a ouvert la porte à l’avortement, en 1974 ?
Bien évidemment, la flambée de l’avortement depuis presque cinquante ans est la conséquence directe du refus de cette ouverture à la vie dans l’acte sexuel et de la diffusion de la contraception : l’enfant est devenu un objet que l’on choisit, que l’on crée… ou que l’on jette. « La contraception, c’est faire l’amour sans faire d’enfant. La PMA c’est faire l’enfant, sans faire l’amour. La pornographie, c’est défaire l’amour. Et l’avortement, c’est défaire l’enfant », déplorait déjà le professeur Jérôme Lejeune.
Lettre ouverte concernant la campagne sur les familles et parentalités LGBTIQ+ à Genève
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Ville de Genève
Service AGENDA 21 – Ville Durable
Concerne : Lettre ouverte concernant la campagne sur les familles et parentalités LGBTIQ+
Mesdames, Messieurs,
Comme beaucoup d’habitants de la ville de Genève, j’ai constaté qu’il y avait une série d’affiches sur les familles et parentalités LGBTIQ+ depuis une semaine (https://evenements.geneve.ch/17mai-geneve/).
En tout cas il faut déplorer cette campagne dans laquelle on présente un enfant “trans” alors qu’on connaît les effets néfastes des idéologies du genre sur beaucoup de jeunes. Certains subissent des opérations qu’ils regrettent par la suite. D’ailleurs ces derniers mois on parlait du scandale de la clinique Tavistock, à Londres, dans laquelle beaucoup de jeunes ont subi des traitements avec des bloqueurs de puberté, le tout fait à la va-vite. Ces jeunes auraient dû être mieux accompagnés et aidés afin qu’ils vivent en harmonie avec leurs natures féminine ou masculine.
Et dans ces “nouvelles familles” il y a ces enfants conçus par la “PMA pour toutes” ou la GPA, ce qui prive des enfants d’un père ou d’une mère. Comme beaucoup de PMA, la “PMA pour toutes” peut aussi impliquer la FIV, qui à son tour est souvent accompagnée de la sélection d’embryons, ce qui est une régression pour les droits humains. La GPA est aussi à l’origine de beaucoup de pratiques scandaleuses, comme celles des mères porteuses en Ukraine. On doit plutôt protéger la nature humaine et le droit des enfants à vivre avec leurs parents biologiques, sauf accident.
Il faut aussi déplorer que dans ces affiches on parle beaucoup d’«amour» pour les enfants. Mais comment peut-on parler d’amour alors que dans beaucoup de ces familles, des enfants ont été privés d’un père ou d’une mère, alors que parfois ils ont souffert à cause d’une conception par la FIV, et alors que certains parents ont laissé leurs enfants subir des traitements avec des bloqueurs de puberté ?? En réalité, quand on aime les enfants, on fait en sorte qu’ils soient protégés contre cela. Et les autorités politiques doivent aussi veiller au bien être des enfants.
Jaime Vladimir Torres-Heredia Julca
Islamo-gauchisme : la nébuleuse antifa, extrême-gauche et islamiste
Le Figaro a enquêté sur le mouvement antifa “La Jeune garde”, dont Raphaël Arnault, porte-parole officiel, a été invité le 3 avril à un débat à l’Assemblée nationale «sur la lutte contre le terrorisme d’extrême droite». La Jeune Garde pratique volontiers la violence organisée et préméditée : ils repèrent les visages de militants de droite sur les réseaux sociaux, font des fiches, des listes et vont ensuite les chercher à scooter. Ils iraient parfois jusqu’à suivre leurs cibles pour repérer leur domicile.
Le groupuscule s’est exporté à Strasbourg, à Lille, à Montpellier et à Paris. Venu du NPA, Raphaël Arnault entretient des liens avec les organisations syndicales et politiques. Âgé de 28 ans, proche d’Olivier Besancenot et de Philippe Poutou, il a aussi été aperçu avec Jean-Luc Mélenchon, Éric Coquerel ou Taha Bouhafs, ancien candidat LFI aux élections législatives à Vénissieux. En 2022, le porte-parole de la Jeune Garde s’est présenté aux élections législatives dans la 2ème circonscription du Rhône. Soutenu par Philippe Poutou, il n’a pas réussi à obtenir l’investiture de la Nupes.
Un des cadres du groupe, Hamma Alhousseini, a été condamné en août 2020 pour une agression dans un bar du vieux Lyon. Le même a été l’objet d’une enquête pour apologie du terrorisme après avoir relayé sur les réseaux sociaux un soutien à Boko Haram et une approbation implicite de la décapitation de Samuel Paty.
Cela fait désordre
Le président de la Cour suprême ukrainienne Vsevolod Kniazev a été arrêté et placé en détention pour corruption. Cette affaire porte sur 2,5 millions d’euros, dont les deux tiers auraient été versés à des juges.
“C’est la plus grosse affaire” touchant la branche judiciaire de l’État, a déclaré le chef du bureau anti-corruption national Semen Kryvonos, faisant état d’un “groupe criminel” formé par des juges de la Cour suprême. Aux origines de l’affaire, on trouve le milliardaire ukrainien Kostiantin Jevago, que l’Ukraine cherche à faire extrader depuis la France. Cet ancien député se serait mis d’accord avec une société d’avocats pour verser un pot-de-vin à la Cour suprême, afin que celle-ci “adopte une décision nécessaire” le concernant. Jevago aurait transféré 2,7 millions de dollars à ses avocats. Sur ce montant, 1,8 million de dollars devait être payé à des juges de la Cour suprême, et 900.000 dollars aux avocats pour rétribuer leurs “services en tant qu’intermédiaires”. L’homme d’affaires espérait ainsi que la Cour prononce une décision lui permettant de garder le contrôle des parts d’une entreprise minière faisant l’objet d’un litige entre lui et d’anciens actionnaires.
Cinquième fortune du pays, estimée à 1,4 milliard de dollars par Forbes, Kostiantin Jevago est le propriétaire du groupe minier Ferrexpo et figure depuis plusieurs années pour “infractions financières” sur la liste des personnes recherchées par l’Ukraine. Il est notamment accusé d’avoir détourné 113 millions de dollars de sa banque Finance and Credit Bank, qui a fait faillite en 2015.
Arrêté le 28 décembre 2022 à Courchevel (Savoie), Jevago vit en France sous contrôle judiciaire depuis.
Des petites histoires pour raconter la grande Histoire
A l’occasion de la parution du premier tome des Fabuleuses aventures de Jean et Henri, nous avons interrogé, entre deux prises tournages, l’auteur Gregory Soodts :
Vous publiez un roman pour les 8-12 ans. Est-ce le premier d’une longue série ?
Oui ! Le Tome 2 est d’ailleurs déjà écrit ! L’objectif est d’écrire un livre par film. Vous aurez pourtant peut-être remarqué que le Tome 1 correspond au second film : “La Seigneurie de Bailly”. Pas de panique (je vous sens angoissé ! rire! ), le premier film “les miracles de Noël” arrivera bientôt sous forme d’un préquel, c’est à dire d’une remémoration du début de l’histoire… Les livres seront plus fournis en personnages, en détails et en précisions historiques, il y aura également des histoires complémentaires permettant de mieux connaitre et comprendre les protagonistes. Je souhaite également permettre aux cousines de vivre leurs propres aventures, ainsi que retracer la genèse de l’histoire avec les aventures du papa de Jean et Henri jeune, car c’est là que l’histoire pourrait bien avoir commencé… vous voyez, la collection risque d’être riche !
Généralement, c’est à partir d’un roman qu’un réalisateur décide de faire un film. Là c’est l’inverse. Comment expliquez-vous cela ?
C’est que, étant beaucoup plus à l’aise avec l’écriture de scénarii, j’ai commencé avec mon domaine de prédilection ! J’ai mille idées à la minute et, étant visuel, je les couche rapidement sur un scénario pour, également très rapidement, les tourner et mettre en image ce qu’il y a dans ma tête. Or l’écriture d’un roman était moins naturel chez moi. Mais les éditions Téqui m’ont suggéré de commencer la collection de Jean et Henri : emballés par l’univers qui se construit autour de Jean et Henri, ils m’ont accompagné et tellement fait confiance que l’écriture est venue assez naturellement. L’objectif pour moi était tout d’abord de réussir techniquement à coucher sur le papier les impressions qu’on veut obtenir via les mouvements de caméra (plans serrés, larges, plongeants, en mouvement, etc…). Mais surtout j’ai pu aller plus loin que dans les courts-métrages en étoffant les personnages, en ajoutant des nouveaux qui sont des clefs de compréhensions et surtout, j’y tiens beaucoup, ajouter plus d’authenticité historique aux passages de 1915.
L’aspect historique est donc vraiment important pour vous ?
Oui, c’est l’enracinement dans le réel de ces “fabuleuses” et surtout extraordinaires aventures. Les personnages de Jean et Henri étant librement inspirés de deux petits garçons ayant réellement existés (Jean est l’ancêtre de mon épouse), nous nous basons sur des écrits familiaux décrivant leur quotidien durant la guerre 14-18 pour être le plus proche possible de la réalité. Ce qui est touchant, c’est que pour les dialogues et des lettres nous reprenons à quelques endroits les phrases exactes issues de ces écrits !
C’est également pour cela qu’à la fin de chaque tome nous faisons un petit dossier historique sur un thème précis. Par exemple pour le tome 1, le thème choisi est “l’éducation en 1915”.
Faudra-t-il attendre un nouveau film avant d’avoir le livre ou prévoyez-vous d’écrire avant de filmer ?
Dans un premier lieu, il faudra que j’écrive les livres correspondant aux films existant : “la revanche des brigands”, “margouillis au château” ainsi que le film en préparation de tournage. Mais comme j’aimerai continuer à sortir 2 livres par an, il faudra alors bientôt passer à la seconde étape : écrire avant puis faire l’adaptation cinématographique après. J’avoue que cette perspective me plaît beaucoup car je pense que le film aura alors plus de maturité tel un bon vin qui a un peu vieilli…
Jean et Henri connaitront-ils des aventures dans d’autres provinces que le Beaujolais ?
Je le souhaite vraiment, oui ! Vous savez, nous fonctionnons beaucoup par opportunités : lorsqu’on nous propose un lieu ou un tournage possible, on se demande toujours comment réussir à l’incorporer dans l’histoire… sans que ce soit trop alambiqué bien sûr !
Et nous avons déjà commencé via les départements limitrophes puisque nous avons précédemment tourné dans l’Ain, dans le Mâconnais et dans l’Allier.
Pour le futur, par exemple, si on arrive à le mettre en place, je souhaiterais faire une incursion dans mon Nord natal en faisant un “spin off” sur des aventures parallèles des cousines dans les environs des Monts des Flandres… Mais là c’est une autre histoire !
Concernant votre ouvrage, où peut-on le trouver ?
Comme pour la plupart des livres, en ligne. Mais si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à l’acheter en librairie et, s’ils ne l’ont pas, à leur commander : les librairies de proximité sont des lieux à préserver et à soutenir !
Qu’il retourne dans son HLM
Le député insoumis du Val-d’Oise Carlos Martens Bilongo a continué de bénéficier, après son élection en juin 2022, d’un logement social à Villiers-le-Bel qu’il sous-louait à l’une de ses sœurs, alors qu’il était dans le même temps propriétaire de deux autres appartements.
Une semaine après l’ouverture d’une enquête le visant pour “fraude fiscale” et “blanchiment”, le député LFI, qui avait défrayé la chronique à l’Assemblée pour s’être attiré une désormais célèbre réplique du député Fournas, contacté par BFMTV, confirme :
“Oui, c’est vrai. J’ai vécu là-bas. Mais tout est régularisé depuis décembre 2022”.
Selon ses déclarations, Carlos Martens Bilongo a vécu pendant une dizaine d’années dans ce logement social. Il avait pourtant acquis, en 2018, deux autres appartements. Ces informations figurent dans le signalement qu’a effectué la cellule anti-blanchiment de Bercy à la justice.
Exceptionnelle efficacité ?
Des gauchistes ont agressé un petit neveu de Brigitte Macron, suite à l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron.
Ils ont rapidement été arrêtés. C’est une bonne nouvelle. Et même une double bonne nouvelle : d’une part, c’est une bonne nouvelle pour la victime de voir l’efficacité des forces de police, et d’autre part, c’est la démonstration que lorsque des agressions d’extrême-gauche ,e pas pas suivies d’arrestations, c’est un choix délibéré.
Le Syndicat de la Famille demande des mesures immédiates pour protéger les enfants du militantisme transaffirmatif
Révélée par les réseaux sociaux et Le Figaro, l’intervention de l’association militante OUTrans devant des enfants de 4e à l’Ecole alsacienne à Paris doit servir d’électrochoc pour mettre fin à toutes formes de prosélytisme en milieu scolaire. Le Syndicat de la Famille demande que les subventions publiques versées à OUTrans et à HandsAway, notamment par le Mairie de Paris et la Région Ile de France, soient supprimées et que ces associations ne puissent plus jamais intervenir dans les écoles, collèges et lycées.
«Dire qu’il y a seulement deux sexes, c’est une représentation datée et c’est faux», «si un adolescent n’est pas bien dans sa peau, c’est qu’il est peut-être trans», contester qu’un homme puisse être enceint « c’est être transphobe », tout comme le fait que des filles refusent de partager les toilettes avec des femmes trans. Ce florilège, malheureusement non exhaustif, de propos tenus par les intervenants de l’association OUTrans devant des élèves de 4e illustre le prosélytisme idéologique de cette association et de ses militants. Sous couvert de lutte contre les discriminations, des enfants âgés d’à peine 13 ans se retrouvent victimes d’une véritable propagande transaffirmative. Sous-traitée par l’association HandsAway, qui bénéficie de subventions publiques injustifiées, cette intervention n’avait pas été annoncée aux parents et s’est déroulée en l’absence du corps enseignant. Tenir de tels propos dans le dos des parents et aux enseignants ne peut qu’entraîner une rupture de confiance entre les familles et l’Education nationale, d’autant plus que l’Ecole alsacienne compte parmi ses élèves de 4e l’un des enfants de Pap Ndiaye, ministre de l’Education nationale.
« Nous avons avant tout une pensée pour tous les enfants qui ont subi ces propos outranciers et dangereux pour la construction de leur propre identité. Les parents et les frères et sœurs des enfants doivent aussi être marqués par les conséquences de cette propagande. Il faut évidemment en tirer toutes les conséquences dans les meilleurs délais » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. « Les associations OUTrans et HandsAway doivent être interdites d’accès à tous les établissements scolaires et structures d’accueil de mineurs. Leurs subventions publiques de la Ville de Paris et de la Région Ile de France doivent être immédiatement stoppées : nous allons interpeller directement Anne Hidalgo et Valérie Pécresse en ce sens. Cette grave alerte doit conduire le Ministère de l’Education nationale à revoir en urgence la liste des associations agréées et rendre transparent ce processus d’agrément, en y associant les parents d’élèves » poursuit-elle.
