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Sébastien Chenu : “j’ai défilé pour le mariage gay et combattu La Manif pour tous”

Lundi 3 avril, lors du débat sur la lutte contre le terrorisme d’extrême droite, demandé par le groupe Écologiste-NUPES, le sociologue Erwan Lecoeur, autoproclamé spécialiste de l’extrême droite et de l’écologie politique (il est proche d’EELV), a pointé la bête immonde :

Je vais tenter de dresser, en quelques minutes, un tableau général de ce que j’appelle les ultradroites ou l’extrême droite dangereuse, qui ne correspond pas à l’extrême droite politique. Depuis quelques années, les ultradroites connaissent un regain d’activité et un regain d’intérêt de la part des services de sécurité et de quelques chercheurs, dont je fais partie. […] Plus récemment, le mouvement Reconquête a eu un effet médiatique non négligeable, étudié par les scientifiques. Le projet de M. Le Gallou, que nous qualifierons de mégrétiste, consiste à rassembler les droites et les droites radicales ; il vise à réunir les catholiques traditionalistes et les identitaires, qui s’étaient retrouvés au moment de La Manif pour tous en 2013 – M. Zemmour étant la façade médiatique d’un phénomène plus large existant dans les rues. Les groupes identitaires – Bloc identitaire et Génération identitaire notamment –, dont certains ont été dissous, les groupes historiques – Action française, Civitas et le parti nationaliste français et européen (PNFE), entre autres – et des groupuscules – le groupe union défense (GUD), les Zouaves Paris, Bastion social, etc. – sont présents dans plusieurs villes de France et incarnent une forme d’action. En 2013, La Manif pour tous a été le point de ralliement de plusieurs courants, qui pouvaient être considérés comme radicaux. Il convient donc d’opérer des distinctions entre des mouvements – tels que le Front national, le Rassemblement national et Reconquête –, des groupes identitaires, des groupes historiques et des groupuscules, dont certains connaissent une renaissance – sans jeu de mots.

Le député RN Sébastien Chenu lui a répondu :

Votre description des faits n’est qu’une litanie d’un intérêt souvent relatif et qui, surtout, comporte des amalgames qui me semblent douteux. Voyez-vous, j’ai défilé pour le mariage gay et combattu La Manif pour tous, mais je ne dirais pas que ce mouvement a un lien avec la thématique qui nous occupe, à savoir le terrorisme d’extrême droite. Vous associez ce type de terrorisme à l’homophobie, mais le militant de la cause et de la défense des gays que je reste ne constate pas, à la lecture, chaque année, du rapport de SOS homophobie, que les homosexuels sont victimes de l’extrême droite. Il me semble qu’à la lumière de plusieurs éléments de ce rapport, on ne saurait même oser dire cela. Je rappelle également, au risque d’aller vite, que vous avez fait un parallèle entre le terrorisme et la chaîne CNews, ce qui m’apparaît à nouveau comme un amalgame très douteux. Nous voyons bien que ce débat n’est autre qu’une tribune pour certains.

Vers 1h12 sur cette vidéo.

Fin de vie : la réaction des AFC, sensibiliser les élus

Communiqué des AFC :

Les AFC décident de donner à leurs adhérents mais aussi à tous la possibilité d’agir pour envoyer des lettres aux élus dans le but de les sensibiliser pour ne pas faire évoluer la loi Claeys-Leonetti vers une « aide active à mourir ».

En réaction au rapport de la Convention citoyenne sur la fin de vie rendu ce dimanche 2 avril à Emmanuel Macron, et aux annonces du président de la République du 3 avril, les Associations Familiales Catholiques publient un site d’envoi de lettres aux sénateurs et députés pour engager leurs adhérents à agir contre une possible évolution de la loi Claeys-Leonetti.

Le site a été mis en ligne le vendredi 31 mars en prévision de la conclusion du rapport de la convention. Il permet de choisir entre 3 types de lettres différentes, puis de trouver son député ou ses sénateurs en sélectionnant le département correspondant. Le site propose ensuite d’envoyer la lettre par courriel ou de l’imprimer pour envoi postal. Pascale Morinière, présidente des Associations Familiales Catholiques insiste sur l’urgence de réagir

« L’euthanasie ou le suicide assisté, s’ils venaient à être légalisés, seraient des armes de destruction des liens familiaux.»

Après les premiers retours de la convention en février puis en mars les AFC ont constaté que la question de la famille n’avait été abordée que sous un seul angle :

« Le seul sujet proche qui ait été traité est celui de la personne de confiance. La question familiale n’a jamais été abordée. Ou alors, si, pour envisager de ne pas avertir la famille en cas de demande de suicide assisté ou d’euthanasie ! »

Or pour Pascale Morinière ce sujet est avant tout une question d’ordre familial « notre expérience de la mort est liée à celle de nos proches ». Les AFC décident donc d’agir pour préserver la famille et chaque personne jusque dans ses derniers moments. La solution d’envoi de lettres aux députés et sénateurs a été choisie pour permettre aussi aux non -adhérents de pouvoir se faire entendre.

Le site est unique car il est le seul qui propose une action concrète et citoyenne pour s’opposer à un projet de loi en faveur de l’euthanasie ou du suicide assisté. Il propose trois modèles de lettres, et permet d’agir vite. Plus d’informations sur : https://ensemblepourlavie.afc-france.org/

Envoyer un enfant dans l’artisanat avant le bac est « ultimement transgressif »

Suite au colloque de la Fondation Kairos sur les métiers manuels évoqué ici, Gabrielle Cluzel écrit sur Boulevard Voltaire :

[…] De tables rondes en conférences, devant 200 participants, 30 intervenants se sont succédé, animés de la même passion pour les métiers manuels. La façon dont ils se sont appropriés ces métiers sont diverses : certains sont professionnels, d’autres amateurs, les uns ont pris des chemins de traverse, autodidactes ou formés sur le tard. Les autres, dotés d’une formation académique, ont plongé très jeunes, via les compagnons du devoir, par exemple. 

Il est insolite d’entendre, en introduction, la philosophe Chantal Delsol faire l’éloge du travail manuel, en l’occurrence de la couture à laquelle l’ont initiée jadis ses mère et tantes : ces travaux de confection, raconte-t-elle avec une grande simplicité, lui ont procuré beaucoup de joies. Il est touchant d’écouter, en conclusion, l’énarque Anne Coffinier dire toute son admiration pour sa fille, apprentie pâtissière, qui se lève tous les matins à 4 heures. Envoyer un enfant dans l’artisanat avant le bac est « ultimement transgressif », note-t-elle avec humour. Comment lui donner tort ? La Suisse, qui aiguille deux tiers de chaque classe d’âge dans des filières manuelles sans rien hypothéquer de leur réussite future ni entacher leur réputation, n’a pas du tout le même regard, explique Roberto Balzaretti, ambassadeur de Suisse en France. 

En creux, dans ce colloque, il y a implicitement le sujet du collège unique, qui garde captive une population douée d’une intelligence de la main et la fait mourir d’ennui sur les bancs de l’école. Il y a aussi la question du sens du travail dans un pays désindustrialisé, mais aussi « désartisanatisé », tout porté sur le tertiaire et qui ne sait créer que pléthore de commerciaux et de sociologues en lieu et place d’indispensables ingénieurs et travailleurs manuels. Notre époque aime l’artiste contemporain, qui crée sui generis, mais beaucoup moins l’artisan, inscrit dans la transmission, l’héritage reçu des pères, l’insertion, avec une humble fierté – ce n’est pas un oxymore – dans une chaîne de savoir-faire, de répétition, toutes choses honnies aujourd’hui.

Osons une hypothèse : les Black Blocs et autres antifas qui occupent les bâtiments de leurs universités revendiqueraient-ils le droit à la paresse et à celui de prendre leur retraite au berceau, rechercheraient-ils une fraternité dans l’action destructrice, si on les avait envoyés dans une filière manuelle fondée sur le collectif et ancrée dans la réalité, autrement plus exigeante que les cursus de sciences molles spéculatives dans lesquels ils ont échoué sans sélection, qui les laisse aussi désœuvrés qu’insatisfaits ?

Un dernier symbole ? Pendant que des étudiants grimés en Black Blocs – à moins que ce ne soit le contraire – brûlent, brisent, cassent, taguent, bloquent, de jeunes artisans, dans l’indifférence médiatique, œuvrent méticuleusement à ce « prodige du gigantesque et du délicat » qu’est la reconstruction à l’identique de Notre-Dame. Avec un peu de chance, peut-être parlera-t-on enfin d’eux quelques minutes, le 15 avril, jour anniversaire de l’incendie ?

Travailler plus et vivre moins

D’Olivier Frèrejacques sur Liberté Politique :

Le président de la république souhaite légaliser l’euthanasie d’ici la fin de l’été. Une annonce sans surprise qui fait suite à la « convention citoyenne », une assemblée de Français tirés au sort. Face à la gronde sociale, le président de la république s’en remet donc à la diversion sociétale.

Convention citoyenne, un gadget idiot

En ayant recours au procédé de la convention citoyenne pour donner une légitimité à la légalisation de l’euthanasie, le président entend montrer une capacité d’écoute. Il faudra en revanche composer avec le milieu médical dans lequel demeurent de nombreuses résistances vis-à-vis de l’idée de donner la mort.

La convention citoyenne se sera illustrée durant ses travaux en se prononçant en faveur de l’euthanasie des mineurs… Une manière de montrer le niveau de réflexion d’un aréopage d’incompétents qui réagissent à l’émotion sans aucun recul. Qui décidera de la mort d’un patient ? Qui pourra attester du maintien de la volonté du patient une fois que celui-ci ne pourra plus communiquer ? Qui décidera demain de mettre fin ou non à la vie d’un enfant ?

L’Ordre des médecins s’est déjà prononcé contre la participation des médecins à ces pratiques euthanasiques. On peut imaginer que demain des entreprises privées s’empareront de cette « tâche ».

Les soins palliatifs condamnés

La solution euthanasique répond à un ensemble d’aspirations tant philosophiques qu’économiques. En mettant fin à la vie d’un patient malade, une économie est réalisée et les mutuelles et assurances auront tôt fait d’intégrer cette donnée dans leurs offres. Si des « garde-fous » verront le jour dans un premier temps, ils disparaîtront car en matière d’éthique, admettre un principe revient à s’exposer aux prolongements « naturels » de ce principe. Les personnes diagnostiquées comme psychologiquement malades, notamment les dépressifs pourront à terme être euthanasiés. De là à envisager une extension du principe aux malades mentaux, il n’y a qu’un pas qui pourra être franchi sans difficulté.

L’autre victime de l’euthanasie est le financement des soins palliatifs. Coûteux et sans intérêt économique direct, ils seront sacrifiés. Les soins palliatifs sont connus depuis plusieurs décennies et pourtant, aucun gouvernement n’a voulu investir massivement dedans. A l’heure où le système de santé s’effondre et où l’épisode covidien a montré des limites matérielles et humaines, il n’est pas dans l’air du temps de payer pour accompagner des mourants dignement dans leurs derniers jours.

De la guerre générationnelle à l’épuration gériatrique

Se joue sous nos yeux depuis quelques années une guerre latente entre jeune et vieux. Si ce conflit n’est pas récent, l’élection d’Emmanuel Macron par un électorat âgé a poussé à son paroxysme le conflit générationnel. Les héritiers de 68 réclament le droit de mourir ou plutôt de se faire tuer à la demande. Ils n’ont ainsi pas le « courage » de sauter d’un pont ou de se tirer une balle et préfèrent faire endosser la responsabilité à un autre. De l’autre côté, il est à craindre que les générations qui bouffent du « boomer » se jettent sur l’occasion pour liquider « papi et mamie » comme disait Jean Castex. Des jeunes générations qui ne pardonnent pas aux anciens d’avoir vécu les Trente Glorieuses et d’avoir accédé à la propriété tout en « détruisant la planète ».
L’euthanasie favorisera ainsi les prédations patrimoniales et donnera lieu à des procès lors desquels l’appât du gain et le glauque se partageront la vedette.

Le retour de l’euthanasie, juste après la réforme des retraites, relève d’un cynisme macronien désormais bien connu de tous. Tomber dans le piège de la légalisation va ouvrir demain la voie aux pires dérives et cela uniquement pour satisfaire le besoin politique immédiat d’un président aux abois…

Fin de vie : la Convention citoyenne n’a pas effectué une seule visite dans un centre de soins palliatifs

L’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif du parti, a été interrogé ce matin sur franceinfo à propos de la fin de vie. Il a évoqué le caractère disons étonnant des méthodes employées par le gouvernement :

“Je m’inquiète beaucoup de l’opacité du processus de cette Convention”. “Cette méthode pose un problème démocratique absolument majeur”,

Il juge cette convention citoyenne “orientée” et que “le vrai débat doit avoir lieu d’abord au Parlement”.

Un débat “orienté”, selon le vice-président exécutif LR car “il aurait fallu écouter ceux qui ont la charge de mettre en œuvre” l’aide active à mourir, “les soignants”.

“Il n’y aura pas eu une seule visite dans un centre de soins palliatifs”.

“Tout ceci constitue un basculement pour notre système de soins dans son ensemble(…) l’idée que la mort peut être administrée comme un soin, nous sommes là devant un choix absolument fondamental”. “Quand la souffrance est trop grande, nous devons commencer par nous dire que nous avons échoué”.

Le député européen a pointé “le sujet majeur d’application de la loi existante”.

“il n’y a pas assez de lits de soins palliatifs (…), les deux tiers des personnes qui pourraient avoir besoin de soins palliatifs n’y ont pas accès aujourd’hui”.

“Emmanuel Macron parle de manière très pompeuse d’un modèle français de la fin de vie”. “Je vois qu’il y a deux modèles possibles. Soit effectivement à quelqu’un qui souffre, on répond en venant soigner sa souffrance et aujourd’hui, on a les moyens de soulager la souffrance. Soit on y répond effectivement en lui proposant la mort et quand c’est le cas, on voit très bien à quel point tous les garde-fous disparaissent”.

Pour la semaine sainte, redécouvrir le chant byzantin avec la libanaise Ribale Wehbe

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Née à Beyrouth en 1999 dans une famille de musiciens, la libanaise Ribale Wehbe est spécialisée en chants byzantin et oriental.

La semaine sainte est l’occasion de redécouvrir la profondeur du chant byzantin, tradition chrétienne orientale trouvant son origine dans les cérémonies de la cour impériale de Constantinople, “la deuxième Rome”, qu’elles soient religieuses ou profanes.

Au regard des dernières décennies passées marquées par la douleur et l’exil, la diversité des dénominations chrétiennes en Orient, si elle peut nous faire perdre notre latin, nous fait prendre conscience de l’unité par le martyre vécu.

Au pays du cèdre, la communauté des Libanais appartenant à la tradition grecque orthodoxe prie tant en arabe qu’en grec. Une partie de cette communauté s’est placée sous l’autorité du Souverain Pontife, en faisant l’une des Églises orientales de l’Église catholique, au même titre que les Maronites, les Chaldéens ou les Coptes.

OUTrans : le lobby LGBT attaque les médecins

Plusieurs médecins sont poursuivis par l’association OUTrans devant le Conseil départemental de l’ordre pour de prétendus manquements à la déontologie. Il leur est reproché d’avoir dénoncé l’article du site internet de la CAF « Mon enfant est transgenre, comment bien l’accompagner » et d’avoir appelé à la prudence concernant les transitions de genre pour les mineurs compte tenu de la vulnérabilité notamment psychologique de l’enfant et de l’adolescent. 691 médecins signent une lettre ouverte dans Le Figaro pour les soutenir :

Nous avons été informés que nos confrères ont été appelés devant Conseil Départemental de l’Ordre par l’association OUTrans pour de prétendus manquements à la déontologie, une soi-disant désinformation médicale et la promotion de pratiques charlatanes.

Il s’agit à ce jour de : Pr René Frydman, Pr Didier Sicard, Dr Anne-Laure Boch, Dr Claire Squires, Dr Catherine Dolto, Dr Patrick Miller, Dr Christian Flavigny, Dr Manuel Maidenberg, Dr Tristan Garcia-Fons, Pr Jean-Daniel Lallau.

Plus précisément, il leur est reproché d’avoir alerté le Ministre de la Santé dans une lettre ouverte publiée dans le Figaro en date du 16 février dernier , sur un article du site internet de la CAF « mon enfant est transgenre, comment bien l’accompagner » et d’avoir à ce sujet rappelé notamment que :

L’espèce humaine est constituée de deux sexes mâle et femelle, et deux genres, le féminin et le masculin ;

    • Les préconisations de l’Académie de médecine appelant à la prudence compte-tenu de la vulnérabilité notamment psychologique de l’enfant et de l’adolescent n’y apparaissaient pas ;
    • Les dangers que constituent les réseaux sociaux pour les enfants et les adolescents fragiles sont maintenant avérés par de nombreuses études et rapports.

Nous soutenons nos confrères dans l’alerte qu’ils ont lancée.

Ils ont parfaitement joué leur rôle de médecin et en toute conscience en demandant la rédaction d’une nouvelle page du site internet de la CAF qui apporterait des informations nuancées et prudentes.

A la suite de notre lettre ouverte dans la presse, le site de la CAF a modifié cet article en mentionnant désormais la nécessité d’assurer un accompagnement médical et psychologique des enfants et de leurs parents, le risque de surestimation diagnostique et les recommandations de l’Académie de médecine.

Nous ne relevons aucune erreur dans ce qui a été écrit dans la tribune incriminée, ni aucun manquement aux obligations déontologiques de l’ordre des médecins.

Les thèses relayées par l’association OUTrans qui a saisi le Conseil sont infirmées par les récentes études et décisions prises en Suède, Finlande, Royaume-Uni, et dans plus d’une dizaine d’Etats des Etats-Unis notamment.

Nous sommes inquiets de voir qu’une association militante assigne nos confrères en justice pour avoir fait part de leur légitime inquiétude et de leur souci de protéger les enfants de traitements dont les avantages n’ont pas été prouvés.

Il s’agit là de moyens de pression pour bâillonner le débat scientifique et médical sur cette épineuse question de santé publique en contraignant les médecins à ne pas suivre leur conscience professionnelle.

Nouvelle loi pro-vie dans l’Idaho

Lu sur Gènéthique :

Alors que l’Idaho interdit presque tous les avortements, l’Assemblée législative de l’Etat a adopté, le 30 mars, un projet de loi visant à criminaliser le concours apporté aux mineures pour avorter dans d’autres Etats, sans le consentement de leurs parents. La violation de cette mesure serait passible d’une peine pouvant aller de deux à cinq ans de prison.

Le père biologique ou les membres de la famille peuvent poursuivre les praticiens. L’amende pouvant atteindre 20.000 dollars.

Désormais, le projet doit être signé par le gouverneur de l’Etat, Brad Little.

L’idéologie de gauche reste dominante aux plans intellectuel et médiatique

Marc Baudriller a interrogé Jean Sévillia sur Boulevard Voltaire à propos du terrorisme intellectuel. Extrait :

[…] Aujourd’hui comme hier, le terrorisme intellectuel consiste à diaboliser l’adversaire, à lui assigner la figure du Mal. Comme depuis 1945, la figure du Mal, c’est Hitler, on traite donc les adversaires de nazis. Le principe du terrorisme intellectuel est de délégitimiser son adversaire politique en lui ôtant le droit à la parole et en lui collant toutes sortes d’étiquettes. Dans les années 1950, la dominante était le stalinisme, le crime des crimes était d’être anticommuniste. Ensuite, le communisme stalinien a passé. On est passé au marxisme tiers-mondiste, c’était les années Hồ Chi Minh, Fidel Castro, etc., dans les années 1960. À ce moment-là, le criminel était celui qui défendait les Américains ou les Français dans les guerres coloniales. Ensuite, ce fut la crise de Mai 68 et l’adversaire était celui qui était contre le libertarisme. Ensuite, dans les années 1980, c’était la philosophie droit-de-l’hommiste : les intellectuels diabolisaient les adversaires de cette philosophie. Le terrorisme intellectuel évolue en fonction de la dominante idéologique du moment. Le mécanisme est identique : diaboliser l’adversaire pour lui ôter le droit à la parole.

L’idéologie de gauche est-elle toujours aussi dominante aux plans intellectuel et médiatique aujourd’hui ?

Tout à fait. Il y a cinq ou six ans, certains milieux conservateurs pensaient avoir gagné la bataille des idées : c’est une foutaise ! Les conservateurs restent minoritaires dans le monde des idées. Regardez tout le cirque fait autour de CNews : malgré son audience limitée, on en a fait une espèce de monstre.

À l’université, il y a un renouveau du marxisme. On exalte à nouveau Robespierre comme on le faisait il y a cinquante ans. Les schémas dominants intellectuels restent ceux de la gauche, du progressisme, du wokisme, de la cancel culture ou du néo-marxisme. Les poches de résistance sont CNews à la télévision, Boulevard Voltaire sur Internet, et quelques autres sites. […]

Procession de Notre-Dame des Victoires à Notre-Dame de Paris

Le pèlerinage des Pierres vivantes organisait ce soir une procession puis une veillée de prière sur le parvis de Notre-Dame, 4 ans après l’incendie.

 

Mobilisation de Soulager mais pas tuer

Communiqué de Soulagner mais pas tuer :

Le dimanche 2 avril, la Convention citoyenne sur la fin de vie a remis ses conclusions au gouvernement. Ce lundi 3 avril, Emmanuel Macron a annoncé vouloir présenter un projet de loi sur la fin de vie avant la fin de l’été.

Plus que jamais, nous avons besoin de vous : Soulager mais pas tuer lance une grande campagne nationale le mardi 4 avril et organise partout en France des mobilisations afin de faire entendre la voix des plus vulnérables et de lutter tous ensemble et nombreux contre l’euthanasie et le suicide assisté.

La dignité des plus fragiles appelle à l’engagement solidaire de tous !

Voici les villes où se tiendront les mobilisations, pour participer, contactez l’adresse mail à côté de la ville :

L’expression «aide médicale à mourir» utilisée pour ne pas employer “euthanasie”, qui renvoie à l’eugénisme et à l’Aktion T4 du nazisme

Dans Le Figaro, le député LR Patrick Hetzel dénonce :

[…] Avec un recul de 20 ans d’application, les législations belge et hollandaise ayant légalisé l’euthanasie se caractérisent par l’opacité et l’irresponsabilité médicale. On ne saurait qualifier des procédures de transparentes, lorsque 30 à 50% des euthanasies pratiquées ne sont pas déclarées comme cela est désormais documenté par des études de médecins belges. On ne saurait soutenir que ces procédures sont encadrées, lorsque de l’aveu même de la commission de contrôle a posteriori belge, «la Commission n’a pas la possibilité d’évaluer la proportion du nombre d’euthanasies déclarées par rapport au nombre d’euthanasies réellement pratiquées ». De leur côté, les Hollandais affichent dans leurs statistiques l’existence d’injections létales chez des patients hors d’état d’exprimer leur volonté à côté des euthanasies légales, ce qui accrédite l’idée de pratiques euthanasiques illégales. Dans ces deux pays, les contrevenants ne risquent rien, puisque le contrôle fonctionne en pratique comme un autocontrôle médical, aucun médecin n’ayant été sanctionné pénalement.

Dans une jurisprudence constante, le Conseil constitutionnel impose au législateur d’adopter des dispositions suffisamment précises et des formules non équivoques. Or par une manipulation sémantique, les promoteurs de l’euthanasie s’abritent derrière l’expression compassionnelle d’«aide médicale à mourir» , pour ne pas employer le terme d’euthanasie, qui renvoie aux théories eugénistes et à l’Aktion T4 du nazisme. Le cas canadien est parlant à ce titre. La loi s’intitule «aide médicale à mourir» mais les statistiques font état de 10.000 euthanasies annuelles pour 7 suicides assistés. Il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom.

Enfin, il conviendra de dissiper une équivoque savamment entretenue par les promoteurs de l’euthanasie et du suicide assisté. Ces deux formes de mort administrée ne sont en réalité pas compatibles avec les soins palliatifs. Ces derniers obéissent à une logique de solidarité, alors que l’euthanasie et le suicide assisté sont une réponse à une revendication d’autonomie individuelle. L’euthanasie arrête l’accompagnement, interrompt les soins palliatifs, ne soulage pas le patient mais les supprime comme l’a rappelé Jacques Ricot devant la mission de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 6 mars 2023. Les soins palliatifs sont considérés par les lois belge et canadienne comme une alternative de second rang par rapport à l’euthanasie et au suicide assisté. Enfin les classements internationaux de la Belgique et du Canada montrent le recul progressif de l’investissement de la prise en charge de la fin de vie et donc des soins palliatifs dans ces pays. C’est pour cette raison qu’il y a quelque hypocrisie de la part du Comité consultatif national d’éthique à plaider dans son avis 139, au nom de l’égalité des citoyens devant la loi, la nécessité de recourir à l’euthanasie pour les patients ne pouvant s’autoadministrer le suicide assisté. Le devoir de l’État est de garantir d’abord l’égalité d’accès de tous devant les soins palliatifs, comme le veut l’article L 1110-9 du code de la santé publique. Or cette égalité devant la loi est loin d’être assurée. L’État s’est désengagé entre 2018 et 2021 et n’a prévu de verser entre 2021 et 2024 que 171 millions d’euros, montant dérisoire au regard des besoins constatés par la convention. L’exemple autrichien mérite d’être aussi médité. Lors de la légalisation du suicide assisté dans ce pays, en 2021, le gouvernement avait promis une augmentation très substantielle des crédits de soins palliatifs. Pas le premier euro n’a été versé à ce jour.

À la lumière de ces données, on voit bien que les réponses à ces questions difficiles ne pouvaient se résumer à un quiz auquel il convenait de répondre en quinze secondes, en se gardant d’entrer dans les détails et de réfléchir à l’écriture d’un texte, comme ont voulu le faire croire les animateurs de la convention citoyenne. Orienter un débat dans des termes binaires ne pouvait refléter la complexité de ces questions. Les enjeux sociétaux, médicaux, juridiques et philosophiques de la fin de vie et la démocratie participative à laquelle aspirent nos concitoyens méritaient mieux que cela.

Après la réforme des retraites, l’euthanasie

Le même jour, on apprend qu’un enfant atteint de mucoviscidose alerte sur la pénurie de médicaments pouvant le sauver :

« Des médicaments sont quasi introuvables », alerte Maxime, atteint de mucoviscidose

et que Macron veut accélérer sur la fin de vie.

À la suite des conclusions de la convention citoyenne sur la fin de vie, le président de la République Emmanuel Macron a affirmé ce lundi 3 avril vouloir un projet de loi d’ici la fin de l’été 2023.

Dans un rapport publié dimanche, les membres de la convention ont répondu «oui» aux trois quarts à une aide «active à mourir» , en assortissant toutefois leurs positions de restrictions, dont on sait qu’elles sont là pour rassurer les indécis mais qu’elles disparaitront au moment opportun, comme tous les garde-fous sur l’avortement.

Emmanuel Macron a également plaidé pour un «plan décennal national pour la prise en charge de la douleur et pour les soins palliatifs ».

Le temps du changement est venu !

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Cela fait quelques années que les élites mondialistes veulent que vous deveniez le plus minimaliste possible. Les écolos à la petite semaine appliquent à la lettre la bible de Klaus Schwab avec pour unique slogan : “décroissance et minimalisme”.

Tout est fait pour que chaque citadin rêve d’habiter un petit appartement, dans un HLM aux murs végétalisés, avec un balcon où pousseraient deux ou trois plans de tomates rachitiques. Chaque matin, après avoir ingurgité un bol rempli d’un liquide ressemblant à du café, l’heureux citoyen enfourcherait son vélo électrique pour aller travailler. Empreinte carbone oblige, pas de voiture sauf électrique. Les voyages en avion ne seront pas envisagés, et la vie s’écoulera lentement, entre travail et temps libre avec pour seules distractions les jeux vidéo, les émissions de Télé Réalité et les réseaux sociaux consultés toutes les heures dans son portable dernier cri.

Toujours dans le même livre, Klaus Schwab et Thierry Malleret, décrivent exactement à quoi va ressembler le futur alimentaire de chaque être humain vivant sur Terre. Un avenir radieux où la gastronomie aura disparu au profit de la “malbouffe” qui est, malheureusement, de plus en plus plébiscitée dans nos pays dits “civilisés”. Mac Donald, KFC, Subway, Pizzas industrielles, Kebab… Cette bouffe insipide ne vous nourrit pas. Même additionnée de sauces qui ne sont que des “rehausseurs de goûts”, les saveurs sont totalement absentes. Et côté nutrition, un zéro pointé. En plus, si vous buvez un Coca-Cola afin de faire passer le hamburger étouffe-chrétien, sachez que la quantité de sucres absorbés va annihiler votre tonus pour quelques heures.

L’abandon du nucléaire civil, à force d’un lobby actif, se poursuit à grande vitesse. Le problème posé par les déchets nucléaires a été résolu. Un bref retour en arrière : à cause de Lionel Jospin, le projet Super Phénix a été totalement abandonné. Pourtant, ce projet allait dans le sens de retraiter les déchets radioactifs, donc d’éviter leur stockage et, de facto, de limiter les risques. La réutilisation de l’uranium 238 qui compose une grande partie du combustible usé dans un surgénérateur – un réacteur à neutrons rapides, dit de 4e génération – est au point. Avec un parc de surgénérateurs et rien qu’avec les stocks de combustible que nous avons actuellement en France, le problème de l’énergie ne se poserait pas avant plusieurs milliers d’années. Mais voilà. Ca ne rapporte rien ou presque et comme d’habitude, le raisonnement ne peut exister qu’en termes de “bénéfices engrangés”. La France a stoppé le projet ASTRID définitivement en 2019. Merci Emmanuel Macron. Ce programme étudiait les réacteurs de quatrième génération, lesquels recyclent les déchets des autres réacteurs. Autrement dit, de l’énergie nucléaire propre assurant notre pays et les autres, d’une énergie sans limite. Mais, cette solution n’arrange pas BlackRock, Vanguard et quelques autres. Il faut vendre à prix d’or des programmes d’énergie inefficaces et polluants.

La majorité de la population des nations occidentales doit désormais obéir à des minorités. La cancel culture, qui veut dire la culture de l’effacement ou de la déconstruction est le bras armé du Wokisme. Tout doit être déconstruit. Ce sont les buts de l’ONU, de l’UE, du FMI, de la CEDH et de toutes les ONG. Vous noterez qu’on en revient toujours aux buts d’une certaine oligarchie internationale financière apatride. Il est à noter que le Wokisme, la théorie du genre et le lobby des LGBTQ+A sont largement promus par des multinationales comme Coca-Cola, l’Oréal et Balenciaga. – La marque Balenciaga accusée de promouvoir la pédopornographie : ce qu’il faut retenir du scandale. FranceSoir. Publié le 04 décembre 2022.- Mais il est à noter aussi que du sommet de l’état en France jusqu’aux municipalités de petites villes, tout est fait pour vous influencer. Drapeaux LGBTQ+A omniprésents dans les publicités, sur les plages – parasols, coupe-vent -, dans les commerces, tout est bon pour mettre l’attention sur ce fanion coloré, comme les passages piétons à Paris !

Une toile, exposée d’une “artiste” suisse, Miriam Cahn, au Palais de Tokyo à Paris, intitulée “Fuck Abstraction” montre un adulte en train de se faire faire une fellation par un enfant. Malgré les explications vaseuses de “l’artiste” et de la direction du Palais de Tokyo, on y voit un adulte nu, sexe en érection, en train de se faire faire une fellation par un enfant nu, agenouillé avec les mains liés dans le dos.

Si “l’artiste” ne voulait pas, selon ses dires, montrer cela, alors pourquoi n’a t-elle pas montré une fellation entre deux adultes ? Extrait de la réponse de la direction du Palais de Tokyo, le 7 mars 2023. Exposition de Miriam Cahn… L’oeuvre “Fuck Abstraction” a fait réagir sur les réseaux sociaux où elle apparait généralement recadrée ce qui entraîne une lecture biaisée. L’artiste représente ici une personne adulte aux mains liées, contrainte à une fellation… Ce ne sont pas des enfants…”. Je vous fais grâce du reste du communiqué. Vu les tailles des deux personnes, c’est sans équivoque. Il y a un adulte et un enfant. Ce Tableau est visible sur le Tweet de Karl Zéro @karlitozero en date du 5 mars 2023. 18:39. Communiqué intégral du Palais de Tokyo visible sur leur compte Twitter. @PalaisdeTokyo 7 mars 2023 19:26

Nos élites de droite comme de gauche sont les valets de pied des “Anglo-Saxons” et de leur hégémonie. Bien rémunérés, super protégés par des FDOs de plus en plus nerveux, nos dirigeants et tous les chefaillons de la république s’emploient activement à la destruction de notre civilisation. Sous des couverts de libertés, cette idéologie soi-disant gauchisante nous mène droit dans le mur. N’oubliez pas que c’est à cause de Jean-Luc Mélenchon, de la NUPES, des abstentionnistes et des syndicats félons, qu’Emmanuel Macron a été réélu. Quant au RN, sa position est loin d’être claire, au vu du débat tiédasse et peu convaincant de sa présidente face à Emmanuel Macron au second tour des présidentielles de 2022.

C’est peut-être de bon ton et à la mode de s’asseoir et d’attendre, en espérant “un monde meilleur”. C’est certainement très bien de ne penser qu’à sa famille, qu’à son travail et à ses vacances, en se disant que le monde pourrait être meilleur qu’il ne l’est, mais qu’on n’est pas si mal en France, etc.
Mais ce sont des démarches qui conduisent, petit à petit, à un suicide personnel, national et international. En effet, qu’on le veuille ou non, toute la population terrestre est en interaction. Ignorer sciemment ou inconsciemment qu’en-dehors de son “pré carré”, il y a des guerres, de la famine, de l’illettrisme, de la pauvreté et de la criminalité, n’aide en rien la survie. Ignorer aussi, et c’est très certainement un des points majeurs, qu’il y a un nombre assez conséquent de psychopathes ayant de hautes fonctions dans les gouvernements est suicidaire. Car, en apparence, ils vous veulent du bien, mais leurs actions prouvent le contraire.
À moins d’un grand changement dans la civilisation actuelle, au demeurant fort branlante, nous risquons fort d’être anéanti ou de faire partie d’une population de plus en plus réduite en esclavage.
Notre culture est aujourd’hui au bord de la destruction totale. Victime des coups de boutoirs de la “cancel culture”, du “Wokisme”, du lobby LGBTQ+, et du lavage de cerveau médiatique et politique, elle est en train de s’effondrer dans une inconsistance abyssale.

Que cette destruction survienne sous la forme d’une ou plusieurs explosions épouvantables, à l’occasion d’un soulèvement politique ou encore par la désagrégation sociale, elle risque de venir, et ce, beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense. À moins d’y faire quelque chose.

Il faut regarder autour de soi et observer maintes conditions et situations qui sont autant de signes de déclin, de douleur et de chagrin. Vous savez, au fond de vous-même, que cela ne doit pas être ainsi.
Prétendre, comme une majorité, que tout va bien aujourd’hui, c’est comme attendre que la tornade lancée à plus de 230 km/H vers votre habitation ne la détruise pas. Trop de gens ne connaissent pas grand-chose à propos du pourquoi, une certaine catégorie de la population, ne s’active qu’à détruire son prochain. Et pourtant, une bonne partie de cette catégorie se trouve à la tête de certains pays et occupe de hautes fonctions. Être instruit n’est pas synonyme d’altruisme et de bienveillance. Loin s’en faut.

Si un individu avait une conduite similaire à la conduite, par exemple de notre gouvernement en ce moment et depuis quelque temps, vous l’enfermeriez. Il suffit de regarder les faits. Pas d’écouter le bla-bla, ni de lire le copié/collé des médias. Non, il faut juste regarder les faits et les actions. Est-ce que cela va dans le sens de la survie pour le plus grand nombre ou pas ?
Si chacun d’entre nous se hisse vers des états d’efficacité toujours plus hauts, les choses peuvent changer. Chacun d’entre nous à le pouvoir de dire “Non”. Chacun de nous peut désobéir à des ordres ineptes et contre-survie. La désobéissance civile, face à un gouvernement qui oppresse de plus en plus et qui n’œuvre pas pour la survie de son peuple, est une nécessité.

Les lanceurs d’alerte sont décriés, mis au banc de la société sans pouvoir s’exprimer dans les médias qui sont aux ordres. Mais le bouche à oreille est beaucoup plus puissant qu’on ne l’imagine. Un exemple : malgré l’anti-pub que les médias de masse ont écrit à propos du film “Vaincre ou mourir”, malgré le déluge des critiques négatives des médias, ce film caracole à plus de 300 000 entrées.

Le temps du changement est venu. On peut y arriver si de plus en plus de gens disent “Non”. Tout peut s’améliorer. Tout peut changer. Le futur n’est pas écrit.

Claude Janvier.

Écrivain, essayiste. Co-auteur de deux livres avec Jean-Loup Izambert : “Le virus et le président” et “Covid-19, le bilan en 40 questions”. IS Édition. https://www.is-edition.com/

Nouveaux évêques au Mans et à Pointe-à-Pitre

En ce Lundi Saint, le pape a nommé

  • Mgr Jean-Pierre Vuillemin (photo), évêque du Mans. Il succède à Mgr Le Saux nommé évêque d’Annecy en juin 2022. Mgr Vuillemin était évêque auxiliaire de Metz depuis 2019.
  • Mgr Guiougou évêque de Basse-Terre (Guadeloupe). Il succède à Mgr Riocreux.

Face au wokisme, retrouver l’identité nationale

Bérénice Levet a été interrogée dans La Nef, qui consacre le dossier de ce mois au wokisme, à propos de son essai, Le courage de la dissidence. Extrait :

Vous nous invitez à réinvestir le terrain de l’identité, et même plus, de la narrativité: pourquoi?

En effet, car il est au moins une vérité au cœur du wokisme, que nous serions avisés d’entendre si nous ne voulons pas voir cette idéologie triompher : le besoin humain d’identité, d’appartenance. Le wokisme mord sur l’impasse anthropologique qu’est l’individu-monade autosuffisant, ce mythe moderne. Que proposez-vous à vos « citoyens », nous objecte implicitement le wokisme : des « valeurs » ? La laïcité ? L’Universel? Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Sans histoires, sans épopées, sans grands hommes? Non!

Il m’a semblé urgent de répliquer aux tenants de la « tenaille identitaire », car ils nous vouent à l’échec dans le combat que nous menons contre le wokisme. En renvoyant dos à dos les activistes des « minorités » et les défenseurs, dont je suis, de l’identité nationale, ils commettent une double faute : d’abord ils attestent une profonde méconnaissance de la nature humaine, celle à laquelle je viens de faire allusion, car l’homme, ne leur en déplaise, a besoin (et c’est le génie du catholicisme que de l’avoir compris en accordant une place de choix à l’art) d’imaginaire, de récit, bref d’incarnation. On ne cimente pas un peuple avec des « valeurs » ou avec les droits de l’homme […].

Méconnaissance ensuite qui pourrait s’avérer fatale pour l’avenir de notre civilisation si nous ne réinvestissons pas ce terrain. Car c’est bien le congé donné à l’identité nationale et au récit national (qui n’est pas fatalement roman mais art de mettre en forme et en sens, art du récit haut en couleur…) qui a jeté les individus dans les bras de ces identités en furie. « Ils se sont faits dévots de peur de n’être rien », disait Voltaire, mot définitif, lumière la plus vive qu’on puisse jeter sur ce qui nous arrive selon moi. Dévots, mais aussi femmes, lesbiennes, homosexuels, « transgenres », Noirs, etc., car n’être rien, telle fut la promesse, funestement tenue, du progressisme. Et pour ajouter du piquant à l’intrigue, « victimes » car – et sur ce point, permettez-moi de convoquer Musset en le paraphrasant –, « il est doux de se croire victime quand on n’est que vide et ennuyé ».

Le wokisme est fort de nos faiblesses, d’où l’importance de nous réarmer, de retrouver notre âme, de donner à connaître et à aimer l’esprit français, la personnalité française, terme que je préfère à celui d’identité nationale car personnalité dit tout à la fois, la singularité, mais aussi le caractère, comme on dit d’une personne qu’elle a de la personnalité et donc de la détermination. […]

Le Qatar et la Chine financent des “experts indépendants” de l’Onu

Louis-Marie Bonneau, chercheur associé à l’ECLJ, dévoile dans Valeurs Actuelles :

En juillet 2021, l’ECLJ dénonçait le financement d’expert de l’Onu en dehors de tout contrôle des Nations unies. En effet, en cinq ans, 37 experts des Nations unies avaient touché 11 millions de dollars d’acteurs étatiques et privés (principalement les fondations Open Society et Ford). Depuis, la situation ne s’est pas améliorée, au contraire, l’arrivée de nouveaux financeurs continue de déstabiliser le système international de protection des droits de l’homme en profitant de la porte ouverte par ces fondations et États. Parmi ces nouveaux financeurs, la Chine et le Qatar commencent à investir dans ce système. Alors qu’au Parlement européen, le Qatar a été accusé de corrompre plusieurs députés, à l’Onu la même stratégie semble être mise en œuvre dans un flou juridique et diplomatique qui, jusqu’à présent, n’est pas à même d’empêcher ce phénomène grave de capture de l’institution. L’analyse des données financières accessibles permet de mesurer l’action de ces nouveaux investisseurs.

Entre 2021 et 2022, la Biélorusse Alena Douhan, rapporteur spécial sur l’impact négatif des mesures coercitives unilatérales sur la jouissance des droits de l’homme, déclarait ainsi avoir bénéficié de deux versements du Qatar pour un montant de 50 000 dollars. Avant sa première subvention du Qatar, en 2021, elle déclarait dans un rapport avoir été invitée dans le pays du 1er au 12 novembre 2020 (A/HRC/45/7). Elle prenait alors déjà la défense de ce pays, regrettant l’absence de mécanisme global de protection des droits de l’homme, de responsabilisation et de réparation pour les personnes dont les droits ont été violés par des sanctions unilatérales. Dans le rapport lié à cette visite (A/HRC/48/59/Add.1), elle expliquait que l’objet de ce voyage était d’« évaluer les incidences des sanctions unilatérales infligées à cet État par l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis sur les droits humains des personnes vivant au Qatar, dans les quatre États ayant pris ces sanctions et sur d’autres personnes touchées par ces mesures ». Cette année, elle dénonçait aussi les sanctions visant à fermer l’espace aérien aux vols des compagnies aériennes enregistrées notamment au Qatar (A/76/174/Rev.1). Il est pour le moins étonnant qu’un rapporteur spécial de l’Onu effectue une mission sur le Qatar, financée par ce même pays.

Des versements en forte augmentation

Entre 2020 et 2022, Alena Douhan a aussi bénéficié de 560 000 dollars de la Chine. Dans un rapport de 2020 à l’Assemblée générale des Nations unies (A/75/209), elle dénonçait la politique américaine de sanctions, en particulier vis-à-vis de la Chine. En 2021, le rapporteur spécial regrettait aussi que « les effets considérables que les sanctions secondaires contre les entreprises peuvent avoir sur les droits humains ». Elle citait en particulier le cas de sanctions décidées par les États-Unis en 2020 contre une entreprise chinoise, la China National Electronics Import and Export Corporation : « Étant donné que les produits de l’entreprise sont utilisés pour la défense et la sécurité publiques, les sanctions secondaires qui entravent la capacité de celle-ci à faire des affaires peuvent constituer un obstacle à la protection de certains droits parmi lesquels, in fine, le droit à la vie. » (A/76/174/Rev.1)

Entre 2021 et 2022, Felipe González Morales, rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants, a également été subventionné à hauteur de 260 000 dollars par la Chine. Il apparaît que ces versements chinois sont en augmentation. En effet, entre 2015 et 2019, la Chine n’avait accordé qu’une subvention de 100 000 dollars, alors qu’entre 2020 et 2023, ce montant est passé à 820 000 dollars. Les versements totaux du Qatar s’élèvent quant à eux à 286 000 dollars entre 2016 et 2022.

Une question nécessairement politisée

Comment les défenseurs occidentaux des droits de l’homme pourraient-ils se plaindre de cette situation, eux qui ont si largement, et de façon incontrôlée, financé, voire acheté, des rapporteurs spéciaux ? Ainsi, par exemple, la Norvège, la Suisse, l’Union européenne, la Corée du Sud, la Finlande, la France, l’Allemagne et l’Espagne ont versé des contributions volontaires préaffectées à certains mandats pour un montant de près de 14 millions de dollars entre 2015 et 2022. De la même façon, en 2015, la Fondation Ford a subventionné Juan Méndez, rapporteur spécial sur la torture, à hauteur de 90 000 dollars en vue de la rédaction d’un rapport sur le genre et la torture. Ce rapport fut publié par l’Onu le 5 janvier 2016 sans qu’à aucun moment le rapporteur fasse référence à la générosité de la Fondation Ford.

Il n’existe pas de critères objectifs permettant de distinguer l’argent d’un “bon” financeur, qui pourrait être accepté, de celui d’un “mauvais”, qui devrait être refusé. Selon l’ancien expert de l’Onu Gabor Rona, la question des soutiens financiers est nécessairement politisée, mais « il n’y a aucun moyen de fixer des critères objectifs autour desquels les États pourraient se rassembler pour déterminer quels États sont sur la liste verte et quels États sont sur la liste rouge ». Quelques pays, universités et fondations, principalement anglo-saxons, ont ouvert la porte à ces financements des experts des Nations unies, tandis que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme fermait les yeux. Il ne faut pas s’étonner, ni se lamenter, de voir à présent la Chine, le Qatar, et pourquoi pas un jour l’Iran et la Corée du Nord, investir financièrement dans les mécanismes internationaux de définition et de protection des droits de l’homme.

Garantir la protection du Conseil des droits de l’homme

Contre ce phénomène, au sujet duquel un ancien rapporteur spécial de l’Onu parlait de « corruption silencieuse », le Conseil des droits de l’homme de l’Onu devrait interdire à tout financeur d’attribuer une subvention à un mandat particulier. Toutes les subventions devraient être proposées sans conditions, directement au Haut-Commissariat, pour qu’il puisse ensuite l’affecter en toute indépendance. Cela serait une première étape afin de garantir une protection plus importante du Conseil des droits de l’homme et de ces influents experts contre les tentatives de capture qui sont aujourd’hui observées.

Méditations illustrées du chemin de Croix

Le père Jean-François Thomas, jésuite, fils spirituel du cardinal Henri de Lubac, professeur de philosophie, ancien missionnaire à Manille, vient de publier des méditations du Chemin de Croix, illustrées par le père Reginald Pycke.

Cette méditation traditionnelle des 14 stations du Chemin de croix est inspirée par la méditation des Écritures, des Pères de l’Église et des écrits des saints.

Extrait de la première station, Jésus est condamné à mort :

[…] Crucifier le Roi, libérer l’assassin ; mépriser la Parole, admirer le vice : nous sommes des aveugles dans nos ténèbres et si fiers de vivre ainsi dans la confusion. L’eau ruisselle sur les mains de Pilate. Il pense qu’il a tourné la page, réglé ce cas judiciaire. Or, à cet instant même, les fondations du monde sont ébranlées, les portes du Ciel battent avec fracas au milieu des pleurs des anges. Pilate se retire dans ses ténèbres et le Fils de l’homme est livré au genre humain qui n’est plus que populace vociférante. Le soleil se lèvre, annonce de la victoire à venir. […]

Un scrutin avec près de 93% d’abstention, est-ce réellement un scrutin ?

Selon France info :

Lors d’une votation organisée dimanche, les Parisiens ont voté à près de 90% contre la présence de trottinettes en libre-service dans la capitale.

Près de neuf Parisiens sur dix ont dit non, dimanche 2 avril, aux trottinettes en libre-service à Paris. Anne Hidalgo, qui s’était engagée à respecter le résultat du vote, a donc annoncé qu’il n’y en aurait plus à partir du 1er septembre.

Bigre, les Parisiens se sont donc “largement” exprimés contre les trottinettes en libre-service… Au détour de l’article, on apprend quand même que

103 000 Parisiens ont participé à la votation sur les 1,3 million d’inscrits sur les listes électorales à Paris, soit 7,46% de participation.

La presse en roue-libre.

Chronique des cinglés

Voici la programmation culturelle de Sucy-en-Brie, Val de Marne. Le maire Marie-Carole Ciuntu est vice-président de la région IDF et membre de LR.

Qu’est ce que la chasteté ?

Extrait d’un appel de l’abbé Desjars (FSSP) paru sur Claves :

[…] La chasteté est la vertu qui modère les appétits sexuels, et qui les perfectionne en leur permettant d’être maîtrisés par une raison droite, un jugement sûr. Les plaisirs dans cet ordre sont nombreux, très attirants, extrêmement médiatiques et contemporains. Combien d’atteintes à la chasteté dans les films, les publicités, les divertissements, les réseaux sociaux, les moyens de communication, les groupes d’amis ! Beaucoup de choses sont faites aujourd’hui pour nous séduire, nous donner envie de laisser libre cours à l’exercice de notre appétit sexuel, sans grande nuance, sans grande imagination, sans vertu modératrice. La société encourage allègrement la plus grande liberté sexuelle possible. Il n’est même par rare que les prêtres confesseurs relativisent largement les péchés contre la chasteté. Sous prétexte d’accompagner charitablement les chrétiens fragiles, on infantilise les fidèles. On leur explique qu’il y a beaucoup de pulsions là-dedans, et on oublie que l’on a affaire à des hommes et des femmes responsables de leurs actes. C’est criminel mes frères : car on empêche ainsi les âmes et les corps de devenir adultes ; d’acquérir par la force des moyens spirituels, de la grâce, des sacrements, de la prière, des sacrifices et de la pénitence, les vertus splendides que Dieu a créées pour surmonter le désordre causé par le péché originel. Nous ne sommes pas des bêtes, mes amis, soumis à des instincts, à des pulsions qui commandent nos actes et nos appétits ! Nous avons tous les moyens nécessaires, mes frères, pour vaincre, d’ici notre mort, les dérèglements de nos vies. Comprenez-moi bien : il ne s’agit pas d’ignorer la force des addictions, des dépendances psychologiques et physiques, la puissance des blessures qui s’expriment parfois en creux dans le péché ; le prêtre qui confesse, le conseiller humain ou spirituel doit toujours se le rappeler pour ne pas écraser son prochain sous un fardeau trop lourd à porter. Mais il s’agit de rappeler au pécheur qu’il n’est jamais seul, jamais, sauf s’il le veut ; et alors c’est de sa faute s’il est seul. Évidemment qu’il est seul, le pécheur englué dans ses fautes, qui ne se confesse pas chaque semaine, qui n’adore jamais Dieu dans les tabernacles, qui communie sans s’assurer d’être en état de grâce, par respect humain, par crainte de l’humiliation, par légèreté intellectuelle. Il est seul, celui-là qui ne demande pas conseil aux experts, prêtres, psychologues, religieux ; celui-là qui ne prend aucune décision et n’accepte pas d’être accompagné dans ses fragilités, celui-là est seul, très seul, il pense qu’il ne peut pas s’en sortir. Et il y a une mauvaise nouvelle pour lui : c’est de sa faute.

Non, nous ne sommes jamais seuls dans notre faiblesse. Dieu est toujours plus fort que le mal, toujours, en toute circonstance. À toi, homme, femme, de répondre « oui » à son invitation. À toi de demander, d’implorer l’aide de Dieu tout-puissant. Où cela ? Dans le confessionnal, dans la messe et dans l’adoration d’une part. Chaque semaine, le chrétien combattant doit revenir se ressourcer devant l’Éternel, dans la présence réelle et s’il le faut, dans son pardon infini qu’il donne à tous les hommes contrits. Au-delà des sacrements, venez quémander les conseils spirituels auprès des prêtres, des religieux, des religieuses ; ne vous lassez pas de demander, de prendre des rendez-vous. Cela ne concerne pas que les adolescents, mais vous aussi, chrétiens adultes, célibataires et mariés ! Comme il est triste pour le prêtre d’entendre des hommes et des femmes déposer leur fardeau dans le confessionnal sans jamais prendre de moyens à l’extérieur. Chacun de nous doit être aidé, accompagné, entouré, conseillé, au plus juste, au plus près, s’il veut triompher de ses péchés et s’élever plus haut, dans la vraie liberté de l’amour de Dieu et du prochain. Il nous revient de prendre les bons moyens pour nous-mêmes. Nous n’avons pas d’obligation de résultat, mais nous avons clairement obligation de moyens ! Il n’y a pas d’exception, quel que soit l’état de vie, chasteté toujours. On doit avoir des relations chastes, des amitiés chastes, des touchers chastes, des regards chastes, des lectures chastes, des pensées chastes. Si vous avez un doute, ouvrez le Catéchisme de l’Église catholique ; lisez les chapitres qui répondent à vos questions, c’est votre devoir. Puis, pour des réponses ciselées, adaptées finement à votre vie concrète à vous, venez demander conseil, au prêtre que vous jugez apte, ou bien à tout homme en qui vous avez confiance pour vous guider.

La chasteté est pour tous. Comme on va pouvoir bientôt s’en rendre compte au printemps, combien de relations désordonnées dans la jeunesse ! Les adolescents, les jeunes hommes et les jeunes filles ne savent plus comment se tenir. Ils confondent la petite étincelle de sentiment amoureux avec l’amour authentique, et se croient autorisés par le fait même à poser des actes que seuls des mariés à l’amour éprouvé par les années de fréquentation chaste et de fiançailles chastes peuvent poser avec sérieux et profondeur. Il ne vient pas à l’idée des jeunes de se renseigner avant d’agir. En toute autre chose, ils vont demander des conseils éclairés : à leurs professeurs dans les matières scolaires, à leurs entraîneurs dans les matières sportives, à leurs parents dans les affaires de la vie. Mais, quand il s’agit de la conduite morale à tenir en toute circonstance, ils pensent qu’ils sont mûrs et qu’ils savent « gérer ». Cela pourrait être mignon, ou seulement ridicule, si les conséquences n’étaient pas si catastrophiques : infidélités, inconstance, dépression, violence, colère, dépendances sexuelles en tout genre, regards, gestes déplacés etc… Beaucoup de jeunes arrivent aujourd’hui à l’âge adulte très abîmés par leur manque de chasteté. Ils ne savent plus aimer, ils ne savent plus se comporter en société, ils sont excessifs en beaucoup de choses : alcool, argent, envies, colères, frustrations… Croyez-vous que par une grâce magique, ces jeunes arriveront au mariage avec un corps et une âme solides ? Croyez-vous que les problèmes rencontrés depuis des années ne continueront pas dans le mariage ? Bien sûr que si. Aucun sacrement ne nous guérit de nos blessures, de nos fragilités. Il nous aide à les combattre, à les maîtriser, mais elles restent là, ces blessures que l’on s’est infligé à nous-même par les mauvaises expériences de notre passé. Alors soyons fermes dans le combat, prenons les armes, les bonnes armes : pénitence, prière, jeûnes, sacrements, conseils, amitiés. […]

Le Canard enchaîné aime bien la liberté de la presse… mais pas dans sa rédaction

Après la publication de son livre «Cher Canard», Christophe Nobili est convoqué à un entretien préalable à un possible licenciement.

Le journaliste de 51 ans a été mis à pied à titre conservatoire de l’hebdomadaire où il travaille depuis près de 20 ans. Selon un courriel envoyé dimanche 2 avril aux salariés du journal par un administrateur,

«le comité d’administration du Canard vient de prendre – à l’unanimité – une décision difficile. Une procédure pouvant conduire à un licenciement a été engagée à l’encontre de Christophe Nobili. Cette décision a été prise après la parution de son livre, et ses multiples déclarations à la presse et dans les autres médias, en violation tant de la convention collective des journalistes que de la charte déontologique du Canard.»

Législative partielle : victoire de la gauche en Ariège

Avec 60,19 % des voix, la candidate PS Martine Froger a renvoyé le député NUPES sortant (39,81 %) Bénédicte Taurine dans son foyer.

Dissidente PS, Martine Froger avait terminé à la quatrième place lors des précédentes législatives.

Bénédicte Taurine a salué dimanche soir la victoire de son adversaire, jugeant qu’il s’agissait d’une «victoire de la droite». Sic.

Marche pour la vie à Bruxelles

Pourquoi cette Marche pour la vie :

  • L’arrêt de la Cour suprême des États-Unis, 40 ans après Roe v. Wade, a renversé sa décision erronée et a clairement reconnu que le droit constitutionnel à l’avortement n’existe pas. Les États-Unis nous donnent à tous un grand espoir ; mais nous, en Belgique, pouvons nous attendre à un activisme (public) pour faire reconnaitre l’avortement comme un droit constitutionnel. En effet, une proposition d’inscrire un droit à l’avortement dans notre constitution a déjà été déposée à la table du législateur constitutionnel. En France, d’ailleurs, c’est la même chose. Descendons ensemble dans la rue pour faire reconnaître qu’un droit à l’avortement n’existe pas et pour demander que notre attention soit portée sur des moyens clairs et concrets qui placent au centre de vraies solutions pour la femme et son enfant à naître.
  • Non seulement la vie à naître est sous pression, mais la vie de nos personnes âgées et malades est également d’autant plus méprisée. Cependant, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Belgique en 2022 pour une violation du droit à la vie en raison d’un contrôle a posteriori inefficace des cas d’euthanasie. Nous demandons que le parlement belge réforme enfin la commission d’évaluation de l’euthanasie, ce que la Marche pour la vie demande depuis des années, et qu’il s’abstienne de nouvelles extensions de la loi, par ex. l’euthanasie pour les personnes atteintes de démence.
  • Il y a quelques années, la gestation pour autrui était encore condamnée par le Parlement européen, mais récemment des tentatives ont été faites pour imposer la gestation pour autrui à tous les États membres européens en obligeant chaque pays à reconnaitre la filiation par GPA établie dans un autre État membre (où cela est permis par la loi). La Commission européenne essaie d’étendre ses propres pouvoirs et nous demandons donc à la Commission de s’en abstenir, et nous demandons au Parlement belge, au contraire, de préciser que toute GPA est une violation des droits de l’enfant et des principes de l’indisponibilité et la non-commercialisation du corps humain.

En quête d’esprit : La Croix du Christ

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent :

  • Abbé Thomas Chapuis, Prètre dans l’Oise
  • François Peltier, artiste-peintre
  • Laurent Dandrieu, rédacteur en chef Culture à Valeurs Actuelles et essayiste

J’ai suivi en psychothérapie des médecins qui pratiquent l’euthanasie, ce n’est pas anodin. Ils en faisaient des cauchemars

Marie de Hennezel a exercé auprès de personnes en fin de vie, au sein de la première unité de soins palliatifs créée en France, à Paris. Elle a tiré de cette expérience un livre à succès, La Mort intime (1995), préfacé par François Mitterrand, dont elle a été la confidente durant son long combat contre le cancer. En 2003, à la demande du gouvernement, elle a rendu un rapport intitulé “Fin de vie, le devoir d’accompagnement”, qui a inspiré la première loi française spécifique aux droits des malades à l’approche de la mort, dite loi Leonetti de 2005. Aujourd’hui âgée de 76 ans, elle s’oppose à toute légalisation de l’aide active à mourir en France et milite pour une meilleure prise en compte des personnes âgées dans la société. Interrogée sur France Info, elle déclare :

Dans un récent rapport, le Conseil consultatif national d’éthique a relevé que “la fin de vie n’est plus perçue comme un temps essentiel de l’expérience humaine”. Partagez-vous ce constat ?

Oui. On veut escamoter ce temps. On veut anticiper la mort ou être endormi dans les derniers moments. On considère que bien mourir, c’est mourir dans son sommeil, rapidement, sans déranger les autres. Or, le temps du mourir est précieux. Les derniers échanges qu’un mourant peut avoir avec ses proches lui permettent de partir apaisé et aident les autres à vivre un deuil différent.

N’oublions pas la rupture anthropologique qu’a constituée l’interdiction des visites lors de la crise du Covid-19. De nombreuses familles ont été privées des rituels d’adieu. Les dernières paroles et les derniers gestes sont irremplaçables. Ce sont des temps de méditation sur la finitude, une confrontation de chacun à sa propre mort.

Le fait de pouvoir choisir le moment de sa mort ne permettrait-il pas de mieux organiser sa fin de vie et de redonner de la force à ce “temps essentiel” ?

Je comprends que certaines personnes puissent se dire que c’est la seule manière de pouvoir être sujet de sa mort. Mais c’est quand même dommage. Le suicide assisté et l’euthanasie poseraient d’autres problèmes. Pensez aux proches. Ceux qui accompagnent la personne peuvent se sentir coupables de ne pas avoir réussi à la retenir à la vie. Ceux qui n’y vont pas se sentent coupables de ne pas avoir été là dans les derniers instants. Quoi qu’on fasse, on se sent coupable. C’est quand même assez violent. Quant aux médecins qui pratiquent l’euthanasie, ce n’est pas anodin. J’en ai suivi en psychothérapie. Ils en faisaient des cauchemars après. C’est un acte radical, brutal.

Depuis une quinzaine d’années, vous animez des groupes de parole auprès de personnes retraitées. Quel est leur regard sur leur fin de vie ?

Il y a deux publics. Les 60-80 ans que je rencontre souhaitent préserver leur autonomie et souvent pouvoir choisir le moment de leur mort. C’est une génération encore bien portante, qui veut maîtriser ses derniers moments. Pour les 80-100 ans avec qui j’échange, c’est complètement autre chose. Ils ne demandent pas d’injection létale, mais pensent tous à la mort et aimeraient en parler. Seulement, ils n’ont personne avec qui le faire. Les familles ne veulent pas souvent aborder la question, le personnel des résidences non plus. La solidarité intergénérationnelle s’effrite. Il y a une solitude immense.

Qu’ont envie de dire ces personnes âgées ?

Elles appréhendent la mort en tant que destin de façon relativement apaisée. En revanche, elles redoutent la manière dont elles vont mourir, avec le spectre d’être transférées à l’hôpital et de finir sur un brancard aux urgences, comme cela arrive trop fréquemment.

Leur crainte : être considérées un jour comme un poids pour la société. “Ne fera-t-on pas pression sur nous pour qu’on ait l’élégance de s’en aller ?”, me confiait une femme de 86 ans. “Peut-être qu’on nous culpabilisera de vouloir rester en vie”, m’a dit une autre. Nous vivons dans une société jeuniste, qui valorise la performance, la rentabilité, l’efficacité. Ces personnes le perçoivent très bien.

Une loi sur le grand âge, promise lors du précédent quinquennat et destinée à améliorer les conditions de vie des personnes en perte d’autonomie, a finalement été abandonnée. Comment l’interprétez-vous ?

C’est un très mauvais signal, d’autant qu’il est désormais question d’une loi sur la fin de vie. La génération des baby-boomers commence à arriver dans les zones de fragilité du grand âge. Elle perçoit bien le manque d’investissements en matière d’accompagnement, d’habitat, de mobilité… Quand vous allez avoir presque 30% de la population en perte d’autonomie, ces personnes âgées risquent de se sentir comme un poids pour la société. Vous verrez qu’un certain nombre de personnes auront le sentiment d’une vieillesse indigne et réclameront la mort. Prenons soin de préserver leur estime d’elles-mêmes.

Où en est notre société dans son rapport à la mort ?

Elle entretient un rapport très paradoxal avec la mort. Il y a une phrase de l’anthropologue Louis-Vincent Thomas qui résume tout : “Nous sommes dans une société thanatophobe et mortifère.”

Faire face à la mort et rester vivant jusqu’au bout n’est pas facile dans un monde qui dénie la mort et qui valorise l’autonomie et la maîtrise sur sa vie. On en vient à parler de “droit à la mort”, de “liberté de choisir le moment de sa mort”. Cette volonté de maîtrise est une façon de faire face à sa peur. Or c’est surtout une volonté de bien-portants. Plus on approche de la fin de sa vie et plus, en général, on y tient. Mais le tabou qui règne dans les familles et dans le monde médical engendre une grande solitude chez ceux qui vont mourir. […]

Débat sur la fin de vie : ni une convention, ni citoyenne et aucun débat

Communiqué de La Fondation Jérôme Lejeune :

Le scénario politique imaginé par les partisans du suicide assisté ou de l’euthanasie a-t-il commencé par la fin ? C’est la crainte de la Fondation Jérôme Lejeune concernant un processus présenté comme démocratique.

En effet, Emmanuel Macron disait en septembre dernier à Line Renaud, égérie des partisans de l’euthanasie : «C’est le moment de faire, alors nous ferons».

En confiant au CESE le soin de mener une Convention dite citoyenne composée de 184 personnes choisies au hasard, pour répondre à la la question suivante “Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ?”, le gouvernement a balayé la notion même de démocratie.

Cette convention dont l’issue était connue dès le 9 décembre marque une absence de représentativité et de légitimité.

  • Une absence de représentativité, car ni les personnes concernées (vulnérables, en fin de vie, malades), ni les soignants, n’ont participé à cette convention. Cette convention est une convention de « bien-portants » qui n’ont pu s’exprimer qu’au travers de leur projection personnelle de la fin de vie, pas d’une réalité vécue.
  • Une absence de légitimité, car le CESE est partisan de l’euthanasie et du suicide assisté. 40 conventionnels se sont rapidement aperçus de l’orientation donnée et ont exprimé dans les médias le fait qu’ils se sentaient manipulés et instrumentalisés.

Pour ces raisons, aucune crédibilité ne peut être accordée aux conclusions de cette convention citoyenne qui relève d’un affichage de démocratie participative, utile au gouvernement pour justifier sa volonté de légiférer.

En parallèle de cette convention citoyenne, la Fondation a fait le choix de se confronter à des milliers de Français au travers d’un tour de France de ciné-débats autour du documentaire “Mourir n’est pas tuer – enquête au cœur de la fin de vie” produit par Bernard de la Villardière. Ce documentaire d’investigation interpelle sur les enjeux de la légalisation de l’euthanasie et souligne la richesse des soins palliatifs.

Près de 3000 citoyens ont pu échanger au cours de ces soirées projections débat qui ont eu lieu dans plus de 20 villes, et se poursuivront dans près de 50 villes jusqu’à l’été. Les Français rencontrés ont bien souvent changé d’avis sur ce sujet tabou, face à ces images qui leur ont fait réaliser que la fin de la vie, c’est encore la vie.

Si le scandale de la souffrance existe bel et bien en France, c’est au travers de soins palliatifs défaillants, faute de volonté et de moyens. L’euthanasie ne combattra pas le « mal mourir », elle le consacrera.

La Fondation Lejeune demande qu’à l’heure où la médecine n’a jamais eu autant de solutions pour soulager les souffrances, l’interdit de tuer, fondateur de nos sociétés et du vivre ensemble en sécurité ne soit pas levé. Elle demande que sur un sujet aussi fondateur de notre société, les citoyens concernés, malades, souffrants en fin de vie, soient considérés et pas abandonnés.

L’Ordre des médecins défavorable à la participation des médecins à l’euthanasie

Communiqué de l’Ordre des médecins, favorable pourtant à la mise à mort de l’enfant à naître :

Ce matin, lors de son Assemblée Générale, l’Ordre national des médecins a présenté les résultats de sa consultation sur la fin de vie. Depuis 9 mois, l’ensemble des conseils départementaux et régionaux se sont penchés sur cette question et plus particulièrement sur l’aide médicale à mourir.

Cette consultation a débuté en juin dernier avec un questionnaire adressé aux conseils départementaux et régionaux. Lors du séminaire du Conseil national sur la fin de vie en novembre dernier, ces résultats ont nourri les débats. Après un premier travail de rédaction coordonnée par la section éthique et déontologie du conseil national, des auditions d’organisations extérieures et des sociétés savantes sur les soins palliatifs ont été réalisées pour approfondir le sujet.

Fin de vie et rôle du médecin

L’Ordre des médecins, après l‘enquête réalisée auprès des conseils départementaux, régionaux et interrégionaux, après un séminaire consacré à la fin de vie, souhaite s’exprimer en amont d’une éventuelle modification de la loi sur la fin de vie, et ainsi respecter un calendrier annoncé.

L’Ordre des médecins s’exprime donc sur la loi Claeys Leonetti dans sa rédaction actuelle et sur le rôle et la place du médecin dans l’hypothèse où une loi relative au suicide assisté et/ou à l’euthanasie serait déposée au Parlement. L’Ordre est défavorable à toute possibilité de mettre en place une procédure d’aide active à mourir pour les mineurs et les personnes hors d’état de manifester leur volonté.

Fin de vie et rôle du médecin dans le cadre d’une aide active à mourir

L’Ordre des médecins estime impératif de permettre une meilleure application de la loi Claeys Leonetti, et nécessaire de se doter de tous les moyens qui permettraient à la loi d’être pleinement effective : rendre efficients les dispositifs dans les établissements médicaux, médico-sociaux et à domicile sur l’ensemble du territoire, faciliter l’accompagnement médical et médico-social du patient en fin de vie et de sa famille, favoriser la formation des professionnels de santé et des paramédicaux, libérer du temps pour les médecins traitants pour l’accompagnement de leurs patients, promouvoir une meilleure connaissance des médecins sur la prise en charge des patients en fin de vie.

A cet effet, l’Ordre des médecins contribuera au développement des soins palliatifs et d’accompagnement, et de la connaissance de la réglementation actuelle.

Si la loi vient à changer vers une légalisation d’une aide active à mourir (euthanasie et/ou suicide assisté), l’Ordre des médecins entend faire valoir dès à présent qu’il sera défavorable à la participation d’un médecin à un processus qui mènerait à une euthanasie, le médecin ne pouvant provoquer délibérément la mort par l’administration d’un produit létal.

Dans l’hypothèse d’une légalisation du suicide assisté, l’Ordre des médecins entend formuler des exigences quant au rôle et à la place du médecin. Ainsi, l’Ordre des médecins :

  • Revendiquerait une clause de conscience spécifique qui garantirait l’indépendance du médecin, y compris en établissement de santé, et qui pourrait être mise en exergue à tout moment de la procédure. Le médecin devrait pouvoir continuer à suivre le patient, même après avoir fait valoir cette clause. Si le médecin ne souhaitait plus prendre en charge son patient, il devrait l’adresser vers un médecin susceptible d’assurer sa prise en charge ;
  • Estime qu’un médecin devrait être le professionnel qui recueille la demande d’aide active à mourir du patient en fin de vie. Ce médecin devrait être le médecin traitant/référent (médecin spécialiste en médecine générale ou médecin spécialiste prenant en charge la pathologie) s’il ne faisait pas valoir sa clause de conscience ;
  • Estime que l’évaluation, la décision d’éligibilité pour une aide active à mourir, et la responsabilité devraient être collégiales ;
  •  Estime que dans le collège ainsi constitué, le médecin spécialiste en médecine générale traitant et le médecin spécialiste référent devraient en être systématiquement membres s’ils ne faisaient pas valoir leur clause de conscience ; dans ce dernier cas leur avis sera demandé ;
  • Préconise que le médecin spécialiste en médecine générale traitant fasse partie de l’ensemble de la procédure, sauf s’il faisait valoir sa clause de conscience ;
  • Est défavorable à la participation active du médecin lors de la prise du produit létal par le patient. Cependant, l’ordre des médecins estime que le médecin qui n’aurait pas fait valoir sa clause de conscience pourrait rester présent et accompagner son patient jusqu’à ses derniers instants (1)  ;
  • Estime que la loi devra protéger le médecin qui participerait à la procédure d’une aide active à mourir.

1 – Article 38 du code de déontologie médicale : « Le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage.
Il n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort. »

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