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Obsessionnel

L’unanimité d’une certaine presse à l’encontre de Vincent Bolloré et douteuse…

Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un aspect ecclésiologique

Quatrième article de l’abbé Spriet. Le précédent est ici.

Le Christ a-t-il oublié ses promesses relatives à son Eglise ? 

À en croire la FSSPX, “oui” puisque les portes de l’enfer semblent avoir prévalu contre “Pierre” et son Magistère (1), puisqu’il semble que “Pierre” a une foi qui a défailli. 

Si c’était vrai cela voudrait dire que Notre-Seigneur s’est trompé ou n’a pas tenu ses promesses. Ce n’est pas possible.  

“Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux” (Mt 16, 13-19). 

“Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé” (Lc 10, 16). 

“Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères” (Lc 22, 31-32). 

Que fait-on de ses promesses ? N’y a-t-il pas un problème de foi dans le mystère de l’Eglise chez un certain nombre de théologiens de la FSSPX ? Il faut être cohérent. 

A en croire la FSSPX, les promesses du Seigneur sont bien toujours réalisées car la FSSPX garde la Tradition. Au fond, l’Eglise c’est eux. La vraie Eglise, celle qui est fidèle au Magistère “de toujours”, c’est eux (Mgr Lefebvre l’a affirmé à plusieurs reprises malheureusement). Donc il faut assurer la survie de l’Eglise (et donc de la Tradition, et vice-versa) en ordonnant de nouveaux évêques. Il en va du salut des âmes. N’y a-t-il pas une erreur d’identité et de perspective ? 

Récemment j’échangeais par courriels avec un bon père de famille qui m’écrivait : “Oui l’Eglise est Sainte, dans la mesure où elle est fidèle à Dieu. Oui le pape est le Pontife, le berger, le guide, dans la mesure où il est fidèle à Dieu. Oui les fumées de Satan ne prévaudront pas contre l’Eglise, dans la mesure où elle reste fidèle à Dieu”. Je lui ai répondu gentiment : “Non cher monsieur, l’Eglise est Sainte en soi. Le pape est le Pontife, le berger, le guide en soi. Les fumées de Satan ne prévaudront pas contre l’Eglise en soi, en vertu des promesses du Christ et en vertu de l’assistance de l’Esprit-Saint promis à l’Eglise”. C’est cela le mystère de l’Eglise. Il a été proclamé dogmatiquement en particulier au concile Vatican I. 

Saint Irénée de Lyon, Docteur de l’Unité, l’a dit magnifiquement :

“C’est à l’Église elle-même, en effet, qu’a été confié le Don de Dieu. (…) C’est en elle qu’a été déposée la communion avec le Christ, c’est-à-dire l’Esprit Saint, arrhes de l’incorruptibilité, confirmation de notre foi et échelle de notre ascension vers Dieu (…) Car là où est l’Église, là est aussi l’Esprit de Dieu ; et là où est l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce” (S. Irénée, Adv. hær. 3, 24, 1). 

Or, “Ubi Petrus, ibi Ecclesia” : là où est Pierre, là est l’Eglise nous dit saint Ambroise de Milan. Il ne faut jamais quitter “Pierre”. Plus près de nous, nous pouvons encore citer notre Jehanne d’Arc nationale :

“De Jésus-Christ et de l’Église, il m’est avis que c’est tout un, et qu’il n’en faut pas faire difficulté”. 

Mgr Lefebvre, Mgr Fellay, Mgr de Galarreta ne sont pas successeurs de Pierre. “Loin de moi de vouloir m’ériger en Pape” disait Mgr Lefebvre le 30 juin 1988. Il ne le voulait pas (intention) mais il le faisait de facto en instituant une hiérarchie parallèle (acte intrinsèquement mauvais) contre la volonté du pape. Il est annoncé, jusqu’à preuve du contraire, que la FSSPX prend à nouveau le même chemin. 

Quel gâchis ! 

  1. Pour mémoire, le Magistère est l’interprète authentique de la Tradition apostolique. Personne ne peut se substituer au Magistère pour dire ce qui appartient à la Tradition ou lui est contraire. Le Magistère est au-dessus de nos interprétations de la Tradition. Mutatis mutandis, le Magistère n’est pas au-dessus de l’Ecriture, mais est au-dessus de nos interprétations de l’Ecriture. Vénérable Pie XII : “ce magistère [de l’Eglise], en matière de foi et de mœurs, doit être pour tout théologien la règle prochaine et universelle de vérité, puisque le Seigneur Christ lui a confié le dépôt de la foi – les Saintes Ecritures et la divine Tradition – pour le conserver, le défendre et l’interpréter” (…) “on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n’exige pas de soi l’assentiment, sous le prétexte que les Papes n’y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C’est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : « Qui vous écoute, m’écoute…  » (Lc 10, 16), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d’ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu’alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l’esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (…) Dieu a donné à son Eglise, en même temps que les sources sacrées, un magistère vivant pour éclairer et pour dégager ce qui n’est contenu qu’obscurément et comme implicitement dans le dépôt de la foi. Et ce dépôt, ce n’est ni à chaque fidèle, ni même aux théologiens que le Christ l’a confié pour en assurer l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Eglise” (Humani Generis, 1950). Saint Paul VI, audience générale du 12 janvier 1966 : “Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. La réponse, nous la connaissons. Rappelons-nous la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, répétée le 16 novembre 1964 : étant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document. » 

Consécrations FSSPX : interdit, invalide, schismatique, trois mots, trois réalités distinctes

Le 2 février 2026, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X annonce son intention de procéder à des consécrations épiscopales sans mandat pontifical. En quelques heures, le mot schisme envahit les réseaux, les chaires et les conversations de famille. Personne ne le définit. Personne n’explique pourquoi Rome dit « rupture » et pourquoi la Fraternité dit « devoir ». Personne ne donne les outils pour penser par soi-même.

Cette nuit-là, je n’ai pas dormi.

Je ne suis ni canoniste ni militant. Je suis père de famille, cadre dans le secteur privé, catholique pratiquant depuis l’enfance. Je fréquente une chapelle de la Fraternité depuis plusieurs années, non par idéologie, mais parce que j’y trouve ce que mes parents m’avaient transmis : une liturgie stable, un catéchisme clair, une communauté où l’on se connaît. L’annonce du 2 février m’a contraint à examiner sérieusement ce que j’avais jusqu’alors vécu sans le questionner.

J’ai lu les textes. Ceux de Rome. Ceux de la Fraternité. Avec le même niveau d’exigence.

Ce que j’ai découvert, c’est que le débat public confond systématiquement trois mots qui désignent trois réalités canoniques distinctes.

Interdit ne signifie pas invalide.

Un acte peut être interdit par l’autorité compétente et rester valide dans ses effets sacramentels. C’est précisément la distinction entre licéité et validité, entre ce qui est permis et ce qui est réellement accompli. Rome affirme que les consécrations FSSPX sont illicites, c’est-à-dire réalisées sans la permission requise. La Fraternité ne conteste pas ce point : elle invoque l’état de nécessité pour justifier qu’elle a agi sans cette permission, non pour prétendre qu’elle n’en avait pas besoin en théorie.

Invalide ne signifie pas schismatique.

Un acte invalide n’accomplit pas ce qu’il prétend accomplir. Un acte schismatique, au sens canonique strict, implique le refus de la communion avec le Souverain Pontife, une rupture formelle, délibérée, explicitement exprimée. Or la FSSPX n’a pas déclaré rompre avec Rome. Elle affirme au contraire agir pour le bien de l’Église, dans une situation d’exception qu’elle qualifie de nécessité. Qu’on adhère ou non à cette analyse, elle n’est pas celle d’un schisme au sens du canon 751.

Schismatique ne signifie pas excommunié.

L’excommunication automatique prévue par le droit canonique pour les consécrations sans mandat pontifical est distincte de la qualification de schisme. En 2009, Benoît XVI a levé les excommunications des évêques consacrés en 1988. Il ne l’aurait pas fait s’il avait considéré que la Fraternité était formellement schismatique. Ce précédent existe. Il est documenté. Il n’est pas cité.

Ce n’est pas la Fraternité qui a changé depuis 1988. C’est le droit qui a changé, avec Summorum Pontificum en 2007, avec la levée des excommunications en 2009, avec les évolutions progressives du statut canonique de la Fraternité dans les années qui ont suivi. Et cette distinction est celle que personne n’avait formulée clairement avant que la crise de 2026 ne l’impose.
Je n’écris pas cet article pour absoudre la Fraternité. Je ne l’écris pas non plus pour la condamner. J’écris parce que les lecteurs du Salon Beige qui connaissent ce dossier, qui le suivent depuis des années, qui ont les outils pour évaluer un argument rigoureux, méritent mieux que le bruit ambiant.

Ils méritent les distinctions. Et la liberté de juger par eux-mêmes.

Gérald Houzé de l’Aulnoit est l’auteur de « Ni Absolution ni Condamnation; Les consécrations de la FSSPX décryptées par une méthode de discernement contradictoire », disponible en eBook (9,99 €) et broché (17,99 €) sur Amazon à partir du 5 mai 2026.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Vandalisme à l’église de Surgères (17)

Communiqué du diocèse de La Rochelle :

Le mardi 21 avril au soir, les paroissiens de Surgères ont découvert que l’église Notre-Dame avait été vandalisée dans la journée. Deux statues de Notre-Dame et de saint Joseph ont été brisées, des bancs, des bougies et des fleurs jetés à terre, l’orgue endommagé.

Mgr Pierre-Antoine Bozo, évêque coadjuteur de La Rochelle, déplore et condamne cet acte de vandalisme dans cette église chère à la communauté paroissiale, mais aussi à l’ensemble des habitants de la commune dont l’église Notre-Dame est le patrimoine.

Il remercie le Maire, les élus et les services de la Ville de Surgères pour leur action, ainsi que la Gendarmerie Nationale auprès de laquelle une plainte a été déposée.

L’église Notre-Dame de Surgères restera fermée jusqu’à la célébration d’une messe de réparation, qui aura lieu le dimanche 26 avril à 10h30.

Mgr Pierre-Antoine Bozo et les chrétiens de Charente-Maritime assurent le P. Sesuraj Alphonse, curé de la paroisse Saint-Joseph en Pays Surgérien, et tous les paroissiens et habitants de Surgères de leur compassion et de leurs prières fraternelles.

Le Saint-Siège s’est entretenu avec les évêques allemands et a indiqué n’être pas d’accord avec la bénédiction formelle des couples, homosexuels ou en situation irrégulière

Dans l’avion de retour vers Rome, un journaliste allemand a demandé au Saint-Père comment il évalue « la décision du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising, d’autoriser la bénédiction des couples de même sexe dans son diocèse. Et compte tenu des différentes perspectives culturelles et théologiques, notamment en Afrique, comment comptez-vous préserver l’unité de l’Église universelle sur cette question? »

Tout d’abord, je pense qu’il est très important de comprendre que l’unité ou la division de l’Église ne devrait pas tourner autour de questions sexuelles. Nous avons tendance à penser que lorsque l’Église parle de morale, le seul sujet moral est celui de la sexualité. En réalité, je crois qu’il existe des questions bien plus vastes et importantes, telles que la justice, l’égalité, la liberté des hommes et des femmes, la liberté religieuse, qui devraient avoir la priorité sur cette question particulière. Le Saint-Siège s’est déjà entretenu avec les évêques allemands. Le Saint-Siège a clairement indiqué que nous ne sommes pas d’accord avec la bénédiction formelle des couples –en l’occurrence des couples homosexuels, comme vous l’avez demandé– ou des couples en situation irrégulière, au-delà de ce qui a été spécifiquement autorisé par le Pape François, c’est-à-dire que toutes les personnes reçoivent la bénédiction. Lorsqu’un prêtre donne la bénédiction à la fin de la messe, lorsque le Pape donne la bénédiction à la fin d’une grande célébration comme celle que nous avons eue aujourd’hui, il y a des bénédictions pour toutes les personnes. La célèbre expression de François «tous, tous, tous», exprime la conviction de l’Église que tous sont accueillis, tous sont invités, tous sont invités à suivre Jésus et tous sont invités à rechercher la conversion dans leur vie. Aller au-delà de cela aujourd’hui, je crois que ça peut causer plus de désunion que d’unité, et que nous devrions chercher à construire notre unité sur Jésus-Christ et sur ce que Jésus-Christ enseigne. Voilà ma réponse à la question.

« Personnellement, je crois qu’un État a le droit d’imposer des règles à ses frontières »

Le Pape Léon XIV a conclu son long voyage apostolique en Afrique et, lors de son vol de Malabo, dernière étape en Guinée équatoriale, vers Rome, il a répondu aux questions de cinq des quelque 70 journalistes qui l’accompagnaient. La guerre, la question migratoire, la peine de mort et la bénédiction des couples de même sexe figuraient parmi les sujets abordés lors de l’entretien, précédé d’une réflexion de Léon XIV sur son récent séjour en Afrique.

«Lorsque je voyage, je m’exprime en mon nom propre, mais aujourd’hui, en tant que Pape et évêque de Rome, il s’agit avant tout d’un voyage pastoral apostolique pour aller à la rencontre du peuple de Dieu, l’accompagner et apprendre à le connaître. Souvent, l’intérêt est plutôt politique: “Que dit le Pape sur tel ou tel sujet? Pourquoi ne critique-t-il pas le gouvernement de tel ou tel pays?” Et il y a assurément beaucoup à dire. J’ai parlé de justice, et il y a des enjeux à ce sujet. Mais ce n’est pas le sujet principal: ce voyage doit avant tout être interprété comme l’expression du désir d’annoncer l’Évangile, de proclamer le message de Jésus-Christ, qui est une manière de se rapprocher des gens dans leur bonheur, au plus profond de leur foi, mais aussi dans leurs souffrances. Il est alors nécessaire d’intervenir ou de chercher des moyens d’encourager les gens à prendre des responsabilités dans leur vie. C’est également important de s’entretenir avec les chefs d’État, afin d’encourager un changement de mentalité, une plus grande ouverture à la réflexion sur le bien commun, et la possibilité d’examiner des questions telles que la répartition des richesses d’un pays. Lors de nos discussions, nous avons abordé divers sujets, mais surtout, j’ai été ravi de voir et de rencontrer des gens animés d’un tel enthousiasme. Je suis très heureux de ce voyage, mais vivre, accompagner et cheminer avec les habitants de Guinée équatoriale a été une véritable bénédiction, avec la pluie… Ils étaient heureux des pluies de l’autre jour, mais surtout de partager avec une Église universelle ce que nous célébrons dans notre foi.»

Sur l’immigration :

La question de l’immigration est très complexe et touche de nombreux pays, pas seulement l’Espagne, pas seulement l’Europe ou les États-Unis: c’est un phénomène mondial! Ma réponse commence donc par une question: que fait le Nord du monde pour aider le Sud du monde, ou ces pays où les jeunes ne trouvent aujourd’hui aucun avenir et nourrissent donc ce rêve de partir vers le Nord? Tout le monde aspire à aller vers le Nord, mais bien souvent, le Nord n’a pas de solutions à leur offrir. Beaucoup souffrent… La question de la traite des êtres humains, le «trafic», fait également partie de la migration. Personnellement, je crois qu’un État a le droit d’imposer des règles à ses frontières. Je ne dis pas que tout le monde doit entrer sans autorisation, ce qui peut parfois, là où ils vont, générer des situations plus injustes, que celles laissées derrière eux. Cela dit, je me demande: que faisons-nous dans les pays les plus riches pour changer la situation dans les pays les plus pauvres?

Pourquoi ne pouvons-nous pas essayer, tant par le biais d’aides d’État que par les investissements des grandes entreprises riches et des multinationales, de changer la situation dans des pays comme ceux que nous avons visités lors de ce voyage? Pour beaucoup de gens, l’Afrique est considérée comme un endroit où l’on peut aller extraire des minerais, s’approprier ses richesses pour enrichir d’autres pays. Peut-être devrions-nous, à l’échelle mondiale, travailler davantage pour promouvoir plus de justice, d’égalité et le développement de ces pays d’Afrique afin qu’ils n’aient pas besoin d’émigrer vers d’autres pays, comme l’Espagne, etc. Et l’autre point que je voudrais aborder est que, quoi qu’il en soit, ce sont des êtres humains et nous devons traiter les êtres humains de manière humaine, et non pas souvent pire que des animaux. Il y a là un très grand défi: un pays peut dire qu’il ne peut pas en accueillir davantage, mais lorsque ces personnes arrivent, ce sont des êtres humains et elles méritent le respect qui revient à tout être humain en raison de sa dignité.

Un sentiment de cyber-insécurité

L’image de la semaine :

ANTS piratée : nos données sont-elles vraiment protégées ?

Alors que l’État français échoue à sécuriser sa propre plateforme de titres sécurisés, que nos données sont dans la nature, l’Union européenne, au nom de la protection de l’enfance, lance en fanfare son application de vérification de l’identité et lance une campagne « Democracy » et « Free speech »… C’est la cybersurveillance avant la cybersécurité : bienvenue au royaume d’Orwell !

Le dossier du jour :

Tempête dans une coupette chez Grasset : la gauche s’émeut !

Olivier Nora, dirigeant grassement payé (1 million d’euros) vient d’être remercié. Il quitte une maison d’édition en crise avec des résultats en chute libre, mais les médias parlent de « séisme » provoqué par Bolloré.

Les pastilles de l’info :

– Liban : un soldat israélien profane une statue du Christ
– M6 s’offre un point Godwin en comparant des croix « illégales » à des autocollants Adolf Hitler
– Xavier Niel : « empêchement urgent » pour échapper à une commission… mais on le retrouve au ski à Courchevel
– 800 armes blanches saisies à l’école : Libération fait une caricature avec un élève nommé Kylian…
– Elon Musk : convoqué par le parquet de Paris, il refuse le traquenard !
– Gabriel Attal : son storytelling s’effondre face au réel

Portrait piquant : Elisabeth Lemoine : l’icône médiatique décortiquée par l’OJIM

Des milliers de participants à la Marche nationale pour la vie ont défilé dans les rues de Varsovie

« Foi et Fidélité 966-2026 » : sous ce slogan (en référence au 1060e anniversaire du Baptême de la Pologne), une nouvelle Marche nationale pour la vie a défilé dans les rues de Varsovie, la capitale polonaise. L’événement a débuté à le 19 avril à 11 h par des messes célébrées à l’archicathédrale du Martyre de Saint-Jean-Baptiste, ainsi qu’à la cathédrale Saint-Michel-Archange et Saint-Florian de Varsovie-Praga. Plus tard, la place du Château s’est remplie de milliers de personnes brandissant des banderoles aux slogans prônant la vie, des drapeaux aux couleurs nationales polonaises, ainsi que des banderoles représentant des mouvements et des associations et des figures historiques importantes.

Dans la première partie de la réunion, les participants ont écouté de brèves allocutions de représentants des organisateurs et des mouvements pro-vie, ainsi que d’invités. Parmi eux figurait l’aumônier du président de la République de Pologne, le père Jarosław Wąsowicz, qui a remercié les personnes présentes pour leur témoignage, leur présence et pour avoir perpétué l’héritage des générations précédentes.

« Jean-Paul II a qualifié les vœux de Jasna Góra de la nation polonaise de charte des droits de l’homme de la Pologne », a déclaré le religieux.

Dans le même temps, il a rappelé le soutien du président Karol Nawrocki, qui a accueilli les participants de la Marche nationale pour la vie à leur arrivée au palais présidentiel.

« Des milliers de personnes, rassemblées au cœur de Varsovie, témoignent de l’importance que la vie et la famille revêtent pour la Pologne. C’est pourquoi la présence du Président de la Pologne est indispensable aujourd’hui. Merci aux organisateurs et aux formidables familles polonaises », a déclaré Karol Nawrocki. Il a souligné que cette marche est essentielle et répond à la grave crise démographique.

Tout au long du parcours de la Marche pour la vie, empruntant les rues Senatorska et Wierzbowa, traversant la place du Maréchal Józef Piłsudski, puis se dirigeant vers la place du Château – via les rues Królewska et Krakowskie Przedmieście –, des chants, des slogans pro-vie et des discours ont retenti.

« Nous participons à cette marche car nous savons que la vie humaine commence dès la conception. Et nous devons la défendre. Cette Marche nationale pour la vie est un signe d’opposition à tous ceux qui lèvent la main contre les enfants à naître », a déclaré Marcin Perłowski, directeur du Centre pour la vie et la famille et vice-président de l’Institut Ordo Iuris, dans un autre discours.

Il a souligné que, dans la réalité actuelle, la vie animale a plus de valeur que la vie humaine.

« Des affiches dans le métro de Varsovie ont lancé des appels à protéger la vie des rats ; la semaine dernière, une manifestation a eu lieu devant l’hôtel de ville de Varsovie pour défendre les sangliers ; récemment, toute la Pologne a été mobilisée par la question de la protection de la vie des chiens ».

« Et les droits des enfants à naître ? Leur vie ? » 

Comme il l’a souligné, de nombreux indices laissent penser que les projets de loi sur l’avortement seront de nouveau examinés à la Diète de la République de Pologne.

« Nous n’y consentons pas ! Cette marche est l’étincelle. De cette marche, un message clair est lancé à la Diète et dans tous les coins de la Pologne : Halte à l’avortement ! Halte à l’avortement ! Oui à la vie ! »

Sur la place du Château, le professeur Tonio Borg, président de la Fédération européenne « L’un de nous », venu à la marche à l’invitation de la Fédération polonaise des mouvements pro-vie, a appelé au courage pour s’engager activement dans la défense de la vie et témoigner de la solidarité envers les plus vulnérables menacés par l’avortement.

« N’ayez pas peur d’être calomniés et ridiculisés parce que vous cherchez à protéger la vie dès sa conception. N’ayez pas peur lorsqu’on vous marginalise et qu’on vous insulte de toutes les manières, parce que vous défendez la vie. N’ayez pas peur de manifester ouvertement votre engagement pour la vie et de faire pression sur les législateurs et les personnes influentes afin de la défendre. N’ayez pas peur de vous organiser pour montrer à l’Europe et au monde que l’enfant à naître est l’un des nôtres », a-t-il déclaré, faisant référence à l’appel de saint Jean-Paul II aux Polonais en 1979.

Le professeur Borg a cité l’exemple de Malte, son pays d’origine. L’avortement y est interdit. Dans les cas difficiles où la vie de la mère est en danger, les médecins sauvent les deux patients, mais c’est la seule situation où l’enfant peut mourir pour sauver la mère. Le professeur Tonio Borg a souligné que l’Église catholique de Malte soutient les mouvements pro-vie, mais a rejeté la rhétorique des partisans de l’avortement qui insinuent que les valeurs chrétiennes sont imposées aux non-croyants.

« Notre réponse est la suivante : l’avortement n’est pas immoral parce que les Églises chrétiennes le condamnent ; au contraire, les Églises chrétiennes condamnent l’avortement parce qu’il est immoral ».

Dans le même temps, le président de la Fédération européenne « Un de nous » a souligné que, pour la première fois, dans le cadre du Fonds social européen, qui existe depuis 70 ans, les fonds cotisés par tous les contribuables seront utilisés pour financer les avortements dans tous les pays de la Communauté.

« C’est illégal. C’est contraire au principe de subsidiarité ».

« Par égoïsme, nous avons détourné le regard de cet holocauste moderne. Mais tout n’est pas perdu. Si nous parvenons à rassembler nos forces, à les unir et à rester unis, nous pouvons obtenir des résultats ».

La Marche pour la Vie de Varsovie de cette année s’est conclue par un concert de la jeune chanteuse polonaise anMari et un pique-nique sur la place du Château.

La Marche pour la Vie était organisée par la Fondation Saint-Benoît et de nombreuses associations et institutions pro-vie. L’événement se déroulait sous le haut patronage de la Conférence des évêques polonais. Le Centre pour la Vie et la Famille et l’Institut Ordo Iuris étaient partenaires de l’événement.

Source

L’Essence de l’Offertoire

Le contenu de cet article est reproduit dans une vidéo réalisée par l’association La Phalange Liturgique :

https://www.youtube.com/watch?v=mXq5Wd8PaLU

L’Offertoire est l’une de ses 3 parties essentielles du sacrifice de la messe. Il est ce moment où la victime est présentée sur l’autel pour être offerte, en plus d’être une préparation matérielle à ce sacrifice. Cette définition que je viens de donner est très grossière, nous allons au cours de cet enseignement en peaufiner progressivement les contours dont le tracé n’est pas si évident qu’on le pourrait croire.

Liturgie Naturelle

Pour dresser une ébauche de la place qu’occupe l’offertoire dans le sacrifice de la messe, revenons d’abord à une liturgie plus naturelle. La messe est pourrait-on dire grandement altérée par tous les miracles qui s’y produisent. C’est un petit peu une liturgie naturelle sur laquelle on a ajouté un versant surnaturel. Par conséquent, nous enlevons pour l’instant ce dernier aspect, pour ne garder que le squelette plus facile à déterminer.

D’autant plus que la messe, selon ce caractère de sacrifice n’invente rien, dans les cultes païens ou dans le culte hébreux, on rend le plus gloire à Dieu lorsqu’on conduit justement un sacrifice.

Le sacrifice est un culte très naturel qu’on voit se produire dans une vaste majorité des religions. Que ce soit chez les Aztèques qui venaient arracher le cœur de la victime bien humaine pour le présenter au dieu solaire, que ce soit chez les grecs et les romains qui scrutaient dans les entrailles d’animaux le dénouement de la bataille qu’ils allaient mener, il y a le rite d’un sacrifice, comme il y en a un dans les sacrifice d’animaux des celtes, des gaulois, des germains, des Nordiques. Quelquefois par ailleurs dans les rites des tribus primitives d’Amérique, d’Afrique ou d’Océanie des sacrifices humains très sanglants qui découlaient souvent sur la consommation cannibale de la victime. On retrouve en Orient des pratiques semblables, mais non sanglantes, ainsi chez les égyptiens la consumation par le feu d’encens et d’arômes pour honorer les dieux, chez les zoroastriens de Perse, qui à l’origine sacrifiaient aussi des animaux avant de faire brûler divers bois de grande qualité et d’offrir la lumière du feu sacré. Chez les shintoïstes, les fidèles de Confucius ou les fidèles de Bouddha, des dons d’aliments, d’objets, quelquefois brûlés solennellement. Et bien sûr dans la religion d’Abraham, ces sacrifices divers d’animaux immolés dans le Temple, rites qui furent réglementés très précisément dans le livre du Lévitique.

Déroulement du sacrifice

Il convient pour tout Sacrifice de rassembler trois choses, d’abord un sacrificateur, un prêtre, ensuite une victime, quelque animal, quelque plante, quelque objet, enfin une personne à qui on offre le sacrifice. Pour dernier acteur, c’est bien évidement Dieu à qui le sacrifice doit plaire.

Dans le déroulement de ce sacrifice, il convient d’abord pour le sacrificateur de présenter à Dieu la victime tout en signifiant les intentions pour lesquels le sacrifice est offert. La victime est ensuite immolée, c’est-à-dire détruite, ou entièrement ou en partie, pour un animal, il est tué, son principe vital est détruit, mais pas son corps. Enfin, il convient de faire communier l’ensemble du peuple à ce sacrifice, notamment pour en affirmer le caractère public, et solennel.

Regroupement de tous les actes de la liturgie dans l’Immolation

Ainsi que ce soit chez les chrétiens ou chez les juifs, l’acte d’immolation comprend en lui-même tout la réalité du sacrifice.

Toujours en est-il qu’il convient de voir dans le sacrifice de la messe un seul acte, l’Immolation, dans lequel sont rassemblés, réalisés formellement, les actes de l’Oblation et de la Consommation.

La liturgie comme prisme

Pour nos faibles yeux humains, la compréhension de cette haute réalité – qui rassemble dans les quelques mots de la consécration et la transformation du pain en corps de Jésus, l’offrande du Fils au Père, la Mort salvifique du Christ, la communion de tous les membres du corps mystique du Christ à cette grande adoration – est impossible.

C’est pourquoi il est convenable que cet acte soi décomposé. Bien sûr cette convenance repose en premier lieu sur la réalité de la séparation et ensuite seulement dans sa perception.

Il est convenable et naturel que la victime soit présentée à Dieu avant d’être sacrifiée. Il découle également du Sacrifice que celui-ci soit partagé par le peuple, il est certain que ceci doit être fait postérieurement au sacrifice, dans cet ordre très naturel.

Au rapport de sa perception, la liturgie joue le rôle d’un prisme de verre à travers lequel passe une lumière blanche trop vive et intense. Le prisme la décompose en un arc-en-ciel dont on peut alors apprécier les parties. La liturgie de la messe décompose le sacrifice pour nous le faire comprendre.

Ainsi en est-il de la distinction de ces trois parties essentielles de la messe, Offertoire, Consécration, Communion, ainsi en est-il aussi des distinctions entre les divers actes de l’Offertoire, offrande du pain puis du vin, du célébrant, des fidèles, son agrément par la Trinité, purification du célébrant.

L’oblation

Pour désigner la réalité de l’acte par lequel les choses offertes, les oblats sont présentés à Dieu, on utilise en liturgie le terme d’Oblation. Le terme exprime cette même réalité d’un objet offert. Offrir en latin c’est porter devant, Ob-fero, porter devant quelqu’un les dons qu’on lui souhaite, de sorte à ce que cette personne en ait connaissance. L’offrande est donc l’exact opposé du don anonyme. C’est la solennité, la publicité qui les distingue. En latin, au temps du passé le verbe fero prend la forme latum, ainsi on arrive à l’expression oblation, qui ainsi hérite étymologiquement d’un caractère accompli.

On désigne en liturgie comme Oblation la partie de la messe qui commence au chant d’Offertoire, et se termine à la fin de la prière de Secrète. Parfois ce terme est aussi utilisé pour désigner toutes les cérémonies qui commencent au chant d’Offertoire, jusqu’à la fin du Canon. Puisque le Canon est aussi une oblation. L’offertoire fait l’oblation de la matière du sacrifice tandis que le Canon fait l’oblation du sacrifice en lui-même.

On peut ainsi dire en traits grossiers que l’Oblation est l’acte qui est conduit pendant l’Offertoire. Alors que l’Offertoire est la cérémonie pendant laquelle se déroule l’Oblation. Donc essayons de garder cette idée de contenant et de contenu.

Historicité.

Une grande majorité des rites qui composent aujourd’hui l’offertoire sont d’un ajout tardif, que l’on peut dater du milieu du moyen âge. Avant ces changements successifs, l’offertoire ne se composait que de deux éléments, une procession, accompagnée d’un chant, et la prière de Secrète, qui en elle-même résumait les prières apparues plus tard.

C’est important, pour comprendre la disposition et la cohérence de la cérémonie aujourd’hui de connaître un petit peu son histoire, c’est pourquoi je commence par vous décrire rapidement les quelques cérémonies disparues.

Missa catechumenorum

Un élément disparu de l’offertoire se trouvait également au tout début de la cérémonie d’offertoire, il s’agit du renvoi des catéchumènes. En latin missa catechumenorum, donc messe des catéchumènes, qui désigne en premier lieu ce moment de la messe, où ils s’en vont, puis fini par désigner toute la première partie de la messe jusqu’à ce moment-ci. Et donc par opposition, le reste de la cérémonie, jusqu’au renvoi des fidèles est appelée missa fidelis, messe des fidèles. On en arrive ainsi au terme de messe. Messe signifie donc renvoi.

Le missa catechumenorum, le renvoi des catéchumènes est un signe très fort qui marque l’importance des cérémonies à venir. Ce qui se passait réellement c’est qu’on demandaient solennellement à ceux qui n’étaient pas encore baptisés de sortir de l’Église, avant de fermer les portes à clé, comme on peut le faire encore aujourd’hui dans les rites orientaux. Dans les rites occidentaux la pratique disparaît entre le Xème et le XIIème siècle. Dans un ancien sacramentaire du rite romain, on pouvait entendre vers le IXème siècle cette expression : « Sortez d’ici hérétiques, Juifs, païens, ariens, vous qui n’avez rien à y faire ». On voit bien que le sacrifice commence et qu’il n’est plus question maintenant de simples enseignements qu’on aurait pu recevoir semblablement à un autre moment de la journée par exemple.

Ce renvoi se justifiait aussi de manière à signifier le caractère mystérieux de la messe, seul pourrait-on dire les initiés on le droit d’assister au sacrifice. Comme s’était le cas chez les hébreux, seuls, les circoncis pouvaient rentrer dans le Temple.

Bien sûr depuis lors, l’Église a trouvé d’autre moyens de signifier ce fait, et elle permet aux catéchumènes et mêmes aux païens d’assister à la messe en entier, puisque les grâces peuvent s’y révéler nombreuses.

L’ancienne Procession d’offertoire.

Une seconde cérémonie aujourd’hui disparue est cette procession, par laquelle les fidèles offraient en premier lieu du pain et du vin pour le sacrifice. Le clergé venaient chercher dans la foule les offrandes et venait les déposer dans le choeur. Cette cérémonie a connu de nombreuses évolutions quand aux objets qui étaient donnés. D’abord primait le fait de venir offrir les oblats pour le sacrifice. Mais rapidement, puisqu’il était clair qu’il n’y avait pas besoin d’autant de miche de pain et de bouteille de vin qu’il y avait de fidèles, on s’est mit à offrir plutôt des biens nécessaires à la vie du clergé, en nature. On est passé enfin à accepter quel bout de papier sur lequel on inscrivait les choses que l’on offrait, plutôt que de devoir les porter dans l’Église. On a facilement transformé tout ceci en sommes d’argent, offertes donc aujourd’hui pendant la Quête, qu’on a un peu avancé dans le moment de la cérémonie de sorte à ce qu’elle ne vienne pas déranger la profondeur des prières et des méditations pendant l’offertoire.

Pendant cette procession d’offertoire, on chantait cette pièce grégorienne qui subsiste toujours, l’antienne d’Offertoire. Une hymne qui se chantait à deux chœurs qui se répondaient l’un l’autre, le chant devait durer pendant toute la procession, le célébrant faisait signe aux chantres de s’arrêter une fois la chose faite. Nous ne conservons du chant aujourd’hui que l’antienne, c’est-à-dire le premier verset. « Il faut mieux chanter 5 psaume la joie au cœur que dire tout le psautier dans l’angoisse, car ce n’est pas par le nombre de mots que le bon Dieu se laisse fléchir » nous rappelle saint Jérôme.

Louis Djeddi, Association la Phalange Liturgique

Nous suivre sur notre cycle de vidéos et d’articles sur la liturgie :

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Artsakh : génocide et mémoricide

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Des photos satellites semblent confirmer que la cathédrale arménienne Sainte-Mère-de-Dieu de Stepanakert, la capitale de l’Artsakh, avait été détruite ces dernières semaines. Déjà début avril, l’église Saint-Jacques de la même ville avait été démolie. C’est actes ne sont malheureusement pas isolés. Partout en Artsakh, le patrimoine arménien est menacé quand il n’est pas totalement supprimé.

Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient rappelle qu’ « après la destruction systématique du patrimoine arménien dans l’actuelle Turquie, cette destruction systématique du patrimoine arménien d’Artsakh était annoncée et prévisible. L’Azerbaïdjan n’a jamais caché sa volonté de faire disparaître toute trace arménienne en Artsakh, après en avoir chassé toute sa population il y a bientôt trois ans« .

« Alors que l’Arménie et les Arméniens du monde entier célèbreront demain, 24 avril,  la mémoire du génocide, la destruction de la cathédrale de Stepanakert est vécue comme une profonde blessure et une provocation supplémentaire » continue Benjamin Blanchard. « Au génocide suit désormais le mémoricide, avec la négation de la mémoire arménienne de l’Artsakh« .

Présente en Arménie depuis 2020, notamment auprès des populations déplacées de l’Artsakh, SOS Chrétiens d’Orient appelle les autorités françaises à garantir :

-le respect des églises et du patrimoine arménien en Artzakh

-le droit au retour des réfugiés d’Artzakh et la restitution de leurs biens

-le retour en Arménie des prisonniers politiques artsakhiotes détenus par l’Azerbaïdjan

Dignité et solidarité : faisons entendre la voix des plus fragiles

 

🔎 Débat de société en cours : une proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir est actuellement examinée.

👥 Pour de nombreuses personnes malades, en situation de handicap, âgées ou dépendantes — ainsi que pour leurs proches — ce sujet soulève des préoccupations majeures.

🗣️ C’est dans ce contexte que l’association Les Éligibles et leurs Aidants s’engage : porter la voix de celles et ceux directement concernés et contribuer activement au débat public.

🎯 La position est claire : la dignité humaine est intrinsèque et inviolable.
🕳️ Une société juste se définit par sa capacité à protéger et accompagner les plus vulnérables.
🕳️ Choisir d’aider à vivre plutôt qu’à mourir.

👉 Pourquoi adhérer ?
▶️ Soutenir les personnes vulnérables et leurs aidants ;
▶️ Donner plus de poids à leur voix dans le débat public ;
▶️ Participer à une mobilisation citoyenne essentielle ;
▶️ Contribuer aux actions d’information, de sensibilisation et de représentation.

🤝 Dans un moment clé pour notre société, rejoindre l’association, c’est faire un choix de solidarité et de responsabilité.

👇 Adhérez et soutenez :
https://am-ko8jmgrwsz8st.assoconnect.com/collect/description/676697-l-campagne-d-adhesion-2026

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Un cardinal et des militants pro-vie tirent la sonnette d’alarme face au projet de loi anti-chrétien C-9 au Canada

Des groupes canadiens pro-vie et religieux, dont un cardinal, ont tiré la sonnette d’alarme concernant un nouveau projet de loi qui criminalise l’expression et les croyances religieuses lorsqu’ils citent des passages de la Bible, notamment des passages sur l’homosexualité et le genre.

Les préoccupations concernent le projet de loi C-9, dit « Loi contre la haine ». Ce projet de loi a récemment été adopté par la Chambre des communes et est sur le point d’être approuvé par le Sénat.

Dans une  lettre adressée le mois dernier aux sénateurs canadiens, le cardinal Frank Leo, archevêque métropolitain de Toronto, a déclaré que si l’Église catholique reconnaît « l’importance de lutter contre la haine et de protéger les individus et les communautés contre la violence », des modifications doivent être apportées au projet de loi.

« Chaque personne doit pouvoir vivre et pratiquer sa religion en toute sécurité et dans la dignité, et nous soutenons les efforts qui contribuent véritablement à faire progresser ces nobles objectifs ».

Le cardinal Leo a déclaré que de nombreux « chefs religieux » ainsi que des « experts en libertés civiles » avaient averti que le projet de loi, tel qu’il était rédigé, comportait de « graves préoccupations » qui n’avaient pas été prises en compte.

« Tout au long du processus législatif, des recommandations judicieuses ont été formulées afin de garantir que la loi s’attaque efficacement à la malveillance de la haine tout en cherchant consciencieusement à protéger certaines libertés fondamentales chères aux Canadiens ».

« Malheureusement, la législation, dans sa forme actuelle, ne répond manifestement pas de manière adéquate à ces graves préoccupations. »

La suppression de l’exemption religieuse a suscité la condamnation de la Conférence des évêques catholiques du Canada, qui a publié  une lettre ouverte critiquant l’amendement proposé et demandant son abrogation.

« Il est impératif que les engagements pris par le gouvernement en matière de garanties soient intégrés au projet de loi lui-même. Ce n’est qu’une fois inscrits dans la loi que ces protections – ces droits – pourront être véritablement respectés et garantis. »

« Il existe une solution, et je prie pour que le Sénat s’efforce de la trouver – une solution permettant d’introduire des mécanismes législatifs pour éliminer les terribles expressions de haine, tout en veillant à ce que les violations des libertés acquises et reconnues, en particulier pour les personnes et les communautés de foi, soient préservées, consacrées, honorées et protégées ».

« L’avenir de nos communautés religieuses dépend en grande partie des libertés qui nous permettent de faire ce que nous faisons, dans le plus grand respect de toutes les personnes, croyantes ou non, au sein de notre société canadienne multiculturelle et pluraliste. »

Le cardinal Leo a demandé au Sénat d’examiner « attentivement » la modification du projet de loi C-9 afin de préciser que les droits des Canadiens à la « liberté de religion, de conscience et d’expression » garantis par la Charte sont protégés.

David Cooke, directeur des campagnes de Campaign Life Coalition (CLC) et pasteur chrétien, a déclaré à LifeSiteNews que les Canadiens croyants devraient « se préparer à une hostilité croissante » en raison du projet de loi C-9.

« Avec l’adoption du projet de loi C-9 à la Chambre, les chrétiens et les défenseurs du droit à la vie seront presque certainement confrontés à un tout nouveau niveau d’hostilité, car la porte s’ouvre à une véritable persécution sous couvert d’une prétendue légalité ».

Jack Fonseca, directeur des opérations politiques de CLC, a déclaré que les catholiques et tous les chrétiens doivent  être prêts  à « se battre » pour leurs droits religieux.

De plus, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF) a déclaré que le projet de loi C-9 « donnerait aux forces de l’ordre » et au gouvernement le pouvoir de poursuivre ceux qu’ils estiment avoir violé les « sentiments » d’une personne d’une manière « haineuse ».

Où sont les ‘intellos’ défenseurs de Kamel Daoud ?

Les 170 auteurs qui ont annoncé quitter Grasset pour défendre la liberté d’expression ont courageusement décidé de se taire concernant Kamel Daoud.

L’écrivain franco-algérien était poursuivi par la justice algérienne pour un roman évoquant la guerre civile ayant opposé le régime algérien aux islamistes entre 1991 et 2002. Un sujet interdit en Algérie. Kamel Daoud a annoncé sur X avoir été condamné par les tribunaux algériens à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende pour son roman Houris  (Gallimard, 2024). Dans la foi musulmane, ce terme désigne les jeunes filles promises au paradis. Cet ouvrage, qui lui avait valu le prix Goncourt en 2024, raconte l’histoire d’Aube, une jeune coiffeuse algérienne rescapée de la décennie noire (1991-2002), cette guerre civile algérienne taboue pour le régime d’Alger.

Kamel Daoud indique avoir été condamné « en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », un texte qui, selon l’auteur, « réprime l’évocation publique de la guerre civile ». À cause de la loi algérienne qui réprime de fait tout ouvrage sur la décennie noire, Houris ne peut pas être édité en Algérie.

« Dix ans de guerre, près de 200 000 morts selon les estimations, des milliers de terroristes amnistiés… et un seul coupable : un écrivain», souligne l’auteur sur X. Kamel Daoud est en outre visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie en mai 2025.

Boualem Sansal a réagi sur le site de la Nouvelle Revue politique =

«Une semaine après la visite historique du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril, placée sous le signe du pardon, de la paix et de la réconciliation, le pouvoir algérien retombe dans sa vieille méthode : punir, intimider, faire taire». «Cette décision n’est pas un accident judiciaire. C’est une méthode de gouvernement par la peur. Le pouvoir veut la soumission du peuple et le silence des écrivains. En condamnant Kamel Daoud, c’est aussi un écrivain français qu’il prétend juger et punir. Nous lui disons ici notre soutien total.»

La naissance du couple germano-italien

D’Antoine de Lacoste pour la Revue d’Histoire Européenne :

Dans l’Union européenne, il y avait un socle. Il s’appelait le couple franco-allemand. Il naquit avec le duo De Gaulle-Adenauer et fut suivi des couples Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Sarkozy-Merkel, même si ce dernier fut un peu plus agité. Avec François Hollande, il ne se passa évidemment rien. Le comportement d’Emmanuel Macron était attendu avec intérêt, d’autant que son inexpérience internationale engendrait beaucoup d’incertitudes.

Au cours de son premier mandat, notre sémillant stratège fut à peu près sage. Il n’était sans doute pas facile pour un débutant d’expliquer le monde à la diva de l’Europe. Mais Angela Merkel prit sa retraite et c’est le pâle et froid social-démocrate Olaf Scholz qui devint chancelier. Le courant ne passa pas. Le discours de la Sorbonne du 25 avril 2024 prononcé avec l’emphase qu’on lui connaît par le président français résonna en creux Outre-Rhin, et le concept d’«Europe puissance» n’intéressa guère. Les divergences se sont amplifiées avec le conservateur Friedrich Merz qui remporta les élections de 2025.

Quand deux hommes caractérisés par une arrogance frisant la pathologie doivent se parler souvent, il est peu probable qu’il en sorte quelque chose de constructif. Mais cela a aidé à révéler au grand jour des intérêts stratégiques devenus sérieusement contradictoires.

Emmanuel Macron a accéléré le surendettement de la France et jette maintenant son dévolu sur les finances européennes. Il plaide pour des « Eurobonds d’avenir », jolie formule qui veut dire qu’on va beaucoup emprunter. Merz n’en veut pas, tout en acceptant un emprunt de 90 milliards destiné à l’Ukraine qui ne remboursera jamais, peu importe, c’est pour une œuvre. Viktor Orban bloque ce funeste projet, mais pour combien de temps ? Le chancelier allemand veut même aller plus loin dans l’aide au pays le plus corrompu d’Europe et pour cela voler les avoirs russes placés dans les banques du vieux continent. Il y en a pour 200 milliards, mais là c’est Macron qui ne veut pas en raison des risques juridiques qui pourraient survenir après la guerre. S’il fallait rembourser aux Russes l’argent que les Ukrainiens auront dépensé, cela risque en effet d’être un peu compliqué.

Certains se demandent pourquoi l’Allemagne tient tant à soutenir l’Ukraine, dépassant même les ambitions françaises ou scandinaves. La réponse est simple : Rheinmetall. Ce conglomérat industriel spécialisé dans l’armement gagne des fortunes avec la guerre. Il vend à l’Ukraine des armes qu’il fabrique et l’Ukraine paye avec l’argent que l’Europe lui donne. C’est simple, ça marche et Rheinmetall est la seule réussite industrielle allemande de ces dernières années, grâce au contribuable européen, impuissant.

Une divergence plus importante encore est apparue. L’Allemagne veut se doter d’une grande armée. Industriellement, elle en est parfaitement capable, démographiquement un peu moins, mais passons. Or elle veut le faire seule, sans la France. Le fameux projet franco-allemand SCAF (Système de Combat aérien du Futur) de 100 milliards d’euros a donc du plomb dans l’aile. Mais l’Allemagne n’a pas l’arme atomique et veut continuer à bénéficier du parapluie américain.

L’Italie, moins ambitieuse pour son armée, tient aussi beaucoup à la protection de Washington. La tradition atlantiste italienne est bien ancrée et les bonnes relations de Giorgia Meloni et Donald Trump ont renforcé les liens entre les deux pays. De plus Giorgia Meloni n’aime pas Emmanuel Macron comme son visage très expressif l’a souvent montré. Elle n’a pas oublié qu’il était très lié avec Mario Draghi et avait été mécontent de sa victoire électorale en 2022.

C’est donc avec un grand sourire qu’elle a accueilli le 23 janvier dernier Friedrich Merz, flanqué d’une bonne dizaine de ses ministres. De nombreux accords bilatéraux ont été signés dans une ambiance fort chaleureuse, et Giorgia Meloni a conclu que « 2026 sera l’année de l’Italie et de l’Allemagne. » Une jolie pierre dans le jardin français.

Isolé, discrédité, moqué, Macron n’a plus qu’un atout pour inverser la tendance : l’arme nucléaire que la France est la seule à posséder de façon autonome en Europe, celle de la Grande-Bretagne étant sous contrôle américain. Il lui reste un an pour organiser son « partage » avec l’Allemagne et peut-être d’autres pays. Ce sera le dernier fleuron de la « start-up nation » ainsi bradé par le plus anti-français de tous nos présidents.

Pèlerinage de saint Michel – 8 au 10 mai

Du 8 au 10 mai 2026, le Pèlerinage de toute la France au Mont Saint-Michel connaîtra sa deuxième édition consécutive, reliant à pied Saint-Malo au Mont-Saint-Michel, lieu emblématique de foi et de rassemblement.

Pensé comme un pèlerinage de toute la France, cet événement spirituel a pour vocation de rassembler les catholiques dans leur diversité, au-delà des parcours et des sensibilités, afin de manifester concrètement l’unité de l’Église.

Par sa date, son itinéraire et son ambition, le pèlerinage de Saint Michel entend s’inscrire durablement dans le calendrier spirituel français, avec l’objectif d’ancrer le 8 mai comme une date de référence pour un grand rendez-vous annuel de pèlerinage national, appelé à se renouveler chaque année.

L’édition 2026 s’inscrit dans le prolongement de l’année jubilaire, en écho à l’appel du pape à avancer ensemble sur un chemin d’espérance, autour du thème : « Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! »

Sous la protection de Saint Michel Archange, saint patron et protecteur de la France, les pèlerins marcheront dans une démarche ouverte à tous, seuls ou en familles, croyants engagés ou personnes en recherche.

Après une première édition fondatrice en 2025, qui a réuni 500 pèlerins venus de toute la France, les organisateurs anticipent en 2026 une participation en forte hausse, signe du rayonnement croissant et de l’ancrage rapide de ce pèlerinage à l’échelle nationale.

Messe d’ouverture – vendredi 8 mai à 8h30, cathédrale de Saint-Malo, célébrée par Mgr Jean Bondu,
Messe de clôture – dimanche 10 mai à 7h30, abbatiale du Mont-Saint-Michel, célébrée par Mgr Pierre-Antoine Bozo, avec la présence de Mgr Grégoire Cador (procession à partir de 6h45).

S’inscrire au Pèlerinage : https://tally.so/r/lbedaW

« L’importance de protéger et de chérir la famille et les valeurs qui y sont transmises »

Lors d’une rencontre avec les jeunes et les familles en Guinée, le pape Léon XIV a rappelé :

[…] Mes très chers frères et sœurs, vous êtes venus à cette rencontre avec vos familles. Elles sont la terre fertile où s’enracine le jeune et fragile arbre de votre croissance humaine et chrétienne. C’est pourquoi je vous invite tous à rendre grâce au Seigneur pour le don de vos proches et, comme nous l’ont enseigné Purificación et Jaime Antonio, à vous confier à Lui afin que vos familles grandissent dans l’unité, accueillent la vie comme un don précieux et les éduquent à rencontrer le Seigneur, le Seigneur qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (cf. Jn 14, 6). Nombre d’entre vous se préparent au sacrement du mariage. Être époux et parents est une mission exaltante, une alliance à vivre au quotidien, dans laquelle nous nous renouvelons sans cesse les uns pour les autres, promoteurs, avec Dieu, du miracle de la vie et bâtisseurs de bonheur, pour vous-mêmes et pour vos enfants. Préparez-vous à vivre cette vocation comme un chemin d’amour véritable, qui s’épanouit dans la liberté, un chemin d’espérance né de la certitude que Dieu ne vous abandonnera pas, un chemin de sainteté qui recherche toujours le bien et le bonheur d’autrui.

Je remercie infiniment Victor Antonio pour la sincérité et le courage avec lesquels il a partagé son histoire. Ses paroles nous aident à saisir plus profondément encore la valeur de nos propos. Elles résonnent comme un poids, non pour nous détruire, mais pour nous encourager à bâtir un monde meilleur, fondé sur le respect de la vie dès sa naissance et tout au long de son développement, et sur le sens des responsabilités envers les enfants et les jeunes. Victor Antonio nous a rappelé qu’accueillir la vie exige amour, engagement et attention, et ces mots, prononcés par son adolescent, devraient nous amener à réfléchir sérieusement à l’importance de protéger et de chérir la famille et les valeurs qui y sont transmises. Cultivons-les, vivons-les, témoignons-en, même lorsque cela implique des sacrifices, ou lorsque, comme l’ont dit Jaime Antonio et Purificación, les jugements, les préjugés et les stéréotypes tentent d’en minimiser la valeur. Une famille qui sait accueillir et aimer est lumière, est chaleur. Le pape François nous a laissé de belles paroles à ce sujet, il nous a dit : « Le couple du père et de la mère avec toute leur histoire d’amour […], le couple qui aime et engendre la vie est la véritable “sculpture” vivante […], capable de manifester Dieu le Créateur et Sauveur » (Exhortation apostolique Amoris Laetitia , 9.11). […]

« Il faut des chrétiens qui prennent en main le destin de la Guinée équatoriale »

Dans son homélie prononcée lors de la messe à Mongomo, le pape Léon XIV a souligné :

[…] La devise de ma visite est « Le Christ, lumière de la Guinée équatoriale vers un avenir d’espérance », et c’est peut-être là, aujourd’hui, la plus grande faim : il y a une faim d’avenir, mais d’un avenir habité par l’espérance qui peut faire naître une nouvelle justice, qui peut porter des fruits de paix et de fraternité. Et il ne s’agit pas d’un avenir inconnu que nous devons attendre passivement, mais d’un avenir que nous sommes appelés, avec la grâce de Dieu, à construire. L’avenir de la Guinée équatoriale dépend de vos choix ; il repose sur votre sens de responsabilité et sur l’engagement partagé pour préserver la vie et la dignité de chaque personne.

Il est donc nécessaire que tous les baptisés se sentent impliqués dans l’œuvre d’évangélisation, deviennent des apôtres de la charité et des témoins d’une nouvelle humanité.

À la lumière et avec la force de l’Évangile Il s’agit de prendre part au développement intégral de cette terre, à son renouveau, à sa transformation. Le Créateur vous a dotés de nombreuses richesses naturelles : je vous exhorte à coopérer afin qu’elles puissent être une bénédiction pour tous. Que le Seigneur vous aide à devenir de plus en plus une société où chacun, selon ses différentes responsabilités, œuvre au service du bien commun et non d’intérêts particuliers, en dépassant les inégalités entre privilégiés et défavorisés. Que les espaces de liberté s’accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée : je pense aux plus pauvres, aux familles en difficulté ; Je pense aux prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d’hygiène et de santé inquiétantes.

Frères et sœurs, il faut des chrétiens qui prennent en main le destin de la Guinée équatoriale. C’est pourquoi je voudrais vous encourager : n’ayez pas peur d’annoncer et de témoigner de l’Évangile ! Soyez les bâtisseurs d’un avenir d’espérance, de paix et de réconciliation, en poursuivant l’œuvre que les missionnaires ont commencée il y a 170 ans. […]

La plus importante association gauchiste américaine mise en examen

Le ministère de la Justice américain (DOJ) a annoncé une mise en accusation contre le Southern Poverty Law Center (SPLC), l’un des groupes d’activistes de gauche les plus puissants des États-Unis, pour 11 chefs d’accusation de fraude bancaire et autres crimes.

Cette organisation à but non lucratif avait « secrètement transféré plus de 3 millions de dollars de dons » à des membres du Ku Klux Klan, du Parti national-socialiste d’Amérique et d’autres organisations extrémistes dans le cadre d’enquêtes les concernant. Le Southern Poverty Law Center (SPLC) a omis d’informer ses donateurs qu’il utilisait leurs fonds « pour financer les dirigeants et organisateurs de groupes racistes, alors même qu’il dénonçait ces mêmes groupes sur son site web », selon le ministère.

Le ministère de la Justice a déclaré que le SPLC avait « ouvert des comptes bancaires liés à une série d’entités fictives » pour dissimuler le stratagème et « fait une série de fausses déclarations concernant le fonctionnement de ces comptes ». 

« Le SPLC instrumentalise le racisme pour justifier son existence », a déclaré le procureur général par intérim Todd Blanche. 

Les démocrates ont critiqué l’inculpation, le député d’extrême gauche Pramila Jayapal déclare que le « Southern Poverty Law Center accomplit un travail incroyablement important » et qu’elle « continuera de les soutenir ».

Ce groupe est l’une des plus importantes organisations aux États-Unis, avec une dotation de 822 millions de dollars et des revenus de 129 millions de dollars en 2024, grâce au soutien financier de grands donateurs libéraux. Le SPLC est depuis longtemps critiqué pour ses salaires exorbitants, les allégations de harcèlement sexuel et de mauvais traitements infligés à son personnel, ainsi que pour le transfert de centaines de millions de dollars vers des comptes offshore.

Fondé en 1971 en tant que cabinet d’avocats spécialisé dans les droits civiques, le Southern Poverty Law Center s’est fait connaître ces dernières décennies pour son activisme d’extrême gauche et pour avoir diffamé les organisations conservatrices, catholiques et autres organisations chrétiennes traditionnelles en les qualifiant de « groupes haineux » pour leur opposition à l’homosexualité et à la transidentité. La « carte de la haine » du SPLC présente des organisations pro-famille importantes telles que le Family Research Council, l’Alliance Defending Freedom et le Liberty Counsel aux côtés de groupes suprémacistes blancs terroristes comme le Ku Klux Klan. Le SPLC classe les croyances « anti-LGBTQ+ » parmi les « idéologies extrémistes » qu’il surveille, au même titre que les mouvements « skinheads racistes », « néonazis » et « négationnistes ». L’organisation associe la « haine anti-LGBTQ+ » aux idées selon lesquelles l’hétérosexualité serait la seule sexualité « normale » ou que le genre ne peut être compris que comme « masculin » ou « féminin », deux idées soutenues par l’enseignement catholique et la Bible.

Le SPLC surveille également le « catholicisme traditionaliste radical », reprochant aux soi-disant « catholiques traditionnels radicaux » de s’opposer aux « réformes libéralisantes » après Vatican II qui « ont donné plus de pouvoir aux laïcs » et affirmant que « l’antisémitisme est une partie inextricable de leur théologie ». Parmi les autres organisations visées par le SPLC figurent le Center for Family and Human Rights (C-Fam), l’American Family Association, Focus on the Family, l’American College of Pediatricians, le Ruth Institute, le média catholique Church Militant (aujourd’hui disparu) et Do No Harm, qui s’oppose aux transitions de genre chez les mineurs. Le groupe classe de manière absurde des organisations pro-parents comme Moms for Liberty parmi les groupes « antigouvernementaux » extrémistes. Le Southern Poverty Law Center continue de dénoncer Turning Point USA comme un « groupe haineux », même après l’assassinat de son fondateur, Charlie Kirk, par un tueur à gages d’extrême gauche en 2025.

La propagande du SPLC a conduit à des violences contre les conservateurs, notamment un quasi-massacre en 2012, lorsque le militant homosexuel Floyd Lee Corkins II est entré au siège du Family Research Council avec un pistolet semi-automatique et 50 cartouches, cherchant à « tuer autant de personnes que possible ».

Le Southern Poverty Law Center (SPLC) a entretenu des relations étroites avec le gouvernement fédéral sous les administrations démocrates. Le ministère de la Justice a invité la cofondatrice du SPLC – qui a ensuite été licenciée pour « conduite inappropriée » – à prendre la parole, et le FBI l’ a répertoriée comme « ressource » sous l’administration Obama. En 2021, le ministère de la Justice de Biden a fait appel au SPLC en tant que consultant en matière d’« extrémisme ».

Cependant, le FBI de Trump a rompu tous les liens avec le groupe l’automne dernier. 

Les géants de la tech, dont Facebook, Twitter, Google et Amazon, se sont également associés au SPLC, l’utilisant pour signaler les groupes dits « haineux » et les supprimer ou les restreindre sur leurs plateformes.

Liban : un soldat français blessé succombe à ses blessures. RIP

Un deuxième militaire français de la Finul est mort mercredi 22 avril des suites de ses blessures suite à l’embuscade qui a déjà tué samedi l’adjudant Florian Montorio. Le caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, avait été rapatrié mardi du Liban.

Ces militaires ont été pris dans une embuscade alors qu’ils procédaient à une opération de déminage dans le sud du pays, dans laquelle deux autres soldats français ont été blessés.

Les autorités françaises ont immédiatement attribué l’attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah actif dans le sud du Liban, ce que le groupe islamiste chiite a nié.

Une loge maçonnique au RN ?

Evidemment, il faut se méfier des informations colportées par L’Huma. Mais dans le numéro d’hier, on découvre qu’une dizaine de personnes proches ou membres du RN se rassemblent chaque mois au sein d’une loge maçonnique, la loge Suger au sein de la GLNF :

Fake news dans l’Huma

Selon le numéro de L’Humanité d’aujourd’hui, un homme aurait tiré sur des enfants avec une carabine en proférant des insultes racistes, en Haute-Loire:

 

En fait, aucun tir ni propos raciste n’ont eu lieu selon le parquet. Un homme de 65 ans a été placé en garde à vue après avoir été aperçu avec une carabine.

« Aucun tir en direction des personnes présentes n’a été constaté et aucune personne n’a été blessée », contredit le parquet du Puy-en-Velay. Un enfant de 10 ans entendu en qualité de victime a indiqué que l’arme a été pointée « à une reprise sur lui, ce que n’évoquent pas les autres témoins entendus et victimes ».

« Aucun propos à caractère raciste n’a été évoqué par les témoins ou les victimes. Le mis en cause reconnaît avoir voulu impressionner les enfants dont il disait ne plus supporter les bruits ».

Sur le certificat médical produit par l’enfant mineur, qui a déposé plainte, il est mentionné « 0 jour d’ITT » et aucune trace de lésion visible. Il n’évoque aucune insulte raciste dans sa plainte.

« Ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste ».

Le problème du détournement de la connaissance vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité

Lors de sa rencontre avec le monde de la culture à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau campus de l’Université nationale de Guinée équatoriale auquel a été donné le nom du pape, Léon XIV a déclaré :

[…] Dans le jardin du Livre de la Genèse, à côté de l’arbre de vie, se dresse également l’arbre de la connaissance du bien et du mal (cf. Gn 2, 9), dont Dieu ordonne à l’homme et à la femme de ne pas manger les fruits. Il convient de souligner qu’il ne s’agit pas d’une condamnation de la connaissance en tant que telle, comme si la foi craignait l’intelligence ou considérait avec suspicion le désir de savoir. L’être humain a reçu la capacité de connaître, de nommer, de discerner, de s’émerveiller devant le monde et de s’interroger sur son sens (cf. Gn 2, 19).

Le problème ne réside donc pas dans la connaissance, mais dans son détournement vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité, mais à la plier à ses propres exigences, en la jugeant selon la convenance de celui qui prétend la connaître. Là, la connaissance cesse d’être une ouverture et devient une possession ; elle cesse d’être un chemin vers la sagesse et se transforme en une affirmation orgueilleuse d’autosuffisance, ouvrant la voie à des égarements susceptibles de devenir inhumains.

Cependant, l’histoire biblique ne prend pas fin devant cet arbre. La tradition chrétienne contemple un autre arbre, celui de la Croix, non pas comme une négation de l’intelligence humaine, mais comme signe de sa rédemption (cf. Col 2, 2-3). Si la Genèse présente la tentation d’une connaissance séparée de la vérité et du bien, la croix révèle au contraire une vérité qui, loin d’imposer sa domination, s’offre par amour et élève l’homme à la dignité avec laquelle il a été conçu dès son origine. Là, l’être humain est invité à laisser guérir son désir de connaître : à redécouvrir que la vérité ne se fabrique pas, ne se manipule pas et ne se possède pas comme un trophée, mais qu’elle s’accueille, se cherche avec humilité et se sert avec responsabilité.

C’est pourquoi, dans une perspective chrétienne, le Christ n’apparaît pas comme une échappatoire fidéiste face à la difficulté intellectuelle, comme si la foi commençait là où la raison s’arrête. Au contraire : en Lui se manifeste la profonde harmonie entre vérité, raison et liberté. La vérité s’offre comme une réalité qui précède l’homme, lui parle et l’appelle à sortir de lui-même, et c’est pourquoi elle peut être recherchée avec confiance. La foi, loin de mettre fin à cette recherche, la purifie de toute autosuffisance et l’ouvre à une plénitude vers laquelle la raison tend, même si elle ne peut la saisir complètement.

Ce faisant, l’arbre de la Croix ramène l’amour de la connaissance à sa source originelle. Il nous enseigne que connaître signifie s’ouvrir à la réalité, en accueillir le sens et en préserver le mystère. Ainsi, la recherche de la vérité demeure-t-elle véritablement humaine : humble, sérieuse et ouverte à une vérité qui nous précède, nous appelle et nous transcende.

En effet, il ne suffit pas qu’un arbre porte du fruit : la qualité de ce fruit compte aussi, car c’est à ses fruits qu’on reconnaît l’arbre (cf. Mt 7, 20). De même, une université se jauge à la qualité des étudiants qu’elle offre à la vie de la communauté, plus qu’au nombre de diplômés ou à l’étendue de ses infrastructures. Tel est le désir sincère que l’Église catholique exprime dans son engagement séculaire dans le domaine de l’éducation : que les professionnels excellent grâce à leurs connaissances et à leur savoir-faire ; fruits mûrs pour une véritable fécondité, capables d’aller au-delà de la simple apparence du succès. […]

Christianisation et islamisation de l’Afrique du Nord

A l’occasion de la visite du pape en Algérie, le numéro d’avril d’Afrique réelle revient sur la christianisation et la déchristianisation de l’Afrique du Nord.

Ce fut la romanité qui ouvrit la voie à la christianisation des Berbères laquelle épousa les limites de l’Empire. Dans toute la Berbérie, à l’exception de la Maurétanie Tingitane, (l’actuel Maroc), la chrétienté fut florissante. Du Ier au VIIe siècle, 175 localités de l’actuelle Algérie et 141 de l’actuelle Tunisie – mais seulement 2 dans l’actuel Maroc -, étaient des sièges épiscopaux. Dans la seule Maurétanie Césarienne, l’actuelle Algérie centrale et occidentale, en 484, il y avait 120 évêques catholiques.

Après la conquête musulmane, au VIIe siècle, en Egypte, en Syrie, au Liban, en Irak, en Jordanie et en Iran, les chrétiens devenus minoritaires et même ultra-minoritaires ont réussi à maintenir leur identité. Rien de tel dans l’actuel Maghreb.

Le RP Cuoq écrivait que :

« (…) dans l’islam importé par les envahisseurs, les chrétiens d’alors voyaient moins une religion nouvelle qu’une hérésie de plus, à l’instar de l’arianisme, du monophysisme ou du donatisme. Un saint Jean Damascène, fonctionnaire chrétien du calife de Damas et Père de l’Eglise, ne considérait-il pas la religion des nouveaux maîtres de l’Orient comme une hérésie chrétienne ? On comprend mieux, dans ces conditions, que des chrétiens berbères aient passé à l’Islam » (Cuoq, 1984 : 118).

La question de l’islamisation des Berbères débouche sur la réalité de la christianisation de l’Afrique du Nord.

Le débat qui est ancien a été relancé par Marcel Bénabou (1976 et 1978), par Yvon Thébert (1978) et par Mériem Sebaï (2005). Un débat que Gabriel Camps résumait parfaitement à travers la question suivante : « Comment l’Afrique du Nord, peuplée de Berbères en partie romanisés, en partie christianisés, est-elle devenue en quelques siècles un ensemble de pays entièrement musulmans et très largement arabisés, au point que la majeure partie de la population se dit et se croit d’origine arabe ? » (…) « Comment expliquer que l’Africa, la Numidie et même les Maurétanies, qui avaient été évangélisées au même rythme que les autres provinces de l’Empire et qui possédaient des églises vigoureuses, aient été entièrement islamisées alors qu’aux portes mêmes de l’Arabie ont subsisté des populations chrétiennes : Coptes des pays du Nil, Maronites du Liban, Nestoriens et Jacobites de Syrie et d’Iraq ? » (Camps, 1987 : 132).

A ces questions, François Decret a donné les éléments de réponse suivants : « (…) la christianisation s’était faite exclusivement à travers la langue latine, qui n’était pas seulement la langue des villes, mais s’était développée dans les régions rurales en relation avec les cités pour le commerce et les marchés. Il reste que, dans bien des zones forestières et montagneuses isolées, le petit peuple utilisait les anciens parlers punique ou libyque et n’avait donc pas accès à la prédication chrétienne. Ainsi, à Fussala, à quarante milles d’Hippone, où la population ne parlait que le punique, Augustin eut la plus grande peine à trouver un clerc pour diriger ce nouveau diocèse. Il en allait tout autrement en Orient où le christianisme s’implanta à travers le copte, le syriaque, l’arménien et autres langues locales. Pour leur part, les Africains (lire Berbères) rejetant Rome et la latinité s’effaçant, le christianisme qui en était tributaire perdait naturellement son support » (Decret, 2002 : 3).

Néanmoins, le christianisme ne disparût pas immédiatement après 647-709, dates de la conquête musulmane du Maghreb.

Les sources latines et arabes montrent ainsi que des communautés chrétiennes de plus en plus réduites subsistèrent dans certaines villes (Carthage, Kairouan, Tlemcen, et certaines cités de l’Aurès). Et cela, même si les chrétiens des villes avaient très majoritairement rejoint l’islam. Ne perdons pas de vue que les citadins avaient le souvenir des circoncellions qui, au IVe siècle, avaient mis toute la région à feu et à sang. Dans le désordre de ces temps de la conquête, les nouveaux venus leur seraient peut-être apparus, dans une certaine mesure, comme des protecteurs.

Les papes continuent d’entretenir des contacts sporadiques avec l’Afrique du Nord, et des évêques africains sont encore mentionnés jusqu’au Xe siècle, bien que de manière de plus en plus rare. Dominique Valérian a montré que les sources latines, bien que très fragmentaires, confirment une survie réelle mais difficile à quantifier du christianisme maghrébin après la conquête. L’érosion progressive s’est faite à partir du statut de dhimmi dans lequel les chrétiens étaient certes « protégés », mais leur soumission aux impositions, aux vexations et aux restrictions, a fini par venir à bout de l’esprit de résistance. L’islamisation qui fut donc administrative entraîna une conversion progressive qui se fit pour des raisons fiscales, sociales ou politiques. Et comme les chrétiens n’eurent plus le droit de construire ou simplement d’entretenir l’extérieur des églises, la dégradation des bâtiments cultuels devint irréversible.

Chronologiquement, l’érosion se produisit dès les VIIe-VIIIe siècles avec l’affaiblissement des communautés chrétiennes. Au IXe siècle nous notons la raréfaction des évêques, mais une présence chrétienne encore attestée. Les Xe-XIe siècles voient la généralisation des conversions à l‘islam, le christianisme ne semblant plus survivre que dans isolats. Au Xe siècle, à Carthage, nous avons la preuve qu’existait encore une communauté chrétienne. Quelle était son importance ? Nous l’ignorons. En 1053, nous disposons de deux lettres du pape Léon IX adressées à Thomas évêque de Carthage et une autre aux évêques Jean et Pierre. D’où ces derniers étaient-ils les évêques ? Nous l’ignorons, mais il est possible que l’un d’entre eux l’ait été à Tlemcen où El Bekri évoque l’existence de chrétiens et d’une église très fréquentée.

Dans l’actuelle Tunisie, il semblerait que la majorité des derniers chrétiens ait profité de la campagne normande (1146–1153) pour migrer vers la Sicile. Bien leur en prit car, en 1159 quand les Almohades prirent Tunis et les autres villes de la région, les Juifs et les chrétiens eurent le choix entre la mort ou la conversion. Ce fut alors la fin des dernières communautés d’Afrique du Nord. Ensuite, le christianisme disparu quasiment même si, selon Ibn Khaldoun au XIVe il y avait encore des villages chrétiens dans la région de Gafsa dans l’actuelle Tunisie. […]

« La Doctrine sociale de l’Église est une aide pour tous ceux qui souhaitent affronter les « choses nouvelles » qui déstabilisent la planète et la vie en société »

Extrait du discours du pape Léon XIV lors de sa rencontre mardi avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique de Guinée équatoriale :

[…] Augustin estime que les chrétiens sont appelés par Dieu à vivre dans la cité terrestre, le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. C’est la cité vers laquelle Abraham « se mit en chemin sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il séjourna dans la terre promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers comme lui de la même promesse. Car il attendait la cité aux solides fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11,8-10). Tout être humain peut apprécier cette conscience très ancienne de vivre sur terre comme de passage. Il est fondamental qu’il perçoive la différence entre ce qui dure et ce qui passe, en se préservant de la richesse injuste et de l’illusion de la domination. En particulier, « le chrétien, vivant dans la cité terrestre, n’est pas étranger au monde politique et cherche à appliquer l’éthique chrétienne, inspirée des Écritures, au gouvernement civil. La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique, mais offre de précieuses réflexions sur des questions fondamentales de la vie sociale et politique » (Discours au Corps diplomatique, 9 janvier 2026).

Aujourd’hui, la Doctrine sociale de l’Église est une aide pour tous ceux qui souhaitent affronter les « choses nouvelles » qui déstabilisent la planète et la vie en société, en recherchant avant tout le Royaume de Dieu et sa justice. C’est là un élément fondamental de la mission de l’Église : contribuer à la formation des consciences, par l’annonce de l’Évangile, en proposant des critères moraux et des principes éthiques authentiques, dans le respect de la liberté de chaque individu et de l’autonomie des peuples et de leurs gouvernements. L’objectif de la Doctrine sociale est d’éduquer à affronter les problèmes, qui sont toujours différents, car chaque génération est nouvelle, avec de nouveaux défis, de nouveaux rêves, de nouvelles questions.

En particulier, nous sommes confrontés à des questions qui ébranlent les fondements de l’expérience humaine. Comme j’ai eu l’occasion de le souligner, en comparant notre époque à celle où le Pape Léon XIII a promulgué la Rerum novarum, aujourd’hui « l’exclusion est le nouveau visage de l’injustice sociale. Le fossé entre une « petite minorité » – 1 % de la population – et la grande majorité s’est considérablement creusé. […] Lorsque nous parlons d’exclusion, nous sommes également confrontés à un paradoxe. Le manque de terre, de nourriture, de logement et de travail décent coexiste avec l’accès aux nouvelles technologies qui se répandent partout grâce aux marchés mondialisés. Les téléphones portables, les réseaux sociaux et même l’intelligence artificielle sont à la portée de millions de personnes, y compris les plus pauvres » (Discours aux mouvements populaires, 23 octobre 2025). Par conséquent, il est du devoir impératif des Autorités civiles et de la bonne politique de lever les obstacles au développement humain intégral, dont la destination universelle des biens et la solidarité sont des principes fondamentaux.

On ne peut nier, par exemple, que l’évolution technologique fulgurante à laquelle nous assistons a accéléré une spéculation liée au besoin en matières premières, qui semble faire oublier des exigences fondamentales telles que la sauvegarde de la création, les droits des communautés locales, la dignité du travail et la protection de la santé publique. À cet égard, je fais mien l’appel du Pape François, qui quittait ce monde il y a tout juste un an : « aujourd’hui, nous devons dire “non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale”. Une telle économie tue » (François, Exhort. ap. Evangelii gaudium, 53). Il est en effet encore plus évident aujourd’hui, qu’il y a quelques années, que la prolifération des conflits armés a parmi ses principales motivations la colonisation des gisements pétroliers et miniers, au mépris du droit international et de l’autodétermination des peuples. […]

La Cour de justice de l’UE interdit d’interdire aux enfants l’accès au contenu LGBTQ+

La Cour de justice de l’Union européenne a jugé mardi que la Hongrie avait enfreint le droit de l’UE en interdisant aux enfants d’accéder aux contenus LGBTQXYZ, et a ordonné à Budapest d’abroger cette législation.

L’affaire concerne la loi hongroise de 2021 restreignant ou interdisant la « promotion » de l’homosexualité et de la transition de genre dans les médias accessibles aux enfants, que Budapest a introduite lorsqu’elle a adopté le corpus de règles audiovisuelles de l’UE et ses dispositions relatives à la protection des enfants contre les contenus préjudiciables.

La Commission avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne, avec le soutien de 15 États membres et du Parlement européen.

Il serait temps de supprimer cette Cour de la honte.

L’Etat français est une passoire

Et pas seulement en raison de l’absence de frontières.

Sur le plan informatique, le ministère de l’Intérieur semble devenu incapable d’assurer la sécurité des données. Près de 12 millions de comptes sont concernés par l’incident de sécurité qui a frappé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) le 15 avril, selon le ministère de l’Intérieur, suite à un piratage informatique.

Outre un signalement adressé à la justice, le ministre Laurent Nuñez a saisi « en parallèle l’Inspection générale de l’administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur ».

Les Sentinelles de l’Invisible : ce que la clôture des Clarisses dit au monde

« Vous n’avez pas abandonné le monde pour échapper aux difficultés du monde ou pour vous désintéresser des problèmes qui tourmentent l’humanité. Ces problèmes, vous les portez tous dans votre cœur… D’une façon cachée, mais authentique, vous êtes présentes à la société et plus encore à l’Église. » — Saint Jean-Paul II, Albano, 14 août 1979.

Pendant des années, j’ai rendu visite à ma grande tante, religieuse chez les Clarisses de Caluire, proche de Lyon. Dans le silence recueilli du monastère, elle semblait posséder une boussole qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui. Alors que notre époque confond l’existence avec le mouvement et le salut avec l’horizon, la vie de ces sœurs témoigne d’une vérité oubliée : le plus grand voyage ne se mesure pas en kilomètres, mais en profondeur.

La Clôture : Une libération de l’Infini

On imagine souvent la clôture comme une frontière rigide destinée à soustraire les religieuses au monde. C’est une erreur de perspective. Comme l’enseignait Maurice Zundel, « Dieu est une radicale, éternelle, consubstantielle désappropriation. » L’homme moderne est saturé par son « moi possessif » et sa volonté de puissance.

La clôture monastique agit comme une ascèse de l’espace : en limitant l’horizon géographique, elle force l’ouverture de l’horizon intérieur. Elle permet à la Clarisse de se désapproprier de tout ce qui n’est pas l’Essentiel pour devenir une « pure capacité d’accueil pour l’Infini ». Ce « privilège de la pauvreté » cher à sainte Claire n’est pas une privation, mais une souveraineté : en ne possédant rien, on ne laisse plus aucune idole étouffer la Présence.

Un laboratoire d’humanité face à la « Conspiration du Bruit »

Cette vie est un « laboratoire d’humanité ». Comme le dénonçait Bernanos, notre siècle est une « conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Face à cette horizontalité imposée, les Clarisses imposent la verticalité. Leur quotidien est un « travail d’orfèvre » sur la conscience. Là, elles cessent d’être des consommatrices de paysages pour redevenir les patronnes de leur propre silence. Ce choix est une restauration de l’être : il prouve que l’homme n’est pas un rouage technique, mais un temple.

La « Maternité Spirituelle » au cœur d’Evangelium Vitae

C’est ici que la vocation des Clarisses rejoint l’appel prophétique de Saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae. Face à la « culture du déchet », les sœurs offrent une « présence de substitution » :

  • L’Hospitalité du Silence : Une demeure pour l’enfant à naître Là où le monde voit un projet révocable qui peut conduire à l’avortement, la moniale voit une présence sacrée. Pour l’enfant à qui la société refuse le droit de cité, elle devient une « demeure intérieure ». En se tenant en prière, elle offre à l’enfant une reconnaissance spirituelle que le monde lui refuse. Elle exerce ce que Jean-Paul II appelait le « génie féminin » dans sa forme la plus pure : elle accueille l’enfant dans son propre cœur, lui offrant un « sein spirituel » là où l’hospitalité biologique a fait défaut. Elle assure que personne ne quitte cette terre sans avoir été intensément désiré par un cœur humain.
  • Au Crépuscule de l’existence : le drame de l’euthanasie Là où notre société ne voit souvent qu’un déclin, la Clarisse pose un regard de lumière. Face à la tentation de l’euthanasie, portée par l’illusion que la souffrance dépouillerait l’homme de sa dignité, la moniale se dresse comme un témoin silencieux de l’essentiel. Elle qui a choisi une dépendance totale envers Dieu affirme, par sa vie même, une vérité bouleversante : l’être est infiniment plus grand que l’agir. Elle réhabilite la fragilité en rappelant que la dignité n’est pas un capital que l’on perd, mais un caractère sacré qui demeure intact jusqu’au dernier souffle.

Sauver la Présence pour sauver l’Humain

En « sauvant la Présence » en elles, les Clarisses la sauvent pour ceux qui l’ont perdue. Elles exercent la liberté et l’adoration pour ceux qui en sont devenus incapables. Jean-Paul II soulignait que « la vie contemplative est au cœur de l’Église car elle manifeste le primat de Dieu ». En restant fidèles à leur silence, elles empêchent l’humanité de s’effondrer sur sa propre horizontalité technique. Leur silence est la protestation métaphysique la plus radicale contre l’instrumentalisation du vivant.

Conclusion : Devenir souverain de son « Chez-soi » intérieur

Le voyage immobile nous rend souverains car il nous rend à notre dignité de « temple ». La sérénité n’est pas au bout de la route touristique ; elle réside dans le regard de celui qui a refusé de se perdre dans le décor pour trouver le chemin de son propre cœur.

La baisse des vocations n’est sans doute que le reflet de notre peur collective de ce dépouillement. Pourtant, ces monastères sont des poumons spirituels indispensables. Comme nous l’a transmis Maurice Zundel, la vie ne commence vraiment que lorsque l’on découvre que « le Ciel, c’est l’Autre en nous ». C’est là, dans cette liberté conquise sur le tumulte, que l’on apprend enfin à habiter l’éternité.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Encore un succès de l’école à la maison

Le Figaro étudiant dresse le portrait d’Anne, major 2025 du concours de lettres de l’École normale supérieur (ENS) Ulm. Elle a fini première du concours avec 17,3 de moyenne générale. Elle s’est démarquée par un triple 20/20 aux écrits ; un premier pour la dissertation en français et les deux autres pour les compositions en latin et en grec ! Elle ne coche pas vraiment la case du produit de l’Education nationale, libre, gratuite et laïcarde… Son parcours est un plaidoyer en faveur de la liberté scolaire.

Elle vient d’une famille catholique pratiquante et lisait la Bible.

«En 6e, je lisais Le bourgeois gentilhomme (1670) de Molière  et Les métamorphoses d’Ovide (8 après J-C). Étant d’une famille catholique pratiquante, j’étudiais régulièrement la Bible et je me rappelle que je faisais aussi beaucoup de mathématiques.»

Elle a fait une partie de sa scolarité à la maison.

«Ma mère est professeure des écoles donc elle m’a appris à lire et m’a initiée aux mathématiques. Je n’ai suivi aucun organisme de cours à la maison, elle s’occupait de tout.»

Elle découvre l’école en CM1, à l’âge de 9 ans. Malgré un très bon niveau scolaire, elle est angoissée à l’idée d’aller au collège et souhaite rester chez elle pour étudier.

En 5e, elle est à mi-temps au collège et suit le programme du Centre national d’enseignement à distance (Cned) lorsqu’elle est chez elle. L’année suivante, elle intègre le collège à plein temps.

À l’heure du tout numérique, elle n’est pas sur les réseaux sociaux. Elle n’a même pas de smartphone.

Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un aspect théologique

Troisième article de l’abbé Spriet. Le précédent est ici.

Le différend entre Rome et la FSSPX est d’abord non pas liturgique mais théologique. Pour synthétiser, la FSSPX se considère comme étant fidèle à la Tradition. Elle dit que Vatican II est en rupture et en contradiction avec la Tradition de l’Eglise. C’est donc par fidélité à la Tradition d’avant 1962 que la FSSPX s’érige contre le Magistère des papes postconciliaires. La FSSPX se prétend fidèle à la “Rome de toujours” et refuse ce qu’elle appelle la “Rome moderniste”.

Nous connaissons le paradoxe dans lequel la FSSPX s’est enfermée : par fidélité à Rome (à la Rome dite “de toujours”) elle veut désobéir à Rome (à la Rome dite “moderniste”). C’est ce nœud qui fit tellement souffrir intérieurement Mgr Lefebvre au moment des “sacres” de 1988.

Mais en réalité la Rome de toujours c’est bien évidemment la Rome actuelle, la Rome gouvernée par le successeur de Pierre qu’est Léon XIV, Rome dont l’âme est l’Esprit-Saint qui garantit la fidélité du Magistère à la Révélation du Christ. La distinction entre les deux Rome est une vue de l’esprit fausse et mortifère.

En réalité c’est au nom de tous les conciles antérieurs de l’Eglise (et tout particulièrement du concile Vatican I) que l’on peut et que l’on doit, pour rester catholique, accueillir le concile Vatican II et le Magistère des papes qui suit ce concile. C’est une question de foi dans le mystère de l’Eglise.

La fin ne justifie pas les moyens

Ce qui me semble indubitable c’est la bonne volonté des supérieurs de la FSSPX. Ils veulent servir le salut des âmes. Ils veulent servir l’Eglise, garder la Foi catholique et l’enseigner fidèlement. Leur finalité est assurément bonne, voire excellente. 

Cependant tout le monde sait que, pour l’Eglise, la fin bonne ne justifie pas les moyens mauvais comme l’est par exemple une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape (ce qui est annoncé, jusqu’à preuve du contraire). St Ignace de Loyola explique bien dans ses Exercices spirituels (que la FSSPX prêche et affectionne pourtant) qu’il n’est pas possible de délibérer et de choisir des moyens intrinsèquement mauvais (il n’y a pas “d’élection” possible). La loi de l’Eglise devrait, à elle seule, dirimer (régler) la question pour la FSSPX. Mais, malheureusement, à force de contorsions intellectuelles (“Rome de toujours”, “Rome moderniste”, “Eglise de toujours”, “Eglise officielle” par exemple), la FSSPX en vient à envisager à nouveau (pour une fin certes excellente) l’emploi d’une grave désobéissance au pape en matière grave.

Pour montrer qu’une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape est un acte intrinsèquement mauvais (de droit divin, de par la volonté du Christ Seigneur), nous pouvons nous appuyer sur un texte très clair de la Suprême Congrégation du Saint-Office de 1951 qui, par mandat spécial du Souverain Pontife (le vénérable Pie XII en l’occurrence), déclare : “ Tout évêque, de n’importe quel rite ou dignité qui sacre un évêque sans que celui-ci ait été nommé par le Siège apostolique, ni confirmé expressément par celui-ci, ou s’il reçoit la consécration, même sous une crainte grave encourt par le fait même, l’excommunication réservée tout spécialement au Siège apostolique. Le décret entre en vigueur à partir de sa promulgation (Documents Pontificaux de S. S. Pie XII, Edition Saint-Maurice Saint Augustin – D’après le texte latin des A. A. S., XXXXIII, 1951, p. 217). C’est clair. Pourquoi est-ce de droit divin ? Parce qu’une loi purement ecclésiastique, spécialement pénale, n’obligerait pas en cas de crainte grave. Cette loi rappelée en 1951 n’est donc pas dispensable. Il n’y a pas de circonstances particulières qui peuvent légitimer de l’enfreindre.

Interpréter les textes du concile à la lumière de la Tradition et du Magistère

Mgr Di Noia, nommé en son temps Vice-président de la Commission Ecclesia Dei, avait vu juste : “en revoyant l’histoire de nos relations depuis les années 1970, on est amené à faire le constat objectif que les termes de notre désaccord au sujet du Concile Vatican II demeurent, en fait, inchangés. Avec son autorité magistérielle, le Saint-Siège a toujours affirmé qu’il fallait interpréter les textes du Concile à la lumière de la Tradition et du Magistère, et non l’inverse, tandis que la Fraternité a insisté pour dire que certains enseignements du Concile sont erronés et donc non susceptibles de recevoir une interprétation en harmonie avec la Tradition et le Magistère. Au fil des ans, cette impasse est restée plus ou moins telle quelle”. 

On tourne en rond. Le point de départ est l’affirmation fausse : il y a des erreurs dans Vatican II ; ce concile est irrecevable. En réalité il faudrait partir de l’affirmation : le concile Vatican II nous est donné par un pape et les évêques en communion avec lui (Mgr Lefebvre a signé lui aussi chacun des textes du Concile) et il faut l’interpréter à la lumière de la Tradition et du Magistère. Tant que la FSSPX ne revient pas sur cette prémisse, les échanges sont un dialogue de sourds. Ils sont stériles.

Lorsque la Note de la Secrétairerie d’Etat du 4 février 2009 précisait que “la condition indispensable pour une future reconnaissance de la Fraternité Saint-Pie X est la pleine reconnaissance du Concile Vatican II et du Magistère des Papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et de Benoît XVI lui-même”, on mesure le fossé qui sépare malheureusement la FSSPX d’un éventuel accord avec la Rome dite “moderniste” qui est en réalité la “Rome de toujours” parce qu’elle est la “Rome de Pierre” (cf. Vatican I, Pastor aeternus, chapitre 3).

Quel gâchis !