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Le travail au noir est-il un vol ?

Tribune de Raymond Croella dans Les 4 Vérités :

Tout travail crée des richesses, et tout travailleur devrait être considéré comme un bienfaiteur de l’humanité. Or le travailleur au noir est chargé d’opprobre. Notre société fonctionne de manière paradoxale: les besoins à satisfaire sont immenses et, simultanément, des millions de personnes sont au chômage ou sous-employées.

Le travail au noir est une soupape de sécurité qui empêche notre société d’exploser en permettant à des chômeurs, à des travailleurs à temps partiel (et à quelques fonctionnaires) de se procurer des revenus complémentaires, et, parfois, d’éviter de tomber dans la délinquance. Le travail au noir est surtout le révélateur le plus criant des aberrations de notre système fiscal et social. Que reproche-t-on au travailleur au noir ? De voler la collectivité en ne payant pas ses impôts et cotisations sociales. Voyons d’un peu plus près ce qu’il en est, et ce qu’il faudrait faire.

Pour le côté fiscal, il est évident que les revenus au noir échappent à l’impôt sur le revenu (IR). Or cet impôt progressif est dénoncé par la plupart des économistes comme nocif à la réalisation de l’optimum économique auquel peut prétendre une nation. Cela est particulièrement vrai en France où la moitié de la population en est exonérée, tandis que l’autre moitié subit des prélèvements qui découragent les initiatives et encouragent la fraude (10 % des contribuables supportent 70 % de l’impôt sur le revenu). D’ailleurs Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988, proposait de remplacer tous les impôts actuels et de les ramener à 3 types d’impôts : – un impôt sur la consommation, la TVA, qui existe déjà. – un impôt sur tous les capitaux investis dans des biens durables (investissements industriels et commerciaux, logements y compris HLM, bâtiments publics et administratifs, etc.) (Attention: contrairement à l’ISF, il s’agit de taxer le capital investi, et non le capital détenu.) – des impôts spécifiques sur les produits dangereux ou polluants (alcool, tabac, carburants, combustibles, etc.) Dans le système actuel, l’honnête contribuable de base subit une double peine: il est taxé une première fois quand il gagne son pain à la sueur de son front (par l’IR), et une deuxième fois quand il achète ce pain (par la TVA)! Il serait plus utile pour la collectivité nationale de s’attaquer à la suppression de l’impôt sur le revenu que de s’appuyer sur son existence pour condamner le travail au noir. En effet, après la « réforme Allais », le travailleur au noir supporterait sa part fiscale à travers sa consommation comme à travers son épargne dès que celleci serait investie.

Examinons maintenant ce qui se passe du côté des cotisations sociales qui, en France, sont presque toutes assises sur les salaires. En fait, les seules cotisations qui devraient rester proportionnelles aux salaires ou revenus sont celles qui ouvrent droit à des prestations proportionnelles aux salaires ou revenus. Il en est ainsi pour les cotisations de retraite et de protection contre le chômage. En n’acquittant pas ces cotisations sur ses revenus perçus au noir, le travailleur clandestin ne pénalisera que lui-même. Il se privera de droits à la retraite ou d’indemnités de chômage auxquels il aurait pu prétendre plus tard. L’autre cotisation sociale importante concerne l’assurance maladie. Le fait d’asseoir cette cotisation sur les revenus relève de la démagogie rebaptisée « solidarité nationale ». En effet, les dépenses de santé varient peu en fonction des revenus. Le paramètre le plus discriminant est l’âge. Les dépenses de santé augmentent tout au long de la vie avec une forte accélération vers 60 ans, et les octogénaires dépensent environ 8 à 10 fois plus pour leur santé que les jeunes adultes. La cotisation la plus logique devrait être une capitation, identique pour tous et acquittée de la naissance au décès. Cette capitation devrait être de l’ordre de 250 euros par mois pour couvrir les dépenses de la branche maladie de la SS. Bien entendu, il faudrait relever du même montant les divers minima sociaux et allocations familiales. Ce système de cotisation étant obligatoire pour tous et ne dépendant pas des revenus, serait également neutre devant le travail au noir. En outre, ce système aurait l’avantage de montrer clairement aux Français quel est le coût réel de leur santé, alors que dans le système actuel personne ne sait combien il paye, ce qui encourage les comportements irresponsables.

Une administration totalitaire

Dans un silence désespérant, l’administration française détruit méthodiquement dans notre pays les dernières exploitations agricoles respectueuses de l’environnement !

Aux questions légitimes que se posent les éleveurs sur l’utilité d’une vaccination contre la Dermatose : pourquoi cette obligation ?, que contient le vaccin ?, qui prendra en charge les effets secondaires ?, la préfecture leur répond : la vaccination est une obligation légale, européenne et nationale !

A ce sujet, quelqu’un vient de publier sur « X » cette vérité :

« La loi, c’est la loi, mais pas pour les pédophiles. La loi c’est la loi, mais pas pour les dealers … »

Dans une crise où des professionnels de l’Ecologie comme Sandrine Rousseau et Marine Tondelier sont aux abonnés absents, où par tradition la solidarité paysanne est loin d’être acquise, où l’intérêt de l’État se résume à la disparition des petites exploitations, on peut se demander d’où viendra le salut du monde agricole ?

Parmi les médias, seule la Chaine « Tocsin » se fait l’écho des cris de détresse des éleveurs confrontés à l’obligation vaccinale de leur troupeau. Toutes les radios et télévisions subventionnées évitent scrupuleusement le sujet !

La semaine dernière, une éleveuse de l’Ariège a ainsi pu témoigner publiquement sur cette chaîne des pressions qu’elle subissait de la part de l’Administration :

« Je travaille depuis dix ans sur un modèle d’élevage sans produits chimiques, et je refuse de remettre en cause l’immunité naturelle de mon troupeau. J’ai développé une agriculture basée sur la prévention : pâturage tournant, alimentation sans céréales, phytothérapie. Je n’utilise ni médicament, ni produits chimiques. Mon troupeau ne présente aucun cas de DNC. »

Pourtant, la Préfecture ne lui a laissé que sept jours pour procéder à la vaccination de son troupeau avec interdiction de vendre les animaux ou de les mener à l’abattoir, après ce sera 250 euros d’amende par animal.

Dans le même temps, un éleveur de Haute-Savoie, sommé par la préfecture de faire vacciner son bétail, a choisi une solution pour le moins expéditive. Il a fait envoyer par son avocat la lettre suivante au préfet de son département :

« Madame la préfète, vous avez adressé un arrêté de vaccination forcée en date du 3 avril 2026 à mon client. Après réflexion, ce dernier a pris la décision de procéder à l’abattage de l’intégralité de son troupeau dans un délai rapproché, mettant ainsi fin à son activité d’élevage bovin. »

Sur la chaine « Tocsin », il a expliqué cette décision par un besoin naturel de rester en cohérence avec ses convictions. Depuis toujours, il veille à élever ses animaux de manière saine et respectueuse de l’environnement. Pour lui, les vacciner remet totalement en question sa démarche, aussi préfère-t-il renoncer plutôt que de se renier. Certains diront : tout ce tumulte pour quelques vaches vaccinées !

En réalité, ce n’est pas tant la vaccination qui pose problème, mais cette volonté délibérée d’obliger les gens à renier leurs convictions en leur donnant des ordres absurdes. Nous avons tous en mémoire, cet ordre hallucinant d’un de nos premiers ministres :

« Pour freiner la progression fulgurante du variant Omicron, à compter du 3 janvier 2022, la consommation dans les bars et les cafés ne pourra plus se faire debout mais seulement de manière assise. »

J’ai eu l’occasion de parler de tout cela dans un précédent article, et déjà à l’époque, il était question non seulement de vaccination mais aussi d’abattage de troupeaux entiers. * *

Déjà à l’époque, certains acceptaient le vaccin contre le Covid-19 pour ne pas perdre leur emploi, ou plus prosaïquement pour aller au restaurant, ou encore sortir en boîte de nuit !

Déjà à l’époque, tout cela faisait penser à la marque de la Bête dont parle l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse :

« Je vis monter de la terre une Bête qui avait deux cornes semblables à celle d’un agneau et qui parlait comme une dragon. Elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ou vendre sans avoir la marque, le nom de la Bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la Bête. Car c’est un nombre d’homme et son nombre est six cent soixante six. »

Comme pour donner raison à l’apôtre Jean, une agricultrice bien connue pour tenir tête à l’Administration en refusant vaccin et abattage des troupeaux vient de voir tous ses comptes bancaires bloqués sans autre forme de procès. Même une cagnotte organisée par une association d’agriculteurs pour leur entraide dans cette période de crise a été purement et simplement interdite par la préfecture. Le message est clair : acceptez le vaccin sinon vous ne pourrez plus ni acheter ni vendre !

Bien sûr, le vaccin n’est pas la marque de la Bête, pas plus que le Pass-sanitaire ne l’était durant le Covid-19. Par contre, le reniement de nos convictions, la soumission à des obligations injustes marquent de manière indélébile notre âme et pourrait bien correspondre à cette marque dont parle l’apôtre Jean dans son livre prophétique.

* * Journal d’un croyant de 2026 – Un anniversaire hallucinant

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« La France de Macron perd sa légitimité en transformant les enquêtes pénales en armes pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée »

Pavel Dourov, le fondateur de Telegram, soutient Elon Musk, convoqué par la justice française :

« La France de Macron perd sa légitimité en transformant les enquêtes pénales en armes pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée. Le ministère de la Justice des États-Unis a refusé d’assister la France dans son enquête sur Elon Musk, qualifiant l’affaire de politiquement motivée.

« Le parquet français prétend être indépendant, mais ce n’est pas vrai : les procureurs français sont embauchés, licenciés et promus par le gouvernement. La police judiciaire – qui fournit souvent des rapports trompeurs aux juges d’instruction – est également contrôlée par le gouvernement.

« Je fais l’objet d’une enquête similaire en France : plus d’une douzaine de chefs d’accusation, chacun passible de dix ans de prison. Fier de me tenir aux côtés d’Elon Musk et des autres personnes visées par la campagne de Macron contre les droits numériques. Dans la France de Macron, faire l’objet d’une enquête est la nouvelle Légion d’honneur. »

Bruno Retailleau fera-t-il mieux que Valérie Pécresse ?

D’Olivier Frèrejacques, président de Liberté politique :

73,8 % des militants Les Républicains ont voté la confiance à Bruno Retailleau en vue de 2027. Un score sans appel qui n’est pas sans rappeler le vote de mai 2025 lors du Congrès LR : 74,31 % des voix s’étaient alors portées sur Bruno Retailleau et le reste sur son concurrent Laurent Wauquiez. S’il n’a pas fait un grand bond dans l’opinion, à en croire les sondages, il semble a minima que Bruno Retailleau ait su garder la confiance de sa base, ce qui est indispensable pour envisager de faire campagne. La base, très majoritairement convaincue, reste désormais à convaincre les cadres du parti qui se montrent ou sont tentés de se présenter comme des concurrents.

Laurent Wauquiez, démonétisé, a fait part de son inquiétude face à la multiplication des candidatures à droite, mais ne semble aujourd’hui pas en mesure de rassembler. D’autres pourraient être tentés d’y aller, à l’image de Xavier Bertrand dont on ne sait jamais trop s’il fait encore partie des LR et qui annonce à chaque scrutin envisager d’y aller sans parvenir à susciter la moindre once d’intérêt, ni chez les votants ni dans les médias.

La candidature de David Lisnard, qui joue sur la fibre libérale-dégagiste, peut aussi faire de l’ombre à Bruno Retailleau en le doublant sur sa droite, notamment sur les questions économiques sur lesquelles l’ancien sénateur entend se différencier du RN. Édouard Philippe, avec son petit parti Horizons, apparaissent aujourd’hui comme le concurrent le plus sérieux. Apprécié de la presse et sorte de candidat post-Macron naturel, il est issu du macronisme mais est parvenu à donner l’impression de s’en être éloigné. Plus à même de chasser les voix au centre, il rassure ceux qui craignent de glaner sur les terres du Rassemblement national…La question du parti présidé par Jordan Bardella est d’ailleurs centrale dans le dispositif Retailleau. À la manière de Nicolas Sarkozy en 2007, Retailleau entend ramener à lui les électeurs RN. Mais vingt ans plus tard et après la déception du quinquennat Sarkozy, il sera difficile de refaire le coup.

Pour l’heure, et même s’il faut rester très prudent en matière de pronostics électoraux, Bruno Retailleau part de très loin et devra probablement compter sur le fait qu’un concurrent s’effondre pour se placer en alternative. A défaut, il faudra se rallier avant le premier tour pour s’éviter une catastrophe à la Pécresse ou alors peser un peu sur le second tour avec un score au-dessus de 5 %.

« L’Église tient en haute estime l’institution familiale »

Extrait du discours de Léon XIV lors de sa rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux en Angola :

[…] L’Église tient en haute estime l’institution familiale, enseignant que le foyer est le lieu où tous ses membres sont sanctifiés. Pour beaucoup d’entre vous, assurément, le berceau de votre vocation fut votre famille, qui a accueilli et nourri l’éclosion de l’appel particulier que vous avez reçu. À vos proches, j’exprime donc ma profonde gratitude pour avoir pris soin de votre vocation, vous avoir soutenus et protégés. Dans le même temps, je les exhorte à toujours vous aider à rester fidèles à l’Évangile et à ne pas rechercher de profit personnel dans votre service ecclésial. Qu’ils vous soutiennent par leurs prières et vous inspirent par les bons conseils d’un père et d’une mère, afin que vous soyez saints et n’oubliiez jamais qu’à l’image de Jésus, vous êtes au service de tous.

Le coût total induit par les divorces, les ruptures de Pacs et l’union libre peut être estimé à 11 milliards d’euros de dépenses sociales

Des économistes commencent à dire qu’il serait peut être une bonne idée de limiter les séparations et divorces, au vu des coûts importants pour la société. Déjà en 2005 puis en 2012, les AFC avaient publié une étude sur le coût du « non-mariage » (enfants déstabilisés, familles précarisées, collectivité mise à contribution, mettant en parallèle les bienfaits économiques, sociaux et personnels de la « famille durable » fondée sur le mariage) :

Le coût total induit par les divorces, les ruptures de Pacs et d’union libre peut être estimé à 11 milliards d’euros de dépenses sociales supplémentaires. Si rien ne doit interdire de telles séparations, qui souvent s’imposent, il doit être judicieux d’investir dans la prévention. Aider les couples qui le souhaitent, par du conseil conjugal, s’avère rentable. Ce n’est pas une question morale, mais économique.

Quelles sont les conséquences des séparations (couples mariés, pacsés ou concubins) en termes de budgets publics ? En agrégant les données disponibles et de nécessaires hypothèses, nous avons réalisé une étude exploratoire d’une question rarement abordée.

Un thème peu traité, mais qui mérite de l’être

Cette étude produite pour Familya s’inscrit dans la continuité d’un premier rapport pour la même association Prévenir les ruptures conjugales pour protéger les enfants, publié en 2021. Il cherchait déjà à identifier les conséquences économiquement fâcheuses pour la collectivité des ruptures d’unions conjugales[1]. Dans cet exercice, des cas-types basiques signalaient les principales conséquences financières, sur le plan des dépenses sociales, des séparations. L’étude abordait rapidement des cas singuliers, très dépendants d’hypothèses fortes sur les revenus, les situations de logement, la répartition des revenus entre les deux conjoints, mais ne permettait aucune généralisation.

Il apparaissait que pour une famille de niveau de vie médian, avec deux enfants, le montant de la dépense sociale supplémentaire tournait autour de 6500 euros par an. Jouaient ici principalement les allocations logement et la prime d’activité. Dans le cas d’une famille modeste avec un enfant, le coût social supplémentaire était d’environ 9500 euros par an. Dans cette configuration sont d’abord en jeu les allocations logement et le RSA. C’est dire, en affichant ces sommes substantielles, combien le sujet importe, dans toutes les configurations familiales.

Dans un travail publié en 2015 par France Stratégie, sur le partage des charges liées aux enfants après une séparation, les auteurs Mahdi Ben Jelloul et Pierre-Yves Cusset, avaient eux-aussi estimé sur quelques cas types contrastés le « coût public de la désunion », sans calculer de masse totale[2]. Dans une situation de pauvreté, avec deux enfants, chaque parent gagnant un demi-SMIC, le coût public annuel résultant de la séparation était estimé à 7000 euros. Dans un cas de forte asymétrie, toujours avec deux enfants, mais avec le parent qui garde les enfants gagnant un SMIC, tandis que le parent non-gardien gagne 3 SMIC, ce coût est estimé à 3000 euros.

L’objectif de ce nouveau chiffrage consiste à estimer, avec la plus grande rigueur possible, le coût total pour les finances publiques d’une augmentation des séparations et – corrélativement – les économies espérées d’une plus grande stabilité des couples. À cet effet, on prend en compte un plus grand nombre de cas-types, en cherchant à approcher l’ensemble des situations possibles, au prix, bien entendu, d’une réduction de la complexité.

On révèle ainsi les ordres de grandeur liés aux conséquences des séparations sur les montants globaux des principales prestations sociales et familiales et de l’impôt sur le revenu.  Ce travail exploratoire, versé au débat, contribue à évaluer l’importance des coûts rattachés à des évolutions familiales que rien ne saurait interdire mais qui peuvent parfois se prévenir.

La démarche prend en compte les principales composantes des prestations sociales et l’impôt sur revenu. Pour les prestations sociales (prestations familiales, minima sociaux, prime d’activité, allocations logement, etc.), une séparation conduit très généralement à une augmentation de la dépense publique par la disparition des économies d’échelles réputées réalisées par la vie en couple. Pour la fiscalité, le passage d’un ménage à deux ménages conduit, selon les cas, à une augmentation des recettes – de par la disparition du quotient conjugal – ou à une diminution – lorsque la déduction des pensions alimentaires versées allège notablement l’impôt du plus gros contribuable.

Au terme de l’étude, plusieurs chiffres – à bien comprendre comme des ordres de grandeur raisonnables – méritent d’être mis en avant.

Une année donnée, l’impact moyen d’une séparation est, pour les finances publiques, d’environ 4200 euros. Ces conséquences sont évidemment très différentes selon les situations des couples qui se séparent (niveaux de vie, statut d’activité et revenus propres de chacun des membres du couple, nombre d’enfants, etc.). En termes de conséquences budgétaires collectives – ceci s’expliquant par des impacts surtout tirés par les prestations sociales sous condition de ressource – une séparation d’un couple figurant parmi les 10 % les plus modestes conduit à un surcroît de dépenses deux fois plus élevé qu’en moyenne.

L’impact en année pleine des 425 000 séparations annuelles est d’environ 1,8 milliard d’euros de dépenses additionnelles pour la collectivité. Puisque leur durée moyenne peut être estimée à 6 ans, le coût total de toutes les séparations, avant remise en couple officiel ou décès, approche annuellement les 11 milliards d’euros. C’est, en gros, chaque année, le prix estimé du prochain porte-avions « France libre ». […]

Merci Monsieur Orbán !

Le 12 avril, les Hongrois se sont exprimés en votant pour le parti Tisza (Peter Magyar), c’est leur choix, à eux d’y assumer les éventuelles conséquences.

Je tenais dans cette tribune à remercier Monsieur Viktor Orbán :

Monsieur Orbán,

C’est un jeune qui a la vingtaine d’années qui vous remercie,

Durant seize ans, vous avez apporté une politique que tant de pays espèrent.

En effet, votre politique basée sur les racines chrétiennes, la grandeur et l’indépendance ont redonné espoir à tant d’européens.

En 2010, vous avez hérité d’un Etat libéral-mondialiste, qui perdait ses racines chrétiennes, son histoire. En seize ans, la foi chrétienne est présente, vous avez mis en avant les racines chrétiennes, la fierté nationale. En seize ans, vous avez apporté la fierté du patriotisme, la fierté d’aimer son pays, la fierté du roman national, d’aimer l’histoire du pays.

En 2010, vous avez hérité d’un Etat en situation de faillite. En seize ans, vous avez redressé les finances, vous avez apporté une politique familiale, une politique afin d’aider la jeunesse à accéder à la propriété.

En 2010, vous avez hérité d’un pays qui fut en insécurité. En seize ans, la Hongrie est devenue l’un des pays les plus sûrs de l’Union Européenne.

En 2015, vous avez préféré protéger votre pays, ainsi que l’Europe au moment de la crise migratoire.

En seize ans, vous avez tant fait pour une Europe des Nations, tant demandée par des nombreux européens.

En seize ans, vous avez mené une politique basée sur l’intérêt de la Hongrie.

En seize ans, vous avez adopté une politique d’indépendance en politique étrangère, plaçant la Hongrie comme un interlocuteur et un partenaire de confiance par l’ensemble des pays.

Je n’oublierai pas que vous étiez le premier dirigeant au sein de l’Union Européenne à soutenir et à coopérer avec l’Egypte du Président El-Sissi. Une excellente décision car l’Egypte est un partenaire fiable, garante de la stabilité et de la sécurité de l’Europe.

Ainsi, en seize ans, vous avez redressé la Hongrie, et donné de l’espoir à beaucoup d’européens !

Monsieur Orbán, merci ! Votre politique ne sera pas abandonnée, au contraire, à nous, Français et Européens d’y poursuivre !

Les Hongrois ont choisi une autre décision en votant pour Peter Magyar, c’est leur choix, aux Hongrois d’y assumer les éventuelles conséquences.

(Aux mondialistes, finalement, Monsieur Viktor Orbán est un démocrate puisqu’il a félicité le vainqueur alors que le dépouillement fut à 45%. Ainsi, Monsieur Orbán est un gaulliste).

Source de la tribune : https://journallespoir.wordpress.com/2026/04/20/merci-monsieur-orban/

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Le nouveau Premier ministre bulgare, favorable à un dialogue avec Moscou

Des élections législatives se sont déroulées en Bulgarie. La coalition « Bulgarie progressiste » est arrivé très largement en tête, et de façon spectaculaire. La coalition Bulgarie progressiste, qui remporte la majorité absolue des sièges (une première depuis 1997) est conduite par Roumen Radev : l’homme qui était le président de la République, et qui a démissionné en janvier dernier (trois semaines après l’introduction de l’euro) en ayant compris que s’il voulait que la Bulgarie suive une autre politique il lui fallait conquérir le vrai pouvoir, au lieu de tenter jour après jour de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement européiste.

Roumen Radev a commencé sa carrière dans l’armée de l’air. Pilote de chasse sous l’URSS, il s’est par la suite hissé au grade de major-général en 2014. Jusqu’en 1990, il était membre du Parti communiste bulgare. En 2016, candidat sans étiquette, il reçoit le soutien du Parti socialiste (BSP). Sa carrière bascule en décembre 2025, lorsque les Bulgares exigent le retrait du budget présenté par le gouvernement. Un autre sujet s’impose : la corruption qui ronge le pays. Face à la population, l’exécutif démissionne.

Roumen Radev saisit cette opportunité pour annoncer la création de son mouvement ainsi que sa candidature aux élections législatives.

Pendant sa campagne, Roumen Radev n’a pas cherché à dissimuler ses affinités avec le Kremlin, allant jusqu’à projeter une image de lui et de Vladimir Poutine sur écran géant pour clôturer son dernier meeting.

Dimanche soir, il s’est montré plus modéré, prônant la reprise d’un « dialogue pragmatique » avec Moscou. Roumen Radev qui s’était opposé à l’entrée dans la zone euro de son pays et à l’aide à l’Ukraine a tenté de rassurer : « Bulgarie Progressiste prône une voie européenne pour la Bulgarie, une Bulgarie forte au sein d’une Europe forte. » Et d’ajouter : « Je ne suis ni pro-russe, ni pro-américain mais pro-bulgare ».

Passer le mois de mai avec la très sainte Vierge Marie

L’abbé Patrick Troadec (FSSPX) a enseigné en séminaire et exerce son apostolat auprès des familles et des jeunes à Brest. Il a déjà publié chez Via Romana une quinzaine de livrets pour méditer avec les saints et les temps de l’année liturgique. Il vient de publier un livret pour prier Marie au jour le jour durant le mois de mai. De la Genèse à l’Apocalypse, l’Ecriture parle de Marie et célèbre son triomphe. Aussi ce livret propose-t-il une méditation quotidienne en son honneur, durant trente et un jours, à raison de deux pages par jour. Il commente les différentes étapes de sa vie, de son Immaculée Conception à sa glorification au Ciel, en soulignant la place qu’elle occupe dans le plan du salut, unie à son divin Fils. Plusieurs méditations portent également sur des lieux célèbres où elle est apparue pour nous éclairer et nous fortifier. Quelques prières et cantiques terminent ce livret accessible à tous.

Extrait :

Dieu a fait de la sainte Vierge sa trésorière, chargée de nous distribuer ses faveurs et ses dons. Au Ciel, où elle est montée en corps et en âme au jour de son Assomption, elle a reçu, pour ainsi dire, la clef des trésors de la vie éternelle, si bien qu’aucune grâce n’arrive à nous que par son entremise, d’où le vocable de « toute-puissance suppliante » qu’on lui attribue pour désigner de quelle manière elle s’adresse à son divin Fils pour plaider notre cause. Elle ne se contente pas de lui demander distraitement les grâces dont nous avons besoin ; elle le supplie, ce qui montre l’insistance et la force de son intervention auprès de lui.

 

Léon XIV va-t-il régler la question liturgique ?

La dernière émission du Club des Hommes en noir est consacrée à la question liturgique après la lettre adressée au nom du pape Léon XIV par le cardinal Parolin aux évêques français et après la proposition du père abbé de Solesmes d’insérer l’ancien missel dans le Missale romanum.

Ce sujet a mobilisé pour vous les réflexions de l’abbé Grégoire Celier, du chanoine Marc Guelfucci, de Guillaume de Thieulloy et de Jeanne Smits.

L’Œuvre d’Orient organise une nouvelle aide humanitaire dans les villages du Sud-Liban

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

Aujourd’hui, L’Œuvre d’Orient a pu affréter et accompagner le premier convoi d’aide humanitaire à Debel au Sud-Liban depuis deux semaines en raison de l’intensité des combats. Un camion de 30 tonnes de nourriture et de kits d’hygiène a pu être acheminé grâce au soutien de la Fondation CMA-CGM.

En présence du nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, de Caritas-Liban et escorté par la FINUL, c’est le premier convoi humanitaire qui parvient à rejoindre ce village chrétien où les habitants sont coupés du reste du pays, privés de ressource et menacés de disparaître par les combats alentours qui continuent malgré le cessez-le-feu.

C’est le 7ème camion que l’Oeuvre d’Orient affrète et accompagne au Sud-Liban depuis le début du conflit.

Supprimer nos libertés… pour notre bien!

Jean-Frédéric Poisson, ancien député et président de Via-Parti Chrétien Démocrate, vient de publier La dictature du bien. Il répond au Salon beige:

Votre livre part d’un constat assez dérangeant. Qu’est-ce qui vous a pris de l’écrire maintenant ?

Probablement une forme d’inquiétude… et un léger agacement. Nous vivons dans des sociétés qui passent leur temps à se dire qu’elles sont libres, tout en acceptant de plus en plus de contraintes — mais attention, toujours « pour notre bien ». J’ai voulu prendre au sérieux ce paradoxe. Nous avons des élections, des médias, des droits… et pourtant un sentiment diffus que quelque chose se referme. Le débat public se transforme en tribunal moral, la contradiction devient suspecte, et l’on nous explique très sérieusement que limiter les libertés est parfois la meilleure manière de les protéger. Il m’a semblé qu’il y avait là matière à réflexion — et même, disons-le, matière à inquiétude.

Vous décrivez une « dictature du bien ». Ce n’est pas un peu excessif ?

C’est justement tout le problème : une dictature qui dirait son nom serait facile à combattre. Celle que je décris est beaucoup plus confortable. Elle ne frappe pas, elle accompagne. Elle ne contraint pas frontalement, elle incite, elle corrige, elle « responsabilise ». Elle s’appuie sur des causes incontestables — la santé, l’écologie, la sécurité — pour installer des mécanismes de contrôle de plus en plus fins. Ajoutez à cela la technologie, qui permet de tout mesurer, tout tracer, tout anticiper, et vous obtenez un système extraordinairement efficace… et potentiellement étouffant. Le crédit social chinois en donne une version assumée. Chez nous, disons que nous avançons avec plus de pudeur — mais pas forcément dans une direction très différente.

Au fond, pourquoi lire votre livre ? Pour se faire peur ?

Surtout pas. La peur est déjà un instrument politique très utilisé, je n’avais pas envie d’en rajouter. Mon objectif est plutôt de redonner des repères. Nous sommes saturés d’informations, mais nous comprenons de moins en moins les mécanismes qui organisent nos sociétés. J’essaie de montrer d’où viennent ces évolutions — notamment du cœur même de la modernité libérale — et vers quoi elles peuvent nous conduire. Et puis, il y a une idée simple : rien n’est inéluctable. Encore faut-il voir ce qui se passe. Si le lecteur referme ce livre en se disant « finalement, ce n’est peut-être pas si simple que ce qu’on me raconte », alors j’aurai déjà atteint mon but.

La dictature du bien

 

Euthanasie : un artisan prévient Macron

« Mr Macron,

je vous demande quelques minutes de votre temps pour vous dire ce qu’un ami maçon m’a enseigné au sujet de l’euthanasie, et que vous ne savez pas. »

Sébastien CAIRN, un artisan de France, prévient Mr Macron : avant de faire une loi sur la fin de vie, il faut d’abord savoir une chose…

A tous ceux qui veulent agir pour la Vie : partager ce message à ces amis, le diffuser, est une action simple, mais qui permet de soutenir la cause.

Lien ici :
https://www.youtube.com/watch?v=m89F5579C3c

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Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un état de nécessité ?

Second article de l’abbé Spriet. Le premier est à lire ici.

Dans cette petite tribune je vais m’en tenir à la situation de la France : celle que nous connaissons tous.

L’état de nécessité : argument fondamental de la FSSPX

L’abbé Gleize qui semble être “le” théologien de la FSSPX nous dit que : l’ « argumentation fondamentale » [de la FSSPX] “repose sur la réalité de l’état de nécessité, réalité notablement aggravée depuis l’été 1988, et qui réclame, une fois encore, la consécration de nouveaux évêques pleinement catholiques pour le salut des âmes” (…) “l’état de nécessité, la situation de crise généralisée dont l’Eglise est loin d’être sortie et où les détenteurs de l’autorité suprême abusent de leur pouvoir au grand et grave préjudice du salut des âmes”.

L’abbé Gleize rêve-t-il d’une Eglise qui ne serait pas composée d’ivraie et de bon grain (cf. Mt 13, 24-30). C’est une utopie. Veut-il une Eglise de “purs” seulement ? Cela n’a jamais existé (même pas pendant le pontificat de saint Pie X par exemple). Faut-il désobéir au successeur de Pierre en matière grave pour être fidèle à l’Eglise et répondre aux difficultés présentes du moment ? L’abbé Gleize répondra sans doute “oui” alors que la réponse catholique est “non”. La FSSPX ferait mieux de venir combattre “de l’intérieur” et non de s’obstiner à critiquer “de l’extérieur”. Peut-être a-t-elle peur de perdre sa liberté (puisqu’elle s’installe là où elle veut sans mission canonique d’évêques en communion avec le successeur de Pierre) ? Ne choisit-elle pas la solution de facilité ? Est-ce un manque de courage de sa part ? Elle dira sans doute que c’est un acte de prudence. Or il n’est pas prudent de quitter “Pierre” et de désobéir à “Pierre” en matière grave (1). 

Qui se trouve dans un grave état de nécessité ?  

Est-ce l’Eglise “officielle” (2) “conciliaire” (comme disait parfois malheureusement Mgr Lefebvre) ou la FSSPX ? 

La FSSPX estime se trouver dans un certain état de nécessité de procéder à ces ordinations épiscopales, même sans mandat pontifical, parce qu’elle n’a plus que deux évêques en son sein. Ils ne sont pas très âgés mais la FSSPX a considéré, motu proprio, que le temps était venu de procéder à de nouvelles ordinations épiscopales. 

Dans sa logique la FSSPX a non seulement le droit mais le devoir de procéder à ces ordinations. Il en va de la survie de la Tradition puisque les personnes fidèles à la Tradition “de toujours” ce sont les membres de la FSSPX et ce n’est pas la “Rome moderniste” de Léon XIV (et de ses prédécesseurs, depuis Vatican II). 

L’état de nécessité existe-t-il vraiment ? 

Est-il vrai de dire que les fidèles laïcs ne trouvent plus les moyens de salut dans les paroisses de France ? Non. Ce n’est objectivement pas vrai. C’est outrancier. Il n’y a pas de crise de l’Eglise mais il y a certes une crise dans l’Eglise (il y en a toujours eu et il y en aura jusqu’au retour de notre Seigneur dans la gloire). Il est possible de dénoncer les difficultés, voire les scandales actuels, mais il faut le faire dans l’Eglise de façon juste (cf. canon 212 (3)) à la manière du cardinal Robert Sarah dans son livre 2050 par exemple ou encore à la manière indiquée dans le protocle d’accord du 5 mai 1988 entre Mgr Lefebvre et le cardinal Ratzinger. Les fidèles peuvent se confesser, les Messes sont valides, la catéchèse et la prédication (si elle est fidèle au Catéchisme de l’Eglise Catholique par exemple) sont nourrissantes, vraies et justes. A moins de s’ériger en juge du Magistère (ce qui a une saveur protestante). 

Evidemment, selon la FSSPX, les fidèles n’ont pas accès “au pur Magistère de toujours” puisque Vatican II et le magistère postconciliaire sont mauvais, les sacrements sont parfois invalides (en raison de l’intention peut-être douteuse des ministres). Le cercle est bouclé. La FSSPX s’enferme dans son raisonnement parce qu’elle se permet de juger le Magistère selon ses vues, et le danger c’est le péché de schisme voire l’hérésie (tôt ou tard). 

Comment la FSSPX peut-elle en arriver à tenir une affirmation aussi outrancière et étrangère à la réalité en soutenant que les âmes n’ont plus de quoi se sauver dans l’Eglise dite “conciliaire” ? Je fais deux hypothèses. La première c’est que les prêtres de la FSSPX se sont tellement isolés depuis des années qu’ils ne voient pas ce qui se vit dans les églises de France notamment. Ils croient, de bonne foi ou non, que nous en sommes encore aux années 70, voire que la situation a encore empiré. La seconde c’est que trop de fidèles de l’Eglise catholique romaine (en particulier les clercs) les ont laissés s’isoler dans leur coin et dans leur rhétorique. 

Nous pouvons relire ce que le pape Benoit XVI écrivait dans sa lettre accompagnant le Motu proprio Summorum Pontificum : “En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau”. C’est l’objectif que je me donne dans ces petites tribunes aimablement publiées par le Salon Beige. 

Citons enfin le Conseil Pontifical pour l’Interprétation des Textes Législatifs, en 1997 qui déclarait avec autorité : « En ce qui concerne l’état de nécessité dans lequel Mgr. Lefebvre pensait se trouver, il faut garder à l’esprit qu’un tel état doit être vérifié objectivement, et il n’est jamais nécessaire d’ordonner des évêques contrairement à la volonté du Pontife romain, chef du Collège des évêques. Cela impliquerait en effet la possibilité de « servir » l’Église par une atteinte à son unité dans un domaine lié aux fondements mêmes de cette unité ». Le fondement de l’unité de l’Eglise c’est “Pierre” et c’est “la foi de Pierre” (cf. Mt 16, 1-18). Pas une autre foi. 

Quel gâchis !

(1) J’aurai l’occasion de montrer dans un prochain article qu’une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape est un acte intrinsèquement mauvais (de droit divin et non de droit purement ecclésiastique).

(2) Mgr Lefebvre dit le 13 octobre 1985 à Nantes, cf. Fideliter, n°48 (nov-déc 1985), p 28 : « Apparemment, nous sommes en marge de l’Église officielle, mais en fait, je vous l’assure, c’est vous qui êtes l’Église. Ce sont nos prêtres et moi-même qui continuons l’Église”. Ou encore “Où est l’Eglise visible ? L’Eglise visible se reconnaît aux signes qu’elle a toujours donnés pour sa visibilité : elle est une, sainte, catholique et apostolique. Je vous demande : où sont les véritables marques de l’Eglise ? Sont-elles davantage dans l’Eglise officielle (il ne s’agit pas de l’Eglise visible, il s’agit de l’Eglise officielle) ou chez nous, en ce que nous représentons, ce que nous sommes. Il est clair que c’est nous qui gardons l’unité de la foi, qui a disparu de l’Eglise officielle. Tout cela montre que c’est nous qui avons les marques de l’Eglise visible (…) Ces signes ne se trouvent plus chez les autres” conférence du 9 septembre 1988, La visibilité de l’Eglise et sa situation actuelle, publication intégrale dans le Bulletin officiel du district de France de la Fraternité Saint-Pie-X, et publication partielle dans Fideliter, n° 66 (nov-déc 1988) p 27-28.

(3) Canon 212 §1. Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d’adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l’Église. §2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits. §3. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes.

Abbé Laurent Spriet

Es-tu non-binaire, fille ou garçon? OK, maintenant tu peux jouer au foot !

Communiqué de presse de Juristes pour l’enfance :

Juristes pour l’enfance déplore la décision rendue par la Cour administrative de Nantes le 27 mars 2026 (24NT02788) et rejetant le recours introduit par l’Association et d’autres requérants contre une délibération de la Ville de Rennes du 18 septembre 2023, relative aux critères d’attribution des subventions aux associations sportives rennaises.

En effet, cette délibération indexe les subventions attribuées par la Ville aux clubs sportifs sur la déclaration de leurs effectifs en plusieurs catégories : femme majeure, femme mineure, homme majeur, homme mineur, non-binaire majeur, non-binaire mineur. Le coefficient prévu par la délibération étant de 20 pour une femme majeure, de 40 pour une femme mineure, de 10 pour un homme majeur, de 30 pour un homme mineur, de 20 pour un adhérent non-binaire majeur et, enfin, de 40 pour un adhérent non-binaire mineur.

Juristes pour l’enfance conteste la légalité de cette délibération car la mise en œuvre de ce critère exige que les clubs sportifs interrogent leurs membres, et notamment des mineurs, sur le fait de savoir s’ils sont « homme », « femme » ou « non binaire ».

Ce questionnement de tous, y compris les enfants, et même les petits enfants, est incontournable dès lors que la question inclut la possibilité d’être non binaire: la question ne concerne en effet pas le sexe, qui est binaire, mais l’identité de genre, qui ne se confond pas avec le sexe et qui relève du ressenti de chacun  (voir Laurence Vanceunebrock à l’Assemblée nationale le 5 octobre 2021 : l’identité de genre est « le sentiment d’appartenance à une identité féminine, masculine, non binaire ou autre », « l’identité de genre est l’identité que l’on ressent au fond de soi » ICI).

Atteinte à la vie privée

Dès lors que la déclaration des effectifs en « homme », « femme » et « non-binaire » oblige à se situer sur le terrain de l’identité de genre, le club de sport ne peut s’en tenir au seul donné du sexe tel qu’il figure à l’état civil. Il doit s’informer sur le ressenti de l’intéressé, qui est seul en mesure de déterminer son identité de genre.

La mise en œuvre de la délibération exige ainsi d’interroger les personnes venues pratiquer un sport sur leur identité de genre : êtes-vous homme, femme ou non-binaire ? Es-tu garçon, fille ou non-binaire ?  

Solliciter les personnes pour qu’elles se rattachent à une catégorie relevant de leur ressenti intime constitue une atteinte à leur vie privée : la délibération contestée ne peut pas être mise en œuvre sans que chaque pratiquant d’un sport soit sollicité pour exprimer son ressenti de genre, ce qui est intrusif et invasif. La délibération est donc illégale pour atteinte à la vie privée.

Mise en danger des enfants

Un club sportif ne saurait décréter l’identité de genre de l’enfant sans lui demander s’il est « non-binaire », « fille » ou « garçon ». Les parents eux-mêmes ne sauraient répondre à la place de l’enfant.

Le club, les parents, peuvent uniquement constater le sexe de l’enfant. Mais, dès lors que la question se situe sur le terrain de l’ « identité de genre », nul ne peut y répondre de l’extérieur, sans s’enquérir du ressenti intime de l’enfant sur lui-même. C’est bien l’enfant qui devra s’interroger sur son identité de genre et s’identifier lui-même comme garçon, fille ou non-binaire.

L’atteinte à la vie privée et à l’intimité est caractérisée pour tous mais elle est encore plus problématique s’agissant des enfants car interroger des enfants sur le point de savoir s’ils sont garçon, fille ou non-binaire, revient à leur suggérer une problématique qui peut être particulièrement perturbante.

La nécessité pour les clubs de répertorier les enfants en 3 catégories garçons, filles et non-binaires, est une forme de violence bien réelle car une telle interrogation est de nature à susciter confusion, doutes, inquiétudes et perte de repère. L’enjeu est loin d’être théorique en ce qui concerne l’atteinte à la santé des mineurs susceptible de résulter d’une telle confusion, en raison du manque de maturité propre à l’âge des enfants et adolescents ainsi sollicités.

« Lorsque des parents inscrivent leur enfant au foot, c’est pour qu’il joue au foot et non pour qu’il soit interpellé sur son ressenti de genre et plongé dans un contexte de confusion » résume Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l’enfance. « Les enfants ont besoin de sécurité et de stabilité pour grandir et non des sables mouvants des idéologies », ajoute-t-elle.

A ce titre, il convient de rappeler de quelle manière le ministère de l’Éducation nationale avait immédiatement rectifié un questionnaire diffusé en 2022 aux collégiens dans le cadre du brevet , à l’occasion d’un test d’anglais intitulé Ev@lang collège, qui invitait les collégiens à s’identifier à l’une des trois réponses proposées : « homme », « femme », « autre ». Monsieur Richard SENGHOR, Conseiller d’État mis à la disposition du Ministre de l’éducation nationale, avait qualifié la présence de cette mention « autre » de « regrettable incident » et demandé au prestataire « d’y mettre un terme immédiatement » (voir ICI).

La lutte contre les discriminations ne saurait justifier n’importe quelle pratique

La mairie de Rennes invoque la lutte contre les discriminations pour justifier la déclaration des effectifs des clubs sur ce critère de l’identité de genre, mais cet argument ne saurait valider une pratique invasive et attentatoire à la vie privé : l’objectif de protéger les personnes qui se déclarent non binaires contre les discriminations ne saurait justifier d’interroger toute une population sur son identité de genre.

De même que la lutte contre l’homophobie ne saurait justifier d’interroger les sportifs sur leur orientation sexuelle et de les répertorier en fonction, aucune cause si bonne soit-elle ne justifie d’interroger les membres des clubs sportifs sur leur identité de genre.

Si la mairie de Rennes veut promouvoir le sport des personnes non-binaires, il lui faut trouver un autre moyen que cette délibération qui impose de porter atteinte à la vie privée de tous et met en danger les enfants.

Saisine du Conseil d’État

C’est pourquoi Juristes pour l’enfance envisage de saisir le Conseil d’État, afin de faire cesser cette mesure idéologique, invasive dans la vie privée des sportifs et en outre dangereuse s’agissant des enfants.

L’armée israélienne souligne que la conduite de ce soldat est totalement incompatible avec les valeurs attendues de ses troupes

L’armée israélienne a enquêté sur l’authenticité d’une image montrant sur les réseaux sociaux un soldat qui frappe une statue de Jésus-Christ avec une masse dans le sud du Liban. Tsahal a confirmé qu’il s’agissait bel et bien d’un soldat de l’armée israélienne.

« À l’issue d’un premier examen (…) il a été établi que cette photographie montre un soldat des forces israéliennes en mission dans le sud du Liban ».

« Des mesures appropriées seront prises à l’encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l’enquête ».

Dix ans d’Amoris laetitia : toujours la pagaille

Source :https://fsspx.news/fr/news/dix-ans-damoris-laetitia-toujours-la-pagaille-58592

Une décennie a passé depuis la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia. François voulait un souffle de « miséricorde », mais dans les faits c’est une source de grave préoccupation doctrinale. Dix ans après, le constat est là : sous couvert de « discernement », c’est trop souvent la confusion qui s’est installée dans les diocèses, fragilisant le dogme de l’indissolubilité du mariage.

Une pastorale de l’ambiguïté

En France, la réception du chapitre VIII d’Amoris laetitia a créé une fracture silencieuse. Dans de nombreux diocèses, comme à Paris ou Lyon, la mise en place de « parcours de discernement » a conduit, de fait, à un accès de plus en plus fréquent à la sainte communion pour les personnes engagées dans une nouvelle union civile.

Pour les défenseurs de la Tradition, cette évolution pose un problème de conscience majeur. Comment concilier les paroles du Christ sur l’adultère avec une pratique qui semble mettre entre parenthèses l’état de grâce requis pour recevoir l’Eucharistie ? Le « cas par cas » semble être devenu la norme, au risque de transformer le sacrement en un simple rite d’intégration sociale.

Des disparités diocésaines révélatrices

La situation variée se fait selon l’orientation des évêques ou des curés locaux, créant une Église à plusieurs vitesses :

– Certains diocèses maintiennent plus fermement la pratique traditionnelle, réitérée par le pape Jean-Paul II dans l’encyclique Familiaris Consortio (1981). L’accompagnement des divorcés-remariés existe, mais il appelle à la « continence parfaite » pour ceux qui souhaitent accéder aux sacrements, respectant ainsi la parole sacramentelle donnée lors du premier mariage.

– À l’opposé, des structures comme les équipes « Reliance » ou certains « pôles missionnaires » urbains – qui semblent surtout démissionnaires au regard de la foi – privilégient une « intégration pleine » sans exiger de changement de vie concret, s’appuyant sur une interprétation subjective de la conscience.

Le spectre du relativisme moral

Dix ans après, la crainte d’un « schisme feutré » ou d’un relativisme moral n’a pas disparu. Pour beaucoup de prêtres de terrain, la pression est forte. « On nous demande d’accompagner sans juger, mais accompagner, c’est aussi éclairer la vérité des actes », confie un jeune vicaire.

La publication de Fiducia Supplicans en 2023 n’a fait qu’accentuer ce sentiment d’un glissement doctrinal où la pastorale finit par effacer le dogme au nom d’une miséricorde mal comprise. Pour s’en convaincre, un témoignage direct a pu être reçu par FSSPX.Actualités : Isabelle et Pierre (les prénoms ont été modifiés) forment un couple « divorcé-remarié » dans un diocèse breton.

Isabelle assiste à la messe dans une paroisse confiée à une communauté nouvelle où le prêtre l’encourage à communier sacramentellement, alors qu’elle reconnait ne pas remplir les conditions d’admission à la sainte communion. Son compagnon pratique quant à lui dans une paroisse traditionnelle où il se limite scrupuleusement à la communion spirituelle. Cet exemple est loin d’être isolé.

Si l’exhortation Amoris laetitia a ouvert sans discernement le banc de communion aux couples qui s’en étaient éloignés à cause de leur état moralement répréhensible, elle a de ce fait semé le doute sur la pérennité de l’engagement chrétien.

Le bilan est celui d’une « charité sans vérité » qui, loin de guérir les âmes, tend à les confirmer dans un état objectif de faute. Elle fait croire que la « miséricorde » nouvellement promue – qui n’est qu’une caricature de la véritable – peut annuler la loi divine et donc sa justice. Permettant ensuite de passer à Fiducia supplicans, qui fait croire que Dieu bénit ces situations qu’il condamne.

Une telle falsification d’une volonté divine clairement énoncée dans l’Évangile par notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, est l’un des signes les plus tangibles pour les fidèles – et pour les membres du clergé qui ont encore une théologie et une conscience – de l’état de nécessité dans lequel se trouve l’Église aujourd’hui : nécessité d’une réforme vigoureuse qui rectifie les erreurs qui perdent les âmes.

État de nécessité qui explique aussi la décision des sacres dans la Fraternité Saint-Pie X, pour préserver la pureté de la foi et de la morale dans l’attente de cette réforme qui – l’espérance dans la bonté de son Fondateur nous le commande – ne manquera pas de se réaliser à l’heure qu’il aura choisie.

(Source : La Croix – FSSPX.Actualités)

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« Il faut toujours veiller sur ces formes de religiosité traditionnelle »

Extrait de l’homélie du pape dimanche en Angola :

[…] Nous faisons l’expérience de la compagnie du Seigneur surtout dans notre relation avec Lui, dans la prière, dans l’écoute de sa Parole qui fait brûler nos cœurs comme celui des deux disciples, et surtout dans la célébration de l’Eucharistie. C’est ici que nous rencontrons Dieu. C’est pourquoi il faut toujours veiller sur ces formes de religiosité traditionnelle qui appartiennent certes aux racines de votre culture, mais en même temps risquent de confondre et de mélanger des éléments magiques et superstitieux qui n’aident pas dans le chemin spirituel. Restez fidèles à ce que l’Église enseigne, ayez confiance en vos pasteurs et gardez le regard fixé sur Jésus qui se révèle en particulier dans la Parole et dans l’Eucharistie. Dans les deux, nous faisons l’expérience que le Seigneur ressuscité marche à nos côtés et, unis à lui, nous aussi, nous vainquons les morts qui nous assiègent et nous vivons comme des ressuscités.

À cette certitude de ne pas être seuls sur le chemin s’ajoute également un engagement généreux, capable d’apaiser les blessures et de raviver l’espoir. En effet, si les deux disciples d’Emmaüs reconnaissent Jésus lorsqu’il rompt le pain pour eux, cela signifie que nous devons nous aussi le reconnaître ainsi : non seulement dans l’Eucharistie, mais partout où une vie se fait pain rompu, partout où quelqu’un se fait don de compassion à l’instar de Lui.

« La liturgie traditionnelle est en elle-même missionnaire »

Philippe Darantière, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, présente dans L’Homme nouveau le 44e pèlerinage de Chartres, autour du thème de la mission. Extraits :

L’association « Notre-Dame de Chrétienté » repose effectivement sur trois piliers : Tradition-Chrétienté-Mission. L’an dernier, nous avons traité de la chrétienté avec la doctrine du Christ-Roi, et nous avons aussi eu l’occasion de méditer régulièrement sur la Tradition. Le thème de la mission était moins exploré jusqu’alors et il nous a donc semblé que c’était une manière de répondre à l’appel à une « nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église » lancé par le Pape le 5 octobre 2025. Cette formule est particulièrement forte : il s’agit d’un appel à la mission dans lequel nous devions nous inscrire. Aujourd’hui, nombreux sont les catéchumènes, convertis et recommençants, qui frappent à la porte de l’Église. Nous avons à répondre à leur désir d’être accueillis, à leur soif de formation doctrinale pour vivre pleinement leur foi au sein de l’Église. Il nous faut mettre au service de la mission les vérités de la foi que notre pèlerinage délivre dans ses enseignements.

C’est notamment par ces enseignements que votre pèlerinage est missionnaire…

Plusieurs dimensions de notre pèlerinage lui permettent d’être missionnaire : d’abord la tradition de l’Église qui nous a été transmise pour être propagée, comme le dit saint Paul : « Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu » (1 Co 15, 3). Ensuite, la liturgie traditionnelle, qui est en elle-même missionnaire car elle nous met en présence de celui que nous annonçons par le renouvellement non sanglant du sacrifice de Jésus sur la Croix. Enfin, la troisième dimension missionnaire de notre pèlerinage est le témoignage public que nous donnons quand nous traversons les villes, mais aussi la charité vécue entre pèlerins pendant ces trois jours. Notre pèlerinage aspire à être une chrétienté en marche. La mission, pour nous, est inséparable du règne social du Christ qui nous a laissé ce message à destination de nos concitoyens : « Allez, de toutes les nations faites des disciples ». […]

Outre ces trois jours, comment « Notre-Dame de Chrétienté » propose-t-elle à ses pèlerins de vivre concrètement la mission au quotidien ? Que veut dire « mettre notre pèlerinage en ordre de mission » ?

Afin d’être tournés vers ceux qui ne connaissent pas le Christ, il faut prolonger ce que nous vivons pendant ces trois jours, où nous recevons ce qui est nécessaire pour le transmettre à notre tour. « Notre-Dame de Chrétienté » invite donc tous les chapitres à réfléchir à la mission en actes concrets. Le lundi de Pentecôte, l’association distribuera une dizaine de milliers de brochures d’apologétique, une synthèse du livre de Matthieu Lavagna Soyez rationnel, devenez catholiques, afin de donner aux pèlerins des arguments rigoureux pour défendre leur foi. Nous avons aussi produit un tract sur la foi catholique que les pèlerins pourront emporter pour le distribuer ou le déposer dans des lieux de passage. Enfin, nous invitons tous les chapitres à prendre des initiatives missionnaires pour prolonger notre pèlerinage. […]


Il reste encore quelques places pour s’inscrire au 44e pèlerinage de Chrétienté, à la fois au sein des chapitres adultes, mais aussi au sein des équipes soutiens (ramassage des sacs, montage des tentes, mise en place des lavabos, sécurité des bivouacs, kinésithérapeutes… Ecrire à [email protected])

Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les progressistes ont engagé une guerre pour détruire la société et la civilisation européenne traditionnelles 

Dans une chronique, le Paysan savoyard évoque la guerre civile sur notre sol et la guerre d’invasion :

[…] L’immigration, tout d’abord, ne fait nullement courir un « risque de guerre civile », pour deux raisons. La première est qu’une guerre civile oppose par définition les fractions d’un même peuple. Rien de tel ici, puisque les immigrés et la population de souche européenne appartiennent à des peuples et à des civilisations différents.

Il n’y a pas de risque de guerre civile avec les immigrés pour une seconde raison, tout aussi décisive : la guerre a commencé depuis longtemps et c’est une guerre d’invasion. […]

Pas de guerre civile avec les immigrés donc, mais guerre fratricide sur notre sol pourtant : elle oppose, depuis plus de deux siècles, les progressistes à la société traditionnelle et aux Français qui lui restent attachés.

Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les progressistes ont engagé une guerre pour détruire la société et la civilisation européenne traditionnelles : ils entendent en effet instaurer « un monde nouveau », conforme à leur idéologie humaniste. Cette guerre, depuis lors, est continue. Les progressistes ont d’abord entrepris de détruire la société d’ordres et l’aristocratie. Ils se sont également attelés à l’anéantissement du catholicisme. Ils ont initié dès la révolution française une lutte contre les traditions et les mœurs communes : ce combat libertaire est plus virulent que jamais.

La guerre civile franco-française est tantôt ouverte (Révolution, génocide vendéen, révolutions du XIXe siècle…), tantôt froide ou tiède, comme aujourd’hui : elle prend alors la forme d’une lutte institutionnelle et légale. Les progressistes sont au pouvoir depuis plus de deux siècles : toutes les politiques suivies sont dès lors progressistes, qu’il s’agisse des mœurs, de la justice pénale, de la confiscation fiscale des Français moyens, des multiples politiques égalitaristes en vigueur, du libre échange mondial, de la construction européenne sans-frontiériste, et bien sûr de l’immigration. Pour parvenir à leurs fins, les progressistes recourent sans répit à des procédés de nature totalitaire, tels que le harcèlement légal et judiciaire des opposants et la limitation de leurs possibilités d’expression.

Il faut ici apporter cette précision d’importance : la guerre ne consiste pas seulement à brandir des fusils. Elle se définit avant tout par ses objectifs : l’élimination de l’ennemi. Or c’est bien l’entreprise qui est à l’œuvre dans nos sociétés : les progressistes, depuis deux siècles et demi, veulent éradiquer par tout moyen la société française traditionnelle et mettre définitivement hors jeu les Français qui adhèrent encore à ses principales caractéristiques ; il en est de même à l’échelle de l’Europe et de l’Occident. […]

Face aux résistances, les progressistes ont trouvé désormais le moyen radical d’éliminer une fois pour toutes la société traditionnelle honnie : l’invasion migratoire. L’immigration va permettre de faire advenir le monde nouveau dont les progressistes rêvent, sans frontières, ni commerciales ni physiques : le monde des citoyens du monde. Par là-même, c’est l’homme Blanc qu’il s’agit également de remplacer, en lui substituant « l’Homme nouveau », l’homme universel, sans race, sans Histoire ni territoire, sans genre, sans appartenance, sans identité.

Et si saint Joseph nous réapprenait à sanctifier notre travail ?

Le travail occupe une place immense dans nos vies. Il peut être source de joie, d’accomplissement, de service… mais aussi de lassitude, de tensions, de solitude ou d’inquiétude.

À l’approche du 1er mai, fête de saint Joseph travailleur, Hozana propose une grande neuvaine en ligne pour aider chacun à retrouver le sens profond de son travail : non pas seulement produire ou réussir, mais se sanctifier au quotidien.

Intitulée « Confier son travail à saint Joseph et grandir en sainteté », cette retraite spirituelle de neuf jours, animée par le père Père Benoît Pouzin, invite les fidèles à déposer devant Dieu leurs difficultés professionnelles, leurs recherches d’emploi, leurs responsabilités ou leurs fatigues quotidiennes.

Saint Joseph est sans doute le saint le plus apte à nous accompagner sur ce chemin. Lui qui a vécu caché, dans la fidélité du quotidien, sans bruit, sans gloire humaine, nous rappelle que la sainteté ne se vit pas seulement dans les moments extraordinaires, mais dans la persévérance humble des jours ordinaires.

Dans le silence de l’atelier de Nazareth, Joseph a sanctifié son labeur par l’amour, la présence à Dieu, le service de sa famille. C’est cette école intérieure que propose cette neuvaine :

  • apprendre à remettre son stress au Seigneur ;
  • prier pour ceux qui souffrent au travail ;
  • demander la grâce d’une juste place ;
  • retrouver la paix dans les responsabilités ;
  • transformer son métier en offrande.

Dans un monde où le travail devient souvent une idole ou un fardeau, saint Joseph nous rappelle qu’il peut redevenir une vocation : celle de collaborer humblement à l’œuvre de Dieu.

Une invitation précieuse pour tous ceux qui veulent remettre le Christ au cœur de leur quotidien.

La neuvaine se déroule du 23 avril au 1er mai : rejoindre la neuvaine ici

Olivier Nora, ce PDG de Grasset, payé 1M€ pour une société dont le chiffre ne s’élève plus qu’à 12M€

115 écrivains parus chez Grasset ont annoncé mercredi soir quitter cette maison d’édition pour dénoncer le licenciement de son PDG Olivier Nora, « une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale » dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable. Parmi ces écrivains, citons Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder, Anne Sinclair, Laure Adler, Caroline Fourest, Pascal Bruckner ou Vanessa Springora. On ne les regrettera pas.

Olivier Nora est d’abord un héritier avant d’être le génie vanté par une certaine gauche. Son père Simon Nora était directeur du groupe Hachette, tandis que son oncle Pierre Nora était chez Gallimard. Son frère Fabrice Nora a été nommé en 2002 à la tête du groupe Le Monde, sa soeur Judith Nora a eu deux enfants avec l’actuel président du directoire du journal, Louis Dreyfus (aujourd’hui compagnon de Camille Kouchner), son autre soeur Constance Nora, directrice de la communication au Club Med, Dominique Nora, journaliste à Libé, puis directrice de la rédaction de L’Obs. La plupart des Nora ont été des membres du club Le Siècle.

Vincent Bolloré répond dans le JDD à cette petite caste bobo :

Bien que n’ayant aucune fonction chez Hachette mais étant qualifié par certains, responsable d’un « séisme », il me paraît intéressant de résumer ce que j’ai appris sur ce sujet. Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l’honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal qui débarquera en librairie à cette date. Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l’année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset. En entreprise comme en démocratie, la majorité décide in fine…

Ce différend a eu lieu sur fond de performances économiques de la Maison Grasset très décevantes : le chiffre d’affaires, qui était de 16,5 millions d’euros en 2024, est descendu à 12 millions en 2025 et le résultat opérationnel, qui était de 1,2 million d’euros en 2024, a diminué de moitié pour ne représenter plus que 0,6 million en 2025. Pendant ce même temps, la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830 000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté.

Pourtant, le départ d’Olivier Nora qui dirigeait Grasset et ses 38 salariés (sur 33 000 que compte le groupe Lagardère…) provoque un bruit médiatique extraordinaire, un « séisme » affirment certains médias. Comment est-ce possible ? Alors que la situation financière et sociale de millions de Français est, elle, actuellement réellement préoccupante, comment cette affaire peut-elle faire tant de vacarme ?

Simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup. Cela n’empêchera pas, heureusement, les dirigeants de Hachette de prendre les mesures de gestion normales et de bon sens !

N’ayons pas peur ! Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés. J’aime depuis mon enfance et grâce à ma famille profondément la littérature et suis attaché à aider ses auteurs à pouvoir être diffusés. Quant aux attaques concernant mon « idéologie », je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent.

Mère Yvonne-Aimée, une religieuse d’exception

Aymeric Pourbaix reçoit :

  • 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐤 𝐌𝐀𝐇𝐄́𝐎, médecin
  • 𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐉𝐨𝐞̈𝐥 𝐆𝐔𝐈𝐁𝐄𝐑𝐓, prêtre du diocèse de Nantes et auteur de « Vivre en Dieu à l’école de mère Yvonne-Aimée de Malestroit »
  • 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐙𝐄𝐋𝐋𝐄𝐑, journaliste et historien

In memoriam : Le Frère Ange Rodriguez, un exorciste face au « blackout spirituel » de notre temps

Le Frère Ange Rodriguez, fils de saint Dominique, rappelé à Dieu le 23 mai 2022 à l’âge de 85 ans, nous laisse une œuvre d’une brûlante actualité. Ayant eu la grâce de compter parmi ses amis proches et d’avoir tant reçu de lui, je souhaite aujourd’hui rendre hommage à ce religieux à la verve lyonnaise inimitable. Sa vie fut un pont jeté entre la métaphysique la plus haute et la miséricorde la plus concrète.

L’urgence d’un message : briser l’ensorcellement spirituel de la France

Le paradoxe de notre époque est frappant : au moment même où nos sociétés affirment l’inutilité de Dieu, elles se trouvent submergées par un imaginaire démoniaque omniprésent, la banalisation des pratiques spirites et un attrait croissant pour l’occultisme, notamment chez les jeunes générations en quête d’irrationnel.

Le Frère Ange alertait avec force contre ce qu’il appelait un véritable « blackout spirituel ». Ce diagnostic éclaire de manière saisissante la situation actuelle de notre pays. De l’inscription de l’avortement dans la Constitution aux débats sur l’euthanasie, la GPA ou encore le programme EVARS à l’école, il voyait les signes d’une désorientation profonde des consciences et d’un affaiblissement inquiétant des repères spirituels.

Selon lui, la ruse la plus efficace de l’Adversaire consiste à se faire oublier pour mieux agir dans la confusion et le désespoir. Dans ce contexte, connaître la réalité du combat spirituel et l’existence des anges déchus n’est pas un thème marginal : c’est une nécessité pour discerner les forces à l’œuvre derrière la dissolution progressive de notre civilisation.

Un pasteur formé à l’école de la miséricorde

Ancien exorciste du diocèse de Lyon de 2003 à 2013, le Frère Ange ne se considérait pas comme un « chasseur de fantômes », mais comme un ministre de la libération.
S’appuyant notamment sur l’enseignement de saint Alphonse-Marie de Liguori, il rappelait souvent que pour sauver les âmes, un prêtre a besoin d’un « océan de compassion » bien davantage que d’un simple savoir théorique.

Derrière son apparence sereine se cachait une sensibilité profonde. Il transfigurait ses propres souffrances et sa solitude en action de grâce permanente, dans une déclaration d’amour fidèle à Dieu jusque dans l’épreuve :
« Dans le désert affectif, dans le froid de l’indifférence, je t’aime… »
Cette fidélité intérieure donnait à son ministère une autorité spirituelle particulière.

Un héritage pour le combat spirituel d’aujourd’hui

Toute sa vie fut une préparation à la rencontre avec le Christ, dans une confiance simple et profonde envers son ange gardien. Son œuvre demeure un guide précieux pour comprendre la nature du combat spirituel auquel les chrétiens sont aujourd’hui confrontés.

Parmi ses principaux ouvrages :

Aux Éditions du Cerf :
https://www.editionsducerf.fr/contributeur/ange-rodriguez/
• Quelqu’un vient : une méditation majeure sur l’Incarnation, montrant comment toute la création est récapitulée dans le Christ
• Expert en diablerie : le combat d’un exorciste : témoignage sur ses années de ministère face aux manifestations du mal
• Enquête sur l’au-delà : une pédagogie lumineuse sur le mystère de la vie éternelle

Aux Éditions de la Licorne :
https://www.editionsdelalicorne.com/spiritualit2/chiens
• Des miettes pour les petits chiens : une source directe de son zèle apostolique puisé dans une amitié simple et profonde avec le Christ

“J’ai vu le diable dans ses œuvres”
Revue des deux mondes – juin 2018.
Texte intégral :
https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2018/05/Jai-vu-le-diable-dans-ses-oeuvres.pdf

Le Frère Ange nous laisse finalement cette conviction simple et exigeante : le démon ne possède que le pouvoir que nous lui cédons par notre oubli.
Dans une époque marquée par la confusion spirituelle et la fragilisation des consciences, son témoignage demeure une invitation pressante à retrouver la souveraineté de la raison éclairée par la foi et la puissance de la louange.

Accéder aux ressources :
• La Conférence : Retranscription intégrale sur le blog de Sergyl Lafont : Anges déchus.
https://lafontsergyl.com/2026/04/15/anges-dechus/

• Vidéo : Visionner l’intervention du 2 mars 2016 sur les anges déchus : Lien YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=MMlM71Cmxto

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le sang français coule à nouveau au Liban

Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité

Un sous-officier français du 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban a été tué et trois autres soldats français blessés (dont deux grièvement) ce samedi, dans le Sud du Liban, lors d’une embuscade contre des casques bleus de la FINUL attribuée au Hezbollah.

Chrétienté-Solidarité adresse ses plus sincères condoléances à la famille du sergent-chef Florian Montorio ainsi qu’à ses camarades du 17e RGP.

Le Président de la République a communiqué à ce sujet, il a condamné, il a enjoint l’État libanais à agir et à retrouver les coupables.

Comme à son habitude, Emmanuel Macron gesticule, multiplie les déclarations médiatiques mais, au final, il ne fait rien. Comme lors de sa mascarade de Beyrouth, quelques jours après l’explosion du 4 août 2020, ses paroles ne sont suivies d’aucun effet. Il abandonne le Liban et les Libanais comme il le fait pour la France et les Français.

Avant le déclenchement de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, nous avions alerté concernant le danger qui pesait sur les militaires français présents au Moyen-Orient et plus particulièrement au Liban.

Aucune mesure n’avait été prise pour renforcer leurs moyens et leur protection en cas de conflit. Nous en sommes au deuxième tué.

Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité dans cette situation. Nos soldats se font tuer alors que la France est désespérément inefficace et absente, notamment pour soutenir le Liban, son État et son armée, désormais engagés dans un processus de recouvrement de leur souveraineté.

Nombreuses sont les voix, civiles et militaires, françaises comme libanaises, qui demandent à la France et à son armée d’agir aux côtés de l’armée libanaise, hors du cadre de la FINUL et selon nos propres règles d’engagement.

Emmanuel Macron reste sourd à ces appels. Pendant ce temps, le Liban résiste avec ses faibles moyens, nos soldats se font attaquer et tuer sous les couleurs ternies de l’ONU.

Notre histoire et notre honneur commandent de nous tenir au côté du Liban. Le sang de nos soldats tués au pays du cèdre nous oblige.

Emmanuel Macron doit maintenant prendre ses responsabilités.

Bernard Antony raconte… Poussez la porte de ce grand livre, vous y découvrirez un monde : le nôtre !

Formidable initiative que celle de Bernard Antony d’avoir voulu (à un moment où il est sage de regarder un peu – un homme se pencher sur son passé – dans le rétroviseur) rédiger ses Mémoires. On dit parfois d’un homme dont la vie a été un tourbillon d’événements extraordinaires (au sens propre du terme) : « Quel roman que cette vie ! » Cela colle parfaitement à Bernard Antony. Sauf que ce qu’il a vécu – et suscité parfois – ne relève pas du roman, mais de la réalité.

On a souvent eu à lire les Mémoires de vieux birbes ennuyeux au possible, sentencieux, convenus et convenables jusqu’à la caricature. Les Mémoires de Bernard Antony sont aux antipodes de ces pensums circonstanciés. Ce sont les souvenirs d’un homme d’action, d’un patriote de l’espèce amoureuse, que l’on va retrouver en première ligne dans les combats pour la France, mais aussi aux quatre coins du monde, en Pologne, au Liban, au Honduras et au Nicaragua, en Lituanie, en Croatie, etc. Et l’on aurait tort de croire – et ces Mémoires le montrent à l’évidence – que ces opex (comme disent les militaires) ne sont pas aussi (et sans doute d’abord), des combats pour la France.

Avec un souci de l’anecdote permanent (qui est ce petit « plus » qui fait la différence) et une écriture percutante, Bernard Antony entraîne le lecteur dans l’aventure formatrice de la résistance Algérie française, dans l’espérance portée par Tixier-Vignancour, dans les explications musclées avec les Rouges dans les facs, dans Mai-68. Il dit aussi la rencontre avec ce grand monsieur que fut Pierre Fabre et la suite, la création du mensuel Présent, la mise en marche du Centre Henri et André Charlier le boycott des Jeux olympiques en URSS, les manifs pour l’Ecole libre, le pèlerinage de Chartres réinventé, la célébration du Millénaire capétien, le compagnonnage avec des personnages remarquables, et tant d’autres choses qui, pour quelques-unes d’entre elles, ont infléchi, voire ralenti, le douloureux déclin de notre pays. Et puis, bien sûr, un engagement politique sans failles.

Et puis… Et puis cent aventures encore que le lecteur découvrira au fil de pages qui font défiler des histoires de chez nous, c’est-à-dire, la saga de notre Histoire nationale. Poussez la porte de ce grand livre. Vous y découvrirez un monde : le nôtre.

Préface de Pierre Henri.
Mémoires, Bernard Antony, Editions Godefroy de Bouillon, 338 pages, 35 €

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/actualite-etudes-essais/30412-memoires-bernard-antony-raconte.html

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De saint Louis à Macron, l’effondrement

Le 19 avril, Terres de mission reçoit le colonel François-Régis Legrier, auteur de « Saint Louis modèle des chefs d’Etat » (Via Romana), occasion de réfléchir à l’actualité du gouvernement de ce grand roi.

Puis, Nicolas Bauer, chercheur à l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), évoque la situation du combat pro-vie au niveau européen.

La journée du chrétien

Né en 1957, l’abbé Jean-Pierre Putois (FSSPX) s’est spécialisé dans la redécouverte des catéchismes diocésains, sur lesquels il a déjà publié plusieurs ouvrages. Il vient de publier La journée du chrétien, petit guide de vie et de prières à la portée de tous.

Il puise son inspiration dans le trésor de doctrine et de sagesse des catéchismes diocésains d’antan, mais aussi dans le « rosaire vivant » préconisé par Ignace de Loyola dans ses célèbres Exercices spirituels, pour être unis jour et nuit au Christ et à la Vierge Marie. L’auteur ajoute à cet itinéraire de grâce L’ABC des simples gens du grand théologien Jean Gerson (1363-1429) dont la « voie du Seigneur » illumine notre ascension terrestre vers la Jérusalem céleste.

Cet ouvrage constitue un réel outil pratique quotidien pour le chrétien, auquel est vivement conseillé d’établir un règlement de vie.

La journée du chrétien doit être :

  • une journée chrétienne (non païenne), c’est-à-dire une journée passée saintement, comme le veut notre Seigneur Jésus-Christ,

  • une journée qui compte pour le Ciel (et non pour l’Enfer ou pour le Purgatoire). Il faut que toutes nos actions, du lever au coucher, soient agréables à Dieu.

D’un corps à l’autre – Apparitions, bilocations, E.M.I, résurrection : le corps spirituel mis en lumière

Recension de l’ouvrage du père Jean-Claude Hanus, Éditions Grégoriennes, 2023, par Marion Duvauchel pour Le Salon beige :

Un gros livre est un grand malheur disait le philosophe allemand Schelling. D’un corps à l’autre est peut-être un « gros livre », mais c’est surtout un « grand » livre, traversé par un projet inédit, audacieux, et même pour tout dire, un projet qui fait rêver, celui « que l’on n’arrive pas au ciel dépaysé ».

Question d’autant plus saugrenue en apparence qu’elle n’intéresse plus les chrétiens. Un prêtre qui a eu l’idée d’interroger ses paroissiens sur leur désir du ciel, a scandalisé non seulement ses ouailles, mais aussi la hiérarchie catholique. Le père J.-C. Hanus le dit gentiment, mais enfin il le dit, l’Église recueille aujourd’hui les fruits d’un cadre de réflexion vermoulu, celui de l’âme et du corps. Un corps corruptible et une âme immortelle, celui-là partant pourrir dans le tombeau ou brûler dans l’incinérateur, celle-ci partant pour le royaume des cieux pour y entrer selon son état : directement pour les grands saints, après une session de purification de durée variable pour la plupart, et pour les têtus qui auront refusé jusqu’au bout l’amour et le pardon divin, ce qu’on appelle l’enfer, concept (et réalité) dont on a réussi à se débarrasser presque complètement.

D’où la question du ciel : comment arriver là-haut en sachant où l’on se trouve et par conséquent en étant capable de se comporter comme il se doit, avec le vêtement adéquat, la robe blanche de la parabole de l’Évangile. Dit comme ça, ça a l’air d’une bande dessinée pour enfant, mais l’affaire est très sérieuse : « reporter à la fin des temps – autrement dit, à peu de choses près, sine die – la récupération d’un corps entraîne des doutes sur Dieu et sur ses desseins » (p. 256). Et des doutes sérieux.

La Résurrection est un dogme, impossible donc pour le chrétien de le rejeter. Il a été pendant des siècles développé dans la topique duelle – la séparabilité – de l’âme et du corps et dans celle, paulinienne de l’âme, du corps et de l’esprit. Cette « approche conceptuelle » de la résurrection, qualifiée par le grand théologien Romano Guardini « d’expédient » qui « fait violence à la vie ». Car celle-ci, le dit encore avec force Guardini, est, dans son essence, bipolaire : « Il s’agit d’une réelle unité, si étroite et si forte, qu’aucun de ses côtés ne peut être, ni être pensé, sans sa contrepartie. » (La polarité, p. 144). Le père Jean-Claude le dit gentiment mais clairement : « l’Église est en partie responsable de ce désastre » qu’est la désaffection des chrétiens, et il en donne une raison qu’il juge essentielle : « (la) relégation du recouvrement du corps à la fin du monde en le plaçant hors de vue, hors de notre champ opératoire, a sans doute agi à bas bruit depuis des siècles ». C’est la question des « âmes séparées », qui attendent dans la vision béatifique qu’arrive enfin le dernier élu, celui qui signe la fin de l’Histoire et le basculement définitif dans l’Amour.

L’auteur commence donc par présenter les « cadres » de son travail d’exploration – cadres qui mobilisent la théologie et l’anthropologie – et exploration qui conduit au cœur théologique (et mystique) de ce désir du ciel : la Résurrection. Celle du Christ d’abord ; la mienne et la vôtre ensuite. Enfin, la question que tout chrétien ne peut manquer de se poser, « la résurrection et après » ?

Faut-il jeter à la corbeille la traditionnelle topique de l’âme et du corps ? Non, il s’agit de réinterroger, en l’élargissant, la conception du corps qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui. Ainsi au long de trois chapitres successifs, l’auteur revoit la plupart des thématiques théologiques mais aussi catéchétiques véhiculées par ce dogme essentiel de la Résurrection. Nous n’en retiendrons que deux : la question des « âmes séparées », et celle du Jugement (avec ses deux volets, le jugement individuel et celui qu’on appelle « dernier », celui qui fait couler à gogo l’encre millénariste). À la traditionnelle définition de Thomas d’Aquin, l’âme est la forme du corps, il préfère (sans que cela s’y substitue) l’idée d’un « cœur de l’âme » en étroite connexion, d’un côté avec l’Esprit de Dieu (le sanctuaire, la fine fleur de l’âme, ce for intérieur où le démon ne peut accéder : c’est le lieu où Dieu parle) et de l’autre avec le corps. Car – et c’est là un axiome – « Toutes les choses vont par deux, en vis-à-vis, et Dieu n’a rien fait de déficient. Une chose souligne l’excellence de l’autre, qui pourrait se lasser de contempler sa gloire ? » (Si 42, 24-25)

La Résurrection, c’est aussi la question de la vie divine et donc de la divinisation de l’homme. La théologie classique déduit « les propriétés habituelles (du corps ressuscité) de l’Écriture et non d’une physique. (…) Elle ne peut donc accorder au corps de résurrection qu’un statut surnaturel, quasi transcendant. » (p. 374)

L’auteur le dit avec un aplomb tranquille : « la résurrection est naturelle », puisque tout le monde ressuscite (« Si les morts ne ressuscitent pas alors le Christ n’est pas ressuscité. » 1Co 15, 16). Mais il faut faire l’hypothèse de l’existence d’un « corps spirituel » donné dès la conception sous forme de « germe », une semence d’incorruptibilité appelée à croître et à se développer, à se manifester sous différentes formes jusqu’à la glorieuse. Comment dès cette terre, tisser le corps de résurrection, – la vie résurrective » – corps appelé à la divinisation par grâce ? Au demeurant, le raisonnement a quelque chose d’imparable : si le corps de l’homme est un temple, alors on comprend mal comment son âme devrait attendre dans le ciel, privée de toute possibilité d’agir (il y faut un corps), un temps indéterminé. Selon la théologie classique, jusqu’à la Parousie.

Il suffit de réfléchir : « la vision béatifique » des saints dans le ciel requiert au moins une paire d’yeux. De ce corps terrestre, il ne nous resterait donc que le regard ? Comme si dans le ciel, ne régnait que la pulsion scopique ! Mais non, rappelle l’auteur, les saints agissent, ils ne font pas que prier avec leur âme immortelle. Et de rappeler – c’est un homme de foi – l’apport décisif de la petite sainte de Lisieux sur cette question : elle a voulu, et d’un grand désir, passer son ciel à faire du bien sur la terre. Que voilà un grand Boddhisattva ! De plus elle est apparue dans son corps de gloire à plusieurs personnes dès sa mort. En leur prodiguant gestes de tendresse et même billets de banque (Gallipoli, 1910). Voilà qui ouvre des portes à une saine approche de ce qu’on appelle la vie mystique. L’entrée dans le royaume signifie la béatitude et « le corps doit y participer pleinement ». Oui, mais quel corps, puisque le substrat matériel visible est voué à la désagrégation ?

Mais le corps spirituel, bien sûr.  Voilà qui sort la pensée catholique de bien des ornières.

Les « actes du gouvernement divin ont quelque chose de surprenant » ; devant l’oubli du ciel de bien des chrétiens, devant l’impéritie de la pensée théologique, le père fait preuve d’une indéniable intrépidité quand il interprète tout un ensemble de phénomènes mystiques ou de type paranormal. Il se pourrait bien « que le Seigneur s’y prenne autrement pour rappeler aux affairés qu’on ne peut pas escamoter le problème de la mort et de ses conséquences ». Ce serait le sens de ces expériences troublantes auxquelles il consacre tout un long chapitre – et il n’a pas lésiné : apparitions, bilocations, expérience de mort imminente, tous phénomènes dont il est impossible de « rendre compte à partir des catégories élaborées en ce monde » et auxquels au mieux, on répond que l’homme est fait d’un corps et d’une âme » (p. 385).  Il a raison de dire qu’il ne faut pas demander à l’expérience ce qu’elle ne peut donner et qu’« il est impensable d’aboutir à une théorie des EMI (expériences de mort imminente) à partir de l’expérience (…). Mais on peut partir de la physique actuelle pour comprendre ce qui s’y manifeste sensiblement ; et partir des Écritures pour comprendre ce qu’elles signifient – ou à quoi elles renvoient spirituellement (p. 388) » ? Parce que nous sommes dans une période cruciale de l’Histoire – qui oserait le contredire (la folie du transhumanisme, la théorie du genre, l’éviction du père, et donc du fils, l’avortement et l’euthanasie, la remise en cause du sens du mariage…) – il voit la massivité des EMI comme un acte puissant de miséricorde dans un monde d’orgueil et d’ultra matérialisme.

Sa mise en garde est à prendre très au sérieux contre « la tentation, pour beaucoup, de reprendre pied dans les anciens paradigmes, pour ne pas avoir à capituler humblement, et réaborder ces questions à nouveaux frais, tant au niveau théologique que scientifique » (p. 435). Elle s’adresse au monde chrétien dans son ensemble, et sans doute aussi, discrètement, aux cercles ecclésiastiques les plus crispés et les plus dogmatiques.

Bien sûr, entre le corps spirituel et son mode glorieux, il reste bien des questions. Ce livre ouvre des perspectives, on ne saurait le lui en faire reproche, bien au contraire. Il dégage – enfin – l’horizon de la pensée fermé par une théologie abstraite et sans renouvellement.

« Comment ne pas arriver au ciel dépaysé » ? Autrement dit, comment arriver au ciel dûment préparé ? Mais avec un corps spirituel arrivé à maturité bien sûr. Fait de quoi ? Mais de toute une « vie résurrective ». Pour certains, une vie cachée en Dieu, mais qui se donne parfois à voir, à travers ces phénomènes qu’on appelle « mystiques ». Pour d’autres, une plus grande visibilité parce qu’on ne met pas la lumière sous le boisseau. Pour tous ceux qui ont choisi la Vie, une vie qui se tisse et se file dans et avec le temps des hommes, dans un corps souvent malheureux, parfois maltraité, diminué par l’âge, la maladie, le handicap, mais qui est la condition nécessaire (et non suffisante) d’une existence de bonté, de charité, d’exigence de vérité et de justice, de pardons donnés et reçus, ce qu’on appelle « servir » et qui n’a de sens pour un chrétien que dans l’amour de son Seigneur. Nous aurons toutes chances alors d’arriver dans le ciel comme un enfant, sans appréhension, corps et âme unis car les deux forment un couple insécable. Corps spirituel prêt et apte à la divinisation et âme totalement spiritualisée, avec l’espoir de nous y voir accueilli en fils ou en fille, en ami et en amie, et de connaître enfin ces modalités relationnelles auxquelles nous aspirons tous. Le ciel, c’est une vie divine, libre, la vie même de Dieu, en son Fils et dans son Esprit, une vie de relations en plénitude dans la bienheureuse et parfaite transparence des intelligences droites, des consciences pures et des cœurs aimants. Tout cela fort bien décrit par un homme de foi, n’ayant pas oublié que Joseph Ratzinger, en 1968, encourageait philosophes et théologiens à prendre exemple sur les physiciens qui, avec la mécanique quantique, avaient courageusement changé de paradigme et d’outils pour « y comprendre quelque chose »…

On salue, on rend grâce, rompez.