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Marchons Enfants encore devant l’Elysée : les Résistants à l’idéologie du genre et à l’idéologie transhumaniste qui ont pris la suite du communisme !

Hier soir, les défenseurs de la famille et de la filiation étaient encore devant l’Elysée pour demander le retrait du projet de loi ni bio ni éthique :

 


Rendez-vous mardi prochain à 19h !

En attendant, rendez-vous dimanche 8 mars.

Les évêques de France, Dieu et le corona virus

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Au fil du développement de l’épidémie du coronavirus en France (13 morts à ce jour face à 8 000 pour une banale grippe annuelle) de nombreux évêques de France se mobilisent. Mgr Aupetit, archevêque de Paris interdit la communion dans la bouche et Mgr Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais, plus radicalement, suspend l’exercice du culte et la célébration de la messe dans son diocèse. Dans de nombreuses paroisses et lieux de culte les prêtres célébrant selon la forme extraordinaire du rite romain, et refusant de donner la communion dans la main, ont appelé leurs ouailles à une communion spirituelle. C’est peu de dire que cette consigne a été très mal accueillie par les fidèles présents. L’épidémie de coronavirus étant loin d’être encore stabilisée, du moins en France, la situation va devenir compliquée pour appliquer les nouvelles directives épiscopales sauf à vouloir absolument emplir les lieux de culte desservis par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.

Ont-ils encore la foi ?

Laurent Dandrieu a très justement noté dans un tweet :

« Dans les temps où l’on avait la foi, en cas d’épidémie on emplissait les églises pour prier Dieu de nous en préserver. Aujourd’hui, on se calfeutre chez soi en espérant être assez chanceux pour s’en tirer. Et l’Eglise elle-même collabore à cette écœurante laïcisation ».

Ce mouvement de laïcisation au sein même de l’Eglise est ancien. Ainsi le Rapport doctrinal adopté en novembre 1968 par l’épiscopat français enseignait :

« Sans doute, et il faut en prendre conscience, un héritage païen venant du fond des âges a‑t-il sédimenté l’âme chrétienne dès sa naissance, et les séquelles de cet héritage sont loin d’être totalement disparues, même de notre rituel ; au scandale ou à la risée de l’homme moderne une partie, à vrai dire de plus en plus réduite de notre liturgie continue à demander à Dieu ce que le paysan demande à l’engrais, un salut cosmique qui fait de Dieu le suppléant de nos insuffisances. »

Effectivement dans les litanies des saints le peuple chrétien implorait : « A peste, fame et bello, libera nos domine, de la peste de la famine et de la guerre libérez-nous Seigneur ! » Jean Delumeau a recensé plus de cinquante saints, dont particulièrement Saint Roch et Saint Sébastien, invoqués au Moyen-Age pour lutter contre la peste, alors l’épidémie la plus meurtrière. Régulièrement, face à ces fléaux, les évêques appelaient le peuple chrétien à la pénitence et à la conversion pour obtenir de Dieu l’arrêt de l’épidémie. Ainsi le 12 novembre 994, alors qu’un terrible fléau (mal des Ardents : ergot de seigle) décime la population de Limoges, Guillaume IV, duc d’Aquitaine, les archevêques de Bordeaux, de Bourges, les évêques de Limoges, Clermont-Ferrand, du Puy, de Périgueux et Angoulême se sont retrouvés autour de la dépouille de Martial, premier évêque de Limoges, et ont imploré le ciel de mettre fin au mal. Saint-Martial entendit la prière de son peuple et des milliers de malades furent guéris ce jour-là.

Pas de consensus

Tout cela semble appartenir au passé. Les évêques d’aujourd’hui, à l’exception notable de Mgr Pascal Rolland, évêques de Belley-Ars, semblent avoir perdu tout bon sens. Mgr Rolland dénonce « l’épidémie de la peur » et, à rebours de la Vulgate officielle, rappelle justement que :

« alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés ausemblable. Bien au contraire ! »

A propos de la déclaration des évêques de France en 1968 Jean Madiran observait déjà, avec sa sagacité coutumière, que leur « objection » contre les Rogations, aurait pu également être faite contre le Notre Père :

« Ce que le paysan demande à l’engrais », messieurs, c’est le pain quotidien, ou comme vous dites : « aujourd’hui notre pain de ce jour ». Panem nostrum quotidianum da nobis hodie. Il ne suffira pas de supprimer les Rogations et leurs Litanies pour évacuer ce que vous nommez le « paganisme » : il faudra supprimer aussi le Pater, que nous avez déjà passé au laminoir de votre « traduction », mais qui résiste encore. »

Et les mosquées ?

Tout cela ne paraît pas très sérieux alors que le métro fonctionne toujours, que les lieux publics : gares, restaurants, hypermarchés … n’ont pas été fermés, etc. Il sera intéressant d’observer l’attitude de la communauté musulmane particulièrement bien représentée dans le département de l’Oise. Les mosquées seront-elles fermées pour la prière de ce vendredi ? Ce serait bien surprenant ! Quel signe du destin ce serait alors que dans un département français, qui plus est au cœur du domaine capétien qui allait donner naissance à la France, en 2020, le seul culte public célébré soit un office musulman et cela par la volonté de l’évêque du lieu. En cette année johannique le cri de Jeanne reste d’une brûlante actualité : « Evêque c’est par toi que je meurs. »

Enfin à l’occasion de ce carême qui commence espérons que le coronavirus sera l’occasion d’une grande croisade de prières et de pénitences lancée par les évêques de France pour le relèvement de la France et sa guérison, la libérant des maux matériels et immatériels qui mettent en cause son existence même et sa pérennité comme fille aînée de l’Eglise.

Messe pour les temps d’épidémie

Lu ici :

A l’heure où l’épidémie mondiale de coronavirus touche l’Europe et notamment la France, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris fait célébrer une messe votive pour demander l’aide et la protection de Dieu, le samedi 7 mars 2020 à 10 heures. La messe sera suivie de l’imposition des reliques de saints. 

Alors que souvent seuls les moyens humains sont mis en avant, il importe d’abord de recourir au Maître souverain de toutes choses pour implorer sa protection et l’éloignement du danger. En ce temps du Carême, puisse cette épidémie faire comprendre aux hommes la fragilité de leur existence, et combien leurs péchés attirent de la part de Dieu, juste et miséricordieux, les fléaux comme les remèdes.

« Non, dit le Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive ! » (Ez 33, 11).

Par Messe votive, on entend une Messe dite sans rapport avec l’Office ou les commémoraisons du jour.

La Turquie lance l’offensive contre la Syrie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Ses 33 tués ont donné le prétexte qu’Erdoğan attendait pour attaquer de nombreuses positions de l’armée syrienne : artillerie lourde, drones et même aviation depuis le territoire turc, le sultan n’a pas lésiné sur les moyens pour se venger.

Les pertes syriennes sont sûrement inférieures à ce qu’il annonce (2.000 soldats hors de combat) mais elles sont certainement non négligeables. De plus, deux avions syriens ont été abattus par des missiles sol-air ; les pilotes ont eu la chance de pouvoir s’éjecter et de tomber du bon côté du front !

Ankara a pris le soin de préciser que la Turquie « n’a ni l’intention ni l’envie d’entrer dans une confrontation avec la Russie ».

La Russie, de son côté, a choisi de laisser faire. Choix bien cruel, mais prudent : Poutine peut-il se permettre un conflit ouvert, et donc sanglant, avec un membre de l’OTAN ? Les États-Unis n’auraient-ils pas alors saisi l’occasion d’intervenir pour soutenir un allié et en profiter pour se réconcilier avec lui après des années de tension ? C’est peu probable, bien sûr, mais les dirigeants russes ont dû estimer que le risque était trop important et qu’il risquait d’anéantir des années d’efforts.

Pourtant, on ne sait toujours pas si ce sont les Syriens qui ont tué ces 33 soldats (devenus 34 après le décès d’un blessé). Le Monde affirme même que « c’est bien une bombe russe à guidage laser capable de pénétrer jusqu’à des profondeurs de 20 mètres qui a pulvérisé le bâtiment où des soldats turcs avaient trouvé refuge ». Le journal ne cite pas sa source et aucune confirmation n’est venue mais, au fond, cela ne change pas grand-chose : Erdoğan ne pouvait se venger contre l’armée russe et il devait faire quelque chose pour sauver la face alors que sa stratégie hasardeuse en Syrie et surtout en Libye est très contestée dans son pays.

Les islamistes ont, bien sûr, profité de l’aubaine en reprenant, appuyés bien sûr par les Turcs, plusieurs positions perdues ces dernières semaines, mais pas toutes, loin s’en faut.

Les combats continuent de plus belle dans la province d’Idleb, mais il est sûr que cet épisode malheureux a redonné un coup de fouet aux islamistes dans toute la Syrie. Des révoltes ont, à nouveau, éclaté dans le sud, non loin de Deraa. C’est une zone assez instable où des assassinats ciblés sont périodiquement commis par des cellules islamistes dormantes. Cela n’ira sans doute pas très loin, mais l’armée syrienne a dû y envoyer des renforts, alors que son manque d’effectifs est de plus en plus criant.

Cette offensive a malheureusement démontré que, sans la couverture aérienne russe, l’armée syrienne ne peut résister à une offensive turque. Bien sûr, Poutine ne laisserait jamais Erdoğan aller trop loin au point de conquérir des territoires syriens au-delà la province d’Idleb. Mais la fragilité de l’armée syrienne est inquiétante. Neuf ans de guerre ont laminé ses effectifs alors que les réserves islamistes (qui ont pourtant perdu plus d’hommes que les Syriens) sont encore importantes.

Erdoğan et Poutine ont prévu de se rencontrer le 5 mars. D’ici là, espérons pour les Syriens que l’aviation russe reprendra son soutien.

La petite vacherie de La Dépêche, qui oublie ses propres turpitudes

Alors que le Saint-Siège ouvre les archives du Vatican sur le pontificat du pape Pie XII, La Dépêche relate l’évènement non sans écrire une petite crasse pour continuer à salir le pape :

La Dépêche devra diffuser aussi le silence de la Dépêche en 1942, ou plutôt, les conseils que La Dépêche donnait pour empêcher le juif de « devenir nuisible ».

Le rapport de l’ECLJ sur l’influence de Soros à la CEDH dérange

Aussi, plutôt que de présenter le Rapport de l’ECLJ sur les relations et conflits d’intérêts entre ONG et juges de la CEDH, comme le fit largement la presse européenne, ‘Le Monde’ publie un article contre l’auteur du rapport. C’est une méthode soviétique, typique du Monde et indigne du journalisme. C’est surtout un aveu de la véracité du rapport.

Voici néanmoins quelques extraits de cet article :

A la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), l’instance juridique suprême du Conseil de l’Europe, on ne décolère pas, deux semaines après la publication dans l’hebdomadaire français d’extrême droite Valeurs actuelles d’un long article expliquant comment George Soros aurait « infiltré » l’institution.

Selon cette enquête, une dizaine de juges seraient « liés » (comprendre qu’ils ont pu y travailler par le passé) à des ONG comme Amnesty International, qui reçoivent elles-mêmes des subsides de la part d’Open Society, organisation caritative du milliardaire américain d’origine hongroise. Suffisant aux yeux du magazine pour faire sa « une » sur un « scandale Soros ».

A la source de ces « révélations », qui ont surtout fait réagir dans la sphère conservatrice française, de la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen à Philippe de Villiers en passant par le député (Les Républicains, LR) du Vaucluse Julien Aubert, on trouve un rapport de deux cents pages, rédigé par un homme, le docteur en droit Grégor Puppinck, pour le compte de l’organisation qu’il dirige, le Centre européen pour la justice et le droit (European Center for Law and Justice, ECLJ). Ce groupe de défense d’intérêts veut dénoncer une « influence » progressiste exercée sur la CEDH.

Peu connue en France, l’ECLJ hante depuis deux décennies les arcanes de la CEDH, pour y porter la voix du conservatisme chrétien. Le lobby, dont la devise, « Justice et Droit sont l’appui de ton trône, Amour et Vérité marchent devant ta face », est tirée des Psaumes de la Bible, est le bras juridique de La Manif pour tous, le mouvement français antimariage homosexuel, encore mobilisé mardi 3 mars contre la loi bioéthique. Grégor Puppinck, était présent sur le podium de nombreux rassemblements contre le mariage gay ou la procréation médicalement assistée (PMA), de 2013 à 2019.

C’est l’ECLJ qui mène la bataille juridique pour lutter au niveau européen contre l’autorisation de la PMA aux couples homosexuels ; l’ECLJ toujours qui ferraille contre la reconnaissance de citoyenneté des enfants issus d’une gestation pour autrui (GPA). C’est toujours l’ECLJ qui était à la manœuvre pour maintenir en vie Vincent Lambert, cet homme plongé dans un état végétatif à la suite d’un accident de la route, finalement décédé en juillet 2019 après des années de controverse juridico-médicale.

L’ECLJ se frotte aussi aux questions identitaires, brandissant en 2019 la crainte d’une « application de la charia [la loi religieuse islamique] en Europe » à la suite d’une décision de justice en Grèce. La première grande victoire de l’ECLJ, l’affaire Lautsi, dans laquelle le think tank a plaidé pour que l’Italie puisse maintenir des crucifix dans ses écoles, a valu en 2011, à M. Puppinck le titre de chevalier de l’ordre du Mérite de la République italienne. L’homme est aussi commandeur dans l’ordre vaticanais de Saint-Grégoire-le-Grand, décerné par le Saint-Siège aux défenseurs de l’Eglise.

Concrètement, l’ECLJ, qui bénéficie également d’un statut d’ONG accréditée aux Nations unies (ONU), emploie des méthodes classiques d’influence, en produisant des rapports et des communiqués de presse, mais aussi en intervenant directement dans les procédures.

Dans L’Incorrect, Gregor Puppinck déclare :

La gauche est un peu gênée parce que les ONG concernées sont progressistes et libertaires. Elle avait choisi la stratégie du silence jusqu’à aujourd’hui. Maintenant cela va peut-être changer avec cet article du Monde qui passe à l’offensive non contre ce rapport, mais contre son auteur, avec les bonnes vieilles méthodes staliniennes. Cet article a au moins le mérite de faire de la publicité à l’action de l’ECLJ auprès des instances internationales.

A l’étranger le rapport se diffuse beaucoup. Aux Pays-Bas et en Belgique par exemple, des responsables politiques se sont exprimés à ce sujet. C’est aussi évidemment le cas en Pologne et en Hongrie, en Espagne et en Italie. Le rapport est en cours d’étude au sein de plusieurs ministères de la justice et des Affaires Etrangères, en Europe. Ils sont en train de réfléchir aux actions à mettre en œuvre. En tout cas, je constate que personne n’a rien trouvé à redire au contenu du rapport. […]

Le Monde, qui ne trouve rien à redire sur le rapport, s’attaque à votre institution en affirmant qu’elle n’est qu’un maillage dans une grande ONG américaine dirigée par un des avocats de Donald Trump.

C’est à peu près exact. Nous l’avons toujours assumé ; c’est totalement public sur le site de l’ECLJL’ECLJ (European Centre for Justice and Law) a effectivement été fondée par deux avocats américains, Jay Sekulow et Pat Monagan. Jay Sekulow est un newyorkais juif messianique. C’est un avocat brillant qui a soutenu et gagné de nombreuses affaires à la Cour Suprême américaine. Pat Monagan est, lui, un grand avocat catholique d’origine irlandaise. Les deux hommes ont fondé l’ECLJ à la fin des années 1990 à la demande d’organisations chrétiennes d’Europe centrale qui avaient besoin d’avocats chrétiens pour les défendre au moment de la transition démocratique.

Notre organisation a des liens avec le centre slave à Moscou, mais aussi à Jérusalem ou encore avec une organisation sœur qui défend les chrétiens au Pakistan. Nous sommes aussi en train de nous redéployer en Afrique. Nous sommes des organisations chrétiennes et conservatrices, avec une approche juridique. Les branches sont en revanche indépendantes dans leur fonctionnement et nous ne recevons d’instructions d’aucune d’entre elles.

Corée du Sud : le nombre de catholiques a augmenté de 48,6 % en 20 ans

Au cours des vingt dernières années, la Corée du Sud a enregistré une augmentation record de 48,6 % du nombre de catholiques, selon un rapport publié récemment par l’Institut pastoral catholique de Corée (CPIK). La communauté catholique est passée de 3 946 844 baptisés en 1999 à 5 866 510 en 2018. Sur tous les diocèses de Corée du Sud, celui de Suwon, situé juste au sud de Séoul, la capitale, est celui qui a enregistré la plus forte augmentation avec un taux de 89,1 % entre 1999 et 2018, suivi du diocèse de Daejeon, dans le centre du pays, avec 79,6 %, et celui d’Uijeongbu, au nord de la capitale, avec 78,9 %.

Mgr Lazarus You Heung-sik, évêque de Daejeon depuis 2005 et président de la commission des Affaires sociales de la conférence des évêques de Corée (CBCK), fait part de plusieurs facteurs qui ont contribué à cette croissance dans son diocèse.

« En 2014, le pape François a rendu visite à notre diocèse à l’occasion de la 6e Journée asiatique de la jeunesse. Quand une telle grâce est reçue, il faut en faire bonne usage et la faire fructifier. C’est pourquoi nous avons ouvert un synode diocésain le 8 décembre 2015, une date qui coïncidait avec l’ouverture du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde [2015-2016] ». « Le synode diocésain a duré trois ans et cinq mois, jusqu’au 27 avril 2019. C’était une opportunité d’avancer ensemble, aux côtés des prêtres, de religieux et religieuses, des laïcs et des jeunes. Pour marcher ensemble et nous écouter les uns les autres avec humilité, pour un nouvel éveil de la foi et de la vie chrétienne ».

« Pour le diocèse, le synode représente un chemin de discernement communautaire dans l’Esprit Saint. Cela a dynamisé l’engagement des catholiques de la région pour l’annonce de l’Évangile. Les chiffres mis à part, la participation des catholiques à la messe dominicale et au sacrement de la réconciliation est importante ». « Pour moi, la période actuelle est très chargée. Le 10 janvier, j’ai célébré l’ordination de neuf prêtres. En parallèle, je me suis également occupé du transfert de 120 curés et vicaires du diocèse – à Daejeon, les premiers servent en paroisse pour un mandat de cinq ans, et les vicaires pour deux ans. Avant de rejoindre leur nouvelle paroisse, ils sont invités à venir me voir pour un entretien personnel ». « Dans notre diocèse, près de 25 % des baptisés prennent part à la liturgie et aux sacrements de façon régulière, soit 5 % de plus que la moyenne nationale. J’y vois les fruits du synode diocésain. »

Interrogé sur la raison de la conversion de tant de Coréens au catholicisme, Mgr You estime que

« le monde d’aujourd’hui est victime du matérialisme, de la convoitise et de la compétition égoïste ».

« Tout le monde pense d’abord à soi et veut dépasser les autres. Comment cela peut-il conduire au bonheur et à la paix ? Nous avons besoin de nous concentrer sur la vie communautaire, avec l’amour mutuel comme nouveau commandement ».  « Quand on marche ensemble, on partage des expériences de foi sans lesquelles il est difficile d’en parler et de l’expliquer. De telles expériences favorisent une vie chrétienne concrète, sur laquelle le pape François insiste tellement. C’est ce qu’il a souligné le 17 novembre, à l’occasion de la Journée mondiale des pauvres. C’est fondamental : il faut chercher et rejoindre les personnes dans le besoin, pas seulement ponctuellement mais au quotidien, et s’intéresser aux besoins des autres. »

L’école Notre-Dame-de-Fatima, près de Lille : la force de la patience

Le groupe scolaire Notre-Dame-de-Fatima, situé près de Lille (à la Chapelle- d’Armentières), fête ses trente ans d’existence. Un numéro spécial de sa lettre aux amis témoigne de la force de la patience déployée durant ces années (cliquez ICI pour y jeter un coup d’œil).

L’école, fondée en 1989, a été confiée à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre en 1999. Elle accueille ses élèves — de la maternelle à la 5e — dans ce qui fut autrefois une ferme et qui, aujourd’hui, grâce aux travaux successifs, se trouve dotée d’une grande chapelle, entourée de classes. La cour de récréation se trouve bordée d’une pâture (dont une partie est réservée aux moutons et aux chevaux !). Deux anciens bungalows attendent encore d’être remplacés par des bâtiments neufs, dans la continuité des derniers travaux. Un miracle de plus à demander au bon Dieu !

Mais une école, c’est aussi le cœur nucléaire d’un rayonnement missionnaire grâce aux familles qui la composent. Grâce à son implantation de plus de vingt ans d’âge, l’Institut du Christ Roi dessert désormais l’importante église Saint-Étienne, en plein centre de Lille, se rend à Dunkerque ainsi qu’en Belgique flamande, à Dadizele. Autour de l’école gravitent aussi un groupe Europa Scouts, six groupes Domus Christiani, des catéchismes pour tout âge, des groupes de maraudes, etc. Tout cet apostolat peut en outre compter sur les communautés amies comme l’œuvre de Riaumont ou les abbayes bénédictines de Wisques.

Bref, depuis trente ans, c’est toute une communauté d’anciens qui s’est constituée. Parmi eux, certains ont fondé une famille et, à leur tour, ont choisi de confier leurs propres enfants à Notre-Dame-de-Fatima ou, même, y enseignent. L’aide de fidèles, le concours d’innombrables bienfaiteurs restés dans l’ombre, la persévérance de beaucoup, le souci de la transmission de tous ont permis à cette grande aventure de continuer.

Trente ans, un bel âge pour rendre grâce !

Journée portes ouvertes le samedi 14 mars, de 9 h 30 à 12 h 30

Pour tout renseignement : [email protected]

Ecole Notre Dame de Fatima
201, chemin de la Patinerie – 59930 La Chapelle-d’Armentières

Témoignage d’un père de famille :

Nous avons inscrit nos trois enfants à Notre-Dame-de-Fatima lorsque nous sommes arrivés dans le Nord, en septembre 2018. Outre le fait que cela a été un facteur d’intégration dans une région que nous ne connaissions pas du tout, nous avons immédiatement été conquis par cette école. Nous sommes, comme beaucoup de parents, soucieux que nos enfants reçoivent le meilleur enseignement possible, et que ce soit en cohérence avec l’enseignement de l’Église et ce qu’il reçoivent à la maison. Or, à Notre Dame de Fatima, ce sont des méthodes d’enseignement largement éprouvées qui sont appliquées par des enseignants convaincus, bien formés, et entièrement dévoués à nos chers enfants. Ils sont formés au vrai et au beau, leur curiosité est sans cesse stimulée pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes.

À Notre-Dame-de-Fatima, le directeur et l’aumônier sont tous deux prêtres de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et, dans la plus pure tradition salésienne, sont quotidiennement avec nos enfants. Ils enseignent, donnent les sacrements, consolent, corrigent, jouent avec eux, et ce, avec la patience, la douceur et la rigueur que l’on peut attendre d’un prêtre. Ils aiment nos enfants, qui le leur rendent sans mesure, et sont pour eux des exemples sur lesquels ils peuvent s’appuyer.

Cette école existe depuis trente ans et les anciens, qui pour certains ont leurs enfants parmi les élèves, sont unanimes pour dire que le niveau y est excellent. Cette information est évidemment capitale mais elle ne fait pas tout ! Car il faut ajouter qu’en plus d’être bien formés, nos enfants sont armés pour devenir des saints… N’est-ce pas là l’essentiel ?

Bioéthique : Marchons Enfants intensifie ses actions

En dépit de la situation sociale et sanitaire de la France, malgré les divisions et difficultés dont souffre notre pays, Emmanuel Macron maintient pour le moment son projet de loi bioéthique.

Marchons Enfants intensifie donc le rythme des actions :

Mardi 3 mars, rejoignez le rassemblement Marchons Enfants pour appeler le Président de la République à retirer le projet de loi : RDV à 19h sur la place Clemenceau

Et dimanche 8 mars, pour la Journée internationale des femmes, deux actions Marchons Enfants sont prévues :

  • Une action digitale : nous écrirons tous, ce jour-là, au Président de la République pour l’appeler à retirer le projet de loi. Un site internet spécifique a été créé pour gagner en efficacité et relayer en temps réel l’appel à écrire : cliquez ici pour y accéder !
  • Une action-flash surprise aura lieu à Paris et en régions pour dénoncer la gestation pour autrui et le projet de loi : à suivre et partager sur tous les canaux (réseaux sociaux, groupes whatsapp…) à partir de 15h.

Pour écrire en même temps que tous les sympathisants des associations partenaires de Marchons Enfants, et pour suivre et faire « buzzer » les actions-flash prévues partout en France, pensez à réserver le début d’après-midi du 8 mars dans votre agenda : de chez vous ou d’ailleurs, il vous suffira d’un smartphone ou d’un ordinateur pour donner de l’ampleur et de l’impact à ces deux actions !

Le général Bugeaud les dérange

Un lecteur envoie ces photos prises ce matin, avenue Bugeaud à Paris :

Thomas Robert Bugeaud, marquis de La Piconnerie, duc d’Isly, est un maréchal de France, né le , et mort à Paris le . Gouverneur général de l’Algérie, il joua un rôle décisif dans la colonisation de celle-ci.

le général Bugeaud est envoyé en Algérie le) avec ordre d’écraser la révolte d’Abd el-Kader. Le 30 mai 1837, le traité de Tafna est signé par Abd El-Kader et le général Bugeaud. Il est conclu après la bataille de la Sickak en Algérie. Ainsi l’émir reconnaît la souveraineté française en Afrique du Nord. De son côté, la France reconnaît la souveraineté de l’émir sur les deux tiers de l’Algérie. Abd El Kader établit alors sa capitale dans la ville de Mascara.

Rentré en France, Bugeaud déconseille, par son rapport, la conquête de l’Algérie et déplore une « possession onéreuse dont la nation serait bien aise d’être débarrassée ». Il préconise le maintien des territoires conquis sous statut militaire, pour éviter toute colonisation de peuplement. Ce statut perdurera jusqu’en 1870.

Le 14 août 1844, la bataille d’Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud, gouverneur général d’Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Français gagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.

Il y a tellement de choses qui tuent infiniment plus que le coronavirus et que les évêques ne combattent pas avec la même détermination

De Bernard Antony :

Pour éviter la propagation du coronavirus, certains évêques ont donc notamment décidé, parmi d’autres mesures, de supprimer les messes. Jusqu’à nouvel ordre.

On le sait, la durée moyenne des messes, selon la liturgie moderne, n’excède pas trois quart d’heure. C’est à peu près la durée moyenne aussi d’une course d’approvisionnement dans une grande surface, avec l’attente à la caisse.

Si la grande distribution suivait l’exemple de l’épiscopat et décidait de fermer les « grandes surfaces », cela n’entrainerait-il pas à terme un dangereux manque d’approvisionnement ? Peut-être des carences alimentaires ? Sinon des débuts de disette ?

Qu’est-ce qui alors serait le plus à craindre ? Le coronavirus, qui peut entraîner des décès comme les grosses épidémies de grippe, ou une sous-alimentation, plus dangereuse que de très strictes privations de Carême ?

Toujours est-il que l’affaire du coronavirus aura permis à des évêques de faire preuve de leur vertueuse discipline républicaine dans la lutte contre le méchant petit microbe.

Mais comment ne pas penser qu’il y a tellement de choses qui tuent infiniment plus que le coronavirus et que les évêques ne combattent pas avec la même détermination ?

Ainsi des hécatombes par avortement des enfants à naître.

Des députés demandent à Emmanuel Macron d’enquêter sur les conflits d’intérêts au sein de la CEDH

Les députés Julien Aubert, Xavier Breton, Valérie Boyer, Sébastien Meurant et Bérengère Poletti (LR) ont écrit au Président Macron pour l’alerter sur les conflits d’intérêts à la CEDH, suite à l’enquête de l’ECLJ.

Ils lui demandent d’initier une enquête sur l’influence de G. Soros au sein de la CEDH et sur la politisation de cette instance, et dans l’attente, de suspendre la participation de la France à la CEDH.

11ème cérémonie des Bobards d’Or : Haro sur les médias menteurs

Intégralité de la cérémonie des Bobards d’Or sur TV Libertés (2h30) :

Primaire démocrate aux Etats-Unis : le candidat LGBT jette l’éponge

Le candidat inverti à l’investiture démocrate a été tellement vexé de son score de 8% en Caroline du Sud qu’il abandonne la course à la primaire. Il a fini par comprendre que l’aversion des noirs pour son « orientation sexuelle » rendait son élection impossible. Son retrait a lieu la veille du « super-mardi », ce qui devrait doper les chances de Biden face à Sanders.

Tweet de Donald Trump :

Pete Buttigieg est hors-course. Toutes ses voix du Super Tuesday vont aller à Joe-Biden-l’endormi. Joli timing. C’est le début des manœuvres des démocrates pour s’assurer que Bernie soit éliminé.

Manifestation contre la PMA, devant l’Elysée

Le mouvement associatif unitaire appelle à un rassemblement sous le label « Marchons Enfants » mardi 3 mars à 19h, Place Clemenceau à Paris.

L’objectif est clair : en étant à proximité de l’Élysée, les manifestants entendent demander au Président de la République de retirer le projet de loi qui n’est ni bio, ni éthique. Une enquête Ifop confirme que le retrait de ce projet est souhaité par une majorité de Français (51%) et plus encore par la jeunesse (64% des 18-25 ans). Ludovine de La Rochère précise :

« Alors que la société a urgemment besoin d’unité, le Président de la République a la possibilité de poser un acte d’apaisement social et sociétal. Nous allons donc lui demander de respecter ses engagements et de tirer les conséquences du dissensus clair qui s’exprime contre ce projet de loi en le retirant ».

Clichés et poncifs sur l’école libre

Anne Coffinier dénonce les fakes news sur les écoles hors-contrat :

Quand une personne ou une institution autre que l’Etat ouvre une école, elle est obligatoirement hors contrat. C’est la loi ! Pas un choix. C’est seulement après 5 ans d’existence qu’un tel établissement peut demander à passer sous contrat avec l’Etat. Seulement, en pratique, l’Etat n’accorde presque aucun contrat, surtout en période de budgets publics contraints. Aux écoles de se serrer la ceinture !

Parlons à présent de ce qu’on appelle « l’école à la maison »  : elle concerne les enfants qui sont suivis par un précepteur ou bien par leurs parents, avec ou sans le soutien d’un cours par correspondance. La tendance est à la mode, tant elle répond à des situations de détresse, de harcèlement ou de phobie scolaire par exemple… Certaines familles choisissent aussi tout simplement de garder leurs enfants à la maison, parce qu’elles considèrent que les ressources de l’économie de l’information et de la connaissance sont la voie d’avenir pour instruire. Il faut y voir aussi un mouvement de société, qui tend à privilégier l’idée qu’il revient à l’enseignement de s’adapter aux enfants plutôt que l’inverse. Signe des temps, ce mouvement est global. Bien des artistes en herbe et des futurs sportifs de haut-niveau pratiquent  l’école à la maison…

Mais le paysage du homeschooling n’est pas toujours rose. Hugo Micheron que nous avons interviewé cette semaine, dans son essai sur Le Jihadisme français le souligne à plusieurs reprises : l’instruction  à domicile peut servir de paravent à des entreprises d’embrigadement irresponsables des enfants…

Mais revenons aux écoles au sens strict du terme. Soyons clairs : une « école » est une structure reconnue par la loi, et dont la création est conditionnée par un grand nombre d’exigences. Les entreprises clandestines d’embrigadement de jeunes enfants ne sont pas des écoles !  Les regroupements informels d’enfants pour des raisons avancées de mutualisation des coûts, ou de recherche d’une plus grande socialisation ne sont pas davantage des écoles. On les appelle « écoles de fait » ou « écoles non déclarées », ou encore «  écoles clandestines ». Si, pour la loi, la situation de deux enfants issus de deux familles différentes et scolarisés dans un même lieu doit donner lieu à une déclaration en vue de créer une école privée hors contrat, la réalité est très différente. Ces diligences ne sont pas toujours accomplies. Ces lieux de formation ( ou d’embrigadement le plus souvent) sont alors des écoles clandestines échappant à tout contrôle  systématique.

Est hors contrat une école dont la création et l’existence sont régies par le Code de l’éducation, selon le cadre précisé et nettement renforcé  par la « Loi Gatel » du 13 avril 2018. Contrairement aux idées reçues, une telle école est régulièrement soumise à des contrôles bien plus poussés que ceux des écoles publiques ou privées sous contrat… Les inspections portent en effet sur l’école dans sa globalité, sur le respect du Socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Bref, pas le cadre idéal pour créer une secte…

Last but not least, distinguons bien entre écoles coraniques et écoles musulmanes. La première catégorie ne  correspond pas à des écoles, mais à des lieux de formation religieuse chargés de transmettre la religion musulmane par la mémorisation du Coran. Ces établissements ne sont pas contrôlés par l’Etat, en tout cas pas en tant qu’ « établissements scolaires ». Quant à la deuxième catégorie, celle des écoles musulmanes, elles renvoie à des écoles privées confessionnelles,  pouvant être sous contrat (comme les cinq grandes écoles rattachées à la Fédération nationale de l’enseignement musulman) ou bien hors contrat. Pour exister, ces dernières doivent être régulièrement déclarées et respecter les obligations qui incombent aux écoles hors contrat.  A l’Etat de les contrôler autant que nécessaire bien sûr, le cadre de ces contrôles étant clair et efficace pour peu que les contrôles soient mis en place.

Cher lecteur, si vous avez lu jusqu’ici, vous êtes  désormais incollable sur les distinctions propres à l’enseignement libre et sur ce qui n’en relève pas. Parlez-en, partagez, diffusez ! En matière de hors contrat, mieux vaut appeler un chat un chat.

Accord Chine-Vatican : lettres croisées entre le cardinal Re et le cardinal Zen

Il y a un peu plus d’un mois, une lettre du cardinal Zen à ses frères cardinaux dénonçant l’accord en cours entre le Vatican et la Chine était rendue publique. Le cardinal Re, récemment nommé doyen du Sacré Collège, a envoyé une lettre aux cardinaux, dans laquelle il justifie cet accord secret et va jusqu’à imputer à Benoît XVI la paternité de l’accord (le cardinal Re affirme que le pape Benoît l’a signé), tout en justifiant la possibilité d’Églises indépendantes :

L’Accord prévoit l’intervention de l’autorité du Pape dans le processus de nomination des évêques en Chine. A partir également de ce fait certain, l’expression « Église indépendante » ne peut plus être interprétée de manière absolue comme une « séparation » d’avec le Pape, comme c’était le cas dans le passé

Le cardinal chinois répond à travers son blog au cardinal Re, dans une lettre ouverte traduite par Benoît-et-moi :

[…]

1- Pour clarifier la vision de Jean-Paul II et de Benoît XVI à l’égard du communisme, il me suffit aujourd’hui de vous renvoyer aux pages 161-162 du livre « Dernières conversations » (le pape Benoît m’en a donné un exemplaire avec la dédicace « en communion de prière et de pensée »).

Question du journaliste Peter Seewald :

« Avez-vous partagé et soutenu activement l’Ostpolitik du Pape (Jean-Paul II)? »

Réponse de Benoît:

« Nous en parlions. Il était clair que la politique de Casaroli, bien que mise en œuvre avec les meilleures intentions, avait échoué. La nouvelle ligne suivie par Jean-Paul II est le fruit de son expérience personnelle, du contact avec ces pouvoirs.

Naturellement, à l’époque, on ne pouvait pas espérer que ce régime s’effondre rapidement, mais il était clair qu’au lieu d’être conciliant et d’accepter des compromis, il fallait s’y opposer avec force [ndt: soulignement du cardinal Zen!]. C’était la vision de fond de Jean-Paul II, que je partageais ».

2- Pour prouver que l’accord signé avait déjà été approuvé par Benoît XVI, il suffit de me montrer le texte signé, que je n’ai pas été autorisé à voir jusqu’à présent, et les preuves des archives, que vous avez pu vérifier. Il ne resterait plus qu’à expliquer pourquoi il n’a pas été signé à l’époque.

3- Le changement « historique (epocale) » de la signification du mot « indépendance », je le crains, n’existe que dans la tête de l’éminent secrétaire d’État, induit peut-être par une traduction erronée du chinois faite par le jeune minutante de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, désormais monoculus rex in regno caecorum (borgne-roi au royaume des aveugles), lequel fut également co-responsable d’au moins 10 erreurs dans la traduction de la lettre du pape Benoît en 2007. Mais étant donné l’intelligence du Très Éminent, il m’est difficile de croire qu’il a été trompé, il est plus probable qu’il ait voulu « se laisser tromper ».

4- Je ne comprends pas la dernière partie de votre lettre, pour le moins confuse. Les faits sont là. J’ai la preuve que Parolin manipule le Saint-Père, qui me montre toujours beaucoup d’affection, mais ne répond pas à mes questions. Devant des prises de positions du Saint-Siège que je ne parviens pas à comprendre, je dis à tous les frères désolés qui s’adressent à moi de ne pas critiquer ceux qui suivent ces dispositions. Toutefois, comme les dispositions laissent encore la liberté à ceux qui ont une objection de conscience, je les encourage à se retirer dans les catacombes, sans s’opposer aux injustices, sinon ils nous en remettraient encore plus.

Qu’ai-je fait de mal ?

5- Je suis d’accord à 100% avec l’invitation à prier.

Je rappelle que récemment, le Saint-Siège a aussi recommandé l’invocation à la Sainte Vierge « Sub tuum praesidium » [Sous l’abri de ta Miséricorde] et celle à l’Archange Saint-Michel.

Il y a évidemment l’Oremus pro Pontifice qui se termine par « et non tradat eum in animam inimicorum ejus« .

Je vous souhaite des moments plus heureux dans votre longue carrière de doyen du Collège des cardinaux.

Le Carême est-il le ramadan des catholiques ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Celier et Tanouärn ainsi que du père Thomas sj et animé par Philippe Maxence aborde une question d’actualité :
Le Carême est-il le ramadan des catholiques ?

C’est arrivé un 29 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Le 29 février n’existe que tous les quatre ans (rythme des années bissextiles).

  • le 29 février 468 : mort du pape saint Hilaire.

Voir la chronique du 19 novembre.

  • le 29 février 596 : la “Décrétion de Childebert” est publiée.

Inspiré par la reine mère Brunehilde, ce texte organise et modernise la justice et la police en Austrasie. (La date exacte de cette publication importante est controversée).

  • le 29 février 888 : Eudes, comte de Paris, est élu Roi par les Grands de Francie occidentale, à Compiègne, et sacré par l’archevêque de Sens, Gautier.

Voir les chroniques du 3 janvier et 13 novembre.

  • le 29 février 1468 : naissance d’Alessandro Farnese, futur pape Paul III.

Paul III interdit l’esclavage par sa lettre Pastorale officium. Voir la chronique du 10 novembre.

  • le 29 février 1584 : premier 29 février du calendrier grégorien.
  • le 29 février 1732 : mort de l’ébéniste français André-Charles Boulle.

André-Charles Boulle, fils d’ébéniste, possède son propre atelier de 1666 à 1676. En 1672, le Roi Louis XIV l’appelle au Louvre, il y reste toute sa vie. Il devient l’ébéniste le plus renommé de l’Histoire. Différentes techniques lui sont attribuées : l’art du bronze doré dans l’ameublement, l’incrustation des meubles (avec de l’écaille, du bronze, de la corne…) cette technique porte d’ailleurs sont nom : la marqueterie Boulle.

  • le 29 février 1784 : Sade est transféré de Vincennes à la Bastille.

Voir la chronique du 29 octobre. Sade est membre de la loge « Les amis de la liberté » du G.OD.F à Paris. Le franc-maçon François Labbé  dira de lui : « On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté ».

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 89)

  • le 29 février 1848 : la IIème République abolit la noblesse.

La veille ce même gouvernement provisoire de la république a aboli, par décret, la peine de mort en matière politique.

  • le 29 février 2000 : affaire Elf et Roland Dumas.

Roland Dumas, mis en examen, démissionne de la présidence du Conseil constitutionnel.

Des enfants sont noyés dans du formol sans anesthésie quand ils naissent vivants après un avortement raté

D’Olivier Bault dans Présent :

Connue mondialement depuis la sortie du film Unplanned, basé sur son histoire telle qu’elle l’a racontée dans le livre du même nom, la militante pro-vie américaine Abby Johnson était en Pologne du 11 au 15 février. Cette ancienne directrice de clinique-avortoir de Planned Parenthood (nommée « employée de l’année en 2008 ») s’est convertie à la défense de la vie en 2009 après avoir assisté à un avortement réalisé avec échographie sur un enfant à la 13e semaine de grossesse, puis s’est convertie à la foi catholique en quittant l’Eglise épiscopale (qui est ouvertement pro-avortement et pro-LGBT) en 2012. Elle est aujourd’hui mère de huit enfants et dirige l’organisation And Then There Were None spécialisée dans l’aide aux employés et personnels médicaux souhaitant quitter l’industrie de l’avortement (près de 560 personnes aidées à ce jour), mais elle est aussi très engagée dans l’aide aux femmes enceintes en difficulté. Elle milite en outre aux Etats-Unis et dans le monde en faveur de l’interdiction de l’avortement.

En Pologne, Abby Johnson s’est exprimée dans plusieurs églises du pays, y compris à l’important sanctuaire de la Providence divine de Lagiewniki, à Cracovie. Le dernier jour de sa tournée polonaise, elle participait à Varsovie à une conférence à la Diète où elle avait été invitée par le groupe parlementaire pour la vie et la famille. Abby Johnson s’en est alors pris à ces gens qui recherchent le « compromis » sur l’avortement, appelant les Polonais à voter pour les politiciens inconditionnellement pro-vie. Certes, a-t-elle convenu, la législation polonaise est bien meilleure que la législation américaine en ce qui concerne la protection du droit à la vie. « Mes amis, je suis ici aujourd’hui pour vous mettre en garde », a-t-elle toutefois lancé aux quelque 350 personnes réunies, parmi lesquelles votre correspondant, « vous pouvez penser “nous avons une meilleure loi” et “nous protégeons mieux nos enfants”, mais des compromis ont été passés même ici, en Pologne. Il y a toujours trois raisons qui permettent de déchiqueter des enfants innocents dans le ventre de leur mère. » Abby Johnson faisait allusion aux grossesses issues d’un viol, comme celle qui a donné naissance à son fils Jude, qu’Abby et son mari ont adopté en 2015 alors qu’il était un nouveau-né. Elle faisait aussi allusion aux grossesses mettant en danger la santé physique ou la vie de la femme enceinte, qui sont des cas exceptionnels, mais surtout aux avortements eugéniques, dont une majorité, en Pologne comme ailleurs, concerne des enfants avec trois chromosomes 21 ou avec d’autres syndromes compatibles avec la vie. Or ces avortements sont généralement réalisés à un stade tardif, durant le deuxième trimestre de grossesse – autorisés jusqu’à la fin du deuxième semestre de grossesse en Pologne, ils sont sans limite de délai en France –, et la militante américaine a raconté à l’assistance médusée comment, de l’aveu même de sages-femmes polonaises qui lui avaient livré leur témoignage trois jours plus tôt, des enfants sont noyés dans un seau rempli de formol sans aucune forme d’anesthésie quand ils ont le malheur de sortir vivants du ventre de leurs mères après un avortement raté (ce qui arrive assez régulièrement avec les avortements tardifs, et pas seulement en Pologne).

« Pouvez-vous imaginer une mort plus douloureuse pour un enfant ? », a demandé l’ancienne directrice de clinique de Planned Parenthood. « Cela se passe ici, dans vos hôpitaux, en Pologne. Le problème de l’avortement vous concerne aussi. […] Il y a eu des compromis de faits en Pologne, dans votre Parlement », a poursuivi Abby Johnson en appelant les Polonais à exiger de leurs députés qu’ils votent le projet de loi citoyen bloqué au Parlement depuis début 2018 par la majorité PiS. Un projet de loi visant à interdire les avortements eugéniques qui avait pourtant recueilli plus de 800 000 signatures dans ce pays de 38 millions d’habitants.

Son appel sera-t-il entendu par les Polonais ? Il a en tout cas été relayé dans de nombreux médias de droite. En outre, le Tribunal constitutionnel a été saisi une nouvelle fois le 23 décembre dernier par un groupe de 119 députés de la Diète (sur un total de 460) qui remettent en cause la constitutionnalité de la clause de la loi polonaise de 1993 autorisant les avortements en cas de maladie ou anomalie grave et incurable de l’enfant à naître, c’est-à-dire ceux que l’on qualifie justement d’avortements eugéniques. La saisine précédente, réalisée en 2017, n’avait pas été examinée et s’était éteinte avec la fin de la législature en cours en octobre dernier. Rappelons par ailleurs que le président Andrzej Duda, candidat à sa propre réélection en mai prochain, s’est engagé à ne pas opposer son veto à une éventuelle loi interdisant les avortements eugéniques. S’il est un pays européen où l’Américaine Abby Johnson a une chance d’être entendue après le succès du film Unplanned, c’est bien la Pologne. Egalement présent, le défenseur des droits des enfants Mikolaj Pawlak a fait remarquer qu’une telle conférence n’aurait pas pu avoir lieu dans l’enceinte du Parlement d’un pays comme l’Islande – qui se vante d’avoir éliminé la trisomie 21 – ou… la France.

Cette fois, la Turquie est en guerre contre la Syrie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Trente-trois militaires turcs ont été tués, jeudi 27 février, par un bombardement que la Turquie attribue à l’aviation syrienne, comme le rapporte Le Monde. C’est le gouverneur de la province turque d’Hatay qui en a fait l’annonce, ajoutant que plusieurs dizaines d’autres soldats avaient été blessés.

Les combats ont, ces derniers jours, pris une ampleur inédite dans la province d’Idleb occupée par l’armée turque et plusieurs milices islamistes, certaines alliées à Ankara, d’autres non, comme le Front al-Nosra. L’armée syrienne a poursuivi sa progression dans le sud de la province, reprenant des dizaines de villages. Elle a, en revanche, subi un revers important en perdant la ville de Saraqueb. L’autoroute M5 reliant Damas à Alep est donc à nouveau coupée alors que sa reprise, après de durs combats, semblait solide.

L’intervention turque a évidemment changé la donne et ce n’est plus seulement son artillerie qui est à la manœuvre contre l’armée syrienne, mais des fantassins qui appuient les assauts islamistes de reconquête des territoires perdus.

Le problème, c’est qu’Ankara, tout en acheminant des renforts massifs vers Idleb, n’a jamais prévenu que ses soldats montaient à l’assaut parmi les milices islamistes. Le ministère de la Défense russe a indiqué, dans un communiqué, que si les Turcs avaient perdu 33 hommes, c’est parce qu’ils se trouvaient « parmi des unités combattantes de groupes terroristes ».
La Turquie, dominée militairement car ne bénéficiant d’aucune couverture aérienne, a demandé à la communauté internationale que la province d’Idleb soit déclarée zone d’exclusion aérienne… Il faudra en convaincre Poutine !

Plus sérieusement, Ankara menace l’Europe d’une nouvelle invasion migratoire. Certes, des centaines de milliers de civils fuient les combats et remontent vers la frontière turque, qui est d’ailleurs fermée. Mais faut-il rappeler que plusieurs milliards d’euros sont versés, chaque année, à la Turquie pour la gestion des immigrés syriens et éviter ainsi leur envoi vers l’Europe ? L’Europe avait cédé au chantage cynique du sultan qui prévient, maintenant, qu’il va peut-être de nouveau ouvrir les vannes.

Les Américains se sont, bien sûr, empressés de soutenir leur allié de l’OTAN, ravis qu’il soit en train de se fâcher avec la Russie et l’invitant à voir « la Russie telle qu’elle est vraiment ». Un porte-parole du département d’État américain a déclaré, en outre : « Nous appelons à un arrêt immédiat de cette offensive odieuse du régime d’el-Assad, de la Russie et des forces soutenues par l’Iran. » Il est, en effet, odieux de vouloir reconquérir son territoire occupé par des terroristes islamistes et une puissance étrangère…

Quoi qu’il en soit, ces 33 morts risquent de marquer un tournant périlleux. Erdoğan ne peut pas accepter des pertes aussi importantes sans réagir. Déjà, des journaux proches du pouvoir turc appellent à la vengeance.

La tension est donc à son comble. La Turquie et la Syrie sont en guerre ouverte et l’escalade pourrait se poursuivre, surtout si l’OTAN s’en mêle.

Pas de ramdam pour les catholiques en carême

Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec rappelle que le carême n’est pas le ramadan des chrétiens :

[…] Dans le Coran, on peut lire que la prescription du jeûne durant le mois de Ramadan émane de Dieu Lui-même. Allah indique avec précision les modalités de ce jeûne : « Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous le fil blanc du fil noir, à l’aube. Ensuite, faites jeûne complet jusqu’à la nuit » (Coran 2, 187). A l’inverse chez les chrétiens, le jeûne du carême relève d’une loi de liberté. Invités à renoncer à des formes de conforts, à l’image des quarante jours du Christ passés dans le désert, les fidèles s’attachent à se dépouiller dans leur quotidien du superficiel au bénéfice de l’essentiel : Dieu, leur âme et leur prochain.

Le chrétien est appelé à jeûner dans le secret et à se comporter aux yeux du monde comme s’il ne jeûnait pas « pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 16-18). A l’inverse, le Ramadan, dans les quartiers de villes françaises à forte concentration islamique, s’accompagne d’une surveillance étroite de chaque musulman dans la “communauté des croyants”. Xavier Lemoine, courageux maire de Montfermeil, rapportait son expérience du ramadan dans sa ville. Lors d’une conférence, il évoquait la police des poubelles effectuée entre voisins pour s’enquérir de la stricte observance des prescriptions coraniques dans le quartier ou le piétinement des goûters des élèves chrétiens ou sans confession par les élèves musulmans dans les cours d’école de sa ville.

Lors du Ramadan, dès le coucher du soleil, tous les interdits cessent pour le musulman. Pour le chrétien il s’agit de faire œuvre de sacrifices discrets et de renoncements joyeux. De s’exercer patiemment à toutes les privations que sa conscience lui indique devant Dieu : l’alimentation, les écrans, tel ou tel plaisir anodin. Cette grande retraite annuelle des fidèles vise à renouveler les cœurs, par un soin plus diligent porté à la vie de prière et au travail des vertus de patience ou de générosité.

Comme le souligne Annie Laurent, docteur d’État et spécialiste du Moyen-Orient, alors que dans le Ramadan l’accent est mis sur l’exercice de la volonté et l’obéissance à Dieu qui en a commandé l’observance, le carême est une réalité avant tout spirituelle et personnelle. Le ramadan relève d’un pilier, d’un ordre dépourvu de toute signification autre que la soumission (qui est le sens même du mot « islam »), tandis que le carême relève d’une période de combat. D’un combat purificateur pour l’âme qui rappelle la haute valeur du sacrifice offert gratuitement. Il n’est en rien une période ascétique ou méritoire où l’on pourrait néanmoins compenser le soir ce dont on s’est privé durant la journée. Par un acte d’humilité de l’âme, le chrétien est prié de se souvenir de son état de pécheur et de sa vulnérabilité aux tentations.

Pour Hélie de Saint-Marc « si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ». La leçon chrétienne du carême est de cette veine. Dans la société du moindre effort, elle a même la valeur d’une leçon de survie.

La 12e Nuit des Témoins

L’AED organise la 12ème Nuit des Témoins, une soirée exceptionnelle à la rencontre et à l’écoute de l’Église dans le monde au cours de laquelle nous rendrons hommage à tous les prêtres et religieuses tués dans l’année.

L’AED vous invite à venir priez pour eux et écouter nos témoins du Burkina Faso, de Terre Sainte et du Venezuela.

  • 22 mars à Chalon-sur-Saône
  • 23 mars à Caen
  • 25 mars à Cambrai
  • 26 mars à Cognac
  • 27 mars à Paris

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