Bioéthique : l’eugénisme bientôt en vigueur ?
Le député Marie-France Lorho a interrogé le nouveau ministre des solidarités et de la santé Olivier Véran sur l’extension du diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies (DPI-A), permettant de détecter les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique.
Alors que l’autorisation de “cette pratique conduirait manifestement à une dérive eugénique” , comme l’avait souligné Agnès Buzyn pendant les débats sur la loi de bioéthique, le gouvernement fera-t-il preuve de cohérence dans la ligne adoptée par l’ancien ministre de la santé en refusant l’insinuation d’une telle pratique à l’occasion du retour du texte dans l’hémicycle ?

Emmanuel Macron ou super-gourou en Pologne
Pour tout ce qui ne relève pas de l’économie et de l’extension du domaine du marché (révision de la loi de bioéthique), Emmanuel Macron prend ses discours pour de l’action ; et d’ailleurs il a raison, car le menteur est un homme d’action (Hannah Arendt). Mais en fait, ses discours ne sont pas des discours, ce sont des sermons. Le domaine favori d’Emmanuel Macron, c’est la prédication.
Cet aspect super-gourou a parfaitement été illustré à nouveau à l’occasion du déplacement du Président de la République en Pologne, les 3 et 4 février 2020.
Trois ingrédients :
- D’abord, la réaffirmation de la foi (déjà relevée par Le Salon beige dans un article précédent). En deux discours (l’un dans une université, l’autre avec la communauté française en Pologne), E.Macron a prononcé 41 fois « je crois» (ou « je le crois »), dont onze fois « je crois très profondément ». C’est l’un de ses mantras favoris. Normal pour Super-gourou.
- Ensuite, la référence papale. E.Macron a terminé ainsi son discours prononcé devant des étudiants polonais de l’université Jagellone de Cracovie (ville dont Karol Wojtyla était l’archevêque au moment de son élection à la papauté) : « Alors, n’ayez jamais peur. N’ayez jamais peur. Vous l’aimez. Faites-le. N’ayez jamais peur. « Nie bojcie sie ». N’ayez pas peur de l’Europe, de vous y engager, de porter des valeurs de liberté, de paix, de solidarité. N’ayez pas peur de regarder l’avenir la tête haute, votre avenir, notre avenir ». E.Macron, nouveau Jean-Paul II ?
- Enfin, l’iconographie. Regardez ci-dessous cette photo extraite du site officiel de l’Elysée à l’occasion du discours d’E.Macron à la communauté française de Pologne :

Super-gourou (dont on n’aperçoit que la chevelure discrètement nimbée de lumière) entouré de ses disciples fascinés. Après le pape, le Messie ?
Et aussi, toujours sur le même site, le gourou fascinant les jeunes :

E.Macron, c’est toujours Super-gourou et son imposture. Et la macronie est une secte.
Peut-être s’effondrera-t-elle comme s’est soudainement effondré B.Griveaux, l’un des disciples préférés, celui-là même à propos duquel Valeurs actuelles dans son numéro du 6 février 2020 rapportait que, lors de son meeting du 27 janvier pour l’élection à la mairie de Paris, il avait dit à propos de Cédric Villani et de ses soutiens :
« Je sais à quel point Cédric peut être attachant. Je sais qu’ils ont aimé chez lui sans doute ce qu’ils ne retrouvaient pas chez moi. Davantage de naturel, une part de fantaisie et de sensibilité… C’est difficile à dire pour moi, une part de pudeur sans doute qui s’accommode mal avec les standards de l’époque »…
Erdoğan annonce un sommet sur la Syrie avec la Russie, la France et l’Allemagne
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Erdoğan tente de sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve à Idleb, en Syrie, dernière province tenue par les islamistes et qu’il occupe conjointement. Sa reconquête progressive par l’armée syrienne a entraîné des affrontements à l’artillerie entre Turcs et Syriens, faisant plusieurs morts de chaque côté : 17 chez les Turcs, reconnus par Ankara, un nombre indéterminé chez les Syriens, qui ne communiquent jamais sur leurs pertes.
Samedi 21, après un nouveau mort turc, Erdoğan a annoncé la tenue d’un sommet qui se tiendrait le 5 mars et qui réunirait Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Angela Merkel, en plus du sultan lui-même. Cette configuration inhabituelle est le résultat d’efforts incessants d’Erdoğan pour obliger l’armée syrienne à interrompre son offensive. Le succès de celle-ci place, en effet, les Turcs dans une situation très délicate.
À la suite des accords de Sotchi, en 2018, l’armé turque a installé de nombreux postes militaires qui se situaient à la lisère du territoire occupé par les islamistes, alliés ou non d’Erdoğan. Cette occupation dépassait même les frontières de la province et comprenait aussi le nord de la province d’Hama et l’ouest de la province d’Alep, jusque dans la banlieue d’Alep, régulièrement bombardé de ce fait.
En contrepartie, Erdoğan s’était engagé à réduire l’influence et l’activité du Front al-Nosra, l’antenne syrienne d’Al-Qaïda. Rebaptisé Hayat Tahrir al-Cham, ce groupe, composé de 10.000 à 20.000 combattants aguerris par neuf années de guerre, malgré leurs pertes considérables, domine la région. Comme on pouvait s’y attendre, ils n’ont fait qu’une bouchée des milices syriennes et turcophones payées par la Turquie.
Ce statu quo ne pouvait évidemment durer car Bachar el-Assad n’a jamais fait mystère de sa volonté de reconquérir la totalité du territoire syrien, en particulier Idleb. Sa visite sur le front, l’année dernière, fut le prélude à l’offensive de l’armée syrienne, massivement appuyée par l’aviation russe. Les territoires d’Hama et d’Alep ainsi que l’autoroute M5, axe stratégique reliant Damas à Alep, ont été reconquis. La moitié des postes militaires turcs se trouvent, maintenant, dans la Syrie reconquise, mais Erdoğan refuse de les évacuer.
Erdoğan a vertement reproché à Poutine (les deux hommes s’appellent souvent) de ne pas respecter les accords de Sotchi en appuyant l’offensive syrienne, mais ce dernier a évidemment répondu qu’il fallait mettre un terme aux actes terroristes d’Al-Nosra.
N’ayant pas la maîtrise des airs – exclusivité russe -, il est difficile, pour l’armée turque, d’endiguer les attaques syriennes, et puis un affrontement entre soldats des deux armées n’est pas souhaité par Erdoğan, qui sait bien que sa position d’occupant est fragile. De plus, il ne veut pas apparaître comme un soutien d’Al-Nosra.
C’est, bien sûr, la corde humanitaire qu’il a fait jouer auprès de Macron et de Merkel, en raison de l’afflux de réfugiés vers le nord et la frontière turque.
Ce petit monde va donc, sans doute, se réunir. Poutine écoutera, impassible, et prendra sa décision. Plus que jamais, c’est lui le maître du jeu en Syrie.
L’enseignement chrétien invite à la haine du péché et à la compassion pour le pécheur, le progressisme affiche sa complicité avec le péché et sa haine du fautif
Pour le père Danziec, dans Valeurs Actuelles, Benjamin Griveaux est la victime expiatoire d’une société sans repères mais surtout sans miséricorde :
Le titre deviendra l’un de ses incontournables tubes. Sa voix avait beau partir dans les aigües, la vérité qu’il proclamait n’en restait pas moins grave. Lorsqu’en 1980 Daniel Balavoine interprète « Je ne suis pas un héros », le message est clair : la notoriété apporte avec elle son lot d’obligations et de renoncements. De solitude également. N’est pas donnée à tout le monde la capacité de porter le poids de la renommée. La noblesse oblige ? En vérité, la célébrité aussi. Vécue sans exigences, elle voue l’homme public à faire la une des magazines en tout genre.
Les agissements auxquels Benjamin Griveaux s’est livré peuvent prêter à sourire dans les couloirs de faculté, attiser les moqueries autour de la cafétéria au bureau ou alimenter les discussions dans les salons le dimanche après-midi. Bien-sûr on pourrait souligner l’irresponsabilité de l’ancien porte-parole du gouvernement, son incapacité à protéger ses secrets d’alcôve et son manque de retenue dans ces derniers. On pourrait s’intéresser à la genèse de ce coup médiatique retentissant. S’interroger sur les relations suspectes, ou tout au moins nébuleuses, entre une russophone étudiante au long cours, un avocat engagé autant que trublion et un activiste politique réfugié en France. Alexandra de Taddeo, Juan Branco, Piotr Pavlenski ou un bien curieux trio pour une bien curieuse histoire. On pourrait ironiser encore sur l’audace libertaire d’un artiste controversé qui finalement dérange davantage les gouvernants de son pays d’accueil que les responsables de son pays d’origine. Néanmoins, au-delà de tous ces possibles, l’essentiel se trouve ailleurs. Ce scandale, fatidique pour celui qui est désormais l’ex candidat à la mairie de Paris, dit, d’abord et surtout, beaucoup de l’hypocrisie morale qui règne dans notre société. Montherlant a beau constater dans son roman de Port-Royal qu’« il y a de tout dans certaines âmes, et parfois même au même moment », le “Nouveau Monde” se moque de ce principe de réalité. Il se montre à la fois souverainement libéral et terriblement exigeant. Sans mise en garde tout autant que sans pitié. Le drame du « en même temps » poussé à son paroxysme.
Ainsi, les nombreux commentateurs de ce vaudeville politique ont eu beau répéter à l’envi qu’il n’y avait rien d’illégal au regard de la loi civile à s’aventurer au-dehors du lit conjugal, la vindicte populaire ne s’est pas moins gênée pour fustiger allégrement celui qui s’était égaré dans des vidéos compromettantes et laissé prendre sur le vif. Le progressisme, apôtre de toutes les permissivités, se révèle de la sorte d’une intransigeance sans borne et d’une disgrâce sans limite. Bienvenue dans l’impasse spirituelle des temps présents. La banalisation du mal, qui est l’autre nom de la barbarie, finit pourtant toujours par écorner deux qualités consubstantielles au maintien paisible d’une société : la justice et le pardon. Ces deux vertus, lorsqu’elles sont vécues à l’école du Christ, s’expriment à l’inverse exact du spectacle auquel nous avons eu droit cette dernière semaine. Non, en toute justice, selon la loi morale que Dieu a placée dans le cœur des hommes, il n’est pas louable ou anodin d’aller voir ailleurs. Oui, en toute miséricorde, l’homme, traversé par la faiblesse de ses passions, se trouve hélas en mesure de chuter. La justice chrétienne ne consiste aucunement à tomber à bras raccourcis sur le premier fautif mais à lui rappeler simplement, envers et contre tout, les vérités élémentaires d’une conduite probe. Le pardon chrétien ne consiste aucunement à proclamer l’indifférence quant aux fautes morales mais à exprimer miséricorde et humanité à l’endroit du coupable repentant.
Parce qu’en chaque homme se trouve un lot de contradictions insoupçonnées qui cohabitent péniblement avec des combats intérieurs, on ne peut réduire une personne à l’une ou l’autre de ses actions. Pour lui garantir justice et possible miséricorde, il s’agit de la prendre dans sa totalité, et sa complexité. Il y a du drôle dans les attentes de la société postmoderne. Quand l’enseignement ascétique chrétien invite à la haine du péché et à la compassion pour le pécheur, le progressisme affiche quant à lui sa complicité avec le péché et sa haine du fautif. Caractérisé par une crainte instinctive de la transcendance et un refus de repères moraux, il ne cesse dans le même temps de manifester son besoin impérieux de modèles, de héros et de saints.
Bossuet, dans sa déclaration liminaire à son Discours sur l’Histoire universelle, rédigé pour l’instruction du grand Dauphin, donnait cette précision : « Quand l’histoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux Princes. Il n’y a pas de meilleur moyen de leur faire découvrir ce que peuvent les passions et les intérêts, le temps et les conjectures, les bons et les mauvais conseils. » Benjamin Griveaux n’a, semble-t-il, pas lu cet ouvrage ni bénéficié de ses précieuses recommandations. Reconnaitre ses faiblesses, admettre que l’on puisse se tromper, chuter parfois n’empêchent en rien de pouvoir se relever. Au contraire, c’est même à cette persévérance que l’on reconnaît les héros, les chefs ou les saints.
« Marie qui soulage les âmes du purgatoire »
Nos prières peuvent aider les âmes du purgatoire afin qu’elles entrent plus rapidement dans la Lumière et la Paix de Dieu.
En priant pour les âmes du purgatoire, par la miséricorde infinie de Dieu, nous puisons des grâces pour nos défunts et pour nous-mêmes.
Ainsi, ce nouveau livret « Marie qui soulage les âmes du purgatoire » vient de paraître chez LIFE éditions. Il compte trois chapitres :
- La neuvaine est une méditation originale pour chaque jour suivie d’une prière de consécration à Marie. A noter que chaque méditation porte sur le lien dans la prière qui unit chaque frère et sœur d’ici-bas aux âmes du purgatoire. Elle permet, dans un esprit de communion fraternelle avec nos défunts, d’aider ces âmes à soulager leur attente du repos éternel. Il est bon de savoir aussi qu’elles intercèdent pour nous et viennent à notre secours dès que nous en avons besoin !
- La dévotion envers les âmes du purgatoire : Cette prière consiste à recommander à Dieu les âmes du purgatoire afin qu’il soulage leur souffrance et leur ouvre l’entrée au Ciel.
- Les prières qui guideront ces méditations.
Extraits :
« Ô Marie, ayez pitié des âmes du purgatoire, surtout celles qui sont les plus délaissées. Soulagez-les dans leur attente, et que nos prières à leurs intentions consolident nos liens avec ces âmes qui nous sont chères. »
« Demandons aux âmes du purgatoire la grâce de raviver notre désir du Ciel, non pour fuir les contrariétés de cette vie, mais pour aller au devant de celui qui nous attend et qui nous aime infiniment. Notre-Dame de la sainte Espérance, convertissez-nous ! »
« Les âmes du purgatoire, totalement abandonnées, sont pour nous un modèle de soumission amoureuse, patiente et silencieuse à la volonté de Dieu. Vierge Marie, vous qui avez cru au dessein de Dieu sur vous, soulagez ces âmes dans leur attente. »
Pour se procurer ce livret (5,90 euros l’unité), c’est ici.
Les martyrs d’Avrillé et le Bx Père Noël Pinot : quelles leçons pour aujourd’hui ?
Le Diocèse d’Angers fêtait le 21 février le bienheureux Père Noël Pinot, martyr de la Révolution française. RCF en parlait avec le Père Kevin-Emmanuel Labbé, modérateur de l’oratoire du bienheureux Père Noël Pinot et l’universitaire Philippe Pichot-Bravard, spécialiste de la Révolution française.
25 février avec Marchons Enfants : Tous devant l’Elysée
Rendez-vous à 19h place Clémenceau. Après les manifs au Sénat, nous revoilà près de l’Elysée pour demander à Emmanuel Macron de retirer le projet de loi bioéthique ! Nous serons là pour redire notre opposition à ce projet de loi qui fait de l’enfant un objet commercial !

La conversion des musulmans aux christianisme
Il s’agit d’un documentaire intitulé “Les nouveaux convertis” diffusé sur KTO depuis le 3 février jusqu’au 28 février et disponible durant 3 ans sur la chaîne Youtube de KTO.
D’une durée de 40 minutes, il retrace le parcours et le cheminement de 3 ex-musulmans qui ont fait le choix singulier de quitter l’Islam, pour se convertir au christianisme. Des témoignages forts, qui font écho à l’actualité.
Documentaire de 40 minutes environ :
L’armée syrienne poursuit son offensive et libère la banlieue d’Alep
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Après les multiples menaces turques et la libération de l’autoroute Damas-Alep, principal objectif à court terme, on pouvait penser que l’offensive de l’armée syrienne allait connaître une pause. Il n’en a rien été et les combats continuent à faire rage entre islamistes et soldats syriens.
Le front s’est toutefois déplacé et c’est l’ouest d’Alep qui a été reconquis par l’armée syrienne. On se rappelle qu’Alep, qui fut longtemps le poumon économique du pays, avait fait l’objet de combats acharnés, de 2012 à 2016. Une attaque massive des islamistes leur avait permis de prendre l’est de la ville mais ils n’avaient jamais pu aller plus loin dans une ville qui leur était hostile. C’est à ce moment que les souks d’Alep, les plus beaux d’Orient, furent détruits.
La reconquête fut difficile et ce n’est que fin 2016 que les derniers islamistes se rendirent et, conformément aux accords passés avec la Russie, furent transportés plus à l’ouest, dans la province d’Idlib. Cette dernière était aux mains du Front al-Nosra depuis presque 2012 et ses combattants avaient même investi une partie de la banlieue ouest d’Alep et tous les villages environnants.
Depuis, presque tous les jours, des roquettes tombaient sur les quartiers libérés, faisant régulièrement des victimes. On en parlait peu dans les médias occidentaux car seules les victimes du « régime » intéressent nos honnêtes journalistes.
L’armée syrienne reprend maintenant tout ce territoire et, après de durs combats de rue dans la banlieue ouest, elle libère les villages occupés les uns après les autres. Comme toujours, d’importants réseaux de tunnels sont ensuite découverts, dont la sophistication est d’ailleurs assez remarquable.
L’armée turque est, finalement, assez passive alors que l’on pouvait craindre qu’elle ne contrecarre plus sérieusement l’avancée syrienne. Nul doute que les discussions entre responsables russes et turcs y sont pour quelque chose.
Que peut-il se passer, maintenant ? L’armée syrienne peut reprendre le sud de la province, relativement isolé maintenant, mais également poursuivre vers l’ouest en direction de la frontière turque, ce qui est diplomatiquement assez périlleux.
Il est certain que la maîtrise des airs donne à Poutine un avantage décisif. Toute cette reconquête n’est, d’ailleurs, possible que grâce à l’appui massif de l’aviation russe. Aucun avion turc ne peut voler sans autorisation russe, et cela change tout. D’ailleurs, lorsque les Syriens et les Turcs se sont échangé des tirs d’artillerie, il y a quelques jours, les Turcs ont sollicité l’autorisation d’envoyer un avion récupérer leurs blessés. Elle fut refusée par les Russes et c’est par camion que furent rapatriés les blessés turcs.
Cette anecdote, rapportée par L’Orient-Le Jour, en dit long. Poutine était agacé du ton menaçant d’Erdoğan et il lui a rappelé qui avait les cartes en mains.
En tout état de cause, les affaires du Front al-Nosra sont mal engagées et on ne peut que s’en réjouir.
La République ou la France ?
Analyse de Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, du discours de Mulhouse prononcé par Emmanuel Macron :
Le général De Gaulle en son temps avait fustigé le mantra que constituait à ses yeux la référence incessante à l’Europe. « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant “l’Europe !”, “l’Europe !”, “l’Europe !”, mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. » expliquait-il à Michel Droit lors d’un entretien le 14 décembre 1965. Sans doute n’est-il pas incongru de penser que le défunt guide eut été passablement contrarié de voir son successeur marteler, ad nauseam, d’un air martial, sans sauter comme un cabri, concédons-le, toutes les trois phrases : la République, la République, la République…Plus que de l’analyse, le discours du président de la République à Mulhouse, sur « le séparatisme musulman » le 18 février dernier a semblé relever de l’exorcisme et de l’incantation.
Le poids des mots
Convenons que l’exercice n’était pas facile. Il s’agissait de rassurer ceux que trouble, perturbe, inquiète la présence de plus en plus nombreuse, visible, pesante de populations étrangères à nos modes de vie ancestraux sans cependant, comme ils disent, stigmatiser l’Islam. L’innovation a d’abord été sémantique. Ce qu’il faudrait condamner, ce n’est pas l’Islam, bien sûr, ni même l’Islamisme, on s’en doutait, mais l’islamisme radical. La prochaine étape sera, sans doute, l’appel à la condamnation unanime de l’Islamisme radical intégriste. La vie est difficile quand on ne veut pas voir les choses telles qu’elles sont !
Le Président de la République a condamné avec force ce qu’il appelle l’Islam politique. Mais où et quand l’Islam n’a-t-il pas été politique ? Jamais ! Tariq Ramadan ne cesse de répéter que l’Islam est un système englobant qui recouvre tous les aspects de la vie sociale. Un Islam non politique est un oxymore, une contradiction dans les termes. Accordons à Tariq Ramadan que s’il n’est sans doute pas un spécialiste de Paul Ricoeur il sait certainement mieux qu’Emmanuel Macron ce qu’est l’islam. C’est fou le nombre de koufars, mécréants- non musulmans, qui se sentent la mission d’expliquer aux musulmans ce qu’est le vrai islam !
L’inconsistance de la République
Dans l’esprit du Président de la République la dite République serait le remède à tous nos maux, le serpent d’airain vers lequel lever les yeux pour être sauvés. La difficulté est que si le serpent d’airain était bien visible il semble bien plus difficile de définir ce qu’est la République. De quelle République parle-t-on ? De celle qui interdisait de « cracher par terre et de parler breton » ou de celle qui par le biais des ELCO (Enseignement de la Langue et de la Culture d’Origine) mués en EILE ( Enseignements internationaux de Langues Etrangères) souhaite que les populations d’origine étrangères puissent rester fidèles à leurs racines nationales. De celle qui, en 1920, condamnait pénalement l’avortement et la contraception ou de celle qui en 2020 promeut et subventionne ces deux pratiques.
Dans la geste et le verbe macroniens l’invocation de la République clôt les débats. Il y a, pour notre Président, une dimension sacrale dans ce mot. C’est à la fois Dieu confiant à Moïse le décalogue sur le mont Sinaï et Jupiter régnant sur les dieux. Res publica locuta est, causa finita est. La République a parlé, la cause est entendue. Cependant ce qu’a oublié notre Jupiter capitolin c’est qu’il est de l’essence du sacré d’être figé. Ce n’est pas pour rien que le mot hiératique signifie à la fois : qui concerne les choses sacrées et d’une raideur majestueuse, figée. Depuis deux siècles et plus nous en sommes à cinq Républiques, avec quelques intermèdes : Empire, Restauration Etat Français, et la constitution de la Véme République a subi 24 révisions ! Quelle est la bonne République aussi stable, digne de confiance, de respect, voire de vénération que le furent les Tables de la loi ?
Emmanuel Macron n’aime pas la France
Le discours présidentiel se perd en circonlocutions pour ne pas appeler un chat un chat et occulter la réalité : un Islam identitaire et offensif est en train de prendre une place de plus en plus importante dans la société française, imposant ses modes de vie et ses croyances à des populations qui y sont étrangères. Mais à quelle identité faudrait-il rattacher ces populations ? Est-ce que l’identité française c’est essentiellement l’égalité homme-femme et l’obligation pour un homme de serrer la main des femmes, voire de leur faire la bise. L’argumentation est pitoyable quand on est l’héritier de Charlemagne et de saint Louis, de Louis XIV et de Napoléon, le maître d’un pays qui a bâti les cathédrales, le château de Versailles et celui de Chambord, qui a donné au monde des chefs d’œuvre artistiques en littérature, peinture, architecture, etc. sans équivalents. A de brefs intervalles Emmanuel Macron a parlé de la France. Subrepticement. Honteusement. Logiquement. On ne peut pas, en même temps, accuser la France de crimes contre l’humanité, à propos de son action colonisatrice en Afrique, et en vanter les mérites et chanter les grandeurs. Il y a des limites au déni du principe de non contradiction.
Le discours de Mulhouse et les, modestes, actions annoncées auront, encore une fois, l’effet d’un cataplasme sur une jambe de bois car elles semblent pensées par un homme étranger à la réalité charnelle de la France. Notons enfin qu’on ne peut s’empêcher de sourire, un peu jaune, lorsque revient régulièrement dans la bouche présidentielle le refrain nos enfants. De la part d’un homme qui s’est mis volontairement en situation de ne pas avoir de descendance la formule est étrange.
Jean-Pierre Maugendre
Carlo Acutis bientôt béatifié
Carlo Acutis (1991-2006) né dans une famille aisée et non pratiquante de Milan est décédé à l’âge de 15 ans. Il avait, dès sa première communion, décidé d’être toujours uni à Jésus (« le but de ma vie »). Tout en vivant une jeunesse ordinaire, il met ses dons en informatique au service de l’évangélisation, lançant un site sur les miracles eucharistiques, puis collaborant à celui du Vatican.
Il meurt en quelques jours d’une leucémie foudroyante, non sans avoir ramené la plupart de ses proches à une foi vivante. La dévotion pour ce jeune si attachant, véritable phénomène en Italie, se répand aujourd’hui en France et dans le monde entier. Déclaré vénérable par le pape François, ce jeune italien suscite un engouement de plus en plus fort du Brésil à l’Australie.
Vendredi, le Pape François a autorisé la promulgation du décret sur le miracle attribué au vénérable Carlo Acutis. Il s’agit de la guérison miraculeuse d’une anomalie congénitale chez un enfant. La guérison miraculeuse s’est produite le 12 octobre 2010 à Campo Grande, dans l’État brésilien du Mato Grosso del Sur.
Transmettre la foi – Terres de Mission
“Terres de mission” reçoit l’abbé Pagès pour évoquer les menaces qui pèsent sur le célibat sacerdotal qui, bien loin de relever de la simple discipline, touchent à la compréhension même du sacerdoce.
Denis Sureau, directeur de la revue “Transmettre” et d’une maison d’édition au service des catéchistes, parle ensuite de la transmission de la foi.
Communiqué de l’Arche à propos des récentes révélations sur Jean Vanier
Voici le communiqué de la branche française de l’Arche, à propos du récent rapport mettant en cause son fondateur, Jean Vanier pour avoir abusé sexuellement de certaines femmes. Nous préférons citer ce communiqué sobre et factuel plutôt que les articles de presse qui ont trop souvent pratiqué l’amalgame qu’ils dénoncent si volontiers par ailleurs – et qui ignorent à peu près tout de la vie de l’Eglise. En tout cas, ces pénibles révélations sont une occasion de prier pour les victimes et pour cette belle œuvre d’accueil des personnes atteintes de déficience mentale. Une occasion aussi d’admirer le courage des dirigeants de l’Arche pour avoir choisi la vérité, aussi douloureuse soit-elle.
Dans une lettre adressée aujourd’hui à l’ensemble de la Fédération présente dans 38 pays, les responsables de L’Arche Internationale ont rendu publiques les conclusions de l’enquête qu’ils avaient confiée à un organisme externe et indépendant. Cette enquête portait notamment sur des témoignages mettant en cause son fondateur, Jean Vanier, et son lien historique au père Thomas Philippe qu’il désignait comme son père spirituel.
L’enquête a été confiée à GCPS, un organisme indépendant basé au Royaume-Uni dont la mission est d’aider les institutions à améliorer leurs systèmes de prévention et de signalement des abus. Dans le souci de témoigner de l’intégrité, la qualité et la légitimité de l’enquête, L’Arche a aussi instauré un comité de Surveillance Indépendant composé de deux anciens hauts fonctionnaires français, sans lien avec L’Arche.
Au cours de cette enquête, des témoignages sincères et concordants portant sur la période 1970-2005 ont été reçus de six femmes adultes non handicapées, qui indiquent que Jean Vanier a initié avec elles des relations sexuelles, généralement dans le cadre d’un accompagnement spirituel, et dont certaines ont gardé de profondes blessures. Ces femmes, sans lien entre elles, rapportent des faits similaires, associés à un discours supposément spirituel ou mystique destiné à les justifier. Ces agissements indiquent une emprise psychologique et spirituelle de Jean Vanier sur ces femmes et soulignent son adhésion à certaines des théories et pratiques déviantes du père Thomas Philippe.
Rien dans l’enquête ne permet de penser que des personnes en situation de handicap ont été concernées.
Les responsables de L’Arche Internationale, Stephan Posner et Stacy Cates Carney, écrivent dans une lettre adressée aux membres de L’Arche le 22 février 2020 [voir ici, note du SB] :
« Nous sommes bouleversés par ces découvertes et nous condamnons sans réserve ces agissements en totale contradiction avec les valeurs que Jean Vanier revendiquait par ailleurs, incompatibles avec les règles élémentaires de respect et d’intégrité des personnes, et contraires aux principes fondamentaux de nos communautés.
(…) Nous reconnaissons le courage et la souffrance de ces femmes, et de celles aussi qui, peut-être aujourd’hui encore, resteraient dans le silence. Nous voulons dire aussi notre gratitude aux femmes qui, il y a quelques années, ont brisé ce silence au sujet du père Thomas Philippe et ont ainsi aidé d’autres à se libérer d’un fardeau injuste de honte et de peine. À toutes, pour ces faits qui se sont déroulés dans le contexte de L’Arche et dont certains ont été initiés par notre fondateur, nous demandons pardon.
(…) Pour beaucoup d’entre nous, Jean (Vanier) a compté parmi les personnes que nous avons aimées et respectées le plus. Nous mesurons le trouble et la douleur que ces informations vont provoquer chez beaucoup d’entre nous, à l’intérieur de L’Arche, mais aussi à l’extérieur… tant il aura inspiré et réconforté de nombreuses personnes partout dans le monde. Si le bien considérable qu’il fit tout au long de son existence n’est pas mis en question, nous allons cependant devoir faire le deuil d’une certaine vision que nous pouvions avoir de lui ainsi que de nos origines. ».
L’Arche est déterminée à ce que ses 154 communautés à travers le monde soient des lieux de sécurité et de croissance pour tous ses membres, avec ou sans handicap. A travers la Fédération, L’Arche Internationale va entreprendre une évaluation approfondie et indépendante de ses mesures actuelles de prévention des abus et de protection des personnes. En complément de celles déjà existantes au niveau local, L’Arche Internationale a mis en place une procédure centralisée de signalement à laquelle tous ses membres peuvent avoir accès dans un cadre sûr et confidentiel. Les informations ou les signalements reçus sont traités par une commission composée pour partie de personnes extérieures à L’Arche.
Un autre aspect du Pays de Galles
Les amateurs de ballon ovale ont sans doute, en ce moment même, les yeux tournés vers le Pays de Galles et Cardiff, sa capitale. Mais voici une image, nettement moins plaisante, de ladite capitale. La photo ci-dessus a été prise par un lecteur du Salon beige devant le parlement gallois. Inutile de préciser que le “rainbow flag” n’est pas exactement le drapeau national. Mais le lobby LGBT se croit autorisé à piétiner toutes les cultures et toutes les nations et à imposer ses lois dans tous les parlements. Quand donc les politiciens cesseront-ils de se comporter en valets de ce lobby?
Illustration de l’activisme gauchiste de la CEDH
Alors que le scandale sur l’infiltration des hommes de Soros au sein de la Cour européenne des droits de l’homme commence à se diffuser dans la classe politique française, nous découvrons cette magnifique illustration: la CEDH a imposé à la Belgique de payer 10 000 euros à un criminel tunisien qu’elle avait expulsé (et qui avait reconnu un enfant en Belgique, ce qui fait que, selon la Cour, la Belgique n’avait pas respecté son droit à la vie privée et familiale). Dans son immense bonté, la CEDH a toutefois ajouté que la Belgique n’était pas tenu de redonner un titre de séjour au criminel. Alors stop ou encore?
Via fdesouche.
L’éviction de François-Xavier Bellamy de la liste Mazières à Versailles fait jaser
Nous avions mentionné voici plus d’un mois l’éviction de François-Xavier Bellamy de la liste de François de Mazières, maire sortant de Versailles. Mais cette affaire – qui devrait entraîner un large débat à droite – est restée largement ignorée de la “große presse”. Heureusement, Valeurs actuelles a publié le 7 février un article sur le sujet, apportant bon nombre de précisions sur cette éviction. Il est clair, en tout cas, que l’affaire signe la fin du “en même temps” macroniste: M. de Mazières, pendant longtemps s’est dit à la fois de droite et “macron-compatible”. Mais, pour obtenir l’investiture LREM, il a accepté de rayer de sa liste le jeune chef de file des députés européens LR. Désormais, la liste Mazières ne peut plus prétendre être de droite, ni même simplement centriste: elle a choisi le centre gauche – et la lutte contre le conservatisme qu’incarnait François-Xavier Bellamy. Dont acte. Les électeurs savent désormais à quoi s’en tenir.
Lancement d’un cercle de formation catholique à Saumur
Loïc Yven, président du tout jeune cercle L’Aquinate de Saumur, a répondu aux questions du Salon beige:
Vous lancez un cercle de formation catholique à Saumur. Pourquoi ?
Je pars d’un constat personnel : au soir de ma vie, à l’heure de mon jugement particulier, saurais-je dire au Christ que j’ai fait tout ce que je pouvais pour mieux le connaître et ainsi l’aimer de plus en plus, comme le dit le chant de la promesse scoute ? Vaut-il mieux comparaître devant Dieu en connaissant mon catéchisme ou en sachant que l’éolien est une vaste arnaque ? Voilà pourquoi j’ai lancé un cercle de formation catholique, que je pense plus urgent et plus essentiel qu’un cercle de conférences (qui garde toute son importance néanmoins). De nombreux catholiques ont hélas plus de connaissances profanes que religieuses. A l’heure de l’infobésité, de Wikipédia et des chaînes de hard news, il faut replacer nos priorités dans le bon ordre. Messire Dieu premier servi, disait sainte Jehanne !
J’ai eu la grâce de faire 3 années de séminaire à la Fraternité Saint Pierre (Wigratzabd, Bavière), dont 2 années de philosophie. Je dois avouer que c’est bien dans cette sainte maison que j’ai appris à philosopher, à raisonner avec précision et certainement pas dans les cours de philo de l’Education nationale. J’y ai effleuré les trésors de l’Église en matière de connaissance de Dieu et de l’Homme et jamais je ne pourrai assez remercier mes formateurs du séminaire pour cela. Je suis et resterai leur débiteur ! Ils m’ont donné le goût de la vérité et je me sens le devoir de continuer à me former en tant que laïc. Cette envie, je veux la partager avec d’autres : voici pourquoi le cercle L’Aquinate existe.
Le Christ est la Vérité faite homme, mais aujourd’hui la vérité doit être la chose la moins partagée et aimée au monde et ce, jusqu’au sein même de l’Église catholique. Notre cercle se veut donc une humble œuvre de formation luttant pour la Vérité et contre le relativisme qui a corrompu nombre de nos concitoyens, mais également de nos clercs (prêtres et évêques). L’Aquinate, c’est bien évidemment Saint Thomas d’Aquin que l’Église elle-même nous propose comme le meilleur maître à suivre. C’est donc logiquement que je me suis tourné vers des fils de St Dominique pour m’aider dans ma volonté de former toutes les personnes de bonne volonté qui adhéreraient à notre projet. La Fraternité Saint Vincent Ferrier (FSVF) m’a fait l’amitié d’accepter d’assurer un grand nombre de conférences, mais il y aura également d’autres intervenants, clercs ou laïcs, selon les sujets.
De quoi allez-vous parler dans ce cercle ?
Pour pasticher un penseur bien connu : « tout ce qui est catholique est nôtre ». Nous aborderons tous les sujets qui peuvent aider les personnes à grandir dans leur foi et leur amour de Dieu, à raison d’une conférence par mois. Cela passera bien évidemment par la philosophie et la théologie, mais pas uniquement. En mars par exemple, le P. Louis-Marie de Blignières, fondateur et supérieur de la FSVF, viendra sur Saumur nous parler d’apologétique. Nous avons plein d’idées pour les années à venir : histoire de l’Église, liturgie, spiritualité, sujets d’actualité dans l’Église, etc.
Comment allier formation et engagement plus concret ?
Je considère que l’action découle de la contemplation. La formation des intelligences doit conduire à cette contemplation. Là encore, il faut mettre les choses à leur place et dans le bon ordre, au risque de se perdre en activisme vide de tout sens. Nous ne devons pas oublier que nous appartenons à l’Église militante. Et en tant que militant, « miles Christi », nous avons le devoir de combattre et Dieu sait que les combats sont nombreux. Mais pour se tenir droit dans ces combats, il nous faut une bonne colonne vertébrale, à savoir la doctrine contenue dans la Révélation, la Tradition et le Magistère. Nul catholique ne peut faire l’économie d’étudier ces trois points. Il en va du salut de nos âmes et du bien commun des sociétés dont nous faisons partie. Nous le devons à un double titre : à nos aïeux qui nous ont transmis ce dépôt de la Foi et nos descendants à qui nous avons à notre tour la tâche de le transmettre.
L’engagement peut avoir des formes multiples selon le charisme, le génie et les dons de chacun : nos familles, nos paroisses, nos écoles, nos unités scoutes ont besoin plus que jamais d’hommes et de femmes catholiques formées. Mais n’oublions pas la politique, la culture, les médias, etc. Le champ de bataille est vaste et l’ennemi a très clairement l’avantage du nombre et des institutions qui sont sous son contrôle. Alors, chouannons en multipliant les engagements ici et là pour que la vérité sorte de sous le boisseau.
Se former est sans nul doute l’un des actes les plus subversifs qui soient à l’heure de Big Brother. Je ne peux qu’encourager les oeuvres de formation catholiques déjà existantes et prier pour que d’autres émergent là où les âmes en ont le besoin.
Rachida Dati : “Angela Merkel paie aujourd’hui au prix fort cette ouverture massive des frontières”
Quand Rachida Dati dit tout haut ce que pense la majorité les électeurs du RN et de LR, ce ne plait pas du tout. Marine Le Pen n’aurait pas osé…
Au lendemain des fusillades en Allemagne qui ont fait neuf morts, perpétrées dans deux bars à chicha de la ville de Hanau, la candidate de la droite a par ailleurs dénoncé à ce sujet le « laxisme » de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.
Selon Rachida Dati, la chancelière allemande Angela Merkel « paie aujourd’hui au prix fort cette ouverture massive des frontières », dont elle « n’a pas mesuré les conséquences » et qu’elle a décidé « sans anticipation », a affirmé sur Franceinfo l’ancienne ministre sarkozyste, interrogée sur la double fusillade à caractère raciste survenue jeudi à Hanau.
« Quand vous n’anticipez pas, quand vous ne gérez pas, quand vous ne cadrez pas cet accueil de migrants » dont « la majorité n’ont pas la même conception du vivre-ensemble que la nôtre, n’ont pas conscience de nos valeurs républicaines, (…) aujourd’hui il y a des affrontements. »
Rachida Dati a fustigé à cet égard « l’idéologie laxiste de Mme Hidalgo et le monde merveilleux de Mme (Agnès) Buzyn », candidate LRM. En 2015, Mme Hidalgo « dit, “je m’inspire de Mme Merkel en disant moi aussi je veux accueillir massivement, bienvenue aux migrants et aux réfugiés à Paris”. Ça a abouti à quoi ? A la dépossession de l’espace public et privé des Parisiens du nord et de l’est de Paris » et à « une explosion de la délinquance », a déclaré la candidate LR.
L’ancienne ministre de la justice a dit souhaiter « faire le ménage » dans les « millions d’euros de subventions qui sont donnés à des associations qui, sous couvert de soutien scolaire, d’insertion, d’aide sociale, s’attaquent aux valeurs républicaines ». La candidate LR a aussi pointé la « responsabilité » de la maire de Paris quand, selon elle, dans « l’hébergement d’urgence à Paris, beaucoup de (…) places sont occupées par des migrants expulsables ».
Damien Rieu et Pierre Sautarel ne disent pas autre chose :
Ils forcent des populations incompatibles à vivre-ensemble et s’étonnent que la situation devienne explosive des deux cotés. Leur utopie, nos victimes.
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 22, 2020
D’extrême-droite ou islamistes, 90% des attentats en Europe de l’ouest sont liés à la question du vivre-ensemble.
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) February 21, 2020
Conférences de l’association médicale Gabriel
L’association médicale Gabriel qui réunit des personnels de santé pro-vie nous prie de diffuser cette vidéo, annonçant ses prochaines conférences. A diffuser notamment auprès de vos amis lyonnais:
Et, pour soutenir l’association, vous pouvez participer à leur campagne de dons pour monter une nouvelle maison médicale à Nantes: c’est ici.
Les mensonges de Témoignage chrétien
Lu sur le blogue de l’abbé Viot, à propos du courageux livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah sur le sacerdoce:
Pour toute personne de bonne foi, et ayant de plus l’habitude de l’édition, l’affaire est simple. L’éditeur est en fait représenté, pour la circonstance par Nicolas Diat qui interroge d’habitude le Cardinal Sarah et édite avec lui, il a sa confiance et celle du Pape émérite. Ils n’ont bien évidemment parlé que de l’essentiel, la contribution du Pape émérite, sa forme, son anonymat ou non. Il est clair, au travers des lettres publiées par le Cardinal Préfet, que le Pape émérite a voulu exprimer publiquement sa pensée. Il en avait le droit, et je me permettrais d’ajouter le devoir. Celui qui fut le Successeur de Pierre de 2005 à 2013, même s’il a fait savoir que son renoncement le conduirait à la discrétion, n’a jamais fait vœu de silence absolu. Sur une question aussi capitale que le célibat des prêtres et surtout sur les conséquences que pourrait avoir son abrogation sur la doctrine catholique du sacerdoce, il ne pouvait rester muet. […]
Ainsi, le texte publié par le journal Témoignage Chrétien le 23 janvier dernier est donc proprement honteux. Rien que dans sa manière de poser le problème, il dégage la mauvaise odeur de la haine et de la méchanceté : « Deux Papes ? Deux auteurs ? Cherchez l’intrus… Ou bien le Cardinal Sarah ment, ou bien c’est Joseph Ratzinger, évêque émérite de Rome, pape Benoît 16ème du nom de 2005 à 2013. Car leurs versions divergent tellement qu’elles s’excluent l’une l’autre ». […]
Puis vient un court passage sur les relations de la nature humaine du Christ avec les autres hommes où notre journaliste ne fait aucune différence entre ceux qui ont reçu l’ordination aux ministères sacrés, les baptisés et ceux qui ne le sont pas. Lui qui prétend renvoyer le Cardinal Sarah au catéchisme ferait bien d’y retourner lui-même ! Mais je crois son hérésie incurable, tout comme celle qui inspire Témoignage Chrétien et particulièrement sa patronne Christine Pedotti. […]
Quand on s’obstine à vouloir rester catholique et qu’en fait on ne l’est plus, il faut mettre en doute le catholicisme de la hiérarchie, en lui faisant penser et dire n’importe quoi, en la divisant. Ici l’occasion était belle. On pouvait prendre en flagrant délit d’opposition, les deux hommes que TC déteste le plus, Ratzinger et Sarah, pour les dresser contre le Seul garant de la vérité et de l’unité, le Pape François ! On ne connaissait pas ce respect de ce journal pour un Pape régnant ! Mais il s’agit de François, le Pape réformateur tant attendu ! Il est vrai que, dans un premier temps, nos chrétiens avancés l’ont compté parmi les leurs. Mais j’émets l’impression que, depuis un moment, ils commencent à comprendre, car s’ils sont complètement hérétiques, ils ne sont pas idiots, et sont aussi d’abord et avant tout des politiques. […]
Je ne me serais pas attardé si longtemps sur un article de journal qui touche peu de personnes en nombre, si par d’autres réseaux il n’exerçait pas une influence que j’estime néfaste pour toute l’Église catholique. Madame Pedotti a fait toute sa carrière grâce au public catholique qui a pu connaître sa pensée par des médias importants dans le monde catholique comme le journal La Croix. Et je pourrais citer d’autres médias. Je ne mets celui-ci en avant que parce qu’il bénéficie d’une clientèle captive, j’entends par là les abonnements des diocèses et des paroisses. […]
Pour le salut de leur âme [de Mme Pedotti et ses amis], je souhaite leur conversion rapide ou l’échec cinglant de leur publication, comme de celles qui relaient complaisamment des idéologies anti-catholiques.
Petit florilège de réactions à propos du scandale Soros
Après avoir largement relayé l’excellent rapport de l’ECLJ, dirigé par Gregor Puppinck, Valeurs Actuelles a donné la parole à plusieurs personnalités sur le scandale de la mainmise de Georges Soros et de son Open Society Foundation (OSF) sur la CEDH. Il est intéressant de remarquer que des LR au RN, en passant par la “droite hors les murs”, la dénonciation de ce coup d’Etat des juges gauchistes est commune. Prêts pour une action commune pour sortir de la CEDH?
Jérôme Rivière, député européen:
Je ne suis pas surpris. Monsieur Soros est un militant disposant de moyens financiers colossaux, qu’il met au service de son idéologie : saper l’autorité de l’Etat. C’est effectivement un scandale démocratique et politique, mais l’Union européenne qui se moque de la volonté des peuples nous a habitué à ce genre de pratiques. L’OSF travaille depuis longtemps à étendre une idéologie de l’ouverture qui, sous couvert d’humanisme et de bons sentiments, vise à détruire les nations et, plus largement, toutes les structures qui sont le socle de notre civilisation : la famille, la patrie, l’autorité, l’amour de son histoire. Ce qui est plus grave, c’est qu’il s’agit d’institutions supranationales, qui imposent ces visions aux peuples européens. Le simple fait qu’une cour européenne de justice puisse condamner des nations est un scandale anti-démocratique. Des juges non élus s’’arrogent le pouvoir d’apprécier et d’interpréter sans contraintes un texte amenant à créer le droit, alors que leur rôle ne consiste qu’à dire le droit.
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national:
Tous ceux qui ont des yeux, des oreilles et accessoirement un cerveau, connaissent les dérives de la CEDH, mais objectivement, les révélations qui sont faites dans le cadre du rapport que vous publiez sont incroyables. La situation est bien plus grave que ce que l’on pouvait imaginer. Il n’avait échappé à personne que la CEDH semblait être sur une pente qui consistait à imposer au fur et mesure de ses décisions, l’ouverture totale des frontières, la perte de pouvoir pour les nations, le progressisme sous toutes ses formes les plus contestables. Ou qu’elle avait opéré des changements de jurisprudence étonnants, notamment en accordant la possibilité, en cas d’accord des époux, de pouvoir appliquer les lois de la charia en Grèce. Cette même CEDH qui avait pris il y a quelques années une décision beaucoup plus ferme et totalement inverse consistant à dire que la charia est incompatible avec la démocratie. Avec ces nouvelles informations, nous ne sommes plus seulement dans l’influence, mais dans la corruption des élites ; une corruption d’autant plus grave qu’elle permet d’assujettir les différents droits nationaux, puisque la Cour de cassation, le Conseil d’Etat, sont censés se soumettre et appliquer la jurisprudence qui est décidée par la CEDH. C’est fondamentalement un problème démocratique, mais aussi un problème de souveraineté, de liberté.
François-Xavier Bellamy, député européen:
Le travail d’enquête approfondi mené par Gregor Puppinck est l’occasion de mettre en lumière le fonctionnement actuel de la CEDH, et les questions essentielles qu’il soulève. Je n’en évoquerai que deux, qui me semblent majeures. La première question est celle de la transparence des jugements rendus par cette institution, comme de toute la décision européenne d’une manière plus générale. Je le vois en effet au Parlement, où les montants engagés dans des actions de “lobbying” sont très importants, tout comme à la Commission européenne. […] Je trouve préoccupant que des lobbyistes […] nous écrivent directement des amendements prêts à être déposés, ou des interventions à prononcer en séance… […] La seconde question que pose ce rapport est plus fondamentale encore, et touche à la philosophie même de nos institutions : le principe de l’équilibre des pouvoirs semble aujourd’hui largement rompu, par la supériorité objective dont dispose aujourd’hui le pouvoir judiciaire à l’égard de l’exécutif et du législatif. Et c’est à la CEDH que ce déséquilibre se manifeste le plus clairement… Comme le montre Gregor Puppinck, une vision très extensive de la Convention européenne des droits de l’homme conduit aujourd’hui les magistrats de cette institution à juger le droit et les décisions des États sur des sujets aussi différents que leur politique étrangère, migratoire, éducative, familiale, sociétale, etc. Des gouvernants légitimes, des parlements démocratiquement élus peuvent voir leurs décisions empêchées, voire sanctionnées, au nom de l’interprétation que des juges donnent d’un texte fondateur très général, et dont les principes pourraient être employés pour justifier des décisions très variées.
Philippe de Villiers, ancien ministre:
Cette enquête de Valeurs actuelles est tout à fait remarquable. Le rapport qui la soutient et qui en est la trame, réalisé par Grégor Puppinck, est d’un courage inouï. En effet, ce rapport s’attaque à une forteresse que personne en Europe ni dans le monde n’ose attaquer ou même approcher d’un seul battement de l’aile […] L’homme qui manipule la Cour européenne des droits de l’homme, George Soros, ne s’arrête pas là. Il a confié lui-même avec une bonhommie souriante : “je suis un chef d’Etat sans Etat”. Il est le premier des lobbyistes du monde. […] Sa facilité à pénétrer les instances européennes est due au fait que ce sont les intérêts privés mondialisés qui gouvernent l’Europe. L’Open society Foundation est donc plus puissante qu’un pays comme la France. George Soros est beaucoup plus puissant qu’Emmanuel Macron. D’ailleurs, le surnom qui lui est donné à Bruxelles est éloquent : “le puppet master”, en français, “le maître des marionnettes”. […] L’idée de George Soros, poursuit l’ancien ministre, c’est de faciliter la révolution cosmopolitique silencieuse. Il veut faire advenir la “me society”, la “société moi”. L’individu total qui se croit plus libre que jamais en se soumettant à la propagande marchande, un pauvre petit homme connecté et atomisé dans la foule solitaire. Pour Soros, il faut tout déconstruire. Il veut un monde débarrassé des communautés d’histoire et de destin, au profit d’un espace informe de droits purs peuplé d’individus abstraits. Son génie est d’avoir su mettre en place une galaxie d’influence qui réussit à peser sur le monde des idées et ainsi à dicter l’ordre du jour politique en Europe. Le programme subliminal qui est derrière tout cela est le suivant : faire sauter les frontières de la civilisation occidentale ; la frontière physique et la frontière anthropologique. Pour fabriquer un homme nomade remplaçable, déraciné, désaffilié. Soros, c’est la fabrique de l’homme de sable.
Emmanuel Macron et l’islamisme : La faiblesse des mots face au choc des photos
La formule est de Céline Pina en réaction à la photo d’Emmanuel Macron aux côtés d’une femme intégralement voilée à Mulhouse où il devait s’opposer avec force au séparatisme islamiste. Le président de la république, si prompt à dire à un homme en recherche d’emploi qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un travail, n’a pas eu le courage de demander le respect de la loi de 2010 sur le port du voile (infraction punie d’une amende et/ou d’un stade de citoyenneté) à cette jeune femme.

Qu’est-il advenu de cette femme en voile intégral face à #Macron ? A-t-elle été interpellée comme l’exige la loi ? Pour faire face au #communautarisme, il faut déjà appliquer la loi dans toute sa fermeté et faire cesser ces provocations incessantes. MLP pic.twitter.com/CXOMomVXrY
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 18, 2020
Au delà des propos tenus, un exécutif déterminé à lutter contre l’islamisme est un executif qui refuse ce genre de provocation. Sinon reste la faiblesse des mots face au choc des photos #separatismeislamiste #Macron #Mulhouse pic.twitter.com/tbyc0lZcGz
— Céline Pina (@celine_pina) February 19, 2020
Triste résumé, en image, de la démission de l’Etat face à la conquête islamiste : à quelques centimètres du président de la République, cette personne viole manifestement la loi interdisant le port du voile intégral, en toute impunité… #Soumissionhttps://t.co/HIDcMQA8y6
— 🇫🇷 Guillaume Larrivé (@GLarrive) February 18, 2020
Marseille : les élus boycottent l’inauguration de la place colonel Arnaud Beltrame
Il est plus facile de lutter contre l’islamisme par les mots que par les actes. Seuls les élus du RN ont participé à l’inauguration de la place Arnaud Beltrame dans le 14ème arrondissement de Marseille. Tous les autres élus, toutes tendances confondues, ont refusé par électoralisme et complicité avec l’islamisme :
Deux ans après la mort du colonel Arnaud Beltrame, la ville de Marseille a finalement accédé à la demande des élus RN de lui dédier une place de la ville. Mais le plus discrètement possible, pour éviter de froisser la population.
Une cérémonie discrète, puisque seuls les élus Rassemblement national avaient fait le déplacement […] Il faut dire que le projet était loin de faire l’unanimité : en octobre 2018, les élus de gauche avaient fait barrage à la création d’une première place Arnaud-Beltrame, estimant qu’elle pourrait être vécue comme une « provocation » par la population locale.[…] [source]
Lien entre immigration et délinquance : les 10 preuves scientifiques et sourcées
La bien-pensance et les médias ont systématiquement cherché à contredire cette vérité. La justice a essayé de faire taire, en vain, certains comme Eric Zemmour et Jean-Marie le Pen sur ce sujet. Voici 10 preuves scientifiques et sourcées sur ce sujet :
Contrairement aux Etats-Unis où les statistiques raciales sont publiées et accessibles très facilement, le tabou des statistiques ethniques en France rend difficile l’étude de ce phénomène. Pourtant, quand on creuse réellement, on découvre qu’il existe des dizaines de chiffres permettant d’affirmer sans équivoque que la surdélinquance des individus d’origine étrangère existe.
Précisons pour commencer que la surdélinquance se retrouve à la fois auprès des étrangers, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas la nationalité française, et auprès des immigrés ou descendants d’immigrés d’ascendance extra-européenne (majoritairement africaine également). Il ne s’agit pas ici d’évoquer les causes ce phénomène (même si nous verrons rapidement que le facteur social n’est pas une bonne explication) mais simplement de faire un constat rationnel à partir des chiffres. Voici donc 10 preuves du lien entre immigration et délinquance.
Preuve 1 : la surreprésentation de la criminalité étrangère selon le Ministère de l’Intérieur
En janvier 2019, le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié sa 3e édition du bilan statistique « Insécurité et délinquance » pour l’année 2018. C’est une analyse des faits de délinquance enregistrés par la police et la gendarmerie en 2018. On y trouve pour les différents types de crimes et délits le pourcentage d’étrangers mis en cause. Bien entendu, les immigrés et descendants d’immigrés ne rentrent pas dans cette catégorie. Ainsi, alors que les étrangers représentent environ 6% de la population française, ils représentent :
- 16% des mis en cause pour homicides
- 15% des mis en cause pour coups et blessures volontaires
- 14% des mis en cause pour violences sexuelles (viols, tentatives de viol et agressions sexuelles)
- 17% des mis en cause pour vols avec armes
- 32% des mis en cause pour vols violents sans armes
- 27% des mis en cause pour vols sans violence
- 27% des mis en cause pour cambriolages
- 26% des mis en cause pour vols d’accessoires et dans les véhicules
- 14% des mis en cause pour “escroqueries et infractions assimilées”
Par ailleurs, alors que les étrangers originaires de pays d’Afrique correspondent à 3% de la population vivant en France, ils représentent :
- 9% des mis en cause pour coups et blessures volontaires
- 11% des mis en cause pour vols avec armes
- 24% des mis en cause pour vols violents sans armes
- 17% des vols sans violence contre les personnes
- 13% des mis en cause pour cambriolage
- 18% des mis en cause pour vols d’accessoires et dans les véhicules
- 8% des mis en cause pour escroqueries et infractions assimilées
On peut conclure de ces chiffres que les étrangers sont en moyenne 3 fois plus souvent mis en cause pour homicides que les Français, et 8 fois plus souvent mis en cause pour vols violents sans armes.
Preuve 2 : le pourcentage d’étrangers parmi les mis en causes selon l’ONDRP
Chaque année, l’ONDRP publie un rapport annuel. De 2009 à 2013, on trouvait dans ce rapport le pourcentage d’étrangers parmi les mis en cause pour crimes et délits non routiers (hors infractions à la législation pour les étrangers), par la police. Voici les chiffres qu’on obtenait :
- 2009 : 15,7%
- 2010 : 16,4%
- 2011 : 17,9%
- 2012 : 18,6%
- 2013 : 20,2%
A partir de 2014, alors que la proportion d’étrangers mis en cause augmentait d’environ 1% chaque année, le chiffre n’est plus publié dans le rapport annuel. Par ailleurs, l’ONDRP va même disparaître d’ici la fin de l’année 2020, selon un communiqué récent.
Preuve 3 : l’étude de Hugues Lagrange
En 2010, le sociologue Hugues Lagrange publie “Le déni des cultures”, un ouvrage qui jette un pavé dans la mare puisqu’il ose pour une fois étudier le facteur culturel (et non le facteur social inconditionnellement invoqué par la gauche) pour expliquer les problèmes posés par l’immigration et son intégration, notamment la délinquance. Lagrange a effectué une enquête auprès de plus de 4500 adolescents habitant dans les quartiers sensibles d’Ile-de-France, dans le XVIIIe arrondissement et dans la périphérie de Nantes. Sa conclusion est très claire : A statut social égal, « les adolescents éduqués dans des familles (originaires de pays) du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus ».
Sources :
- Lagrange Hugues. Déviance et réussite scolaire à l’adolescence. In: Recherches et Prévisions, n°88, 2007. pp. 53-70.
- Hugues Lagrange, 2010, Le déni des cultures, Paris, Seuil
Preuve 4 : l’étude de Sebastian Roché sur le lien entre immigration et délinquance
L’enquête de délinquance autorapportée conduite en 2000 par M. Sebastian Roché et publiée dans La Revue Internationale de Criminologie apporte également des chiffres sur le sujet de la délinquance des jeunes d’origines étrangère en France :
- Les jeunes d’origine maghrébine sont presque deux fois plus nombreux que les Français autochtones à commettre plus de dix actes peu graves.
- Les jeunes d’origine maghrébine sont presque trois fois plus nombreux que les Français autochtones à commettre plus de trois actes graves.
- 68% des délits peu graves sont commis par des adolescents dont un parent ou les deux sont nés en France.
- 32% des actes peu graves sont commis par des personnes dont les deux parents sont nés hors de France.
- 54% des actes graves sont commis par des adolescents dont un ou deux parents sont nés en France.
- 46% des actes graves sont commis par des jeunes dont les deux parents sont nés hors de France
- Les jeunes d’origine étrangère ne sont pas l’objet d’un contrôle policier plus fort dès lors qu’on contrôle le nombre de délits commis.
(…) Source : Sebastian Roché. Ethnicité et délinquance des jeunes en France : Une question politique à la lumière des résultats d’un enquêt auto-déclarée. Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique et Scientifique, Polymedia Meichtry SA 2004, pp.3-28.
Preuve 5 : l’étude de Roché et Dagnaud sur les dossiers judiciaires dans l’Isère
Selon l’étude menée entre 1985 et 2000 sur les dossiers du tribunal de Grenoble par des chercheurs du CNRS : les Français autochtones sont 2 fois plus victimes de faits graves qu’ils n’en sont les auteurs. Les Africains d’origine (Afrique du Nord et subsaharienne) sont auteurs de faits graves trois fois plus qu’ils n’en sont victimes.
L’étude montre également que 66,5% des mineurs jugés ont un père né à l’étranger (pour 49,8% dans un pays du Maghreb), et 60% ont une mère née à l’étranger.
Ces résultats font donc apparaître une très large sur-délinquance des jeunes issus de l’immigration, puisqu’en 1999 selon l’Insee, l’Isère n’est pas un département particulièrement marqué par l’immigration : celle-ci représente 6,1 % de la population. Deux tiers des mineurs délinquants sont d’origine étrangère alors qu’ils représentent une proportion largement minoritaire.
Notons aussi que selon les études de Roché, l’origine sociale n’explique pas tout. «Certes, 80% des jeunes délinquants d’origine maghrébine ont des parents ouvriers ou employés, souligne-t-il. Mais, à niveau socio-économique équivalent, les enfants d’immigrés sont plus délinquants que les autres. L’échec scolaire et un rapport difficile à l’autorité représentent des facteurs déterminants.»
Ainsi, même chez les enfants de cadres supérieurs sans enjeu de précarité, il y a davantage de comportements délictueux chez ceux dont un parent serait né sur le continent africain par exemple.
Source : Dagnaud M., Roché S. (2003), Mineurs et justice : Analyse des dossiers judiciaires des auteurs mineurs de délits graves jugés dans l’Isère de 1985 à 2000, rapport de recherche pour France 5, Grenoble, CERAT-PACTE, 25 p.
Preuve 6 : le fichier Canonge
Le Système de traitement des infractions constatées (STIC) est un fichier de police informatisé français du ministère de l’Intérieur regroupant les informations concernant les auteurs d’infractions interpellés par les services de la police nationale. Dans le cadre du STIC, le logiciel Canonge permet de rassembler dans un même fonds documentaire le signalement des auteurs d’infractions, comprenant en particulier des renseignements sur la couleur des yeux ou des cheveux, la présence de signes particuliers, les photos anthropométriques, ainsi que le type ethnique. On sait qu’en 2006 à Paris, le fichier Canonge comprenait environ 103 000 hommes, dont 29% de Nord-Africains et 19% de Noirs, mais seulement 37% de Blancs. Le lien entre immigration et délinquance est ici très clair.
Preuve 7 : l’origine des détenus selon l’INSEE
Selon une étude publiée par l’INSEE en 2000, près de 40% des détenus avaient un père né à l’étranger ou dans les anciennes colonies, et un quart dans un pays du Maghreb. Les hommes nés à l’étranger sont également deux fois plus nombreux en prison que dans l’ensemble de la population : 24 % contre 13 %. C’est particulièrement le cas des hommes nés au Maghreb, qui représentent 11,6% de la population carcérale mais seulement 5,4% de la population.
Source : Francine Cassan, Laurent Toulemon et Annie Kensey, « L’histoire familiale des hommes détenus », Insee Première, Insee, no706, avril 2000, p. 1-4
Preuve 8 : le pourcentage de détenus musulmans
L’un des chiffres qui fait souvent débat est le pourcentage de musulmans parmi les détenus dans les prisons françaises. Un article publié dans le Washington Post en 2008 estimait que “60% à 70%” des détenus étaient musulmans en France. Ce chiffre était repris la même année par Le Monde dans un article.
Le sociologue Farhad Khosrokhavar avançait des chiffres du même ordre de grandeur dans son ouvrage “L’islam dans les prisons” paru en 2004. On pouvait y lire que dans les prisons françaises, le taux de prisonniers musulmans dépassait “souvent les 50 %, avoisinant parfois les 70 %, voire les 80 % dans les prisons proches des banlieues, soit huit prisonniers sur dix”. Lors d’une Commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes en février 2015, Khostokhavar réaffirmait son avis sur la disproportion considérable existant entre le pourcentages de musulmans dans la population et dans les prisons :
“Lorsque j’ai évoqué, en 2004, la fourchette de 40 à 60 % de détenus musulmans, cela a créé un tollé, car ni l’administration pénitentiaire ni l’opinion publique n’avaient d’idée à ce sujet : pour la première fois, on pointait du doigt un phénomène de société massif, qui avait échappé à la vigilance des uns et des autres. En réalité, peu importe le chiffre exact : ce qui compte, c’est la disproportion entre le nombre de musulmans dans les prisons et les 7 à 8 % de personnes qui se réclament de l’islam en France. Nous pourrions connaître le chiffre exact si nous avions la possibilité de mener des enquêtes statistiques exhaustives en France, mais la loi ne nous y autorise pas.”
Source : Commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes (Mardi 10 février 2015). Audition, ouverte à la presse, de M. Farhad Khosrokhavar, directeur de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales
Cela paraît donc difficile d’avoir un chiffre précis, mais on peut au moins avoir une borne inférieure : en effet, dans une lettre de septembre 2018, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avançait que un détenu sur quatre (25,81% de la population écrouée hébergée à cette période) avait fait la démarche de s’inscrire au dispositif de restauration adapté pendant le mois de ramadan.
Ce chiffre est donc une estimation minimale de nombre de détenus musulmans, car un certain nombre de musulmans ne s’inscrivent pas au dispositif, comme le confirme Samia El Alaoui, aumônière musulmane interrégionale des prisons du Nord, qui rattrape “les non-inscrits en leur distribuant quand même des colis de rupture de jeûne”, avec son mari Hassan. Elle estime que sur le plan des colis, “on dépasse de 15 à 20% les chiffres des inscrits”.
Preuve 9 : le pourcentage de détenus étrangers
Une autre preuve du lien entre immigration et délinquance est le nombre de détenus de nationalité étrangère en France. Les données du ministère de la Justice révèlent que 22% des détenus sont étrangers : 14.964 ressortissants étrangers sont détenus dans les prisons françaises, sur un total de 69077 détenus au 1er février 2017. Parmi eux, quatre pays d’origine rassemblent 42% de l’ensemble des ressortissants étrangers. Il s’agit de l’Algérie (1954 détenus), du Maroc (1895), de la Roumanie (1496) et de la Tunisie (1102).
Preuve 10 : les viols à Paris selon l’ONDRP
L’étude intitulée “Les viols commis à Paris en 2013 et 2014 et enregistrés par les services de police”, effectuée par l’ONDRP, porte sur sur un échantillon de 688 viols commis dans la capitale et qui ont fait l’objet d’une plainte. Parmi les mis en cause dans les affaires de viols sur majeurs dont la nationalité est connue, 52% sont de nationalité étrangère. Concernant les viols sur mineurs, la part d’étrangers est de 22%. Ces pourcentages considérables sont à comparer avec la part de la population de nationalité étrangère en France, qui est de 6%!
Notons tout de même que ces statistiques se basent uniquement sur les viols déclarés aux autorités, qui sont une minorité des viols. Rappelons également que ces statistiques ne nous permettent pas d’avoir des informations sur l’origine des mis en cause de nationalité française, qui peuvent tout à fait être nés étranger à l’étranger.
Pour finir, notons que selon l’étude du psychiatre Patrice Huerre publiée au début des années 2000, 72% des « tournantes » en France sont commis par des violeurs d’origine maghrébine ou subsaharienne. Pour la question de l’appartenance ethnique des familles, 52% sont originaires des pays du Maghreb, 20% d’Afrique Noire, le restant des sujets étant issu de familles d’origine française.
Conclusion
Qu’il s’agisse des étrangers, des immigrés ou des fils d’immigrés, qu’il s’agisse des crimes, des viols, des actes peu graves ou des vols, le lien entre délinquance et immigration est mis en lumière par de multiples preuves (…).
Discours sur le séparatisme islamiste : Macron évite lâchement le sujet de l’abattage rituel
Il s’agit d’une preuve supplémentaire de l’imposture du discours d’Emmanuel Macron sur la soi-disant volonté du gouvernement de lutter contre l’islamisme. Le président de la république a déclaré avec beaucoup d’hypocrisie :
“On ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures à celles de la République (…) Je ne céderai rien dans cette bataille”.
Il se trouve que l’association L214 vient une fois de plus de diffuser une vidéo démontrant la maltraitance d’animaux dans un abattoir. En occurrence, il s’agit de veaux abattus sans étourdissement en Dordogne…comme cela se fait dans de nombreux abattoirs en France pour se soumettre aux règles de l’abatage rituel musulman et juif.
Alors que le ministre de l’agriculture avait annoncé il y a peu 15 mesures pour le bien-être animal, le gouvernement continue à refuser de remettre la scandaleuse exemption accordée aux musulmans concernant l’abattage sans étourdissement pourtant interdit par la loi :
Fin janvier, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, présentait 15 mesures pour le bien-être animal, dont aucune, au grand dam des associations animalistes, ne revient sur la dérogation sur l’étourdissement préalable lors de l’abattage dont bénéficient musulmans et juifs. En France, les abattoirs ne seront ainsi nullement contraints de faire pratiquer l’étourdissement préalable lors d’un abattage halal ou casher.
En cela, Didier Guillaume s’inscrit dans une double continuité : la plus récente, celle du Conseil d’Etat qui en octobre dernier rejeta une requête voulant imposer l’étourdissement lors de l’abattage rituel, celle de ses prédécesseurs de droite comme de gauche, qui tous renoncèrent à mettre fin à cette dérogation (…)
Voici un verbatim de l’interview chez Bourdin de Didier Guillaume, qui déclare notamment “Il y a des pratiques religieuses qui s’appuient sur des textes, il faut les respecter” et qui prouve la grande hypocrisie de ce gouvernement :
Jean-Jacques Bourdin : “L’abattage rituel des animaux en France, il y a une dérogation aujourd’hui pour des raisons religieuses.
Didier Guillaume : Oui, oui.
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que vous voulez revenir sur cette dérogation ?
Didier Guillaume : Je pense qu’aujourd’hui c’est très compliqué de revenir sur cette dérogation.
Jean-Jacques Bourdin : Mais pourquoi ?
Didier Guillaume : Je vais vous expliquer : parce qu’il y a un équilibre aussi avec les cultes. Je discute moi, je discute avec le culte musulman et avec les juifs. Je les reçois régulièrement. Aujourd’hui il y a un équilibre qui est trouvé. Il y a des gens qui sont choqués par cet abattage rituel. Je pense qu’il faut que cela se fasse de façon apaisée. On ne peut pas mettre… Je ne suis pas favorable en tout cas que l’on mette ce sujet dans le débat national aujourd’hui parce qu’il y a tellement de conséquences derrière.
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce qu’il faut ouvrir le débat autour de ce sujet, oui ou non ?
Didier Guillaume : Mais Jean-Jacques Bourdin…
Jean-Jacques Bourdin : Dans le cadre du bien-être animal ou dans un autre cadre.
Didier Guillaume :Mais bien sûr qu’il est ouvert et bien sûr qu’il y a des réflexions qui sont menées par les cultes pour voir comment on peut faire de l’abattage…
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce qu’il est normal d’égorger un animal encore conscient, oui ou non ?
Didier Guillaume : Mais non, mais non. C’est pour ça que les choses évoluent mais ça doit se faire à un rythme suffisant pour que ce soit acceptable par toutes et par tous. On ne va pas rouvrir je ne sais quelle pas guerre mais attaque vis-à-vis de telle ou telle religion. Il y a des pratiques religieuses qui s’appuient sur des textes, il faut les respecter mais il faut aussi comprendre que là encore, la sensibilité des Françaises et des Français – peut-être même d’ailleurs la sensibilité des gens qui croient en ces cultes – a changé.”

Le 20 janvier dernier, Brigitte Bardot avait donc raison d’engueuler Emmanuel Macron dans une lettre ouverte où elle lui écrivait :
Cette rencontre au cours de laquelle nous vous avons exposé les quatre priorités qu’il était urgent de traiter étaient :
1/ L’abolition de la dérogation des égorgements des sacrifices rituels dans les abattoirs (…)
Nous avons pu constater, en vous décrivant l’horreur de (…) cas, à quel point vous étiez ignorant du sort tragique que subissent ces animaux. Vous étiez bouleversé d’apprendre que de telles tortures existaient encore et se pratiquaient quotidiennement. Vous deviez nous donner réponse en décembre 2018, j’attends toujours…malgré mes nombreuses lettres de rappel restées sans réponse, même pas de votre secrétaire.
Alors oui aujourd’hui Monsieur le Président je vous engueule. Je vous engueule de n’avoir aucune envergure, de mépriser toutes les faiblesses, toutes les souffrances humaines ou animales, de n’avoir aucune empathie, aucune compassion, aucune sensibilité, aucune humanité.
Depuis votre élection tout n’est que sang et violence ! (…) J’ai 85 ans et depuis 47 ans je ne cesse de hurler, de gueuler, de supplier pour qu’enfin en France il y ait une amélioration de la condition animale dans tous les domaines. Vous ne croyez pas que je mérite une réponse, la moindre considération de votre part ?
Vous qui ne jurez que par l’Europe, je vous signale que tous les pays d’Europe ont pris des mesures drastiques pour soulager la souffrance animale dans des domaines différents mais importants. La France est devenue terre de toutes les cruautés, elle stagne et régresse.
Alors Monsieur le Président on en a marre des bla bla bla, des débats stériles, passez aux actes.
La honte prend naissance dans les abus du pouvoir.
Voici pourquoi les producteurs de gaz et de charbon (rejet de Co2) sont très favorables aux éoliennes ?
Dans un précédent article, nous avions pointé du doigt la grande hypocrisie des écolos-gauchistes à propos des éoliennes (atteinte à la beauté des paysages, bétonnage intensif). Aujourd’hui, nous vous proposons cette courte vidéo qui explique l’aberration du système de production d’électricité d’origine éolienne :
Quelques explications supplémentaires :
En France continentale, les éoliennes fonctionnent à équivalent pleine puissance environ 20% du temps; les réacteurs nucléaires 80%, donc 4 fois plus. Or l’unité de puissance installée a sensiblement le même coût d’investissement dans les deux cas. Les 27 milliards d’€ du projet éolien français continental produiront donc, chaque année, 4 fois moins de KWh électriques que s’ils étaient investis dans l’énergie nucléaire. Et chaque éolienne vivra, on le sait maintenant, 2 à 3 fois moins longtemps que les réacteurs nucléaires.
Persécution des chrétiens au Pakistan : Il faut désormais prier pour Huma Younous
S’appuyant sur la charia, la justice pakistanaise a validé le mariage forcé de la jeune chrétienne dénommé Huma Younous, âgée 14 ans, avec le musulman qui l’a kidnappée. La France s’honorerait à protester au nom des droits de l’Homme :
Huma Younous pourrait devenir le symbole d’une pratique encore répandue au Pakistan: l’enlèvement de jeunes chrétiennes par des musulmans. Âgée de 14 ans, elle a été enlevée le 10 octobre par un homme, Abdul Jabbar, lequel l’a convertie et l’a forcée à se marier avec lui. Les parents ont tenté de récupérer leur fille via une procédure judiciaire, mais le 3 février, la Haute Cour de la province de Sindh a validé cette union (…)
La cour a justifié sa décision en citant la charia, selon laquelle une fille peut se marier dès ses premières règles. Dans certaines provinces du Pakistan, pays qui compte une large majorité de musulmans, la loi islamique prévaut encore sur les autres. L’avocate des parents, Tabassum Yousaf, s’est appuyée sur le Child Marriage Restraint Act, qui vise à limiter les mariages de mineurs, en vain.
«C’est la énième défaite de la justice et une autre preuve que l’État n’attache guère d’importance aux chrétiens en tant que citoyens pakistanais», a-t-elle déclaré (…)
L’affaire Huma est le premier cas de conversion et de mariage forcés porté devant la Haute Cour de Karachi, la capitale de la province où résident les parents. Il s’agit pourtant d’une pratique largement répandue dans ce pays qui compte trois millions de chrétiens, soit seulement 2% de sa population.
«Jusqu’à présent, aucune famille n’avait pu demander justice, parce que les chrétiens sont majoritairement pauvres et peu instruits et qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une assistance juridique», a expliqué l’avocate.
« #Huma pourrait devenir le symbole de la pratique des enlèvements de jeunes chrétiennes par des musulmans et qui secoue le Pakistan. » https://t.co/koTiAHnn03
— Gabrielle Cluzel (@gabriellecluzel) February 19, 2020
