Tribune libre

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L’alliance des réfractaires face à la doxa : quand la lucidité devient un acte de résistance

Les Voraces rêvent de huit milliards de consommateurs « rangés, assignés à résidence jusque dans leurs fors intérieurs ». Face à eux, les Coriaces ne marchent plus : ils résistent, enquêtent, refusent de se taire. Bercoff nomme la guerre, Cosculluela décortique le projet de l'homme nouveau, de Peretti défend ce que nous perdons de chair et de sang, Bornet en établit le diagnostic doctrinal. Quatre voix, un seul ordre de marche : préparer autre chose.

L’hôpital n’est pas un garage : plaidoyer pour le malade réel

ace à la rationalisation froide et à la gestion purement comptable de la santé, l’ancien médecin interne Sergyl Lafont livre un plaidoyer vigoureux contre la dérive technocratique de nos hôpitaux. S’appuyant sur la pensée personnaliste de Jacques Maritain et le regard saisissant du peintre Théodore Géricault, il rappelle avec force que soigner un corps exige d’abord de reconnaître la dignité irréductible du malade réel.

Mon coup de cœur : Takashi et Midori les amoureux de Nagasaki. Isabelle Stock

« Takashi et Midori, les amoureux de Nagasaki » raconte la vie extraordinaire de Takashi et Midori Nagai, deux Japonais dont l’existence fut marquée par la foi et le couple brisé par la tragédie de Nagasaki. Takashi, brillant étudiant en médecine converti au catholicisme grâce à l’influence de Midori et de la […]

Mgr Strickland : discussion catholique autour de l’encyclique Magnifica Humanitas

Source en français : https://fsspx.news/fr/news/mgr-strickland-discussion-catholique-autour-lencyclique-magnifica-humanitas-59333 Dans une lettre consacrée à l’encyclique Magnifica Humanitas du pape Léon XIV, Mgr Joseph Strickland, tout en reconnaissant plusieurs aspects positifs du texte — notamment sa critique du transhumanisme et de la technocratie — constate que l’encyclique place l’homme au centre au détriment de la […]

Boualem Sansal, la religion et le christianisme que sa culture lui cache

Les extraits du nouveau livre de Boualem Sansal publiés par Le Figaro Magazine donnent à lire bien davantage qu’un témoignage carcéral. Ils font entendre la voix d’un écrivain qui a éprouvé, dans son corps, ce que signifie la confiscation du temps, de l’espace et de la liberté. Dans sa cellule de Koléa, Sansal raconte d’abord l’humiliation administrative, la réduction de l’homme à un corps déplacé, compté, enfermé. Puis vient le ramadan, vécu non comme une consolation spirituelle, mais comme une aggravation de la prison dans la prison.

Père Andrea Santoro, martyr de la foi en Turquie, priez pour les conversions !

Il y a des vies qui disent davantage que de longues déclarations diplomatiques. Celle de don Andrea Santoro, prêtre italien assassiné en Turquie le 5 février 2006, appartient à cette catégorie. Il ne fut pas tué sur un champ de bataille, ni au terme d’une polémique tapageuse. Il fut tué dans une église, à Trébizonde, alors qu’il priait. Deux balles. Une Bible en turc entre les mains. Le silence d’une petite église catholique, dans une terre qui fut jadis l’un des grands berceaux du christianisme. Vatican News rappelle qu’il fut assassiné par un jeune fondamentaliste alors qu’il était en prière, et que les balles transpercèrent également la Bible qu’il tenait.

L’intelligence artificielle ou l’oubli de l’homme

À la fierté prométhéenne de maîtriser la technique, se substitue son exact opposé : la honte prométhéenne. » écrivait Günther Anders. L’intelligence artificielle fascine notre époque parce qu’elle promet une forme de puissance pure : rapidité, optimisation, automatisation, dépassement des limites humaines. Mais le véritable danger n’est peut-être pas seulement technique. Il est anthropologique et spirituel. À travers son encyclique Magnifica Humanitas, le pape Léon XIV rappelle avec force que la technique doit rester au service de l’homme et non l’inverse. Pourtant, la question fondamentale demeure : pourquoi notre civilisation supporte-t-elle de moins en moins la fragilité humaine elle-même ? À l’heure où certains rêvent d’un homme augmenté, débarrassé de ses limites, la tradition chrétienne rappelle au contraire que la g...[Lire plus]

Magnifica Humanitas : la liberté face à la cristallisation sociétale

Toute mon expérience de biologiste me l'a confirmé : le vivant ne se laisse jamais enfermer dans ses propres données. J'ai vu des existences tenir au-delà de toute probabilité, suspendues à une présence, à une volonté, parfois à une paix intérieure impossible à quantifier. Même notre système immunitaire ne vit qu'en acceptant une part d'exposition et d'incertitude : une protection absolue, totalement close, conduit paradoxalement à la mort. Il en va de même pour les sociétés.

Aïd al-Adha : le sacrifice d’Abraham, ou l’alliance déplacée

L’Aïd al-Adha, souvent appelée en français « fête du mouton », est l’une des grandes fêtes de l’islam. En 2026, elle est attendue en France le mercredi 27 mai, correspondant au 10 dhu al-hijja 1447, sous réserve de l’observation lunaire. Elle commémore la disponibilité d’Abraham — Ibrahim dans l’islam — à sacrifier son fils par obéissance à Dieu ; dans la pratique, ceux qui le peuvent font sacrifier un animal, souvent un mouton, dont la viande est partagée entre la famille, les proches et les pauvres.

Homélie de Mgr Macaire aux obsèques du Père Potez

Très belle homélie sur le Sacerdoce … à partir de 53 mn https://youtu.be/W7e_0qduDjU?t=3189 Et voici le testament spirituel du père Potez : À Paris, le 20 mai 2026 Chers amis, Mes chers enfants, Combien de fois ai-je raconté, à la fin d’une soirée dansante à Briançon, au dernier soir d’un […]

Frédéric Lenoir, ou le christianisme sans le Christ de l’Église

Le livre d’Adrien Bouhours, Frédéric Lenoir, héritier, témoin et acteur de la diffusion d’un christianisme ésotérique, publié aux éditions du Cerf, est un ouvrage important. Important par son volume, d’abord : 866 pages. Important par son objet, ensuite : il ne s’agit pas d’un pamphlet, mais d’un travail issu d’une thèse d’histoire moderne et contemporaine soutenue en 2023. Important surtout par ce qu’il éclaire : la manière dont une certaine spiritualité contemporaine a recyclé le christianisme en sagesse universelle, en expérience intérieure, en matériau symbolique disponible pour l’homme moderne.