La vie doit être protégée avec le plus grand soin
Au cours de l’audience générale de ce matin, Léon XIV a rappelé la dignité du mariage et la nécessité de la protection de la vie:
La vie, une fois conçue, a-t-il conseillé, doit être «protégée avec le plus grand soin», en évitant «l’avortement et l’infanticide»; et «les actes propres à la vie conjugale, ordonnés selon la véritable dignité humaine, doivent être respectés avec une grande estime».
Rémi Brague et les origines de l’islam
Passionnant entretien de Radio Notre-Dame avec Rémi Brague, grand universitaire, à propos des origines de l’islam (à l’occasion de la parution du livre « La Mecque, ville imaginaire »):
https://www.rcf.fr/actualite/le-grand-temoin?episode=722292
Après Sainte Jeanne d’Arc, voici Saint Michel l’archange fidèle raconté par Liza du Fayet de La Tour – Vies de saints pour tout-petits
Cette nouvelle collection « Vies de saints pour les petits » parue aux éditions Téqui, s’adresse aux enfants à partir de 3 ans afin de leur faire découvrir de belles vertus à travers la vie des saints, qu’ils soient de France ou d’ailleurs, célèbres ou moins connus.
Liza du Fayet de La Tour, jeune maman soucieuse de l’éveil des plus petits, nous offre ici une très jolie réalisation pour la découverte de l’histoire des saints. Les modèles choisis permettent aux tout-petits de grandir en sainteté à travers des exemples concrets de vies illustres et les initie à la dévotion aux saints avec l’aide d’une prière proposée à la fin de chaque histoire.
– Sainte Jeanne d’Arc : Au Moyen Âge, une jeune paysanne est désignée par Dieu pour sauver son pays. Ce récit de la vie de sainte Jeanne d’Arc va à l’essentiel : sa jeunesse de bergère dans une France envahie par les Anglais, sa mission auprès du Dauphin, la délivrance d’Orléans et le sacre de Charles VII, puis son abandon et la mort sur le bûcher. Son grand courage et sa foi inébranlable ont marqué l’histoire et l’ont fait nommer « sainte patronne de la France ». Aujourd’hui plus que jamais, nous pouvons prier sainte Jeanne d’Arc pour notre pays, ce livret joliment illustré s’achève par une très belle prière pour la France.
– Saint Michel l’archange fidèle : Au commencement, Dieu a créé les anges pour peupler le Ciel, la louer et le glorifier. Quand Dieu envoie son Fils sur la terre pour sauver l’humanité, Lucifer se révolte. Submergé par la haine et la colère, il s’écrie : « Je ne servirai pas ! » Saint Michel ne peut tolérer cette rébellion et il combat le mal pour la Gloire de Dieu.
Les illustrations simples et expressives d’Alice Van-Wambeke soutiennent un texte travaillé avec un vocabulaire choisi.
Une jolie collection de petits livres à commencer pour Noël dans les bibliothèques familiales…
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
https://www.livresenfamille.fr/module/eccollection/listing?id_collection=2092
Liza du Fayet de La Tour – Illustrations de Alice Van-Wambeke, éditions Téqui, 16 pages
– Sainte Jeanne d’Arc et la foi à toute épreuve
– Saint Michel l’archange fidèle
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Quelle énergie…
Le candidat Nouvelle Energie, David Lisnard, roule des mécaniques et c’est toujours plaisant. Mais a-t-il les convictions d’un Sarkozy ?
En 2010, il twittait :
Mes chers opposants de droite, ne perdez pas de temps : je vous confirme être favorable à la création de lieux cultuels musulmans.
— David Lisnard (@davidlisnard) December 20, 2010
Et en 2020, il joignait l’acte à la parole :
🔴Photo exclusive du Maire #LR de #Cannes @davidlisnard en train de « combattre l’islamisme » en offrant un terrain municipal à une mosquée financée par le propriétaire saoudien de la chaîne pro-jihad Iqraa TV. (1/2) https://t.co/vNHiFANWGV
— Damien Rieu (@DamienRieu) October 25, 2020
On me transmet ce montage :

La GPA, une « forme d’exploitation » en Autriche, mais utilisée par le Premier ministre néerlandais
Le 22 septembre, le Conseil national autrichien a voté une loi de modification du Code pénal. Ce texte cite explicitement la GPA comme une « forme d’exploitation » passible de sanctions pénales. Le nouveau texte de loi prend en compte « l’exploitation par le mariage forcé, l’exploitation par la gestation pour autrui ainsi que l’exploitation par une adoption abusive au regard du droit ». Il définit également par ailleurs une nouvelle infraction pénale contre la vente d’organes, en incluant les cas d’infractions commises à l’étranger, afin de lutter contre le « tourisme de la transplantation ».
Cette révision du Code pénal autrichien s’inscrit dans le cadre de la transposition de la directive européenne du 13 juin 2024 concernant « la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène ainsi que la protection des victimes ».
Pourtant, aux Pays-Bas, le Premier ministre Rob Jetten, 39 ans, et son compagnon, le joueur de hockey d’origine argentine Nicolas Keenan, 29 ans, annoncent attendre un enfant, en ayant recours à une gestation pour autrui (GPA).
Béatification de cinq missionnaires franciscains espagnols assassinés en 1597 pour avoir défendu la doctrine catholique sur le mariage
L’Église béatifiera le 31 octobre prochain cinq missionnaires franciscains espagnols assassinés en 1597 pour avoir défendu la doctrine catholique sur le mariage.
Connus comme les martyrs de Géorgie, les religieux Pedro de Corpa et ses compagnons offrirent leur vie durant l’évangélisation des peuples indigènes de la côte atlantique de ce qui est aujourd’hui les États-Unis. La cérémonie du 31 octobre prochain aura en outre une signification spéciale pour la famille franciscaine, se déroulant durant l’Année Jubilaire décrétée par Léon XIV à l’occasion du huitième centenaire de la mort de saint François d’Assise, survenue en 1226.
Bousculant la tradition polygame locale, le frère Pedro conditionne l’accès des adultes Guales au baptême à leur engagement dans le mariage monogame. C’est de cette exigence que naîtra le conflit avec Juanillo, guerrier pressenti pour devenir chef de village, mais qui, bien que baptisé et marié, décide de prendre une seconde femme. Furieux du strict veto mis par ce missionnaire qui met en péril son appétit de pouvoir, il retournera une partie de sa tribu contre le religieux. Malgré ses dix ans de mission qui lui avaient valu l’estime de nombreux Amérindiens, le frère Pedro sera tué à coups de hache dans sa hutte au début du mois de septembre 1597, son corps étant soumis à d’horribles sévices.
Ce « Puy du Fou » de gauche est époustouflant
On attendait beaucoup de « Populaire. Toutes nos histoires », la série de spectacles historiques en plein air conçue par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis sous la direction artistique de Patrick Boucheron et Guillaume Mazeau, produite par la MC93, financée intégralement sur fonds publics et accompagnée dans sa communication par le groupe Combat de Matthieu Pigasse.
On n’a pas été déçu !
Le programme officiel prévoyait trois spectacles pour 2027. Mais la direction artistique, emportée par un enthousiasme que les budgets de répétition ne suffisent pas à expliquer, a décidé d’avancer la première.
Le 17 octobre 2026, sans prévenir les critiques, sans envoyer les invitations presse, sans même distribuer le programme dans les halls, « Populaire » a offert sa représentation inaugurale dans dix-huit villes simultanément.
Le résultat dépasse tout ce que le théâtre de rue avait produit depuis le Théâtre du Soleil, à cette différence près qu’Ariane Mnouchkine, lorsqu’elle mettait le feu à la scène, avait la décence de ne pas y inclure l’hôtel de ville.
Commençons par Limoges, puisque c’est là que le spectacle a atteint son apogée.
L’hôtel de ville, monument historique inscrit depuis 1975, a été intégralement consumé par les flammes dans une reconstitution saisissante de la prise de la Bastille, à ceci près que la Bastille ne contenait que sept prisonniers et que l’hôtel de ville de Limoges contenait l’état civil de 130 000 habitants.
On reconnaît la patte de Boucheron, qui avait déjà signé la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris : le sens du spectacle, l’ampleur du geste, et cette indifférence souveraine au patrimoine qui est la marque des grands metteurs en scène et des grands incendiaires.
Stéphane Troussel avait promis que « Populaire » raconterait « une autre histoire de France ».
C’est fait.
À Limoges, on a raconté celle de la Commune de 1871, de la nuit du 4 août et des autodafés de Savonarole en une seule soirée.
La polyvalence du spectacle force l’admiration.
Troussel avait également annoncé vouloir
« faire face aux récits réactionnaires qui fantasment une France d’identité unique, blanche et catholique ».
Mission accomplie : à Limoges, il n’y a plus de récit du tout, puisque les archives ont brûlé avec le bâtiment.
Le deuxième acte se jouait à Marseille, ville qui entretient avec le pillage un rapport que les ethnologues qualifieraient de structurel et les assureurs de rédhibitoire.
Les commerces du centre-ville ont été méthodiquement dévalisés dans une chorégraphie qui évoquait à la fois le sac de Rome par les Wisigoths en 410, la prise de Constantinople par les croisés en 1204, et les soldes du premier janvier aux Galeries Lafayette.
La différence avec le Puy du Fou est ici manifeste : au Puy du Fou, les Vikings pillent un village reconstitué ; à Marseille, les figurants pillent de vrais magasins.
Guillaume Mazeau, qui revendique « une histoire située à gauche », a trouvé à Marseille la démonstration éclatante de sa méthode.
L’histoire située à gauche consiste à prendre les biens situés à droite de la caisse et à les emporter sans passer par la caisse.
À Bordeaux, le spectacle a pris un tour plus œnologique, les vitrines des commerces ont été brisées avec un sens du millésime qui rappelle que la ville a toujours su distinguer les bonnes années des mauvaises.
2026 restera dans les annales comme un grand cru de la casse urbaine, charpenté, tannique, avec des notes de lacrymogène en finale et une longueur en bouche remarquable, puisque les dégâts se comptent encore trois jours après.
Lille, quant à elle, a offert une variation nordique. Le spectacle y a pris la forme d’une reconstitution de la bataille de Bouvines, sans les chevaux mais avec les pavés.
Lyon a proposé une relecture des canuts de 1831, les métiers à tisser en moins et les barricades en plus.
Strasbourg a joué la carte alsacienne avec un mélange de revendication sociale et de désordre municipal qui rappelait les meilleures heures de la Commune de Strasbourg de 1918, brève mais spectaculaire.
Rouen, fidèle à son histoire, a brûlé quelque chose. C’est une tradition locale qui remonte à Jeanne d’Arc et que les habitants perpétuent avec une constance qui tient de la commémoration autant que de la pyromanie.
Quant à Paris, dont le ciel était si chargé qu’on se serait cru dans un tableau de Turner, la représentation a couvert l’ensemble de la rive droite avec une ambition que les Communards de 1871 n’auraient pas reniée.
On notera que les Tuileries avaient résisté à la Commune mais que les abribus n’ont pas résisté à « Populaire ».
La modernité a ses faiblesses.
Matthieu Pigasse avait annoncé vouloir célébrer « une France traversée par les métissages ».
Le 17 octobre, la France a bien été traversée par les métissages mais surtout par des cortèges noirs, des projectiles, des gaz et les flammes.
Il faut rendre cette justice à « Populaire » : le spectacle surpasse le Puy du Fou sur tous les critères:
Le Puy du Fou emploie 4 500 bénévoles ; « Populaire » a mobilisé 800 000 participants et 30 000 cascadeurs non déclarés.
Le Puy du Fou a été élu deux fois meilleur parc du monde ; « Populaire » sera probablement élu meilleur parc de la désolation par un jury composé de commerçants sinistrés et de préfets lessivés.
Le Puy du Fou fait payer l’entrée ; « Populaire » est gratuit, ce qui est normal puisque c’est le contribuable qui paie.
Le Puy du Fou raconte une France « blanche et catholique », selon Troussel ; « Populaire » raconte une France cramée et lacrymogène, ce qui est une amélioration du point de vue de la diversité des sensations.
On notera enfin que le premier spectacle officiel de « Populaire » devait raconter la profanation de la nécropole royale de Saint-Denis en 1793, événement que les organisateurs qualifient de « moment d’émancipation » et de « libération de mille ans de monarchie ». À Limoges, le 17 octobre, on a profané un monument historique républicain.
L’émancipation progresse : après les rois, les maires. Après les tombeaux, les archives. Après la monarchie, l’état civil.
La Révolution ne recule devant rien, surtout pas devant la cohérence.
Prochaine représentation prévue à la première occasion. Les places sont gratuites. Le spectacle est total. La sortie de secours n’est pas indiquée.
Quant à moi, je serai dans la salle.
Enfin, dans les colonnes de Valeurs Actuelles, où je tiendrai désormais une chronique régulière, ce que personne ne remarquera puisque la France sera occupée à regarder brûler ses propres décors.
François Vannesson, Critique de spectacle et chroniqueur, au milieu des ruines
Tentative d’incendie de l’église de Ploubalay (22)
Deux départs de feu ont eu lieu dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Ploubalay, dans les Côtes-d’Armor. Selon plusieurs sources concordantes citées par Le Télégramme, l’incendie était volontaire !
Une paroissienne avait tenté de maîtriser les flammes avant d’être hospitalisée après avoir inhalé des fumées. L’intervention rapide des pompiers a permis d’éviter le pire, mais l’église restera fermée jusqu’à nouvel ordre.
Entre 2004 et 2023, l’Afrique constitue la principale provenance des nouveaux citoyens français
La presse francophone algérienne ne sait pas que le grand remplacement n’existe pas. Donc, elle en donne les chiffres sur 20 ans avec les origines : 61,5 % des acquisitions de nationalité, loin devant l’Europe (20 %).
Plus de 320 000 Algériens sont devenus Français en 20 ans
La France a accueilli 3 millions de nouveaux citoyens en 20 ans
Entre 2004 et 2023, l’Afrique constitue la principale provenance des nouveaux citoyens français, représentant 61,5 % des acquisitions de nationalité, loin devant l’Europe (20 %). Ces données mettent en évidence la prédominance du continent africain dans les flux de naturalisation en France sur les deux dernières décennies.
Plus de 320 000 Algériens sont devenus Français en 20 ans
Entre 2004 et 2023, ce sont ainsi 323 000 ressortissants algériens qui ont obtenu la nationalité française. L’Algérie s’affirme comme l’un des principaux viviers de nouveaux citoyens en France sur les deux dernières décennies, encadrée par le Maroc — en tête avec près de 404 000 naturalisations — et la Tunisie, qui se hisse au troisième rang avec 146 000 personnes.
À eux seuls, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie regroupent 36 % de l’ensemble des naturalisations françaises entre 2004 et 2023. Un chiffre très significatif qui montre que plus d’un nouveau citoyen français sur trois était originaire du Maghreb sur cette période de vingt ans.
Selon l’étude, 83 % des acquisitions de citoyenneté européenne par des ressortissants algériens sur la période 2004-2023 se sont faites en France. Cette donnée statistique souligne la place prédominante du pays dans la répartition des nouveaux citoyens d’origine algérienne au sein de l’UE.
La France a accueilli 3 millions de nouveaux citoyens en 20 ans
Ces disparités mettent en lumière la singularité des flux migratoires entre la France et les pays du Maghreb. Attention toutefois à l’interprétation de ces données : ce taux de 83 % ne signifie pas que 83 % des Algériens résidant en France ont été naturalisés. Il indique simplement que, parmi l’ensemble des ressortissants algériens devenus citoyens européens sur la période, 83 % l’ont été en France.
Ces chiffres s’inscrivent dans une dynamique plus vaste mise en lumière par l’étude Fondapol-OID. Entre 2000 et 2024, ce sont ainsi près de trois millions de personnes nées à l’étranger qui sont devenues françaises. Dans le détail, près de 1,6 million ont obtenu la nationalité par décret, environ 770 000 au titre du droit du sol différé, et 560 000 par le biais du mariage avec un conjoint français.
Entre 2004 et 2023, l’Afrique constitue la principale provenance des nouveaux citoyens français, représentant 61,5 % des acquisitions de nationalité, loin devant l’Europe (20 %). Ces données mettent en évidence la prédominance du continent africain dans les flux de naturalisation en France sur les deux dernières décennies.
Attention, ça dérape partout…
Il paraît qu’Eric Zemmour a dérapé sur LCI en affirmant :
« Ce que nous avons vu hier, c’est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui entrent dans les villes ».
🇫🇷 ALERTE – Éric Zemmour DÉRAPE en direct sur LCI : « Ce que nous avons vu hier, c’est le véritable visage du grand remplacement. Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui entrent dans les villes ». https://t.co/YVHWl5TkTD
— AlertesInfos (@AlertesInfos) October 18, 2026
Il a répondu :
Il paraît qu’hier soir j’ai dérapé. 😂 https://t.co/OU0XvdGnZi
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) October 19, 2026
Donald Trump a également dérapé :
« Une nation autrefois grande, conquise, pillée et brûlée par des migrants, des djihadistes et des communistes qui détestent le christianisme »
Donald Trump à propos de la France : « Une nation autrefois grande, conquise, pillée et brûlée par des migrants, des djihadistes et des communistes qui détestent le christianisme » https://t.co/5UOhb5z8Nq
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) October 20, 2026
A Nice, le préfet dérape aussi :
Invité d’Ici Azur lundi 19 octobre, le représentant de l’État a déclaré qu’un tiers des personnes interpellées étaient des étrangers, selon le bilan qu’il présentait. Il a précisé vouloir engager des mesures administratives de retrait de titres de séjour en complément des suites judiciaires.
Ces étrangers aussi ont dérapé :
« Je suis Marocain, on va tous niquer ce qu’il y a en France (…) moi je suis algérien faites vos sous et taillez-vous ».
« Je suis Marocain, on va tous niquer ce qu’il y a en France (…) moi je suis algérien faites vos sous et taillez-vous ». https://t.co/q2ZZa4bu76
— Damien Rieu (@DamienRieu) October 18, 2026
260 000 avortements par an ce n’est pas assez pour la sénatrice Laurence Rossignol
Cette dernière a déposé une proposition de loi au Sénat le 8 octobre, visant à faciliter l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, comme si ce n’était déjà pas assez simple. En revanche, faciliter la maternité, cela ne la préoccupe pas.
La France, qui disposait naguère de l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, figure désormais en 23e position de l’Union européenne avec 4,1 décès avant l’âge d’un an sur mille naissances en 2024 (la moyenne européenne étant à 3,3).
La nouvelle proposition de loi donne aux sages-femmes formées à la pratique de l’avortement instrumental la possibilité de réaliser ces actes dans les structures extrahospitalières où les médecins sont eux-mêmes autorisés à les pratiquer. Elle vise également à élargir les lieux dans lesquels les avortements instrumentaux sous anesthésie locale peuvent être pratiquées, par des médecins et des sages-femmes, en ouvrant leur réalisation à de nouvelles structures de proximité, notamment les centres de santé sexuelle (sic) et les maisons de santé pluriprofessionnelles.
Une nation ne tient pas longtemps lorsque ses habitants doutent de la capacité de leurs dirigeants à les protéger
Lu dans Les 4 Vérités :
Les images des émeutes du 17 octobre, ces villes livrées aux violences, ces lieux publics saccagés et ces forces de l’ordre prises pour cibles, révèlent la fragilité d’un État qui semble ne plus parvenir à imposer ses propres règles. Car enfin, que signifie l’autorité publique si des bandes peuvent détruire, piller et intimider sans craindre une réponse à la hauteur de leurs actes ? Que signifie l’égalité devant la loi si les honnêtes gens ont le sentiment d’être abandonnés, tandis que les casseurs dictent leur loi ?
Il serait commode de parler d’excès regrettables ou d’une jeunesse égarée. Mais ces euphémismes ne trompent plus grand monde. Quand la violence devient un moyen d’action politique, quand des groupes organisés exploitent chaque occasion de mettre le pays à feu et à sang, nous ne sommes plus dans la simple contestation. Nous sommes face à une remise en cause de l’ordre commun.
La responsabilité des « responsables » politiques est ici immense. À force de confondre fermeté et autoritarisme, de redouter davantage les accusations de répression que les souffrances des victimes, le pouvoir nourrit l’idée désastreuse que la violence paie. Une démocratie ne saurait pourtant survivre si elle se montre impuissante face à ceux qui la défient. Certains discours (de LFI en particulier) exaltent la confrontation et opposent artificiellement le peuple aux institutions ? La convergence des colères peut devenir un puissant instrument de déstabilisation – d’autant qu’elle sert également l’agenda de l’islam radical. Il appartient à la justice d’établir les responsabilités individuelles ; il appartient aussi aux citoyens de demander des comptes à ceux qui attisent les tensions. Protéger les personnes et les biens, soutenir les policiers et les gendarmes, poursuivre les auteurs de violences et exécuter les décisions de justice ne sont pas des options idéologiques. Ce sont les missions élémentaires de l’État – qui, si elles ne sont pas remplies, justifient l’auto-défense des citoyens.
Au fond, le drame de ces émeutes n’est pas seulement celui des vitrines brisées ou des édifices incendiés. C’est celui de la confiance et du lien social qui se consument. Une nation ne tient pas longtemps lorsque ses habitants doutent de la capacité de leurs dirigeants à les protéger – et que le lien civique se dissout dans l’individualisme et la brutalité des bandes armées. Le 17 octobre doit servir d’avertissement. Ou l’État retrouve le sens de ses devoirs, ou il laissera s’installer une loi concurrente: la loi du plus fort. Et ce jour-là, ce n’est pas seulement le gouvernement qui aura échoué. C’est la France elle-même qui sera près de disparaître.
Une autre droite est possible…
La droite la plus bête du monde, et désormais la plus méchante aussi, est-elle en train d’ouvrir un boulevard à Jean-Luc Mélenchon (qui est déjà donné au second tour alors même que tout porte à croire que les sondages, incapables de localiser ses électeurs, le sous-estiment) ?
L’affaire Bardella
L’« affaire Bardella » va évidemment laisser des traces sévères, encore que sans doute pas celles auxquelles on s’attend. L’opinion journalistique commune, qui brille invariablement par son incapacité à comprendre les enjeux réels, nous dit que M. Bardella est fini et que le clan Le Pen (qui essaye dans le même temps de réintégrer Mme Maréchal) reprend le contrôle de la PME familiale. Il nous semble au contraire que Bardella va s’en tirer – non pas grâce à, mais malgré, sa désastreuse défense qui consiste à nier ce qui semble pourtant probable à la plupart des observateurs.
D’une part, en effet, à l’heure des chambres d’écho sur les réseaux sociaux, ne seront touchés par les révélations de Mediapart que ceux qui lui étaient déjà hostiles, ses partisans préférant attaquer en retour le messager, selon cette idée absurde mais tenace qu’un tort en annulerait un autre. D’autre part, l’immense majorité de ceux qui seraient susceptibles de voter pour lui ne considère d’évidence pas que des préjugés plus bêtes qu’autre chose soient un crime impardonnable, surtout quand ils ont été exprimés par un adolescent.
Sans doute aurait-il été plus habile pour M. Bardella de reconnaître les faits tout en niant qu’ils aient les implications qu’on voudrait leur donner (en déclarant qu’« ils [Mediapart] auront à justifier de la probité des preuves qu’ils avancent et de la prescription », son avocat a d’ailleurs confessé à mi-mots qu’ils n’étaient pas faux…). Pour autant, on voit que depuis trois semaines toute la droite pro-israélienne et ses médias-relais font bloc pour sauver le soldat Jordan, dont tout tend à laisser croire qu’il a été soralien – Soral lui-même s’en est vanté – et qu’il est entouré de gens qui n’ont pas cessé de l’être ; mais qui a cet avantage insigne pour eux d’être soumis au régime de Tel-Aviv comme aucun personnage de Houellebecq ne l’a jamais été à l’islam.
La véritable conséquence est selon nous ailleurs. Elle est double. D’une part, on voit désormais mal comment le RN échapperait à la fracture, dans la mesure où beaucoup d’observateurs supposent que c’est le clan Le Pen qui est à l’origine des fuites. Mme Le Pen montrerait ainsi une nouvelle fois son incapacité pathologique à s’entourer. Une fois encore, elle lâcherait avec violence celui dont elle s’était entichée, l’imposant contre toute justice et toute raison comme sa tête de liste pour les européennes à l’âge de 23 ans, lui qui n’avait ni diplômes ni compétences ni expérience de vie ni quoi que ce soit justifiant ce népotisme.
Comment continuer à diaboliser LFI ?
D’autre part, l’affaire Bardella va moins handicaper ce dernier que donner un élan formidable à Jean-Luc Mélenchon. D’abord par un coup de billard à deux bandes : si le RN explose, voire dépose deux candidatures, alors même qu’on sait désormais qu’il est pour sa part très surestimé dans les sondages (qui continuent à le redresser bien que son vote ne soit plus sous-déclaré), LFI s’approche mécaniquement de la première place. Ensuite, et surtout, par un coup à trois bandes : toute la stratégie médiatique de ce qu’on nomme, paresseusement mais non sans raison, le « système » consistait en effet à réhabiliter moralement le RN. Pour cela il fallait que le péché d’antisémitisme soit repris par quelqu’un d’autre : et c’est ainsi qu’on accuse rituellement LFI, depuis déjà des années mais surtout depuis le 7-Octobre, d’être antisémite. Le RN s’est d’ailleurs joint à la meute des aboyeurs, de manière d’autant plus indécente que lui-même avait été victime d’accusations bidon pendant des décennies. Mais il va devenir très très compliqué audit « système » d’expliquer que LFI est antisémite dans le même temps où il continuera à asséner que le RN de M. Bardella est, lui, judéophile. Il va donc lui falloir mettre en veilleuse les accusations contre LFI, dont chacun voyait déjà qu’elles étaient partiellement diffamatoires. Dénoncer les massacres, les destructions, les humiliations rituelles commises à Gaza par les Israéliens n’est évidemment pas « antisémite », quand bien même leurs auteurs seraient juifs. C’est, au contraire, un devoir d’humanité.
Ce qui nous mène directement à la seconde raison pour laquelle il nous semble que M. Mélenchon a désormais, si rien ne se passe, toutes les chances de l’emporter. La droite la plus bête du monde est désormais devenue également la droite la plus méchante du monde. Non seulement cela est mal, mais c’est politiquement suicidaire.
Applaudir les massacres et les mutilations
Depuis trois ans, elle défend de manière « inconditionnelle » un régime génocidaire (ou para-génocidaire, se battre sur les mots n’a pas grand intérêt : le fait est que Gaza est aujourd’hui à peu près dans le même état que le ghetto de Varsovie en 1944…). On préfère ne pas s’interroger sur ses motivations. De là où il est, De Gaulle doit être en train de pleurer, à moins que ce ne soit de vomir, en regardant ce que sont devenus ceux qui osent se réclamer de son héritage. Georges Bidault et Pierre Sergent aussi… Lorsque l’histoire de ces événements sera écrite, et à quelques courageuses exceptions près, la droite française sera jetée à la place qui lui revient moralement : la poubelle.
Ce n’est pas tout. En moins d’une semaine, les mêmes qui avaient applaudi à la destruction des hôpitaux et des universités palestiniennes, et détourné le regard (en langage djeune, qui « avaient piscine »), eux les grands défenseurs des chrétiens d’Orient, lorsque des centaines de chrétiens palestiniens étaient tués par Tsahal, ceux-là mêmes se sont mis à applaudir à la répression sanguinaire du mouvement lycéen. La police de Macron, la plus barbare d’Europe, capable de mutiler et de s’en vanter face caméra, avec le soutien là encore inconditionnel du ministre de la Police, éborgne en effet – mutile, gaze, rafle au hasard, comme même la police des mollahs n’oserait pas le faire – des jeunes dans la rue. Et la droite lepéno-phillipo-zemmouro-retailliste applaudit. Elle en redemande. Ses tweets abjects sont archivés par la gauche mélenchoniste, qui les ressortira, et elle a raison, en temps utile – que ce soit à un mois du premier tour, ou lorsque la macronie sera jugée (ce qui n’est qu’une question de temps).
Dans tous les cas, c’est le même raisonnement absurde : comme le camp d’en face est méchant, on peut tout lui faire. Pour éviter les procès d’intention, spécifions donc que, oui, bien sûr, les lycéens qui manifestent, parfois brûlent et caillassent aussi, et qu’ils sont effectivement l’avant-garde de ce que M. Mélenchon appelle la « Nouvelle France ». De même que le 7-Octobre est évidemment une attaque terroriste abjecte contre les Israéliens. Mais voilà : on ne mutile pas des manifestants, même s’ils brûlent des poubelles, et on ne raye pas non plus un territoire entier de la carte même si des terroristes s’y abritent. Si le Royaume-Uni avait rasé l’Irlande du Nord, et pourquoi pas l’Irlande du Sud aussi, à cause des attentats de l’IRA, il aurait été, à juste titre, placé au ban des nations. C’est la différence entre la civilisation et la barbarie.
Soutenir le fanatisme israélien est ici du même ordre que soutenir le fanatisme de la police, celui de cet agent qui a osé déclarer face caméra que faire une balayette à un de ses collègues était « bien sûr », pour lui, « largement » passible de l’éborgnement. La police française est elle aussi barbarisée : en la soutenant sans critique, la droite française sombre dans l’abjection.
Un fanatisme suicidaire
Or, cette abjection est politiquement suicidaire. Le peuple français n’est pas, lui, barbare. L’« ancienne France » n’est pas barbare. Elle ne veut pas mutiler sa jeunesse mais défendre, ou recouvrer, sa civilisation. Or, aucun candidat n’existe à cette heure qui comprenne cela. Tous se battent pour savoir qui dira la chose la plus ignoble envers la jeunesse en révolte, ou envers les musulmans. Mais, même avec le renfort des boomers radicalisés dans la défense de leurs retraites géantes, cela ne fait pas une moitié des électeurs. Par millions, dégoûtés d’autant de vilénie morale, les Français qui auraient pu voter à droite se réfugieront dans l’abstention, voire voteront « en face ». C’est écrit d’avance. L’électorat de M. Mélenchon, lui, y compris la jeunesse et les personnes issues de l’immigration musulmane – mais évidemment pas que – ira, pour sa part, voter comme un seul homme pour celui qui les aura défendus, seul contre tous. Et on voit mal Mme Le Pen, dont le sort politique est lié à celui de son lieutenant, lui rétorquer alors, carte ultime du système, « bouh ! antisémite ! »…
Si la droite ne sort pas de l’ornière morale dans laquelle elle s’est placée – la violence d’Etat comme seul horizon – elle perdra inévitablement la présidentielle de 2027. Puis elle disparaîtra dans les poubelles de l’histoire. Il est par conséquent urgent de prouver qu’une autre droite est possible.
John Falstaff
NB: le pseudonyme collectif de John Falstaff réunit des universitaires et conseillers politiques, observateurs de longue date de la vie politique française, et souhaitant participer au débat sur l’élection présidentielle. Leur boîte courriel est ouverte pour les réactions et commentaires.
Des églises forcées à Marseille
Communiqué de l’archevêque :
Hier, notre ville, comme bien d’autres en France, a été la proie de violences inacceptables : en marge des manifestations prévues, des magasins ont été pillés, des églises forcées, l’hôtel de ville envahi et dégradé, un commissariat saccagé, des membres des forces de l’ordre agressés. Avec toute l’Église de Marseille, je souhaite exprimer mon soutien et ma solidarité aux personnes qui ont été blessées et aux commerçants qui ont été victimes de ce vandalisme. J’appelle chacun à ne pas se laisser emporter par l’engrenage de cette violence : notre ville et notre pays méritent mieux que cela. Avec tous les croyants, nous prions pour que cessent ces troubles et que la paix revienne.
Marseille, le 18 octobre 2026
+ Cardinal Jean-Marc Aveline
Archevêque de Marseille
Le Procès Staline sort à Paris le 24 octobre
Le Procès Staline : le Politburo juge son tyran
Le nouveau film de l’association Ermonia sera projeté à Paris le samedi 24 octobre, au cinéma Le Brady.
Staline agonise, veillé par les hommes qui l’ont servi pendant trente ans. C’est par cette scène que s’ouvre Le Procès Staline, nouveau film de l’association de cinéma indépendant Ermonia, qui sera projeté à Paris le samedi 24 octobre 2026, de 16 h à 17 h 30, au cinéma Le Brady (39 boulevard de Strasbourg Paris).
Le film
Alors que Staline s’apprête à signer la déportation de millions de Juifs, son Politburo (Beria, Molotov, Kaganovitch, Malenkov), terrorisé par sa paranoïa, décide de le juger et de le condamner selon sa propre logique.
Tourné en quasi huis clos, Le Procès Staline adapte Procès et mort de Staline, pièce de l’écrivain catholique italien Eugenio Corti, auteur du célèbre roman Le Cheval rouge. Corti y dépeint un Staline manipulateur et cynique, face à des lieutenants tout aussi redoutables.
À travers la relation de Staline avec son entourage, faite de tendresse contrainte et de non-dits, le film montre ce que la violence politique détruit jusque dans la sphère privée. Le film se referme sur le message de Fatima, évoqué à demi-mot.
Yves-Marie Adeline tient le rôle-titre.
Ermonia
Ermonia est une association de cinéma indépendant qui réalise depuis plusieurs années des films à petit budget portés par de fortes convictions. Le Procès Staline est, selon l’association, son projet le plus abouti.
Informations pratiques
Film : Le Procès Staline
Production : association Ermonia
Réalisation : Ambroise Boulangé
Adaptation de : Procès et mort de Staline, d’Eugenio Corti
Avec : Yves-Marie Adeline (Staline)
Durée du film : 55 mn
Musique originale : Olivier Quil
Projection à Paris : samedi 24 octobre 2026, de 16 h à 17 h 30
Lieu : cinéma Le Brady, 39 boulevard de Strasbourg, Paris 10e
Précédente projection : Angers, le 8 octobre 2026
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« Je pensais être parti pour Jérusalem. C’était un voyage au bout de ma nuit » : Journal d’un jeune en vrac
Les éditions Fayard publient le Journal d’un jeune en vrac, un récit signé Martin Jubert. À 18 ans, le bac en poche, Martin a tout pour réussir. Ou presque. Il lui manque l’essentiel : un sens à la vie. Aussi, derrière cette trajectoire idéale, les addictions prennent le dessus. Une nuit, après une énième soirée qui tourne mal, il touche le fond. Au petit matin, une décision radicale : prendre son sac, son bourdon et partir à pied de Notre-Dame de Paris jusqu’à Jérusalem. Sur près de 4 000 kilomètres, Martin va affronter ses addictions, ses illusions et les injonctions de sa génération; réseaux sociaux, plaisirs immédiats, vies toutes faites, pour tenter de se reconstruire.
Au gré des rencontres, Martin affronte ses démons et les illusions de sa génération afin de trouver un sens à sa vie.
Je croyais manquer d’eau. Je découvrais que je manquais de bien d’autres choses. Suis-je né pour vivre de désert ? Suis-je fait pour être comblé de tout ? Toute notre vie consiste à remplir : remplir les silences, remplir les blessures, remplir les absences, remplir les soirées, remplir nos verres.
Le désert, lui, refuse obstinément de se laisser combler. Au contraire, il oblige à regarder le vide. Ce vide me faisait peur. Il ne me restait plus que moi-même et c’était déjà beaucoup trop. Je ne voulais plus penser. Je ne voulais plus réfléchir. Je voulais seulement avancer jusqu’au prochain village, emmagasiner un peu d’eau, boire un çay brûlant, échanger avec des inconnus avant de reprendre la route.
Mais une autre soif remontait. Une soif infiniment plus ancienne que celle de l’Anatolie. Elle n’avait rien à voir avec la chaleur. Elle me poursuivait depuis bien plus longtemps. Je l’avais simplement laissée derrière moi quelques semaines. Ou plutôt, j’avais cru l’avoir laissée derrière. C’était une illusion. […]
Je marchais la bouche sèche, le crâne battant, les jambes molles, et je comprenais que le désert ne faisait que révéler ce qui me brûlait depuis des années. La soif n’était pas seulement dans ma gorge. Elle était devenue presque toute ma vie. Elle était dans cette impossibilité à rester seul avec moi-même. Dans cette panique devant le silence, dans cette manie de remplir chaque vide, dans cette envie de tout éteindre dès que le réel devenait trop.
Je pensais être parti pour Jérusalem. C’était un voyage au bout de ma nuit.
Général André Coustou : « Le chaos en France est voulu ! »
Dans un entretien choc de 43 minutes, le général André Coustou revient sur le week-end de chaos que la France a connu le 17 octobre et qui s’est poursuivi dimanche et la nuit dernière. Ce chaos qui continue et se poursuit en violences dans différents endroits du pays est selon lui souhaité et organisé par l’État. On sait en effet que tout le week-end les forces de l’ordre mobilisées n’étaient pas en nombre suffisant pour contenir des manifestants venus dans le seul objectif de piller et de casser.
Le général Coustou est interviewé par Armel Joubert des Ouches
Pour la presse internationale, la France s’enfonce dans un syndrome du déclin
“Au lendemain d’une journée de manifestation et de violences d’une intensité rarement vue en France ces dernières années”, Emmanuel Macron, qui n’avait jusque-là fait “qu’égrener de petites phrases de réaction” sur la crise des lycéens, “a été forcé de réagir plus longuement à la télévision ce dimanche soir”, constate Le Temps. Mais à part les condamnations de rigueur,
“rares ont été les annonces concrètes alors que la droite demandait un acte fort, comme l’instauration de l’état d’urgence”. “Tout juste a-t-il annoncé que les préfets pourraient, en coordination avec les maires, interdire certains rassemblements ou mettre en place des couvre-feux”.
Pour Blick :
“Il a aussi promis que le chef du gouvernement réunirait bientôt les partis politiques, les syndicats et les représentants des jeunes pour discuter des revendications sur le pouvoir d’achat et l’éducation”. “Mais à part ça ? Rien. Aucune réponse concrète”.
Au lendemain de “certaines des pires émeutes qu’ait connues la France depuis des décennies”, Emmanuel Macron “s’est engagé dimanche à répondre à certaines revendications des manifestants, mais sans donner de précisions”. Il a certes indiqué “qu’il s’efforcerait de baisser le prix des carburants – une revendication majeure de certains manifestants – lors d’un déplacement diplomatique dans le Golfe Persique cette semaine”, mais il n’a présenté “aucune concession concrète” aux manifestants, se contentant d’affirmer qu’à six mois de la présidentielle, la France avait besoin “d’ordre, d’apaisement et pas d’une escalade”.
“Des affrontements ont éclaté entre la foule et les forces de l’ordre place de la République, dans le centre de Paris”. “Des vélos électriques ont été entassés dans certaines rues et incendiés. Des bouteilles et des pierres ont été jetées et d’épaisses volutes de fumée s’élevaient des poubelles en feu. La police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes”.
“le conflit ne montre aucun signe d’essoufflement” et qu’il y a “urgence” à ramener le calme dans le pays. Mais face au défi, Emmanuel Macron “est apparu quelque peu impuissant, se limitant à des formules de circonstance”.
“la révolte actuelle a dépouillé ce centriste de 48 ans des derniers restes de son capital politique national”, déjà bien entamé par “sa décision désastreuse de convoquer des élections anticipées en 2024”.
Le Soir estime que le président français porte “sa part de responsabilité dans ce désastre ».
En dix ans de pouvoir, il n’a dessiné ni un meilleur horizon pour les lycéens, ni rendu moins difficile la vie des classes moyennes, ni résolu le sentiment de sécession qui règne parfois dans les banlieues”. “Le pays s’est appauvri. Au bord de la crise financière, il s’enfonce dans un syndrome du déclin”. “Les partis politiques de gouvernement, qu’il entendait transcender en prenant le meilleur de la gauche et de la droite, ne s’en sont jamais remis, favorisant l’émergence de deux forces radicales qui polarisent le pays à l’extrême”. “Dans six mois, si tout continue comme ça, il est à craindre que la France écope de la double peine : l’extrême droite au pouvoir et, dans la foulée, le chaos”.
Un maire du Maine-et-Loire décroche le portrait d’Emmanuel Macron dans sa mairie
À la suite des événements survenus en France ce week-end, j’ai décidé de mettre les drapeaux de la mairie de Longué-Jumelles en berne.Je condamne avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations commises par ceux qui bafouent nos lois, saccagent nos villes et méprisent les valeurs de la République.
Face à cette crise, j’ai également décidé, en tant que maire de Longué-Jumelles, de décrocher le portrait du président de la République dans la mairie. Je considère que son attitude face à cette situation est indigne de la gravité des événements et des attentes de nos concitoyens.
Camp des saints, Fleuves de sang : ouvrir les yeux ou disparaître
Editorial d’Olivier Frèrejacques dans Liberté politique :
À l’occasion de la manifestation du 17 octobre, face au déclin de la mobilisation lycéenne, une partie de la gauche a ressorti la rengaine de la convergence des luttes, espérant agglomérer dans la rue lycéens, étudiants, fonctionnaires, salariés et « banlieusards ».
Le mouvement lycéen s’essouffle : que les étudiants prennent le relais ! C’est un peu ce à quoi l’on a pu assister cette semaine. À l’approche de la Toussaint, la lutte des classes fait pâle figure face aux vacances, et le « mouvement social » a finalement tenté de répercuter la « colère » lycéenne vers les facultés, qui n’ont pas toutes deux semaines de congés à l’automne.
Le samedi 17 est aussi censé rassembler les « Gilets jaunes », en réalité essentiellement les figures gauchisantes qui se sont fait une notoriété sur le dos d’un mouvement anti-fiscal parasité par la gauche.
Les syndicats seront de la partie, et La France insoumise aussi. S’il semble bien que l’on se trouve en fin de cycle pour ces mobilisations, c’est bien le parti mélenchoniste qui joue le plus gros ici.
En soutien aux lycéens depuis plusieurs semaines, les troupes insoumises se voient reprocher le grabuge en marge des manifestations, un désordre qu’elles cautionnent à défaut de l’orchestrer.
Dans la rue, Mélenchon se fait déborder par sa gauche, cette extrême gauche autonome qui n’a pas de mandat en jeu et le ramène à son statut d’apparatchik : parlementaire pendant 33 ans.
Convergence et union de rien du tout
Rallier tous les mécontents : les travailleurs, les étudiants, les « racisés », est devenu une rengaine incontournable à gauche. Faute de grève générale, faute de syndicats de masse et même de parti capable de dépasser les 20 % à une élection, les gauches de souche trotskiste théorisent une « convergence des luttes ». Comprendre : les mécontents vont s’unir contre les puissants.
Dans la réalité, la sauce ne prend pas. Les contestataires « diversitaires » (de banlieues) comme les lycéens sont largement imprégnés par le consumérisme et séduits par un discours racial pas toujours compatible avec le reste de la gauche, les syndicats défendent leurs syndicats, les partis cherchent à capter un électorat. Quant aux travailleurs « gilets jaunes », on se demande ce qui les rapproche de ces catégories, si ce n’est la colère, qui n’est absolument pas un dénominateur suffisant.
Cette obsession pour la « convergence des luttes » fait écho à l’union des droites.
Désirée par les bases militantes et souvent par les franges plus radicales, celle-ci est sans cesse rejetée par les états-majors de partis, qui savent que plus il y a de monde, moins la part du gâteau est grosse. La prime à la majorité reste encore trop importante pour envisager une quelconque union de ce côté de l’échiquier politique. À gauche comme à droite, la perspective de la marginalisation pousse à s’imaginer étendre l’assiette militante ou électorale.
Pour les uns, il faut agréger plus de colère, pour les autres, se rassembler. Dans les deux cas, cela ne fonctionne pas. Et à la fin, c’est le centre qui l’emporte.
Les émeutes qui ont suivi la mobilisation des gauches du 17 octobre devraient agir comme une piqûre de rappel pour la France. Même si la situation se calmera dans les jours à venir, il est évident que le poids démographique, l’incurie politicienne et l’idéologie gauchiste laissent couver des lendemains sanglants.
Loin d’être une mobilisation populaire, les manifestations du 17 octobre ont laissé place à une convergence des colères, et non des luttes, entre l’extrême gauche autonome (antifa, anarchistes…) et les diversitaires.
Les cortèges sans heurts des syndicats et des politiques institutionnels ne sont pas ici en cause, même si, évidemment, ceux-ci défendent souvent les casseurs et soufflent sur les braises.
L’exécutif aura été tellement éculé qu’il a fini par admettre son échec, et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a même présenté sa démission, refusée par le président Macron.
En Macronie, on ne démissionne pas, comme l’a déjà montré la pathétique fausse démission de la ministre de l’Écologie Monique Barbut.
Gérald Darmanin, passé de l’Intérieur à la « Justice », admet lui aussi un échec. Il y a quatre ans, il désarmait les Français avec son « Opération nationale d’abandon simplifié d’armes à l’État ».
Des lendemains qui saignent
L’épisode des violences urbaines (émeutes, pillages…) sera rapidement évacué.
Les auteurs s’en sortiront majoritairement sans condamnation et les responsables politiques resteront en liberté.
La fin de la « chienlit » pourrait d’ailleurs être sifflée par les dealers et, plus généralement, par les petites mafias ethniques qui savent que le grabuge nuit à leurs affaires.
À court terme, c’est la présidentielle de 2027 qui pourrait être une nouvelle occasion de chaos. À long terme, c’est une intensification des épisodes de violence qui se produira.
Il ne faut pas être devin pour l’écrire en 2026. Jean Raspail l’avait prédit dans le Camp des saints, Enoch Powell dans son discours des « fleuves de sang » l’avait aussi écrit.
Lire ou relire ces ouvrages est indispensable ; les faire connaître est d’utilité publique. Les promoteurs de ces livres éprouvent aujourd’hui la douleur d’avoir eu raison.
Paradoxalement, avec un RN en tête des études d’opinion et une petite bascule droitière dans certains médias, la leçon n’est pas comprise.
Avec les années, la normalisation et la progression de l’antiracisme, le rouleau compresseur assimilationniste semble avoir détruit toute lecture ethnique du problème.
Le visionnage des images de violences urbaines en France ne laisse pourtant aucun doute.
Le modèle d’intégration et d’assimilation républicaine est un leurre. Le soutenir est criminel.
La confrontation, mais avant cela les confrontations, est inéluctable.
Ce n’est pas le constat d’un écrivain réactionnaire ou d’un éditorialiste nationaliste, mais celui d’un ministre de l’Intérieur de centre gauche. En octobre 2018, Gérard Collomb quittait Beauvau avec cette mise en garde : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Je crains que demain, on ne vive face à face. »
L’ancienne liturgie, une expression plus juste et plus précise de notre foi dans les dogmes eucharistiques
Dans un entretien accordé à AdVaticanum, Mgr Fernando Rifan, administrateur apostolique de l’Administration apostolique personnelle de saint Jean-Marie Vianney, aborde l’avenir de la messe traditionnelle en latin, sa réconciliation avec Rome, sa succession et les défis auxquels l’Église est confrontée au Brésil. Il a été ordonné prêtre par Mgr Antônio de Castro Mayer le 8 décembre 1974 et formé dans le diocèse qu’il gouvernait comme si l’ancienne messe n’avait jamais été abolie. La majorité des paroisses du diocèse de Campos adoptèrent exclusivement l’ Usus antiquior. Après le décès de Mgr de Castro Mayer en 1991, Mgr Licínio Rangel fut consacré sans mandat pontifical et devint, plus tard, le premier administrateur apostolique, une fois la paix rétablie avec Rome.
Vous étiez parmi ceux qui ont porté à Rome la lettre de l’Union sacerdotale après le pèlerinage jubilaire de l’an 2000. Le cardinal Darío Castrillón Hoyos l’a lue devant Jean-Paul II, et l’on raconte que le pape a pleuré. Pourriez-vous reconstituer le déroulement des événements : les deux réunions de 2001, la décision de ne plus être aligné sur la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, le décret Animarum bonum de janvier 2002 ? Quel a été le plus grand dilemme de conscience ?
La première réunion de 2001 a rassemblé les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et de l’Union sacerdotale de l’époque. Par la suite, les prêtres de la FSSPX se sont retirés des discussions, si bien que ce n’est qu’à la deuxième réunion que nous avons repris le dialogue avec le Saint-Siège. Malheureusement, un esprit de méfiance envers les autorités romaines a toujours prévalu parmi les prêtres de la FSSPX. Une fois le retrait de la Fraternité surmonté, nous avons repris le dialogue, qui a heureusement abouti à la levée de l’excommunication de Dom Licínio et, quelques mois plus tard, à l’accord de Rome pour la création d’une administration apostolique personnelle sur le territoire du diocèse de Campos. Cette solution nous a grandement réjouis, et le 23 janvier, le décret Animarum bonum a été officiellement publié.
Il n’y avait cependant aucun point douloureux qui troublait notre conscience. Au contraire, la situation irrégulière dans laquelle nous nous trouvions était, en elle-même, un fardeau pour notre conscience.
Vingt-quatre ans après la régularisation, qu’avez-vous gagné que vous n’auriez pas pu conserver en situation irrégulière ? Qu’avez-vous perdu, le cas échéant ? Feriez-vous le même choix aujourd’hui ?
Je vois que notre reconnaissance a été véritablement providentielle. Le risque de demeurer dans une situation irrégulière est de s’y habituer et d’en faire une norme de la catholicité. Malheureusement, telle est la position de ceux qui rejettent toute possibilité de régularisation canonique.
En repensant à notre histoire, je constate que nous avons acquis la paix de la conscience et la certitude de la bénédiction divine, si bien que, grâce à Dieu, nous n’avons aucun regret. Et nos prêtres en étaient véritablement ravis. Notre propre histoire nous a enseigné que la tunique sans couture du Christ ne peut et ne doit pas être déchirée sous de faux prétextes d’amour pour l’Église.
En juillet 2021, lors de la publication de Traditionis custodes par le pape François, Votre Excellence a déclaré que « les justes ne doivent pas payer pour les pécheurs » et que le motu proprio ne concernait pas Campos, car l’Administration s’appuie sur sa propre loi fondatrice, qui n’a jamais été nommée et n’a donc pas été abrogée. Cinq ans plus tard, Votre Excellence demeure le seul évêque au monde dont l’ensemble du troupeau vit selon l’ancien rite en pleine communion avec Rome. Dites-nous, en tant que cet évêque, quel a été l’impact concret de Traditionis custodes au Brésil, dans les diocèses où vos prêtres exercent également leur ministère avec la permission de l’ordinaire du lieu, et dans les nombreux endroits où l’ancienne messe a été réduite, déplacée ou supprimée ? Et, considérant Campos du point de vue de la restriction qui ne vous a jamais concerné, que devrait faire un pape aujourd’hui concernant l’ancien rite, s’il souhaite à la fois l’unité et la justice ?
En réalité, concernant les conséquences possibles de Traditionis custodes, notre situation particulière n’a pas changé, l’Administration apostolique étant régie par un droit particulier, tandis que les mesures du motu proprio ont été promulguées avec force normative pour l’Église universelle, sans porter atteinte aux facultés et droits acquis par nous ou par les autres instituts. Quant à nos apostolats extérieurs, pour nous, membres de l’Administration apostolique, il n’y a eu aucune restriction, les évêques connaissant généralement notre fidélité au Magistère vivant de l’Église et notre adhésion au Concile Vatican II, interprété selon ce Magistère. Il me semble donc évident que les évêques accueillent toujours favorablement les apostolats pour la messe selon l’usus antiquior lorsqu’ils perçoivent, au sein des groupes qui les désirent, un véritable esprit de communion et un amour sincère pour l’Église et pour le Pape.
Quant à l’avenir de l’ancien rite, ou à ce qu’il convient de faire, je pense que le mieux est de prier. Je crois que la préservation de la messe de saint Pie V est un grand bienfait pour l’Église, mais je reconnais qu’avant toute chose, nous devons surmonter la polarisation dans le domaine liturgique afin de retrouver une véritable paix liturgique.
Mgr de Castro Mayer était avec Mgr Marcel Lefebvre à Écône en 1988 ; Votre Excellence était vous-même présente lors de ces consécrations. Il est décédé en 1991, avant que les prêtres de Campos ne retrouvent la pleine communion. Que pense Votre Excellence qu’il aurait dit de la réconciliation de 2002 et de l’Église de Campos telle qu’elle existe aujourd’hui, avec deux évêques dans la même ville, tous deux en communion avec le Successeur de Pierre ?
Je crois fermement que Dom Antônio, par sa bienveillance, aurait été favorable à notre reconnaissance. Tant durant mes années de séminaire qu’après mon ordination, ayant travaillé à ses côtés comme secrétaire particulier, je peux témoigner de la dévotion légitime et filiale que Dom Antônio portait au Vicaire du Christ. C’est pourquoi la position que nous avons adoptée en 1981, puis aggravée en 1988, fut un regrettable accident de parcours, corrigé par la suite. L’erreur est humaine ; se corriger et pardonner est chrétien ; persévérer dans l’erreur est diabolique.
Le pape saint Jean-Paul II a promis la succession épiscopale lors de la création de l’Administration. Il vous a été demandé de rester en fonction jusqu’en avril 2027 environ, afin de préparer la nomination d’un successeur. Y aura-t-il un autre évêque pour la paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney, consacré et régnant selon l’ancien rite ?
C’est ce que nous espérons vivement. Je sais toutefois que le processus de sélection des évêques est très complexe et délicat, et qu’il exige un long travail de discernement et de consultation. Nous sommes donc dans l’attente. Tout dépend du Saint-Père, le Pape.
Vous avez toujours affirmé que la messe traditionnelle n’était ni une question de nostalgie ni un symbole politique. Selon vous, pourquoi la messe romaine traditionnelle est-elle belle, non seulement esthétiquement, mais aussi théologiquement ? Quel impact a-t-elle sur le prêtre et sur les fidèles laïcs ?
Voici les raisons pour lesquelles nous chérissons l’ancienne liturgie : une expression plus juste et plus précise de notre foi dans les dogmes eucharistiques ; la sécurité ; la protection contre les abus ; le bénéfice pour toute l’Église ; une contribution à la réforme de la crise liturgique ; la richesse et la solennité des rites ; une plus grande précision et rigueur dans les rubriques (ne laissant aucune place aux « ambiguïtés, libertés, créativités, adaptations, réductions et instrumentalisations », comme le déplorait le pape saint Jean-Paul II – Ecclesia de Eucharistia, n° 10, 52, 61) ; le sens du sacré ; une plus grande richesse et précision dans les formules des prières ; le respect ; l’humilité rituelle et personnelle ; l’élévation et la noblesse des cérémonies ; le respect ; la beauté ; le bon goût ; la piété ; la langue sacrée ; la tradition ; et un droit légitime reconnu par l’Autorité suprême de l’Église. Telles sont les raisons pour lesquelles nous préservons un si riche trésor de la liturgie de l’Église.
La synodalité est désormais le langage de travail de l’Église. De votre point de vue, Excellence, que faut-il en penser ? Et lorsque de jeunes catholiques brésiliens disent qu’ils souhaitent plus de doctrine, une liturgie plus respectueuse et moins de politique, la machine synodale les écoute-t-elle ?
Il existe, en effet, une forte demande dans certains secteurs de l’Église pour un nouveau style de gouvernance, où les laïcs joueraient un rôle plus actif. Ce désir, en soi, ne pose pas de problème, à condition de bien rappeler que l’Église est une société parfaite, visible et hiérarchisée, au sein de laquelle existent certaines charges qui confèrent ce que l’on appelle le « pouvoir de gouvernance », et que ces pouvoirs ne peuvent être exercés que par des ministres ordonnés. C’est pourquoi ceux qui font de la synodalité une tentative de « démocratisation » de l’Église se trompent, comme l’a justement dit le pape François : « Le mot “synodalité” ne désigne donc pas une méthode plus ou moins démocratique, et encore moins une méthode “populiste”, d’être Église. Ce sont là des déviations. » De plus, il faut également préciser que la synodalité ne peut servir à exiger des changements doctrinaux au sein de l’Église. Il convient de citer ici une déclaration du Saint-Siège de 2022 concernant le Chemin synodal allemand, dans laquelle il est affirmé qu’« il ne serait pas licite d’instaurer dans les diocèses, avant un accord au niveau de l’Église universelle, de nouvelles structures officielles ou de nouvelles doctrines, qui constitueraient une blessure à la communion et une menace pour l’unité de l’Église ». Telle est la position officielle de l’Église, et c’est aussi la nôtre. […]
Le gouvernement enclenche un tour de vis sécuritaire en réponse aux guérillas urbaines
…en Italie :
En réaction, le gouvernement procédera à un tour de vis sécuritaire. Un décret sera prochainement adopté pour étendre la détention provisoire aux mineurs dès 14 ans, une poursuite automatique des violences contre les agents publics et des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Des amendes jusqu’à 15.000 euros pourraient viser les auteurs de dégradations commises en groupe ainsi que l’obligation d’une caution financière pour les organisateurs de manifestations à risque. Autant de mesures qui pourraient être appliquées dès la manifestation du 24 octobre prochain à Turin contre la hausse des dépenses militaires, et le 30 octobre lors de la grève générale à l’appel des syndicats.
Angers, le 17 octobre, chronique d’un blanc de l’ouest
D’un lecteur :
Samedi 17 octobre je décide d’aller regarder de plus prêt la très attendue reprise du mouvement des gilets jaunes dans le cloaque mondialisé nommé Angers. Ce phénomène m’intéressait au plus haut point car j’avais participé à plusieurs événements lors du mouvement originel de 2018 (je me rappelle d’une confession sur le trottoir par un prêtre de l’Institut du Bon Pasteur en plein milieu d’une émeute urbaine à Babylo… Paris).
Vers 13h j’assiste au vaudeville habituel au boulevard du Maréchal Foch : quelques policiers spécialisés dans le maintien du désordre (mais ont-ils désordre euh des ordres ?) font reculer avec des gaz lacrymogènes le conglomérat hétéroclito composé de travestis, de collégiens/lycéens/étudiants instrumentés ou non, de syndicalistes de la CGT, de quelques personnes portant des gilets jaunes et de nombreux ninjas (des antifas™ ? Des black-blocs ? Des »wesh-wesh » ? Je suis perdu… Ils portent presque tous les mêmes déguisements) qui, quant à ces derniers, répondent par des jets de projectiles et par des éléments de mobilier urbain enflammés par leurs soins.
Le peuple souverain est refoulé juste en face de la mairie mais fort heureusement le Kairos frappe : un mariage très laïc et républicain oriental sort au même moment et la convergence des luttes/union des drouaches se fait enfin. La mariée, toute de blanc immaculée, est escortée par les citoyens vers son carosse aux cris des »youyou » et des »houhouhouhouhou ».
Vive les mariés !
Ce moment de liesse populaire passé le cortège peut revenir exactement d’où il est venu (nous sommes au-delà du Logos) et on peut enfin apprécier le boulevard saccagé sans suffoquer sous les gaz, les larmes me viennent… Émotion ou réaction due à mon parfum préféré ? Entre les 2 possibilités mon coeur balance.
Je peux désormais observer les drapeaux présents : l’inénarrable drapeau républicain bleu blanc rouge (tant disputé entre les gauchistes et les droitardés), le drapeau palestinien que l’on voit partout (sauf à Gaza ou bien seulement sur les cercueils), le drapeau des fiers DZ, celui du royaume du Maroc et un drapeau étrange noir-arc-en-ciel antifa/LGBT.
Le cortège arrive alors boulevard du Roi René et les oukases suivantes sont entonnées en alternance : »on mange tous des lutti tutti frutti » (ou bien est-ce »siamo tutti antifascisti » ? Je ne parle pas le rital), »ACABeuh » (acronyme de : »tous les policiers sont des enfants illégitimes » en langue Inglish), « à bas l’état, les flics et les fachos », »la jeunesse emmerde le Front National », etc.
La bonne humeur règne dans ce cortège apartisan.
Je décide de m’éloigner un peu pour prendre de la hauteur par rapport à ces slogans au ras des pâquerettes et ayant peu de rapport avec les revendications sociales attendues et me dirige vers le belvédère de la promenade du bout du monde pour regarder le défilé investir les voies de berge en contre-bas.
Soudain je me rends compte que le cortège va certainement passer devant les Halles Coeur de Maine où une charcuterie controversée sévit au vu et su de tous depuis des années en vendant d’excellents pâtés en croûte à l’anis en toute impunité. Je me rends donc à une entrée de ses Halles vers 13h55 environ et tombe nez à nez avec les ninjas rencontrés plus tôt qui sont en tête de cette colonne infernale. Ils sont en train d’agresser des personnes asiatiques qui les empêchent de pénétrer dans les lieux en quémandant du pain et en insultants des fachos (cette scène a réellement eu lieu et a été réalisée sans trucages). Je filme cette rencontre du 3e type mais un ninja à lunettes et à la couleur de cheveux et au sexe indéterminés me pousse pour que je m’éloigne en me disant de ne pas filmer et de dégager et me menace de casser mon téléphone chinois à 60e. Je m’exécute à regret car je ne sais pas de quel côté aurait été la trentaine d’autres ninjas qui nous entouraient. Bien évidemment aucuns policiers à l’horizon pour défendre le complexe, les commerçants ou votre journaliste de terrain. Je suppose que la police était en train de persécuter des automobilistes à ce moment-là mais il paraît que le commissariat d’Angers était attaqué alors peut-être que leur absence très remarquée était justifiée (lol). Heureusement un fier prolétaire DZ a filmé la scène et l’a publié sur sa chaîne youtube :
(Sur cette même chaîne les vidéos de l’attaque de la gare et des livraisons nocturnes du 17 octobre valent leur pesant de pâte à tartiner el mordjene)
Je décide de voguer vers d’autres Cieux mais me fait suivre un petit moment et une personne me dit : »vas-y cours en*ulé » je fais alors demi tour et relève mes lunettes de soleil afin d’essayer de repérer le grossier personnage et d’avoir une explication car je ne suis pas sodomite. Hélas je ne vois personne, manifestement le courage à ses limites.
Plus tard, en fin de journée, je prendrai le tramway un moment et serai entouré par 5 ninjas au teint mat parlant une langue des pays de l’est et je penserai à la folle théorie conspirationniste qui dit que George Soros finance des black-blocs étrangers.
Ce pays est un sketch.
Vive le Roy.
Le pape nomme les membres de la commission consultative théologique du Vatican
Le pape Léon a nommé aujourd’hui plus de 20 membres au sein de la Commission théologique internationale, conseillant la Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Certains d’entre eux remettent en question l’enseignement de l’Église sur l’ordination et la sexualité, selon The Catholic Herald :
Le Royaume-Uni est représenté par Sara Parvis, professeur agrégé à la Faculté de théologie de l’Université d’Édimbourg. Les États-Unis sont quant à eux représentés par deux membres : Emmanuel Anatolios, directeur du département de théologie de l’Université de Notre-Dame, et Boyd Taylor Coolman, professeur agrégé au département de théologie du Boston College.
Créé par le pape Paul VI, le Centre international de théologie (ITC) opère sous l’égide du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) et a pour président le cardinal Victor Manuel Fernández, préfet du DDF. Mgr Piero Coda, haut fonctionnaire du Vatican, occupe le poste de secrétaire de l’ITC, fonction qui semble inchangée.
Bien que n’étant pas un rôle prépondérant, l’appartenance au CTI confère à ses membres une influence significative sur le travail théologique de la Doctrine de la Foi et, par conséquent, sur celui du Saint-Siège. De ce fait, la nomination de membres en désaccord avec l’enseignement catholique sur certains points est toujours notable.
L’intégration de Sara Parvis a suscité des interrogations, compte tenu de ses positions favorables à l’ordination des femmes au diaconat – une question sur laquelle l’Église s’est toujours prononcée contre. « Le rétablissement du diaconat pour les femmes offrirait une vocation nouvelle et spécifiquement ecclésiale, qu’elle soit ou non liée à la vocation à la vie religieuse », affirmait-elle dans un essai publié en 2024.
Une autre membre, Claudia Leal Luna – professeur à l’Institut pontifical de théologie Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille à Rome – a soutenu que l’enseignement moral de l’Église devait être actualisé pour mieux refléter la société et les réalités de la biologie. Commentant le décret du Vatican de mars 2021 qui rejetait la possibilité de bénir les unions entre personnes de même sexe, Luna a affirmé que le dialogue de l’Église catholique avec la pensée moderne sur la sexualité était insuffisant. « Cela signifie », a-t-elle déclaré, « que la morale sexuelle de la tradition chrétienne doit encore progresser sur certains plans, conformément à la philosophie, à la psychologie, à la sociologie et même à la biologie des dernières décennies. »
Luna a poursuivi :
« D’un autre côté, au sein des institutions, il existe toujours un noyau dur qui veille à l’interprétation de la loi et tend à prôner une interprétation plus restrictive. Ce que nous, catholiques, pouvons exiger, c’est qu’on nous dise non seulement ce qui est exclu, mais aussi ce qui est inclus. Je suis convaincu que la sensibilité des catholiques du monde entier est profondément choquée par ce texte [qui rejette les bénédictions pour les couples de même sexe]. »
Parmi les nouveaux membres figure également le théologien autrichien Jan-Heiner Tück, proche du cardinal Christoph Schönborn. Pendant de nombreuses années, les idées théologiques de Schönborn ont ouvert la voie aux théologiens hétérodoxes, notamment par sa remise en question de l’enseignement catholique sur l’homosexualité et le célibat des prêtres, encourageant ainsi de nombreux jeunes disciples. Son influence sur les synodes importants du Vatican et sur le Catéchisme actuel a également fait de lui une figure incontournable au Vatican, et ses arguments conservent encore du poids même après sa retraite de l’archidiocèse de Vienne au début de l’année dernière.
De par sa nature consultative, le CTI reste généralement discret et publie ses documents de façon irrégulière. Ces dernières années, ses publications ont été peu nombreuses, la plus commentée étant sans doute le texte d’avril 2025 qui appelle à une date commune pour Pâques, partagée par tous les chrétiens.
La Commission a également publié, début septembre de cette année , un texte axé sur les questions écologiques, appelant à une conversion écologique et à une fraternité œcuménique pour répondre aux enjeux climatiques. Elle y décrit l’Eucharistie comme une « école écologique » d’où émane « une spiritualité capable de soutenir et d’encourager la conversion écologique dont nous avons si urgemment besoin en tant que famille humaine ».
1000 raisons de croire en Jésus
Il y a 5 ans était publié le livre Dieu, la science, les preuves qui était une enquête sur une question très limitée : « Dieu existe-t-il ? » : c’est devenu un best-seller qui a aujourd’hui dépassé les 500.000 exemplaires vendus (300.000 en France et 200.000 dans le monde) et qui a suscité une autre enquête, autour d’une deuxième question : « Si Dieu existe, qui est-il ? » C’est ainsi qu’est née il y a 3 ans l’action 1000 raisons de croire en Jésus, qui a conduit à publier 1000 emails décrivant des raisons de croire précises entre mai 2023 et août 2026, à éditer un magazine trimestriel (dont la couverture s’affiche ces jours-ci sur tous les kiosques de France) et finalement à publier le 15 octobre dernier un nouveau livre de synthèse qui est comme le petit frère et la suite de Dieu, la science, les preuves.
La 4ème de couverture présente cette « enquête sans précédent » comme « une invitation à aborder en toute liberté une des questions les plus décisives de l’histoire humaine : Jésus est-il vraiment ressuscité ? Car si c’est le cas, tout change. Absolument tout. »
En effet, la réponse à cette question est binaire : c’est oui ou c’est non. Il n’y a pas de moyen terme. Si c’est non, le christianisme repose sur une imposture, et l’homme qui a le plus marqué l’histoire du monde l’aura fait sur la base d’une fake news. Si c’est oui, il faut en mesurer toutes les conséquences. Car d’abord, il s’agit du plus grand miracle de tous les temps. Ensuite, il ne peut venir que de Dieu. C’est aussi la mise en lumière, de manière unique, de Jésus lui-même qui, par ses actes et ses paroles, s’est révélé l’égal de Dieu. Enfin, il ouvre une perspective inouïe. Car il ne s’agit pas seulement du retour à la vie d’un homme torturé, flagellé, crucifié, transpercé et mis au tombeau, mais de la naissance d’un monde nouveau, inauguré par son corps glorieux et incorruptible, qui ouvre à tous ceux qui lui sont unis l’espérance d’une vie éternelle.
Si le Christ est ressuscité, alors le christianisme est vrai : la mort est vaincue, l’amour est la valeur suprême, et la vie sur terre n’est qu’une brève préparation à la vraie vie en Dieu, qui n’aura pas de fin. Ce n’est plus le même monde. Et, en toute logique, nous devrions en tenir compte dans nos vies.
Le dilemme est donc clair. Mais est-il possible de le trancher ? Comment y parvenir ?
En matière religieuse, la confusion est immense à la surface de la Terre. Les chrétiens sont les plus nombreux, mais ils représentent moins d’un tiers de l’humanité, et ils sont eux-mêmes divisés en plusieurs Églises. Viennent ensuite les musulmans, puis les personnes sans religion, les hindous, les bouddhistes et toute une série de croyances diverses. Ce qui frappe, c’est que la plupart sont absolument convaincus que leur vision du monde est la vraie. Pourtant, puisque ces visions se contredisent sur des points essentiels, il est objectivement certain que l’écrasante majorité des habitants de la planète se trompe au moins en partie en matière religieuse.
Que faire alors dans ce contexte ?
Les auteurs du livre, convaincus que le dossier est éloquent, proposent de débattre publiquement des raisons de croire avec tous les autres courants de pensée et cela commence dès lundi avec un premier débat entre Olivier Bonnassies et Ghaleb Bencheikh, islamologue, président de la Fondation de l’Islam de France (FIF), connu également pour avoir animé pendant des années, de 2000 à 2019, l’émission Islam le dimanche matin sur France 2.
Venez nombreux suivre ce débat entre Olivier Bonnassies et Ghaleb Bencheikh le lundi 19 octobre à 19h30 à l’Espace Bernanos, 4 rue du Havre 75009 Paris sur le thème « raisons de croire en Dieu et d’adhérer à une religion »

Ce débat sera suivi par un autre débat la semaine suivante avec Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, qui est également un essayiste médiatiquement bien connu.
Venez donc également assister au débat d’Olivier Bonnassies avec Tareq Oubrou le lundi 26 octobre à 19h30 à l’Espace Bernanos, 4 rue du Havre 75009 Paris sur le thème « La conscience, l’Univers et la révélation : les 3 sources de la foi »

Ces deux rendez-vous ont pour but de lancer un débat public qui permettra d’évaluer la pertinence de la thèse du livre, qui est que la foi chrétienne est vraie, qu’il y a 1000 raisons d’y croire et que rien ne peut lui être comparé.
Prix Cognac 2026 pour Douze balles pour Marie-Thérèse. La fine gâchette de Paul Beaupère a fait mouche !
Prix « Cognac » 2026 Du Meilleur Roman Francophone au festival du polar à Cognac pour la 31ème édition attribué à Paul Beaupère pour Douze balles pour Marie-Thérèse !
Le Festival Polar de Cognac a été créé en 1996 par Bernard Bec. À ses débuts, l’événement était exclusivement dédié au roman et à la bande dessinée. Cependant, un tournant majeur a eu lieu en 2010 : le festival s’est ouvert au cinéma, à l’audiovisuel et au spectacle vivant.
Aujourd’hui, il possède la particularité unique d’être le seul festival à présenter et récompenser cinq arts différents, la littérature, la bande dessinée, le cinéma, la télévision, le théâtre.
Paul Beaupère bien connu des jeunes lecteurs pour ses livres Les aventures de la famille Saint-Arthur, Les chroniques de Follebreuil, Les aventures de Plumsèche, … signe ici son premier roman policier, qui n’est clairement pas pour les enfants !
DOUZE BALLES POUR MARIE-THERESE
Un premier thriller déjanté : » l’histoire d’une veuve septuagénaire et tireuse d’élite qui se mue en justicière impitoyable. Dans la lignée corrosive du roman de Pierre Lemaître Le Serpent majuscule et de l’humour acide des frères Coen, Paul Beaupère livre avec Douze balles pour Marie-Thérèse un roman noir jubilatoire qui réinvente le genre. Imaginez une femme âgée joueuse d’orgue, férue de Scrabble et de Bach, transformée en bras armé d’un flic borderline : voici l’odyssée sanglante et hilarante de Marie-Thérèse, une vosgienne solitaire qui abat des criminels impunis à raison d’une balle par mois… »
Douze balles pour Marie-Thérèse, un polar bien mené, avec un langage assez vert parfois qui stupéfait mais surtout ne refermez pas le livre, à cause des jurons de Marie-Thérèse et de son langage fleuri ! Vous rateriez quelque chose.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/policierespionnage/30005-douze-balles-pour-marie-therese.html
Douze balles pour Marie-Thérèse, Paul Beaupère, Editions City, 368 pages, 20€
Retrouvez toute l’oeuvre de Paul Beaupère :
https://www.livresenfamille.fr/425_paul-beaupere
Bonne lecture !
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« Il faut donner aux forces de l’ordre et aux magistrats la capacité de traiter ces individus comme des terroristes »
Message de Louis de Bourbon :
Des images de désolation proviennent des grandes villes de France : j’en suis très profondément indigné.
Ces scènes de violence sont insupportables. Elles ont estompé les justes revendications, empêchent la majorité de s’exprimer, et font oublier les vrais motifs d’un malaise social profond. J’apporte mon soutien et ma compassion à tous les Français, manifestants, riverains, commerçants, policiers, pompiers et gendarmes, qui ont eu à subir cette violence.
L’analyse ne peut pas rester superficielle. En réalité, depuis bien des années, nous constatons que de nombreux mouvements sociaux et populaires sont gangrénés et parasités par des groupes terroristes. Car en effet, ces bandes terrorisent les populations, terrorisent les commerçants, terrorisent les représentants de l’ordre. Ces individus ont compris que notre État est faible et que toute démonstration de force le fait reculer.
La violence est un mode d’action. Samedi, le manque d’effectif de police et de gendarmerie, constaté dans de nombreux quartiers, a révélé un grand manque d’anticipation des autorités. Voire, ce qui serait pire, une véritable déroute des responsables politiques qui se refuseraient d’assurer la sécurité des Français.
Entre la peur de la confrontation, ou la volonté de laisser pourrir la situation, rien n’est fait et des centaines de Français ont été laissés à l’abandon. Pillages, violences envers des particuliers, incendies criminels, destructions de biens collectifs : tout cela s’est fait dans une impunité révoltante. Il faut que le pouvoir recouvre son autorité avant que ne surviennent de pires situations. Pour cela, il faut donner aux forces de l’ordre et aux magistrats la capacité de traiter ces individus comme des terroristes.
Des mesures exemplaires, constantes dans le temps, doivent s’appliquer à ces groupes afin de dissuader quiconque de se joindre à eux. Il faut que les manifestations puissent se dérouler sans que cela ne se termine dans ce chaos.
Le pouvoir se légitime par l’autorité qu’il manifeste et l’ordre qu’il fait régner. À l’approche des 800 ans du sacre de saint Louis, je prie pour la France et lui consacre toute mon attention.
Liban : Chrétienté-Solidarité a visité l’établissement des Saints Coeurs de Fakiha Ras-Baalbeck
Communiqué de Chrétienté Solidarité :
Pour la seconde fois cette année, Chrétienté-Solidarité a visité l’établissement des Saints Coeurs de Fakiha Ras-Baalbeck.
Nous y parrainons plus de 50 élèves (et près de 80 en tout pour la région de Ras-Baalbeck et Kaa).
Accompagnant, pour cette visite, la délégation de la Ville de Camaret-sur Aygues dans le Vaucluse (jumelée avec Ras-Baalbeck) nous y avons reçu, une fois encore, un magnifique accueil et pu apprécier le travail toujours aussi remarquable de Sœur Randa et de son équipe éducative de grande qualité.
Chaque journée commence par l’hymne national libanais
et une prière
.
Les élèves y reçoivent un enseignement complet. Au-delà des matières fondamentales, la formation spirituelle est au cœur du programme ainsi que le développement physique. Nous avons pu ainsi assister à une belle présentation d’exercices de psycho-motricité.
Une élue de Camaret a eu la joie de pouvoir renconter la filleule qu’elle a récemment parrainée grâce à Chrétienté-Solidarité
Malgré cette ambiance de travail et de joie, les difficultés financières des familles et de l’école sont immenses et mettent en danger sa pérennité.
Soutenez et faites connaître l’action de Chrétienté-Solidarité, pour 200€/an (66% de déduction fiscale) et, si ce n’est pas déjà le cas, vous aussi, parrainez un enfant : https://chretientesolidarite.fr/parrainage/
Vous pouvez aussi faire un don qui nous permettra d’aider des projets éducatifs pour les élèves chrétiens du Liban : https://chretientesolidarite.fr/don-libre/
Blasphème au Gabon, promu par l’ambassade de France
Dans un courrier daté du 14 octobre, adressé à l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, le chanoine Bertrand Bergerot (ICRSP) dénonce « La Messe de la Nature », présentée par les organisateurs comme « une parodie de culte catholique ». Le spectacle porté par l’association culturelle gabonaise VaPa Scripta est prévu le 5 novembre 2026 à 19 heures.

Le chanoine Bertrand Bergerot exprime sa « stupéfaction » et son « indignation » devant ce qu’il qualifie de « spectacle blasphématoire ». Pour le curé de Notre-Dame de Lourdes, la parodie annoncée tourne les choses saintes en dérision. Il rappelle que l’Institut français du Gabon (IFG) devrait, à ses yeux, faire rayonner la culture française et favoriser la découverte de jeunes talents gabonais.
Le prêtre soulève également la question du financement :
« Beaucoup de nos compatriotes, dont la plupart ne sont d’ailleurs pas pratiquants, ont été scandalisés tout comme moi que l’Institut Français, financés par leurs impôts, propose ce genre de spectacle dans un pays à majorité catholique. »
Prêtre Français installé au Gabon depuis des années, il juge cette programmation préjudiciable à l’image de son pays.
Les gabonais « ne veulent pas de cette néo-colonisation que certains voudraient leur imposer avec condescendance par la culture ou des idéologies contraires à leurs convictions profondes. »
