La Diocèse de Allentown empêche la tenue d’un spectacle de drag queen sur sa propriété
La Diocèse de Allentown en Pennsylvanie a empêché la tenue d’un spectacle de drag queen (A Night at Disney All Age Drag Show) sur l’une de ses anciennes propriétés après avoir menacé d’engager des poursuites légales contre les organisateurs de l’événement. Le lieu appartenait à l’ancienne église catholique Saint Pierre et Saint Paul, avant sa vente au Kelsey Theater. La diocèse a invoqué une condition qui avait été attachée à la vente du bâtiment en 2019, interdisant son utilisation pour des causes contraires à l’enseignement de l’Église.
La Cour suprême et la censure des opinions conservatrices
La Cour suprême a entendu lundi des arguments oraux dans deux affaires où des géants de la “Big Tech” défient les lois anti-censure au Texas et en Floride. Le Texas et la Floride ont adopté ces lois pour protéger les droits à la liberté d’expression des conservateurs et des modérés après une intensification sans précédent de la censure en ligne par les grandes entreprises en début d’année. CBS a rapporté que dans ces deux affaires, le Texas et la Floride “soutiennent que les plateformes de médias sociaux devraient être traitées comme n’importe quelle entreprise et être restreintes dans leur capacité à supprimer des publications ou à bannir des utilisateurs de leurs plateformes en fonction de leurs opinions”. “Mais les géants des médias sociaux rétorquent que les lois empiètent sur leur discrétion éditoriale, affirmant qu’ils devraient être traités davantage comme des organes d’information”, ajoute CBS :
Alors que Trump a déposé un mémoire en faveur des lois de l’État, arguant que la “décision d’une plateforme de discriminer un utilisateur” n’est pas protégée par la Constitution, l’administration Biden a déposé un mémoire en soutien aux groupes technologiques.
Selon le journaliste Charlie Savage du Times, Paul Clement, l’un des avocats représentant les grandes entreprises de la technologie dans cette affaire, a soutenu que ses clients ne censuraient pas les utilisateurs ayant des opinions divergentes. Au contraire, Clement a affirmé que en bannissant des utilisateurs et en supprimant du contenu, les plateformes exerçaient leur “jugement éditorial”.
En novembre dernier, les républicains de la Chambre des représentants ont publié un rapport qui exposait l’ampleur présumée de la censure anti-conservatrice dans la période précédant l’élection présidentielle de 2020. “Le gouvernement fédéral et les universités ont exercé des pressions sur les entreprises de médias sociaux pour censurer des informations vraies, des plaisanteries et des opinions politiques, indique le rapport. Cette pression a été largement dirigée de manière à favoriser un camp politique : les informations vraies publiées par les républicains et les conservateurs étaient étiquetées comme “désinformation”, tandis que les informations fausses publiées par les démocrates et les libéraux étaient largement ignorées par les censeurs”.
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Mgr Pascal Delannoy nommé archevêque de Strasbourg.
Il était jusqu’à présent évêque de Saint-Denis.
Pays-Bas : vers une légalisation de l’euthanasie pour les plus de 75 ans
Un nouveau projet de loi aux Pays-Bas pourrait permettre aux personnes de plus de 75 ans de recourir à l’euthanasie, à condition qu’elles estiment que « leur vie est accomplie ». Proposée par le parti D66, et la députée Anne-Marijke Podt, cette loi est une version amendée d’un texte préalablement remanié par le Conseil d’État.
Le projet de loi introduit également un nouveau métier de “conseiller en fin de vie” (sic!). Cette profession implique d’évaluer si le souhait de la personne de mourir est “réfléchi, volontaire et durable”. Pour ce faire, le conseiller devra avoir au moins trois entretiens avec la personne concernée sur une période de six mois. Le conseiller aura également la responsabilité de se procurer les produits létaux en pharmacie et de les remettre à la personne concernée, qui devra elle-même les administrer.
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“Les prêtres et les fidéles attachés à la Tradition de l’Église ne sont ni des chiens, ni des rebelles, ni des mendiants, ni des « demeurés »”
L’article 1 du motu proprio Traditionis custodes du 16 juillet 2021 avait le mérite de la clarté : « Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II conformément aux décrets du Concile Vatican II sont la seule expression de la lex orandi du Rite romain. » En d’autres termes : la célébration de la messe romaine traditionnelle a vocation à disparaître, les célébrations existantes pouvant perdurer en dehors des églises paroissiales et l’autorisation de nouvelles créations de lieux de culte traditionnels étant interdite. Cette mesure s’appliquait également à l’administration des sacrements selon le rituel antérieur au Concile Vatican II. Immédiatement une dérogation fut cependant accordée à la Fraternité Saint-Pierre par un décret du pape François en date du 11 février 2022.
Des applications très variables de Traditionis custodes
En fonction des situations locales et des convictions personnelles de chaque évêque diocésain ce motu proprio a été appliqué de manières extrêmement variables en France.
Le cas général semble être celui d’un gel de la situation antérieure particulièrement identifié dans les diocèses de Toulon, Bayonne ou Vannes. On note également l’ouverture d’un nouveau lieu de culte, le 19 mars 2023, desservi par un prêtre diocésain, à Saint-Germain-en-Laye (diocèse de Versailles) après près de 30 mois d’une messe dominicale célébrée, en plein air, devant la chapelle de l’ancien hôpital et une mobilisation de nombreux fidèles.
Dans plusieurs diocèses l’ordinaire du lieu, sans interdire la célébration de la messe traditionnelle dans les lieux déjà utilisés, y empêche cependant l’usage des rituels anciens pour la célébration des sacrements de confirmation, baptême ou mariage. (Rouen, Tours, Avignon, Paris, Pontoise, Chartres). Autre variante : selon une logique s’apparentant à la marginalisation d’une réserve d’Indiens, ne permettre la célébration des baptêmes ou des mariages selon l’usus antiquior que dans les lieux où se célèbre déjà la messe traditionnelle (Rennes, Dax, Limoges). Ce qui a valu les scènes pathétiques de jeunes fiancées demandant à leur évêque que la messe qui a été celle de leur jeunesse ou de leur conversion puisse aussi être celle de leur mariage dans une église de leur choix et pas à l’autre bout du département. Vous avez dit « accueil de l’autre » ?
Solution plus radicale, la suppression de messes comme à Paris ou à Belley-Ars. Ou plus subtil le remplacement de communautés ex-Ecclesia Dei par des prêtres diocésains avec exfiltration du lieu de culte en périphérie des grandes villes (Quimper, Grenoble). Dans ce cas les pédagogies traditionnelles de transmission de la foi sont radicalement remises en cause alors que comme le constate Jean-Marie Guénois, chroniqueur religieux du Figaro, dans son livre Pape François. La Révolution : « Le bilan est objectivement catastrophique : le catéchisme (moderne) conduit les enfants hors de l’Église ».
Tout cela crée un climat général de méfiance, de pressions et de conflits permanents certainement très préjudiciable à la sanctification de tous et au témoignage évangélique. Il convient également de ne pas négliger la pression sur certains évêques de leur presbyterium. Le développement, en particulier en ville, des apostolats traditionnels fait bien des envieux et des jaloux parmi leurs confrères ecclésiastiques plus démunis. Comme l’écrit un observateur averti de la vie de l’Église : « On ne comprend rien au monde ecclésiastique si on passe sous silence les ressentiments inexpiables que l’on y nourrit, pour la plus grande gloire de Dieu, bien entendu. » (C. Barthe in Trouvera-t-il encore la foi sur la terre ?)
Un incompréhensible ostracisme
L’observateur impartial ne peut qu’être frappé par la nature et la violence de l’ensemble de ces mesures restrictives, en cherchant la justification, alors que dans un récent entretien à Famille chrétienne (12/02/2024) le sociologue des religions Guillaume Cuchet observait d’une part à propos de la pastorale moderne : « Passer de 25% de pratiquants au début des années 60 à 1,5% (aujourd’hui) ce n’est pas un succès » ; et d’autre part à propos des traditionalistes : « Il est certain que le catholicisme d’affirmation a le vent en poupe. » Taquin, il aurait pu s’interroger sur la pertinence de la déclaration de Jean-Paul II dans Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988) pour le 25e anniversaire de la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum concilium : « Les pasteurs et le peuple chrétien, dans leur immense majorité, ont accueilli la réforme liturgique dans un esprit d’obéissance et même de ferveur joyeuse ». Pieuse reconstitution historique n’ayant qu’un lien ténu avec la réalité, ce dont a témoigné la suite des événements.
L’avenir nous appartient
Au lieu de s’interroger sur les raisons du développement de ces lieux de culte traditionnels, trop d’évêques, dans un stupéfiant déni de réalité, restent arc-boutés sur des principes idéologiques au demeurant parfaitement incohérents. Dans le même article Guillaume Cuchet note : « On a beaucoup parlé d’œcuménisme à la suite du concile Vatican II. Avec les protestants, les orthodoxes… c’est une très bonne chose mais je pense qu’il faut aussi pratiquer cet œcuménisme en interne. » Cela d’autant plus que la dynamique traditionnelle semble irrésistible, ce dont témoigne le succès du pèlerinage de Pentecôte à Chartres ou l’afflux de nouvelles personnes dans les lieux de culte – toutes « familles » traditionalistes confondues – où la beauté de la liturgie, la transcendance, le surnaturel, l’exigence, le silence, l’adoration, etc. sont les maîtres-mots. Sans oublier la part chaque année croissante dans l’ensemble des ordinations en France des séminaristes ordonnés pour la célébration de la messe romaine traditionnelle. À cela s’ajoute la cohérence avec un enseignement catholique authentique dans des établissements scolaires dans lesquels la transmission de la foi n’est pas une option mais au cœur du projet pédagogique. Comme le note Paul Airiau, historien des religions, dans un article paru dans Ouest-France, « premier quotidien francophone au monde » par le tirage, les 27 et 28 janvier à l’occasion d’une enquête en trois volets sur le traditionalisme : « Certes si on compare avec le nombre total de catholiques les traditionalistes restent clairement minoritaires. Mais on ne peut contester une hausse spectaculaire de fidèles ces cinq dernières années. Et cette tendance n’est pas près de s’interrompre. »
Les prêtres et les fidéles attachés à la Tradition de l’Église ne sont ni des chiens, ni des rebelles, ni des mendiants, ni des « demeurés ». Ce sont des baptisés qui ont conscience que le salut, pour eux et pour leurs enfants, n’est pas d’abord un acquis mais un enjeu. Ils ne peuvent que regretter de n’être jamais entendus ni même écoutés, paradoxe à l’heure de la prétendue synodalité. Ainsi une rencontre le 21 février 2023 entre des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et NNSS Lebrun, archevêque de Rouen, et Jordy, archevêque de Tours, mandatés à cet effet par la CEF, a donné lieu à la remise d’un mémorandum destiné à Mgr de Moulins-Beaufort comportant cinq demandes : la messe et tous les sacrements pour les fidèles qui le demandent, l’autorisation des mariages et des obsèques dans tous les diocèses, la liberté d’enseignement du catéchisme traditionnel, le respect de l’apostolat des prêtres des instituts traditionnels, la reconnaissance des écoles indépendantes fondées par des familles catholiques. Un an plus tard, ce mémorandum n’a toujours pas reçu d’accusé de réception !
Ainsi se fait chaque jour plus judicieuse la réflexion de Dom Gérard Calvet, futur abbé du Barroux, dans une lettre à son frère Hubert le 11 juin 1969 au cœur des débats sur la promulgation du nouvel ordo de la messe :
« Le fond du problème c’est qu’on est en Révolution. Et en Révolution on ne fait pas de réforme. On tient les positions. Toute réforme entre dans le processus révolutionnaire. En accueillant la réforme tu fais marcher la Révolution. »
Avortement : Manifestation silencieuse à Port Royal
Mercredi 28 février, à l’occasion du vote au Sénat sur la constitutionnali
37 écoles candidates pour le Prix Étincelle de la Fondation pour l’Ecole
Voici les deux films réalisés par des élèves du Cours Saint-Martial, qui concourt à la 1ère édition du Prix Etincelle de La Fondation pour l’école. Le thème de ce concours était : « La place de l’oral et de l’art oratoire ». 84 écoles indépendantes ont candidaté à ce projet et le Cours Saint-Martial fait partie des 37 écoles en France à avoir rendu un dossier complet.
La prochaine étape aura lieu le 29 février, jour où le jury se réunira pour choisir les 10 nominés qui participeront à l’étape finale !
Le Cours Saint-Martial a choisi, pour correspondre à son thème d’année “Le Grand Siècle”, de s’inspirer d’écrivains et orateurs fameux du XVIIème siècle. Ainsi, les filles ont écrit puis déclamé une lettre à leur Bonne-Maman décrivant leur joie d’aller au collège et ce qui leur plaît le plus dans leur établissement, travail épistolaire à la manière de la Marquise de Sévigné.
Les garçons ont, pour leur part, suivi le bel exemple de Bossuet, à travers un exercice d’éloquence illustrant les bienfaits d’une bonne et saine éducation : ils sont pour cela montés en chaire !
“Un élève du privé coûte deux fois moins cher au contribuable qu’un enfant du public”
Suite aux polémiques visant le groupe scolaire Stanislas, le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Philippe Delorme, s’exprime enfin dans Ouest-France :
Pourquoi prendre la parole seulement aujourd’hui ?
Le temps est venu de réfléchir à quel projet nous voulons pour l’école. Il y a eu ces affaires autour de « Stan », et entretenir cette polémique me semblait inutile. J’aurais été inaudible. L’Enseignement catholique a été caricaturé. On s’est servi de quelques exemples pour généraliser quelques dysfonctionnements, qui peuvent exister, bien sûr, dans notre institution. Nos communautés éducatives ont été blessées, y compris celle de Stanislas.
Que savez-vous de l’enquête portant sur des dérives à Stanislas ?
Une inspection a été diligentée. La conclusion du rapport académique, c’est qu’il n’y a ni dérive homophobe, ni sexiste ou autoritaire, comme cela a pu être écrit. Les gens ne sont pas masochistes : il y a une forte demande pour entrer à Stanislas – plus que l’offre proposée – et les jeunes y sont heureux. En revanche, il y a eu des propos d’une personne bénévole, scandaleux et inadaptés. Elle a été remerciée. Dès septembre, un travail entre le rectorat de Paris et l’établissement s’est engagé pour prendre en compte quatorze recommandations qui figurent dans le rapport académique.
Le fait de contourner Parcoursup, par exemple, pour certains élèves qui ont poursuivi en prépa en formulant un seul vœu ?
Oui, mais les trente-huit élèves concernés figuraient parmi les meilleurs dossiers. Lorsque Parcoursup a été mis en œuvre, nous avons veillé à ce que notre liberté soit respectée, ce qui nous a conduits à signer une charte. Nos établissements doivent d’ailleurs la respecter, il n’y a pas de place pour la triche.
Quels sont les clichés que vous dénoncez ?
Les réalités ne sont pas les mêmes d’un territoire à l’autre. La Bretagne, où près de 40 % des élèves sont scolarisés dans le privé, ce n’est pas la région parisienne avec, c’est vrai, quelques établissements huppés. Il y a une plus grande mixité sociale dans nos établissements de l’Ouest. On nous fait aussi passer pour des très riches. Or, nos moyens financiers sont faibles.
Vous êtes financés à 75 % par des fonds publics.
Certes, mais il faut relativiser. On estime qu’un élève du privé coûte deux fois moins cher au contribuable qu’un enfant du public, car les subventions sont très limitées. Les familles qui nous choisissent bénéficient aussi de moins d’aides sociales, notamment pour compenser le coût de la restauration scolaire. Je veux bien évidemment accueillir davantage de boursiers, mais encore faut-il que ce soit possible financièrement pour leur famille.
Vous avez signé un protocole avec l’ex-ministre Pap Ndiaye, pour augmenter la mixité scolaire dans vos rangs. Où en êtes-vous ?
On s’était engagé à produire un annuaire de nos établissements, disponible l’an prochain, pour détailler le coût pour les familles, les subventions possibles, etc. On travaille, actuellement, à la mise en œuvre du protocole, sur les contributions différenciées (les frais d’inscription, N.D.L.R.) en fonction du revenu des familles, notamment. À vrai dire, c’est plutôt du côté du gouvernement, avec plusieurs changements de ministre de l’Éducation depuis juillet, que ça n’avance pas beaucoup. […]
Restauration d’une des plus anciennes écoles à Beyrouth
En 1880, le Liban est sous domination ottomane. Marie Geahchan, une religieuse grecque-orthodoxe, fonde à Beyrouth l’association Zahrat El-Ihsan (« la visitation ») dans le but d’offrir une éducation de qualité aux jeunes filles de sa communauté et ainsi améliorer leurs perspectives.
L’année suivante, grâce au soutien financier de Mme Zarifé Sursock, Sœur Marie inaugure l’école Zahrat El-Ihsan qui devient la première école pour jeunes filles orthodoxes. L’établissement se développe rapidement. En 1897, Sœur Marie crée à côté le Couvent de Sainte Catherine pour les Sœurs enseignantes, suivi en 1908 par la construction d’un orphelinat pour les élèves vulnérables.
Aujourd’hui, située au cœur du vieux Beyrouth, l’école Zahrat El-Ihsan accueille 936 élèves et 162 enseignants et personnels de toutes confessions. L’école promeut les valeurs universelles de tolérance, d’humanisme, d’égalité des chances, et encourage la curiosité intellectuelle et le développement de l’esprit critique.
Du point de vue patrimonial, l’école Zahrat El-Ihsan, construite en 1880-81, est un bâtiment monastique avec une église typique du style orthodoxe grec du Moyen-Orient. Bien que des extensions en aient altéré l’authenticité, des éléments d’origine persistent, comme certaines portes et fenêtres. En 1974, lors de travaux d’extension, la charpente d’origine est détruite. En août 2020, l’école a subi des dommages importants lors de l’explosion du port de Beyrouth.
Dès le 5 août 2020, le bureau Liban de L’Œuvre d’Orient et l’Archevêché Grec-Orthodoxe de Beyrouth collaborent pour restaurer l’école. Ils sollicitent alors l’aide de la Direction Générale des Antiquités du Liban (DGA) et de la Fondation ALIPH spécialisée dans le patrimoine en zone de danger. Ce partenariat a permis de redonner son éclat aux bâtiments historiques endommagés.
Suite à la restauration des bâtiments, le groupe a décidé de reconstruire la charpente d’origine du couvent Sainte Catherine de Beyrouth pour préserver les locaux des étages inférieurs et restaurer l’aspect historique du bâtiment. Les travaux ont été confiés à l’entreprise SIGHT Engineering. Le projet a également reçu le soutien de Hungary Helps, le fonds national hongrois d’aide au développement.
Les travaux ont débuté en novembre 2022 et se sont achevés en un an. Malgré des événements imprévus tel le tremblement de terre en Turquie en février 2023 qui a retardé l’acheminement des matériaux, le projet a été mené à bien. L’inauguration de la toiture de l’école aura lieu le mardi 5 mars 2024.
La charpente a été totalement reconstruite à l’identique en bois de cèdre. Ce chantier de restauration de l’école du patriarcat grec orthodoxe, porté par L’Œuvre d’Orient, a nécessité les compétences d’experts internationaux et a été financé avec le soutien, entre autres, de fondations comme l‘Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) et Hungary Helps. Aujourd’hui, l’école Zahrat El-Ihsan accueille 936 élèves.
Le cerveau des hommes distinct de celui des femmes
Un algorithme développé par des chercheurs américains a réussi à déterminer le sexe des personnes à partir de l’analyse de leurs résultats d’IRM. Ainsi le cerveau de l’homme fonctionne différemment de celui de la femme. Il y aurait donc des différences entre l’homme et la femme. Nos idéologues du genre vont en avoir le cerveau tout retourné…
Récemment, une équipe de neurologues américains de l’université de Stanford en Californie s’est emparée de la question en misant sur l’intelligence artificielle. Et ils trouvent bien une différence cérébrale entre les hommes et les femmes. Il n’y aurait plus aucun doute sur l’existence d’un dimorphisme sexuel du cerveau. Après avoir entraîné l’algorithme, il a été capable de dire, quasiment sans faute, si les IRM cérébrales qu’on lui présentait appartenaient à un cerveau d’homme ou de femme.
L’équipe a tout d’abord « entraîné » l’IA en la nourrissant avec 800 IRM fonctionnelles, des imageries cérébrales qui permettent de visualiser de façon dynamique l’activité neuronale des différentes régions du cerveau, c’est-à-dire la façon dont elles communiquent et se synchronisent. Pour chaque IRM, les chercheurs ont indiqué à l’algorithme si elle appartenait à un participant de sexe masculin ou féminin. L’algorithme a ainsi pu apprendre à associer chaque image cérébrale en trois dimensions à un sexe, sans qu’aucune autre information ne lui soit fournie.
Vient ensuite la partie où les neurologues ont mis l’IA à l’épreuve. Ils lui ont demandé si elle était capable de ranger dans la case «homme » ou « femme » 200 autres IRM issues d’autres individus. Un défi que l’algorithme a relevé avec succès : dans 90 %, des cas il a réussi à dire si l’IRM correspondait à un cerveau d’homme ou de femme.
Reste la question des différences identifiées par l’IA. Elle s’est principalement fondée sur l’activité de trois types de réseaux neuronaux intimement liés au traitement des émotions.
Cela pourrait signifier que nous aurions un mode de traitement des informations différent selon notre sexe, qui pourrait notamment s’observer sur le plan comportemental mais aussi dans certaines pathologies par exemple. Grâce aux études observationnelles, on sait effectivement que certaines pathologies cérébrales touchent plus un sexe que l’autre, sans que les scientifiques ne sachent véritablement pourquoi.
Les politiciens qui ont voté en faveur de la loi sont excommuniés
Un synode extraordinaire s’est tenu le 22 février dans le diocèse orthodoxe du Pirée pour discuter des conséquences de l’adoption de la loi sur le mariage homosexuel en Grèce. Il a été décidé d’excommunier les politiciens qui ont voté en faveur de la loi.
Le chef de l’Eglise orthodoxe, Jérôme II d’Athènes, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce depuis 2008, a déclaré que cette mesure « corromprait la cohésion sociale de la patrie ». Le métropolite du Pirée, Séraphim, a réagi en réunissant un synode pour dénoncer la tentative de mise en œuvre de « l’agenda woke, qui vise à déconstruire la doctrine, l’éthique et la culture chrétiennes ». A la suite d’un débat, une résolution a été décidée : le synode a décrété que ceux qui ont soutenu le « renversement de l’ontologie et de la physiologie humaines en tant que bien juridique, et institué un sentiment négatif contre-nature » doivent être considérés par l’Eglise comme des « complices coupables de l’archétype du serpent », c’est-à-dire de Satan.
Le synode a donc décidé d’excommunier ceux qui ont voté contre la loi divine, c’est-à-dire qu’ils ne pourront participer à aucune liturgie ou cérémonie de l’Eglise orthodoxe ni recevoir les sacrements, au moins jusqu’à ce qu’ils se repentent vraiment.
Sénat: résister pour exister
De Roland Hureaux, haut fonctionnaire et essayiste, pour le Salon beige:
Le Sénat doit se prononcer sur le projet gouvernemental d’inscription d’un « droit à l’avortement » dans la constitution. Un tel sujet est pour les sénateurs fort embarrassant.
Au fond d’eux-mêmes, une majorité de sénateurs, sans être hostiles à la loi Veil, est hostile à cette inscription dont ils mesurent l’absurdité juridique. La société moderne a instauré de nombreux droits qui n’étaient pas reconnus autrefois : logement, minimum vital, santé, sécurité sociale etc. Pourquoi ne pas les inscrire tous dans la constitution ? Le droit à l’avortement est-il une urgence au moment précis où la natalité vient de s’effondrer dans notre pays à un étiage jamais atteint jusqu’ici et où de plus en plus de jeunes, obsédés par le climat , se demandent s’il est encore utile d’avoir des enfants.
Pourtant les sénateurs sont soumis à une pression sans précédent de la part des lobbies favorables à l’avortement – et à qui la situation juridique actuelle de la France sur ce sujet (de la France pourtant très ouverte) ne suffit pas. Les médias et les relais d’opinion les plus divers répandent partout que cette inscription (qui n’ a pourtant aucun précédent dans les pays avancés) est dans le sens de l’histoire que, si le Sénat la bloquait, il ferait une fois de plus la preuve qu’il est dépassé, ringard, hors de son temps. Ce genre de considération se substitue presque toujours au débat de fond.
C’est là précisément ce que craint la Haute Assemblée, déjà contestée par les « modernistes » de tous bords qui se demandent à quoi elle sert.
« Modernistes », c’est-à-dire partisans sur tous les sujets de l’idéologie dominante fondée sur une histoire supposée à sens unique, sur le « sens de l’histoire ».
Idéologie, sens de l’histoire, cela veut dire que certains sont en avance, d’autres en retard. Comme il est de fait que toute idéologie s’éloigne du bon sens, sont en « arrière » les gens normaux, les gens de bon sens, les raisonnables, les sages.
Ceux qui, parmi les sénateurs, ont une vue trop courte des choses s’imaginent qu’en cessant d’être normaux, en abandonnant le bon sens pour suivre l’air du temps, ils seront mieux tolérés, qu’ils achèteront, eux qu’on croit dépassés, un droit de survie. Ils s’imaginent aller de sursis en sursis, de concession en concession, encore un peu plus loin. « Encore une minute, Monsieur le bourreau. »
Or dans la vie, c’est l’inverse. Ce sont les feuilles sèches, celles qui, apparemment, ne servent plus à rien qui tombent de l’arbre et s’envolent.
Pour exister, il faut résister.
Ceux qui résistent à l’air du temps seront vilipendés. Ils seront l’objet de décri public, de haine, de mépris , surtout de nos jours où l’intolérance des woke passe toute mesure, mais ils manifesteront qu’ils existent qu’ils ne sont qu’une institution coûteuse et sans objet . Qu’ils plaisent ou non, on ne pourra pas dire qu’ils ne servent à rien . Et le jour venu, on les respectera . Si quelqu’un veut supprimer le Sénat, il se trouvera assez de monde pour apprécier ses prises de position et faire du bruit. Sinon, il n’y aura plus personne pour le défendre et personne ne s’apercevra de sa disposition.
Pour parler comme Pascal, suivre l’air du temps est le fait des demi-habiles, lui résister est le fait des habiles.
D’autant qu’aux niveaux invraisemblables de discrédit qu’atteint l’actuel gouvernement de la France , sans doute sans précédent, tout ce qui s’oppose à lui, quel qu’en soit le sujet, même ceux sur lesquels il est approuvé, recueille l’appui de l’opinion.
Eperons que là majorité sénatoriale qui s’oppose à la constitutionnalisation de l’avortement le comprendra.
Avortement : un grain de sable au Sénat ?
En réunion de groupe Renaissance le président Sylvain Maillard a annoncé qu’en cas de vote conforme au Sénat, ce mercredi, sur la constitutionnalisation de l’avortement, un congrès pourrait être réuni lundi 4 mars.
Toutefois, le sénateur LR Philippe Bas, ancien collaborateur de Simone Veil, a remis une pièce dans la machine en déposant un amendement pour modifier la rédaction du seul article du projet de loi constitutionnelle. Alors que le texte stipule que
“la loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”,
l’élu souhaite supprimer le mot “garantie”, qui pourrait créer un droit opposable dont “on ne connait pas les conséquences”, selon Agnès Canayer, qui votera l’amendement.
Philippe Bas était l’auteur, l’année dernière, d’un amendement ayant permis au Sénat de voter une première fois l’inscription de l’avortement dans la Constitution. A l’époque, sa démarche solitaire avait suscité de l’incompréhension dans la majorité sénatoriale, assez peu encline à accepter cette réforme. Si la rédaction Bas était adoptée, le texte serait renvoyé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, ce qui retarderait d’autant la convocation du congrès à Versailles pour adopter définitivement la loi.
Philippe Bas est soutenu par le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau. Ce dernier ne votera pas pour la constitutionnalisation de l’IVG, continuant d’estimer comme le président du Sénat Gérard Larcher, que ce droit n’est « pas menacé » en France. Retailleau souhaite également que la clause de conscience des médecins soit aussi inscrite dans le texte.
Sénatrice du Morbihan, Muriel Jourda votera de nouveau contre le texte :
Je pense que c’est un travail législatif dépourvu de sens, qui cache les vraies difficultés relatives à l’IVG. Quand on modifie la loi constitutionnelle, on doit y avoir réfléchi longuement et poursuivre un but qu’on juge nécessaire. Là, on ne réfléchit pas, on réagit à une décision de la Cour suprême des États-Unis, qui a estimé qu’elle n’était pas compétente et que chaque État devait prendre sa décision à son niveau. Mais cet ordre juridique est très différent du nôtre, il n’y a pas lieu de comparer. Cela aurait du sens s’il y avait, chez nous aussi, un vrai débat politique et de société sur le recours à l’IVG. Ce n’est absolument pas le cas. Depuis 1975, tous les textes qui ont modifié la loi Veil ont facilité le recours à l’IVG.
“Certains considèrent qu’il faut évacuer le sujet rapidement et passer à autre chose“, remarque le sénateur Agnès Canayer, tout en rappelant que “légiférer sous la contrainte n’a jamais été bon“. Mais c’est une erreur car le lobby de l’avortement ne compte pas passer à autre chose. Présidente du planning familial, Sarah Durocher suit attentivement le sujet :
« Le plus important est que l’IVG entre dans la Constitution ».
Et ensuite, elle compte bien aller plus loin :
« Dans certains départements, l’accès à l’IVG tient à un ou deux professionnels de santé. Et quand ils ne sont pas là, les femmes doivent faire des dizaines de kilomètres pour les trois rendez-vous : la demande, l’IVG et la consultation de contrôle… »
234 000 avortements en un an, ce n’est sans doute pas assez pour le Planning Familial.
Les revendications du planning familial ⤵️ On n’attend plus que l’inscription de l’IVG dans la Constitution pour supprimer la clause de conscience des soignants et avorter à 9 mois … pic.twitter.com/OBKKCIpU5v
— Pascale Morinière (@pascalemorinie1) February 27, 2024
Le matérialisme borné et athée répond presque toujours « à côté ». L’avortement légalisé en est un triste exemple
Communiqué de Jacques Bay, Vice-président de SOS Tout-Petits :
Ce n’est pas en promouvant une mentalité athée plus ou moins égoïste qu’on répond à l’aspiration au bien qui est inscrite au coeur de l’Homme.
Que d’occasions manquées !
A la Russie de 1990, en désarroi après plus de 70 ans de collectivisme athée déshumanisant et cruel, pionnière de l’avortement légal dès 1920, a t’on proposé l’aide et l’exemple qui avait si bien réussi à la France, de services publics importants et bien commandés avec une économie mixte où l’Etat prenait en charge les grands enjeux comme le nucléaire ? Non !
Poussée vers un libéralisme débridé, inadapté à ses moeurs et venant d’Amérique, la Russie a sombré dans le désordre et l’accaparement par les oligarques, pour retourner finalement à ses vieux démons…
Aux agriculteurs en détresse on répond par beaucoup de paroles et « plus d’Europe », ce qui ne veut rien dire. Pendant des millénaires, la vie paysanne a apporté nourriture et souvent prospérité par le travail et l’autonomie du cadre familial et patriarcal, protecteur de la maternité. Les agriculteurs n’aspirent à rien d’autre que de retrouver un peu de cette dignité, qu’il suffisait de ne pas détruire par une concurrence mondiale artificielle, effrénée et déloyale.
La femme enceinte en difficulté ne demande rien d’autre qu’un peu d’attention humaine et de sollicitude, avec les secours correspondants, pour mener à bien son exaltante mission ! Au contraire on promeut le désordre par l’incitation à la débauche et par la mise à mort légale et discrétionnaire du petit être humain qu’elle porte qui ne demande qu’à être protégé !
La “condition de détresse” qu’on avait soulignée à l’envi ne servit que de paravent comme argument majeur pour faire pression et obtenir le vote de la loi d’avortement de 1975. Aussitôt négligée et traitée pour rien, cette condition fut supprimée en 2014 ! Cela a permis au passage le terrible scandale de l’avortement discrétionnaire hors de toute détresse !
Qu’attend-on, devant les misères sociales actuelles, pour promouvoir une importante prime de naissance qui pourrait être de 7000 €, diminuée en considération de la tranche marginale de l’impôt sur le revenu pour ne pas trop enrichir les riches ? Elle coûterait un peu plus de 5 milliards d’euros par an et sauverait des milliers de petits êtres humains innocents qu’on massacre aujourd’hui.
Elle arriverait là où il faut, au coeur des familles, en particulier celles, éprouvées, des agriculteurs, des chômeurs et des SDF, et au profit de classes moyennes prolétarisées, et elle combattrait ainsi une inquiétante dénatalité.
Le coût de ce résultat incomparable serait modeste devant les gâchis budgétaires actuels ( personnels improductifs et pléthoriques de l’Etat gérant mal des complications inutiles, normes absurdes et pénalisantes, prétendument écologiques, avec des aides coûteuses mal ciblées, le tout facteur de dégradation du niveau de vie…).
L’institution d’une telle prime de naissance vaudrait mieux que de déshonorer la France en « plantant » dans la Constitution un prétendu droit fondamental pour les femmes, hélas discrétionnaire et extensif, de massacrer leur progéniture dans un délai de gestation qui ne cesse de s’accroître. Il est en contradiction avec les véritables droits humains qui vont tous, heureusement, en sens inverse, et que la législation d’avortement bafoue depuis près de cinquante ans !
Jacques Bay
Vice-président de SOS Tout-Petits
Prochain Rosaire public de SOS Tout-Petits à Paris le 9 mars à 14 h. 30 (RER B Port Royal) près de la maternité Port Royal ((au croisement Saint Michel-Montparnasse). Nous protesterons publiquement et prierons le Rosaire pour que toutes ces horreurs cessent.
Avortement : le dogme intouchable du progressisme moderne
Communiqué de Yann BALY, président de Chrétienté-Solidarité
Ce dimanche 25 février 2024, lors de l’émission « En quête d’esprit » consacrée à l’avortement, la chaine CNEWS a présenté un tableau comparatif des causes de mortalité dans le monde.
Loin devant le cancer (10 millions de morts) et la tabagisme (6,2 millions de morts), l’avortement y est présenté comme la cause de 73 millions de morts.
Scandale ! Horreur ! Cette vérité là, cette dure réalité n’est pas bonne à dire. Le dogme de l’avortement, qui fait désormais figure de rite sacrificiel de la liturgie progressiste, ne doit pas être touché. On ne doit pas rappeler que ce sacrifice est sanglant et qu’il tue. Pas même sur une chaîne qui met pourtant en avant cette « liberté d’expression qui n’a jamais fait autant parler ».
Devant ce blasphème qui a fait vaciller, le temps d’un dimanche, ce consensus autour de l’avortement « droit inaliénable », les journalistes de CNEWS, en particulier les femmes, spécialement celles dont on pensait qu’elles avaient un certain esprit de liberté, certaine ayant même écrit sur la nécessité de remettre le sacré au cœur de nos sociétés matérialistes, ont dû, dès lundi, se plier à des déclarations de repentance fleurant bon les autocritiques des pires régimes communistes.
Parmi les éléments du génocide français, dans notre pays, le tabou de l’immigration de masse est tombé. A l’inverse, celui de l’avortement, qui élimine 234.000 enfants à naître chaque année, est de plus en plus intouchable. Son inscription dans la Constitution risque même de faire disparaître ce qui reste de la clause de conscience pour les professionnels de santé et ouvre la voie à une pénalisation de la contestation de ce crime légal, voire même des initiatives d’accompagnement de femmes hésitant à franchir le seuil fatal.
Rappelons que CNEWS n’a fait que dire le chiffre des enfants à naître supprimés par voie d’avortement dans le monde. Voilà le scandale !
Nul ne doit savoir qu’un avortement, c’est la suppression d’une vie humaine et l’on ne doit pas dire le nombre de vies ainsi supprimées. La réalité fait elle si peur aux partisans de l’avortement ? La terreur est-elle si terrible qu’émettre une réserve sur le sujet peut faire craindre à des journalistes, pourtant libres en apparence, de passer au broyeur de la bien-pensance ?
Cet unanimisme dogmatique autour de l’avortement, cette incapacité même à en parler librement montrent à quel point les sociétés européennes sont malades. Aux Etats-Unis, pourtant si décriés dans certains milieux, l’avortement peut être discuté ou contesté. En Europe et en France, cette liberté va disparaître.
La cabale contre Cnews montre clairement que c’est la liberté de conscience qui est menacée
Depuis deux jours, nous assistons au matraquage du « politiquement correct » sur l’avortement. L’émission « En quête d’esprit », animée par Aymeric Pourbaix sur Cnews, ayant eu le malheur d’évoquer le nombre de morts par avortement (73 millions par an dans le monde, tout de même !), a déchaîné les passions et entraîné toutes sortes de courbettes de la chaîne. Selon “Le Monde“, le très “respectable” quotidien officieux du régime, la chaîne aurait déclaré: “L’avortement est un droit fondamentale et pas une cause de mortalité” (comme si l’on ne pouvait pas dire aussi: L’avortement est un drame et pas un droit!).
On aurait voulu montrer les conséquences de la constitutionnalisation du prétendu « droit à l’avortement » qu’on n’aurait pas pu mieux faire : il est désormais impossible de dire que nous avons quelques objections à la généralisation de l’avortement. Je ne parle même pas d’utiliser l’expression de Vatican II : “crime abominable” ; je parle simplement d’une petite hésitation devant le fait qu’il soit merveilleux d’assassiner 73 millions d’innocents chaque année.
Au passage, je précise qu’une comparaison n’est évidemment pas une similitude : quand on compare, on met logiquement en relation deux faits de nature différente. Et, oui, bien sûr, il est parfaitement légitime de comparer les totalitarismes entre eux, ou les causes de mortalité entre elles. Je ne vois vraiment pas au nom de quoi on s’interdirait de comparer le nombre de morts de l’avortement par rapport à une autre cause de mortalité. Pour ceux qui tremblent à cette idée, je rappelle que Jean-Paul II qui, en tant que Polonais, avait été aux premières loges des totalitarismes nazis et communistes, et n’était pas vraiment du genre à nier leur cruauté, n’avait pas hésité à comparer l’avortement à d’autres génocides. Les médias avaient hurlé, déjà à l’époque. Pourtant, personne n’imagine aujourd’hui que Jean-Paul II ait été un négationniste des crimes nazis ou communistes. Il considérait simplement – et cela me semble tomber sous le sens – que les crimes des uns n’excusent pas les assassinats des autres.
Pour ce qui nous intéresse, nous, Français, aujourd’hui, cette cabale contre Cnews me semble extraordinairement symbolique. Nous disions depuis quelques semaines que le problème de la constitutionnalisation de l’avortement était la liberté de ceux qui s’opposaient à l’assassinat de l’enfant à naître. Avant même que ce soit un « droit constitutionnel », nous y sommes : il est violemment reproché à un journaliste d’avoir eu le front de dire que l’avortement faisait des morts (et même plus de morts que n’importe quelle maladie). Comment croire, dans ces conditions, que les médecins conserveront longtemps leur liberté de conscience pour refuser de participer à un avortement (ou, bientôt, à une euthanasie) ?
Si la gauche et l’extrême gauche totalitaires avaient voulu indiquer que cette réforme constitutionnelle n’avait qu’un but : supprimer la liberté de conscience de ceux qui ne sautent pas de joie à chaque avortement, elles ne s’y seraient pas prises autrement.
Mesdames et Messieurs les sénateurs, si vous aviez le moindre doute sur le fait que la liberté de conscience était menacée par cette réforme, je suppose que cette cabale vous a renseigné !
Il n’est pas question de droit, il n’est pas question de liberté ; il n’est question que d’interdiction de s’opposer. Merci pour cette illustration, juste avant le vote décisif des sénateurs !
Guillaume de Thieulloy
L’école libre, bienfaitrice de la nation!
D’André Rosa, père de famille et contribuable, pour le Salon beige:
D’Utopie, ce vingtième jour du mois de février
Chers parents, chers contribuables,
Relevez la tête ! Vous êtes peut-être bienfaiteurs de la nation. Peut-être méritez-vous les félicitations, des remerciements, une médaille.
En effet, si vos enfants sont scolarisés dans un ou plusieurs établissements privés sous contrat, d’une part ils coûtent globalement un peu moins cher que les élèves de l’enseignement public, d’autre part les pouvoirs publics dépensent beaucoup moins pour eux. Votre voisin, votre député, vos élus départementaux et régionaux ne le savent peut-être pas : grâce à vous, c’est au moins 30% d’impôts économisés.
Et si vos enfants sont scolarisés dans un ou plusieurs établissements privés hors contrat, ils ne coûtent rien aux autres Français: les impôts de votre voisin, et les vôtres, ne sont pas sollicités, et vous soulagez de beaucoup la dette de la France. De plus, dans les écoles indépendantes, le coût global par élève est souvent nettement inférieur à celui des autres écoles. Ainsi, les ressources sont mieux allouées, on gaspille moins d’argent, on en garde davantage pour d’autres projets : un cercle vertueux s’enclenche… Faites-le savoir à votre maire, à chaque rentrée.
Enfin, si vous instruisez vos enfants à la maison, votre comportement économique est encore plus vertueux car l’Instruction en famille est le système le moins cher. Par ailleurs, en évitant les coûteux et polluants transports scolaires, vous êtes aussi les plus écologiques de tous les citoyens.
Et en nourrissant vos enfants à la maison, vous ne participez pas au gaspillage alimentaire des cantines. Ne méritez-vous pas une médaille ?
Faites-le savoir. Ayez le front de le dire, de l’argumenter, de l’expliquer, de le prouver, de le répéter.
La “construction” européenne et l’Absurdistan
Entretien avec Yann Baly, président du Centre Charlier:
Le Centre Charlier organise ce jeudi 29 février une conférence avec Stéphane Buffetaut, auteur d’un « Bienvenue en Absurdistan », paru l’an passé aux Presses de la Délivrance. En quoi cette conférence est-elle d’actualité ?
Stéphane Buffetaut est un ancien député européen, toujours membre du Conseil économique et social européen (CESE) spécialisé dans les questions de transport et d’énergie et surtout élu local (1er adjoint au maire d’Apremont en Vendée). A ce titre, il n’a jamais cessé d’être confronté aux folies dont crèvent les nations et les sociétés civiles des pays d’Europe. A l’heure où les agriculteurs se révoltent contre les idéologies et la technocratie européennes, cette conférence de Stéphane Buffetaut prend tout son sens. Notre civilisation est menacée par une barbarie multiforme, en même temps que submergée par des normes et un totalitarisme moralisateur qui étouffent ce qui reste du pays réel.
Stéphane Buffetaut est également vice-Président du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP). Vous avez tenu à indiquer cette appartenance sur l’annonce de la conférence, pourquoi ?
Le CNIP est un petit parti avec une longue histoire. C’est le plus ancien parti de la droite française. Il célèbre d’ailleurs son 75e anniversaire ce week-end, au cœur de cette Bourgogne où il est né en 1949. Les valeurs du CNIP ne sont pas éloignées de celles que défendent le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité, ce sont les valeurs de la vraie droite, celles de l’enracinement si cher à la philosophe Simone Weil.
Comment se portent le Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité ?
Très bien ! Aux côtés de l’AGRIF et de la revue Reconquête (le numéro de février porte justement sur la révolte des paysans de France) dirigées par Bernard Antony, nous sommes au cœur de l’arc de la résistance française et chrétienne. Et Dieu sait qu’il y a du pain sur la planche ! Nous préparons une grande université d’été qui se tiendra cette année à Subiaco, en Italie. Au pays de Saint Benoit, nos conférenciers, français et italiens, interviendront sur le thème « Reconstruire une Europe chrétienne ! »

Les sages seront-ils sages?
De Roland Hureaux, haut fonctionnaire et essayiste, pour le Salon beige:
Comment ne pas se dire que, dans quelques années, nos enfants ou petits-enfants se demanderont quelle folie a touché les parlementaires français si, compte tenu de l’état de la démographie du pays, ils en venaient à une décision aussi absurde que de voter l’insertion d’un « droit à l’avortement » dans la constitution ?
Le même genre de question rétrospective que nous nous posons en pensant à l’aveuglement qui a prévalu dans les années trente face à la montée d’Hitler , quand tout le monde croyait l’amadouer par des concessions.
L’évènement le plus important des trois dernières années, qui n’en ont pas manqué , n’est en effet pas ceux dont on parle le plus : Ukraine, Proche-Orient, covid , climat, c’est l’effondrement de la fécondité en France ( comme de toute l’Europe), aussi soudain qu’imprévu qui s’est produit en 2022.
Une chute brutale des naissances
Rappelons que notre fécondité était de 2,03 enfants par femme en 2010, ce qui faisait dire à certains qu’elle allait très bien. Tout juste.
Elle est ensuite tombée à 1,96 en 2017, puis 1,81 en 2020 , après les mesures antifamiliales prises par le ministre Macron en 2014 ( plafonnement des prestations familiales , quasi-suppression du quotient familial ) .
Et puis, brusquement , elle tombe à 1,68 en 2023 , Probablement 1,3 si l’on ne compte pas l’apport des populations immigrées. Ceux qui veulent à toute force constitutionnaliser l’avortement ont bien mal choisi leur moment.
Comment ne pas y voir la confirmation que nous vivons une époque folle ?
Les arguments des partisans du projet gouvernemental sont connus. Le principal est que l’immense majorité des Français y serait favorable . Mais les Français ont-ils vraiment compris que refuser l’inscrire le droit à l’avortement dans la constitution ne signifie pas qu’on remette en cause la Loi Veil ( on sait combien Simone Veil était hostile à l’inscription de cette loi dans la constitution ), ni même ses développements ultérieurs . On sait aussi quel est le climat d’intimidation qui règne en faveur de cette modification de la constitution et dans lequel se déroulent le débat et probablement les sondages. Intimidation voire hystérie. Le Conseil national des barreaux , dont on ne voit pas en quoi il est concerné, se fend d’une motion pour demander l’inscription. Seuls les médecins sont en majorité contre, redoutant légitimement que cette constitutionnalisation ne leur ôte leur droit à l’objection de conscience et donc une partie de leur dignité, mais, intimidés, ils ne s’expriment pas. Le symbole politique l’emporte sur la réalité : personne ne s’interroge plus sur ce qu’est un avortement ni sur ce qu’il représente dans la société actuelle, suicidaire à bien des égards
Pourquoi ce « droit » et pas d’autres ?
Pas davantage ne s’interroge-t-on sur le sens qu’il y aurait à inscrire ce droit particulier dans la constitution plutôt que bien d’autres, tels le droit à un revenu minimum , le droit au logement , le droit d’aller et de venir sans compter la liberté de la presse si menacée aujourd’hui.
On a même appelé à la rescousse les people , telle la belle Sophie Marceau et autres constitutionnalistes de rencontre qui ignorent probablement ces subtilités. Ils feraient mieux s’ils veulent défendre les femmes , de s’intéresser à toutes celles qui avortent sous la pression de leurs partenaires, trop lâches poux assumer la paternité , de leur mère ou de leur employeur. Rappelons que ces pressions souvent odieuses sur des femmes qui voudraient garder leur enfant ont été dépénalisés par Martine Aubry en 1999 ! Plus que la liberté des femmes, l’avortement exprime bien souvent la lâcheté des hommes.
Nous ne reviendrons pas sur les arguments plus classiques : en démocratie normale, la liberté des Assemblées ne saurait être bridée à l’avance par un verrou constitutionnel. Le sait-on ? Ce refus de brider les Assemblées était jadis défendu par la gauche.
N’oublions pas que l’initiative de la constitutionalisation n’est que l’effet d’un intense lobbying international qui veut , dans une vague suicidaire qui touche la planète , que le monde entier suive. Ce lobby attend avec impatience de cocher la case France.
Raison suffisante pour que les décideurs ultimes, les parlementaires, « sages » par excellence, ne cèdent pas au vent dominant. Loin de les déconsidérer, cette résistance montrera que , résistants aux emportements, ils continuent de jouer un rôle irremplaçable de « garde-fous » .
Le mois de saint Joseph
L’abbé Billot (IBP) nous demande de transmettre ce message:
L’échec de la réforme liturgique
En publiant le 16 juillet 2021 le motu proprio Traditionis custodes, le pape a rendu la question liturgique d’actualité. Écrivain et essayiste, Cyril Farret d’Astiès un imposant ouvrage de réflexions liturgiques intitulé La Joie de Dieu.
Ces pages sont destinées à toute personne de bonne volonté, à tous ceux que préoccupent le culte rendu à Dieu et la vertu de religion. L’auteur présente à l’appui de quelques réflexions ce que l’Église enseigne depuis des siècles.
En tentant cet éclairage, Cyril Farret d’Astiès ne cherche pas à comparer des attitudes mais à montrer les failles structurelles de la nouvelle liturgie, à partir des textes qui ont édicté sa mise en place et non à partir de ce que l’on appelle communément des abus liturgiques (mais le flou de cette nouvelle liturgie, les permissions accordées et la très grande liberté laissée à l’ordinaire du lieu légalisent en quelque sorte ces abus, comme le montrent les deux exemples de la communion dans la main et de l’entrée des filles au service de messe).
L’auteur demande pourquoi cette nouvelle messe a été instituée et interroge le lecteur : le but a-t-il été atteint ? Sacrosanctum Concilium, la Constitution conciliaire sur la sainte liturgie, demandait à réviser les rites afin de
leur [rendre] une nouvelle vigueur en accord avec les circonstances et les nécessités d’aujourd’hui.
Cette révision doit permettre au peuple chrétien, “autant qu’il est possible“, de facilement saisir “les rites de telle façon qu’ils expriment avec plus de clarté les réalités saintes qu’ils signifient”. “Ils seront adaptés à la capacité de compréhension des fidèles“. Quand on voit la perte du sens dans la présence réelle ou dans les fins dernières, on ne peut pas dire que ce soit une réussite. Enfin, au paragraphe 49, la Constitution souligne que l’ordinaire de la messe sera révisé
afin que le sacrifice de la messe, même par sa forme rituelle, obtienne une pleine efficacité pastorale
Au vu de la crise de la pratique, l’auteur demande si cette efficacité pastorale a été atteinte. Manifestement non. C’est pourquoi, 50 ans après la réforme liturgique et alors que les fidèles de la messe traditionnelle sont persécutés, il est temps que l’Eglise fasse un bilan honnête et dépassionné de cette réforme, menée au nom de l’efficacité pastorale avancée par le Concile. Pour l’auteur, la messe est dite :
Cette réforme est un vaste et monumental échec.
Et la multiplication des textes de Rome depuis 50 ans visant à corriger les abus, le dernier date d’il y a quelques semaines, semblent impuissants. L’auteur s’attache par ailleurs à faire découvrir la grandeur d’une pratique antique et vénérable capable de nous ouvrir au mystère, transmettre notre foi, et plus encore, rendre à Dieu un culte qui soit pleinement digne de Lui. Ce qui nous éloigne de la participation “active” voulue et martelée dans le nouveau rite. Face à cet activisme souvent malsain, l’auteur dresse l’éloge de la messe basse :
la messe basse nous montre admirablement que Notre-Seigneur s’est incarné, a souffert, est mort pour chacun de nous, pour nous élever, avec lui, par sa Résurrection, vers des rivages après lesquels nous soupirons dans nos vallées de larmes démocratiques et climatisées. La messe basse c’est le génie du catholicisme parce qu’elle ne veut rien d’autre que Dieu, tout y est pour Dieu, elle se fiche bien d’une assistance, elle ne veut rien nous dire, elle n’explique pas, elle prie. Pas de sermon, pas un gramme de profane, Dieu seul. C’est le génie du christianisme parce que c’est la victoire de ce qui est petit et invisible. C’est la toute-puissance de ce qui semble négligeable.
Impossible de faire carrière dans le secteur universitaire de la Révolution française sans se faire adouber par la Société des Études robespierristes
Haut fonctionnaire aux Affaires étrangères, juriste spécialiste de droit pénal international, Jacques Villemain poursuit ses recherches avec un nouvel ouvrage en deux volumes, Histoire politique des colonnes infernales. Avant et après le 9 Thermidor, et Papiers et Rapports. Extrait d’un entretien donné dans L’Homme Nouveau :
[…] Le fonctionnement est simple… sur le papier : sur ses 40 régiments « opérationnels » (un régiment c’est environ 1 000 hommes), Turreau doit en utiliser plus de la moitié à « boucler » le territoire insurgé par un système de garnisons. Il lui reste environ 12 000 hommes qu’il va répartir en 12 colonnes d’environ 1 000 hommes chacune (schématiquement, car il y a des colonnes de 800 et d’autres de 1 200 hommes). Ces colonnes se placent sur une ligne nord-sud de 80 kilomètres environ à partir des Ponts-de-Cé, approximativement, et se mettent en devoir de ratisser la région en avançant par un mouvement est-ouest, chacune massacrant « tout ce qui se trouvera sur son passage » (ordre de Turreau au général Moulin), jusqu’à arriver à la côte atlantique où le général Haxo, avec 8 000 hommes, les attend pour massacrer ce qui aurait échappé à ce « râteau ». Le modus operandi est bien celui d’un massacre aussi complet que possible de la population, donc un génocide. L’objectif avoué est de « dépeupler la Vendée » (3) en vue de la repeupler ensuite : une famille de cultivateurs sera invitée dans chaque canton du reste de la France à venir s’installer en Vendée, voire les cultivateurs sans terre mais reconnus bons citoyens, afin d’obtenir enfin une « Vendée républicaine » ; on leur donnera les terres des Vendéens que l’on aura exterminés. On vote même pour cela une loi spéciale (loi du 18 brumaire an II/8 novembre 1793).
Le bilan n’est pas facile à faire. D’un côté Jacques Hussenet (4), à partir d’une étude démographique globale, arrive à la conclusion qu’au total 170 000 Vendéens, essentiellement femmes, enfants et vieillards, ont péri. Un décompte effectué à partir des « rapports » d’activité des généraux commandant les colonnes infernales donnerait 19 000 morts, mais 40 % des généraux ne fournissent aucun rapport chiffré du bilan de leurs combats et même ceux qui en fournissent ne le font pas systématiquement : au total seuls 15 % des rapports comportent de tels éléments chiffrés. Il n’est donc que raisonnable de penser que cette expédition a fait dans les 40 000 victimes, chiffre retenu par plusieurs historiens. En outre, il est difficile d’estimer à moins du quart du total des 170 000 victimes du bilan global celui de cet épisode qui est, avec la « Virée de Galerne », le plus meurtrier de la guerre de Vendée. Pour autant les « colonnes infernales » sont un échec. Une ligne de 12 000 hommes ne peut pas ratisser efficacement sur une ligne de 20 lieues (80 kilomètres), et surtout pas dans un pays de bocage, coupé de haies et de chemins creux, où la visibilité ne dépasse pas 100 mètres et est souvent inférieure à 50 mètres. En outre, il faut ratisser en « double rideau » car un groupe de combattants pourrait percer la première ligne, il faut une deuxième ligne pour venir à son soutien ou bloquer la percée. Le « peigne » a les dents trop larges : en pratique il ne peut accrocher que les « nœuds », si je puis prendre cette métaphore capillaire, c’est-à-dire les villages. L’expédition des colonnes infernales se ramène ainsi à une liste de villages dont on massacre les populations (les Lucs-sur-Boulogne, Saint-Mesmin, La Gaubretière, etc.). Les combattants, eux, savent se faufiler entre les colonnes, voire les prendre à revers comme s’en plaint Turreau qui avait annoncé d’abord à Carnot qu’il en aurait fini en huit à dix jours et qui, après quatre mois, n’a toujours pas atteint son objectif : le Comité de salut public, qui a besoin de troupes aux frontières, met alors fin à son opération et lui retire son commandement. […]
Comment expliquez-vous que l’Université française et nos politiques continuent à nier le génocide vendéen ?
C’est le dernier pan de ma démonstration. Dès la chute de Robespierre, les conventionnels, qui lui ont pourtant renouvelé ses pouvoirs mois après mois pendant un an (juillet 1793- juillet 1794), essaient de se désolidariser des crimes commis en Vendée et que l’on ne peut plus dissimuler, la fin de la Terreur déliant les langues. Ce sera la dénonciation de Carrier par les Nantais qui lancera le mouvement : il a effectivement été impliqué dans le lancement de l’extermination générale et s’il a été rappelé à Paris en février 1794, cela n’a nullement été une sanction, il continue d’ailleurs à appuyer le plan de Turreau, notamment dans un discours fameux qu’il fait à la Convention dès son retour à Paris, le 21 février 1794, et que je reproduis dans mon deuxième volume. Carrier reste une figure de premier plan à la Convention jusqu’au 9 Thermidor : Robespierre, qui aurait pu l’éliminer en même temps que les hébertistes dont pourtant il avait été proche, s’en est bien abstenu. Il fera même de Carrier un des secrétaires de la Convention et, à ce titre, il défendra la « loi de Prairial » dite de « Grande Terreur », lors de sa seconde lecture. C’est d’ailleurs ce profil très en pointe qui le désignera à la fureur des thermidoriens car, même après le 9 Thermidor, si par prudence il renie Robespierre, il continue à défendre la politique de Terreur qu’il mit en œuvre avec l’énergie qu’on sait à Nantes. La Convention réécrit alors l’histoire du premier semestre 1794 par une série de « rapports » qui sont une véritable falsification des faits. Ces « rapports », qui forment la deuxième partie de mon second volume, maquillent les faits, qui sont niés quand c’est possible ou, dans le cas contraire, présentés comme le fait d’un zèle révolutionnaire peut-être excessif, mais que la « pureté des intentions révolutionnaires » doit justifier. On aboutit ainsi à une dizaine de lignes de défense dont les principales sont : 1) « ce n’est pas vrai » (négation pure et simple des faits) ; 2) « ce n’est pas grave » (il ne s’agissait de tuer que des contrerévolutionnaires) ; 3) « on ne savait rien » à Paris de ce qui se passait en Vendée ; 4) « c’est la faute des militaires » qui ont tout fait dans notre dos, etc. C’est ce même discours qui est repris et réadapté à la sensibilité actuelle par le secteur de l’Université française qui monopolise toute la recherche relative à la Révolution française. Impossible de faire carrière dans ce secteur universitaire sans se faire adouber par la Société des Études robespierristes dont sont issus depuis bientôt un siècle tous les titulaires de la chaire d’histoire de la Révolution française de la Sorbonne, qui est « chef de file » de la recherche historique sur cette période. Il s’agit de sauvegarder « l’espoir révolutionnaire », qui est au fond « l’histoire sainte », si j’ose dire, du communisme hier, du néogauchisme d’un Mélenchon aujourd’hui (Mélenchon qui ne cesse de défendre Robespierre). Cet objectif est lié à la réputation de la Révolution française qui est pourtant « malade de la Vendée », comme le disait l’historien Claude Langlois lors du bicentenaire de 1789. Il suffit de se rappeler les cris de bête blessée de tout ce petit monde lors de la sortie du film Vaincre ou Mourir l’an dernier, ou dès lors qu’il est question du Puy-du-Fou. Démontrer que la Révolution a aussi été une machine de crimes de masse est insupportable à tout le secteur de la gauche radicale qui ne rêve que de la rééditer, qui a cru que 1917 reprenait le flambeau de 1793 et qui, malgré l’échec de l’URSS, ne s’est pas guéri de cette passion politique : croire que la violence est « accoucheuse de l’histoire » (Marx), nécessaire à l’avènement de la société idéale.
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Pour commander le livre de Jacques Villemain:
Histoire politique des colonnes infernales – Avant et après le 9 Thermidor
“Hazbin Hotel”, la série télévisée qui réhabilite les démons
Un dessin animé (“pour adultes”) dans lequel les habitants de l’enfer sont victimes d’un ciel “maléfique” : une inversion diabolique. L’Association Internationale des Exorcistes dénonce les risques de cette normalisation du mal.
Réhabiliter les habitants de l’enfer pour les sauver de l’extermination ordonnée par le ciel : la nouvelle série télévisée américaine Hazbin Hotel joue sur ce renversement entre le bien et le mal. Disponible en italien, cette série animée montre une image presque apaisante de l’enfer sur fond de ciel maléfique et vengeur.
Hazbin Hotel s’inspire d’un problème de surpopulation en enfer (au grand dam de ceux qui pensent qu’il est vide) : il est résolu chaque année par des anges exterminateurs dirigés par Adam, également connu sous le nom d'”exorcistes” dans la série, avec des massacres périodiques. La protagoniste “Charlie” Stella del Mattino, fille de Lucifer et Lilith, les sauve du carnage céleste grâce à sa brillante idée de créer un lieu – l’hôtel Hazbin – où les démons et les damnés, qui ne seraient jamais acceptés au paradis, pourraient être réhabilités. Ils pourraient ainsi aller au paradis au lieu d’être anéantis. L’entreprise est menée avec sa “partenaire” Vaggie (un ancien ange exterminateur, répudié par le ciel parce que, émue de compassion pour un démon, elle avait refusé de le tuer) et Anthony “Angel” Dust, un démon androgyne et gay, star du porno et premier client de l’hôtel. À la fin, ce sont les anges qui sont renvoyés du paradis : l’inversion exacte de l’invocation par laquelle se termine la prière à saint Michel Archange : “Renvoyez en enfer Satan et les autres mauvais esprits qui errent dans le monde pour perdre les âmes”.
Une note de l’Association internationale des exorcistes (IEA) définit Hazbin Hotel comme
“une distorsion planifiée du récit biblique qui mystifie le message chrétien du salut et heurte la conscience du public, en particulier des enfants et des jeunes”.
Certes, il est “formellement interdit aux mineurs, mais accessible à tous (d’autant plus qu’il est animé et donc susceptible de plaire aux plus jeunes)”, présentant “un univers narratif faux et déviant sur le plan théologique, culturel et éducatif”.
Au passage, et au risque de se répéter, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi la seule religion constamment – et impunément – visée est toujours le christianisme.
Le principal problème mis en évidence par l’IEA est la “normalisation du mal” et la “sous-estimation de son danger réel” en dépeignant “les démons et les damnés de manière humoristique”. Ce faisant, ils sont rendus familiers, domestiqués, induisant chez le spectateur une attitude de sympathie à l’égard des habitants de l’enfer, voire des victimes de ce paradis “maléfique” qui les extermine sans pitié, alors qu’ils voudraient au fond se racheter, en “contradiction scandaleuse et flagrante avec l’enseignement catholique sur la confession, le repentir et la véritable conversion du cœur vers Dieu”. Voilà le malentendu “diabolique” (il faut bien le dire) inculqué par la série : la rédemption sans la conversion. Mieux, pire encore : sans vouloir la rédemption. Oubliant que même si, absurdement, le paradis s’ouvrait aux démons et aux damnés, ce sont ces derniers qui ne voudraient pas y entrer, en vertu d’un choix irrévocable pour le mal fait définitivement par eux-mêmes.
L’enfer, explique Saint Jean-Paul II, “est la situation dans laquelle se trouve définitivement celui qui rejette la miséricorde du Père jusqu’au dernier moment de sa vie”, en précisant que la “damnation” consiste précisément dans l’éloignement définitif de Dieu choisi librement par l’homme et confirmé par la mort qui scelle cette option pour toujours”(L’enfer comme rejet définitif de Dieu, 28 juillet 1999). Une réalité tragique que cette série télévisée vient au contraire “normaliser”, avec un risque supplémentaire, souligné par la note de l’IEA :
“Sa vision impitoyable des démons et de leur sort (qualifié d’injuste) peut favoriser une conception déformée du péché et encourager une normalisation de l’occultisme, augmentant le risque que des personnes, notamment des jeunes, s’approchent de pratiques magiques, cherchent à interagir avec des entités malignes au point d’adhérer à une vision sataniste de la réalité”.
Nicolás Gómez Davila a écrit que “la plus grande ruse du mal est de se déguiser en un dieu domestique et discret, familier et rassurant”. Rassurant au point de faire basculer la rédemption d’une lutte contre le mal à une lutte contre le bien, non pas avec la grâce de Dieu mais contre Lui. Facile à notre époque qui se moque des peurs “archaïques” du diable, mais qui manifeste une véritable phobie à l’égard du Christ.
« Entrez clandestinement à Mayotte, vous pourrez être logés en métropole dans un château du XVIIème siècle ! »
Visiblement, Gérald Darmanin a pour objectif de favoriser l’immigration à Mayotte.
Le château de Grignon, dont les meubles d’exception avaient été vendus pour une bouchée de pain (du mobilier datant de Louis XVI mis en vente à partir de 40€), a été réquisitionné pour loger des immigrés africains en provenance de Mayotte.
⚡️Exclu Livre Noir – 308 Africains sont en ce moment en train de prendre l’avion de #Mayotte vers Paris. Ici, une vidéo de leur enregistrement à l’aéroport. Coût de l’opération selon la préfecture : 300 000€. Depuis 3 semaines, 520 africains auront donc été envoyés en métropole. pic.twitter.com/m7eBuZ9j6w
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) February 26, 2024
Ils sont tous considérés comme réfugiés politiques… Ensuite, une partie d’entre eux ira rejoindre de la famille en région parisienne. La majorité restera avant d’être dirigée vers des solutions d’hébergement en province. Le grand remplacement se poursuit.
En 1991, Saint Jean-Paul II comparait l’avortement au génocide nazi
Et déjà les médias se scandalisaient :
1991, lorsque Saint Jean-Paul II comparait l’avortement au génocide nazi. #AVORTEMENT #IVG #CNEWS #NAZIS pic.twitter.com/fsydzpg9W3
— Napo (@CathoFr) February 26, 2024
Rendre l’avortement non seulement illégal, mais impensable
Invité à parler lors de la convention américaine des conservateurs, le CPAC, Mgr Strickland, ancien évêque de Tyler, au Texas, a défendu le caractère sacré de la vie et a fait l’éloge de la récente décision de justice en Alabama reconnaissant la dignité de la vie humaine sous sa forme embryonnaire, tout en rappelant au public que l’humilité et la foi peuvent transformer l’Amérique en “une nation sous Dieu”.
“Nous devons vraiment prier et réfléchir à ce que cela signifie, et revenir à ces valeurs”. “Parce que trop de gens, en particulier dans le monde politique, encouragent une approche athée pour diriger cette nation. Cela ne durera jamais. Cela ne prospérera jamais”.
Mgr Strickland a insisté sur le fait que la première étape pour ramener l’Amérique à la place qui lui revient sous l’égide de Dieu est “l’humilité”.
“Pensez à notre nation, à notre époque, à notre culture… l’humilité n’est pas populaire, (mais) l’humilité est la grandeur de Jésus-Christ”.
Mgr Strickland a rappelé que le Christ, tout en étant pleinement Dieu, était si parfaitement humble qu’il a choisi de devenir homme en partant de la plus petite des vies humaines, un embryon dans le ventre de la Vierge Marie.
On dit que l’Amérique souffre d’intolérance – ce n’est pas le cas. Elle souffre de tolérance. Tolérance du bien et du mal, de la vérité et de l’erreur, de la vertu et du mal, du Christ et du chaos. Notre pays n’est pas tant envahi par les bigots que par les personnes à l’esprit large.
“Je voudrais ajouter quelque chose de personnel à cela”. “Je suis ici aujourd’hui à ce dîner en tant que témoin de la vérité… témoin de la vérité du Christ. Et je suis reconnaissant à ceux d’entre vous qui sont assis ici aujourd’hui et qui sont également des témoins de la vérité.”
“Mais permettez-moi de vous mettre en garde”. “Lorsque vous vous présentez comme le défenseur de la vérité, il est facile de se féliciter et de penser que nous sommes arrivés. Et il est facile de penser qu’il n’y a pas de mal à rogner sur les coûts, à être un peu malhonnête ou à attaquer injustement les gens si cela sert vos objectifs. Mais prenez garde et souvenez-vous de ce que le Seigneur a dit aux dirigeants, à l’élite, en son temps : “Foyer de vipères, comment votre discours peut-il être bon alors que vous êtes mauvais ? Car les paroles jaillissent de ce qui remplit le cœur”.
“C’est pourquoi, en allant de l’avant et en menant cette bataille, nous devons veiller à ne pas adopter l’attitude selon laquelle le Seigneur ne tiendra pas compte de nos transgressions parce que, après tout, regardez ce que nous sommes en train d’accomplir. Nous devons comprendre qu’au contraire, nous serons tenus à des normes de conduite plus élevées parce que – à qui l’on donne beaucoup, on demande beaucoup”.
Soulignant la nécessité de débarrasser l’Amérique de ses péchés, M. Strickland a ensuite cité Mère Teresa et sa critique de l’Amérique :
L’Amérique n’a pas besoin de moi pour voir comment votre décision dans l’affaire Roe v. Wade a déformé une grande nation. Le soi-disant droit à l’avortement a dressé les mères contre leurs enfants et les femmes contre les hommes. Il a semé la violence et la discorde au cœur des relations humaines les plus intimes. Il a aggravé la dépréciation du rôle du père dans une société de plus en plus privée de père. Elle a présenté le plus beau des cadeaux – un enfant – comme un concurrent, une intrusion et un inconvénient. Elle a nominalement accordé aux mères une domination sans entrave sur les vies indépendantes de leurs fils et filles physiquement dépendants. Et, en accordant ce pouvoir déraisonnable, elle a exposé de nombreuses femmes aux exigences injustes et égoïstes de leur mari ou d’autres partenaires sexuels. Les droits de l’homme ne sont pas un privilège conféré par le gouvernement. Ils sont dus à chaque être humain en vertu de son humanité. Le droit à la vie ne dépend pas, et ne doit pas être déclaré comme dépendant, du plaisir de quelqu’un d’autre, pas même d’un parent ou d’un souverain.
Le renversement de l’arrêt Roe v. Wade par la Cour suprême a été un jour merveilleux, mais nous sommes encore loin d’avoir éradiqué l’assassinat de nos enfants. Ne vous y trompez pas, chacun d’entre nous a encore du sang d’enfants sur les mains, car nous pouvons toujours faire plus pour rendre l’avortement non seulement illégal, mais impensable.
M. Strickland a ensuite abordé une question encore plus récente, celle de la fécondation in vitro (FIV). Il a salué la condamnation de cette pratique par l’Église catholique et a expliqué pourquoi l’opposition à cette procédure fait partie intégrante de l’éthique pro-vie. Il a exhorté les participants à se familiariser avec toutes les questions qui s’opposent à la vie, y compris celle de la FIV qui, comme l’avortement, met fin à la vie par la création et la destruction artificielles d’embryons humains.
L’émission En Quête d’esprit clouée au pilori par les militants de l’avortement
La rediffusion de l’émission du dimanche de CNews, animée par Aymeric Pourbaix, n’est pas disponible (mais on peut la retrouver sur Europe 1). En cause, l’infographie présentée lors de cette émission consacrée à l’avortement, première cause de mortalité dans le monde.
Bienvenue dans “En quête d’esprit” sur @CNEWS. Sujet du jour : IVG et droit à l’avortement. Heureusement, l’émission “laisse de côté le débat politique et partisan” : ça devient une heure d’antenne de propagande anti-IVG. Extraits choisis ⬇️ pic.twitter.com/3wWn2xHcPb
— Edouard Richard (@edouardrichard_) February 26, 2024
🎙️ Avortement : Qui sommes nous pour décider qui doit vivre ? 🤔
✅ La France est championne d’Europe de l’avortement devant l’Italie et l’Allemagne
🔥 La France est championne du monde des avortements avec 96% de fœtus trisomiques tués
Assumer les pro avortements ! pic.twitter.com/5yaBGInskA
— Vox Arabia🎙️ (@futurist_x75016) February 25, 2024
La pression est telle, avec plainte auprès de l’Arcom, que Laurence Ferrari a dû présenter des excuses au nom de la chaîne. L’avortement est la vache sacrée de la République sanguinaire, qui réclame toujours plus de sacrifices humains.
Laurence Ferrari a pris la parole. CNEWS regrette la diffusion de l’infographie intitulée «Les causes de la mortalité dans le monde» dans l’émission «En quête d’esprit» diffusée le 25 février et présente ses excuses à toutes les personnes que cette infographie aurait pu heurter pic.twitter.com/E9MupEEkzt
— CNEWS (@CNEWS) February 26, 2024
Avec la constitutionnalisation de l’avortement, ils veulent en effet faire taire toute opposition :
🔴⚡️ Répugnant.
Hier en direct, CNEWS qualifie l’avortement de « 1ère cause de mortalité dans le monde » devant le cancer.
Il faut garantir ce droit dans la Constitution et sanctionner CNEWS !pic.twitter.com/TkPr2uumg1
— Groupe parlementaire La France Insoumise – NUPES (@FiAssemblee) February 26, 2024



