Reconnaissance: une association catholique ou un lobby LGBT?
Mgr Jean Mbarga et les défis de la famille
L’archevêque métropolitain de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, s’est adressé aux participants de la rencontre nationale de l’Association Chrétienne des Foyers, soulignant les défis auxquels la famille est confrontée aujourd’hui. Il a invité les femmes et les hommes présents à considérer la famille comme une école auprès de Dieu, soulignant que cette institution est le fondement et le moteur de la famille.
Mgr Mbarga a souligné plusieurs crises auxquelles fait face la famille, notamment la fréquence des divorces, la perte d’harmonie et le refroidissement de l’amour au sein des foyers. Il a également évoqué la question de l’éducation et de la scolarisation des jeunes, la crise de l’emploi des jeunes formés, l’intégration professionnelle des jeunes, la délinquance chez les jeunes ainsi que les tensions ethniques liées au tribalisme et à l’ethnocentrisme.
Pour faire face à ces défis, Mgr Mbarga a recommandé aux couples de s’engager dans la prière en famille et de vivre et présenter au monde les valeurs chrétiennes de la famille. Il a souligné que les problèmes font partie intégrante de la vie de couple, mais que l’idéal d’un mariage heureux réside dans la tolérance et le respect mutuel.
En conclusion, Mgr Mbarga a rappelé aux couples que l’amour conjugal est inséparable de la prière, car l’amour vient de Dieu. Il les a également avertis des pièges du diable, les encourageant à prier ensemble pour être protégés contre les assauts permanents.
Port du hijab au foot ? « Certaines n’avaient jamais joué au foot »
Charlotte d’Ornellas a enquêté sur les origines, influences et financements des “hijabeuses”. Et qu’a-t-elle découvert ? Que certaines ne sont pas joueuses de football et qu’elles sont financées par Soros, via l’Open Society pour militer en faveur de l’islamisme :
« Certaines n'avaient jamais joué au foot », Charlotte d'Ornellas a enquêté sur les origines, influences et financements des " hijabeuses " (États-Unis, UE, Open Society de George Soros) pic.twitter.com/QmiGiqMT05
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 27, 2023
9 jours pour découvrir la vie des saints Louis et Zélie Martin
Hozana lance une neuvaine qui commence le 4 juillet (pour se terminer le 12, jour de leur fête) :
Les parents de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face ont mené une vie toute simple qui est devenue incroyable parce que la sainteté cachée et l’amour de Dieu qui l’imprégnaient ont porté et continuent à porter beaucoup de fruits !
Louis Martin est né en 1823, Zélie Guérin en 1831. Il est horloger, elle est dentellière. Ils se marient à Alençon le 12 juillet 1858. Les épreuves ne leur manquent pas : décès de quatre enfants en bas âge, problèmes professionnels, souci avec leur fille Léonie en échec scolaire, maladie… Mais ils vivent tout cela dans la confiance en Dieu, dans la foi, dans l’espérance.
En marchant dans leurs traces, nous découvrirons que notre vie aussi peut être incroyable, extraordinaire sous le regard de Dieu !
« Je n’avais qu’à le regarder pour savoir comment prient les saints. » (Saint Thérèse au Lisieux au sujet de son père Louis)
En priant cette neuvaine, demandons à saints Louis et Zélie Martin de nous aider à déposer tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes dans les mains de Dieu, notre Père tout-aimant : notre famille, ceux qui nous sont chers, notre travail, nos relations, et aussi notre vie de prière, nos efforts, nos découragements. Qu’ils fassent grandir en nous la confiance en Dieu. Qu’ils nous invitent à nous tourner sans cesse, dans les joies comme dans les épreuves, vers le Cœur Sacré de Jésus, vers le Cœur Immaculé de Marie, pour y trouver bonheur et consolation.
Chaque jour, vous recevrez :
- un extrait de la vie de saints Louis et Zélie Martin (une version à écouter et une version à lire)
- un conseil en lien avec le thème évoqué
- une prière en lien avec le thème évoqué
Le programme des 9 jours :
- Jour 1 : Le désir d’être tout à Dieu
- Jour 2 : Un mariage dans la nuit
- Jour 3 : « J’aime les enfants à la folie »
- Jour 4 : Les quatre petits anges
- Jour 5 : Une éducation ferme et joyeuse
- Jour 6 : Maladie et mort de Zélie
- Jour 7 : Une nouvelle vie aux Buissonnets
- Jour 8 : Maladie et mort de Louis
- Jour 9 : Quelle grâce pour nous aujourd’hui ?
Ne pas craindre les persécutions, mais craindre de gâcher sa vie
Dans son message lors de l’Angélus du dimanche, le pape François a appelé les fidèles à ne pas avoir peur des persécutions pour leur foi, mais plutôt de craindre de gâcher leur vie en poursuivant des choses insignifiantes:
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus répète trois fois à ses disciples : « Ne craignez pas » (Mt 10,26 ; 28 ; 31) : « Soyez sans crainte » (Mt 10,26.28.31). Peu de temps auparavant, il leur avait parlé des persécutions qu’ils devraient subir pour l’Évangile, un fait qui est toujours d’actualité. […] Jésus, cependant, dit de ne pas avoir peur, non pas parce que tout ira bien dans le monde, non, mais parce que nous sommes précieux pour son Père et que rien de ce qui est bon ne sera perdu. Il nous dit donc de ne pas laisser la peur nous bloquer, mais plutôt de craindre une autre chose, une seule. Quelle est la chose que Jésus nous dit de craindre ?
[…] La vraie peur que nous devons avoir, c’est celle de jeter notre propre vie. Jésus dit : « Oui, craignez cela ». C’est comme s’il disait : tu n’as pas tant besoin d’avoir peur de souffrir de l’incompréhension et de la critique, de perdre du prestige et des avantages économiques pour rester fidèle à l’Évangile, non, mais de gâcher ton existence à la poursuite de choses insignifiantes qui ne donnent pas de sens à la vie.
Hausse de la consommation de drogues
Une étude récente publiée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) révèle une augmentation de 23% du nombre de consommateurs de drogues dans le monde en 2021 par rapport à la décennie précédente.
Hapsatou Sy accusée d’escroquerie au Sénégal
Hapsatou Sy voulait mettre en lumière les talents du continent africain. C’est plutôt raté :
Un collectif de victimes de l’événement Africa Mith a été créé afin de faire la lumière sur le fiasco de cette manifestation organisée par Madame Hapsatou Sy. Les fournisseurs, partenaires et participants à l’événement sont nombreux à avoir été floués par cette organisation qui devait durer 11 jours, du 27 mai au 6 juin au CICAD de Diamniadio et qui, finalement, a à peine duré deux jours. Le collectif reproche notamment à l’organisatrice d’avoir utilisé des noms de hauts dignitaires de l’État sénégalais, ainsi que de personnalités influentes et respectées, pour appâter les exposants, conférenciers et visiteurs à sa manifestation. [source]
Depuis, Mme Habsatou Sy est restée introuvable. Selon plusieurs sources, elle est rentrée en France pour dérouler ses activités après avoir empoché l’argent qu’elle avait gagné au nom des personnalités dont elle s’était servie, sans dire au revoir à ses anciens partenaires, clients et exposants très déçus d’elle. [source]
Espérons que les Sénégalais ne considèrent pas cela comme une insulte à l’Histoire du Sénégal…
Relations tumultueuses entre la France et l’Afrique : les propos sévères d’une entrepreneuse ivoirienne mettent en lumière les tensions persistantes
Une entrepreneuse ivoirienne, cité par Factuel, critique fortement les relations contemporaines entre la France et l’Afrique – et relève que le soutien de la France au lobby LGBT accélère sa perte d’influence sur le continent africain. Elle souligne le mécontentement de certains Africains francophiles vis-à-vis de ces relations, dans le contexte de la nomination de Jean-Marc Berthon comme “ambassadeur pour les droits des personnes LGBT+” par Emmanuel Macron – qui avait annoncé sa visite au Cameroun, pays où l’homosexualité est illégale.
La participation de M. Berthon à une conférence-débat sur les questions de genre et d’identité sexuelle à l’institut culturel français de Yaoundé n’a fait qu’empirer les choses.
Grand seigneur, Macron accepte que les collégiens dorment chez eux…
Nouvelle poussée de jacobinisme d’Emmanuel Macron, qui a déclaré lors de sa visite à Marseille, que les collèges des zones d’éducation prioritaire accueilleront plus longtemps les élèves, de 8h à 18h. La maternelle sera accessible dès l’âge de deux ans.
Cette initiative aura ensuite vocation à être généralisée à tous les quartiers dits sensibles en France, ce qui risque de faire beaucoup de monde, comme il y a de moins en moins de zones protégées. Selon Macron, “l’inégalité scolaire se crée dans ces temps où l’enfant a été renvoyé chez lui“.
Sinon on peut aussi supprimer la famille… La chose est en cours.
Emmanuel Macron a aussi évoqué l’idée d’avoir «moins d’élèves par classe en moyenne section en maternelle» dans ces quartiers-là. A défaut de rétablir la liberté scolaire…
La fine fleur de la gauche contre Geoffroy Lejeune
Entre l’ex femme de DSK , le professeur Delfraissy ( qui a trompé l’opinion sur le #Covid) , Martin Hirsch qui a désorganisé l’#APHP et le chef de village Noah : que du beau monde pour s’opposer à l’arrivée de @GeoffroyLejeune au #JDD ! pic.twitter.com/Q4Sh8OxzUv
— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) June 27, 2023
650 figures du monde politique, économique, social, culturel, associatif ou sportif mais pas un seul ouvrier, artisan, petit commerçant, agriculteur…
Bon résumé de la gauche.https://t.co/zxdlaJPvdE— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 27, 2023
Il font carrément du catho-conservateur Geoffroy Lejeune un quasi-nazi…
Sérieusement… pic.twitter.com/DP5Xz6a5JT— Pierre Sautarel (@FrDesouche) June 27, 2023
L’ISSCR et la recherche sur les cellules souches
La Société internationale pour la recherche sur les cellules souches (ISSCR) a publié un communiqué pour soutenir la recherche sur les modèles d’embryons dérivés de cellules souches pluripotentes humaines (indépendamment de toute réflexion éthique!).
L’ISSCR tente de rassurer en affirmant que ses directives interdisent le transfert de ces modèles d’embryons dans l’utérus d’un être humain ou d’un animal. Cependant, l’organisation a déjà fait évoluer ses lignes directrices en recommandant d’allonger la durée de culture des embryons humains au-delà de 14 jours. L’ISSCR n’a toutefois pas proposé de nouvelle limite.
La stagnation du taux de mortalité infantile en France inquiète
En France, le taux de mortalité infantile est historiquement bas mais a cessé de baisser depuis une quinzaine d’années, selon les données de l’Insee. Sur les 742 000 enfants nés vivants en 2021, 2 700 sont décédés avant leur premier anniversaire, ce qui représente un taux de 3,7 décès pour 1 000 naissances vivantes. Ce taux est resté relativement stable, oscillant entre 3,5 ‰ et 3,9 ‰ depuis 2005.
La moitié des décès survenus avant un an ont eu lieu moins d’une semaine après la naissance, tandis que le quart restant était réparti entre 7 et 27 jours et après 27 jours. Comparée à la moyenne de l’Union européenne, la France présente un taux de mortalité infantile supérieur depuis 2015. En effet, bien que ce taux continue de diminuer en moyenne en Europe, la baisse en France est parmi les plus faibles du continent, avec seulement 20% de réduction ces deux dernières décennies. La France, qui était classée en troisième position entre 1996 et 2000, a chuté à la 20e place. Cette situation pourrait devenir une priorité en matière de santé publique à l’avenir.
Les évêques canadiens et la liberté religieuse
La Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques du Canada (CECC) a récemment publié une lettre pastorale mettant en avant l’importance de la liberté de religion dans la société canadienne. Dans cette lettre, les évêques rappellent que la liberté de religion, ainsi que la liberté de conscience, sont des droits fondamentaux qui permettent à chaque individu de vivre pleinement et d’exprimer sa foi.
Les évêques soulignent que la liberté de religion ne doit pas être sacrifiée au nom d’autres libertés, telles que la liberté d’expression ou d’association. Ils considèrent que l’idée d’affaiblir la défense de la liberté religieuse est une amnésie collective, un oubli de notre véritable dignité en tant qu’êtres humains.
Selon la CECC, l’État canadien a l’obligation de défendre les libertés fondamentales de chacun, mais ces droits sont régulièrement violés. Les évêques dénoncent une laïcité “fermée” qui refuse d’accommoder les différentes croyances et limite la manifestation publique de celles-ci. Ils s’inquiètent notamment de la fermeture d’écoles et d’hôpitaux catholiques.
Les évêques soulignent également que, dans une démocratie pluraliste, il est essentiel de reconnaître le droit de défendre des positions théologiques et morales, même si elles vont à l’encontre des normes prédominantes de notre époque. Chacun doit pouvoir exprimer ses convictions de manière authentique et sans violence. La CECC met en garde contre le fait que, sans une solide liberté de religion, les autres libertés fondamentales sont également remises en question.
Les catholiques cambodgiens rendent hommage aux martyrs morts sous Pol Pot
Le 17 juin dans le district de Tang Kork, dans la province de Kampong Thom (à environ 100 km de Phnom Penh, la capitale), plus de 3 000 catholiques cambodgiens, dont plusieurs évêques et de nombreux prêtres, ont célébré une messe en commémoration des membres du clergé, des religieux et des laïcs morts en martyrs sous le régime de Pol Pot, durant les années 1970.
« Le témoignage des martyrs nous guide sur le chemin », a confié Mgr Olivier Schmitthaeusler (MEP), vicaire apostolique de Phnom Penh.
En 2015, l’Église locale a ouvert la phase diocésaine du processus de béatification de Mgr Joseph Chhmar Salas et de 34 autres martyrs tués sous le régime Khmer Rouge. Mgr Salas et les autres martyrs ont été tués entre 1970 et 1977 durant les persécutions lancées par les Khmers Rouges de Pol Pot contre l’Église catholique.
Les pratiques religieuses ont été suspendues durant le régime de Pol Pot, qui a causé un génocide qui a fait environ 2 millions de morts au Cambodge entre 1975 et 1979, dans sa volonté de détruire tous ceux qui étaient considérés comme des traîtres et des antirévolutionnaires. Ainsi, les Khmers Rouges ont assassiné des laïcs, des catéchistes et des missionnaires cambodgiens, vietnamiens et français, y compris des membres des MEP (Missions Étrangères de Paris).
En s’adressant à l’assemblée, Mgr Schmitthaeusler a souligné combien la situation s’est améliorée depuis la fin des atrocités des Khmers Rouges.
« Aujourd’hui, les choses sont très différentes, l’Église est nouvelle, il y a environ 23 000 croyants et plusieurs communautés qui sont très jeunes, majoritairement fondées par des gens qui ont rejoint la foi chrétienne seulement récemment ». « Le Seigneur nous accompagne, et nous regardons toujours l’avenir avec espoir ».
Les évêques congolais pour la famille
Les évêques congolais ont publié une nouvelle lettre pastorale intitulée “Eucharistie et Famille”.
Les évêques, s’appuyant sur la culture africaine et fidèles à la foi catholique, ont lancé un appel vibrant aux fidèles pour qu’ils “résistent aux idéologies étrangères cherchant à déformer la splendeur et la beauté de l’institution du mariage et de la famille”. Ils ont encouragé les familles chrétiennes à se modeler sur l’Eucharistie, à se nourrir d’elle, à y puiser toutes les énergies dont elles ont besoin et à se laisser transformer par elle.
Les fondations allemandes contre la filière nucléaire française
Un rapport récent de l’École de guerre économique met en lumière le rôle des fondations politiques allemandes dans le démantèlement de la filière nucléaire française. Ces fondations, telles que Rosa Luxemburg et Heinrich Böll, exercent une influence délibérée en rédigeant des documents à caractère antinucléaire, en orientant les élites par le biais de formations et de rencontres avec des responsables politiques étrangers, et en nouant des alliances avec certaines ONG et partis écologistes.
Ces actions d’influence s’appuient sur des moyens financiers considérables. La dotation des fondations politiques par le Bundestag, le parlement allemand, ne cesse d’augmenter, atteignant 690 millions d’euros pour l’année 2023. Selon l’auteur du rapport, Christian Harbulot, l’Allemagne fait tout en son pouvoir pour empêcher l’industrie nucléaire française de bénéficier d’une énergie bon marché, qui constituerait un avantage compétitif important.
Ces révélations font écho aux propos de l’ancien PDG d’EDF, Henri Proglio, qui déclarait que l’Allemagne avait pour obsession de démanteler EDF depuis plus de trente ans. Un dossier de L’Express mettait également en évidence les efforts déployés par l’Allemagne au niveau européen pour exclure le nucléaire de tout mécanisme de soutien financier.
Face à cette situation, le rapport recommande la création d’une mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives des fondations politiques étrangères. Cet organisme, inspiré du modèle de la Miviludes qui lutte contre les dérives sectaires, permettrait de sensibiliser le grand public et de limiter l’impact des actions menées contre la France. Cette publication incite à se montrer moins naïfs et à adopter une position plus ferme vis-à-vis du nucléaire, une orientation que la France semble déjà prendre depuis quelques mois.
Le évangéliques de France s’inquiètent pour la liberté religieuse
Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a fait part de ses réserves concernant le rapport de l’Unité Orientation sexuelle et Identité de genre du Conseil de l’Europe (SOGI). Le rapport, présenté officiellement le 21 juin, soulève des inquiétudes quant à la limitation de la liberté de pensée, de conscience et de religion, ainsi qu’à des interprétations erronées.
L’Alliance évangélique européenne et l’Alliance évangélique mondiale partagent les inquiétudes exprimées par le CNEF. Le rapport indique notamment que le droit de manifester sa religion ou ses convictions, bien qu’étant un droit fondamental, peut être limité par les États dans certaines circonstances. Il souligne également que les personnes LGBT sont souvent marginalisées, stigmatisées et exclues des communautés religieuses et croyantes en raison de leur orientation sexuelle, et que les États ont le devoir de les protéger contre la “violence” et les “pratiques préjudiciables” de la part des communautés religieuses.
Les instances évangéliques craignent que cela ne porte atteinte au principe de la liberté d’organisation des cultes et à l’autonomie des organisations religieuses, en particulier en ce qui concerne le choix du personnel, l’exercice de l’objection de conscience et la liberté d’éducation. Elles mettent en garde contre une ingérence de l’État dans l’autonomie doctrinale des religions, notamment en ce qui concerne la notion de péché.
Le rapport n’a pas de valeur juridique contraignante pour les États membres, mais peut être adopté comme ligne directrice par le Conseil de l’Europe. Le CNEF a eu l’occasion de faire part de ses préoccupations à l’auteur du rapport, ainsi qu’au conseiller pour les Affaires religieuses du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères en France.
Le DVD “Mourir n’est pas tuer” enfin disponible
Vous avez été nombreux à vous mobiliser pour faire connaître le documentaire sur la fin de vie réalisé par Bertrand de la Villardière (avec l’aide de la Fondation Lejeune), “Mourir n’est pas tuer”.
Le DVD est désormais disponible au prix de 15 euros (port compris). Commandez-le vite. Non seulement pour vous, mais aussi pour le faire connaître (et, notamment, l’offrir aux élus pour qu’ils votent en connaissant un peu le dossier!).
Libération et l’estrème drouate : une série politico-humoristique
Les articles se suivent et se ressemblent…
Après l’Autriche :
“En Autriche, l’extrême droite fait descendre des milliers de personnes dans la rue contre le confinement”
Après l’Italie :
“Extrême droite en Italie: un séisme européen”
Après la Suède :
“Législatives en Suède: la menace d’une extrême droite en plein essor pèse sur les urnes “
Après le Danemark :
“Au Danemark, la victoire des idées de l’extrême droite”
Après l’Espagne :
“En Espagne, l’extrême droite s’installe après les municipales”
C’est au tour de l’Allemagne :
En Allemagne, la minuscule victoire des identitaires de l’AfD en Thuringe fait trembler la classe politique
Visiblement ça tremble jusqu’à la rue de Choisy dans le 13e arrondissement parisien…
Les députés qui votent en faveur de l’avortement « commettent un péché grave et ne peuvent donc pas recevoir la Sainte Communion »
C’est ce qu’a déclaré le président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanisław Gądecki, archevêque de Poznań, après que les principaux partis d’opposition polonais – dont la plupart des dirigeants sont des catholiques pratiquants – ont exprimé leur soutien à la levée de l’interdiction quasi-totale de l’avortement.
« La vie humaine est sacrée et inviolable dans toutes ses dimensions et conditions ».
Ce « droit à la vie est aujourd’hui plus souvent menacé par des intérêts économiques ».
« Une loi qui viole le droit naturel à la vie d’un enfant est injuste ». « Tout député qui vote contre la vie commet un péché grave et ne peut donc pas recevoir la Sainte Communion. »
En 2020, le Tribunal constitutionnel polonais (TK) a rendu une décision protégeant la vie des enfants à naître en interdisant les avortements ayant pour indication de graves malformations congénitales du fœtus, qui représentaient auparavant 98 % des avortements légaux en Pologne.
L’avortement n’est désormais autorisé que dans deux cas : lorsque la grossesse met en danger la santé ou la vie de la mère, ou lorsqu’elle résulte d’un acte criminel, tel que le viol ou l’inceste.
L’Eglise a fermement soutenu le contenu de la décision. Le parti Droit et Justice (PiS) a également salué la décision.
Compostelle au menu du nouveau numéro de Gloria
Chaque été des familles s’élancent sur les chemins de Compostelle et pour mieux connaître ce pèlerinage, Gloria lui consacre son dossier thématique :
- Quelle question ! Qui est saint Jacques le Majeur ?
- Lectio divina : La requête des fils de Zébédée
- Ultreïa ! Le pèlerinage de Compostelle
- Passez-moi l’expression ! Prendre son bâton de pèlerin
Vous retrouverez également dans ce numéro quelques saints fêtés pendant l’été : sainte Anne, saint Roch, les bienheureuses carmélites de Compiègne et bien sûr la sainte Vierge.
Le document en ligne vous présente le numéro d’été (juillet-août) avec les deux couvertures et les principaux articles, ainsi qu’un rappel des offres d’abonnement. N’hésitez pas à le partager à votre entourage pour faire connaître le magazine !
Un rapport sur l’origine des abus au sein de la communauté Saint-Jean
La commission interdisciplinaire des Frères de Saint-Jean a publié un rapport de plus de 800 pages sur les origines et les modalités des abus dans la Famille Saint-Jean. Le rapport est accessible ici et il est accompagné d’un communiqué de presse, qui indique que, depuis 1975, année de la fondation, 72 frères ont commis des abus sexuels, soit 8% des 871 frères, et 167 victimes ont été dénombrées. Selon le rapport
les plaintes reçues pendant ces dix dernières années ont permis de confirmer l’aspect systémique des abus sexuels dans la famille Saint-Jean.
Cette remise en question n’a pas été simple :
Cependant, de nombreux frères et sœurs de Saint-Jean étaient troublés par la révélation que le père M.-D. Philippe avait commis des abus sexuels et ressentaient un malaise. Certains étaient même révoltés et dans une opposition au chapitre général. La volonté de « réhabiliter le père Philippe » fut exprimée dans une pétition signée par 22 frères envoyée à toute la communauté, des blogs, ou un appel à témoignage en faveur du père M.-D. Philippe. Il y eut aussi des accusations de diffamation. Les supérieurs essayaient d’accompagner les frères et sœurs, mais la crainte d’accentuer les divisions était grande. Les positions étaient en effet diverses et très marquées, tant en interne que parmi les oblats et les laïcs liés à la communauté, même si la majorité faisait confiance aux orientations prises par les chapitres généraux et les supérieurs. Pour éviter d’accentuer les tensions chez les sœurs contemplatives, Mgr Brincard leur interdit de parler de ce sujet entre elles. Du côté des sœurs apostoliques, la question a été abordée surtout dans les chapitres régionaux préparatoires au chapitre général de 2015. Les sœurs ont pu exprimer leurs points de vue, mais pendant le chapitre général elles n’ont pas souhaité reparler de ce sujet. Apparemment, les sœurs préféraient éviter ce sujet de tension. De nombreuses personnes, en particulier chez les sœurs, attendaient qu’une autorité de l’Église, et non seulement le prieur général des frères, se prononce sur les abus sexuels commis par le père M.-D. Philippe. Un point qui rendait peut-être ce sujet plus délicat chez les sœurs, contemplatives ou apostoliques, était que des victimes du père Philippe se trouvaient parmi elles, et que les autres pouvaient se dire aussi qu’elles auraient pu être victimes.
Néanmoins, le rapport se veut sans ambiguïté :


Sur les 72 frères ayant commis des abus :
- 35 sont sortis ou ont demandé à sortir de la Congrégation, soit presque la moitié (dont 3 sont décédés). 37 sont encore dans la Congrégation (dont quelques-uns pourraient être renvoyés à l’issue d’une procédure).
- 6 ont été condamnés par un tribunal étatique. À notre connaissance 10 enquêtes sont encore en cours, et au moins 12 plaintes ont été classées sans suite par le parquet.
- 18 ont été reconnus coupables lors d’une procédure canonique. 6 prêtres ont été renvoyés de l’état clérical. 12 ont reçu une peine temporaire.
- La procédure canonique prévoit la possibilité pour tout clerc de demander à quitter l’état clérical et la vie religieuse, et cela met alors un terme à la procédure. 7 frères sont concernés.
- 7 procédures canoniques sont encore en cours à notre connaissance (une procédure concernant un ancien frère ne relève pas de la Congrégation Saint-Jean).
- 4 frères ont été renvoyés de la Congrégation.
- 21 ont fait l’objet d’une sanction disciplinaire (le plus souvent interne à la Congrégation, mais parfois imposée par un évêque).
Le total est supérieur à 72, puisqu’un même frère peut être concerné par différents points.
Si l’on considère les 37 frères qui sont encore dans la Congrégation, les sanctions se répartissent ainsi :
- 5 procédures canoniques sont en cours, aux termes desquelles certains de ces frères pourraient être renvoyés. Ces frères sont sous le coup de mesures conservatoires qui limitent leurs activités pour la durée de la procédure. Ces 5 procédures représentent 14% du total.
- 2 frères ont été renvoyés de l’état clérical et n’exercent plus aucun ministère (l’un des deux vit hors communauté). Ces 2 renvois de l’état clérical représentent 5% du total.
- 10 frères ont été condamnés à une peine temporaire au terme d’une procédure canonique. Les peines peuvent être la privation ou la limitation du droit de célébrer l’eucharistie, de confesser, d’avoir un ministère auprès des mineurs, de prêcher, de faire de l’accompagnement spirituel, d’enseigner, de publier, d’exercer une charge de gouvernement, etc.). La durée de ces peines est comprise entre 3 et 10 ans. Ces 10 peines temporaires représentent 27% du total.
- 18 frères ont reçu une sanction disciplinaire, infligée par le prieur général ou par un évêque, sans qu’ait été intenté un procès pénal à leur encontre (pour les cas les moins graves, ou lorsque manquent les conditions pour une procédure pénale par exemple). Ces sanctions sont par exemple la privation ou la limitation du droit de célébrer publiquement l’eucharistie, de confesser, d’enseigner, d’avoir un ministère auprès des mineurs, de faire de l’accompagnement spirituel, d’exercer une charge de gouvernement, ou encore le fait de ne pas être ordonné ou le report de l’ordination, etc. La durée de ces sanctions est généralement entre 2 et 5 ans, mais la levée de certaines sanctions peut être soumise à des conditions. La plupart de ces frères ont dû aussi entreprendre une thérapie. Ces 18 sanctions disciplinaires représentent 49% du total.
- 2 frères ont été réprimandés par le prieur général (pour des actes moins graves). Ces 2 réprimandes représentent 5% du total.
Tandis qu’ils enseignent l’écoanxiété et les perversions sexuelles, il manque 12 000 soudeurs
Il manque 12 000 soudeurs à l’industrie française, en particulier dans le nucléaire. Toutes les entreprises ont du mal à recruter. Même si les causes sont multiples, ces tensions sont en grande partie le produit du modèle mental français de l’éducation, obsédé par le diplôme, l’abstraction, l’éducation sexuelle, l’éducation à la tolérance, au réchauffement climatique, à l’immigrationisme, etc.
Nous sommes le pays où les études de sport s’appellent désormais Sciences et techniques des activités physiques et sportives, où l’économie s’appelle Sciences économiques, et où les instituteurs sont désormais des professeurs des écoles. Les écoles d’ingénieurs sont devenues des écoles de mathématiques. L’obsession pour le diplôme est une pieuvre qui enserre tout le système éducatif français.
Qu’est-ce qui explique cette poussée vers l’abstraction ? Un bon vieux modèle mental, c’est-à-dire un paquet de croyances profondes.
On peut en distinguer quatre principales :
- La première est celle du mépris du monde sensible, et en particulier du monde commercial et industriel. Celui-ci est considéré comme purement matériel, non intellectuel, et amoral.
- Une seconde croyance très proche est celle d’une hiérarchie des études, situant dans le plus bas de l’échelle celles considérées comme manuelles et techniques. L’orientation vers celles-ci ne peut être qu’involontaire, et constitue une marque d’échec. Dans ce modèle, on croit qu’un plombier ou un technicien de laboratoire ne pensent pas, et sont donc socialement inférieurs.
- La troisième croyance est que le rôle de l’Éducation nationale est de former des citoyens, pas de former pour trouver un travail.
- La quatrième croyance est que la maîtrise de l’abstraction est indispensable pour affronter demain. Très forte en France, elle est aussi relayée par le World Economic Forum (WEF), censé être l’endroit où se discutent les grandes questions du monde. Depuis des années, le WEF prédit un futur du travail dans lequel les compétences-clés seront exclusivement cognitives. Nous aurons besoin, tenez-vous bien, de « pensée analytique », « d’apprentissage actif », de « résolution de problèmes complexes », de « pensée critique », de « créativité », de « leadership », de « résilience » et « d’idéation ».
Je soutiens Soulager mais pas tuer !
Communiqué du collectif Soulager mais pas tuer :
C’est le nom de la campagne lancée par le collectif Soulager mais pas tuer qui dévoile les visages de ceux qui le soutiennent : dans sa lutte en faveur des plus vulnérables et contre le projet de loi fin de vie visant à légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté.
Ils sont soignants … ou pas,
Ils sont directement concernés par la maladie … ou pas,
Ils sont âgés … ou pas,
Leur engagement : je soutiens Soulager mais pas tuer !
Soignants, personnes handicapées ou âgées, professionnels du grand âge et citoyens usagers du système de santé, tous s’engagent pour la protection des personnes les plus vulnérables.
Dès aujourd’hui, leurs visages s’afficheront régulièrement sur les réseaux sociaux et le site Internet de Soulager mais pas tuer pour la généralisation d’une véritable culture palliative et contre l’euthanasie et le suicide assisté.
La liberté académique violée par des militants LGBT
Le 22 juin, une poignée d’individus a perturbé un colloque de droit consacré à la question trans, à Assas, en jetant de la peinture, des boules puantes et divers objets métalliques sur les organisateurs. L’université Paris-Panthéon-Assas a porté plainte.
— Paul Sugy (@PaulSugy) June 22, 2023
L’université a publié ce communiqué :
Jeudi dernier, 22 juin 2023, à l’occasion d’une matinée d’étude organisée par le Centre de droit public comparé de l’Université Paris-Panthéon-Assas sur La République universelle à l’épreuve de la transidentité, plusieurs individus agissant à visage couvert s’en sont pris à trois intervenants présents sur la chaire et au public, en les aspergeant de peinture et en projetant des boules puantes.
Il a été mis fin temporairement aux exposés et aux débats. Ces derniers ont pu reprendre après que les perturbateurs ont pris la fuite.
Une plainte a été déposée le jour même auprès du Parquet de Paris.
Compte tenu de la gravité de cette action, qui a tenté d’empêcher la tenue d’une manifestation scientifique à l’intérieur d’une enceinte universitaire, l’Université Paris-Panthéon-Assas tient à rappeler les éléments suivants :
- la mise en œuvre d’une démarche scientifique implique nécessairement la prise en compte d’hypothèses parfois antagonistes, analysées sous un prisme qui n’est pas politique mais strictement académique ;
- l’université ne saurait tolérer que la liberté académique, l’intégrité scientifique et, en définitive, la liberté de penser de ses enseignants-chercheurs soient remises en cause de quelque manière que ce soit ;
- de même, elle ne saurait se faire dicter par qui que ce soit les thèmes qu’elle aurait, ou non, le droit de traiter dans le cadre des activités scientifiques de ses équipes de recherche.
La liberté académique est essentielle dans une société démocratique respectueuse des droits et libertés. L’Université Paris-Panthéon-Assas tient à rappeler son attachement au strict respect de cette liberté.
Le ministre de l’enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, n’a pas eu de réaction, préoccupée le même jour par un sujet de la plus haute importance :
🌱📚 | À partir de la rentrée 2025, tous les étudiants seront formés à la transition écologique et au développement soutenable.#CNRJeunesse pic.twitter.com/qOEbpNJSXc
— Sylvie Retailleau (@sretailleau) June 22, 2023
Si le catholicisme veut subsister, il faut forcément passer par un renforcement identitaire
Selon Guillaume Cuchet, qui constate que les milieux conservateurs transmettent mieux la foi catholique :
«Le catholicisme devient très minoritaire. S’il veut subsister, il faut forcément passer par un renforcement identitaire», assure le professeur d'histoire contemporaine Guillaume Cuchet. pic.twitter.com/d7ErKybkir
— Le Figaro (@Le_Figaro) June 22, 2023
Et si Rima Abdul Malak s’intéressait à la gestion de BFMTV ?
Tandis que le sinistre de la culture s’inquiète de la nomination d’un directeur de la rédaction d’un hebdomadaire privé (elle ne s’est pas préoccupée de la chute de la diffusion du JDD, divisée par deux depuis 2011), nous découvrons les pratiques du directeur général de BFMTV, Marc-Olivier Fogiel, qui impose depuis sa nomination en 2019 aux salariés un management très vertical. Dans un contexte ou la chaîne est régulièrement dépassée en audience par CNews et LCI, des voix s’élèvent au sein de BFMTV pour réclamer une organisation du travail moins autoritaire, moins misogyne, et plus collaborative.
Marc-Olivier Fogiel a centralisé le pouvoir de manière inédite, de l’éditorial jusqu’au recrutement. Un journaliste alerte :
« Il a placé ses pions partout, tout le monde à peur ».
« Quand il est arrivé, il s’est installé un bureau au milieu de la rédaction, mais il ne dit pas bonjour! »
« Depuis deux ans, il a pris véritablement les rênes. Il mène les entretiens pour de simples CDD et fonctionne au coup de cœur. On constate que la qualité des recrues a baissé. »
Selon Off-investigation, outre la proximité avec le régime (Fogiel est intime de Macron et Darmanin), les consignes du ministère de l’Intérieur sont transmises en direct à la chaîne via une boucle de mails interne.
Après 106 ans, un village français va retrouver son Christ
Lu dans Le Monde :
Cent six ans après avoir été délogé de l’église de Doingt-Flamicourt (Somme), le crucifix doit reprendre sa place dans la nef. Un aumônier de l’armée britannique l’avait emporté dans ses bagages dans le tumulte de l’année 1917. Une délégation venue de Tinwell, commune de 250 habitants située à 170 kilomètres au nord de Londres, restituera, le 1er juillet, l’objet sacré, haut d’une cinquantaine de centimètres. « C’est le retour de l’enfant du pays », dit Romuald Helfried, maire de la ville de 1 500 habitants. Et l’épilogue d’une histoire qui a pour décor initial les paysages ravagés de la première guerre mondiale.
Inversion totale de la pyramide hiérarchique de l’Eglise catholique qui pourrait devenir une Eglise synodale
Jean-Marie Guénois décrypte dans le Figaro Instrumentum Laboris, le «document de travail», du prochain synode des évêques qui entend renverser la hiérarchie du pouvoir de l’Église au profit des fidèles laïcs dont les femmes. Inquiétant et c’est à se demander si le Vatican n’a pas fait appel au cabinet Mac Kinsey pour la rédaction du document en question :
Rarement l’Église catholique ne s’est remise en cause à ce point. L’«Instrumentum Laboris», le «Document de Travail», du prochain synode des évêques «pour une Église synodale», programmé à Rome en deux sessions (octobre 2023 et octobre 2024), entend inverser totalement la hiérarchie habituelle de la prise de décision ecclésiale au profit des laïcs. Il propose une nouvelle méthode collective de prise de décisions, normée, qui présiderait à toutes les décisions.
Publié ce mardi par le Vatican, ce document de travail demande également à ce que l’Église réfléchisse à l’ordination sacerdotale d’hommes mariés et à l’ordination diaconale de femmes. Quant aux évêques, ils devraient être régulièrement évalués dans leur charge et contredits si nécessaire, dans leur gouvernement. Le Synode espère enfin que des groupements d’églises locales de grandes régions du monde puissent peser autant que Rome dans les grandes décisions. Ces mesures ne sont pas encore adoptées mais elles sont le fruit d’une consultation mondiale de tous les catholiques lancée par le pape François en octobre 2021, pour préparer les sessions d’octobre 2023 et 2024 du synode, intitulé «pour une Église synodale, communion, participation, mission», qui réunira environ trois cents évêques et experts au Vatican. La consultation a été dépouillée à l’échelon national puis continental et transmise à Rome pour que soit élaboré ce document de travail d’une cinquantaine de pages. Mais seul le pape, à l’aube de l’année 2025, aura le pouvoir d’adopter ou non ces idées qui sont encore à l’état de questions ouvertes.
Ce programme, reconnaît le texte, n’ira pas sans «tensions». Le mot est d’ailleurs cité dix-neuf fois quand celui de «Jésus» apparaît à dix reprises. Pour François, il s’agit de profiter des effets dévastateurs de la crise des abus sexuels d’une minorité de prêtres, pour déconstruire la hiérarchie du pouvoir dans l’Église en partant, non plus du sommet, mais du «peuple de Dieu». À savoir, les laïcs de base qui ont des «droits» en vertu de leur «dignité de baptisés», pour lutter contre le «cléricalisme» en vue de renouveler l’Évangélisation.
À côté de cette inversion totale de la pyramide hiérarchique de «l’Église catholique» – citée seulement dix fois – qui veut devenir une «Église synodale» – ce nom apparaît cent dix fois dans le texte –, les requêtes de fond ne sont pas une surprise. Elles recoupent tous les accents du pontificat du pape François.
1) Première place est donnée aux «pauvres» : «dans une Église synodale, les pauvres, au sens de ceux qui vivent dans la pauvreté et l’exclusion sociale, occupent une place centrale».
2) Puis vient «le soin de la maison commune», la terre, qui subit le «changement climatique».
3) Apparaissent ensuite les «migrants» avec qui «les fidèles catholiques» doivent «cheminer». Des catholiques qui doivent travailler à la «promotion des pauvres» en «prêtant voix à leurs causes» pour «dénoncer les situations d’injustice et de discrimination sans complicité avec ceux qui en sont responsables».
De même, les paroisses doivent «vraiment accueillir tout le monde». Dont «les personnes divorcées et remariées, les personnes polygames ou les personnes LGBTQ+», des situations mises sur le même plan dans le document du Vatican. Place doit être également donnée aux «victimes» qui ont été «blessées par des membres de l’Église».
4) L’autre grand chapitre ouvert par ce synode est celui des ministères ordonnés, diacres, prêtres, évêques, dont les «ministères» doivent «s’élargir» aux «ministères ecclésiaux» confiés aux baptisés mais «sans les mettre en opposition» avec les clercs, demande le texte. Il s’agit d’entrer dans «une conception ministérielle de toute l’Église». Dans ce sens, l’«Instrumentum Laboris» exprime «un appel clair à dépasser une vision qui réserve aux seuls ministres ordonnés (évêques, prêtres, diacres) toute fonction active dans l’Église, réduisant la participation des baptisés à une collaboration subordonnée». Il importe «d’imaginer de nouveaux ministères au service d’une Église synodale».
5) Une large place est alors donnée «au statut et au rôle des femmes» pour remédier aux «échecs relationnels» entre les «ministres ordonnés» et les femmes qui vivent «des formes de discrimination et d’exclusion». L’enjeu est ainsi défini : «la présence des femmes à des postes de responsabilité et de gouvernance» devient «des éléments cruciaux» pour une Église «de style plus synodale».
Par conséquent, «la question de l’accès des femmes au diaconat» doit être «réexaminée» mais pas au titre d’une «revendication catégorielle». Les prêtres et les évêques, en revanche, sont plutôt mis sur le banc des accusés par le document du Vatican. On y «apprécie» le «don du sacerdoce ministériel» mais apparaît un «profond désir de le renouveler dans une perspective synodale». Les prêtres, qui ont pourtant donné leur vie, seraient «éloignés de la vie et des besoins du peuple, souvent confinés à la seule sphère liturgico-sacramentelle».
Un défi car la consultation mondiale a mis en évidence «la difficulté d’impliquer une partie des prêtres dans le processus synodal». De fait, beaucoup ont refusé d’y participer. Conclusion : « le cléricalisme est une force qui isole, sépare et affaiblit une Église saine et entièrement ministérielle» et il «empêche la pleine expression de la vocation des ministères ordonnés dans l’Église». Il faudrait donc, dès le séminaire, préparer les futurs prêtres «à un style d’autorité propre à une Église Synodale».
Enfin, la question est ouvertement posée par le texte du Vatican, il serait opportun «de revoir (…) la discipline sur l’accès au presbytérat d’hommes mariés». La remise en cause des évêques est encore plus radicale. On leur demande de «ne pas considérer la participation de tous comme une menace pour leur ministère de gouvernement». Mais il faut «repenser les processus de décision» par «une plus grande transparence» avec un «exercice moins exclusif du rôle des évêques». Sans tomber pour autant dans «les mécanismes de la démocratie politique».
La voie épiscopale doit naviguer entre «anarchie» où règnent «la diversité des charismes sans autorité» et la «dictature» où domine «la rigueur de l’autorité sans la richesse des charismes». Des évêques qui n’ont qu’à bien se tenir car le synode pourrait demander de définir des «critères» pour leur «évaluation et auto-évaluation». Le synode voudrait aussi discuter jusqu’au «fondement» de l’autorité épiscopale quand l’évêque refuserait de suivre «l’avis réfléchi» des «organes consultatifs» qui devraient toujours primer. Comment, se demande le document, un évêque peut-il «discerner séparément des autres membres du peuple de Dieu», les laïcs ? Il doit au contraire viser «l’optique de la transparence et de la redevabilité (capacité à rendre des comptes)». Et il faut «réviser le profil de l’évêque» et revoir «le processus de discernement pour identifier les candidats à l’épiscopat».
Dernier axe de ce désir synodal de réforme, inscrire celle-ci en profondeur dans le droit de l’Église, le droit canonique. En effet, toute cette démarche repose sur ce postulat rédigé comme tel par le Vatican : «Une Église constitutivement synodale est appelée à articuler le droit de tous à participer à la vie et à la mission de l’Église en vertu de leur baptême avec le service de l’autorité et l’exercice de la responsabilité». Les fidèles catholiques avaient des devoirs, ils ont désormais des droits. Il importe de «modifier les structures canoniques et les procédures pastorales pour favoriser la corresponsabilité et la transparence», en créant notamment des «groupements d’Églises locales» mais aussi «des instances continentales» de l’Église pour qu’avec «les conférences épiscopales», «l’autorité doctrinale» puisse être décentralisée. Cette question est posée noir sur blanc par le document du Vatican : «dans quelle mesure la convergence de plusieurs groupements d’Église locale, sur une même question, engage-t-elle l’Évêque de Rome à la prendre en charge pour l’Église universelle ?»
Enfin, cette révolution managériale annoncée a sa méthode : Pour la première fois, ce document de Travail décrit le nouveau processus collectif de décision que le synode voudrait voir pratiquer et être enseigné «dès le séminaire» pour être sûr que les prêtres et évêques n’adoptent plus de position dominante, pour cultiver une attitude de «service» des fidèles.
Au cœur de ce nouveau système, cette méthode est dénommée «la conversation dans l’Esprit». Un schéma explicatif est même publié pour expliquer ces trois temps après un «temps de prière» : «Prendre la parole et écouter attentivement la contribution des autres», puis «faire place à l’autre et à l’Autre» et dire ce qui a «résonné le plus» ou «suscité le plus de résistance». Enfin, «construire ensemble» en «reconnaissant les intuitions et les convergences» et en «identifiant les discordances et les obstacles» mais en «laissant émerger les voix prophétiques» car il est important que «chacun se sente représenté par le résultat du travail». Le texte précise : «il ne s’agit pas de réagir ou de contrer ce qui a été entendu mais d’exprimer ce qui a touché ou interpellé au cours de l’écoute». Selon le document, «les effets de l’écoute produit dans l’espace intérieur de chacun sont le langage avec lequel l’Esprit Saint fait résonner sa propre voix». Cette méthode devrait être appliquée à tous les niveaux dans l’Église par la création d’une fonction «d’animateur des processus de discernement en commun».”
