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Confinement du culte : la CEDH rejette l’un des recours

Communiqué de l’ECLJ :

Le 1er septembre 2022, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a malheureusement rejeté la requête Magdić c. Croatie (n°17578/20). M. Magdić, catholique croate, avait attaqué son État pour violation de sa liberté de religion, du fait de l’interdiction du culte public pendant le confinement du printemps 2020.

La question de fond posée par ce recours était la suivante : l’interdiction du culte public était-elle proportionnée à l’objectif de protection de la santé publique ? L’ECLJ avait considéré que non, dans ses observations à la CEDH dans cette affaire ainsi que lors d’une conférence en Italie.

La requête déclarée irrecevable par la Cour

Cependant, la Cour n’a pas tranché cette affaire sur le fond. Elle a déclaré la requête irrecevable. M. Magdić se serait plaint in abstracto, sans indiquer concrètement comment il avait été concrètement affecté par l’interdiction du culte public. La CEDH a rappelé le principe selon lequel

« pour qu’un requérant puisse se prétendre victime, il faut qu’il produise des indices raisonnables et convaincants de la probabilité de réalisation d’une violation en ce qui le concerne personnellement ; de simples suspicions ou conjectures sont insuffisantes à cet égard » (§ 9).[1]

Plus précisément, la Cour reproche à M. Magdić de ne pas avoir

« précisé à quels rassemblements publics il ne pouvait pas assister en raison des mesures en question […] ni [avoir mentionné] où et quand il avait l’intention de voyager » (§ 10).[2]

M. Magdić aurait donc dû rappeler quelques évidences ; en tant que catholique, il voulait se rendre à la messe dominicale, tout simplement. N’ayant pas ces précisions, la CEDH a conclu que

« l’absence totale de ces éléments individuels ne permet pas à la Cour de procéder à une appréciation individuelle de la situation du requérant » (§ 11).[3]

Il est vrai que la requête de M. Magdić était brève et peu détaillée. La violation de ses droits lui paraissait tellement flagrante qu’il n’a pas pris la peine d’énumérer l’ensemble des déplacements qu’il aurait aimé effectuer pour rendre son culte à Dieu.

Une autre affaire plus solide, en attente de jugement

Cela dit, à l’occasion d’une autre requête pendante sur le même sujet, la CEDH ne pourra pas aussi facilement éviter de répondre sur le fond. La requête de cette deuxième affaire, Association d’obédience ecclésiastique orthodoxe c. Grèce (n°52104/20), est beaucoup plus complète. L’association orthodoxe a précisé exactement en quoi sa liberté de culte avait été violée : quels jours, quels rites, dans quels lieux, etc. La Cour ne pourra pas lui reprocher de se plaindre in abstracto.

L’ECLJ intervient également en tant qu’amicus curiae dans cette deuxième affaire. Nos observations montrent que la liberté de culte de cette association a été violée. Nous avons notamment rappelé qu’en matière de droits de l’homme, il est rare que des interdictions générales et absolues se justifient. En effet, un État adoptant une telle mesure doit pouvoir prouver qu’aucune mesure alternative moins contraignante n’était envisageable.

L’ECLJ a rappelé également que le culte public fait l’objet d’une double protection : celle de la liberté de réunion (article 11) et celle, encore plus importante, de la liberté de religion (article 9). Cela n’est pas le cas de la plupart des rassemblements profanes, qui bénéficient uniquement de la liberté de réunion.

Nous nous sommes appuyés le principe d’«autonomie des organisations religieuses», que la Grande chambre de la CEDH a mobilisé à plusieurs reprises, y compris récemment.

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[1] Traduction de la Cour, par l’affaire Zambrano c. France (déc.), n°41994/21, 21 septembre 2021, § 42.

[2] Traduction libre depuis l’anglais.

[3] Traduction libre depuis l’anglais.

Rentrée des classes et des catéchismes en temps de crise

Dans le cadre du “Libre journal de Lumière de l’Espérance” du 4 septembre sur Radio Courtoisie, Rémi Fontaine recevait :

  • Michel Valadier, nouveau directeur général de la Fondation pour l’école, cofondateur de l’Ecole Saint-Dominique du Pecq
  • Denis Sureau, directeur des publications de la revue Transmettre et de la lettre d’information Chrétiens dans la Cité

A écouter ici.

Stade de France : le retour des supporters anglais ?

Au Stade de France, des dizaines de voyous ont forcé les portiques au concert de Booba :

Manifestement, les réunions de crise, les rapports et les recommandations qui ont suivi les graves incidents survenus au Stade de France lors de la finale de la Ligue des Champions n’ont pas suffi. Ce samedi soir 3 septembre, alors que le célèbre rappeur Booba rassemblait 80.000 fans pour un concert historique marquant l’apogée de sa carrière, plusieurs dizaines de personnes ont de nouveau réussi à forcer la sécurité aux abords du stade et assisté ensuite au concert sans être munis de billets, générant au passage une scène de panique parmi les personnes qui patientaient dans la queue. Plusieurs spectateurs, munis quant à eux d’un billet en règle, ont patienté ensuite trois quarts d’heure devant une entrée grillagée, avant de pouvoir enfin rejoindre leurs places alors que le concert avait déjà commencé.

Un spectateur témoigne :

«Ils ont compté jusqu’à trois, puis ils ont foncé. Il y avait un ou deux policiers et peut-être six agents, mais ils ont été pris de court et les individus étaient beaucoup trop nombreux. Dans la file, il y a eu un mouvement de panique, tout le monde s’est écarté, c’était très violent. Les gens étaient choqués, j’ai vu de nombreuses filles en pleurs ! Et la police n’a rien pu faire : derrière il y avait un agent à cheval mais sa monture a eu peur et s’est cabrée sur les pattes de derrière. Quand une quinzaine de policiers sont arrivés en renfort, c’était trop tard, les soixante personnes avaient déjà franchi les portiques et monté les escaliers menant aux tribunes.»

Les faits se sont déroulés dans une zone à l’intérieur de laquelle les spectateurs avaient fait l’objet d’un premier filtrage.

Des chances pour la France

Selon le Parisien, le « modou » est le nom de ces dealers sénégalais qui sèment la mort dans Paris en vendant du crack, et empoisonne la vie des riverains. De la porte de la Chapelle à Stalingrad en passant par les Jardins d’Éole (XIXe), au gré des déplacements de toxicomanes imposés par les pouvoirs publics, les modous réapparaissent toujours au milieu de leurs clients. Le crack à Paris, c’est eux! Selon le journal, 200 transactions ont lieu quotidiennement dans le bidonville du square de la Porte-de-la-Villette, où se retrouvent aujourd’hui la majorité des consommateurs. D’ici quelques jours, le ministre de l’Intérieur va se rendre en Afrique de l’Ouest pour faciliter les expulsions. « Pour que cela fonctionne, il faut une vraie collaboration avec le pays d’origine », souligne une source judiciaire. Le souci, c’est que le dealer préfère revendiquer une nationalité gabonaise, ce qui rend son expulsion bien plus complexe.

Abdel Malek Ben Massaï, 15 ans, est décédé après avoir été gravement blessé par balle lundi dans le quartier Planoise de Besançon, sur fond de trafic de stupéfiants. « Besançon vient de vivre une nouvelle étape dramatique liée au trafic de stupéfiants qui gangrène les villes et tue nos jeunes », avait réagi sur Twitter lundi le maire écologiste de la cité, Anne Vignot.

L’exposition par les pasteurs d’une doctrine faible, qui engendre chez les fidèles une foi faible

De l’abbé Barthe sur Res Novae :

On peut dire qu’une rupture de fait d’avec l’Église romaine, sa foi et sa discipline fondamentale est consommée chez un certain nombre d’évêques, de prêtres, de fidèles allemands. Bien d’autres ruptures existent d’ailleurs, mais force est de constater qu’aucune n’est déclarée : les déviants, même sur des points de morale ou de doctrine essentiels, restent paisiblement au milieu du troupeau. Si ceux qui, d’une manière ou d’une autre, remettent en cause le Concile sont facilement qualifiés de schismatiques, et parfois traités en conséquence, les hétérodoxes les plus manifestes ne sont que très rarement, et avec combien de ménagements, sommés d’opter clairement entre l’acceptation ou le refus de la foi catholique, et ne sont par conséquent, dans la seconde hypothèse, jamais retranchés officiellement du Corps, pour le plus grand dommage des membres encore sains, et même pour le leur puisqu’ils ne sont pas invités à la repentance.

Vers un schisme allemand ? Non, vers une transaction

Les hérésies ou mépris de la discipline de l’Église qui se sont manifestés au cours du Chemin synodal, le Synodale Wegallemand sont considérables. Le 4 février dernier, un ensemble de résolutions ont été votées à 85% ou 86 % des voix selon les cas, dont les deux tiers des évêques. Elles ne préconisaient rien moins que l’ordination sacerdotale des femmes, l’ordination d’hommes mariés, l’autorisation aux prêtres en exercice de se marier, la révision de la morale sexuelle (notamment de la doctrine de l’Église sur la contraception et l’homosexualité, avec bénédiction possible des couples homosexuels), le partage du gouvernement de l’Église avec les laïcs.

Des voix se sont élevées, comme celle du cardinal Müller, et même du cardinal Kasper, sans parler des soixante-quatorze évêques, dont quatre cardinaux, qui ont adressé une lettre d’admonestation à leurs confrères allemands[1]. Mais aucune rétractation n’est intervenue de leur part. Qui désormais va dire à ces hommes d’Église, surtout aux pasteurs, qu’ils ont fait naufrage dans la foi ? Rome ? C’est, pour l’heure inimaginable. Les évêques allemands en désaccord avec leurs confrères ? C’est très improbable.

En réalité, cette crise, comme bien d’autres, sera réglée sur un mode de transaction, comme le sont les conflits idéologiques dans les démocraties. La contestation de la morale ne pose pas de problème particulier à l’appareil ecclésiastique : l’adultère public ou la vie « matrimoniale » homosexuelle n’empêchant aujourd’hui personne de recevoir la communion eucharistique, le discours officiel faisant en sorte de s’ajuster à la pratique sur le mode de la miséricorde et de l’accompagnement dans la ligne d’Amoris lætitia.

En revanche, l’ordination des femmes et des hommes mariés protestantiserait l’Église en laïcisant et donc en provoquant inévitablement un évanouissement et du pouvoir romain et des pouvoirs épiscopaux. Car l’institution ecclésiastique, qui semble n’être plus qu’un cadre administratif, très contraignant idéologiquement, est en réalité très fragile. Dans son entretien du 19 mai 2022, avec les directeurs des revues culturelles jésuites européennes, François a été très clair : « Au président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Bätzing, j’ai dit : “Il y a une très bonne Église évangélique en Allemagne. Nous n’avons pas besoin d’une deuxième !” »

Et pourtant, recevant à nouveau, le 24 juin, Mgr Georg Bätzing, François, l’a encouragé à « poursuivre sur le Chemin synodal » et à émettre « des recommandations pour un changement dans la façon dont l’Église agit ». Pas de prêtresses mais, dans la ligne du motu proprio Spiritus Domini, du 11 janvier 2021, des ministères laïcs d’acolyte et de lecteur seront conférés à des femmes, et sans doute bientôt un ministère de diacre femme, et pourquoi pas de présidente d’assemblées auxquelles participeraient aussi des prêtres institués pour consacrer, avec à coup sûr la possibilité donnée aux femmes d’assurer la prédication liturgique.

Et dans ce clair-obscur transactionnel, le Symposium sur le sacerdoce, organisé par le cardinal Ouellet, et qui s’était tenu au Vatican du 17 au 19 février 2022, a joué le rôle de soupape pour les milieux modérés, en faisant entendre des discours bien plus classiques, avec cependant des « ouvertures » de principe sur le sacerdoce baptismal et le rôle des femmes dans l’Église.

Les hérésies ordinaires

Beaucoup ont été surpris par l’intervention critique contre le Chemin synodal allemand du cardinal Kasper, réputé fort progressiste. En fait, si, comme le cardinal Schönborn, ou d’autres hauts prélats bergogliens, il a participé à ouvrir la brèche dans la morale qu’avaient défendue Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, il ne veut pas d’une sécularisation ultime de l’institution. Dans un long entretien publié le 9 juin 2021 dans le bulletin du diocèse de Passau, le cardinal Kasper critique les excès plus « sociologiques » qu’« évangéliques » du Chemin synodal, et émet ce jugement sur l’œcuménisme que revendique le Chemin : « Beaucoup ne savent même plus ce qui est catholique et ce qui est protestant. Ils n’ont pas surmonté les différences, ils ne les connaissent même plus. Ainsi, nous évoluons dans un rêve brumeux diffus et un œcuménisme apparent. »

L’ancien Président du Conseil pour l’Unité des Chrétiens parle d’or, non seulement à propos de la conscience de l’identité catholique, mais aussi en général de la réception du Credo. On peut évoquer le cas de la foi – de l’absence de foi – au péché originel[2], d’autant plus symptomatique que la négation du péché originel est, au dire, entre autres, de Donoso Cortès, la marque de la civilisation des passions née de la Révolution.

Il est patent que la très grande majorité de la théologie contemporaine nie le caractère historique du péché originel, et se refuse à dire qu’a été commis par le père de l’humanité un péché de désobéissance, qui lui a fait perdre la grâce de Dieu et les dons qui l’accompagnaient, de sorte qu’il a transmis une nature humaine blessée à toute sa descendance.

Ce péché, qui aurait été « inventé » par saint Augustin, est nié frontalement par certains, le P. Gustave Martelet étant un bon représentant de cette négation : l’acte qui est décrit au chapitre troisième de la Genèse n’est pas le premier péché, au sens chronologique, mais « le péché actuel paraboliquement jeté au début de l’histoire »[3], l’effet cumulatif des péchés individuels des hommes constituant un héritage, un « monde », dans lequel on entre par la génération humaine. Le péché originel n’est ainsi nommé que « parce qu’il est antérieur à la liberté de chaque individu qui s’en trouve objectivement marqué, du fait qu’il entre dans un monde historiquement pécheur ».

Ou bien la négation est plus embarrassée, comme celle de Mgr André Léonard, ancien archevêque de Malines-Bruxelles : « Ce récit [celui du péché d’Adam dans la Genèse] est évidemment symbolique, non pas parce qu’il raconterait une illusion, mais parce que la réalité qu’il évoque et qui n’appartient pas au monde historique présent – puisqu’elle est justement à son origine – est exprimée dans les termes et selon les schèmes de notre expérience actuelle et donc de manière forcément inadéquate »[4]. Autrement dit, le péché originel serait hors de l’histoire et la précèderait. C’est ce qu’explique David Sendrez, qui enseigne à la Faculté Notre-Dame et à l’Institut supérieur des Sciences religieuses du Collège des Bernardins, qui propose ce qu’il appelle joliment une « lecture faible »de Genèse 3 et de Romains 5 (« par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes… ») : « Le péché originel originant est le premier péché, où premier s’entend de manière méta-historique. […] La donnée dogmatique affirmant que le péché d’Adam a changé celui-ci et ses descendants en un état pire, en leur corps et en leur âme, n’a pas besoin, pour être honorée, que l’on suppose deux états du monde historiquement et successivement réalisés, celui d’avant le péché et celui d’après »[5]. Ainsi, enseigne-t-on au Collège des Bernardins, le péché originel ouvre la série des péchés dans l’histoire, mais n’est pas lui-même situé dans l’histoire : il n’y a pas eu d’état d’avant la faute, sinon dans « le projet créateur ». Comprenne qui pourra. En tout cas, cela rejette le raté du péché dans l’action créatrice qui ne correspondrait pas au projet divin…

Et c’est aussi de la doctrine des fins dernières (elle a pratiquement disparu de la prédication) que la théologie actuelle prend ses distances, avec celle de la résurrection corporelle du Christ, de la virginité perpétuelle de Marie, etc.

* * *

Or, de nos jours, aucune interprétation novatrice divergente de l’interprétation traditionnelle ne fait encourir de risque d’exclusion. Sans dénonciation de ces interprétations déviantes du Credo, c’est l’objectivité de l’annonce du message qui se dissout dans la subjectivité de l’interprétation. Rien n’est plus clairement catholique, puisque tout est diffusément catholique. Comment pourrait-il en être autrement, lorsque des documents officiels comme le chapitre VIII de l’exhortation Amoris lætitia, ou des textes conciliaires comme Unitatis redintegratio sur l’œcuménisme,ont en eux-mêmes ce caractère brumeux et diffus qu’épingle le cardinal Kasper. Avant d’être dans sa réception par les catholiques, la brume est dans le message qui leur est délivré (« L’Église du Christ subsiste dans l’Église catholique », Lumen Gentium, n. 8). Ou, pour parler comme David Sendrez, dans la « lecture faible » du dogme, c’est-à-dire en réalité dans l’exposition par les pasteurs d’une doctrine faible, qui engendre chez les fidèles une foi faible. De cette faiblesse systémique, la Conférence des Évêques de France, entre autres, aura un jour à faire repentance

Et revoilà le Covid

Dans un texte publié vendredi, la Commission européenne propose des mesures concrètes concernant le COVID-19 en vue de l’hiver à venir.

La Commission demande instamment aux États membres de mettre en place les stratégies et les structures nécessaires, y compris pour la vaccination et la surveillance contre la COVID-19, afin de réagir rapidement et durablement aux futures épidémies. L’objectif principal des actions proposées par la Commission est d’accroître le recours aux vaccins, y compris les vaccins adaptés et nouveaux, et de veiller à ce que tous les citoyens soient bien protégés.

Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, a déclaré:

«La pandémie reste très présente pour nous. Nous devons agir maintenant, ensemble, de manière coordonnée et durable, afin d’éviter une nouvelle recrudescence de cas graves de COVID-19. Pour ce faire, il est essentiel que tous les États membres disposent de stratégies de vaccination solides afin de se préparer à l’automne et à l’hiver, y compris pour le déploiement des vaccins de rappel adaptés nouvellement autorisés. Les lacunes en matière de vaccination doivent être comblées en priorité. Il est également essentiel que des systèmes de surveillance résilients soient mis en place pour suivre l’évolution du virus, que des stratégies de réintroduction de mesures de santé publique efficaces soient opérationnelles, si nécessaire, et que les capacités des systèmes de soins de santé soient renforcées. Pour le dire clairement, nous devons être prêts à faire face à une nouvelle saison difficile.»

La Commission encourage notamment les États membres à:

  • Améliorer la couverture vaccinale.
  • Donner la priorité à l’administration d’une dose de rappel supplémentaire
  • Combiner les campagnes de vaccination contre la COVID-19 et la grippe.
  • Assurer une propagande communication claire quant aux avantages de la vaccination.

Le 1er septembre, la Commission a autorisé les vaccins BioNTech Pfizer et Moderna adaptés au variant Omicron dans l’UE.

En quête d’esprit – Éducation : 2000 ans d’expérience chrétienne

Aymeric Pourbaix, avec Véronique Jacquier, reçoit :

  • l’abbé Vincent de Mello
  • Pauline Quillon, journaliste Famille chrétienne, auteur de Enquête sur la dysphorie de genre
  • Ambroise Tournyol du Clos, professeur d’histoire

Terres de mission : L’Eglise catholique aux Etats-Unis à 2 mois des élections de mi-mandat

Eglise universelle : L’Eglise catholique aux Etats-Unis à 2 mois des mid-terms

Correspondante de L’Homme Nouveau, Armelle Signargout, nous expose la situation de l’Eglise catholique aux Etats-Unis alors qu’elle y représente 21% de la population. La remise en cause du “droit à l’avortement” par la Cour Suprême, l’application de Traditionis Custodes et les enjeux des prochaines élections de mi-mandat, en novembre, sont les principaux sujets abordés.

Eglise en France : Cent livres pour comprendre le monde

Charles-Henri d’Andigné, journaliste à Famille chrétienne, a rassemblé “Cent livres pour comprendre le monde”. Petite bibliothèque pour un catholique d’aujourd’hui, 100 auteurs et leurs ouvrages, permettant de donner des repères aux catholiques qui s’interrogent sur l’état et les origines de la situation du monde d’aujourd’hui.

Eglise en Marche : Les 30 ans de l’école Saint-Dominique du Pecq

L’école Saint-Dominique du Pecq fête, cet automne, les 30 années de sa fondation. Durant cette période, son fondateur, Michel Valadier, en a fait la plus importante école catholique indépendante de France avec, aujourd’hui, 850 élèves. Il nous présente les étapes de cette aventure ainsi que les enjeux de sa nouvelle mission au service de la jeunesse de France, comme directeur général, depuis le 1er septembre, de la Fondation Pour l’Ecole.

Chapitre 9 : Et demain, vers quoi les prévisions du GIEC nous emmènent-elles ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

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* LA SCIENCE A L’ENDROIT ! Conférence en ligne sur le climat. *
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Chapitre 1 : Le GIEC pour les nuls

Chapitre 2 : Le réchauffement climatique anthropique fait consensus à 97%. Vraiment ?

Chapitre 3 : Y a-t-il un complot pour faire taire les opposants au GIEC ?

Chapitre 4 : Le climat mondial se réchauffe t il ?

Chapitre 5 : CO2, accusé levez-vous !

Chapitre 6 : Contre toute logique scientifique pourquoi le CO2 est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?

Chapitre 7 : Nous notons depuis une vingtaine d’année une augmentation des phénomènes climatiques. Info ou intox ?

Chapitre 8 : Les prévisions du GIEC se vérifient-elles ?

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Chapitre 9 : Et demain, vers quoi les prévisions du GIEC nous emmènent-elles ?

« Nous pouvons être la première grande nation à sortir de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon. » Emmanuel MACRON, conférence de presse à Aubervilliers le 17 mars 2022, campagne présidentielle.

Le fait est que depuis le début de ce siècle, nombre de pays appliquent des politiques pilotées par des restrictions environnementales. Le tout se fondant d’une part sur les rapports du GIEC et d’autre part sur le rapport SRREN (Special Report on Renewable Energy sources and climate mitigation – Rapport spécial sur les sources d’énergie renouvelables et la lutte contre le changement climatique) qui date de 2011 et qui prétend que la transition énergétique doit passer par les énergies dites renouvelables, et que ces dernières peuvent couvrir à l’horizon 2050 80% des besoins de l’humanité !

Le principe de réalité nous rappelle qu’en 2022, ce chiffre (total énergies renouvelables) est d’environ 1.8% pour toute la planète. Nous sommes donc passées de 0.5% en 2011 à 1.8% en 2022, soit un peu plus de 1% en presque 10 ans. Et les Etats envisagent sérieusement de gagner 78% en 30 ans ? La possibilité d’un tel bond est d’autant plus grevée par le fait que selon la limite de Shockley-Queisser pour le photovoltaïque à base de silicium (capacité de conversion chimique en électron) et la loi de Betz pour les éoliennes (rendement maximum possible), les marges de progression dans ces domaines sont maintenant faibles. Il nous reste la possibilité de changer ces technologies, mais pour le moment les recherches ne donnent rien de tangible à moyen terme.

Soyons clair, passer comme le veut le « Green new deal » d’à peine 2% à 80% en 30 ans, se fera dans la douleur et engendrera des guerres.

Il n’est plus aujourd’hui un élément de notre vie courante qui ne soit pas impacté, pour arriver à ces objectifs délirants. Nos gouvernants ont décidé du sacrifice de nos sociétés, et du sacrifice des populations du tiers-monde, sur la base de rapports qui sont pourtant remis en cause par de très nombreuses instances scientifiques et économiques (cf. chapitre 2).

Même chez vous, dans le cadre de ce que l’on appelle en droit la propriété privée, vous êtes tenus de trier vos déchets, de changer tout votre équipement (électroménager, chauffage, voiture, isolation, …) pour des versions plus écologiques, et d’avoir d’une façon générale un comportement ecolo-vertueux. C’est pour le moment une incitation, mais soyez certains que si demain les écologistes ne sont pas stoppés dans leur folie et terminent la révolution silencieuse en cours, cette incitation deviendra une injonction sous peine d’amende et de prison.

Dans la même veine, vos propres enfants sont endoctrinés depuis l’école maternelle et incités à rappeler leurs aînés à l’ordre. Des heures de mathématiques et de français ont été supprimées, pour faire de la place à des cours d’écologie et de tri des déchets. Idem dans votre environnement professionnel, où les contraintes environnementales prennent de plus en plus de place, et coûtent de plus en plus cher. Le tout pour viser la « neutralité carbone », alors même qu’en 50 ans le taux de CO2 n’a jamais cessé d’augmenter. Et que de toutes les façons cette neutralité est un leurre.

Nous pouvons ajouter à cela que nous allons payer le prix fort. Non seulement le rendement énergétique des productions intermittentes (éolien, solaire) étant ce qu’il est, c’est à dire mauvais, impliquent un prix de revient élevé en bout de chaîne, mais en plus le prix de notre énergie augmente via les diverses taxes écologiques destinées à subventionner la « transition » pour maintenir artificiellement le système à flot. Concrètement, le chiffre d’affaires de l’éolien est de 3.5 milliards d’euros en 2020, et en face, l’Etat (en fait nous !) a versé pour 2.3 milliards de subventions, soit les deux tiers ! Subventions qui doivent bien être payées par quelqu’un et qui se retrouvent dans votre facture d‘électricité, de gaz, de fioul ou encore d’essence… Il est donc mathématique qu’au final le prix payé par le consommateur explose.

Le Manhattan Institute, avec la faculté de la McCormick School of Engineering and Applied Science de la Northwestern University, a publié un rapport (0) où l’on trouve un petit calcul intéressant : 1 million de dollars investis dans un parc photovoltaïque ou éolien généreront environ 50 millions de KWh sur 30 ans. La même somme investie dans une plateforme de forage de gaz, sur la même durée, générera 300 millions de KWh. Soit un rapport de 6 !

De 2007 à 2022, le prix de l’électricité a augmenté de 52 %, alors même que les tarifs ne cessaient de baisser depuis les années 1980. Et cette augmentation n’est pas terminée. Les entreprises paient aussi leur électricité, et donc les augmentations se retrouvent directement le prix des produits… Pour la seule année 2022, en France, l’Etat a dû compenser les hausses du tarif de l’énergie, via les « chèques énergie » ou les « boucliers » visant à plafonner les augmentations, pour un total d’environ 20 Md €. Ce chiffre représente plus de la moitié de notre budget défense ! Cet argent, que la France n’a pas, devra être soit empruntée sur les marchés (dette), soit récupérée via les impôts. Dans tous les cas, cette augmentation tarifaire sera bien payée par nous les « contribuables ». Et certains de nous expliquer que toutes ces augmentations sont le seul fait de l’inflation !

Non ! Nous payons là, de façon directe et indirecte, une mainmise des écologistes sur nos politiques, une lâcheté du législateur qui privilégie des intérêts poussés par des organismes supra-étatique, et enfin un manque de vision sur le long terme de ceux à qui nous donnons mandat.

Ajoutons à cela qu’un Etat comme la France, qui s’avère être un des plus vertueux, selon les normes du GIEC, qui avec son parc historique nucléaire pèse pour quantité négligeable dans les rejets de GES, est un de ceux à imposer des lois environnementales les plus draconiennes. Non seulement sur les ordres de l’ONU, l’UE nous impose des textes de plus en plus contraignants en la matière, mais en plus, lorsque ces textes sont traduits dans le droit français, le législateur en profite pour en durcir les conditions et montrer à tous que nous sommes de bons élèves. Quand les Allemands, eux, relancent en masse leur centrales à charbons pour maintenir leur niveau énergétique.

Taxes massives pour subventionner le renouvelable, mise en œuvre de technologies intermittentes et chères, contraintes législatives environnementales de plus en plus fortes, conditionnement des plus jeunes sur ces sujets…

Toute cette folie ambiante se traduit par des comportements totalement irréalistes.

En 2007, Al Gore reçoit conjointement avec le GIEC le prix Nobel de la paix. Dans son discours, ce dernier enchaîne les contre-vérités alarmistes, et annonce que sous 7 ans, selon les études qui ne peuvent et ne doivent être remises en cause, il n’y aura plus de banquise en Arctique durant la période estivale. Discours qui sera reçu par une « standing ovation » de la part du public constitué pour une bonne partie de membres éminents du GIEC. Bien entendu, les faits lui démontrèrent le contraire (comme la majorité des prévisions du GIEC -cf. chapitre 8-).

Contre tout bon sens, convaincu que la banquise avait bien disparu, puisque le GIEC l’avait prédit, mais que l’information était cachée aux populations, un groupe d’écologistes, a, en août 2019, affrété un bateau, le Malmo, et annoncé qu’il allait traverser le pôle nord sans difficulté, prouvant ainsi à tous la catastrophe environnementale qui se jouait. On allait voir ce qu’on allait voir, le monde allait se réveiller face à la réalité ! L’expédition fit long feu ! Arrivée aux îles Svalbard, soit à encore presque 1 500 km du pôle, le Malmo se trouve bloqué par la banquise, enfermé par les glaces. Pris au piège… Ne pouvant s’en dégager, nos écolos se voient contraints, non sans honte, de lancer un appel de détresse (1). Des hélicoptères canadiens vinrent à leur secours. Pour l’anecdote, leur bateau, ainsi que les hélicoptères, étaient équipés de moteurs thermiques à énergie fossile…

Et pourtant, si ces écologistes avaient eu ne serait-ce qu’un début de démarche scientifique, ils auraient préparé leur aventure en se renseignant auprès de laboratoires qui suivent l’évolution de la banquise (comme l’Institut Météorologique Danois, ou le Centre de données sur la neige et la glace arctique de l’Université du Colorado). Ils auraient ainsi su que, si la surface de la banquise arctique s’est bien réduite dans le courant des années 1990, elle s’est stabilisée depuis. Et qu’en été 2019, quand nos aventuriers sauveurs de l’Humanité prennent la mer pour traverser la banquise qui pour eux n’existe plus, cette dernière a croît de plus d’un million de km carrés par rapport à sa surface de 2012… (1.1)

Ah, au sujet de cette aventure emblématique de ce que nous vivons, faites l’expérience d’essayer de trouver un article dans un média mainstream… Vous aurez de grandes difficultés, aucun ou presque n’a relayé l’information, qui, sans doute, n’allait pas dans le sens de « la cause » (cf. chapitre 1 et le Climategate pour ce terme).

Vous pensez qu’il s’agit là d’un cas isolé ? Eh bien non. Par exemple, déjà en 2013 (2), un groupe de climatologues accompagné par la BBC et des députés verts, avaient eu la même idée. Traverser cette fois ci l’Antarctique, persuadé de n’avoir rien à craindre de la banquise, pour démontrer les effets du réchauffement. Même cause, même effet : leur bateau, l’Akademik Shokalskiy, s’est retrouvé prisonnier des glaces. Glaces qui pourtant, d’après les modèles du GIEC, n’auraient pas dû être aussi nombreuses…

Il fut un temps, plus raisonnable, où les explorateurs soit ne s’aventuraient pas sous ces latitudes, soit prévoyaient de rester prisonnier des glaces durant quelques mois, et s’organisaient en conséquence. Mais, de nos jours, on se demande parfois où se trouvent le bon sens et la science…

Ces simples exemples nous montrent que nombre d’activistes sont totalement déconnectés de la réalité, et persuadés contre les évidences d’avoir raison (même leur mésaventure ne les fait pas changer d’avis, nous sommes ici dans une nouvelle religion au mauvais sens du terme). Chez eux, l’irrationnel règne en maître, ils font confiance uniquement à leur idéologie, même quand cette dernière est contraire aux faits. Et l’on retrouve ce type de personnage (des écologistes extrémistes sans aucune formation scientifique) à la tête d’organisation internationale très puissante.

Factuellement, notre vie est aujourd’hui impactée, non pas par le réchauffement climatique, (+1°C en moyenne depuis 1850), mais bien par des lois liberticides, les nombreuses taxes, et la mise en œuvre de production d’énergie intermittente, tout cela pour contrer un potentiel réchauffement. Nous ne faisons pas face à un problème manifeste, nous essayons de contrôler les forces de l’univers ! Quand je dis « nous », je parle bien entendu des gouvernements de différents pays et surtout des organismes supranationaux noyautés par les écolo-communistes.

Ces gens ont « simplement » oublié que les puissances en jeu, celles qui régissent notre climat et plus généralement le climat des autres planètes, sont phénoménales, bien au-delà de notre capacité à les modifier. L’ensemble de l’arsenal nucléaire militaire mondial représente une goutte d’eau énergétique face aux forces dont nous parlons. Tout cela n’est qu’une vaste plaisanterie.

Comme vu au cours de cette conférence, le GIEC est, selon l’expression du Général de Gaulle, un « machin » ! Une création Onusienne, servant à l’origine des intérêts particuliers étatiques, et qui au fur et à mesure des années, tel un mauvais génie, a échappé partiellement à ses créateurs, pour servir les intérêts de l’international écologiste (et toutes ses branches). Cependant, dans tout mythe il y a un fond de vérité, et ici, le GIEC s’appuie bien sur une réalité, celle de la variabilité climatique, mais en lui donnant une dimension catastrophique, et une origine humaine. Oubliant là encore, que cette variabilité a toujours existé. La difficulté étant alors de trier le faux du vrai, le mythe de la science. L’Humanité est depuis son origine en permanence confrontée à divers risques climatiques. Nos ancêtres ont connu d’importantes variations, des âges glaciaires et des Optimum thermiques. Il en est ainsi, le climat est chaotique, instable, non réglé, et impossible à prédire comme, contre toute attente, l’écrit le GIEC lui-même dans ses rapports (cf. chapitre 8).

Il n’y a pas de dérèglement climatique puisqu’il n’y a pas de réglage du climat !

Ces variations nous sont parfois favorables, comme la forte expansion économique, culturelle et religieuse, qu’a connue l’Europe du XIe au XIVe siècle. Et parfois, non. Certains états climatiques ayant participé à la chute de civilisations, et répandu la misère parmi les communautés humaines.

Indépendamment du discours catastrophique ambiant, à quoi pouvons-nous faire face dans les décennies à venir, quelles sont les options scientifiquement valables ? Trois pistes se détachent :

Soit l’Optimum thermique qui s’annonce est hors norme, plus chaud que le Romain et le médiéval.

Soit nous sommes au début d’un Optimum thermique « standard » comme connu par le passé par nos ancêtres, avec une variation modérée de +2°C à +4°C environ durant un cycle de quelques centaines d’années.

Soit enfin, le début de variation positive (+1° C depuis 1850) enregistrée stagne ou augmente légèrement, puis régresse vers 2050 (cycle solaire en baisse). Et nous retrouvons le climat du XXe siècle. Avant, de toutes les façons un Optimum thermique ou une ère glaciaire qui arrivera tôt au tard.

Quoi qu’il en soit, et surtout concernant les deux premières hypothèses, nos gesticulations (éolien, voiture électrique, photovoltaïque, isolation des bâtiments, etc.) n’y changeront absolument rien.

L’ensemble des programmes politiques visant à atteindre la neutralité carbone (alors même que le carbone n’a qu’un rôle tout à fait mineur dans l’augmentation de +1°C depuis 1850 actuellement mesurée -cf chapitre 5-), est complètement déconnecté de la réalité des chiffres.

Prenons un exemple tout à fait emblématique : l’atmosphère contient 3 200 milliards de tonnes de CO2 (vous noterez que ce chiffre ne vous est jamais communiqué sous sa forme massique, mais en ppm -partie par million-, ou en pour cent, car il est ainsi plus difficile d’effectuer une comparaison mentale). En face de ce chiffre, nous trouvons l’ensemble des véhicules en circulation de l’UE, qui rejette 0.3 milliard de tonnes par an de ce même gaz. Admettons que demain, à horizon 2050, l’UE impose une diminution du parc thermique (voiture, camion, moto, bus) de 50%, ce qui est très peu probable, car financièrement les populations ne suivront pas, et techniquement les infrastructures non plus. Mais supposons. Cela impliquerait que cet énorme effort, qui se fera dans la douleur, pèsera pour 0.0045 % de la masse de CO2 dans l’atmosphère CO2, une valeur si faible qu’elle ne serait probablement pas mesurée par les capteurs actuels. Des centaines de milliards d’Euros dépensés, et donc retirés à des tâches plus nécessaires, pour un gain insignifiant.

Ce qui est certain c’est que l’ONU force les pays à « cramer » (je ne vois pas d’autres termes) des milliards de dollars pour contrôler le climat, ce qui revient à essayer de courir plus vite qu’une balle. Le terme employé en anglais et que nous retrouvons régulièrement dans les rapports est : « fighting climat change ». Les climato-alarmistes parlent de « combattre » le changement climatique.

Au lieu de cela, puisqu’il existe une probabilité que nous entrions dans une phase d’Optimum thermique, sans que ce dernier n’ait un caractère catastrophique, nous devrions nous adapter. Nos gouvernements devraient avoir la sagesse d’investir dans des solutions destinées, non pas à combattre les éléments, mais bien à faire en sorte de vivre le mieux possible dans un environnement qui, potentiellement, change. Comme, climatiser tous les logements et les transports en commun, favoriser la décentralisation (pour vider les villes), adapter les villes à la voiture de façon à fluidifier les déplacements, adapter les Ephad, les hôpitaux, les crèches, adapter les productions céréalières, repenser les circuits d’importations de matières, recouvrer coûte que coûts notre souveraineté dans tous les domaines, faire le nécessaire pour augmenter les productions énergétiques nécessaires aux appareils visant l’adaptation, etc.

Notre civilisation technologique, bien qu’encore balbutiante, permet aujourd’hui de mieux s’adapter aux variations climatiques. Le système de climatisation via la compression et la détente d’un gaz, où les systèmes de contrôles informatiques d’irrigation des terres, en sont des exemples.

Quelle que soit l’hypothèse qui se révélera comme la bonne, ce qui nous est actuellement « vendu » par le GIEC, ce n’est pas l’arrivée d’une variation climatique, mais c’est l’effondrement de nos civilisations sous 2 à 3 générations. Effondrement dû à la montée des eaux, à la chute de production agricole, aux famines, au manque d’eau douce, aux massives migrations de populations, à l’absence de résistance physiologique face à une augmentation sensible de la température, aux catastrophes naturelles qui dévasteront régulièrement l’humanité, aux pandémies, et autres réjouissances supposées.

Et face à cette fin du monde supposée, l’ONU oppose la « neutralité carbone ». Cette instance, contre tout le savoir dont nous disposons aujourd’hui fait peser tous les efforts vers des solutions visant à modifier notre atmosphère. Faisant fi au passage du Soleil, que nous ne maîtrisons pas, du champ électromagnétique terrestre, que nous ne maîtrisons pas, des cycles de Milancovitch (rapport Terre/Soleil), que nous ne maîtrisons pas, du rejet naturel des GES, que nous ne maîtrisons pas, de phénomène naturel comme El Niño, que nous ne maîtrisons pas !

Il a été ainsi décidé lors de la COP de Copenhague, de mobiliser annuellement 100 milliards de dollars pour, je cite : « lutter contre le changement climatique. » (1) Même si nous savons que l’objectif en question ne sera jamais tenu, il est bien question ici de « lutter » et non de s’adapter (si cela était nécessaire). Nos élites s’engagent dans un bras de fer avec « dame nature » qui est pourtant des millions de fois plus puissantes que nous le sommes. C’est totalement irrationnel, mais cela répond à une émotion! De l’argent jeté par les fenêtres ! Et des ressources intellectuelles dépensées en pure perte.

En ce mois d’août 2022, différents médias, parmi ceux autorisés à émettre une opinion, ont publié des articles / reportages, sur la fin des diverses civilisations. Arrivant à la cause climatique comme chute de ces empires.

Le journal Les Echos a publié une série de 5 articles évoquant la chute de Rome, la fin de l’empire Maya, l’origine de la Révolution française, la chute des Mings et enfin, l’effondrement de la civilisation Kmers au XVème. Dans la même voie, ARTE TV, a diffusé une série de 3 reportages sur la fin de différentes civilisations (L’aube des temps, Rome et Athènes, La chute de Rome), avec pour origine une variation climatique majeure.

Ces différentes présentations médiatiques appellent deux remarques :

Tout d’abord, ces civilisations n’émettaient pas de GES. Nos amis des Echos et d’ARTE, reconnaissent donc implicitement que les variations climatiques majeures peuvent être indépendantes de ces gaz.

Ensuite, ce qui a participé à la chute de ces civilisations n’a pas pour cause une variation climatique en tant que telle, mais bien leur incapacité à s’adapter ! Leur incapacité technique, bien entendu, mais aussi leur incapacité politique.

Et nous prenons le même chemin, en pire…

Les plans en cours et les milliards de dollars dépensés visent à contraindre la nature à nous obéir, à influencer le climat ! L’Humanité trop orgueilleuse depuis qu’elle se prend pour Dieu, ne supporte plus que les éléments ne lui obéissent pas !

Soit, nous faisons face à un Optimum thermique quel que soit son intensité, et nous aurons dépensé des sommes folles, et serons partis dans tous les sens, pour rien, pire, nous ne nous serons pas préparés à accepter et gérer la situation. Soit, il ne se passe rien de problématique d’ici la fin du siècle, et nous léguerons à nos petits-enfants une situation économique et des choix technologiques tels qu’il faudra plusieurs générations pour les amortir et en changer.

Dans tous les cas, ce vers quoi nous emmènent le GIEC et les écolo-communistes (cf. chapitre 6) ce sont des conflits à répétition. Y compris des conflits armés.

L’idéologie écologiste étant profondément malthusienne, le fait que leurs positions entraînent des guerres n’est moralement que très relatif. Car les guerres participent à la diminution de la population mondiale, et donc, par voie de conséquence à éliminer de Gaïa une partie du cancer que sont les humains. Bien entendu, les choses ne sont jamais dites ou présentées ainsi ! Mais, lorsque vous imposez des politiques qui vont contraindre certaines ressources comme le Nickel, le Cobalt, ou le Silicium, vous engendrez inévitablement des tensions autour desdites ressources. Tensions qui, comme l’Histoire nous l’enseigne, se transforment en guerre.

Voyons cela.

A/ Les politiques favorisants ce que l’on appelle la « transition énergétique », emmènent la quasi-totalité des pays occidentaux et développés vers des technologies dont les ressources nécessaires proviennent de quelques zones géographiques. Zones géographiques situées principalement en Chine, en Russie, dans quelques pays d’Afrique et dans quelques zones de l’Amérique du Sud pour le Lithium et le Graphite. Sachant que très majoritairement « l’or noir » de demain se trouve en Chine et en Russie. De plus, la capacité de raffinage desdites matières fait totalement défaut en Europe, qui a fait le choix hautement stratégique de sous-traiter. Usines de raffinage qui là encore se trouvent majoritairement en Chine…

Dit plus simplement, la transition énergétique telle qu’imposée actuellement, c’est-à-dire selon un calendrier très court, revient à donner les clés de notre souveraineté énergétique, et donc de notre avenir, à la Chine et dans une moindre mesure à la Russie.

Afin d’éviter d’avoir ainsi les pieds et mains liés, M. Macron avait en 2019 fait une grande communication sur la création prochaine d’un consortium européen, visant la place de leader dans la production de batteries. Bien entendu, comme toujours avec nos politiques, ce projet est resté à l’état de communication, servant uniquement des intérêts électoraux. De toutes les façons, il est certain que si ce projet n’est pas initié uniquement au niveau français, il ne verra jamais le jour. Jusqu’à preuve du contraire, l’UE n’a engendré aucun grand projet industriel commun, elle s’est uniquement contentée de détourner et de mutualiser, des grandes entreprises françaises (Airbus, Arianne, …) et quelques Allemandes.

A y regarder de plus près, nous constatons que la « transition énergétique » visant à se passer du trio pétrole, gaz, charbon, et qui nous est vendue comme la solution à tous nos problèmes, ne fait que déplacer les besoins en matière première. Nous passons des fossiles, aux minerais et terres rares, qui sont par ailleurs tout autant finis… Nous passons d’un mode de domination à un autre. Nos dirigeants ne font que déplacer le rapport de force. Et il y aura des guerres pour la maîtrise de ces gisements, d’autant plus que la situation géopolitique ne va pas se retourner en quelques siècles, non, l’ONU nous emmène vers un changement sous quelques décennies. Et il y a à la clé d’énormes intérêts financiers.

Des enfants au Congo meurent dans des mines de Cobalt pour que les occidentaux bobos parisiens ou berlinois, puissent rouler en vélo électrique. Des populations entières sont sous domination de groupes armés parce que leurs villages se trouvent sur des territoires où les minerais abondent, et que les Occidentaux veulent leur voiture électrique pour le bien de la planète. Comprenez que jadis, l’exploitation d’un puits de pétrole et de gaz demandait un savoir-faire conséquent qui n’était pas à la portée de n’importe qui. Mais demain, l’exploitation d’une mine, elle, peut se faire de façon artisanale, et facilement mise en œuvre par quelques seigneurs de guerre locaux.

Celui qui maîtrise la production et/ou la distribution de l’énergie maîtrise le monde.

En son temps, l’hégémonie américaine n’était due qu’à cela ! Qu’un pays, comme l’Irak tente d’annexer le Koweït pour en gérer l’énergie en son nom propre, de produire et distribuer du pétrole et du gaz sans un contrôle US, et il avait le droit à une guerre en bonne et due forme (au nom de la liberté et de la démocratie, bien entendu). Qu’un pays, comme la Libye, tente de réaliser des transactions énergétiques sur une base monétaire autre que le dollar, et là aussi, il se retrouvait avec le flingue de l’Oncle Sam et de ses alliés, via l’ONU, sur la tempe, toujours au nom de la démocratie.

L’ONU, nos gouvernants et les écologistes sont en train, main dans la main, de nous emmener droit vers une structure géopolitique mondiale dont la redistribution brutale déstabilisera de nombreux pays.

B/ La transition imposé par l’ONU à tous les pays du monde, vise à diminuer de façon drastique l’émission de dioxyde de carbone en interdisant l’utilisation des énergies fossiles.

Or, les ressources fossiles permettent une progression sociétale à moindre coût, car elles sont associées à des technologies à haut rendement énergétique, simples, faciles à maintenir, fiables sur plusieurs décennies, et donc au bout du compte très rentable. Un moteur thermique sera toujours plus efficace et opérationnel dans le temps, face à un générateur électrique et ses batteries. C’est physique.

Le problème qui se pose ici est que pour tous les pays en développement, soit environ 85% de la population mondiale (chiffre FMI), l’accès aux énergies fossiles est la garantie d’un accès à une vie meilleure. Dit autrement, ce qu’est en train de faire l’ONU est d’empêcher sciemment la très grande majorité de l’Humanité de sortir de la pauvreté.

Le Financial Times, dans un article du 3 novembre 2021 écrit sur le sujet : « Alors que de nombreux Etats occidentaux se fixent 2050 comme délai, le gouvernement indien souligne à juste titre que ces pays se sont servis des énergies fossiles pendant des décennies, pour ne pas dire des siècles, afin d’élever leur niveau de vie. C’est une évolution dont des millions de ruraux pauvres en Inde commencent à peine à bénéficier. » Cet article fait échos aux positions de Narenda Modi, Premier ministre de l’Inde, qui régulièrement fait part de son inquiétude quant au fait que son pays puisse être interdit de l’usage des énergies fossiles à court terme. Ce qui serait une condamnation à mort.

Le 29 août 2022, lors d’une conférence donnée en Norvège, Elon Musk, génie de la technologie et première fortune mondiale, a rappelé la nécessité de continuer à utiliser les hydrocarbures. Rappelant qu’un arrêt brutal engendrerait une chute de la civilisation, et rappelant son rôle comme énergie bon marché pour les populations les plus pauvres.

Dans leur délire, l’ONU et le GIEC, proposent à tous ces pays, à 85% de la population mondiale, de se tourner vers les énergies « renouvelables ». Ce qui est totalement irréaliste. D’une part ces technologies sont très chères à mettre en œuvre, même les très riches (grâce au pétrole) pays occidentaux, peinent à s’équiper et doivent dépenser des milliards en subvention. D’autre part, leur capacité faible et intermittente implique un usage en parallèle d’énergie fossile. Les pays en voie de développement ne sortiront pas de leur condition avec des énergies intermittentes, du moins pas à court terme.

Enfin, si les 4 milliards de personnes les plus pauvres atteignaient un jour l’équivalent de 15% du niveau de vie d’un américain, les besoins en matières premières et énergétiques viendraient inévitablement à faire défaut pour les pays les plus riches, avec en tête les USA. Dison que l’ONU verrait d’un bon œil que cela n’arrive pas…

Comment pensez-vous que vont réagir les 6 milliards de personnes qui vont voir leur niveau de vie, déjà bas, régresser ? Un dicton populaire dit : « Ventre qui a faim n’a pas d’oreille ». Et c’est ce qui va se passer, ces populations n’entendront pas les appels à la raison de l’ONU. Un jour, et cela interviendra sans que nous l’ayons anticipé, acculés, ils prendront les armes.

C/ Continuons avec cette transition énergétique à marche forcée.

La critique ne porte pas sur le mode énergétique choisi. Que vous rouliez en voiture à essence, à l’électricité, ou à toute autre ressource, peu importe (dans la mesure où vous pouvez prétendre aux mêmes performances). Ce qui compte ici c’est de se déplacer d’un point A à un point B. Idem pour le chauffage, ou l’alimentation de machines industrielles. La source d’énergie importe peu en soi.

Les technologies actuellement utilisables, dites renouvelables, relèvent de trois grandes catégories : l’éolien, le solaire, et l’hydraulique. L’hydrogène est pour le moment trop loin de pouvoir faire la course pour des raisons financières et de sécurité, et la méthanisation ne représente rien. Je rappelle que ces trois technologies sont à la portée financière et technique (ingénieur) des pays industrialisés, et pas des pays du tiers monde.

L’éolien et l’hydraulique, utilisent des turbines pour générer de l’électricité, comme les centrales nucléaires, ou à charbon, gaz, pétrole. Seul le solaire implique un changement notable, avec une production par réaction chimique. Un des problèmes, parmi d’autres, c’est que pour le moment (et pas avant longtemps…), ces technologies ont, sans même parler de leur intermittence, un mauvais rendement (comparé par exemple au nucléaire ou au pétrole) engendrant un prix de production très élevé et la nécessité d’important volume de déploiement (nombre et surface au sol).

Le rendement du photovoltaïque est aujourd’hui en moyenne de 11% (puissance reçue / puissance restituée) pour du matériel neuf, correctement installé et suffisamment ensoleillé. Et la production effective, est en moyenne mondiale de 15%. Cela signifie, qu’un panneau fournit 15% du temps de l’électricité, le 85% restants étant dus à des conditions d’ensellement insuffisantes (nuit, nébulosité, orientation, maintenance). Ce type d’installation est aussi très sensibles aux intempéries, un orage de grêle peut rayer de la carte votre centrale solaire.
Pour produire autant d’électricité qu’une centrale nucléaire moyenne française, il faut environ 32 millions de panneaux photovoltaïques (taille normée), pour une surface de 55 km2 (8). Il y a actuellement en France en tout, 450 000 panneaux solaires installés, nous sommes très loin d’un potentiel 32 millions ! Sans parler du fait que comme nous ne fabriquons pas ce type de panneau et que nous ne disposons pas des ressources en matière première, en obtenir de grande quantité sera compliqué et très cher.

Idem avec l’éolien. Une éolienne fonctionne s’il y a un minimum de 4 m/s de vent, soit 15 km/h, et s’arrête pour des raisons de sécurité quand le vent atteint les 70 – 80 km/h (cela dépend des modèles). Lors d’une conférence sur la transition énergétique donnée en mai 2018, le délégué régional d’EDF en Nouvelle-Aquitaine, a indiqué que pour remplacer une centrale comme celle de Blayais (8), il fallait un minimum de 7 000 éoliennes de grande capacité. En 2022, la France compte sur tout son territoire un total de 8 000 éoliennes. Et, cerise sur le gâteau, les éoliennes ont un taux de production effectif de 27% en moyenne mondiale ! En France, en 2020 le parc d’éoliennes pèse pour une production potentielle de 153 TW (17,5 GW installés x 8 760 heures annuelles), et nous avons eu une production effective de 39,7 TWh, soit un ratio de 26 %. Dit autrement, 74% du temps, une éolienne ne fournit pas.

Concernant les éoliennes je ne saurais que trop vous conseiller de visionner le reportage suivant : https://www.youtube.com/watch?v=Vf9EbpzDvoY&list=PLknyRX5hSCi2tz1fKOVr0xg5vpsWJ8jxG&index=6

Résultat de ces choix, les coûts énergétiques explosent, et non seulement les foyers commencent à faire face à des factures difficilement payables (pour le moment l’effet est amorti par l’Etat qui pourtant est sur-endetté), mais en plus, tous les produits manufacturés ou alimentaires utilisant pour leur fabrication de l’énergie, augmentent également.

Le média France 24, publie le 26 août 2022 un article intitulé : « Flambée du prix de l’électricité en France : Les prix sont complètement démentiels ». Nous y apprenons que le prix de l’électricité sur les marchés est passé de 85 € le MWh en 2021, à 1 000 € en cette fin août 2022, soit une augmentation de presque 1 200% ! Et, ce média subventionné, mais il n’est pas le seul, de donner pour cause l’arrêt de centrales nucléaires pour entretien, et la guerre en Ukraine ! La propagande est ici grossière, mais cela semble passer auprès de la population. Non seulement par le passé les centrales sont régulièrement à l’arrêt pour entretien sans que le tarif de l’électricité ait augmenté de 1 200%, et d’autre part, la guerre en Ukraine n’impacte que modérément la France qui ne dépend pas de ce pays pour sa production électrique (7% de notre électricité était en 2021 d’origine fossile). Ajoutons que les pays subissant cette explosion de tarif, sont tous des pays qui sont très investis dans la transition écologique…

Cette explosion des tarifs est bien la résultante de 30 ans de choix politiques catastrophiques en matière énergétique. D’une part les taxes pour la transition énergétique, pèsent pour maintenant presque 30% de votre facture électrique. Et surtout, nous avons remplacé des centrales de production amorties, à haut rendement, et donc avec un coût en sortie bas (la France avait le prix de l’électricité le plus bas d’Europe), par des centres de production à faible rendement, coût élevé de production, technologie hyper dépendante de l’étranger, et intermittentes, impliquant un coût de production élevé ce qui « en bout de chaîne » donnent les tarifs auxquels nous sommes soumis. Et si les plans du « green new deal » continuent à être appliqués, nos factures continueront à augmenter. Sachant que cette explosion des coûts énergétiques fait partie du plan « Green new deal », visant à nous forcer à une décroissance (la fin de l’abondance comme l’a rappelé M. Macron fin août 2022, après avoir vendu le « quoi qu’il en coûte » quelques mois plus tôt).

En 2018, Macron annonce la fermeture de 14 centrales nucléaires à l’échéance 2035 (10). Fessenheim est fermé en 2020, gage donné aux partis écologistes, mais depuis, rien. Rien, car ce gouvernement a été rattrapé par ce que l’on appelle le « principe de réalité » ! Si en l’état nous devions remplacer ces 14 centrales, il nous faudrait installer soit, presque 100 000 éoliennes ! (nous en avons installé 8 000 en 15 ans). Ou soit, presque 450 000 000 (oui 450 millions) de panneaux photovoltaïques ! Je vous laisse juge des volumes et de leurs implications…

Cette emblématique fermeture de la centrale de Fessenheim, qui selon un rapport officiel de ASN (Autorité de Sécurité Nucléaire) était parfaitement opérationnelle, a donné lieu à une tribune publiée dans Le Monde (10.1), signée par diverses personnalités, dont des députés et surtout 6 ministres en poste : « La fermeture de la centrale de Fessenheim marque une étape historique ». Tribune où ces gens de nous expliquer que le bon chemin est celui de la fin du nucléaire et que les énergies renouvelables couvriront sans difficulté nos besoins. Résultat, le 2 août 2022 la France annonce devoir redémarrer la centrale à charbon de Saint-Avold pour la production d’électricité, en vue de pallier la fermeture de Fessenheim… Curieusement, nous n’avons pas entendu les personnalités qui avaient signé la tribune à peine deux ans plus tôt…

Tout cela à un coût, supporté par les contribuables que nous sommes.

Scrutez donc votre facture électrique, vous y trouverez diverses taxes destinées à financer les énergies intermittentes. A ce jour, le KWh est vendu aux particuliers sur une base de 0.18 €, dont 45% sont des taxes : notamment la CSPE ou la contribution au service public de l’électricité, finance le développement des énergies renouvelables. Sachez que cette CSPE, a été augmentée de 650% (oui vous avez bien lu) entre 2003 et 2022.

Bref, nous payons, vous payez, doublement le choix des énergies intermittentes, directement car leur coût de production est élevé, et indirectement par des taxes pour subventionner lesdites énergies qui ne sont pas rentables (et qui enrichissent essentiellement des entreprises étrangères). Avant, notre électricité été bon marché et maîtrisée, aujourd’hui, sous la contrainte des écologistes et du GIEC, notre électricité est très chère (ce n’est que le début), et si nous continuons nous connaîtrons des coupures, comme les pays du tiers-monde.

En octobre 2018, la France a vu émerger un mouvement populaire de révolte appelé les « Gilets jaunes », dont l’origine était l’augmentation du prix de l’essence, et d’une façon plus générale l’étranglement financier des foyers les plus pauvres. Le 8 décembre, face aux émeutes le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) envisage un scénario d’exfiltration du président, et met pour cela en alerte un hélicoptère à l’Elysée. Cette évacuation n’aura finalement pas lieu, mais cela fut une première depuis plus de 50 ans et les émeutes de mai 1968.

Nous pouvons également évoquer le Sri Lanka, qui vient de renverser son gouvernement par une guerre civile. Ce pays connait depuis le début d’année une pénurie de matière première comme le pétrole, une pénurie de denrées alimentaires, et une explosion du coût de la vie. Tout cela étant dû au choix du président Sri Lankais, de mettre en œuvre un maximum de recommandations écologiques demandées par l’ONU. Par exemple, le gouvernement Sri-Lankais à totalement interdit l’usage de produit phytosanitaire pour les cultures. En une saison les rendements se sont écroulés entraînant une famine. Parlons aussi de l’Angleterre, qui connaît actuellement (en août 2022), une grève générale, du jamais vu pour ce pays depuis plus de 30 ans. Là encore, l’origine de cette grève est liée au coût de la vie, et à l’explosion des prix, énergies et denrées.

La transition énergétique et les lois écologistes actuelles et à venir, vont contraindre financièrement les foyers français et européens à un niveau bien supérieur qu’à l’augmentation énergétique subie en 2018. Il est très probable qu’au rythme où nous sommes, à moyen terme, nombre de foyers devront choisir entre se chauffer ou se nourrir. Dès lors, un mouvement comme celui des « Gilets jaunes » pourrait alors très facilement voir le jour, et faire basculer notre pays, et d’autres, dans une guerre civile.

D/ Enfin, la Chine et la Russie jouent double jeu, et agissent selon les intérêts de leurs populations, pour amener l’UE à la faute. Et cela fonctionne plutôt bien !

Ces deux grandes puissances sont depuis le début membre du GIEC, de l’ONU et de toutes les instances en rapport avec la « lutte contre le climat ». Leur communication est bien rodée, et même si leurs représentants se montrent un peu éloignés des grandes décisions, en façade ils s’alignent sur les déclarations de l’ONU et font preuve sur le papier de bonnes intentions.

Sauf que dans les actes cela n’est pas le cas. Ainsi, la Chine va créer 600 centrales électriques à charbon, et supprime fin 2022 les primes d’état liées à l’achat de véhicule électrique. Quant à la Russie, important producteur de gaz, non seulement elle continue d’en vendre massivement, mais elle n’a aucunement modifié ses planifications de fonctionnement de centrale électrique au gaz. La Russie n’a pour le moment installé aucune éolienne (11) ! Et elle n’a pas, à priori, l’intention d’en installer.

Ces deux pays majeurs au niveau international, étaient également absent à la COP 26 qui s’est tenue en 2021 ! COP 26 où le discours d’ouverture commençait par ces mots : « Il est minuit moins une sur l’horloge de l’apocalypse ». Encore est toujours ce discours de fin du monde.

On notera que, eu égard la puissance économique et militaire de ces deux pays, le GIEC et l’ONU ne peuvent ni les soumettre, ni les endoctriner. Et que si l’on entend une Greta Thunberg faire la morale du haut de son ignorance scientifique du sujet, aux dirigeants français ou européens, à aucun moment nous ne l’avons vu essayer d’intimider Xi Jingping ou Vladimir Poutine… L’écolo-sphère ne peut s’en prendre qu’aux pays faibles, dont malheureusement nous faisons maintenant partie visiblement…

Nonobstant ces faits, Chine et Russie sont pourtant membres des différentes instances sur le climat et abondent dans le sens du réchauffement climatique anthropique. Mais, il est clair que cette position ne relève que d’une stratégie…

Stratégie visant à pousser une majorité de pays industrialisés à effectuer une transition énergétique vers le tout électrique. Comme sont en train de le faire la France et l’Allemagne par exemple. Ceci impliquera à court terme une dépendance absolue des pays qui auront abandonné les énergies fossiles. Une dépendance vis-à-vis des puissances qui détiendront les ressources énergétiques, ici Chine et Russie. D’autre part, cette fameuse transition, va fortement handicaper les pays, ne serait-ce que sur le plan financier où non seulement l’endettement pour arriver à nos fins va exploser, mais de plus, l’argent qui part dans les éoliennes et le photovoltaïque, ne va pas ailleurs. Ni dans la sécurité, ni dans la formation, ni dans la recherche.
Au début des années 2000, la Chine a cassé les prix de certains minerais et terre-rares, ce que l’on qualifie en économie de « dumping », pour obtenir la maîtrise du marché. Ce qui est le cas aujourd’hui. Tout ce qui se rapproche de près ou de loin du marché des batteries (matière première, raffinage, fabrication, distribution) dépend à environ 90% de la Chine.

Bref, les pays qui vont prendre le train de la transition énergétique de façon brutale pour se convertir au tout électrique sans nucléaire, vont se mettre à genoux. Les autres n’auront plus qu’à se « baisser pour les ramasser ».

Ainsi, c’est là le quatrième volet du risque écologique, à savoir notre chute au profit de la Chine et la Russie. Qui Demain détiendront les ressources dont nous aurons besoin pour exister, et détiendront aussi une partie importante de notre dette. En des termes plus cavaliers, nous dirions que ces deux grands pays de l’Est tiendront dans leurs mains « nos parties génitales » ! Leurs manœuvres de politiques internationales sous-tendent cet objectif, et le moins que l’on puisse dire c’est que nos dirigeants leur facilitent la tâche, non pas par intérêt, mais lié à leur indigence quant à la compréhension de ce qui se passe et à une vision dogmatique du monde !

Il nous reste cependant un moyen d’éviter cette dépendance totale, et c’est sensiblement la même équation à laquelle a fait face le Gal de Gaulle à la sortie de la guerre. Investir massivement pour retrouver notre totale et entière indépendance énergétique, en rouvrant des centrales nucléaires, en sécurisant les approvisionnements en matière fissibles, et enfin en finançant un grand plan pour la recherche sur la fusion nucléaire. Mais, malheureusement, ce n’est pas le chemin pris par les derniers gouvernements, bien au contraire. Nous allons payer très cher cette faute de vision stratégique, et cette volonté de nombre de nos élites de fondre la France dans un grand tout Onusien et Européen.

Résumons.

Voilà ce que vers quoi les folles utopies écologistes sont en train de nous mener :

  • Une révision de la géopolitique mondiale, d’autant plus rapide et contrainte qu’elle va engendrer des déséquilibres majeurs.
  • Une mise à mort des pays en voie de développement, qui n’auront pas le temps de passer par la case intermédiaire de l’énergie fossile suffisamment longtemps.
  • Des potentiels soulèvements armés de la part de 85% de l’Humanité acculée.
  • Des grèves massives, puis des émeutes, puis des guerres civiles au sein des pays industrialisés.
  • Une dépendance très forte, bien plus que celle du XXe siècle avec les USA, à la Chine et la Russie. Débouchant sous une mise sous tutelle de nos nations.

Et nous voyons, petit à petit, les signes annonciateurs de ces prévisions (explosion non maîtrisée des coûts énergétiques, Gilets jaunes, Sri Lanka, grève en Angleterre, déstabilisation d’Etats, impasse de divers pays face à l’indépendance au gaz et pétrole russe, …).

Entendons-nous bien. La cause première ici n’est pas le type d’énergie, le passage au tout électrique, en soi. Non. Comme déjà expliquée, une énergie est une énergie, avec ses avantages et ses inconvénients, que je me chauffe au fuel ou à l’électricité m’importe peu. Dans la mesure où le coût est supportable, et que l’agrément d’usage n’est pas ou peu altéré.

Mais, le problème dans notre cas est double. D’une part l’agenda imposé par l’ONU et son bras armé qu’est le GIEC. Bien trop rapide, bien trop contraint. D’autre part, l’absence de regard critique quant aux choix technologiques retenus. Vouloir fournir suffisamment d’énergie à un pays industrialisé pour qu’il maintienne son niveau de vie, à partir de système intermittent et déplorable sur le plan de la rentabilité, est une gageure.

Selon le Ministère de la « transition écologique » (12), chiffres 2020, la France dispose pour ses besoins annuels, de 2 657 TWh (Tera Watt heure), dont 117 sont issus de l’éolien, l’hydraulique et le solaire. Si on suit les ordres du GIEC visant à supprimer les énergies fossiles, et des écologistes visant à supprimer le nucléaire, quelqu’un au ministère peut-il nous expliquer comment le gouvernement compte s’y prendre pour passer de 117 à 2 657, en 20 ou 30 ans, sachant que notre pays est endetté à son maximum et ne maîtrise aucun des approvisionnements nécessaires à la mise en œuvre de technologies intermittentes ? Il réside là un très grand mystère, dont personne ne semble vraiment se soucier !

Nous aurions dû investir autant d’argent que nous l’avons fait pour l’éolien et le photovoltaïque, dans la recherche sur l’amélioration des centrales nucléaires et sur la mise en œuvre de nouvelles générations. Nous venons de prendre 50 ans de retard, qui seront très difficiles à rattraper. Nos politiques n’ont rien compris aux enjeux en cours, n’ont aucune vision sur le long terme. Ils réagissent à l’émotion, un ours seul sur une banquise, à une pression populaire manipulée par des partis politiques écologistes qui ont bénéficié après la chute de l’URSS, des méthodes et du savoir-faire en la matière des communistes (cf. chapitre 6). Et mènent avant tout une politique dogmatique au lieu de pragmatique.

L’exemple de l’automobile, objet commun et central de nos activités privées et professionnelles, évoque bien le changement de paradigme énergétique qui nous est imposé en dépit du bon sens. L’UE, toujours sous la pression de l’ONU, suite à la réunion des ministres de l’Environnement, a annoncé en juin 2022 l’interdiction de vente des véhicules thermiques pour 2035, soit dans un peu plus de 10 ans.

C’est bien entendu une décision totalement irréaliste, et qui ne va faire qu’amplifier les tensions déjà initiées. Irréaliste, car la très grande majorité des foyers de l’UE ne sont pas en mesure d’acheter ce type de véhicule eu égard leur prix prohibitif. D’autant que les prix actuels sont artificiels puisque subventionnés ce qui ne pourra pas durer éternellement. Et il y a fort à parier que l’augmentation de la production ne fera pas baisser les tarifs (pour des véhicules avec une autonomie suffisante) comme ce fut le cas pour les véhicules thermiques, car, je vous rappelle que les matières premières sont exclusivement fournies par la Chine et la Russie qui vont tout faire pour mettre l’UE à genoux. Si cette loi est réellement appliquée (ce dont nous pouvons douter), la Chine mettra moins de 10 ans pour liquider une marque comme Mercedes, au profit de ses propres marques automobiles. D’autre part, les infrastructures techniques, que sont les points de recharges et les capacités de fourniture de volume électrique suffisant, n’auront pas eu le temps nécessaire pour réaliser une adaptation fiable et efficace.

Enfin, un autre dilemme va rapidement se poser aux consommateurs que nous sommes : la durée de vie desdits véhicules. En effet, il faut savoir que pour des raisons physiques, les batteries, organe principal, voient leur capacité diminuer avec le temps. Vous connaissez bien ce phénomène avec vos PC portables ou vos smartphones. Sous 5 à 7 ans, les véhicules électriques perdent une partie de leur capacité (et pour le moment la recherche n’a pas mis à jour de moyens pour contourner cela), puis la perte va en augmentant année après année. Le pic, soit plus d’un tiers de perte, intervenant vers 9 ou 10 ans. Sur le principe, je vous déconseille fortement d’acheter un véhicule électrique de plus de 5 ans dont les batteries n’ont pas été remplacées (ce qui est peu probable attendu le coût de l’opération).

Tuomas Katainen est finlandais, et souhaite participer à « sauver la planète » en achetant une Tesla. Pour des raisons budgétaires, il se tourne vers un modèle 2013, le voilà donc propriétaire d’une Tesla S, dont les batteries sont garanties 8 ans par le constructeur. En 2022, soit 1 an après la période de garantie, la batterie commence à montrer des signes de faiblesse, et l’autonomie annoncée est loin d’être au rendez-vous. Tuomas consulte donc son garage Tesla qui confirme le phénomène naturel de perte de capacité, et lui remet un devis de 22 000 $ pour changer les batteries. Le véhicule est coté 35 000 $. Furieux, et face au refus de Tesla de toute négociation, Tuomas décide de faire exploser sa voiture avec 30 kg de TNT, et publie le tout sur You tube (https://www.youtube.com/watch?v=7_9aVzf5fC4) !

Cette anecdote, doit attirer notre attention sur le fait que les véhicules électriques ne sont pas faits pour durer, qu’il est impossible à un particulier d’intervenir pour changer les batteries (là où changer un moteur est une opération tout à fait faisable par un particulier averti), et que le coût matière et main d’œuvre du remplacement de batterie équivaut à environ 60% de la valeur totale du véhicule. Et j’ajouterai, que le fameux bilan carbone d’une Tesla S n’est pas meilleur que son équivalent thermique (matière première, fabrication, cycle de vie, recyclage).

C’est là l’exemple type de ce que vers quoi nous allons. Une transition totalement irréfléchie, avec une vision très court-termiste et émotionnelle.

L’ONU, le GIEC, et les Etats complices, nous emmènent droit vers un destin qui ne nous est pas favorable. Sur les dires d’organisation supra-étatiques, où l’on retrouve de nombreux écologistes extrémistes, et qui sont très largement contestés, nos vies sont priées de prendre une tournure écologiste et climato-catastrophique, avec toutes les dérives que cela implique. Nous nous devons de rendre un culte à Gaïa. Et comme chaque COP est aux dires des organisateurs, la dernière avant la fin du monde, que chaque rapport du GIEC est « la dernière chance », et que nous allons être engloutis par les Océans, on nous vend une urgence absolue, immédiate. Or comme nous l’avons évoqué dans ce chapitre, cette urgence nous fait faire n’importe quoi, n’importe comment. Nous mettons en œuvre des techniques non maîtrisées, très coûteuses, peu rentables, qui ne dureront pas dans le temps, et dont la fabrication et l’entretien courant dépendent de matières dont nous ne disposons pas. Dans le même temps, nous faisons le pari fou de détruire un système de haute technologie que nous maîtrisons et sur lequel nous avions plusieurs décennies d’avance, et surtout, surtout, qui est très loin d’avoir montré tout son potentiel. L’avenir de l’Humanité est dans la maîtrise de l’atome, de l’infiniment petit, du quantique.

Alors, sans réagir plus que ça, sommés de faire confiance en ceux qui nous dirigent, le GIEC peut tranquillement dérouler son programme, toute opposition étant climato-sceptique, entendez négationniste, entendez Nazi. Est-ce là une posture favorable à un débat scientifique sincère ? Et, à moins que les populations se mettent à analyser les faits, et à comprendre la science, nous allons commencer à payer la facture de cette folie dans quelques années, décennies. Comme évoqué dans ce chapitre, tout cela pour se rendre compte que soit nous faisons bien face à un Optimum thermique, et nous n’aurons pas mis en place les moyens d’adaptation adéquates, soit, le climat revient à des valeurs connues dans le courant du XXe siècle, et nos pays à genoux par de tels investissements et choix utopiques, seront déclassés, passant de pays industrialisés puissants, à pays de seconde zone.

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Aparté : La question de savoir si nos civilisations doivent envisager, ou non, un changement dans leurs modes énergétiques, est pertinente, et doit se poser de tout temps. Non pas pour la fausse raison d’une fin imminente des gisements de pétrole, gaz et charbon. Car en la matière nul ne peut prétendre connaître la fin effective de ces gisements, concernant le pétrole et le gaz nous en avons encore pour minimum un siècle (plus si l’on découvre de nouveaux gisements), et concernant le charbon, là les ressources sont toujours très abondantes, avec, selon les analyses de JM Jancovici (jancovici.com) 10 fois la valeur des réserves pétrole / gaz. Non, l’idée de changement énergétique doit s’entendre dans le cadre d’une évolution, pour faire plus et mieux, et d’une indépendance souveraine.

En l’état actuel des choses, nos connaissances et nos investissements passés dans le domaine du nucléaire auraient dû logiquement nous amener à continuer nos recherches et à améliorer cette filière. Les prochaines évolutions se font vers la fusion, et l’emploi de minerai autre que l’Uranium enrichi. Le tout amenant à plus de production et moins de déchets. C’est actuellement la Chine qui est en passe de réaliser cette prouesse. Ce chemin nous aurait amenés vers 90% ou 95% de nos besoins en électricité couverts en toute souveraineté et à un coût très faible au regard d’autres filières. Dès lors, naturellement, car le marché s’oriente de façon spontanée vers ce qui est efficace et bon marché, les entreprises se seraient adaptées en s’équipant de machines et de système de production privilégiant l’électricité. De plus, les foyers auraient alors eu toute latitude pour des équipements du type climatisation réversible à base de PAC (pompe à chaleur) pour, d’une part chauffer les habitations, et d’autre part s’adapter à un éventuel optimum thermique. Tout cela se serait fait à horizon 2050, 2080, soit un siècle au regard du début de nos investissements dans le domaine. Une avancée progressive et douce.

J’ajouterai que la maîtrise de l’infiniment petit est le destin de l’humanité, qui a n’en pas douté aura besoin un jour de cette maîtrise pour quitter le système solaire.

Concernant les déplacements, et l’ensemble des moteurs thermiques (avion, bateau, voiture, camion, …), il aurait été bien plus intelligent, et pour le coup écologique, que d’investir en recherche afin de conserver les milliards de moteurs thermiques en exploitation dans le monde, en inventant des carburants alternatifs. En effet, un moteur thermique n’est rien d’autre qu’une chambre de combustion, à partir du moment où vous mettez dedans un mélange carburant / comburant, l’explosion est aisée à obtenir. Et s’il avait fallu quelques adaptations, elles auraient été mineures.

A l’image d’un Louis XIV et de son ministre Colbert, qui au XVIIe siècle décident de relancer massivement des investissements en France en créant des entreprises et en soutenant de nombreux projets, pour rattraper son retard technologique (marine marchande et de guerre, verrerie, chimie, …), l’Etat français aurait dû anticiper les enjeux du XXIe siècle et organiser le pays et les investissements dès les années 1980. Au lieu de cela, nous voilà à la traîne et aux ordres d’organisations onusiennes dont les intérêts ne sont pas les nôtres, à rembourser une dette colossale qui pèse maintenant comme le deuxième budget du pays (juste derrière l’éducation), à prier pour qu’un pays que nous défions ne cesse surtout pas de nous approvisionner en matière première, et enfin à financer de nombreux programmes faisant l’apologie du wokisme ou du lgbetisme !

Que de temps perdu, que d’erreurs, à cause des écologistes…

La semaine prochaine, nous apporterons une conclusion à ces 9 semaines de conférences.

Jacques Laurentie

Ingénieur
Auteur (Un autre son de cloche 2019, Face aux miracles 2022, éditions Téqui)

(0) : https://media4.manhattan-institute.org/sites/default/files/R-0319-MM.pdf
(1) https://www.economie.gouv.fr/mobiliser-100-milliards-de-dollars-par-dici-2020

(2) https://www.maritimebulletin.net/2019/09/04/ship-with-climate-change-warriors-caught-in-ice-warriors-evacuated/

(2.1) https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/snow-and-ice-extent/snow-cover/nhland/0

(3) https://www.contrepoints.org/2014/01/04/152161-akademik-shokalskiy-le-temps-des-interrogations

(4) https://www.lesnumeriques.com/voiture/paris-berlin-lancent-consortium-europeen-batterie-n86591.html

(6) https://www.ft.com/content/15170233-a688-480c-8a3d-a62cc4e170d7

(7)https://mon-panneau-solaire.info/rendement/calcul-rendement-photovoltaique/

(8)https://www.nouvelr-energie.com/pv/combien-panneaux-solaires-remplacer-centrale-nucleaire

(9) https://twitter.com/EDF_Aquitaine/status/1002124815040425985?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1002124815040425985%7Ctwgr%5E2d914fb3773ab2fa35c4acd57984c8a2cb7498c2%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Fchecknews%2F2018%2F06%2F07%2Fest-il-vrai-qu-il-faudrait-7000-eoliennes-pour-remplacer-fessenheim_1656464%2F

(10) https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1067364936014286853?

(10.1) https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/21/la-fermeture-de-la-centrale-de-fessenheim-marque-une-etape-historique_6030379_3232.html

(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Russie

(12) https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie-2021/6-bilan-energetique-de-la-france

Les fidèles de la messe traditionnelle sont déterminés à la conserver

Le samedi 3 septembre, après l’interruption des vacances, Paix Liturgique a de nouveau manifesté et prié devant la nonciature apostolique, de midi à 12h 45, avenue du Président-Wilson.

Nous avons échangé à propos de la fin de la messe traditionnelle à Grenoble, dont il importe qu’elle ne soit que provisoire.

Nous sommes de tout cœur avec nos amis américains qui depuis le 4 aout ont initié la récitation d’un Rosaire pour le maintien de la messe traditionnelle  chaque samedi à 10 h devant la nonciature de Washington  ! Que Dieu les bénisse !

Nous nous sommes redits solidaires des fidèles parisiens lésés, ceux de Saint Georges de La Villette, ceux de Saint François Xavier,  ceux de Sainte-Clotilde, ainsi que de l’ensemble des fidèles traditionnels du diocèse de Paris   Et tout particulièrement des fidèles de Notre-Dame du Travail qui reprendrons demain dimanche  4 septembre à 18 h 15  devant leur église au 59 rue Vercingétorix dans le 14eme arrondissement de Paris, la récitation d’un rosaire pour la paix et le retour de la liturgie traditionnelle dans leur paroisse.

Nous savons que la période présente, aussi pénible soit-elle, ne durera pas. Les vocations sacerdotales et religieuses pour la messe traditionnelle continuent de fleurir. Les fidèles de la messe traditionnelle sont déterminés à la conserver. La messe traditionnelle vivra et continuera son expansion !

Treizième dimanche après la Pentecôte

Le 3 septembre sera le jour de la fête de Saint Pie X. Ce grand pape, pourfendeur du modernisme et des erreurs modernes, avait vu avec une grande acuité les ravages idéologiques et spirituels qu’allait subir l’Europe.

Le treizième Dimanche prend aujourd’hui son nom de l’Évangile des dix lépreux qu’on lit à la messe. Les chants du propre de la messe de ce treizième dimanche après la Pentecôte sont encore tous extraits des psaumes, à l’exception de la Communion qui est comme celle du onzième dimanche empruntée à un autre livre de l’Ancien Testament. Mais ils présentent une particularité assez rare : c’est que l’Introït et le Graduel ont à peu près exactement le même texte. Il provient du psaume 73, supplication collective du peuple élu à un moment où il est ruiné et livré à la fureur des impies, et se sent abandonné de Dieu. Il rappelle alors au Seigneur ses promesses et ses bienfaits passés pour le supplier de le sauver encore.

Réspice, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem : exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quæréntium te.

Souvenez-vous Seigneur de votre alliance et n’abandonnez pas à jamais les âmes de vos pauvres ; levez-vous Seigneur, faite justice à votre cause et n’oubliez pas la voix de ceux qui vous cherchent.

On remarquera la répétition des pronoms et possessifs à la deuxième personne, comme si le peuple élu voulait insister sur sa totale appartenance à Dieu. C’est le cas maintenant de l’Église, le peuple élu d’aujourd’hui, qui, malgré les tribulations que nous connaissons, ne doit jamais se sentir abandonné. La mélodie divise cet Introït en deux parties qui commencent chacune par un grand élan suppliant vers l’aigu ; le deuxième sur les mots exsúrge Dómineest un véritable cri, mais à chaque fois la mélodie s’apaise aussitôt et se tient presque immobile et horizontale, comme si l’âme après avoir lancé son appel se tenait humblement prosternée. Le verset qui accompagne cet Introït est le début du psaume 73.

Ut quid, Deus, reppulísti in finem : irátus est furor tuus super oves páscuæ tuæ ?
Pourquoi, mon Dieu, nous repousser à jamais et faire éclater votre colère sur les brebis de votre pâturage ?

13th Sunday after Pentecost: Introit from Corpus Christi Watershed on Vimeo.

Les Europa Scouts de Draguignan recrutent

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le groupe Europa Scouts 2ième Val d’Argens – Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Draguignan dans le VAR (83) recrute des cheftaines (à partir de 17 ans) !
Pour les guides (12 ans à 17 ans), et les louvettes (8 ans à 12 ans) mais également les scouts les inscriptions sont ouvertes.

Venez vivre une aventure scoute authentique dans l’esprit du père Sevin galvanisée par la messe traditionnelle.

Renseignement auprès du chef de groupe : [email protected]

Neuvaine à saint Michel

Proposée par l’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, docteur en philosophie, et professeur à l’Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin (Angelicum) à Rome, sur Hozana :

Nous ne sommes pas seuls dans l’univers ! Dieu a créé une foule d’êtres purement spirituels, que nous ne voyons pas, mais qui ont un rôle important dans le monde, et même dans nos vies personnelles : les anges et les démons.

Qui sont-ils ?

Comment les connaître ?

Pouvons-nous interagir avec eux ?

Peuvent-ils intervenir dans nos vies ?

Autant de questions auxquelles la foi de l’Église a répondu depuis longtemps, loin des exagérations spiritualistes ou des refus rationalistes.

Par une série de neuf vidéos, en préparation de la fête de Saint Michel Archange, le 29 septembre, je vous propose d’aborder point par point la doctrine de l’Église catholique sur ce sujet passionnant.

Nous verrons ainsi qui sont les anges, ce que nous en savons, quel est leur rôle dans l’Univers et dans l’économie du Salut. Nous verrons aussi ce que la Sainte Écriturenous dit d’eux, et l’importance de leur action dans notre vie personnelle

Gabriel, Michel, Raphaël, mon ange gardien… autant de noms qui devraient m’être familiers, ou qui le seront bientôt !

9 jours – 9 vidéos – 9 thèmes :

1. Nous ne sommes pas seuls dans l’univers !
L’existence d’êtres purement spirituels dans le monde

2. Anges et démons
L’épreuve des anges : choisir ou refuser Dieu

3. Les esprits et la matière
L’action des anges dans le monde

4. Les neuf choeurs des anges
Les hiérarchies angéliques

5. Tobie et l’Archange Raphaël
La mission des anges dans l’histoire du salut

6. L’archange Gabriel et la Vierge Marie
Les anges au service du salut de l’humanité

7. Saint Michel Archange
Le combat spirituel

8. Possessions et infestations démoniaques
Exorcismes et libérations : qu’en penser ?

9. Mon ange gardien, mon meilleur ami
Comment vivre spirituellement en compagnie des anges ?

Prière à Saint Michel Archange

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, par la force divine, repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen

Le massacre des Carmes

Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier l’abbé Amar pour évoquer le massacre des Carmes, le 2 septembre 1792 : 115 victimes, majoritairement des prêtres, martyrisés en plein Paris.

Macron s’engage à nouveau à légaliser l’euthanasie

Vendredi, Emmanuel Macron a remis à Line Renaud, 94 ans, la grand-croix de la Légion d’honneur lors d’une cérémonie à l’Élysée. Cofondatrice et actuelle vice-présidente du Sidaction, elle milite pour la légalisation de l’euthanasie. Emmanuel Macron a déclaré :

“Le droit de mourir dans la dignité est un combat qui vous ressemble et qui nous oblige”.

“Je soumettrai la fin de vie à une convention citoyenne”, avait annoncé Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme en mars 2022. Nous avons déjà fait l’expérience de ce genre de convention manipulée. Le lobby de l’assassinat des personnes âgées exulte :

Trafic d’êtres humains : LMPT encore au salon Désir d’enfant

La Manif Pour Tous a tenu une conférence de presse devant le salon Désir d’enfant, organisé par la société F2FEvents, qui propose la vente de gamètes, le choix du sexe et la sélection génétique.

 

L’avortement n’est pas un droit mais la suppression d’un droit, le droit à la vie

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

[…] La politique républicaine n’est pas du droit, comme elle le prétend. Elle s’habille de droit pour se justifier. Depuis le début. Et quel droit ! Un exemple : qui a jamais osé poser une question à François Hollande sur son trésorier de campagne dont les comptes personnels foisonnaient sur des îles sans droit et dont le but, en contrepartie du service rendu, était d’imposer en France par Hollande interposé le mariage homosexuel, qualifié de mariage pour tous – c’était très important pour la suite mondiale des opérations –, tant le droit de la République peut dire tout et n’importe quoi : il suffit d’une loi votée par une bande de partisans. Et voilà ce qui s’appelle l’État de droit, intouchable et incritiquable par définition. Qui veut bien comprendre, comprenne ! Peut-être les Français comprendront-ils un jour comment ils sont cocufiés. Ce beau travail législatif fut pratiquement l’unique raison d’être du quinquennat Hollande. Tandis qu’on discutait gravement de la façon d’unir deux messieurs ou deux dames, ou encore deux ni-homme ni-femme, les Trierweiler et les Ségolène qui auraient pu s’y croire, n’ont été que les jouets du même François et se sont faites coiffer au poteau par la Julie Gayet ! Amusant, n’est-ce pas ? De l’art d’être cocu et du sport de cocufier, à quoi se ramène toute la politique en France. En tous domaines !

Gageons que Macron voudra poursuivre dans une si noble voie. Un bon moyen, après avoir usé de la droite pour le pouvoir d’achat et pour la loi de finances, sera de se mettre la gauche dans la poche de sa majorité relative avec un projet de loi de constitutionnaliser l’avortement. Pas tout de suite mais à l’occasion. Comme si l’avortement était un droit ! Alors que c’est fondamentalement une suppression de droit, et du premier des droits qui est le droit à la vie. Ainsi tout droit peut être et sera éliminé en fonction des besoins au profit du seul Droit que la République impose et qui devient la Loi. Telle est la logique des principes absurdes qui fondent depuis la Révolution le droit public et, malheureusement, le droit privé français. Plus rien ne tient, les juristes en savent quelque chose. […]

Nouvelle aventure pour le Hussard

Thierry Bouclier, avocat et auteur d’ouvrages divers et variés (La République amnésique, La Gauche ou le monopole de la violence, Le Dernier des occupants, Rouge et jaune pour le Hussard…), publie en cette rentrée un nouveau roman policier, Le Hussard et le cadavre de l’île d’Yeu.

En vacances sur l’île d’Yeu, Julien Ardant, dit « Le Hussard », aide Suzanne à comprendre la mort de son père aux allures de suicide. Connaissant l’île comme la littérature de droite, l’auteur nous emmène, de la Vendée à Pigalle, sur les chemins d’une enquête durant laquelle les pandores en prennent pour leur grade, contrairement aux fonctionnaires de la place Beauvau, particulièrement efficaces… Cette aventure, qui se lit d’une traite, se révèle une sale affaire, avec cadavres, tentatives de meurtres, tête de maure, drogue et drame familial…

Le pape dissout et remplace le Conseil souverain de l’Ordre de Malte

Nouveau rebondissement pour l’Ordre de Malte : le pape François a publié un décret supprimant ses organes de direction et nommant un Conseil souverain provisoire dont il a personnellement nommé les 13 membres. Le pape annonce avoir promulgué la «nouvelle Charte constitutionnelle» de l’Ordre et son «entrée en vigueur immédiate».

Un Chapitre général extraordinaire est convoqué le 25 janvier 2023.

L’Ordre de Malte compte aujourd’hui 13 500 chevaliers, dont une cinquantaine de religieux, qui s’occupent de l’oeuvre hospitalière et humanitaire de l’Ordre avec plus de 100.000 employés ou bénévoles présents dans 120 pays.

La Charte constitutionnelle préparée par le délégué pontifical prévoit que l’Ordre de Malte soit «un sujet du Saint Siège», ce que les chevaliers contestent, craignant de voir l’Ordre réduit à «une association de religieux» assimilée au Saint-Siège. L’Ordre de Malte est ce petit supplément qui permet à la catholicité d’être un peu plus  présente dans le monde diplomatique et dans le monde médical. Le pape critique légitimement le cléricalisme. Ne va-t-on pas aller dans le sens de davantage de cléricalisme en supprimant la souveraineté de l’Ordre de Malte ?

Principe de subsidiarité : la France ferait bien de s’inspirer de la Suisse

Auteur de plusieurs ouvrages sur les mérites de la Suisse (Le modèle Suisse, Perrin – Le Génie des Suisses – Tallandier), François Garçon a publié France démocratie défaillante. Il est temps de s’inspirer de la Suisse. Restrictions des libertés, tensions populaires, … une étude internationale du journal The Economist, parue le 3 février 2021, a classé pour la première fois la France dans la catégorie des « démocraties défaillantes ». Dans ce livre, François Garçon fait le diagnostic des différents blocages qui entravent la France : une verticalité des pouvoirs construite sur des élites mal formées, conformistes et orgueilleuses, des médias complices par facilité et des dispositifs politiques dépassés. Il s’étonne que les “élites” françaises ne s’inspirent pas des pays limitrophes pour trouver des solutions à la décadence de notre pays. L’auteur montre que la solution suisse est l’exacte inverse : des pouvoirs aussi horizontaux que possible où la démocratie participative vient compléter les systèmes représentatifs sans les gêner. Contrairement à ce qu’on a entendu en France à la suite des demandes de « RIC » formulées par les Gilets jaunes, le principe des votations s’est bien adapté à une conception décentralisée des responsabilités. Au final, le pays capitalise efficacement sur la subsidiarité (ne faire à l’échelon supérieur que ce que l’échelon inférieur ne peut pas traiter) pour maintenir vivant le sentiment national. Ne serait-ce pas une piste à examiner enfin sérieusement pour la France ?

[L]e référendum français procède de la démarche plébiscitaire, déclenché par le seul exécutif, pour valider sa politique. Dès lors, l’usage qu’en font les Français consiste moins à se prononcer sur la question posée que, dévoyant la procédure, exprimer leur mécontentement. Modèle inversé en Suisse, où ce sont les citoyens qui se mobilisent contre la promulgation d’une loi ou d’une ordonnance financière, ou qui bataillent pour qu’une loi qu’aurait négligée une assemblée élue (au niveau cantonal ou fédéral), soit soumise au verdict de l’ensemble du corps électoral. Les droits référendaires suisses opèrent donc selon un protocole inverse de la mécanique plébiscitaire française : au top-down (processus descendant) français s’oppose le bottom-up (processus ascendant) suisse, mode de gouvernance directement inspiré du principe de subsidiarité. Le citoyen ordinaire qui détient le pouvoir de faire la loi, exerce, sans intermédiaire, une compétence civique dont il a réclamé l’usage.

Le curé, l’évêque et les loubards fêtent les motards

D’Antoine Bordier :

La rencontre est inédite, voire historique : Guy Gilbert, le curé des loubards, et Mgr Michel Aupetit, l’ancien archevêque de Paris, ont fêté, ensemble, la saint Christophe, la fête des motards, en grande pompe ou presque. Presque, car au même moment sur les hauteurs de Rougon, au-dessus de la Bergerie de Faucon, sévissait un incendie de faible ampleur. Reportage dans les Gorges du Verdon.

« Cette année, à cause de l’incendie de Rougon, nous avons décidé de fêter quand même la saint Christophe, ici, à Faucon », explique le père Guy Gilbert, le célèbre curé des loubards. Les motards ? « Ils sont 5 fois moins nombreux qu’à l’habitude » explique Pierre Berthélemy, l’organisateur, côté motard, de cette journée festive.

De Toulon, dans le Var, il faut mettre près de 2h30 pour parcourir les 133 km. « Je suis arrivé par le TGV d’Aix-en-Provence, puis, j’ai loué une voiture », raconte Mgr Michel Aupetit qui était l’invité du curé. Il est arrivé vendredi et a profité de ses 48h pour se reposer à l’auberge de Rougon. Impossible de louper cette adresse, et, son nom : l’Auberge du Point Sublime. Il n’y en pas 50 comme celle-là, des auberges dans les Gorges du Verdon. Magali Sturma-Chauveau et son mari Philippe résument l’ADN de leur auberge unique : « Nous sommes la 3è génération. Mes grands-parents, André et Solange Monier se sont installés ici en 1946. En même temps que mon grand-père est tombé amoureux du Verdon, il est tombé amoureux de ma grand-mère originaire de la Palud-sur-Verdon… » A la deuxième génération, l’histoire prend plus d’ampleur. Alors que les guides et les premières cartes postales d’André ont attiré et « fait le buzz », à l’époque, Solange dans sa cuisine met en haut de l’affiche les produits du terroir. La carte est alléchante : soupe au pistou, cochonaille locale, gnocchis faits maison (avec de la truffe-pays), etc. Leurs enfants, Jeanne, Renée et France vont multiplier, par la suite, les activités dans la région, avec, notamment, l’ouverture de la boulangerie et le lancement de l’activité de taxis. A la 3è génération – celle de Magali, la patronne – l’histoire de la 1ère génération se répète : elle épouse Philippe, le futur chef de l’auberge. Désormais, Magali et Philippe préparent leurs deux fils Aurélien et Simon, accompagné de son épouse Kah Yern, à prendre le relais.

Sur place, Mgr Michel Aupetit regarde au loin, l’horizon : « Regardez, le Point Sublime c’est là-bas à 250 m. Attention à ne pas tomber dedans », fait-il en rigolant et en montrant du doigt le Grand Canyon du Verdon. 

Un médecin des corps et âmes

Le parcours de l’ancien archevêque de Paris est des plus intéressants, à plus d’un titre. Cet évêque est, à la fois, épatant et mystérieux, grandiloquent et silencieux, intelligent et humble. Sa bonhommie, son esprit d’ouverture, son humour, sa réflexion et son grand détachement ne semblent pas l’avoir quitté, après la terrible épreuve qu’il a vécue, il y a deux ans. Pensez, en résumé : ce médecin, heureux, quitte tout pour devenir prêtre à l’âge de 39 ans. Il entre au séminaire de Paris en 1990. Il est ordonné le 24 juin 1995, par le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Puis, le 19 avril 2013, il reçoit la consécration épiscopale du cardinal André Vingt-Trois, avant d’être nommé évêque de Nanterre, par le pape François, le 4 avril 2014. Il devient archevêque de Paris le 7 décembre 2017. Notre-Dame brûle en avril 2019, et deux ans après c’est la maison de l’archevêché qui brûle, au sens allégorique du terme. En novembre 2021, Mgr Aupetit est poussé à la démission à la suite d’une enquête publiée par Le Point, qui met en exergue la gouvernance du prélat et sa vie privée. Les médias s’emballent, l’Eglise aussi. C’est la chute…provoquée par un tollé général.

Forcé, le 25 novembre, dans une lettre, il présente sa démission au pape. Il reconnaît avoir eu un comportement « ambigu », mais il se défend d’avoir eu une relation intime ou sexuelle. Le pape accepte sa démission le 2 décembre. 5 jours après, il se justifie lors d’une conférence de presse à haute altitude (donnée dans son avion), le 7 décembre :

« Un homme, dont la réputation a été atteinte si publiquement ne peut pas gouverner. Et, ceci est une injustice. C’est pourquoi j’ai accepté la démission d’Aupetit, non pas sur l’autel de la vérité, mais sur celui de l’hypocrisie ».

7 mois après ce scandale médiatico-ecclésial, Mgr Aupetit se retrouve dans la Bergerie de Faucon, fondée il y a près de 50 ans par le curé des loubards, le père Guy Gilbert. Il est visiblement en forme, et, remis de cette terrible épreuve.

« Je ne suis pas du tout dépressif. En fait, je ne m’attendais pas à ça. Je me suis dit : “Mince, il y a autant de gens qui me détestent”, mais pas tant que ça finalement, puisque j’ai reçu des milliers de lettres de soutien qui disaient :  “On vous aime !” Quand le préfet de la Congrégation pour les évêques (sorte de DRH des 5000 évêques) m’a dit : “Par humilité vous devriez présenter votre démission”, je me suis dit : “De toute façon ma charge ne m’appartient pas”. Et, aujourd’hui, je suis dans la paix. L’important c’est de suivre le Christ, pas moi. Aujourd’hui, je suis le Christ plus qu’avant… »

A 71 ans, l’archevêque émérite démarre, donc, une nouvelle vie, moins exposée et plus humble. Il répond favorablement aux invitations amicales de ses confrères.

Des loubards et des motards en fête !

A la Bergerie de Faucon, le père Guy Gilbert côtoie aussi bien les loubards, les motards que les grands et les stars de ce monde. Parmi les « grands », il y a des présidents, des rois, des reines. Il y a la royauté de Belgique. Il y a le prince Laurent et Claire Coombs. Parmi les stars, il y a Stromae et Coralie Barbier, Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau. Ces couples ont un point commun : il les a tous mariés. Mais, à n’en pas douter, il préfère la compagnie des loubards et des motards à celle des stars. A bientôt 87 ans (le 12 septembre prochain), il a gardé son rôle de berger presque intacte. Il est, toujours, accompagné de ces jeunes, écorchés vifs, de ces anciens loubards qui ont préféré suivre les pas du curé, qu’ils appellent « grand-père », plutôt que celui de la bande, du juge, de la case prison et des foyers clôturés où la jeunesse a du mal à respirer. Besoin d’air…

A Faucon, Jean-Yves Tenabral vient d’arriver dans sa superbe voiture de course toute rouge. Ce n’est pas une Ferrari, même si ce grand gaillard en rêve. C’est une voiture de collection, une Mazda MX-5, qui a près de 30 ans ! Ce genre de bolide, véritable roadster japonais, des années 89-90, doit être conduit par un as du volant. Jean-Yves en est un très original. Cela se voit. Il a bardé sa décapotable d’autocollants en tout genre. Le chiffre 13 y règne partout : « 13e rallye des princesses » (celui de 2012). « I love rien » est collé sur le pare-choque arrière. Il se gare à côté de Guy Gilbert, qui vient de revêtir son aube blanche avant de célébrer la Messe des motards, celle de la saint Christophe. L’évêque, lui, part se changer en passant devant la voiture, et, en rigolant.

« Qu’est-ce que tu fous, je t’avais dit de venir à 9h00. Tu es en retard », apostrophe Guy avec son autorité légendaire. Jean-Yves ne sait pas quoi répondre. Il baisse la tête. « Allez, viens, j’ai besoin de toi », finit par dire Guy après un temps de silence décontenançant. Jean-Yves s’exécute et le suit comme la brebis derrière son berger.

Au loin, les bruits pétaradants des Harley Davidson font leur entrée dans la bergerie. « Ce sont Les Chevaliers de l’Etoile de Moustiers-Sainte-Marie », annonce le père Guy Gilbert. Le spectacle commence. La centaine de personnes présente se tourne comme un seul homme vers les motards qui chevauchent les montures emblématiques. Il est vrai que le spectacle en vaut le détour. On dirait le tournage d’une scène d’un film. Avec leurs motos, leurs blousons et leurs lunettes noirs, ils ressemblent aux Black Angels des Etats-Unis. Mais, eux, même si l’apparence est trompeuse, ressembleraient plutôt aux anges, aux White Angels. Car, ils sont du côté de la force, de la lumière !

Un cœur de chevalier

Michel Melandre est motard depuis toujours ou presque. Il a commencé très jeune. Puis, il a connu le père des loubards.

« J’ai rencontré Guy, il y a 20 ans. Avec les autres, nous faisons partie de l’association Les Chevaliers de l’Etoile de Moustiers-Sainte-Marie. Elle existe depuis 1956…Mais historiquement, elle remonte au chevalier de Blacas, qui vivait dans le château de Vérignon, près de Brignoles, dans le Var. Ce chevalier a fait partie de la 7è croisade de Saint-Louis, au 13è siècle. A l’époque, il n’y avait pas de motos, mais des chevaux… »

, raconte Michel, qui est interrompu par une femme fascinée par sa moto. Il y a quelques années, Guy Gilbert a été adoubé par cette association qui ressemble à une véritable confrérie médiévale.

Michel, ce passionné de grosses cylindrées, a créé sa propre association, il y a quelques années : Les Chevaliers de l’Etoile Mariale. Dans le civil, il est décorateur pour le secteur du spectacle. Il travaille au sein de la société Stageco qui réalise toute l’ingénierie des concerts, des évènements et des spectacles pour le grand public.

 « On a travaillé pour les concerts de Johnny (NDLR : Halliday), des Pink Floyd, de Tina Turner, de Michel Sardou…On fait tous les gros évènements. Mon rôle ? Je dessine et réalise des scènes. »

A 62 ans, ce papa de 3 enfants, a épousé à 20 ans une motarde ! C’est un as des deux roues. Ce qu’il aime chez Guy Gilbert : c’est « sa foi et son ouverture d’esprit ». Avec son association, Michel et les autres chevaliers (au nombre de 60, ce qui représente près de 10 % des 700 habitants de Moustiers), multiplient les œuvres caritatives auprès des personnes les plus démunies.

Ils sont, également, philosophes, le temps d’une conversation. Le chevalier Michel Melandre au cours de la conversation évoque la crise mondiale actuelle :

« Notre humanité s’endort de plus en plus. Elle oublie le Seigneur et son devoir envers ses frères, envers les plus fragiles. Notre société se fragilise au rythme de son matérialisme. Elle se déshumanise et oublie le bien commun. C’est pour cela que les crises se multiplient…»

Michel est soucieux de l’humanité, de son bonheur.

La conversation se termine, la Messe des motards va bientôt commencer. Tous se réunissent en plein air, autour du père Guy Gilbert, de Mgr Michel Aupetit, et, d’un prêtre qui vient d’arriver. Face aux Gorges du Verdon l’instant est idyllique, presque magique. Avec les 120 animaux disséminés dans sa bergerie, l’instant ressemble à l’arrivée de l’arche de Noé sur le mont Ararat.

Philippe : le disciple de Guy ?

Le père Philippe, l’autre prêtre, serait-il le prochain curé des loubards ? Par rapport à Guy Gilbert, il passerait presque inaperçu. Il ne porte pas de blouson noir (par cette chaleur, c’est un peu normal), ni de bagues aux doigts, ni de santiags (cela fait une dizaine d’années que Guy n’en porte plus). Mais tous les deux ont un point commun, même si près de 40 ans les séparent : ils s’occupent

« des jeunes en rupture profonde avec la société, que ce soit pour des raisons scolaire, familiale, personnelle, psychologique et autres. Nos jeunes sont habités par des violences immenses depuis leur plus tendre enfance. »

Guy, disait presque mot pour mot la même chose que Philippe, dans les années 70, il y a 50 ans. Philippe est un peu son disciple. D’ailleurs, ils ont presque la même taille ! Philippe continue en ajoutant :

« Ici, à Faucon, c’est particulier : les jeunes sont placés sous mandat par des juges, des institutions, l’aide sociale à l’enfance. Moi, ce que je fais avec mon équipe, à Istres, dans les Bouches du Rhône, c’est de recevoir dans un cadre libre, associatif, des jeunes qui viennent de leur propre gré, passer un peu de temps dans notre local d’accueil mis à leur disposition par la mairie. Ces jeunes en rupture s’y reconstruisent. »

Cités du coeur

Côté vie privée, le père Philippe voue un respect-souvenir incroyable pour ses parents, Emile et Irène, qui lui ont donné un amour inconditionnel et qui ne sont plus de ce monde. A 49 ans, il se souvient de ses 19 ans quand il a rencontré Dieu, alors qu’il n’était pas pratiquant du tout. « J’ai découvert le divin grâce à la nature, à sa beauté, à son harmonie. Il faut un artiste incroyable pour créer tout cela. Longtemps après, j’ai découvert que cet artiste, ce poète, c’est Dieu et qu’Il a un cœur énorme. Il est très aimant. » Ce passionné de plongée sous-marine fait le grand saut en se rendant plusieurs fois à l’abbaye de Lérins, en face de Nice. C’est là qu’il décide au plus secret de son cœur, de tout donner à Dieu, à l’Eglise. Et l’Eglise a le visage de ces jeunes en déshérence. Avec une dizaine de jeunes, il vient de passer une semaine à Faucon. Quelque soit leur origine, en les regardant et en les écoutant ces jeunes, qui blaguent et qui semblent toujours vouloir monter sur un ring, prêts à en découdre, ont une vraie soif de l’autre et de la vie.

Le dynamisme du père Philippe, ordonné en 2006, pour les jeunes est remarquable. Avec des partenaires privés et institutionnels qui ont validé son projet, et une dizaine de bénévoles, il lance cette association : Jeunes et solidaires, en 2016. Puis, en 2020, comme le père Guy Gilbert en 1978, avec son livre un prêtre chez les loubards, il sort le sien aux Editions Salvator : Cités du cœur.

Il a beau répéter :

« Je ne suis pas Guy Gilbert, il a son expérience. Mon expérience rejoint la sienne, c’est vrai. C’est le même esprit. Et, si les jeunes de notre époque sont différents de ceux des années 70, 80 et 90, les souffrances sont les mêmes. »

C’est certain, maintenant : nous avons trouvé le fils spirituel du père Guy Gilbert (devenu chanoine par les mains de l’ancien archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit). Il reste, maintenant, à Philippe à parler en argot, et à porter un blouson noir, des bagues et des santiags. Ah, une dernière chose : il ne roule pas à moto, mais il aime les motards !

Reportage réalisé par Antoine Bordier

Copyright des photos A. Bordier

Vannes : le succès de l’école libre

Constat du Télégramme :

À Vannes, 211 élèves de primaire effectuent leur rentrée dans trois écoles privées hors contrat ces jours-ci. Leur pédagogie alternative suscite l’adhésion des familles. Qu’ont-elles de si particulier ?

« J’ai encore refusé une fratrie de quatre enfants hier ». À l’école Notre-dame-de-Toulvern, à Vannes, la directrice, Marie-Camille Lagasse confie « ne jamais avoir fait face à autant de demandes ». Dans cette école catholique hors contrat, cette année, une cinquantaine d’élèves ont dû être refusés. De 120 élèves à la rentrée dernière, ils sont 131 cette année.

L’école Sainte-Philomène est, elle, passée de 18 élèves en 2012 à 36 l’année dernière. La Passerelle Montessori aussi grandit. Créée en 2016 avec douze enfants, elle en compte 58 en cette rentrée. […]

Toutefois, Ouest-France souligne que l’école catholique sous-contrat se maintient en Bretagne, avec plus de 250 440 élèves et 24 000 salariés pour un millier d’établissements (806 écoles, 168 collèges et 103 lycées dont 27 établissements agricoles). Dans plus de la moitié des 1 200 communes bretonnes, l’école catholique est la seule proposition scolaire.

“L’essence de la politique: la vision que l’on développe pour l’avenir – c’est-à-dire la pérennité – de la Cité”

Extrait d’une tribune de Nicolas Bay, député européen et vice-président exécutif de Reconquête, dans Le Figaro :

La vie politique française se résumant souvent à des affrontements électoraux et des chocs d’ambition ou de carrière, les questions de fond, touchant aux défis majeurs que notre pays devra relever, passent de plus en plus au second plan. Les forces politiques et les personnalités qui les incarnent se distinguent de moins en moins sur leurs idées mais sont analysées et décortiquées quotidiennement sur leur tactique, leur position – autrement dit le plus souvent, leur posture. Ainsi, on semble parfois oublier ce qui est l’essence de la politique: la vision que l’on développe pour l’avenir – c’est-à-dire la pérennité – de la Cité.

La vision philosophique d’abord, le projet ensuite (prosaïquement le programme) et l’incarnation enfin, c’est-à-dire la personnalité, le candidat le plus à même de le représenter: c’est ainsi, et dans cet ordre, que devrait se définir un engagement.

Si l’on veut échapper à la simple confrontation des personnes et des écuries, il faut donc replacer la doctrine et les idées au cœur. Sinon, il risque de ne rester que les choix marketing, les photos Instagram et les vidéos TikTok. Il ne s’agit pas là d’un excès de purisme ou d’une naïveté incompatible avec l’âpreté du combat électoral, mais simplement de rappeler que la communication ne peut constituer ni l’essentiel ni le moteur de l’engagement politique et par suite, de la mobilisation d’un peuple.

Ce qui fait l’utilité d’un objet politique – qu’il s’agisse d’un courant d’idées, d’un parti ou d’un candidat, c’est sa spécificité, sa capacité à apporter un regard et une réponse qui ne sont pas portés par d’autres.

Si 2,5 millions d’électeurs se sont reconnus dans la candidature présidentielle d’Éric Zemmour, si 130.000 Français ont adhéré à Reconquête !, si de nombreux cadres et élus – comme c’est mon cas – venant d’autres formations politiques ont rejoint ce candidat et ce parti, c’est précisément en considérant que ce qu’il défend ne l’était pas, ne l’était plus ou même ne l’avait jamais été, par d’autres et ailleurs. Si je me suis engagé aux côtés d’Éric Zemmour, si j’ai pris des responsabilités au sein de la direction de Reconquête ! c’est précisément parce que j’estime que ce mouvement défend plus justement, plus clairement, ce à quoi je crois profondément.

Ce serait ainsi une erreur de penser que Reconquête ! n’est qu’une excroissance ou une version alternative du RN ou de LR, au prétexte que – c’est évident – nous partageons des constats et même certaines solutions avec Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez. Cette volonté de regard en miroir ne reflète pas la réalité. Cette vision réductrice fait fi de l’essentiel: les idées fondamentales que l’on entend défendre, la philosophie politique qui les sous-tend, c’est-à-dire une certaine vision de l’Homme et de la société.

Après des années d’engagement, j’ai appris que ce qui compte le plus est la cohérence. Et j’affirme que Reconquête ! porte le projet le plus cohérent, car il est porté par une vision dépassant le simple cadre politicien: Reconquête ! est le parti de la droite civilisationnelle.

Reconquête ! s’affirme comme la droite «civilisationnelle», fondant largement sa démarche sur la préservation et plus encore, la restauration de ce qui constitue notre identité française et européenne, puisant ses racines dans la Grèce, la Rome antique et la Chrétienté. C’est dans cette perspective-là que nous combattons l’immigration de peuplement, que nous souhaitons engager une vaste politique de remigration, car la logique exclusivement sécuritaire n’est pas suffisante. L’assimilation d’un grand nombre d’immigrés présents sur notre sol n’est plus possible car, en tout premier lieu, les personnes concernées la refusent.

Nous savons aussi que l’islam revêt une double dimension, spirituelle bien sûr mais aussi politique (la charia constituant une organisation politique et sociale à part entière incluant un Code civil et un Code pénal). Or, dans sa dimension politique, l’islam n’est évidemment pas compatible avec la République comme certains l’affirment avec une confondante légèreté… participant à désarmer moralement nos compatriotes par ce type d’assertion.

Au-delà même de l’aspect religieux ou politique, nous refusons l’islamisation en tant que subversion culturelle de notre société. Nous ne combattrons pas cette modification profonde de nos mœurs en nous réfugiant derrière une conception idéologique, erronée et dévoyée de la laïcité qui ne serait pas la simple neutralité philosophique et religieuse des institutions mais reviendrait à placer toutes les religions sur un pied d’égalité. Si l’on refuse de s’appuyer sur notre identité, nos racines, en reconnaissant clairement qu’on ne peut tirer un signe égal entre le christianisme et l’islam en France et en Europe, il apparaît alors purement défensif, et donc vain, de s’opposer à l’immigration et à l’islamisme en leur opposant le désuet logiciel laïcard d’une République désincarnée qui fut celui de Chevènement avant-hier et même de Mélenchon hier (avant que ce dernier ne soit pris en main par les indigénistes).

Certains affirment refuser l’immigration en se bornant à fustiger uniquement ses conséquences économiques, sociales et sécuritaires (ce qui est légitime au demeurant). Nous menons un combat civilisationnel de préservation de notre identité plurimillénaire menacée aujourd’hui par l’effet conjugué de l’immigration incontrôlée et de l’islam conquérant, venant percuter des sociétés européennes où les âmes vides de l’hédonisme post-68 se conjuguent avec les berceaux vides de la dénatalité. […]

Sur les questions «sociétales», ainsi nommées pour en diminuer l’importance dans le débat public et les reléguer à une sphère prétendument intime dans laquelle chacun se regarderait le nombril sans plus tenir compte du bien commun, les partis dits de droite ou du «camp national» ne cessent de fléchir. Hier pourtant, ils fustigeaient le PACS, comme une première étape vers le mariage homosexuel. Ce qu’il fut. Depuis, la gauche accumule les victoires idéologiques et leurs traductions législatives : le «mariage» homosexuel, l’adoption, la PMA sans père, l’allongement de 12 à 14 semaines du délai de l’IVG. Concomitamment, on nous impose l’écriture inclusive et la propagande LGBT dans les écoles. Les mêmes préparent pour demain l’euthanasie et la GPA. Et après ?

Face à cette vaste entreprise de déconstruction tous azimuts dont l’intensité le dispute au sectarisme, nous avons besoin d’une droite qui ne cède pas. Nous avons besoin d’une droite qui argumente et qui explique qu’il s’agit là de basculements anthropologiques majeurs et qu’il y urgence à enrayer cette spirale de la déliquescence. Se réfugier derrière «la sphère intime», prétendre laisser la société arbitrée pour se garder d’avoir à émettre un avis, se réfugier dans l’abstention ou sortir passer un coup de fil dès qu’un vote sensible intervient dans une assemblée… ce ne sont pas là des attitudes dignes de vrais responsables politiques. Sur ces questions majeures, ceux qui devraient incarner à l’Assemblée nationale l’opposition au macronisme sont trop souvent alignés sur les positions de la majorité progressiste, devenant presque l’une de ses nuances. Nos enfants paient et paieront ces petites lâchetés, ces concessions et ces renoncements. […]

“La France a flirté avec des prêcheurs de haine comme Hassan Iquioussen !”

Jean Frédéric Poisson, président du parti VIA: la Voix du Peuple, décrypte la polémique autour de l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen.

Islam et féminisme : une démarche féministe compatible avec l’islam ?

D’Annie Laurent dans La Petite Feuille Verte :

Tout en déniant à la doctrine islamique la moindre responsabilité dans le statut inégalitaire de la femme (cf. PFV n° 91), Zeina El-Tibi, Nayla Tabbara et Asma Lamrabet admettent l’existence de traitements injustes envers elle et la nécessité d’y remédier. Leur combat s’inscrit dans une démarche féministe qu’elles affirment compatible avec l’islam.

LES CAUSES DU DÉCLIN

Les trois auteurs attribuent à des causes humaines (coutumes ancestrales, déviations, interprétations erronées, calculs politiques) l’origine de cette situation.

Z. El-Tibi consacre un chapitre de son ouvrage aux deux principales « causes de la stagnation ».

1 – Le tâqlid (imitation aveugle) consiste à adopter des coutumes extérieures ou archaïques (p. ex. celles des Mongols, des Perses puis des Turcs ottomans dont le pouvoir s’est imposé à l’espace arabe à partir du XVIème). « Le tâqlid est le choix de la facilité, de la paresse et du refus d’exercer son intelligence […]. Il privilégie la routine, il favorise donc l’obscurantisme ». Or, aujourd’hui, déplore l’auteur, on constate « un retour de ce tâqlid dans de nombreuses communautés musulmanes ».

2 – La bid’a (innovation blâmable), émanation du tâqlid, consiste à s’éloigner du Coran et de la Sunna (Tradition mahométane). Elle est le fait « de rajouter à la religion des éléments qui n’existent pas dans les textes fondamentaux », d’innover et de déformer ces derniers. « Et la condition de la femme, plus que toute autre question, a donné lieu à d’innombrables innovations blâmables (…), toutes plus fantaisistes les unes que les autres ». L’auteur y ajoute « la progression des superstitions », « les pesanteurs sociologiques » et « l’engourdissement », accumulés « durant le déclin ottoman et la période coloniale » (La condition de la femme musulmane, Cerf, 2021, p. 124-133).

Après avoir rappelé les promesses du mouvement réformiste du début du XXème siècle et les progrès accomplis par certains régimes musulmans installés lors des indépendances (ibid., p. 134-162), Z. El-Tibi relate l’apparition récente d’« idéologies extrémistes » (régime des ayatollahs en Iran, Talibans afghans, pakistanais et africains, salafistes arabes, etc.) qui ruinent ces évolutions en prenant la religion en otage, raison pour laquelle elle conteste l’usage du mot « islamisme », à ses yeux réduction de l’islam à un système politique (ibid., p. 163-175).

Quant à A. Lamrabet, elle regrette, en ce qui concerne le mariage, l’importance accordée par le fiqh (droit jurisprudentiel) à des concepts empruntés aux coutumes patriarcales (obéissance absolue de la femme, tutelle despotique du mari, chosification des femmes) et le verrouillage des « latitudes offertes par le message spirituel de l’islam lors de la codification des sciences du Hadith » (les paroles et les actions de Mahomet) (Islam etfemmes. Les questions qui fâchent, Gallimard, 2017, p. 70). Or, souligne-t-elle, « les hadiths ne peuvent en aucun cas abroger le Coran, fait admis par les fondateurs des principales écoles juridiques » (ibid., 108-109).

LE FÉMINISME ISLAMIQUE

Afin de remédier à la situation actuelle, l’urgence est « de retrouver l’islam, la force de son message, et de reprendre l’effort d’adaptation auquel il convie », assure Z. El-Tibi (op. cit., p. 200). Pour elle, la solution consiste à renouer avec la pratique de l’ijtihad, méthode consistant en un « effort d’interprétation » fondé sur le libre-arbitre. Selon la tradition de l’islam, elle fut pratiquée par Mahomet lui-même, puis par les quatre premiers califes, appelés « les bien guidés », et par les juristes des quatre écoles qui ont posé les règles générales du droit musulman ; elle est donc « dans les gènes de l’islam » et « synonyme de son dynamisme » (ibid., p. 202).

L’auteur estime que ce rôle incombe au « pouvoir politique en symbiose avec les oulémas (savants) des grands centres de la pensée islamique », en particulier El-Azhar en Égypte (ibid., p. 208). Mais elle ne souligne pas les limites de cette institution, considérée à tort comme dotée de prérogatives magistérielles et ouverte à la modernité (cf. PFV n° 80 : El-Azhar, « phare de l’islam sunnite » ; PFV n° 81 : El-Azhar, entre politique et religion). Et surtout, elle omet de préciser que la « porte de l’ijtihad » a été fermée au XIème siècle par le calife El-Qadir (992-1031) car contraire au dogme du Coran « incréé » proclamé par l’un de ses prédécesseurs, Moutawakkil (847-861). Cf. A. Laurent, L’islam pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), Artège, 2007, p. 24 ; Dominique et Janine Sourdel, Dictionnaire historique de l’islam, PUF, 1996, p. 682.

Z. El-Tibi s’oppose en outre aux « nouveaux penseurs » musulmans contemporains, tels que Rachid Benzine et Abdelwahhab Meddeb, coupables à ses yeux de vouloir « déconstruire » l’islam pour en créer un nouveau.  « Il est remarquable qu’on ne trouve pratiquement aucune analyse solide et convaincante de la part de ces écrivains qui prétendent soigner l’islam de ses “maladies” sans avoir su porter le bon diagnostic ni recourir aux bons remèdes ». Pour elle, cette démarche est contraire à celle des « réformistes » (ibid., p. 201).

Le mouvement réformiste, apparu au Proche-Orient au tournant des XIXème et XXème siècles, est à ses yeux une référence puisque son projet consistait à « repenser l’islam », non en le réformant ou le déconstruisant mais en le débarrassant « des gangues accumulées pendant des siècles de décadence ». Elle relève les écrits de certains de ses membres favorables à l’amélioration de la condition de la femme, surtout en matière d’éducation (ibid., p. 134-147).

Il convient cependant de souligner l’ambiguïté du réformisme : certains de ses militants, surtout des hommes, se sont largement inspirés de « l’imitation des pieux ancêtres », contribuant ainsi à l’émergence des idées salafistes qui combattent toute modernisation du statut de la femme (cf. PFV n° 65 Un réformisme ambigu).

N. Tabbara, elle aussi favorable à l’ijtihad, approuve l’exégèse « holistique » adoptée par des féministes musulmanes pour justifier la réinterprétation des versets problématiques relatifs aux rapports hommes-femmes. Il s’agit de placer telle ou telle prescription dans une perspective générale, la croyance en un Dieu juste, pour éviter la sacralisation des textes dits « seconds », c’est-à-dire « des interprétations faites par des hommes au Moyen Âge mais ayant été sacralisées avec le temps ». Elle s’appuie sur la remarque de l’une de ces féministes selon laquelle « Dieu a créé l’époux – et non pas l’épouse – à partir d’une seule âme ». « Grammaticalement, le féminin précède ainsi le masculin », en conclut N. Tabbara (L’islam pensé par une femme, Bayard, 2018, p. 102-125).

Quant à A. Lamrabet, présidente du Groupe international d’étude et de réflexion sur la femme en islam, dont le siège est au Maroc, son pays natal, qualifiée de « référence du féminisme islamique », elle soutient les revendications des femmes qui veulent être reconnues comme juristes pour interpréter le Coran, la tradition et la charia, mais aussi pour exercer des fonctions religieuses : imams, voire muftis (La Croix, 2 août 2013).

C’est cependant en 1990, dans la foulée de la révolution iranienne, que le féminisme islamique contemporain s’est structuré. Présent sur tous les continents, le mouvement organise des congrès internationaux. Réunies à Barcelone (Espagne) en 2006, 400 militantes ont émis cette revendication : « s’approprier le Coran et imposer une lecture non sexiste des textes » (Le Monde, 8 novembre 2006). Dans un autre congrès, Abdelnour Prado, président du Conseil islamique catalan, a justifié cette démarche : « Nous voulons valider le “féminisme islamique” comme un discours émergent et le renforcer dans les pays musulmans et dans les minorités musulmanes des pays occidentaux » (La Croix, 26 octobre 2010).

UNE IMPOSTURE INTELLECTUELLE

Sous ce titre, Razika Adnani, philosophe franco-algérienne, tout en militant pour la réforme de l’islam (cf. son livre Pour ne pas céder, éd. Publisher, 2021), montre l’erreur qui consiste à vouloir inscrire le combat pour l’émancipation féminine « à l’intérieur du cadre religieux musulman », les incohérences et l’inefficacité qu’implique cette conception et l’inefficacité qui en résultent inexorablement.

« Le féminisme islamique prend l’islam comme source de légitimité de son combat et pour cadre délimitant son champ et une femme musulmane ne peut, dans ce cas, revendiquer un droit que s’il est validé par l’islam ».

Il en résulte que

« pour les féministes islamiques, les discriminations dont sont victimes les femmes dans les sociétés musulmanes ne sont pas dues à l’islam, mais au contraire à une sortie de ses enseignements et du chemin tracé par le prophète. Quant à la cause, elles l’attribuent à l’interprétation masculine erronée des textes coraniques […]. Les féministes islamiques font certes de la rhétorique mais n’arrivent pas à prouver que les inégalités existant dans les textes coraniques ne sont pas des inégalités ». Et « pourquoi une interprétation féminine serait-elle plus valable et plus juste qu’une interprétation masculine ? ».

Tout en soulignant le problème « d’honnêteté morale et intellectuelle » que soulève une telle conception, la philosophe en déduit cette évidence : « Il est pourtant plus efficace de reconnaître les inégalités qui existent dans les textes et de les déclarer caduques tout comme cela a été fait pour d’autres recommandations du Coran ». Elle fait ainsi allusion à la possibilité, reconnue par le Coran (2, 106 ; 13, 39), d’abroger certaines de ses dispositions relatives à diverses modalités de la vie, dont les relations hommes-femmes (A. Laurent, L’islam…, op. cit., p. 35).

En outre, poursuit R. Adnani, en inscrivant leur combat dans le cadre islamique, ces militantes veulent « démontrer que leur féminisme n’est pas importé de l’Occident ». C’est pourquoi « elles ont besoin de prouver qu’elles sont musulmanes et surtout qu’elles ne revendiquent pas les mêmes droits que ceux que les femmes revendiquent en Occident », ce qui est exprimé par le port du voile de certaines d’entre elles. Mais, ce faisant, « elles se contredisent avec elles-mêmes car le voile est une pratique discriminatoire à l’égard de la femme » (Marianne, 8 juin 2021).

DANGER D’OCCIDENTALISATION

Il faut rappeler qu’à ses débuts, il y a un siècle, le combat des musulmanes avides de liberté et de dignité n’était pas teinté d’idéologie revancharde : elles ne reniaient pas leur féminité et n’aspiraient pas à être « comme » des hommes. Ce qui comptait pour elles c’était d’abord d’en finir avec le mépris enseigné par les textes sacrés de l’islam. Peu à peu cependant, le féminisme à l’occidentale, avec ses outrances, s’est frayé un chemin dans les sociétés musulmanes, comme l’ont montré les Femen défilant les seins nus dans les rues de Tunis en 2013, avec le soutien de féministes européennes.

Cette évolution a suscité la réaction des militants islamistes, tel l’Égyptien Youssef El-Qaradawi, fondateur à Dublin du Conseil européen de la Fatoua et de la Recherche : « Quand l’homme se féminise et que la femme se virilise, c’est le signe du chaos et de la dégradation des mœurs » (Le licite et l’illicite en islam, éd. Alqalam, Paris, 1992).

La méfiance envers le féminisme s’exprime aussi chez certaines musulmanes, comme le montre l’enquête effectuée dans la péninsule Arabique par Arnaud Lacheret, docteur en sciences politiques. Bien qu’engagées dans la vie professionnelle et ouvertes à des réformes, les femmes interrogées disent ignorer le concept de féminisme ou ne pas en comprendre le sens, une partie d’entre elles allant jusqu’à l’identifier à une tentative d’occidentaliser leur culture ou de donner des leçons à l’islam. Cf. La femme est l’avenir du Golfe, éd. Le bord de l’eau, 2020, p. 150-152.

Riffat Hassan, Pakistanaise, professeur à l’Université de Louisville (États-Unis), auteur de plusieurs livres sur la défense des droits des femmes, constate également, dans une conférence donnée en 2007, cette méfiance chez ses coreligionnaires.

« Les musulmans tendent généralement à penser la “modernité” de deux manières : a) comme une modernisation associée à la science, à la technologie et au progrès matériel, et b) comme une occidentalisation associée à la proximité et à toutes sortes de problèmes sociaux s’étendant des enfants laissés à eux-mêmes à l’abus de drogue et d’alcool. Tandis que la “modernisation” est considérée comme fortement souhaitable, “l’occidentalisation”, par contre, est considérée comme indésirable ».

« Ce qu’il est important de noter ici c’est qu’une femme musulmane émancipée est vue par beaucoup de musulmans comme un symbole, non pas de “modernisation” mais “d’occidentalisation”. Il en est ainsi parce qu’elle semble être dans la violation de ce que les sociétés traditionnelles considèrent comme une barrière nécessaire entre “l’espace privé” auquel appartiennent les femmes et “l’espace public” qui appartient aux hommes. La présence des femmes dans l’espace des hommes est considérée comme fortement dangereuse car – comme le déclare un hadith populaire – toutes les fois qu’un homme et une femme sont seuls, Satan est forcément là ».

« Dans le monde musulman d’aujourd’hui, sous la pression des réalités politiques et socio-économiques, un nombre significatif de femmes peut être vu dans “l’espace public”. Les gardiens du traditionalisme musulman se sentent gravement menacés par ce phénomène qu’ils considèrent comme un impact de “l’occidentalisation” sous l’apparence de la “modernisation”. Ils croient qu’il est nécessaire de remettre les femmes dans leur “espace” si l’intégrité du mode de vie islamique doit être préservée » (« Théologie féministe », Se Comprendre, n° 07/03 – Mars 2007).

POUR CONCLURE

Suggestion du Libanais Ghassan Ascha, docteur en Études islamiques de l’Université de la Sorbonne Nouvelle.

« Il importe de nous concilier avec notre raison : si nous voulons défendre l’égalité entre l’homme et la femme, sortons la question de la femme, définitivement, du domaine religieux. Cependant, si nous voulons défendre l’islam, cessons donc de parler de cette égalité […]. Quant à l’argument, avancé par certains penseurs et féministes musulmans, selon lequel les juristes musulmans n’ont pas compris le Coran correctement au cours de 14 siècles, il est irrecevable ! Il n’est pas dans l’intérêt de la pensée arabo-islamique ni de la personnalité arabo-musulmane de soupçonner les anciennes générations de penseurs musulmans d’absurdité et de les accuser de n’avoir pas pu découvrir le véritable sens de l’islam. En fait, les juristes d’autrefois ont beaucoup mieux compris le Coran que les penseurs musulmans contemporains ne l’ont fait. Et la raison en est simple : le Coran confirmait les données culturelles, sociales et économiques prévalant à l’époque où ils vivaient : chose qui n’est pas vraie dans la période actuelle » (Du statut inférieur de la femme en islam, L’Harmattan, 1987, p. 224-225).

Annie LAURENT, Déléguée générale de CLARIFIER

Manque de démocratie interne à Reconquête

Lors d’un Congrès en ligne cette semaine, Reconquête doit choisir sa nouvelle équipe dirigeante. Laquelle sera exclusivement sélectionnée par Éric Zemmour et soumise à validation des adhérents. Pour l’heure, les instances sont composées du président du parti, Éric Zemmour, d’un bureau exécutif (Sarah Knafo, Guillaume Peltier, Marion Maréchal, Nicolas Bay et Stanislas Rigault), ainsi que d’un comité politique.

Dans la nouvelle organisation, le comité politique disparaîtrait. Certains soutiens sont déjà partis : Jérôme Rivière, Jacline Mouraud, Benjamin Cauchy. Le poste de président d’honneur, attribué à Gilbert Collard, sera lui aussi supprimé.

Les nouveaux statuts prévoient la mise en place d’un Bureau exécutif, d’un Bureau politique (nommé par le BE sur proposition du président) et d’un Conseil national (composé des membres du BE, des responsables de Génération Z, des délégués départementaux et de 100 membres élus parmi les adhérents). La direction de Reconquête sera donc composée du Bureau exécutif, présidé par Eric Zemmour (élu pour trois ans) et composé de cinq membres : trois vice-présidents élus par le Congrès, et un à trois membres supplémentaires désignés par le président du parti.

« C’est une élection factice , déplore un cadre. Cela empêche toute ligne politique d’émerger et tue toute concurrence possible… ».

Gilbert Collard ne cautionne pas le processus :

L’abandon de la jeunesse est la conséquence du désintérêt d’Emmanuel Macron pour la famille

Geneviève Pozzo di Borgo, conseillère municipale de Nice, dénonce :

Alors que trouver une place en crèche relève du parcours du combattant, les parents viennent d’apprendre que leurs enfants seront potentiellement pris en charge par du personnel non qualifié. L’arrêté du 29 juillet 2022 relatif « aux professionnels autorisés à exercer dans les modes d’accueil du jeune enfant » introduit en effet des dérogations aux conditions de recrutement des professionnels chargés de l’encadrement des enfants. La « pénurie de professionnels » par laquelle le ministère justifie ce dispositif est la conséquence directe à la fois de la démolition consciencieuse des services publics entreprise par Emmanuel Macron et de son désintérêt pour la famille.

Le pire, c’est qu’il n’y a pas que la petite enfance qui est en crise puisque nos enfants en âge scolaire risquent fort, eux aussi, de se retrouver livrés à du personnel non préparé. Le recours massif aux contractuels, « formés en 4 jours », s’intensifie dans l’enseignement primaire et secondaire. Le rectorat de Nice vient ainsi de confirmer que près de 5% des enseignants de l’Académie de Nice (1200 pour un total de 25000) sont des contractuels. Jadis fleuron et creuset de la République, minée en outre par le communautarisme, la violence et l’idéologie, l’Éducation nationale n’en finit plus de sombrer dans un grand abandon qui se traduit par l’effondrement accéléré du niveau d’instruction de notre jeunesse.

Le gouvernement interdit l’école à la maison, restreint la liberté scolaire, et se montre incapable de proposer une école digne de ce nom.

Il faut le dire clairement : le monde est en train de se transformer en une Sodome et Gomorrhe universelle

Extrait de la Lettre du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X :

Il est arrivé assez souvent dans l’histoire que le monde a eu l’impression soudaine de se réveiller autre. Dans l’antiquité chrétienne par exemple, à un moment donné, le monde fut « stupéfait de se réveiller arien », pour utiliser la célèbre expression de saint Jérôme. De même, au XVIème siècle, un tiers de l’Europe s’est réveillé protestant. En réalité, ces phénomènes ne se sont pas produits en l’espace d’une nuit, mais ils ont été préparés par des faits progressifs. Néanmoins, ils ont véritablement laissé l’impression d’une surprise car les contemporains ne saisissaient pas la gravité des différents faits qui ont préparé ces catastrophes. Ils ne se rendaient pas compte des conséquences que ces faits impliquaient. Dans ce sens, des peuples entiers se sont réveillés ariens ou protestants et, lorsqu’ils se sont réveillés, il était trop tard.

Nous vivons malheureusement une situation analogue. Nous constatons autour de nous des choses, des propos, des initiatives qui nous scandalisent, mais nous risquons de ne pas en saisir toute la portée. Souvent, ces éléments sont perçus comme des faits divers qui concernent les autres, mais qui ne nous toucheront jamais. On en prend connaissance, on les déteste, mais de quelque manière, on les ignore dans la vie de tous les jours. Cela fait que nos yeux ne sont pas toujours complètement ouverts pour saisir l’influence et le danger de ces réalités sur nous-mêmes, et surtout sur nos enfants. Il faut le dire clairement : le monde est en train de se transformer en une Sodome et Gomorrhe universelle. Nous ne pourrons pas y échapper en déménageant ailleurs, car cette transformation est universelle. Il faut garder notre calme, mais s’y préparer dès maintenant, avec tous les moyens à notre disposition, pour ne pas être surpris au réveil.

La Sodome et Gomorrhe universelle

Il est toujours difficile de faire le prophète de malheur, mais parfois il n’est pas possible de s’y soustraire. Une culture diabolique s’installe chaque jour davantage dans le monde. Après avoir refusé Dieu par l’apostasie et l’athéisme, l’humanité contemporaine veut inévitablement se substituer à lui. Et les résultats sont sataniques. C’est l’homme qui prétend déterminer le bien et le mal. C’est lui qui prétend choisir de vivre ou de mourir, d’être tel ou telle, d’accorder la vie ou de la supprimer… Bref, de décider tout ce que Dieu était censé décider, et cela à une échelle universelle.

Mais le pire de tout cela, c’est la volonté manifeste d’initier les innocents à ces principes abominables. Il y a une attention toute particulière portée sur l’enfance et la jeunesse, dans le but de les introduire dès leur plus jeune âge dans cette nouvelle vision de la réalité, de les corrompre, et de leur apprendre ce que seuls les adultes sont censés connaître, et aussi ce que même les adultes ne devraient pas connaître dans une société encore humaine et saine. Moralement parlant, on constate une véritable volonté de détruire l’innocence là où elle est censée se trouver naturellement. Nous en sommes là. Le problème n’est pas seulement le péché qui envahit le monde et qui contamine tout sur son passage, mais le fait que tout cela soit approuvé et imposé. C’est le signe que Dieu, abandonné par l’homme, a à son tour abandonné l’homme à son sort.

Les conséquences du rejet de Dieu

Dans la nouvelle Sodome, la foi et l’amour ont définitivement laissé la place au mensonge et à l’égoïsme.

Saint Paul décrivait déjà dans le détail le résultat ultime de l’apostasie, en des termes non équivoques :

« Puisque, ayant connu Dieu, [les hommes] ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres… Aussi Dieu les a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs cœurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge, et qui ont adoré et servi la créature de préférence au Créateur… C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie… Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas, étant remplis de toute espèce d’iniquité, de malice, de fornication, de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de pensées homicides, de querelle, de fraude, de malignité, semeurs de faux bruits, calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, implacables, sans affection, sans pitié. Et bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Rom. 1,21 ss)

La faiblesse des hommes d’Église

Devant cet état de fait, l’Église issue du Concile se trouve dans une impasse. Cela était inévitable depuis le jour où le dialogue a remplacé la prédication de la vérité. La volonté de se conformer au monde, de l’accepter tel qu’il est, sans plus le condamner dans ses égarements, sans plus l’affronter, cette volonté est en train de porter ses derniers fruits. Il y a déjà des portions considérables de l’Église qui prônent ouvertement l’acceptation des abominations évoquées plus haut. D’autres portions de l’Église semblent ne plus savoir au nom de quoi on pourrait s’y opposer. Bref, tout est prêt pour une nouvelle Sodome et Gomorrhe.

La nécessité de remèdes appropriés

La condition première de toute solution possible est d’abord d’ouvrir les yeux et de comprendre que ce nouveau paradigme nous touche tous autant que nous sommes. Se trouvant dans la culture dominante, il est par conséquent partout : dans le langage, dans la mode, dans l’art, dans les spectacles, dans la rue. Il est dans les messages que nous recevons sans cesse, car c’est le prisme propre à notre époque et à travers lequel tout est filtré et présenté. Nous devons en être plus conscients : l’air que nous respirons est empoisonné, l’internet, avec lequel nous sommes de plus en plus forcés de vivre et que nous consommons, est empoisonné et il véhicule la peste, même dans les coins les plus reculés. Tout cela nous touche nécessairement. Et encore une fois, les plus démunis devant ce terrible poison, ce sont les enfants et les jeunes, à commencer par ceux de nos propres familles.

L’héroïsme chrétien : ses deux caractéristiques essentielles

Mais alors que faire, une fois que nous avons ouvert les yeux ? Si Dieu permet comme jamais cette universalité du mal, ce nouvel empire païen, c’est certainement dans le but de susciter l’héroïsme chrétien dans le monde entier. On ne peut pas vivre en dehors de cet empire, mais on peut y vivre sans être pour autant broyé par lui. Nous pouvons y survivre dans la mesure où nous-mêmes, nous nous « discriminons », c’est-à-dire nous nous tenons à l’écart.

Cet héroïsme, que les chrétiens ont déjà démontré dans des empires païens, a deux traits caractéristiques. Tout d’abord, il commence, s’alimente et se développe dans l’obscurité. Il a besoin du recul pour croître. Il a besoin de la prière pour grandir dans l’amour de Dieu et dans la haine la plus radicale du péché. On n’y parvient pas en un jour. Les grands actes externes, expression de cet héroïsme, ont toujours été, au fil des années, le résultat d’une constance cachée et d’une persévérance à toute épreuve. L’héroïsme de la Croix présuppose l’obscurité de la crèche et de la maison de Nazareth. La persévérance finale sera donnée seulement à ceux qui, dans la vie de tous les jours, dans leurs actions les plus communes, auront été capables de se protéger du mal et de s’abstenir du péché avec un héroïsme que seul Dieu – qui sonde les reins et les cœurs – connaîtra et récompensera. Les déclarations et actions extérieures, sans un cœur pur, sans une véritable conversion intérieure, risqueraient de nous laisser dans l’illusion, voire dans l’hypocrisie. C’est ce cœur pur, fixé en Dieu, que possédait Abraham, et qui lui permit de se tenir à l’écart de tout ce que Sodome représentait. Lot, bien qu’étant lui-même un homme juste (2 Pierre 2,7-8), a pourtant choisi de s’établir à Sodome et d’y rester : ce milieu, malgré tout, lui plaisait, et ses enfants n’ont malheureusement pas échappé à ses mauvaises influences.

Le deuxième trait de cet héroïsme, qui lui aussi doit se manifester au fil des années, est le don radical de soi. C’est le signe sans équivoque de l’amour. La profession de foi est efficace seulement si elle est accompagnée d’une générosité véritable dans le don de soi à Dieu, qui fait aimer tout ce qu’Il aime comme Il l’aime, et haïr tout ce qu’Il hait, comme Il le hait. Sans cet amour, on ne peut pas avoir cette haine. Et sans cette haine, on ne peut pas résister à une séduction qui va devenir de plus en plus fine, profonde et universelle, séduction à laquelle la famille de Lot n’a pas complètement échappé.

Credidimus caritati : trois armes privilégiées

Ouvrons les yeux maintenant, ouvrons les yeux de nos enfants, avant de nous réveiller engloutis dans la nouvelle Sodome. Donnons à nos enfants tout d’abord la leçon de notre exemple, de notre amour et de notre haine. N’attendons pas pour les prémunir. Éloignons de notre maison tout ce qui pourrait contribuer à propager l’esprit du monde, sans compromission, avec une douce et saine intransigeance. Ne soyons ni naïfs, ni faibles : aucune famille, aucune personne ne peut se croire à l’abri. La corruption est déjà beaucoup plus profonde qu’on ne pense, et sa progression est inarrêtable.

En même temps, n’oublions pas que cette bataille est foncièrement surnaturelle. On n’affronte pas des ruses diaboliques avec des moyens purement naturels. Ces moyens surnaturels se réduisent à trois principaux, et nous devons les redécouvrir continuellement. […]

L’objectif réel de Vladimir Poutine n’est pas l’Ukraine mais le mondialisme états-unien

Selon Nicola Mirkovic, dans La Nef :

[…] Pendant que l’UE et les États-Unis vident leurs caisses pour armer et soutenir V. Zelensky à Kiev, la Russie, elle, tisse sa toile précisément avec ce « reste du monde » qui ne lui oppose pas d’hostilité. Elle renforce entre autres ses relations avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – 41 % de la population mondiale) qui augmentent substantiellement leur consommation de produits russes (pétrole, engrais, céréales…) et signe de nouveaux contrats en monnaies nationales affaiblissant le tout-puissant dollar US, pilier de l’empire américain. Moscou a aussi montré qu’elle était résiliente face aux sanctions qui font plus de mal à l’Europe qu’à la Russie, comme le constate le Premier ministre hongrois Viktor Orban :

« Je pensais que nous nous tirions une balle dans le pied, mais maintenant, il semble que l’économie européenne se soit tiré une balle dans les poumons et suffoque. »

Les États-Unis ne sont plus la puissance de jadis. Ils sont déchirés par une crise politique et sociétale majeure que les dernières élections présidentielles ont mise à jour et que les élections de mi-mandat de novembre prochain vont amplifier. Leur empire, construit dans la violence, s’essouffle. Tandis que l’Europe entrevoit la récession, la Russie annonce des excédents commerciaux. Pendant que l’euro passe sous le dollar pour la première fois en 20 ans et que l’Allemagne enregistre son premier déficit commercial en 30 ans, le rouble russe se renforce. L’UE pensait qu’elle pourrait se passer des hydrocarbures russes en les remplaçant par des importations d’autres pays et du gaz naturel liquéfié (GNL) américain. Le problème est que les États-Unis et l’Europe n’ont pas les infrastructures suffisantes pour importer ce GNL et que le « reste du monde » ne se bat pas pour nous délivrer ses hydrocarbures. La Tribune titrait début juillet : « Électricité : les prix risquent de tripler cet hiver. » Nous, Français, allons payer très cher notre abandon de souveraineté politique au profit de Washington et de Bruxelles.

L’objectif réel de Vladimir Poutine n’est donc pas l’Ukraine mais le mondialisme états-unien. Il dit :

« Ceci est le commencement de la transition de l’égocentrisme libéral mondialiste américain vers un monde multipolaire. Un monde qui ne repose pas sur des règles égoïstes inventées dans le seul but de poursuivre une politique hégémonique, ni sur des doubles standards hypocrites, mais sur la base du droit international et de la souveraineté des peuples et des civilisations ; sur leur désir de vivre leurs destinées historiques avec leurs valeurs et traditions et coopérer sur les bases de la démocratie, de la justice et de l’égalité. »

Les États-Unis et l’UE n’ont pas vu ce coup venir. Ils ne veulent pas voir que le « reste du monde » n’en peut plus de l’hégémonie, de l’hypocrisie et de l’ingérence des Atlantistes qui pratiquent une politique systématique du deux poids, deux mesures à leur seul avantage. En Afghanistan, en Irak, en Libye… l’Occident s’est servi en hydrocarbures et autres ressources naturelles au détriment du droit international et du respect de la souveraineté des nations. L’Occident a largement terni son image dans ces guerres et ingérences étrangères. Aussi le « reste du monde » n’adhère pas du tout au programme impérialiste américain et à son anthropologie woke issue de la cancel culture que Washington et les capitales européennes et anglo-saxonnes tentent de leur imposer.

Face à cet aveu de faiblesse, Washington est confronté à un dilemme historique : avouer ses limites et s’adapter pacifiquement à l’émergence d’un nouveau modèle mondial ou bien tenter le tout pour le tout dans un affrontement militaire qui ne pourra qu’être mondial et possiblement nucléaire. […]

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