Blogs avec images

Proposition de résolution visant à transposer dans le droit français la criminalisation de la Gestation pour Autrui

Fabien DI FILIPPO, député LR de la Moselle, propose de faire voter par l’Assemblée nationale une résolution pour criminaliser la GPA :

Le 23 avril 2024, le Parlement européen voté de manière définitive la révision de la Directive sur la lutte contre la traite des êtres humains, qui établit des règles minimales relatives à la définition des infractions pénales et des sanctions.

Par son vote, il a reconnu comme un crime au niveau de l’Union européenne, c’est-à-dire un crime grave et de dimension transfrontalière, le mariage forcé, l’adoption illégale et l’exploitation de la gestation pour autrui (GPA).

La Directive cible en particulier les personnes qui forcent les femmes à être mères porteuses, et indique que des sanctions s’appliqueront pour les entreprises impliquées dans cette pratique.

Les États membres disposent désormais de deux années pour mettre en oeuvre l’objectif fixé par la Directive, et peuvent choisir les moyens pour y parvenir.

Ce vote du Parlement européen constitue une avancée notable pour l’abolition de la marchandisation du corps des femmes que constitue la GPA. Le droit français doit d’urgence se conformer à cette directive européenne et définitivement empêcher que soit admis ou reconnu le fait d’acheter un enfant ou de louer le ventre d’une mère.

Cette proposition de résolution vise donc à transposer au plus vite la nouvelle directive européenne et en criminalisant la pratique de la GPA dans notre législation, afin que soient sanctionnés tous ceux qui y ont recours, en France comme à l’étranger, et en inscrivant son interdiction dans notre Constitution.

Actuellement dans notre pays, le code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende « la substitution volontaire, la simulation ou dissimulation ayant entraîné une atteinte à l’état civil d’un enfant », ainsi que leur tentative. Sont également réprimés la provocation à l’abandon, l’entremise en vue d’adoption et, depuis la loi bioéthique n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain, « le fait de s’entremettre entre une personne ou un couple désireux d’accueillir un enfant et une femme acceptant de porter en elle cet enfant en vue de le leur remettre ».

Mais la portée de la prohibition de la GPA est réduite au territoire national, et il suffit d’aller à l’étranger pour conclure une convention de gestation pour autrui et faire régulariser cette situation en France, et ce sans aucune difficulté. En effet, la circulaire dite « Taubira », publiée le 25 janvier 2013, a encouragé les juridictions françaises compétentes à délivrer un certificat de nationalité française pour les enfants nés sous gestation pour autrui à l’étranger. Nous ne pouvons que constater l’hypocrisie de la situation, dans la mesure où cette circulaire valide l’exploitation de femmes dans d’autres pays contre rémunération, ce qui serait pourtant pénalement réprimé en France. Les arrêts du 26 juin 2014 de la Cour européenne des droits de l’Homme ont quant à eux condamné la France à régulariser l’état civil de tous les enfants nés à l’étranger par GPA.

Enfin, en 2019, l’Assemblée nationale a voté la reconnaissance de la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger, automatisant la reconnaissance dans notre pays de la filiation d’enfants conçus à l’aide d’une mère porteuse dans un pays étranger où la gestation pour autrui (GPA) est autorisée. Que reste-t-il alors de l’article 16-7 de notre code civil, qui frappe de nullité toute convention de GPA ?

La loi française est même parfois violée sur notre territoire sans que les pouvoirs publics ne s’en inquiètent : ainsi, le salon « Désir d’enfant », au cours duquel des entreprises commercialisaient sans complexe leurs prestations de GPA, s’est tenu à Paris deux années consécutives, en toute impunité. Face aux nombreuses lignes rouges déjà franchies dans notre pays, le vote du Parlement européen en faveur d’une directive inscrivant la gestation pour autrui (GPA) parmi les crimes d’exploitation des femmes doit nous pousser à réagir fortement et à adopter des mesures efficaces au niveau national pour condamner cette pratique.

En France, le CCNE se déclare favorable à l’interdiction de la GPA au nom du respect de de l’indisponibilité du corps humain et de la personne humaine, et du refus de l’exploitation de la femme et de la réification de l’enfant.

Dans un avis du 15 juin 2017, le Comité s‘était prononcé sur les demandes sociétales de GPA, et y avait rappelé son hostilité à l’autorisation de la GPA en raison des “violences qui s’exercent sur les femmes recrutées comme gestatrices et sur les enfants qui naissent et sont objets de contrats passés entre des parties très inégales”. Dans une étude publiée le 11 juillet 2018 en vue d’éclairer les débats sur la révision de la loi de bioéthique, le Conseil d’État a lui aussi considéré que cette pratique devait rester interdite, les principes d’indisponibilité du corps humain et de l’état des personnes s’opposant à “une contractualisation de la procréation”.

Il est grand temps de mettre notre législation en cohérence avec ces prises de position, et la nouvelle Directive européenne “concernant la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène” nous engage à le faire au plus vite et à agir avec fermeté contre l’exploitation des femmes, la marchandisation de leur corps et la vente d’enfants, qu’elles aient lieu sur notre territoire ou dans un autre pays. Faire du corps des femmes un objet de location et de l’enfant un être dont on dispose à sa guise, le choisissant selon des critères précis et brisant le lien entre lui et celle qui l’a porté, est une attitude contraire au respect de la dignité humaine qui ne doit pas être tolérée.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

L’Assemblée nationale,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,

Considérant le vote du Parlement européen le 23 avril 2024 en faveur de la révision de la Directive concernant la prévention de la traite des êtres humains et la lutte contre ce phénomène”, qui reconnait la GPA comme une forme de « traite d’êtres humains » et la définit comme un crime au niveau de l’Union européenne ;

Considérant l’interdiction légale de la gestation pour autrui en France ; Considérant la circulaire dite « Taubira », publiée en janvier 2013, encourageant les juridictions françaises compétentes à délivrer un certificat de nationalité française pour les enfants nés sous gestation pour autrui à l’étranger ;

Considérant les arrêts du 26 juin 2014 de la Cour européenne des droits de l’Homme (Mennesson contre France et Labassée contre France) condamnant la France à régulariser l’état civil de tous les enfants nés à l’étranger par GPA ;

Considérant que les contrats de mère porteuse contreviennent aux principes d’indisponibilité du corps humain et de non-marchandisation ;

Considérant que la GPA expose à l’exploitation les femmes du monde entier, en particulier celles qui sont plus pauvres et se trouvent dans des situations de vulnérabilité ;

Considérant que la GPA porte atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant et à son droit fondamental à être protégé, puisqu’elle organise l’abandon d’un enfant par la femme qui l’a porté et permet aussi aux commanditaires de refuser l’enfant s’il ne correspond pas à leurs attentes ;

Réaffirme le principe d’interdiction de la gestation pour autrui qui est d’ordre public en droit français ;

Demande la criminalisation dans notre législation de la location du ventre des femmes à des fins de procréation et de la vente d’enfant, et la condamnation de ceux qui y ont recours sur le territoire national ou dans un pays où cette pratique est légale ;

Demande que soit mis fin à la reconnaissance des actes d’état civil des enfants nés par GPA ;

Demande l’inscription dans notre Constitution de l’interdiction de la GPA, pour protéger la dignité humaine et le droit des femmes à disposer de leur corps ;

Demande que la France entreprenne toutes les démarches nécessaires, au niveau international, en vue d’obtenir l’interdiction universelle de la gestation pour autrui.

Le pèlerinage de Notre Dame de Chrétienté et la consécration mariale

Chaque année, au soir du dimanche de Pentecôte, les pèlerins de Chartres se consacrent (ou renouvellent leur consécration) à la Sainte Vierge Marie devant le Saint-Sacrement exposé au milieu du bivouac de Gas. Cet acte de consécration est très important sur le plan personnel et il est d’autant plus fructueux pour celui qui le fait que ses dispositions sont meilleures, c’est-à-dire qu’il s’y est préparé.

Cette préparation à la Consécration participe largement à la fécondité du pèlerinage. C’est aussi un beau moyen de remercier la Sainte Vierge pour toutes les grâces qu’elle ne cesse d’obtenir pour nous auprès de son Fils. 

Pendant les 33 jours qui précédent le pèlerinage, chacun est invité à s’inscrire à cette préparation qui a commencé cette année le 15 avril : les méditations quotidiennes sont envoyées par voie électronique. Vous êtes des centaines déjà inscrits. Mais il n’est jamais trop tard pour se placer sous la protection de la Sainte Vierge.

Vous pouvez maintenant retrouver sous ce lien l’ensemble des textes des 33 jours, à lire ou sous format à télécharger.

À partir du IVe siècle, l’Église a opposé un refus de toute légitimation de l’esclavage

Jean-Marie Salamito, historien du christianisme antique et auteur de Travailleuses, travailleurs !, est interrogé dans France catholique, dont le numéro de cette semaine est consacré à saint Joseph :

La figure de saint Joseph a-t-elle inspiré les Pères de l’Église pour élaborer les premiers textes chrétiens sur le travail ?

La réflexion des Pères sur le travail s’est nourrie de tout le Nouveau Testament, en se rappelant que Jésus avait lui-même été charpentier (Mc 6, 3) et que Paul avait été fabricant de tentes (Ac 18, 3). Les Pères n’ont pas dit grand-chose sur Joseph comme artisan : ils ne disposaient que d’une seule mention du métier de celui-ci – lorsqu’au sujet de Jésus, on dit : « N’est-il pas le fils du charpentier ? » (Mt 13, 55) – sans aucune précision sur la manière dont Joseph vivait son expérience de travailleur manuel. C’est Joseph comme époux de Marie qui les a intéressés, et qui a intéressé toute la tradition chrétienne pendant près de deux millénaires. Saint Joseph n’est devenu le patron des charpentiers qu’en 1870. La fête de saint Joseph Artisan a été instaurée par Pie XII en 1955. À l’échelle des deux millénaires de l’Église, ce sont là des dates très récentes.

Quelle image le travail avait-il dans la société gréco-romaine, où a surgi le christianisme ?

Le travail de la terre exercé dans les premiers siècles par les élites sociales est valorisé car en possédant des terres, on réalise un idéal d’autarcie : se suffire à soi-même, ne rien demander à personne. En revanche, celui qui est obligé de demander son salaire au propriétaire de la terre sur laquelle il travaille est perçu comme se trouvant dans une position humiliante. Pour Cicéron, c’est même une forme d’esclavage !

Justement, comment l’Église s’est-elle positionnée face à l’esclavage ?

Le point que vous soulevez est crucial. Le problème principal est qu’il n’y a, ni dans l’Ancien testament, ni dans le Nouveau testament, une condamnation explicite de l’esclavage. C’est ce qui a amené saint Paul à promouvoir de « bons rapports » entre maître et esclave. Ce n’était qu’une première étape. À partir du IVe siècle, avec des Pères de l’Église comme saint Grégoire de Nysse, saint Augustin ou encore saint Basile de Césarée, l’Église a opposé un refus de toute légitimation de l’esclavage. Encore fallait-il que cette condamnation trouve une économie qui accepte de se transformer ! Raison pour laquelle l’esclavage a perduré, malgré l’opposition de l’Église.

Que vient changer le christianisme ?

Le christianisme est venu réhabiliter le travail honnêtement fait, même pour autrui – après tout, le Christ et saint Paul dont nous avons parlé travaillaient pour les autres ! – en s’appuyant sur une idée fondamentale : quelle que soit sa condition, l’être humain dépend de Dieu dont il attend sa récompense éternelle. Cela est dit d’une manière lumineuse par saint Ambroise de Milan à la fin du IVe siècle. À ses lecteurs, qui doivent être des riches et des propriétaires terriens, il demande de ne pas mépriser le journalier agricole qui travaille sur leur terre parce qu’eux-mêmes sont des journaliers du Christ, c’est-à-dire des salariés du Christ. Et si leur employé attend d’eux un salaire, ces propriétaires attendent du Christ leur salaire éternel. […]

Victoire de l’abbé Raffray contre la DILCRAH, pour avoir dit “Nous avons tous des faiblesses. Celui qui est gourmand, celui qui est colérique, celui qui est homosexuel.”

La DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) avait saisi la justice après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo par l’abbé Matthieu Raffray, qui indique que les actes homosexuels sont des péchés :

“Nous avons tous des faiblesses. Celui qui est gourmand, celui qui est colérique, celui qui est homosexuel.”

Classement sans suite :

Pour les parents qui n’auraient pas avorté leur enfant, la franc-maçonnerie propose l’euthanasie des mineurs

Auditionné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la fin de vie, jeudi 25 avril, le Grand Maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard, a demandé aux députés d’avoir une “attention toute particulière” sur la question de l’ouverture de l’aide à mourir à certains mineurs.

Le projet de loi ne prévoit d’ouvrir cette possibilité qu’aux malades âgés de plus de 18 ans. Pour le moment.

“Quand on a 17 ans et six mois, qu’on est autorisé à conduire, à tenir un volant, et donc potentiellement de pouvoir provoquer un accident sur la route, je crois qu’on est en capacité de discerner.”

Une position rejointe par la présidente de la commission nationale éthique bioéthique de la Grande Loge féminine de France, Frédérique Moati, qui était elle aussi auditionnée.

Jean-François Delfraissy, le président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), a jugé nécessaire de ne pas aborder ce sujet dans l’actuel projet de loi :

“Si vous voulez le fond de ma pensée, on a là un projet de loi qui est une étape, je pense qu’il y aura une autre loi sur la fin de vie dans X temps”.

Une déclaration qui avait interpellé Annie Genevard (Les Républicains) :

“On est à peine à l’aube de l’examen de ce texte qu’on en envisage déjà l’élargissement”.

Oui : quelle est la prochaine étape ? L’euthanasie des mineurs de 15 ans ? de 12 ans ? de 8 ans ? A la naissance ?

Le député Jérôme Guedj a souligné que l’assemblée avait tous les droits :

“Nous dire que nous n’avons pas le droit de légiférer [sur la mort] choque dans cette enceinte”. “La société a le droit de légiférer sur tous les sujets dont ses gouvernants et ses élus ont décidé de légiférer.”

Avec un argument comme celui-là, l’Assemblée peut voter quelques projets d’extermination…

La foi et la liturgie traditionnelles exercent sur les âmes une attraction que la bureaucratie ecclésiastique actuelle ne pourra pas arrêter

Mgr Schneider répond aux questions de Jean-Pierre Maugendre à propos de son livre Credo, compendium de la foi catholique :

Pourquoi publier, en 2024, un Credo, compendium de la foi catholique sous forme de 2500 questions et réponses ?

Ce n’est pas moi qui ai été à l’initiative de la publication, à notre époque, d’un catéchisme ou Compendium de la foi catholique. J’ai simplement répondu à la demande d’un père de famille nombreuse. J’ai accédé à cette demande et l’ai vue comme un signe de la Divine Providence pour aider, avant tout, les familles catholiques et la jeunesse dans la détresse, en raison de la grande confusion doctrinale et morale contemporaine.

Qu’apporte ce catéchisme par rapport au catéchisme de saint Pie X ou à celui de l’Église catholique ?

Le nouveau Catéchisme de l’Église catholique a été publié il y a plus de trente ans et le Catéchisme de saint Pie X il y a plus de cent ans. Le nouveau Catéchisme de l’Église catholique est rédigé sous la forme d’un traité théologique et, par endroits, dans une sorte de style académique. Entre-temps, plusieurs nouveaux thèmes d’actualité sont apparus qui ne sont pas pris en compte dans ce nouveau Catéchisme de l’Église catholique, comme l’idéologie du genre, le transhumanisme, le culte rénové d’anciennes divinités païennes, comme celui de la Pachamama, etc. Certains thèmes sont également absents du catéchisme évoqué, comme la franc-maçonnerie, le phénomène du pentecôtisme et des sectes, etc. En outre, le nouveau Catéchisme de l’Église catholique contient certaines formulations doctrinales ambiguës qui devraient être clarifiées à la lumière de la Tradition pérenne de l’Église. Il fallait également mentionner que les papes peuvent faire des déclarations ambiguës et erronées en dehors de leurs déclarations doctrinales définitives et en dehors des décisions ex-cathedra, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire et comme c’est également, et malheureusement, le cas dans certaines déclarations et actes du pape François. Il convient également de mentionner le problème de la réforme du rite de la messe, qui contient certains éléments d’ambiguïté doctrinale au sujet du caractère sacrificiel de la messe.

Quel plan avez-vous adopté ?

Le plan est celui, traditionnel, que l’on retrouve dans la plupart des catéchismes catholiques. Le livre Credo comporte trois parties : premièrement « Comment croyons-nous ? » (lex credendi), ensuite « Comment vivons-nous ? » (lex vivendi) et enfin « Comment prions-nous ? » (lex orandi). À la fin du livre se trouvent quelques illustrations légendées représentant l’autel catholique traditionnel et les vêtements liturgiques sacerdotaux traditionnels. En outre, on trouve, en conclusion, un petit recueil des prières les plus importantes.

Dans quelles langues ce catéchisme a-t-il déjà été publié et quel a été l’accueil du public ?

Jusqu’à présent, le catéchisme Credo a été publié en anglais et en français. Il sera publié au cours de l’année 2024 en espagnol, portugais et italien. Les traductions en allemand, polonais, hongrois et russe ont déjà commencé.

Quelles ont été les réactions des autorités de l’Église à cette publication ?

Des évêques, individuellement, m’ont exprimé, en privé, leur approbation et leur joie en raison de la publication de ce catéchisme.

Aviez-vous rencontré Mgr Huonder, évêque émérite de Coire, récemment décédé et dont une partie des préoccupations rejoignaient certainement les vôtres ?

J’ai eu l’occasion de rencontrer personnellement Mgr Huonder il y a quelques années lorsqu’il m’a réservé une hospitalité très fraternelle dans sa résidence épiscopale de Coire. Il a participé à la sainte messe que j’ai célébrée tôt le matin dans sa chapelle privée selon le rite traditionnel, et au préalable il m’a aidé, à la sacristie, à revêtir les vêtements liturgiques. L’accueil chaleureux et fraternel que m’a réservé Mgr Huonder à sa résidence épiscopale de Coire reste pour moi un agréable et inoubliable souvenir. Il m’a donné l’impression d’un homme de Dieu, humble et spirituel, un véritable évêque catholique. Plus tard, je l’ai rencontré brièvement à deux reprises dans d’autres endroits.

Voyez-vous des signes de renouveau dans l’Église ?

Il existe d’incontestables signes de renouveau dans l’Église, et en particulier l’amour débordant et surnaturellement inspiré de nombreux jeunes et de familles pour la foi catholique traditionnelle, claire et sans ambiguïté. L’ensemble lié à un fort attachement à la liturgie traditionnelle de la sainte messe, malgré les récentes tentatives de la part du Saint-Siège et de certains évêques d’empêcher la célébration de cette liturgie traditionnelle. La foi et la liturgie traditionnelles exercent sur les âmes une attraction opérée par Dieu et que la bureaucratie ecclésiastique actuelle, hostile à la tradition pérenne de l’Église, ne pourra pas arrêter. La tradition est l’essence de l’Église et donc aussi son espérance, même dans la crise actuelle.

Quels conseils donneriez-vous à des laïcs soucieux de transmettre une foi catholique intégrale à leurs enfants ?

Premièrement, la foi catholique traditionnelle doit être transmise dans les familles, des parents aux enfants, sous une forme très claire, simple et facilement mémorisable. Il convient également de transmettre aux enfants et à la jeunesse les exemples nombreux et passionnants de la vie des saints, et en particulier des martyrs. Il serait alors utile de créer des groupes pour étudier le catéchisme et l’apologétique catholique. Les pèlerinages communs des jeunes et des familles, où la foi catholique et la liturgie sont cultivées dans leur clarté et leur beauté, sont tout aussi importants et efficaces.

L’accord secret entre le Vatican et la Chine va être renouvelé

Le Saint-Siège a l’intention de renouveler l’accord secret conclu avec la Chine en 2018 et renouvelé ensuite tous les deux ans. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin.

L’accord expire en octobre et, a déclaré le cardinal Parolin, « nous espérons le renouveler ». Et à cet égard, a-t-il ajouté, « nous dialoguons avec nos interlocuteurs sur ce point ».

Sur la volonté du Saint-Siège d’aller de l’avant malgré le manque de fiabilité du régime communiste chinois, il n’y a pas de doute, compte tenu de la façon dont les choses se sont déroulées au cours des six dernières années ; mais la déclaration du secrétaire d’État du Vatican n’en est pas moins importante. Certes, il reste encore plusieurs mois avant qu’une décision officielle ne soit prise, mais après deux renouvellements de deux ans, le dernier mot sur l’accord est attendu cette année : soit il devient définitif, soit il est abandonné.

Et tout porte à croire que, sauf rebondissements sensationnels, on s’achemine vers le définitif : le Saint-Siège a déjà tout accepté – y compris l’inacceptable – pour y parvenir ; le gouvernement chinois, dans ces conditions, n’a qu’à y gagner, puisqu’il peut procéder à l’anéantissement de l’Église catholique avec l’aval du Vatican.

La question ne concerne pas seulement la nomination des évêques, qui – le Saint-Siège l’a toujours dit – est le thème central de l’accord secret, mais le processus de sinisation de l’Église catholique que le régime poursuit depuis au moins 2015 et qui devient de plus en plus étouffant et qui s’étend maintenant à l’Église de Hong Kong.

Même si trois évêques ont été nommés plus tôt cette année – Thaddeus Wang Yuesheng pour Zhengzhou, Anthony Sun Weniun pour le nouveau diocèse de Weifang, Peter Wu Yishun pour la préfecture apostolique de Shaowu – avec l’approbation du pape et donc formellement selon les accords Chine-Vatican, en substance, il semble clair que le mécanisme fonctionne comme suit : le régime communiste décide et le pape donne son assentiment.

En outre, même si nous voulons considérer la nomination des trois évêques avec l’approbation du Vatican comme un fait positif, l’application de cette partie de l’accord ne met pas du tout fin à la persécution des prêtres et des évêques qui n’acceptent pas la subordination au parti communiste. Par exemple, début janvier, presque en même temps que les trois nominations épiscopales mentionnées ci-dessus, Monseigneur Peter Shao Zhumin, évêque de Wenzhou, non reconnu par le gouvernement, a été arrêté pour la énième fois, coupable de ne pas vouloir adhérer à l’Association patriotique des catholiques chinois (APCC), l’instrument utilisé par le régime pour « guider » l’Eglise catholique. Mais ces épisodes ne sont pas comptabilisés, de même que les divers obstacles mis à la participation aux célébrations eucharistiques.

Mais l’aspect le plus pertinent est le fait que le régime chinois, pour tout acte concernant l’Église catholique, ne mentionne jamais le Saint-Siège et le Pape, et encore moins les accords. C’est ce qui s’est passé lors de l’annonce des nominations d’évêques, mais « le silence sur le rôle de Rome » est encore plus évident dans le « Plan quinquennal pour la sinisation du catholicisme en Chine (2023-2027) », approuvé le 14 décembre dernier par la Conférence des évêques catholiques et l’Association patriotique (organismes tous deux sous le contrôle du Parti communiste).
Comprenant l’équivalent de 3 000 mots, divisé en quatre parties et 33 paragraphes, le Plan, ne mentionne jamais le Pape et le Saint-Siège, ni l’accord conclu entre le Vatican et la Chine. Au contraire, le dirigeant Xi Jinping est mentionné quatre fois. Cinq fois, il est répété que le catholicisme doit prendre des ‘caractéristiques chinoises’. Le mot « sinisation » est le plus important : il revient pas moins de 53 fois. La sinisation signifie évidemment la subordination totale de l’Église aux directives du Parti communiste.

Face à cette attitude du régime chinois, qui n’en fait évidemment qu’à sa tête, qui envisage la soumission totale de l’Eglise aux directives et aux exigences du Parti communiste, la position de la Secrétairerie d’Etat du Vatican apparaît incompréhensible.

L’art de la diplomatie, qui doit avancer même à petits pas, est une chose ; c’en est une autre que de sacrifier la vérité et les fidèles catholiques à des logiques essentiellement politiques. Il est évident que pour maintenir vivante la possibilité d’un accord avec le régime chinois, le Saint-Siège et le Pape se taisent depuis des années sur l’escalade de la persécution anticatholique en Chine, sans un mot pour les catholiques de Hong Kong, qui sont de plus en plus dans le collimateur, notamment grâce à la nouvelle et infâme loi sur la sécurité nationale. Rappelons qu’à Hong Kong, l’évêque émérite, le cardinal Joseph Zen, a été arrêté et est toujours en procès, tandis que depuis trois ans, l’homme d’affaires catholique (converti) Jimmy Lai, éditeur d’un quotidien critique à l’égard de Pékin (aujourd’hui fermé), purge une lourde peine de prison et risque même la prison à vie dans un autre procès en cours.

La raison d’État ne peut justifier ce silence scandaleux qui condamne à la persécution les évêques, les prêtres et les laïcs fidèles à l’Église. Des évêques, des prêtres et des laïcs qui ont déjà payé cher leur fidélité à l’Église et qui se voient aujourd’hui abandonnés même par Rome. La détermination avec laquelle le cardinal Parolin – qui a le soutien total du pape sur ce point – conduit le Saint-Siège à embrasser le régime communiste est inquiétante. Et les conséquences ne concernent pas seulement l’Église chinoise.

Ukraine : Les prêtres appelés à prendre les armes. Le Saint-Siège reste silencieux

Le 3 avril 2024, une rencontre a eu lieu entre le président ukrainien et une délégation d’évêques de l’Église catholique latine et des communautés protestantes d’Ukraine. Etaient présents l’évêque de Kharkiv-Zaporizhsky Pavlo Honcharuk, l’évêque d’Odessa-Simferopol Stanislav Shirokoradiuk, l’évêque de Kamianets-Podilskyi Leon Dubravskyi, l’évêque de Mukachevo Mykola Luchok, l’évêque de Kyiv-Zhytomyr Vitaly Kryvytskyi, et le président de la Conférence épiscopale ukrainienne Mgr Vitaly Skomarovskyi.

La grave question des prêtres appelés à prendre les armes était à l’ordre du jour. Mgr Vitaly Kryvytskyi a indiqué :

Nous avons souligné que si les curés ou les responsables du secteur humanitaire, en particulier Caritas et toutes ses divisions, sont mobilisés, de gros problèmes se poseront, si certaines personnes clés, et parfois même les travailleurs eux-mêmes, quittent ce service et sont emmenés au front.

Le président Zelensky a félicité les représentants de l’Église à l’occasion de la fête de Pâques, en souhaitant à l’Ukraine de remporter la guerre contre l’occupant russe. Mais les prêtres devront prendre les armes. Le président Volodymyr Zelensky a piétiné tous les droits relatifs à la religion et aux accords avec les différentes Églises. Après tout, il a toujours attaqué le pontife et le Saint-Siège chaque fois qu’il a été question de paix.

L’Ukraine ne semble pas apprécier ce que le Saint-Siège a fait et fait depuis un certain temps pour ses citoyens. Depuis le début de cette terrible guerre, le Saint-Père François a envoyé à plusieurs reprises ses proches collaborateurs sur le territoire.

Mgr Oleksandr Yazlovetskyi, évêque auxiliaire du diocèse de Kiev-Zhytomyr et président de Caritas-Spes, a souligné :

Lorsque la nouvelle loi sur la mobilisation pour le recrutement de civils entrera en vigueur le 18 mai, les prêtres devront eux aussi partir au combat, ils ne seront plus exemptés et – parmi les nombreuses conséquences – les nombreux projets d’aide à la population qu’ils mènent ne pourront pas se poursuivre. Il y a beaucoup de prêtres impliqués dans les programmes mis en œuvre par Caritas, par exemple, mais c’est avant tout l’engagement cultuel, le soutien spirituel de toute la population qui serait perdu, laissant encore plus dans le désespoir les personnes qui vivent le drame de la guerre depuis plus de deux ans. Ce sera un changement dramatique qui touchera tout le monde, car toutes les confessions religieuses seront concernées – les latins, les gréco-catholiques, les églises orthodoxes, les communautés protestantes -, tous les ministres du culte avec seulement des exceptions liées à l’âge, au nombre d’enfants ou à l’état de santé. Une décision dramatique.

La loi en question a été formulée parce qu’après deux ans de guerre, il était nécessaire de définir de nouvelles règles, de réglementer certaines situations apparues avec le déclenchement du conflit. En particulier, les catégories de personnes exemptées de l’enrôlement ont été officiellement définies. Avant la guerre, les prêtres, les religieux et les séminaristes n’effectuaient pas de service militaire et, lorsque le conflit a éclaté, personne n’a été appelé sous les drapeaux par respect pour ces rôles. Aujourd’hui, cette exemption est levée pour tous ceux qui ont entre 25 et 60 ans, qui n’ont pas de handicap ou qui ont moins de trois enfants. Nous essayons toujours de faire entendre notre voix car, pour toutes les confessions religieuses, cette situation est inacceptable et a des conséquences très graves, certainement disproportionnées par rapport au nombre de ceux qui deviendraient soldats. Nous avons fait le calcul et il s’agirait de 13 000 personnes en tout : c’est peu par rapport aux résultats de la guerre, mais c’est beaucoup par rapport à l’aide qu’ils peuvent apporter à la population. En outre, on ne voit pas pourquoi d’autres catégories, comme les artistes de cirque, seraient exclues de la mobilisation en raison du caractère humanitaire de leur profession, qui ne nous est donc pas reconnu à nous, prêtres, et, autre contradiction, certains postes d’aumôniers militaires resteraient vacants pour l’Église catholique romaine.

En effet, au début de la guerre, certains prêtres ont demandé à être aumôniers militaires pour réconforter les soldats sur le front, mais les postes sont répartis numériquement en fonction des confessions religieuses auxquelles ils appartiennent, et pour les occuper, il faut une qualification « reconnue » par le gouvernement. Et ceux qui ont étudié au séminaire diocésain ne l’ont pas.

Les gens ont besoin de prêtres, ils cherchent du réconfort dans cette situation, en cette période de Pâques, les églises étaient pleines, les gens ont besoin de garder l’espoir en la paix. Nous nous sommes équipés à l’époque de Covid et aujourd’hui, grâce à YouTube et à Internet, nous essayons de maintenir le contact avec les petites paroisses, afin que personne ne se sente abandonné. Les gens ont besoin d’être écoutés par nous, les prêtres, d’être consolés : j’ai rencontré il y a quelque temps une femme – mais il y a tant d’exemples – qui est entrée dans l’église et qui était en colère contre Dieu parce qu’elle avait perdu son fils unique à la guerre, elle disait qu’elle n’était pas croyante, mais que son fils n’aurait pas été heureux si elle n’avait pas prié pour lui. Des gens qui disent perdre la foi, mais qui en réalité vivent la foi de ceux qui souffrent, de ceux qui sont touchés par la douleur et qui cherchent Dieu, et nous devons les soutenir. Tout comme nous essayons de soutenir avec les différents projets toutes les souffrances que la guerre apporte : des personnes, des jeunes qui reviennent blessés, handicapés, avec des problèmes psychologiques et psychiques liés au traumatisme, des familles brisées, des enfants qui, dans leur croissance, paieront les conséquences d’une situation de peur continue, même lorsqu’ils semblent s’y être habitués.

Maksim Ryabukha, évêque auxiliaire de l’exarchat gréco-catholique de Donetsk, a également fait part de son inquiétude :

Je suis préoccupé par l’interdiction d’accès à toutes les organisations internationales et de solidarité, telles que Caritas, tout au long de la frontière, qui se trouve à 20 kilomètres des sites de combat. Cela signifie qu’il y a des villes en dehors de la zone d’aide. Ce n’est pas le moment de penser aux risques. Les seules questions que nous nous posons actuellement sont de savoir comment soutenir, accompagner et maintenir la vie. Les Russes ne visent pas seulement des cibles militaires. Ils frappent les civils et les infrastructures. Quatre-vingt pour cent des sources d’énergie en Ukraine ont été détruites ou ruinées. En tant que religieux, je me demande s’il reste quelque chose d’humain dans le cœur du peuple russe. En temps de guerre, il n’y a pas de situation simple, mais je constate de plus en plus de destructions. Tant qu’il n’y aura pas de solidarité internationale commune capable de soutenir et de défendre la vie, la vie sera détruite, pas à pas.

Une position claire est maintenant attendue de la part du Saint-Siège et du Saint-Père lui-même pour protéger les prêtres ukrainiens et en faveur des âmes du peuple de Dieu.

Quimper : Pourquoi casser ce qui nourrit spirituellement tant d’âmes, et attire de plus en plus de fidèles ?

On me communique :

Comme tous les ans à l’approche de la Pentecôte, le pèlerinage de Chartres, organisé par Notre-Dame de Chrétienté, démontre aux yeux de tous le dynamisme et l’attrait forts de la Tradition pour des milliers de fidèles catholiques !

Et pourtant, la Tradition est mise à mal dans certains diocèses de France. Le Finistère lutte ces derniers mois, pour le maintien des prêtres de la tradition : catéchisme, messe tridentine, activités de communauté…

En effet, Monseigneur Dognin, l’évêque du diocèse de Quimper et Léon, a décidé unilatéralement en décembre 2023, de mettre fin à la convention liant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) et le diocèse, malgré la publication, en juin 2023, d’une ordonnance de l’application du motu proprio Traditionis Custodes confirmant les activités pastorales ainsi que la célébration des sacrements.

Pourquoi casser ce qui nourrit spirituellement tant d’âmes, et attire de plus en plus de fidèles ?

A Quimper et Sainte Sève, ce sont donc 300 fidèles, hors vacances scolaires, qui témoignent de leur peine, de l’injustice de cette décision brutale.

  • quelle faute avons-nous commise pour mériter un tel mépris?

  • le diocèse est-il en si bonne santé spirituelle pour se passer de ce qui fait grandir notre foi au sein de ces communautés dynamiques ?

Nous demandons simplement la liberté liturgique, ici et maintenant dans le Finistère. Mais demain, quel autre diocèse sera touché ?

C’est pourquoi, si la Tradition est importante pour vous, venez nombreux à la mobilisation du 5 mai 2024 à Quimper. Familial et priant ce rassemblement a pour but de montrer publiquement la détermination des fidèles et inviter Monseigneur Dognin à reconsidérer sa décision.

I-Média – M. Panot traînée au tribunal : censure ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent sur le traitement médiatique de la mort du jeune Philippe Coopman, massacré pour une prétendue histoire de site de rencontre.

Le dossier du jour est consacré à la tourmente que connaît La France insoumise notamment avec la convocation par la police de la députée Mathilde Panot pour apologie du terrorisme.

Les pastilles de l’info :

  1. propagande propagande : Les perles du service public
  2. Les ciseaux de la censure : Fabius et le Conseil constitutionnel
  3. Le coup de chapô : Nouvelle action du Collectif Némésis
  4. Décryptage : La promotion de la GPA par le gouvernement ?

Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Hugo Clément, un journaliste et écolo pas tout à fait comme les autres !

Destruction de l’église Saint Jean-Baptiste, dans le Haut-Karabakh

L’Oeuvre d’Orient nous informe que l’église Saint Jean-Baptiste, connue sous le nom de Kanatch Jam, à Chouchi, érigée en 1818 et témoin de l’histoire multiséculaire de la région, a été délibérément rasée, marquant une nouvelle tragédie dans le contexte de l’annexion du Haut-Karabagh par l’Azerbaïdjan.

En cette journée de mémoire du génocide contre les Arméniens, il est impératif que la communauté internationale – ainsi que le parlement Européen – condamne fermement ces actes de destruction et de déni de l’histoire.

La destruction de l’église à la suite du départ des Arméniens est une poursuite du génocide de 1915. L’Œuvre d’Orient demande à l’Azerbaïdjan d’accepter la mission d’experts indépendants de l’UNESCO.

L’Azerbaïdjan veut faire sa loi en France

La mairie de Bourg-lès-Valence (Drôme) a reçu un courrier de l’Etat d’Azerbaïdjan lui demandant de retirer le drapeau du Haut-Karabakh, ou Artsakh, qui flotte à l’entrée de la commune. Une demande des avocats de l’Etat d’Azerbaïdjan qui intervient à la date de la commémoration du génocide arménien de 1915.

Le territoire du Haut-Karabakh est une zone de l’Azerbaïdjan peuplée majoritairement d’Arméniens qui réclament son indépendance.

La maire de Bourg-lès-Valence, Marlène Mourier, est investie pour la défense du territoire du Haut-Karabakh et soutient cette volonté d’indépendance, ce qui déplaît à l’Azerbaïdjan.

Marlène Mourier souligne qu’en cette journée du 24 avril,

“il est important de rappeler qu’un second génocide menace le peuple arménien si les gouvernements et les institutions internationales ne réagissent pas”.

“Bourg-lès-Valence une nouvelle fois sous la pression de Bakou”. “Cette nouvelle ingérence de la dictature azerbaïdjanaise dans les décisions d’une commune de la République française s’ajoute à la liste des précédentes attaques subies par la municipalité, pour certaines assorties de pressions contre la personne de Madame le Maire”.

En 2016 déjà, un huissier était venu en mairie. En 2020, Marlène Mourier avait subi personnellement diverses menaces et pressions. À cette époque, des hommes s’étaient introduits dans la mairie pour lui ordonner de retirer le drapeau de la république autoproclamée de l’Artsakh.

Les partisans de la GPA militent pour le retour de l’esclavage

Pèlerinage annuel aux Lucs-sur-Boulogne, le 27 avril

Cet événement en mémoire des martyrs de Vendée, vise en particulier à soutenir la cause de béatification des enfants des Luc-sur-Boulogne, massacrés en haine de la foi, le 28 février 1794. Adrien Renouard explique dans L’Homme Nouveau :

[…] Le pèlerinage se fait pour faire mémoire de tous ces Vendéens qui sont morts en défendant leur Foi. En particulier pour ces 110 enfants de moins de 7 ans qui peuvent être considérés comme de nouveaux saints innocents. En effet, cet acte barbare fait des Lucs-sur-Boulogne « le Bethléem de la Vendée ». Nous demandons la béatification de ces martyrs !

Des démarches ont été entreprises en ce sens, en 1947, par l’évêque de Luçon Monseigneur Cazaux et l’abbé Prouteau alors curé des Lucs. Nous souhaitons donc la relance de l’instruction de cette cause de béatification, un temps mise en sommeil. D’autant que l’actuel évêque, Mgr Jacolin bénit notre pèlerinage et nous soutient par la prière ! […]

Quel est le programme cette année ?

Comme chaque année, le pèlerinage débutera au logis de la Chabotterie à 8h30. La colonne s’élancera pour 3 heures de marche. Arrivé à la chapelle mémorielle du Petit-Luc, une messe tridentine sera célébrée à 11h30 par le Révérend Père Argouarc’h en mémoire des martyrs des Lucs sur Boulogne. Ensuite, comme il est de tradition en France, la journée s’achèvera par le partage d’un repas tiré du sac dans la salle communale des Lucs-sur-Boulogne. Précisons que tous les chemins empruntés sont carrossables pour les poussettes et que toute personne peut se rendre ou s’unir au pèlerinage !

Comment Laurent Fabius manipule la Constitution contre la volonté du peuple

Nous reproduisons ci-dessous l’analyse de l’avocat Pierre Gentillet suite à l’interview de Laurent Fabius où ce dernier explique pourquoi l’article 11 de la Constitution ne permettrait pas de convoquer un référendum sur l’immigration comme le demandent Eric Zemmour et Marine le Pen :

“Peut-on modifier la constitution en utilisant l’article 11 (c’est à dire sans passer par le Parlement et directement par référendum) ?

Selon Laurent Fabius, l’article 11 de la Constitution exclut la possibilité d’un référendum en matière migratoire. En regardant les domaines visés par cet article, on se rend compte que, littéralement, Laurent Fabius a raison. L’immigration n’y figure pas et c’est un sujet en soi.
Seulement voilà, comme lui indique d’un air taquin Darius Rochebin, le Général de Gaulle a, en 1962, utilisé l’article 11 pour un usage qui n’était pas prévu au texte : la modification de la constitution. En effet, à l’époque de Gaulle veut modifier la constitution pour passer l’élection du président au suffrage universel direct. A l’énoncé de ce précédent historique, on voit que Laurent Fabius est visiblement embêté.
Laurent Fabius réplique alors qu’à l’époque le président du Conseil constitutionnel en 1962, Léon Noel, était allé voir le Général de Gaulle a l’époque, en lui indiquant que l’on ne pouvait pas utiliser l’article 11 de la constitution pour réviser celle-ci. Donc Léon Noel se serait opposé a cet usage. Et c’est là l’entourloupe de Laurent Fabius.
En réalité, Laurent Fabius oublie de dire que, dans ses mémoires, Léon Noel indique, qu’il n’a pas censuré le général de Gaulle, non pas parce qu’il l’impressionnait, mais parce que la Constitution ne donnait pas au Conseil constitutionnel le pouvoir d’annuler le déclenchement du référendum. Et c’est là le cœur du sujet.
En réalité, la Constitution ne confère pas au Conseil constitutionnel la capacité de s’opposer à l’usage de l’article 11 (du référendum donc).Si Léon Noel et le Conseil constitutionnel avaient censuré l’usage de l’article 11 ils auraient violé la Constitution ! Puisque celle-ci ne leur donne pas ce pouvoir de censure ! Voilà pourquoi Léon Noel a sagement renoncé à entraver le recours à l’article 11 : pour respecter la Constitution.
Et surtout, Laurent Fabius oublie de dire que le Conseil a publiquement refusé de contrôler la constitutionnalité d’un référendum car ce dernier constitue “l’expression directe de la souveraineté nationale“. (Extraits de la décision n° 62-20 DC du 6 novembre 1962).
Donc oui, de fait, on peut utiliser l’article 11 de la Constitution pour modifier cette dernière ! La pratique de l’article 11 initiée par le général de Gaulle a élargi de facto son champ d’usage. En 1962, ce dernier a utilisé l’article 11 pour modifier, par référendum, la Constitution et instaurer l’élection du président au suffrage universel.
La conclusion est donc simple : si l’on considère que l’emploi de l’article 11 pour réviser la constitution est illégal, alors TOUTES les élections présidentielles depuis 1965 sont illégales, y compris celles de Emmanuel Macron puisqu’elle se sont produites au suffrage universel.
Mais depuis 2001, un doute subsiste, et j’insiste, il ne s’agit que d’un doute. Pourquoi? A cause d’une jurisprudence bien connue : la décision Hauchemaille rendue par le conseil constitutionnel le 14 mars 2001.
Par cette décision, le Conseil constitutionnel, en interprétant de façon, très extensive comme toujours, la constitution et sa loi organique, a décidé qu’il lui appartenait de contrôler le décret de déclenchement du référendum. Seulement voilà il y a 2 problèmes :
1) ce contrôle n’a jamais eu lieu jusqu’à présent. Et il s’agit d’une pure interprétation de la Constitution par le Conseil constitutionnel car à AUCUN moment l’article 11 de la Constitution ne lui donne la possibilité d’un tel contrôle. Le contrôle du Conseil constitutionnel n’est prévu par l’article 11 QUE dans le cas ou son déclenchement d’origine parlementaire. Il n’est pas prévu un contrôle du décret de convocation des électeurs au référendum par le pouvoir exécutif (cf.dernier alinéa article 11 en pj).
2) Enfin, si tant est qu’on admette ce contrôle, la décision Hauchemaille de 2001 ne semble pas permettre un contrôle lui permettant de juger du bon emploi ou bon fondement de l’usage de l’article 11 de la Constitution. Dans la décision Hauchemaille, le Conseil constitutionnel, se référant aux prérogatives de la loi organique de 1958, semble limiter son contrôle à la bonne tenue et la régularité dans le déroulement des opérations
Conclusion : Laurent Fabius a tort.
Le peuple peut, à tout moment, sur utilisation de l’article 11 de la Constitution, modifier cette dernière par voie de référendum, et notamment pour y inscrire des dispositions en matière migratoire.
Et si le Conseil censurait malgré tout le recours à l’article 11 pour une modification de la Constitution, alors il reviendrait au président de la République, conformément à l’article 5, de “veiller au respect de la constitution” et de passer outre pour donner la parole au peuple. Le gardien de la Constitution, dans les situations exceptionnelles, est le président de la République.”

Pascal Praud : “Marion Maréchal est très courageuse, elle a des convictions, elle ne les renie pas” (au sujet de la GPA et des unions homosexuelles)

Dans son émission, Pascal Praud revient sur les propos de Marion Maréchal sur la GPA qu’elle désigne comme un acte “monstrueux et honteux” et consacre une vingtaine de minutes à ce sujet :

 

Ecoles : Il faut inscrire dans la loi la responsabilité hiérarchique du chef d’établissement sur ses professeurs

Michel Valadier, directeur général de la Fondation pour l’Ecole, signe une tribune dans Le Figaro appelant à renforcer les prérogatives des chefs d’établissement :

Le premier ministre a encore parlé de l’école. Alors que des événements tragiques se succèdent, se multiplient et se renouvellent avec une rapidité effrayante, Gabriel Attal a annoncé de nouvelles dispositions.

Une fois de plus, plusieurs d’entre elles sont pleines de bon sens. Une fois encore, il est à craindre que ce discours soit sans lendemain, faute de relais efficaces dans les établissements scolaires.

En effet, pour mettre en place, par exemple, le fait d’exiger que les élèves se lèvent à l’entrée d’un professeur dans la salle de classe, il faut que tous les professeurs d’une même école acceptent d’appliquer cette règle, faute de quoi, les rares professeurs qui voudraient l’imposer finiront par y renoncer d’eux-mêmes.

Et pourtant, il existe des centaines d’écoles où cela se pratique déjà et paisiblement, mais horresco referens, il s’agit d’écoles privées sous contrat ou, pire encore, d’écoles libres hors contrat. Si M. le premier ministre se donnait la peine de se rendre sur place, il ne manquerait pas d’y puiser d’autres idées qui contribuent toutes à instaurer un climat de respect mutuel et de travail au sein des établissements. Par exemple :

  • la mise en rang des élèves le matin et après les récréations dans la cour ;
  • la présence d’estrades dans les salles de classe de manière à rehausser, au sens propre comme au sens figuré, le prestige et l’autorité du professeur ;
  • l’instauration d’une note de comportement dans les bulletins trimestriels ;
  • ou encore le fait d’encourager fortement le vouvoiement des élèves par les professeurs ;
  • ou enfin le respect d’un dress code par les professeurs : il est difficile de vouloir imposer l’uniforme aux élèves et de laisser un professeur enseigner dans sa classe en survêtement et en baskets !

Nous pourrions prolonger cette liste.

Mais nous pouvons légitimement craindre que ces beaux discours ne soient pas suivis d’effets. Pour passer enfin à l’acte, il faut convaincre chaque communauté éducative. Pour passer enfin à l’acte, il faut davantage qu’un discours martial ou qu’une note de service.

Pour résoudre durablement la crise actuelle, il faut des chefs d’établissement qui puissent impulser une autre politique dans leur école. Et pour cela le chef d’établissement doit nécessairement être le supérieur hiérarchique des professeurs.

Pour résoudre durablement la crise actuelle, il faut des chefs d’établissement qui puissent impulser une autre politique dans leur école. Et pour cela le chef d’établissement doit nécessairement être le supérieur hiérarchique des professeurs. C’est la raison pour laquelle il faut inscrire dans la loi cette responsabilité hiérarchique du chef d’établissement sur ses professeurs. Si donc M. le premier ministre veut vraiment agir, il doit avancer dans cette direction.

Or, il se trouve qu’une partie du chemin législatif est déjà effectuée. En effet, sous l’impulsion des sénateurs Brisson et Retailleau, une proposition de loi a été adoptée par le Sénat : « Pour une école de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité » . Elle a été déposée à l’Assemblée nationale le mercredi 12 avril 2023 et depuis lors « dort » à la commission des affaires culturelles et de l’éducation !

Cette proposition de loi prévoit justement de donner le pouvoir hiérarchique aux chefs d’établissement dans le cadre « d’établissements scolaires publics autonomes ». Gabriel Attal pourrait aisément et utilement déterrer ce texte et le soumettre à l’Assemblée nationale. Il est probable qu’il disposerait d’une majorité confortable pour le faire voter. Une fois cela fait, il trouvera sûrement plusieurs centaines de chefs d’établissement volontaires pour se lancer dans cette expérimentation. Des chefs d’établissement capables d’entraîner leurs professeurs dans une démarche éducative globale et cohérente. Et il ne manquerait pas non plus de professeurs pour demander à en être !

Tout cela demande beaucoup de courage et de détermination pour faire face à l’hostilité des syndicats et des opposants de tous poils. Mais il faudrait aussi une autre chose essentielle qui manque cruellement au premier ministre : le temps nécessaire pour persévérer dans cette direction, faire voter les textes, les mettre en application, soutenir les courageux chefs d’établissement volontaires et enfin dupliquer le modèle pour le généraliser. Finalement, il est bien dommage que Gabriel Attal ne soit pas resté au ministère de l’Éducation nationale !

Le cardinal Burke condamne la « persécution » de la messe en latin et le « scandale » de la communion pour les hommes politiques favorables à l’avortement

Dans un discours prononcé mardi à New York, le cardinal Burke a condamné le « scandale » de la communion donnée à des hommes politiques favorables à l’avortement, l’« apostasie » de la voie synodale et la « persécution » actuelle de la messe en latin.

S’exprimant sans détour sur un certain nombre de questions d’actualité dans l’Église catholique, le cardinal Raymond Burke a condamné la pratique consistant à donner la Sainte Communion à des hommes politiques favorables à l’avortement et a souligné que la messe traditionnelle était en état de « persécution ».

Les commentaires du cardinal Burke sont arrivés à la fin d’un discours érudit sur l’enseignement du Christ-Roi, prononcé mardi au New York Men’s Leadership Forum. Après avoir exposé la richesse de l’enseignement catholique sur la royauté du Christ, le cardinal a répondu à des questions sur une variété de sujets, fortement orientées vers certaines des questions les plus pressantes dans les débats internes de l’Église.

« Le fait que des hommes politiques, et je n’ai pas besoin de citer de noms, c’est trop évident, qui prétendent être de fervents catholiques et qui promeuvent publiquement une abomination comme l’avortement provoqué ou ce programme transgenre ou quoi que ce soit d’autre, s’approchent pour communier et reçoivent la Sainte Communion – (cela) scandalise les gens ».

Le cardinal américain a déclaré qu’une telle pratique consistant à donner la Sainte Communion à ces personnes conduit de facto à considérer que l’enseignement catholique a changé :

« Cela donne l’impression que l’Église a changé son enseignement en ce qui concerne ces crimes, ces péchés antérieurs, et cela conduit les gens à être très laxistes dans leur propre conscience ».

Vous pouvez imaginer que si quelqu’un qui est pro-avortement reçoit librement la Sainte Communion, les gens seront-ils enclins à examiner leur conscience comme ils le devraient, avant de s’approcher pour recevoir le Sacrement ? Cela émousse les consciences.

Aujourd’hui, nous ne pouvons rien tenir pour acquis parce que nous sommes confrontés à six ou sept décennies de catéchèse médiocre. Beaucoup de catholiques aujourd’hui, et ce n’est pas de leur faute, ne connaissent pas leur propre foi.

« Certains s’étonnent que l’Église ait un enseignement concernant la réception de la Sainte Communion ».

Le cardinal a également fait part de son évaluation de l’état général de l’Église sur les différents continents, sur la base de ses expériences personnelles et de l’évaluation de ses frères cardinaux. Alors que l’Afrique et les Philippines sont marquées par une croissance de la pratique de la foi, le cardinal Burke a averti qu’en Europe, cette croissance n’est pas aussi évidente.

En effet, se référant à la très controversée Voie synodale en Allemagne – qui a proposé un certain nombre d’aspects contraires à l’enseignement catholique tels que les bénédictions entre personnes de même sexe, les femmes diacres – il a déclaré que « c’est une apostasie. C’est un fait objectif ».

Mais il a également souligné qu’en dépit de cette « apostasie », de nombreux catholiques restaient fidèles à l’enseignement ecclésial, ce qui devrait nous inciter à « être de plus grands témoins (de la foi) dans notre vie quotidienne ».

« Cette idéologie du genre est une attaque contre la raison humaine parce qu’elle va à l’encontre de notre nature même ».

Le cardinal, connu pour sa promotion de la messe en latin et sa célébration personnelle dans le monde entier, a décrit les restrictions actuelles imposées à l’ancienne liturgie comme une période de « persécution ».

« Mais n’ayez crainte, cette forme du rite romain, qui a pratiquement existé sans changements mineurs pendant 15 siècles, et qui est d’une beauté incomparable – aujourd’hui, des jeunes qui n’en ont jamais entendu parler, ou qui ne l’ont jamais vu auparavant, entrent dans une église et observent la beauté de la messe, et il y a des conversions ».

En revanche, il les a exhortés à « continuer à soutenir les apostolats de l’Usus Antiquior, l’usage plus ancien du rite romain, parce que nous en avons besoin. Nous en avons grandement besoin ».

« L’une des principales raisons pour lesquelles la foi en l’Eucharistie est si diminuée aujourd’hui est due à tous les abus qui ont entouré l’Eucharistie et qui l’ont fait apparaître comme une sorte de chose quotidienne – une invention de l’homme au lieu d’un don suprême de Dieu ».

« La tentation est grande, lorsqu’on se bat pour une cause juste, de perdre sa sérénité ». « Si nous sommes des collaborateurs du Christ dans la vérité, nous devrions être les plus sereins et donc aussi les plus charitables. Il n’est jamais utile de s’engager dans des discussions peu charitables. Soyez inébranlables sur l’œuvre du Christ ».

GPA : “Les enfants ne sont pas des biens de consommation”

Rosaires et chapelets publics en réparation de l’avortement : le découragement est absurde et anti-chrétien

COMMUNIQUE DE SOS TOUT-PETITS du 24 avril 2024 :

Nous ne sommes pas seuls !

La France est en pleine décadence, mais regardons ce qui se passe en Pologne, en Hongrie, en Italie, à Malte et dans une quinzaine d’Etats américains.

A ceux qui viennent peu à nos Rosaires et Chapelets, nous disons : Le découragement est absurde et anti-chrétien !

Soyons actifs et nombreux !
Jacques Bay
Vice-président

50 000 personnes à la marche pour la vie en Pologne

Veronika, 11 ans, née avec la trisomie 21, a exhorté depuis la scène :

“Je ne veux pas que l’on tue des enfants à naître dont la vie a été donnée par Dieu lui-même. Chaque enfant est un don de Dieu et je suis ici avec mes parents et avec vous tous pour témoigner que que la vie est la plus grande valeur “.

Environ cinquante mille personnes ont manifesté dimanche dernier, 14 avril, à Varsovie pour soutenir le droit à la vie de l’enfant à naître et contre les mesures prises par le Parlement polonais pour annuler la loi protégeant la vie conçue. de renverser la loi protégeant la vie conçue et d’introduire l’avortement à la demande.

La date de la marche, qui coïncide avec la Journée nationale du baptême de la Pologne, n’est pas un hasard. Dans ces circonstances, la Marche nationale pour la vie n’était pas seulement une manifestation en faveur de la vie familiale, mais aussi une manifestation en faveur des droits de l’homme en faveur de la vie familiale, mais aussi un acte de gratitude et de fidélité à l’héritage de la Pologne chrétienne, ainsi qu’un appel à la liberté et à la souveraineté, en particulier dans le contexte de diverses revendications politiques et idéologiques internationales.

La colonne de marche a été ouverte par un groupe de reconstitution des hussards polonais avec la bannière royale.  Cet accent a également rappelé au public le rôle de la Pologne en tant que rempart historique de la chrétienté et que la défense des faibles, en particulier des femmes et des enfants, est l’essence même de la mission chevaleresque encore vivante aujourd’hui.

La marche s’est déroulée dans une atmosphère très animée et colorée, avec la participation de nombreuses familles, parfois même de plusieurs générations de familles. Il y avait également un grand nombre de religieuses et de prêtres, ainsi que des personnes handicapées. Les participants ont scandé, entre autres, le slogan principal de l’événement de la manifestation, “Vive la Pologne”, ainsi que “Le droit à la vie est un droit de l’homme” et, peut-être, le slogan le plus souvent répété le plus souvent répété : “Ici c’est la Pologne, pas Bruxelles, ici on n’enlève pas la vie”; (ou dans la deuxième version “…personne ne soutient l’avortement”. Le slogan “Vague de vi” a souvent été répété sur les banderoles portées. On pouvait également voir, entre autres, des extraits de l’enseignement du pape Jean-Paul II et de la Constitution polonaise sur la protection de la vie.

“Nous sommes venus avec toute la famille de Gdansk, et nous avons d’ailleurs eu le plaisir de visiter Varsovie avec les enfants. En voiture, nous avons prié le rosaire pour les politiciens et leurs décisions, et nous avons chanté des chansons de “l’Arche de Noé” avec les enfants pour nous préparer à les chanter pendant la Marche. Je suis heureuse qu’il y ait une telle célébration familiale et une occasion de témoigner”  – a déclaré Agnieszka , dans une interview accordée à KAI, qui est venue dans la capitale avec son mari, ses quatre enfants et leur grand-mère.

Mme Wioleta, qui marche avec un pin’s en forme de bonnet d’infirmière, est venue spécialement de Cracovie pour la Marche. “J’ai travaillé toute ma vie dans le domaine de la santé. Mais les connaissances scolaires sont déjà suffisantes pour ne pas se laisser abuser par le début de la vie humaine. Ma mission est de m’en occuper à la fois au chevet des malades et lorsque la vie est menacée par des décisions politiques”  affirme-t-elle.

L’événement a commencé par des messes à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Varsovie et à la cathédrale Saint-Michel de Varsovie-Praga. “l’enseignement du Sauveur sera son témoin. (…) Nous ne devons pas ménager nos forces ni avoir peur”  a souligné lors de son homélie dans la deuxième des églises l’évêque Romuald Kaminski, Ordinaire du diocèse de Varsovie-Praga. Après les eucharisties, les participants des deux cathédrales ont défilé jusqu’à la place du Château. Ils ont été accompagnés d’une prière du rosaire, de discours d’invités spéciaux et d’une joyeuse musique familialee. Sur la place du Châteaua été organisée une collecte de fonds et un soutien matériel foyer pour mères célibataires de Zielonka et de Chyliczki.

Des femmes enceintes ont été invitées sur la scène pour que les participants à la marche, rassemblés devant la scène, puissent entendre les battements de cœur de leur enfant à naître à travers un micro. La mère de sept enfants, Mme Agnieszka, a mis son ventre de femme enceinte à disposition pour l’occasion. Les animateurs, Lidia Sankowska-Grabczuk et Rafał Porzeziński, ont rappelé au public que les battements de cœur d’un bébé peuvent être entendus dès la sixième semaine de grossesse.

Mariola Sienkiewicz, sage-femme, a également pris la parole. Elle a rappelé la figure du Serviteur de Dieu Stanisława Leszczyńska, une sage-femme qui a défié l’ordre d’avortement dans le camp de la mort allemande d’Auschwitz en procédant à environ 3 000 accouchements. Elle était surnommée l’Ange de la vie ou Maman par ses codétenues. Les participants à la marche ont prié ensemble pour sa béatification imminente.

“Je souhaite à tous, et à moi aussi, du courage dans la lutte pour défendre la vie de chaque enfant” a déclaré Mariola Sienkiewicz

La dernière partie de la manifestation, sur une scène installée sur la place Trzech Krzyży, a donné lieu à des discours d’invités spéciaux de la marche et un concert de Jacek Kowalski et du groupe Monogramista JK. Parmi les invités, l’ancien président du Parlement, l’un des leaders de l’opinion catholique et conservatrice en Pologne, Marek Jurek, a prononcé son discours.  Au nom des participants, le journaliste et auteur de l’émission de télévision “Ocaleni”Rafał Porzeziński, qui a également lu la résolution de la Marche nationale pour la vie 2024. La résolution exige que les autorités polonaises “renoncent immédiatement aux actions subversives subversives contre le droit inhérent à la vie, confirmé dans la Constitution de la République de Pologne”. Dans ce contexte, le document rappelle la décision du Tribunal constitutionnel du 28 mai 1997, qui stipule clairement que “la vie dans un Etat de droit démocratique doit rester sous protection constitutionnelle à chaque étape de sa vie”.  Marek Jurek a également demandé, entre autres, l’envoi immédiat d’une requête au Tribunal Constitutionnel pour examiner la conformité à la Constitution de la République de Pologne de la Convention d’Istanbul basée sur le genre. Dans leur déclaration, les personnes rassemblées lors de la marche ont également appelé les futurs membres du Parlement européen à travailler à la construction d’une opinion européenne forte en faveur de la civilisation de la vie. “Ces actions ne doivent pas être réduites à de simples protestations, mais doivent être associées à un rappel constant de l’inviolabilité du droit à la vie et des droits de la famille, le premier des droits naturels de l’homme” – dit la résolution.

Des familles d’enfants handicapés, naturels ou accueillis, se sont également produites sur la scène du defile et ont témoigné d’un grand amour et d’une grande joie. Entre autres, le discours de Weronika, 11 ans, atteinte de trisomie 21, cité dans l’introduction, a été très applaudie. Elle a parlé de sa vie, de l’amour qu’elle porte à ses parents, de ses joies et de ses difficultés quotidiennes, mais aussi de son rêve que plus personne ne veuille tuer des enfants.

Boguslaw Kiernicki, président de la marche, a conclu l’événement en déclarant que la Pologne ne hissera pas le drapeau blanc sur la protection de la vie des enfants à naître et que la marche poursuivra ses actions  aussi longtemps qu’il le faudra. Au lieu de drapeaux blancs, une forêt de drapeaux rouges et blancs et de bannières avec des lys et des doubles croix apostoliques, symbolisant la pureté, la volonté de se sacrifier, d’aider et de partager la bonté, flottait au-dessus de la marche.

“Dans le contexte du prochain débat qui nous attend sur la protection de la vie, du mariage et de la famille, voire l’annonce d’un référendum sur cette question, notre marche devrait être un signal très clair pour agir, pour concentrer nos énergies, pour chercher des réponses adéquates. Elle doit être un événement à la fois social et civique., mais surtout un événement et un acte moral. Notre cause ne se défendra pas toute seule” – soulignent les organisateurs.

La Marche nationale pour la vie a été organisée par la Fondation St Benoît, en coopération avec une coalition de dizaines d’organisations œuvrant pour la vie et la famille sous le patronage honorifique de la Conférence épiscopale polonaise. Le chef de l’épiscopat, l’archevêque Tadeusz Wojda SAC, a encouragé les participants à faire de ce dimanche un jour de prière spécial pour la défense de la vie conçue., décrivant la marche comme  “une manifestation de respect pour la vie conçue, l’acceptation de cette vie dans l’amour et l’expression de la reconnaissance du labeur de la parentalité, en donnant aux enfants la possibilité de grandir et de s’épanouir”.

La veille de la marche, dans le cadre des préparatifs, une conférence intitulée “Kulturkampf 2.0. Le monde contre les chrétiens” s’est tenue au château royal de Varsovie, au cours de laquelle des invités de Pologne et de l’étranger ont discuté des droits des chrétiens. invités de Pologne et de l’étranger ont discuté des droits des croyants : leur violation, leur éradication, leur répression et leur persécution, mais aussi leur défense nécessaire et efficace. D’autre part, une voix très optimiste s’est élevée de l’Irlande, représentée à l’écran par le sénateur Rónán Mullen – l’un de ceux qui ont repoussé une nouvelle attaque contre la famille et le mariage irlandais lors d’un référendum il y a quelques semaines. Dans le contexte des mesures prévues par le camp contre la vie et la famille, y compris un éventuel référendum, l’expérience irlandaise récente doit être considérée comme un exemple important et constructif de résistance, qui fournit à la fois un exemple et de l’espoir.

La Marche nationale pour la vie construit son message non seulement par des mots, mais aussi par des images, de la musique et des symboles. Ces derniers comprennent certainement l’affichage, la nuit précédant les votes sur les projets d’avortement au parlement polonais, d’une grande image d’un enfant avant sa naissance sur le Palais de la Culture, l’ancien Palais de Joseph Staline. Cet enfant en mouvement sur fond de contour de la Pologne, signe de la Marche, est apparu de façon tout à fait délibérée à l’endroit où, lors des manifestations pour l’avortement il y a quelques années, un éclair rouge avait été affiché, signe de la prochaine étape de la “Révolution d’Octobre” sur la Vistule. Une révolution dirigée contre la vie, la famille, les valeurs nationales et l’Église. En ce sens, la Marche nationale pour la vie a clairement montré que ces valeurs ont un défenseur et un porte-parole dans la société polonaise.

En prison pour s’être assise pacifiquement dans un avortoir

La militante pro-vie Jean Marshall a déclaré par écrit à LifeSiteNews qu’elle et sa sœur, Paulette Harlow, ont participé à un sauvetage dans le centre d’avortement tardif de Washington, D.C., pour empêcher le massacre d’enfants innocents « comme si la vie de l’Enfant Jésus à naître était en jeu ».

Mme Marshall a déclaré que les huit ou neuf mois de prison qu’elle et d’autres militants ont subis depuis qu’ils ont été reconnus coupables, l’automne dernier, d’avoir violé la loi FACE lors du sauvetage de 2022 D.C., les ont placés en solidarité avec les enfants à naître, « cachés du monde ».

LifeSiteNews a obtenu une lettre que Marshall a écrite à ses confrères du Troisième Ordre Franciscain Séculier. Marshall a déclaré dans cette lettre que son travail pro-vie s’inspirait du pacifique Saint François ainsi que des premiers martyrs chrétiens qui ont enfreint la loi romaine pour sauver des nourrissons exposés à la mort.

Nous sommes allés sur le lieu de l’avortement en réponse pacifique à Proverbes 24:11, pour « sauver ceux qui sont traînés vers la mort ».

Nous y sommes allés comme si la vie de l’enfant à naître était en jeu parce que notre Seigneur a dit : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25:40).

Enfin, nous avons désobéi civilement à la loi FACE [Freedom of Access to Clinic Entrances], qui fait du sit-in pacifique dans un avortoir une infraction pénale fédérale.

Malgré cet acte non violent, nous avons été incarcérés pendant huit et neuf mois avant d’être condamnés, et comme nos frères et sœurs dans l’utérus, nous avons été solidaires d’eux, cachés du monde.

C’est ma co-accusée, Joan Bell, qui déclare : « J’ai toujours pensé que l’une des choses les plus puissantes que nous puissions faire en tant que pro-vie est de nous rendre dans les centres d’avortement et de prier visiblement pour nos petits frères et soeurs au moment où ils sont conduits à l’abattoir. Notre appel à Dieu pour qu’il soit avec nous au moment de notre propre mort est plus attrayant si nous faisons de même pour les enfants abandonnés de Jésus ».

Nos droits s’arrêtent là où la vie d’autrui commence ; c’est là que nos droits et les leurs commencent, à la conception.

Les sages-femmes pourront pratiquer les avortements comme les médecins

Une première version du décret, publiée mi-décembre, avait été critiquée par les fanatiques de l’avortement car ce dévret prévoyait des conditions d’exercice «restrictives». Le nouveau décret publié ce mercredi les supprime.

Les sages-femmes spécialement formées pourront désormais pratiquer l’avortement instrumental en établissement de santé dans les mêmes conditions que les médecins, en vertu d’un décret paru mercredi qui simplifie les procédures.

Le décret de décembre requérait la présence simultanée dans l’établissement d’un médecin spécialiste en orthogénie, d’un gynécologue-obstétricien, d’un anesthésiste et d’un plateau d’embolisation – pour gérer des complications rarissimes -, des conditions auxquelles répondent seulement les grandes maternités, notamment celles des CHU. Le nouveau décret supprime ces conditions, comme d’habitude.

Cette mesure va «faciliter l’accès» à l’avortement, alors qu’il y a déjà 234 000 avortements chaque année.

L’avortement instrumental, dite aussi chirurgical, désigne la technique qui vise à aspirer l’œuf, grâce à une canule introduite dans l’utérus. L’opération dure de 10 à 20 minutes et se pratique sous anesthésie locale ou générale. L’avortement médicamenteux se pratique en tout début de grossesse, jusqu’à 7 semaines, et s’effectue avec une prise d’abortifs.

Les “réserves” de la Conférence épiscopale sur le projet de loi euthanasie

Auditionnée par la commission parlementaire, la Conférence des évêques de France émet ses réserves sur le projet de loi euthanasie :

Inscription de la GPA dans la directive européenne sur la traite humaine : Un petit pas vers l’abolition universelle de la GPA

Le Syndicat de la Famille appelle à aller plus loin avec des mesures contraignantes pour tous les Etats membres afin de stopper cette pratique contraire à la dignité des femmes et des enfants :

La gestation pour autrui (GPA) a été définitivement reconnue, ce 23 avril 2024, comme une forme de traite humaine par l’Union Européenne après un vote à la quasi-unanimité des parlementaires européens (563 voix pour et 7 contre). C’est la première fois que cette pratique intolérable est intégrée dans une directive européenne. Il ne s’agit toutefois que d’un petit pas et Le Syndicat de la Famille appelle l’Union européenne à être cohérente en allant plus loin. Les droits et la dignité des femmes et des enfants ne peuvent souffrir de la moindre ambiguïté.

Le texte dénonce en effet la GPA « forcée ». S’il est évident que toute GPA est contraire à la dignité des femmes, ce qui justifie le très large consensus de sa condamnation, le terme « forcée » est superflu. Il est en outre ambigu. Il est en outre précisé que les Etats membres n’ont pas l’obligation de modifier leur législation pour en garantir la bonne application. Il y a pourtant urgence à stopper cette pratique inacceptable, aux conséquences majeures pour les femmes et les enfants.

« L’inscription de la condamnation de la GPA dans une directive européenne ne doit pas être une simple déclaration d’intention ou une posture humaniste. L’enjeu est de défendre partout en Europe, mais aussi à travers le monde, les droits et la dignité des femmes et des enfants. Reconnaître la GPA « forcée » comme une forme de traite humaine est donc insuffisant. Il faut regarder la réalité en face : une mère porteuse est toujours « forcée », soit parce qu’elle est vulnérable économiquement et socialement, soit parce qu’elle est trompée et manipulée par ceux qui l’utilisent et l’exploitent » précise Albéric Dumont, Vice-Président du Syndicat de la Famille.

Cette directive conduira-t-elle d’ailleurs à une annulation du projet de « certificat européen de parentalité », qui consiste à reconnaître de facto la GPA ? Les semaines qui viennent diront justement si c’est le cas, ou non, et si la directive sur la traite humaine n’est qu’un coup d’épée dans l’eau ou une avancée réelle contre la GPA et vers son abolition universelle, seule manière de mettre un coup d’arrêt à l’exploitation des femmes et à la chosification de l’enfant.

Vers un Etat européen?

Lu dans Conflits:

La révision des traités européens et la signature d’un nouveau traité, qui doivent en résulter, enlèveront aux États membres actuels leurs derniers pans de souveraineté. […]

L’avènement d’une souveraineté européenne et la création d’une nouvelle armée de l’UE entraîneraient la perte du siège français de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) au profit d’un siège permanent européen et la fin de la force de dissuasion nucléaire française sous commandement national, dont le général de Gaulle avait doté le pays.

1994-2024 : 30e anniversaire du rappel à Dieu du Vénérable professeur Jérôme Lejeune

Lu dans La Nef cet article d’Aude Dugast, postulatrice de la cause de béatification de Jérôme Lejeune:

Au nom du Professeur Jérôme Lejeune, d’innombrables personnes évoquent avec émotion son extraordinaire regard dont la chaleur et la lumière venues d’ailleurs ont réconforté leur cœur endolori par le handicap. Célébrer aujourd’hui le 30ème anniversaire de sa mort, c’est donc, plus qu’un souvenir, une promesse d’avenir pour les patients, leurs familles et pour tous ceux qui souhaitent comme lui devenir serviteurs de la vie. Jérôme Lejeune avait réussi cette unité du cœur et de la raison qui lui permettait de transcrire dans une sciencemoderne des vérités immémoriales. Il était artiste, savant, médecin et serviteur de la vie… 

Le 3 avril 1994, au matin de Pâques, le Pr Jérôme Lejeune fut rappelé à Dieu. Dès le lendemain de sa mort, Saint Jean-Paul II fit parvenir unmessage au cardinal Lustiger, archevêque de Paris : « […] Nous désirons aujourd’hui remercier le Créateur, “de qui toute paternité tire son nom”(Ep 3, 15), pour le charisme particulier du défunt. On doit parler ici d’un charisme, parce que le Professeur Lejeune a toujours su faire usage de saprofonde connaissance de la vie et de ses secrets pour le vrai bien de l’homme et de l’humanité, et seulement pour cela. »

De son œuvre humaine peuvent aujourd’hui témoigner en maints pays et en France particulièrement des milliers de parents et de professionnelsauxquels il avait pu montrer la voie grâce à sa compassion active. Quelques jours après sa mort le Pr. Lucien Israël écrivait dans Le Figaro-Magazine: « cette double activité de scientifique et de médecin des malheureux et des désavantagés par le sort s’est nourrie, de toujours, à une foicatholique exigeante et brûlante qui devait le mener à défendre avec la même ardeur, dans le droit fil de ses principes, la vie des embryons menacéspar l’avortement médicalisé, légalisé, banalisé et remboursé par la sécurité sociale. Il s’est battu pour faire admettre que dès la conception, la viedu futur bébé a le même prix, la même signification, la même dignité que celle de l’enfant et de l’adulte ; et soit dit en passant, du vieillard malade… » Et il concluait : « Le professeur Lejeune laisse des continuateurs fervents, de toutes philosophies et de toutes confessions. »

Un poète et un savant

C’est en véritable poète que le Professeur Lejeune contemple le monde qui l’entoure. S’ouvrir au mystère de la beauté du monde l’engage à luttercontre les défaillances de la nature surtout quand les victimes de ces dysfonctionnements sont ses « frères humains ». Et quand la médecine propose devaincre la maladie en supprimant le malade elle commet un contresens absolu qu’il ne peut accepter.

Médecin des corps et des âmes

Médecin bouleversé par ses patients « privés de la plénitude de vie qu’on appelle liberté de l’esprit », le Professeur Lejeune leur voue sa vie, «plein cœur, plein temps ». Quand, en 1958, il démontre l’origine de la trisomie 21, il ouvre une voie de recherche originale, qui lui permettra, de découvrir beaucoup d’autres maladies. Ces découvertes capitales font de lui le « père de la génétique moderne ». Il reçoit d’innombrables prix, dont leprestigieux Prix Kennedy, et est nommé membre de nombreux organismes internationaux.

Dans sa consultation à l’Hôpital Necker Enfants Malades, la plus importante au monde en ce domaine, le regard qu’il porte sur chacun de ses9000 malades venus de tous horizons le consulter frappe tous ceux qui le croisent. Ce même regard qui considère tous ses patients comme desêtres uniques. « La compassion vis-à-vis des parents est un sentiment que tout médecin doit avoir, écrit-il. Si un médecin ne l’éprouve pas, il n’est plus qu’une sorte d’ordinateur, une machine à faire des ordonnances.» Aujourd’hui son œuvre continue avec la Fondation Jérôme Lejeune et l’Institut médical qui porte son nom et accueille plus de 12 000 patients, en consultation spécialisée, à Paris et à Nantes, et de nouvelles Fondations Lejeune en Espagne, en Argentine et aux Etats-Unis.

Avocat des sans-voix

De cette inaltérable passion pour la vie, Jérôme Lejeune puise sa vocation de porte-parole des enfants à naître et de tous ceux que l’on voulait supprimer. Incorruptible, il « combattit les idées fausses et non les hommes ». Il a constamment demandé « le respect de la vie, le droit et la liberté de vivre, propriétés intouchables de chaque être, existentiellement, économiquement, biologiquement, absolument, métaphysiquement, et non pas seulementsocialement ou « moralement » (Eugène Ionesco, de l’Académie française, paru dans Le Monde le 19 octobre 1974).

Son éternel dévouement puise aussi sa force et son courage dans ses patients eux-mêmes. Le lendemain d’une émission télévisée surl’avortement et le diagnostic prénatal, un de ses petits malades s’élance dans les bras de « son » Professeur, le suppliant : « défends-moi ». Comment résister à un tel appel ? Il avertit aussitôt les membres de son équipe : « Si je ne les défends pas, je les trahis, je renonce à ce que je suis devenu de fait : leur avocat naturel […] »

On sait que son engagement lui vaut de violentes oppositions, l’ostracisme des puissants et la perte de son prix Nobel, mais cela lui importepeu. A ceux qui lui demandent « vous n’avez pas peur, vous ne voulez pas contre-attaquer ? », il répond : « tout cela n’a pas d’importance, ce n’est pas pour moi que je me bats, mais pour mes petits patients. »

Scientifique et chrétien ou l’alliance réussie

Au chercheur, au médecin et au défenseur de la Vie, s’ajoute un chrétien nourri à une Foi « exigeante et brûlante » vécue au quotidien. Ne voyant aucune contradiction entre la Foi et la science il répond clairement à ce propos « comment pourrait-il y avoir contradiction entre le vrai et le vérifié ? C’est toujours le second qui tarde ». Il érige toutes ses démonstrations dans le champ de la médecine et de la bioéthique sur des preuves rationnelles et beaucoup, sans partager ses convictions, en arrivent aux mêmes conclusions.

Ami de Jean-Paul II, Jérôme Lejeune en partage le même combat, celui de défendre envers et contre tout, la vie humaine. Le Saint-Père lenomme premier président de l’Académie Pontificale pour la Vie dont il rédige les statuts et l’Attestation des Serviteurs de la Vie.

Serviteur de la Vie

On ne peut comprendre l’œuvre de Jérôme Lejeune si l’on ne mesure pas à quel point il a souffert de compassion. Une souffrance profonde, presque charnelle, pour tous ces enfants que l’on veut empêcher de naître. Pour ces mères qu’on n’a pas su aider à accueillir la vie. Pour la médecine hippocratique dévoyée par les théories eugénistes. Unesouffrance anxieuse devant l’image des millions de morts qu’il entrevoit. Une souffrance quasi prophétique : « Les initiales I.V.G. ont une signification terrible : Interruption d’une Vie Gênante. Et l’âge n’y fait rien. Les vieillards sont aussi menacés que les plus jeunes. » Quel raccourci saisissant de notre actualité française, qui, en l’espace de quelques jours, inscrit l’avortement dans le marbre de la Constitution et annonce l’euthanasie…

Mais face à cette « défaite des enfants de France », le vénérable Jérôme Lejeune n’a pas baissé les bras. Il a rappelé l’évidence : « le droit de vivre n’est pas donné par les gouvernements. De ce fait les gouvernements n’ont pas le pouvoirde retirer ce droit à qui que ce soit. » Il n’est pas inutile de se souvenir ici du message qu’il alla délivrer au nom du Saint-Siège, à Léonid Brejnev, en pleine guerre froide, pour l’alerter sur les risques immenses d’une guerre atomique :« Pour que la civilisation continue d’exister, la politique devra nécessairement se conformer à la morale : à la morale qui transcende toutes les idéologies parce qu’elle est inscrite en nous par le décret impénétrable qui régit à la fois les lois de l’univers et la nature des êtres humains. » Un message de Sagesse, auquel Brejnev répondit “Da (oui)”.

Cette certitude, aujourd’hui, comme hier, nous invite à l’engagement1, selon les propres mots du Vénérable Jérôme Lejeune : «Dans une société pluraliste, c’est le devoir – je ne parle pas de droit, je parle de devoir – c’est le devoir de chaque citoyen d’essayer de faire entrer dans les lois de son pays, autant qu’il le puisse et légalement, la morale qui luisemble supérieure, car s’il ne le fait pas il trahit son devoir démocratique. […] On dit que l’avortement est entré dans les mœurs et qu’on n’y peut plus rien. Mais les mœurs changent aussi. Cela nous en sommes sûrs parce qu’en 1974 il était encore interdit en France de tuer les très jeunes français. Alors le changement peut se produire dans l’autresens et même sans jouer au  prophète on peut être certain qu’il se produira. La santé par la mort est un triomphe dérisoire. C’est la vie qui seule peut gagner. »

1 : Pour nous former et nous engager : Congrès international de bioéthique, les 17 et 18 mai 2024 à Rome : Jérôme Lejeune et les défis de la bioéthique au XXIeme siècle. Pour soignants, scientifiques, philosophes, etc. Informations (français) et inscriptions sur : https://internationalbioethicscongress.org/fr/

Esclavage moderne : un enfant conçu par GPA garanti en cas de décès prématuré

Tandis que les macronistes s’en prennent à Marion Maréchal pour avoir osé questionner deux messieurs sur la conception de leurs jumeaux, on apprend que l’enfant conçu par location d’utérus est garanti…

La GPA c’est :

  • une location d’utérus
  • une livraison d’être humain
  • un remboursement du produit si défaut d’usine
  • Garantie sur 2 ans

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services