Bande annonce de La Passion
Ce soir et demain soir, un spectacle sur La Passion sera présenté à la paroisse Saint François de Sales. Voici la vidéo de présentation:
I-Média : Les nouvelles lois de censure qu’on vous cache
Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle reviennent dans l’image de la semaine sur le traitement médiatique du projet de loi sur la fin de vie annoncé par Emmanuel Macron.
Le dossier du jour décrypte des lois de censures liberticides qu’on vous cache qui sont votées en ce moment en France et par l’Union européenne.
Enfin, les pastilles de l’info abordent :
1) Le bon point mainstream : Les Irlandais font mentir les sondages lors d’un référendum sur la famille
2) Ça décoiffe : Michel Onfray parle des différences biologiques sur BFM
3) Décryptage : Cyber Attaque contre la France
Pour conclure, le portrait piquant du jour en partenariat avec l’OJIM est consacré à Tristan Mendès France, petit-fils du ministre du Front Populaire Pierre Mendès France, qui a à cœur de censurer les pensées non conformes en touchant les dissidents au portefeuille.
L’oecuménisme victime de Fiducia Supplicans
Lu sur Zénit:
L’Église copte orthodoxe, principale communauté chrétienne d’Égypte, suspend le dialogue œcuménique avec l’Église catholique suite à la déclaration Fiducia Supplicans qui autorise les « bénédictions pastorales » des couples en situation irrégulière, tels que les divorcés-remariés, et, de manière plus controversée, des couples homosexuels.
L’Eglise et la crise sanitaire
Nous avons interrogé Gabriel Faugloire, ancien directeur d’EHPAD et auteur de L’Eglise et la crise sanitaire:
Vous avez assisté à la crise sanitaire aux premières loges puisque vous dirigiez à cette époque une maison de retraite. Qu’est-ce qui vous a le plus choqué à ce moment-là ?
J’ai tout d’abord été sidéré par le premier discours d’Emmanuel Macron le 16 mars 2020, faisant suite à la déclaration de pandémie le 11 mars par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Notre président annonce à six reprises que la France est « en guerre » sanitaire et présente les mesures d’un confinement national inédit de la population, y compris pour nos aînés dans leurs chambres d’EHPAD. Saisi par une forte motion intérieure m’invitant à refuser ce qui me paraissait profondément non ajusté, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de son allocution. La sidération s’est poursuivie quelques jours plus tard, avec la parution le 25 mars 2020, d’un décret interdisant la prescription de l’hydroxychloroquine (molécule connue depuis plus de 70 ans et qui avait déjà été utilisée avec succès pour le SARS-COV1 en 2002), suivi dès le lendemain par l’autorisation exceptionnelle par décret d’usage du Rivotril en EHPAD par les médecins traitants (puissant sédatif réservé habituellement aux services hospitaliers). Ainsi on interdisait un jour un médicament qui peut soigner (le paracétamol ne soigne pas) et le lendemain on autorisait un médicament dont on sait qu’il conduit à la mort. Je reste marqué par le témoignage d’un collègue directeur d’EHPAD dont les équipes ont vu mourir des résidents par usage abusif de Rivotril. Il est probable que ce médicament a été un outil d’euthanasie utilisé un peu partout en France par des médecins qui n’ont pas pu soigner leurs patients autrement (interdiction de prescrire, « tri » pour les hospitalisations) … J’ai aussi été choqué par l’inscription systématique du COVID-19 comme raison de la mort sur les actes de décès, dès lors que la personne âgée était positive au test PCR, faisant fi de toutes ses comorbidités (cancers, insuffisances cardiaques…). Dans l’EHPAD que je dirigeais, nous avons eu en 2020 cinq décès attribués au COVID-19 (lors de l’épidémie de l’automne) sur plus de trente malades, avec une moyenne d’âge de plus de 90 ans et 100 % de comorbidités.
En EHPAD nous avons l’habitude de gérer les épidémies (grippes, gastro-entérite…). Les protocoles sont en place et les mesures d’hygiène et d’isolement des malades fonctionnent très bien en appui des traitements médicaux. Je voulais bien admettre que devant un virus inconnu il fallait être prudent, mais de là à ne plus vivre pour éviter la mort je n’étais pas d’accord. La politique du « zéro COVID » en EHPAD a amené des mesures absurdes, scandaleuses même, parce qu’inhumaines. Choqué, je les ai aménagées, non sans difficultés, avec le soutien d’une grande partie de l’équipe (je les en remercie encore vivement), de sorte que la dignité et la liberté des personnes âgées soient sauvegardées. J’ai défendu une vision et une approche humaines, loin des recommandations d’enfermements, de privations de visites, de port du masque, de distanciation sociale (jusqu’à 2 mètres en EHPAD !!!), de plexiglass, et pour finir de vaccination massive sans consentement éclairé des résidents… jusqu’à ce que mes dirigeants associatifs ne me suivent plus, et me demandent soit de rentrer dans le rang, soit de partir. Cette divergence de point de vue sur la gestion de la crise a sonné mon départ de l’EHPAD le 1er février 2021 dans le cadre d’une rupture conventionnelle de contrat de travail.
Que reprochez-vous principalement au gouvernement dans la gestion de cette crise sanitaire ?
En premier lieu je reproche au gouvernement d’avoir fait peur à la population, de façon excessive, malsaine et sur la durée. Je peux comprendre qu’une forte inquiétude l’ait saisi au tout début de cette épidémie et qu’il ait souhaité appliquer le principe de précaution. Je n’ai pas été d’accord avec la méthode employée : rappelons-nous des comptages quotidiens à la télévision du nombre de décès ou du nombre de personnes en réanimation, le tout sur fond d’images et de discours apocalyptiques… ; rappelons-nous aussi de ce spot publicitaire honteux qui rend coupables des petits-enfants de l’entrée de leur grand-mère agonisante en service de réanimation. Je n’ai pas non plus adhéré aux mesures « barrières » inédites (confinement, port du masque, distanciation sociale) basées sur des suppositions scientifiques qui n’ont fait l’objet d’aucun débat, et dont les graves conséquences humaines et économiques n’ont pas été mesurées ni considérées. Il existait pourtant des plans pandémies maîtrisés pour ce type de virus, et l’expérience de la Grippe H1N1 en 2009 avait émis de nombreuses recommandations pour ne pas refaire les mêmes erreurs (voir les rapports de l’époque du Conseil de l’Europe et du Sénat[1]). Lors des précédentes épidémies, nos instances de santé publique observaient principalement l’évolution du nombre de malades, la létalité (pourcentage de décès parmi les personnes malades) et prenaient en compte l’immunité collective naturelle comme un facteur aidant déterminant. De leur côté, les médecins de ville observaient les symptômes, traitaient et isolaient les malades. Or, cette fois-ci, sans aucun débat scientifique, les normes habituelles de suivi épidémique n’ont pas été respectées : les médecins de ville ont été exclus de la course (entrainant logiquement l’aggravation des symptômes, le recours aux urgences, la réanimation des personnes fragiles et in fine le nombre de décès), le suivi du nombre de malades a été occulté au profit du nombre de cas positifs, la létalité a disparu au profit du nombre de morts (on sait maintenant qu’elle n’était pas plus élevée qu’une bonne grippe saisonnière), et l’immunité collective n’a été envisagée que sous l’angle vaccinal, l’OMS ayant même supprimé temporairement de son site internet la notion d’immunité naturelle comme élément de lutte contre ce virus !
Le terreau de la peur ayant été bien épandu, le gouvernement était en position de force pour manipuler une large partie de la population « morte de trouille ». En dehors des mensonges sur les masques au début de la pandémie[2], je reproche au gouvernement d’avoir menti sur l’inutilité des traitements précoces et sur les vaccins anti-covid « sûrs et efficaces ». Je détaille dans mon livre les nombreuses études et présente de nombreux témoins courageux, décrivant d’une part les bienfaits des traitements précoces à base d’Hydroxychloroquine ou d’Ivermectine et d’autre part les inquiétudes qui entouraient cette nouvelle technologie de vaccins. On a su très vite par exemple que la vitamine D, qui ne coûte rien, qui est inoffensive, et que l’on trouve partout, disposait contre le SARSCov2 d’une efficacité de plus de 80 % en prévention. Ainsi, une simple distribution massive de Vitamine D à la population générale et en EHPAD en particulier, aurait protégé des centaines de milliers de personnes dans le monde, et permis aux hôpitaux, moins engorgés, de se concentrer sur les personnes les plus fragiles, aux EHPAD de « libérer » leurs résidents et rouvrir leurs portes aux familles et proches. Cela n’a même pas été tenté ! Une seule solution nous a été proposée, pour ne pas dire imposée : un « vaccin » dit à ARN messager issue d’une technologie n’ayant jamais donné de résultats probants et n’ayant jamais été déployé à l’échelle planétaire. A leur propos, que de mensonges ont été prononcés par Olivier Véran (alors ministre de la Santé) et Emmanuel Macron ! Ils ont maintenu que les vaccins n’étaient plus en phase expérimentale (par exemple, la livraison du rapport d’essai clinique du vaccin Pfizer sur les femmes enceintes est prévue pour le 31/07/2024[3]), qu’ils étaient sûrs (la base de pharmacovigilance VigiAccess de l’OMS répertorie plus de 5,3 Millions d’effets secondaires dans le monde au 4 mars 2024 pour le vaccin Pfizer) et efficaces (on sait maintenant qu’ils ne préviennent ni de l’infection ni de la contamination). Malgré le recul de plus de 2 ans, Aurélien Rousseau, alors ministre de la Santé, a l’indécence de déclarer le 3 octobre 2023 au micro de France-Inter qu’il faut continuer de se faire vacciner contre le COVID-19 et que les vaccins n’ont pas d’effets secondaires…
Pourquoi omettre des mesures simples de renforcement de notre système immunitaire ? Pourquoi interdire des traitements précoces, connus depuis plus de 40 ans, au motif que les études ne sont pas suffisantes ? Et pourquoi donc autoriser de façon massive et inédite des vaccins dont les tests sont toujours en cours ? Un « deux poids deux mesures » qui démontre toute l’absurdité de la gestion de cette crise sanitaire et qui scandalise : les mesures prises, les censures et les mensonges – relayés avec le concours des médias dominants, de l’AFP et des GAFAMs – (évitant tout débat qui méritait pourtant largement d’avoir lieu), ont concouru à blesser, voire accélérer le décès de milliers de personnes !
Vous êtes également très critique sur l’attitude de l’Eglise. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
Oui c’est vrai, car si je n’attendais pas de miracle de la part de notre gouvernement, j’espérais en revanche une parole forte de l’Eglise pour dénoncer les manœuvres anti-chrétiennes et profondément « anti-Vie », que ce soit pour nos aînés ou pour notre jeunesse, tous si malmenés. Or, en dehors de quelques voix résistantes et courageuses qui m’ont fait du bien parmi les laïcs (comme le collectif Saint-Antipas ou le philosophe Martin Steffens), parmi les prêtres (comme l’abbé Philippe de Maistre ou le Frère Patrick-Marie Bozo, prieur de la Sainte-Baume) et parmi les évêques (je pense à Mgr Aillet, l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron), ce fut tout de même le silence radio, en France comme au Vatican… quand il n’y a pas eu de la part des autorités religieuses (le Saint-Siège en tête) des messages ou des signaux partisans : le 21 décembre 2020, la Congrégation pour la doctrine de la foi estime que le recours à des vaccins conçus à partir de cellules de fœtus non spontanément avortés (cas de certains vaccins ARNm en phases de conception, tests et production) est « acceptable » en cas de « grave danger »; le 22 juillet 2021, la Conférence des Évêques de France (CEF) indique dans une tribune, accepter le principe du passe sanitaire et se positionne clairement du côté des pouvoirs publics ; le 18 août 2021, le pape François déclare dans un message vidéo diffusé que « se vacciner est un acte d’amour ». Par ces différents messages il est fait appel à notre responsabilité de chrétien, qui voudrait que nous soyons responsables les uns des autres. Or, je pense que cette façon d’aborder le sujet a ses limites et peut être stigmatisante. En effet, dans le domaine de la santé, nul n’est responsable, ni de la santé de l’autre, ni de son hygiène de vie. Sauf erreur, le Seigneur Jésus n’a jamais dit que nous sommes responsables les uns des autres. En revanche, il nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Ce n’est pas pareil !
Je crois que l’Église a succombé à la crainte du virus, à la peur de la mort. Peut-être aussi à la peur des représailles, de la censure, ou encore à cause de la honte des épisodes de pédo-criminalités qu’elle a connus en son sein. Apeurée, j’observe que l’Église n’a pas eu le courage de proposer un regard alternatif aux mesures gouvernementales, un regard conforme à la Parole de Vie. Dieu pourtant, répète 366 fois dans la bible « N’ayez pas peur » : il nous invite à ne pas craindre la mort parce qu’elle rend esclave, à avoir confiance parce qu’Il est avec nous.
C’est cette peur qui l’a sans doute rendue docile aux autorités. Il est vrai que l’Église se doit d’être obéissante aux pouvoirs civils, comme l’écrit saint Paul dans sa lettre aux Romains (Rm 13, 1-7). Mais, poursuit-il, la Charité demeure sa seule Loi (Rm 13, 8-10). Ce qui veut dire que les chrétiens doivent refuser toute loi civile allant à l’encontre de la Charité et se lever contre les dirigeants qui voudraient ainsi abuser de leurs pouvoirs sur la population. Les quelques chrétiens français qui ont osé dire les choses et dérangé leurs évêques n’ont pas été entendus : par exemple, le collectif Saint-Antipas a envoyé un manifeste à tous les évêques de France. Les retours se comptent sur les doigts d’une main…
Enfin, le cœur de l’Église catholique m’a semblé comme partagé entre Jésus-Christ et une « science » toute puissante : « Élie se présenta devant la foule et dit : « Combien de temps allez-vous danser pour l’un et pour l’autre ? Si c’est le Seigneur qui est DIEU, suivez le Seigneur ; si c’est Baal, suivez Baal. » Et la foule ne répondit mot. » (1 R, 18,21)
J’ai la triste impression que l’Eglise a joué le rôle du prêtre et du lévite dans la parabole du bon samaritain…
Quelles leçons tirez-vous de cette crise sanitaire ?
Plein de belles choses, à la fois pour ma vie de chrétien et de citoyen !
La première a été de me réveiller spirituellement d’un monde dans lequel je pensais naïvement que tout le monde faisait de son mieux pour son prochain, en particulier nos dirigeants. Ce réveil m’a été confirmé en mars 2021, lors d’une retraite au monastère prémontré de Sarrance, où Dieu m’a donné de comprendre cette parole de Jésus à son Père : « Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs parce qu’ils ne sont pas du monde » (Jn 17,14). J’ai aussi compris que je devais « rester en tenue de service, ma ceinture autour des reins, et ma lampe allumée » (Lc 12,35). Pour cela deux paroles m’ont inspiré : « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien » (Edmund Burke, homme politique chrétien du XVIIIe siècle) et « la responsabilité de chacun impose deux actes : vouloir savoir et oser dire ! » (Abbé Pierre). Ce « vouloir savoir » m’a conduit, grâce à des « frères » et des « sœurs » en humanité assoiffés de justice (des journalistes indépendants, des scientifiques, des anthropologues, des psychologues…), bien au-delà de mon petit périmètre douillet, dans le monde de la corruption systémique de notre système de Santé[4], dans le monde de la manipulation de masse en démocratie moderne, dans le monde des idéologies mondialistes qui sont à l’œuvre. Dans mon livre j’ai développé deux chapitres sur la découverte de ces mondes « mortifères » qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Tout ce qui se passe actuellement sur l’inscription de l’IVG dans la constitution, sur l’euthanasie, sur les idéologies du genre, sur le transhumanisme s’inscrit désormais dans une autre religion, celle de l’Homme DIEU. Une religion dont tous les croyants devraient connaitre son « chef spirituel » depuis qu’Adam et Eve ont succombé à sa demande dans le jardin d’Eden (« vous serez comme des dieux » Gn 3, 5).
Je crois qu’il y a urgence à la conversion de notre monde (écoutons les messages de la Sainte-Vierge Marie depuis plus de 100 ans d’apparitions), à commencer par le réveil de tous les chrétiens (« Ce ne sont pas les dormeurs qui entreront dans le royaume de Dieu » – Père Varillon). Le message chrétien, basé sur la Parole de Dieu et la fraternité, me semble fondamental dans cette quête de Salut, avec l’aide de toutes les personnes de bonne volonté qui voudront bien embarquer dans l’aventure. Pour commencer, à l’instar d’Etienne de La Boétie dans son « Discours sur la servitude volontaire », je pense qu’il faut retrouver la force et le courage de dire NON à « l’oppresseur ». Pour les chrétiens, ce NON me paraît fondamental, pour refuser en premier lieu tout ce qui entrave la Loi de DIEU (la loi des hommes peut être une entrave). C’est exactement l’attitude que Jésus a eu toute sa vie devant ses détracteurs comme avec ses disciples, dans une fidélité absolue à son Père et un refus catégorique du mal. Ce NON, c’est aussi celui insatiable des apôtres dans les Actes. En définitive, il s’agit d’oser dire NON au « monde » et dire OUI à DIEU.
Ensuite, je propose de retrouver l’art de la « disputatio » pour nous « disputer » franchement en accueillant avec charité nos divergences d’opinions, sans tomber dans le désespoir, ni utiliser les armes du monde (violence, manipulation, chantage…). Comme le dit l’historien Marc Bloch dans l’Étrange Défaite : « Que chacun dise franchement ce qu’il a à dire et la vérité naîtra de nos sincères divergences ».
Enfin, je propose de prier sincèrement avec Saint-Pierre pour le pape François (en proie sans aucun doute à de nombreux combats) et avec Saint-Paul apôtre pour la conversion d’Emmanuel Macron, afin qu’il puisse un jour faire honneur à son prénom, non plus de manière dévoyée mais de façon ajustée : « Dieu est avec nous ! ».
[1] Un rapport du sénat sur la gestion de la crise H1N1, basé sur les travaux de l’APCE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe) déplore « un gaspillage de fonds publics important ainsi que des peurs injustifiées sur les risques de santé encourus par la population européenne en général » (p. 52 http://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-11.pdf)
[2] La taille du virus SARS-Cov2 mesure de 50 à 140 nm alors que les mailles des masques chirurgicaux mesurent 3 000nm de côté (3 μm) – soit un facteur 20, ce qui pourrait se comparer à vouloir se protéger des moustiques avec un grillage de jardin.
[3] Voir document « Comirnaty : EPAR – Risk management plan » sur le site de l’EMA (version du 15/12/2023 page 149)
[4] L’étude frauduleuse du Lancet, publiée le 22 mai 2020, ont conduit à l’arrêt des essais cliniques mondiaux de l’Hydroxychloroquine pour la COVID-19
Le Christ est vraiment parmi nous!
Ghislain, est l’un des organisateurs de la Passion. Mahault, sa fille de 16 ans, y est à la fois actrice et danseuse. Ensemble, ils nous parlent de ce spectacle qui permet de revivre et de méditer le récit le plus célèbre et le plus saisissant de la Bible. Il sera joué pour la deuxième année consécutive à l’Eglise Saint François de Sales (Paris 17) les 15 et 16 mars.
Ghislain, pouvez-vous nous en dire plus sur ce spectacle ? Pourquoi avoir voulu monter ce projet sur la paroisse Saint François de Sales ?
La Passion est un spectacle où se mêlent théâtre, danse, et musique pour mettre en scène les dernières heures de la vie du Christ, ce récit bouleversant qui est au cœur de notre Foi chrétienne. Il est le fruit du travail de13 comédiens et danseurs, qui sont accompagnés par 15 figurants
Cette aventure est initialement née en 2017, avec le souhait d’éveiller à la Foi la jeunesse au travers de l’Art. Au fil des années, plusieurs projets ont vu le jour, dont la création d’une école artistique catholique : l’Academy Daubigny. Depuis 2023, l’association Majesté a produit différentes créations, dont la Passion, et un spectacle sur La Nativité. Elle organise aussi chaque année un concours de chant Pop Louange catholique, Your Voice, dont la 7e édition aura lieu en décembre prochain.
Etant paroissiens à Saint-François de Sales depuis une quinzaine d’années, c’est naturellement que nous avons souhaité y développer ce projet. C’est une paroisse dynamique où les jeunes, et même toutes les générations confondues, ont à cœur de s’investir et de créer des projets tournés vers le Christ.
Mahault, quel sera votre rôle dans le spectacle ? Est-ce la première fois que vous participez à un tel projet ? Qu’est-ce qui vous a donné envie ?
J’ai plusieurs rôles dans la Passion, dont celui d’une concubine et d’une servante d’Hérode. J’avais assisté à la représentation du spectacle l’année dernière, et j’ai été littéralement transportée, cela m’a donné envie d’y participer moi aussi.
Avant cela, j’ai eu la chance d’incarner la Vierge Marie dans La Nativité en décembre dernier. Le bonheur et la joie que j’ai à la fois éprouvés, procurés, partagés – tant avec la troupe qu’avec le public– m’ont donné envie de vivre à nouveau cette belle expérience.
Mahault, que retenez-vous à l’issue de cette belle aventure ? A-t-elle renforcé votre Foi ? Le récit de la Passion résonne-t-il désormais différemment en vous ?
Cette aventure a considérablement renforcé ma Foi. Elle m’a permis de vivre l’expérience de la passion in vivo. Ce que j’entendais plus jeune au catéchisme est ainsi devenu réalité. Désormais, je peux aujourd’hui l’affirmer, le Christ est vraiment ressuscité, il est vraiment parmi nous !
Pour finir, Ghislain et Mahault, que pourriez-vous dire à nos lecteurs pour leur donner envie de venir voir le spectacle?
Des Rameaux à la croix, laissez-vous transporter aux côtés du Christ. Vivre sa passion à travers une telle représentation vous bouleversera, tant par la beauté de la mise en scène de Gaëtane de Kerangat, que par la force et l’espérance qui en émanent. C’est une manière atypique de vivre le carême et de se préparer à la semaine Sainte. L’occasion aussi de louer notre Seigneur, et de venir soutenir une jeunesse engagée.
« On ne peut se cacher derrière la sémantique : on parle de mort ».
François Braun, ex-ministre de la Santé du gouvernement Borne, aurait été remercié en raison de son opposition à l’euthanasie. Il a été interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

Euthanasie : « L’offre va créer la demande et ce qui est légal devient moral »
Henri de Soos, auteur de « L’impasse de l’euthanasie » chez Salvator réagit sur RCF Anjou à la récente annonce présidentielle de la présentation, en avril prochain au Conseil des ministres, d’un projet de loi sur une « aide active à mourir » :
IVG dans la Constitution : Nicolas Bay déplore le comportement de l’immense majorité des parlementaires LR et RN
Extrait du très long et très intéressant interview accordé par Nicolas Bay, député européen sortant et n°2 de la liste Reconquête conduite par marion Maréchal, dns lequel il assume être conservateur :
Êtes-vous favorable à l’inscription du droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ?
J’y suis opposé, comme nous étions résolument opposés, avec Éric Zemmour et Marion Maréchal, à l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française. En effet, la loi Veil posait un principe, une règle générale, le droit à la vie. Et elle ouvrait la voie à une exception, avec le recours possible à l’IVG dans un certain nombre de cas précis (en 1975, les conditions étaient assez restrictives même si elles laissaient déjà une large place à l’interprétation).
Ensuite, par des offensives successives de la gauche, l’IVG a été sanctuarisée comme un droit, puis remboursée, puis les délais ont été étendus, etc. En l’inscrivant dans la Constitution comme un grand principe intouchable, on fait de l’avortement quelque chose de positif, d’encouragé et de valorisé. C’est donc un changement total de philosophie par rapport au texte et même à l’esprit de la loi Veil. Et tout cela est un mensonge, qu’il soit autorisé ou non, remboursé ou non, l’avortement est toujours une tragédie, toujours un drame. C’est d’ailleurs le grand échec aussi de cette législation : le nombre annuel d’IVG (plus de 200 000) n’a pas diminué en 50 ans malgré les campagnes de prévention et un accès aisé et diversifié aux moyens contraceptifs (…)
En intégrant l’avortement dans la Charte des droits fondamentaux, d’une part on imposerait au niveau européen l’avortement aux pays qui n’en veulent pas ou voudraient revenir dessus un jour – c’est donc une atteinte considérable à leur souveraineté, d’autant plus que les politiques de santé ne relèvent absolument pas des compétences de l’UE –, d’autre part l’avortement deviendrait un élément de la diplomatie européenne puisque celle-ci demande régulièrement aux pays tiers de respecter les « valeurs de l’UE ».
Sachant que le droit à l’avortement n’est, pour l’heure, pas menacé en Europe, trouvez-vous opportun d’ouvrir ce débat ?
(…) La gauche a profité de ce débat — légitime au demeurant — qui existe aux États-Unis actuellement pour revendiquer l’inscription de l’avortement dans la Constitution française. Et cette même gauche a d’ailleurs manifesté bruyamment que le vote du Congrès était pour elle une grande victoire politique et idéologique, ce qui est parfaitement exact ! Que Macron ait été le vecteur de cette initiative politique n’est bien sûr pas étonnant.
Ce qui est en revanche désolant, c’est le comportement de l’immense majorité des députés et sénateurs LR et RN qui ont soutenu activement en votant pour ou passivement en s’abstenant ce qui est un basculement grave. Ceux qui sont censés être de droite, même si beaucoup d’entre eux ne l’assument même pas, sont tellement soumis intellectuellement, culturellement et même psychologiquement à la gauche qu’ils sont incapables de s’en différencier.
Il y a là des causes multiples : l’effondrement du niveau de la classe politique y compris parlementaire, un conformisme confondant, l’angoisse de la joute idéologique et de son traitement médiatique, la peur panique de la « diabolisation » (…) Quand on voit que François Bayrou exprime ses réticences sur le fond et même son opposition à ce projet, car il a la finesse et sans doute aussi la conviction qu’il s’agirait d’un changement anthropologique, en plus de considérer qu’il ne faut pas jouer avec la Constitution, et que, dans le même temps, 75 députés RN sur 88 ne sont pas capables de s’y opposer, on se demande qui est dans la majorité et qui est dans l’opposition. Avec des ennemis comme ça, Macron n’a pas besoin d’amis ! Il peut aisément gouverner sans majorité absolue puisque les LR et RN jouent les forces d’appoint.
Pourquoi les débats sur l’avortement semblent toujours perdus d’avance ? Ne sont-ils pas devenus des débats d’arrière-gardes ?
D’une manière générale, les sujets dits « sociétaux », désignés ainsi pour en minimiser l’importance, sont souvent tabous dans notre pays. Parce qu’en amont des batailles politiques et électorales sur ces questions, le débat intellectuel est limité voire proscrit. La droite (mais aussi beaucoup d’acteurs associatifs, philosophiques, spirituels qui pourraient faire utilement entendre leur voix etc.) laisse la gauche et l’extrême gauche gagner du terrain, subvertir les consciences, dérouler leur propagande, sans mener le combat de manière assumée et pédagogique.
Il y a incontestablement une nécessité de se réapproprier tous les débats avec un exigence de vérité qui n’est pas incompatible avec la charité, au contraire, dans le respect des situations particulières et des choix de chacun.
Pour reprendre votre formulation, les combats perdus d’avance sont souvent ceux que l’on a d’emblée renoncé à mener (…)
Et on le voit sur des questions comme le mariage homosexuel et la PMA sans père hier, l’IVG dans la constitution aujourd’hui, la GPA et l’euthanasie demain, les progressistes sont très organisés, présents dans tous les groupes parlementaires (et en force là où les naïfs les pensaient moins nombreux) avec parfois des élus se comportant davantage en lobbyistes LGBT qu’en député de la nation.
Selon les informations de L’Incorrect, les élus du Rassemblement national s’abstiendront lors du vote, comprenez-vous leur décision ?
Au Parlement européen lundi dernier, en ouverture de la session plénière, le groupe parlementaire macroniste a demandé l’inscription d’un débat sur l’inscription de l’IVG dans la Charte des droits fondamentaux. Dans la foulée, les Verts, avec le soutien de la gauche et des macronistes, a demandé un vote sur un texte demander cette inscription. Il s’agissait donc pour la gauche d’une demande de dernière minute, opportuniste, alors que l’ordre du jour de la séance plénière de lundi à jeudi était déjà figé et dense. Par 143 voix pour, 135 contre et 26 abstentions, le sujet a ainsi été ajouté à l’ordre du jour. Parmi les abstentions, les 12 députés RN présents dans l’hémicycle ont donc été décisifs et je le déplore. (…) Si, comme vous me l’indiquez, le RN s’abstenait sur l’inscription de l’avortement dans la charte des droits fondamentaux, ce serait une preuve supplémentaire de leur alignement sur la gauche progressiste, et aussi une démonstration supplémentaire de leur inutilité.”
Ivan Rioufol dénonce le parti pris pro-ukrainien des experts et généraux de télévision
C’est tellement rare que cela vaut la peine de lire ce billet d’Ivan Rioufol dans lequel il décrit un réel que plus personne n’ose évoquer de peur de se faire traiter de pro-russe. Et Ivan Rioufol n’hésite pas à interroger Xavier Moreau, franco-russe ouvertement prorusse, mais dont les analyses moquées avec dédain s’avèrent finalement assez pertinentes :
Le récit officiel sur l’Ukraine victorieuse se heurte au réel. Les experts et généraux des plateaux de télévision, qui annoncent l’effondrement de la Russie depuis deux ans, se sont trompés. Vladimir Poutine est probablement en passe de gagner la guerre. L’économie de son pays connait une croissance qu’envierait Bruno Le Maire. Mais ces constatations n’empêchent pas les commentateurs de s’accrocher à leurs convictions. Il est difficile pour un téléspectateur de se faire une idée équilibrée des forces en présence, tant le parti pris pro-ukrainien est la règle.
Un semblable unanimisme s’était imposé lors de la « guerre » d’Emmanuel Macron contre le Covid : l’hystérie sanitaire avait pareillement déployé son armada de médecins pour annoncer l’apocalypse et récuser tout discours alternatif, présumé complotiste. Cette semaine, dans Marianne, une série de rapports « confidentiel défense » sont révélés. Ils alertent sur l’état de faiblesse de l’armée ukrainienne, qui rendrait sa victoire impensable. On peut y lire que « l’armée russe est aujourd’hui la référence tactique et technique pour penser et mettre en œuvre le modèle défensif ». Xavier Moreau, ancien Saint-Cyrien vivant désormais en Russie et ne cachant pas son soutien à Poutine, ne dit pas autre chose (1). Ses jugements, certes partiaux, se sont révélés néanmoins plus exacts que ceux des spécialistes dépêchés sur LCI. Rencontré hier à Paris, Moreau assure : « La défaite de l’Ukraine est acquise ». Il estime que les Russes pourraient même, à terme, s’emparer d’Odessa au sud et de Kharkiv à l’est. Mais lui n’est pas invité à s’expliquer.
Macron connaît mieux que personne cette situation favorable à la Russie. Son premier ministre a forcément ces éléments quand il déclare, hier devant les députés, avant de s’écrier « Slava Ukraini ! » (« Gloire à l’Ukraine ! ») : « Nous sommes à un moment de bascule (…) Si l’Ukraine perd, nous perdrons aussi ». Or, en confirmant le choix de la guerre plutôt que la diplomatie, Gabriel Attal sait qu’il force la France à s’impliquer dans la folle escalade d’un conflit généralisé et nucléarisé. « Nous ne nous fixons pas de limite face à la Russie, qui elle n’en fixe aucune », a-t-il déclaré en écho au chef de l’Etat. La raison n’est donc plus ce qui guide le président de la République. Il est obnubilé par son combat manichéen contre Poutine, assimilé au RN qui pourtant ne le soutient pas. L’attitude belliqueuse du gouvernement, attisée par l’échéance des Européennes, relève d’une même l’irresponsabilité. « Face aux Russes, on est une armée de majorettes », confie un haut gradé, dans le dossier de Marianne. C’est pourquoi Macron devient inquiétant, diabolique (diabolus : celui qui divise), dans son désir d’apparaître en résistant churchillien tandis que son pays se disloque. Non content de diviser l’Europe, il fracture davantage son pays (…)
On pourra aussi écouter cette interview intéressante de Xavier Moreau sur TV Liberté. Mais qu’attend donc LCI pour l’inviter ? Cela offrirait un peu de pluralisme :
Full #Stratpolisation de @LCI ! Ca n’arrête plus.
PS : on dit maskirovka pic.twitter.com/IEecRR5Rl3— Stratpol (@stratpol_site) March 11, 2024
Abstention en Iran : vers le renversement du régime des mollahs ?
Emmanuel Razavi est Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Il est auteur du livre enquête La Face cachée des Mollahs (Cerf), qui lève le voile sur les réseaux mafieux liés au régime islamiste iranien. Il est interrogé dans la revue Conflits à propos des dernières élections en Iran :
Quels étaient les enjeux de ces élections ?
Les chiffres officiels annoncent 41% de participation, mais dans les faits c’est beaucoup moins. Les estimations donnent des chiffres en dessous des 10%. Pour que l’État se permette d’annoncer seulement 41% alors que l’Iran est devenu une république bananière, c’est que la participation est catastrophiquement faible. Les élections devaient renouveler les 290 députés du Majliss, qui est une assemblée consultative chargée de voter la loi, et les 88 membres de l’Assemblée des experts, chargée de désigner le futur guide suprême. Ce conseil est calqué sur le conseil de la guidance des Frères musulmans.
Tous les candidats avaient été validés au préalable par le régime islamique. La plupart de ceux qui étaient considérés comme non conformes à la ligne dure ont été écartés.
Les Iraniens ne sont pas dupes, raison pour laquelle ils ne sont pas allés voter. Sur les réseaux sociaux, les messages déclarant un refus d’aller voter ont été plus nombreux que les bulletins dans les urnes. Toute la journée des élections, les vidéos devant des bureaux de vote vides se sont accumulées sur les réseaux.
Les élections ont donc été un échec complet pour le régime islamique ?
Ali Khamenei, guide de la République islamique, joue la survie du régime, c’est pourquoi il a écarté les plus « modérés » du pouvoir, qui sont en réalité peu fréquentables, et qui tiennent le réseau des trafics, notamment de drogue, alimentant le système. Il faut comprendre que Ali Khamenei est un pur produit de la révolution islamique de 1979, pur produit de l’idéologie frériste égyptienne, il est traducteur officiel de Sayyid Qutb, l’un des théoriciens les plus durs de l’organisation des frères musulmans. Mais le guide, 84 ans et très malade, et veut assurer sa continuité en nommant son fils au pouvoir. Ce dernier a 55 ans, il est lui-même contesté dans son propre camp, étant considéré comme un incapable. Les factions du régime ne sont même pas d’accord entre elles sur la suite. Les clercs de la République islamique s’inquiètent en privé de leur avenir. […]
Les élections ont eu lieu alors même que la contestation et des grèves se tiennent quotidiennement pour protester contre l’inflation, le gaspillage d’argent à l’extérieur, l’abandon d’une certaine partie de la population par l’État, etc. Le fait même de ne pas aller voter est contestataire, car en Iran le vote est obligatoire sous peine de sanction. On s’y attendait. Depuis 2022, il y a un vrai mouvement de révolution en Iran. En Occident la révolution se fait généralement de manière violente, en Iran elle est beaucoup plus culturelle et donc elle passe sous les radars occidentaux jusqu’à ce que survienne l’explosion.
Le pays traverse une période de crises multiples. Crise économique d’abord, car le pays est touché par une inflation terrible. On lit dans la presse qu’elle est de 40%, mais elle s’élève dans les faits à près de 70% sur les produits de consommation courante. La crise environnementale est aussi très préoccupante : 2/3 de l’Iran est en situation de stress hydrique. Un Iranien sur deux peine à se nourrir deux fois par jour, 30% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté selon les chiffres officiels, mais la réalité avoisine certainement de 50%. En effet, plus de la moitié des Iraniens peinent à se procurer de la viande ou à se nourrir convenablement deux fois par jour. […]
Les mouvements monarchistes, mais aussi de gauche, de droite et apolitiques convergent vers l’idée d’un gouvernement transitoire qui donnerait lieu à l’élection d’un dirigeant ou d’un vote constitutionnel. Globalement, toutes les oppositions sont d’accord là-dessus.
Fait notable, depuis une dizaine de mois, le nom du prince Reza Pahlavi est de plus en plus prononcé. Ce n’est pas que les Iraniens redeviennent forcément monarchistes, mais parce que c’est une figure qui rassemble. Même les Kurdes du Komala discutent avec lui. Il apparaît comme quelqu’un de compétent et cultivé, très au fait des problèmes de la jeunesse, en même temps qu’un lien entre l’Iran et l’Occident. Sur le plan intérieur comme sur le plan géopolitique, il est très visionnaire. Beaucoup d’Iraniens que j’ai interrogés, issus de différentes classes sociales, m’ont aussi dit qu’il incarnait la modernité et la liberté. Il porte aussi le nom le plus connu en Iran. Il incarne en fait une époque de modernité et d’égalité entre hommes et femmes, particulièrement pour de jeunes Iraniens nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas connus. Il pourrait être, selon eux, celui qui incarne la transition le jour où le régime des Mollahs tombera, à condition bien sûr qu’il en ait envie. Car il le dit lui-même : « C’est aux Iraniens de choisir ». Quoiqu’il en soit, Reza Pahlavi est incontournable.
Vous parlez d’une révolution débutée en 2022 après la mort de Mahsa Amini. L’abstention record est-elle révélatrice d’une tendance de fond à renverser le régime ?
L’Occident ne comprend pas ce qu’il se passe en Iran. Les Iraniens sont très éduqués. Malgré la République islamique, les universités ont maintenu un excellent niveau. Et plus de 60% des personnes inscrites à l’université sont des femmes ! Elles auront des postes importants bien que les postes clés leur soient souvent fermés. Les Iraniens étant cultivés, jeunes, ils sont capables de gouverner le pays et ils le savent. En Iran, la moyenne d’âge est de 32 ans, donc le régime qui repose sur la génération de 1979 a compris que son temps était compté. Il se maintient par la force et les armes. Mais la révolution générationnelle est déjà faite, et d’ici 4 ou 5 ans, le pays pourrait basculer. […]
Bientôt la macronie va prendre ses conseillers au berceau
Un article de Contexte nous informe que les profils choisis dans les cabinets ministériels sont de plus en plus juniors. Il semble que ce n’est pas vraiment un choix mais un problème de ressources humaines. Avant il fallait un peu d’expérience pour entrer dans un cabinet, mais désormais à 23 ans, on peut être nommé au Journal Officiel. La dernière recrue du ministère des Relations avec le Parlement aura son diplôme en juillet 2024… Dans son CV, on trouve deux stages et un CDD au sein de la campagne présidentielle de 2022. Allez-vous étonner après ça que nous ayons un ministre qui confonde opprobre et eau propre !
Ainsi certains conseillers parlementaires ne connaissent pas la base de la procédure, ce qui agace un peu les élus, qui se plaignent de l’absence de réponse. Le parti Renaissance a même posé des offres sur Linkedin pour recruter. Le vivier est sec car ile n’ont pas d’élus dans les collectivités territoriales, où ils pourraient aller recruter. Hormis Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui sont entourées de personnes désormais expérimentées, en raison de leur longévité, les autres recrutent des jeunes qui leur seront redevables et n’oseront pas les contredire.
Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant
Hong Kong Goulag : la répression des dissidents s’intensifie
Le nouveau projet de loi sur la protection de la sécurité nationale du gouvernement fantoche de Hong Kong met en œuvre une répression sans précédent contre les dissidents et les opposants sous prétexte de collusion avec des forces étrangères. Le secret confessionnel des prêtres est également menacé.
Le chef de la sécurité de Hong Kong, Chris Tang, a présenté le projet de loi sur l’article 23 lors de la réunion du Conseil législatif du 8 mars. Cette mesure de “sauvegarde de la sécurité nationale” a toutes les chances d’être adoptée d’ici quelques semaines, malgré les 212 pages d’un texte rédigé sans tenir compte des commentaires des organisations internationales. Cette nouvelle réglementation est une étape supplémentaire dans la répression permanente de toute dissidence réelle ou supposée, qui a débuté au lendemain des manifestations pro-démocratiques de 2019 et qui transforme la ville-État de Hong Kong en antichambre d’un goulag soviétique, où la présomption de culpabilité s’applique à tous. Jusqu’à présent, les règlements de sécurité nationale de 2020 et les lois sur la sédition de l’ère coloniale britannique ont été utilisés pour poursuivre et emprisonner toute personne qui proteste ou participe simplement à des manifestations, ou les partis politiques dissidents contre le régime chinois.
Pour le gouvernement fantoche de Hong Kong, les nouvelles modifications législatives combleront les “lacunes” laissées par la loi sur la sécurité nationale de 2020 et seront essentielles pour lutter contre les activités clandestines des “forces étrangères” dans la ville. La loi de l’article 23 propose des peines allant jusqu’à la prison à vie pour les actes de “trahison”, d'”insurrection”, de “sabotage” et de “mutinerie”, 20 ans pour l’espionnage et 10 ans pour les crimes liés au “secret d’État” et à la “sédition”, mais aussi une nouvelle règle contre ceux qui ne traduisent pas en justice les opposants au gouvernement, un outil supplémentaire pour faire pression sur les communautés religieuses et le secret du confessionnal pour les prêtres.
La nouvelle réglementation permettra également aux autorités de révoquer les passeports de la région administrative spéciale de Hong Kong de toute personne fuyant à l’étranger et d’imposer des sanctions financières aux activistes étrangers. Le concept de “collusion avec des forces étrangères” est présent tout au long du projet de loi, et les sanctions prévues seront considérablement alourdies lorsque des “forces étrangères” sont soupçonnées d’être impliquées.
Il ne faut pas oublier qu’actuellement, le magnat des médias pro-démocratie, le catholique Jimmy Lai, est jugé pour un délit similaire en vertu de la loi sur la sécurité nationale de 2020. Dans son procès, une grande partie des “preuves” de l’accusation sont en fait des articles publiés par des chroniqueurs critiques à l’égard du régime communiste de Pékin et de Hong Kong, publiés dans le journal Apple Daily, aujourd’hui disparu, dont Lai était le propriétaire.
Les nouvelles réglementations donneront à la police le pouvoir de prolonger la détention des personnes arrêtées de 48 heures à 14 jours dans les affaires de sécurité nationale et introduiront un nouveau crime, celui de “l’utilisation illégale d’un ordinateur ou d’un système électronique pour mettre en danger la sécurité nationale”, punissable de 20 ans de prison. Confirmant l’intention persécutrice de la réglementation, celle-ci inclut également un délit défini comme “trahison par négligence”, qui frappera également d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison les personnes qui ont connaissance d’un comportement portant atteinte à la sécurité de l’État, mais qui ne le signalent pas.
Il est facile de voir qu’une infraction formulée de cette manière est une épée de Damoclès au-dessus de la tête de quiconque, en particulier des prêtres et des membres de la famille ou des amis d’un dissident. Dans l’une des soumissions faites au stade de la consultation populaire, selon le site d’information religieuse Asia News, la question avait également été soulevée, citant le cas des ministres du culte, mais les autorités de Hong Kong n’avaient pas offert de réponse globale sauvegardant le secret du confessionnal. Tout le monde est donc dans le collimateur, la dénonciation est de rigueur, la suspicion est déjà une sanction certaine : le vrai communisme à Hong Kong se renforce. Le chef de la sécurité Chris Tang avait déclaré ces derniers jours qu’il y avait un besoin réel et urgent de la nouvelle loi, citant les vagues de résistance populaire en 2019 et avertissant que même l’art “peut être un prétexte à la subversion“.
Pékin absorbe systématiquement Hong Kong dans son régime totalitaire, en violation de l’accord conclu en 1997 entre la Chine et la Grande-Bretagne, qui prévoit d’honorer l’autonomie du système politique, social et économique distinct de la ville jusqu’en 2047. Depuis que le parti communiste chinois a imposé une loi de sécurité nationale de grande envergure en juin 2020, Hong Kong a vu ses libertés d’expression, de presse, de religion et d’association réduites et l’État de droit mis à mal.
Avec la nouvelle loi de l’article 23, en plus de resserrer les chaînes aux poignets de chaque citoyen, le communisme chinois veut briser le secret du confessionnal, entraver l’Église et transformer les prêtres en agents. C’est trop, comme l’est aussi le silence intolérable du Royaume-Uni et du Vatican.
La communauté internationale souhaite-t-elle que le Liban disparaisse ?
Ministre des Affaires sociales de la République libanaise depuis le 12 septembre 2021, Hector Hajjar est actuellement en visite en France puis à Bruxelles, pour alerter la communauté internationale sur la crise libanaise. Il a contribué à la mise en œuvre de plusieurs projets de reconstruction dans le sud du Liban après 2006 et à la réponse humanitaire d’urgence aux victimes de l’explosion du port de Beyrouth en 2020. Il a joué un rôle essentiel dans l’élaboration et l’adoption de la première stratégie nationale de protection sociale au Liban. De plus, il a lancé un ensemble de programmes visant à garantir la protection sociale des catégories les plus vulnérables, en parfaite cohérence avec cette stratégie.
Il a publié mardi une tribune publiée dans Le Figaro, véritable cri d’alarme sur la disparition prochaine du Liban, pris en étau entre une communauté internationale qui lui impose la présence continue de deux millions de migrants syriens sur son sol et la menace de l’arrêt des aides internationales.
Il s’exprimait mercredi matin dans les locaux de SOS Chrétiens d’Orient sur l’urgence d’aider le Liban, où plus de 2 millions (soit plus de 30% de la population totale) de “réfugiés” syriens menacent la stabilité d’un pays en faillite.
Imaginez la France accueillant, dans la même proportion, 21 millions de réfugiés ; n’y résisteraient ni l’infrastructure nationale, ni l’édifice social.

Parmi ces Syriens, certains sont effectivement des réfugiés fuyant le régime de Bachar, d’autres sont en transit vers l’Europe, d’autres encore viennent profiter des aides fournies par les institutions internationales et les ONG permettant aux réfugiés, dont certains travaillent au noir, de financer leur santé, l’éducation de leurs enfants et de bénéficier de l’aide alimentaire. Les Libanais n’ont pas droit à autant d’égards, alors certains Libanais déchirent leurs pièces d’identité pour se faire passer pour des réfugiés et bénéficier de ces aides.
Les Syriens ne sont pas regroupés dans certaines régions mais dispersés façon puzzle, ce qui contribue à créer un état quasi-conflictuel. Et ce grand remplacement n’est pas prêt de s’interrompre puisque, avec les réfugiés palestiniens et syriens, sur 5 naissances, une seule est libanaise.
Le Liban ne veut ni ne peut continuer à prendre en charge ces réfugiés. Mais l’UE est contre le retour des Syriens en Syrie : alors quelle est la solution ? L’Europe peut-elle prendre en charge ces millions de réfugiés ?
Le Liban compte évaluer le nombre de Syriens pour savoir en quelle année ils sont venus. Sont-ils de vrais réfugiés ? Ensuite, le gouvernement libanais veut appliquer la loi : les non réfugiés doivent être refoulés, ceux qui ont un problème avec leur pays, que veulent-ils ? Or il y a aujourd’hui une pression internationale pour empêcher le Liban d’appliquer sa loi. La communauté internationale souhaite-t-elle que le Liban disparaisse ?
J’appelle tous les participants au prochain sommet «Bruxelles VIII» à se souvenir que les déplacés et les migrants présents sur le territoire libanais n’ont pas vocation à y rester pour des générations encore. Il faut donc que tout nouvel accord intègre concrètement la question du rapatriement des réfugiés syriens, à travers un plan de mise en œuvre détaillé. Et si tel n’était pas le cas, les Libanais comprendraient immanquablement que la disparition de leur pays est une hypothèse de travail de la communauté internationale.
La grande misère des soins palliatifs : 21 départements sont totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs
De Marie d’Armagnac sur Boulevard Voltaire :
C’est une loi qui date du siècle dernier : le 9 juin 1999 était votée à l’unanimité la loi visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs. Elle stipule en son article 1er alinéas A et B que
« toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement » et que « les soins palliatifs sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. »
25 ans après, ce droit dont devraient bénéficier tous les malades en fin de vie est-il pleinement respecté en France ? Assurément non.
Interviewée ce mardi sur Europe 1, le docteur Ségolène Perruchio, chef du service de soins palliatifs du Centre hospitalier de Rives de Seine et vice-présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), rappelle la vraie urgence en matière de fin de vie et ancre dans la réalité les termes du débat :
« On sait accompagner correctement les malades pour peu qu’on nous en donne les moyens. Le premier scandale, c’est qu’un patient aujourd’hui en France qui devrait bénéficier de soins palliatifs ne peut pas en bénéficier. C’est un rapport de la Cour des comptes qui le dit. »
21 départements sans centre de soins palliatifs
En effet, ce projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté est l’occasion de (re)découvrir la grande misère des soins palliatifs français. 21 départements sont totalement dépourvus d’unités de soins palliatifs, que ne peuvent remplacer les équipes mobiles qui interviennent à domicile, dans les hôpitaux ou les EHPAD, ou les services hospitaliers non spécialisés. Interrogé à l’antenne d’Europe 1, Olivier Polidori, médecin dans une unité mobile de soins palliatifs dans l’Indre, avertit :
« Certains soins ne pourront pas être forcément faits et l’expertise ne sera pas forcément bonne. Pour la douleur, nous utilisons des antalgiques, mais certains ne sont maîtrisés que dans les CHU. »
Concrètement, cela signifie, selon Europe 1, que la France dispose d’à peine 2,8 lits pour 100.000 habitants quand il en faudrait au moins 5 pour 100.000 habitants. Sans une révolution des soins palliatifs, la France s’enfoncera à coup sûr dans une culture euthanasique : comment peut-on le nier, quand on sait que selon les projections de l’INED, la France comptera plus de 125.000 centenaires en 2050 ? […]
Olivia : témoignage douloureux d’une femme née de GPA
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Tandis que ça défouraille à Rennes, Darmanin arrête des militants politiques
14 anciens membres de Génération identitaire ont été interpellés mardi dans plusieurs régions, à Paris, à Lyon et en Savoie. Ils sont soupçonnés d’avoir « reconstitué » l’association sous le nom d’Argos. Le sinistre de l’Intérieur se félicite de cette action d’éclat en émettant deux calomnies sur Génération identitaire :
« En 2021, nous avions dissous ce groupuscule violent d’ultradroite à la demande d’Emmanuel Macron. Nous ne laisserons aucun groupe dissous se reconstituer. Merci à la justice pour son action forte suite au signalement que j’ai effectué. »
Sorti de 29h de GAV à l’instant 🚨
En rentrant du meeting de #Reconquête à Paris, j’ai eu la mauvaise surprise d’être arrêté, perquisitionné et interrogé à la demande de #Darmanin pour « reconstitution de ligue dissoute » car ancien GI. @Argos_france est visé : soutien à eux ! pic.twitter.com/HePN8Itdyq
— Jérémie Piano (@JeremiePiano_) March 13, 2024
⚠️ Des militants Argos ont été arrêtés sans raison dans toute la France sur ordre direct de Gérald Darmanin ce matin.
🔥 SOUTENEZ-NOUS, partagez et faites connaître la situation !#Argos pic.twitter.com/WA4wwSv0qC
— Argos (@Argos_france) March 12, 2024
Pour Darmanin, c’est effectivement plus simple que d’interrompre une fusillade à Rennes…
Mobilisation contre l’euthanasie et le suicide assisté
Soulager mais pas tuer lance une campagne :
L’annonce par le président de la République de la légalisation d’une « aide à mourir », paravent dissimulateur de l’euthanasie et du suicide assisté, menace gravement le droit de vivre des plus fragiles, en les poussant à l’auto-exclusion. D’un droit à l’euthanasie, on dérape vite à un devoir.
C’est le moment d’intensifier notre mobilisation pour protéger les personnes les plus vulnérables qui seront les premières victimes de ces pratiques alors que la priorité est à la solidarité !
Notre collectif se fait le porte-parole de son regretté parrain Philippe Pozzo di Borgo qui dénonçait déjà la
“pression – pour ne pas dire l’oppression qui monte quand une société rend éligibles à la mort les plus humiliés, les plus souffrants, les plus isolés, les plus défigurés, les moins résistants à la pitié des autres, et – certains le revendiquent déjà – les plus coûteux.”
Le Collectif invite toutes les personnes sensibles à la véritable fraternité à rejoindre l’appel.
Nous vous remercions de diffuser cet appel déjà signé par des dizaines de milliers d’entre vous. Si chacun trouve un nouveau signataire, nous doublerons le nombre de signatures.
Le temps est maintenant compté : ces signatures seront remises solennellement à l’Elysée au moment de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres.
Témoignage de Vincent Bolloré sur l’avortement
Interrogé par la commission d’enquête parlementaire sur la polémique concernant l’émission En Quête d’esprit sur CNews, Vincent Bolloré déclare :
👉 Vincent #Bolloré revient sur la polémique de #CNews sur l’IVG :
« Je suis très attaché à la liberté des gens de disposer d’eux mêmes. Mais je suis aussi pour la liberté des enfants à vivre (…) Il y’a pas mal d’années mon ex femme a appris qu’elle était enceinte et j’ai été… pic.twitter.com/BJMGgQUyEq
— Livre Noir (@Livrenoirmedia) March 13, 2024
Autre témoignage sur sa famille :
Vincent Bolloré : "J'ai eu la chance de naître dans une famille catholique, bretonne, riche et célèbre. Sur 177 Français ayant débarqué en 1944, deux étaient de ma famille."pic.twitter.com/YnlrKUtgmO
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) March 13, 2024
Marion Maréchal : “Je suis l’archétype de l’enfant qui aurait dû être avortée”
Marion Maréchal répondait aux questions de Gabrielle Cluzel à l’occasion de la journée de la femme. Le sujet de l’avortement est abordé à partir de 25’05” :
Mgr Hervé Giraud, nommé archevêque-évêque du diocèse de Viviers
Le Pape François a nommé ce mercredi 13 mars Mgr Hervé Giraud évêque de diocèse de Viviers (Ardèche) en France. Âgé de 67 ans, il était jusqu’à présent archevêque du diocèse de Sens-Auxerre. Cette nomination représente un fait assez rare à deux titres : Mgr Hervé Giraud va redevenir simple évêque mais conservera son titre d’archevêque et il retrouvera ainsi sa terre natale, sa famille…et son diocèse d’origine :
“Un diocèse de Viviers que Monseigneur Hervé Giraud connaît bien pour y avoir été ordonné. Né à Tournon-sur-Rhône il y a 67 ans, il a grandi au bord du fleuve puis a été ordonné prêtre en 1985 à Viviers. Il a ensuite exercé quatre années à Privas en tant que membre de l’équipe pastorale. Nommé ensuite responsable de séminaire à Lyon, il était revenu quelque temps à Tournon-sur-Rhône. Un bref passage avant de retourner à Lyon en tant d’évêque auxiliaire. Il y reste de 2003 à 2007.
Monseigneur Hervé Giraud exerce aussi la mission de prélat de la mission de France, ce qui lui permet d’avoir des liens avec une cinquantaine de diocèses et une forte expérience des diverses réalités. Il conservera cette charge une fois installé à Viviers.
Monseigneur Giraud étant déjà évêque (et même archevêque, un titre qu’il gardera bien que le diocèse de Viviers ne soit qu’un évêché), il ne sera pas ordonné, mais “simplement” installé en tant qu’évêque. Cette messe d’installation aura lieu le dimanche 14 avril, à 15h, au Grand Séminaire à Viviers.”
Iran : chute spectaculaire de la fréquentation des mosquées
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La chaine d’informations Iran International, basée à Londres depuis 2017 relayait les propos du ministre de la Culture, Mohammad Mehdi Esmaili pour qui la fréquentation des mosquées en Iran est désormais «très alarmante».
“Aujourd’hui, les chiffres et les statistiques circulant concernant les mosquées actives sont très alarmantes. Les mosquées actives ne sont pas simplement des lieux où les prières communes prennent place trois fois par jour jour. Il semble “qu’un nombre significatif de nos mosquées ne soient plus en mesure de faire perdurer cette activité minimale.”
Ses remarques intervenaient à un moment où les Iraniens critiquent l’alignement du régime sur l’islam rigoriste, avec les manifestations éclatant en septembre 2022 après la mort de Mahsa Amini en détention pour une infraction liée au hijab.
En février 2023, un clerc iranien de premier ordre, Mohammad Abolghassem Douabi, a révélé que 50 000 des 75 000 mosquées du pays avaient été fermées en raison d’une baisse importante de la présence. Douabi, de l’administration du président intermédiaire Ebrahim Raisi et des séminaires du pays, s’est alors déclaré préoccupé par la chute de la pratique et ses implications pour un État fondé sur les principes islamiques.
Également un membre de l’assemblée influente des experts, Douabi a suggéré que la façon dont les pratiques islamiques sont appliquées en Iran ont conduit les gens à s’éloigner de la religion. Il a souligné des facteurs, notamment «l’humiliation des personnes au nom de la religion», la falsification des concepts et enseignements religieux » et « priver les gens d’une vie décente et créant la pauvreté au nom de la religion » comme des raisons de déclin.
En août 2023, le ministre de la Culture avait appelé à plus d’événements basés sur les mosqués pour raviver la foi et y ramener les Iraniens. Esmaili a déclaré que “la majorité des activités culturelles et artistiques devraient avoir lieu dans les mosquées.”
Le général Coustou menacé de mort après ses déclarations à l’encontre d’Emmanuel Macron
Le 7 mars, le général André Coustou recevait le magazine Nexus à son domicile. Moins de huit jours après cet entretien et les déclarations qu’il a faites à l’encontre d’Emmanuel Macron, il confie avoir reçu des menaces de mort. Dans cet entretien de plus d’une heure, général Coustou aborde de nombreux sujets : le discrédit et le délitement de la France à l’étranger, son parcours militaire, son engagement pour le pays, sa mission de six mois en ex-Yougoslavie. Un entretien conduit par Armel Joubert des Ouches pour le magazine Nexus.
Le numéro 15 de Gloria, consacré à la Passion pour se préparer à la Semaine Sainte
Chaque mois, Gloria vous fait découvrir un article du magazine en fonction du calendrier liturgique et une citation. Ce week-end, les bars et les pubs de votre ville se pareront de vert pour fêter la saint Patrick. Gloria vous propose d’en savoir plus sur l’apôtre de l’Irlande avec la rubrique Qui suis-je ? à télécharger gratuitement sur le site. On vous en donne le début ci-dessous.
Saint Patrick (ou Patrice) est né au Pays de Galles vers 390. À l’âge de 16 ans, il est enlevé par des pirates irlandais qui l’emmènent en captivité dans leur île. Patrick passera six ans de servitude à garder le bétail. Dans cette épreuve, le jeune homme, né dans un famille chrétienne, renoue avec la foi de son enfance. Il s’enfuit et étudie en vue de devenir prêtre. Il semblerait qu’il soit déjà évêque quand le pape l’envoie évangéliser l’Irlande en 432. Sur la plupart des représentations du saint, l’apôtre de l’Irlande porte ses attributs épiscopaux : la mitre et la crosse.
Le mois de mars est aussi le mois de saint Joseph :
Le Très-Haut donne grâce, semble-t-il, aux autres saints pour nous secourir dans tel ou tel besoin ; mais le glorieux saint Joseph, je le sais par expérience, étend son pouvoir à tous. Notre-Seigneur veut nous faire entendre par là que, de même qu’il lui fut soumis sur cette terre, reconnaissant en lui l’autorité d’un père et d’un gouverneur, de même il se plaît encore à faire sa volonté dans le ciel, en exauçant toutes ses demandes.
Sainte Thérèse d’Avila, Le Livre de la vie, 6.
Au sommaire de la partie sur la Passion :
- Méditation
- Dossier sur La Passion
- Lectio divina : La prophétie du serviteur souffrant
- Qu’est-ce que le chemin de croix ?
- Sainte Véronique
- Ecce homo
Qui conseille le chef de guerre au sommet de l’État Français ?
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Depuis l’intervention de la Fédération de Russie en Ukraine le 24 février 2022, Emmanuel Macron se pose en chef de guerre incontesté en Europe. Ce doit être une idée fixe chez lui, car le 16 mars 2020, au début de la « crise sanitaire », ce dernier martelait au peuple français : « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes. Nous ne luttons ni contre une armée ni contre une autre nation, mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, et qui progresse… » (1)
Je supposais à tort que son instinct guerrier allait s’amenuiser avec le temps. Or, ce « modus operandi intellectuel supposé temporaire » est devenu, malheureusement, permanent. Sa véritable nature perturbée s’étale de plus en plus et la question de sa légitimité à la tête de l’État se pose de plus en plus. Il n’est pas le seul dans ce cas. Joe Biden, 46e président des Etats-Unis, semble ne pas avoir tous ses neurones bien alignés. Le problème est qu’Emmanuel Macron et Joe Biden dirigent des pays possédant le feu nucléaire et qu’ils peuvent, d’un clic, transformer cette planète en une fournaise inhabitable.
Élevé et biberonné par les anges gardiens de la République, l’ENA et la banque Rothschild, notre chef de l’État et des armées semble être tout émoustillé à l’idée de faire pleuvoir des bombes sur la Fédération de Russie. Tel un Néron qui regardait avec exaltation Rome en flammes, jouirait il en secret de voir Paris dévasté ? Le problème, avec les irresponsables, réside dans leur imprévisibilité. Entouré d’une caste technocratique, arrogante et définitivement déconnectée, plus centrée à conserver leurs privilèges qu’à contrarier « Jupiter », le bénéfice collectif de la nation est quasiment réduit à zéro.
Un élan de folie collective a propulsé à la tête de l’État, en 2017, un jeune président ayant épousé une femme de la génération des « boomers ». Toutes les générations ont été séduites et l’ont porté au pinacle. J’étais loin de me douter, qu’avec un bilan aussi désastreux de son premier quinquennat, les Français allaient en redemander en 2022. Comme dit le proverbe : « L’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique ». – Citation de Sénèque ou de Ménandre -.
Voici quelques dates clé de l’escalade de l’Attila français :
24 février 2022. Ukraine : “A cet acte de guerre, nous répondrons sans faiblesse”, déclare Emmanuel Macron (2)
29 août 2022. Extrait de son entretien avec Mateusz Morawiecki, Président du Conseil des ministres de Pologne. « Nos échanges de ce jour porteront bien évidemment sur la guerre en Ukraine et sur notre détermination commune à soutenir l’Ukraine pleinement, aussi longtemps que cela sera nécessaire. » (3)
31 décembre 2022. A l’occasion des vœux présentés aux Français, il avait envoyé un message aux ukrainiens : « Nous vous aiderons jusqu’à la victoire », « soutien sans failles ». En clair : Il venait de déclarer, de facto, la guerre à la Russie, mais il nous souhaitait une bonne année et une bonne santé. (4)
17 et 18 février 2023. Les leaders occidentaux étaient réunis à la conférence de Munich pour un « Davos de la sécurité internationale ». Emmanuel Macron y a accusé la Russie d’être une « puissance de déséquilibre et de désordre ». (5)
16 février 2024. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de faire, devant le Parlement, une déclaration « relative à l’accord bilatéral conclu avec l’Ukraine » suivie d’un débat et d’un vote. Cet accord de sécurité « inscrit notre soutien à l’Ukraine dans la durée pour faire échec à la guerre d’agression de la Russie. » Dans ce texte, signé avec Volodymyr Zelensky à Paris, la France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à trois milliards d’euros d’aide militaire supplémentaire » à Kiev, après un soutien qu’elle chiffre à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023. Soit un soutien civil et militaire dans la durée… (6)
26 février 2024. Le chef de l’Etat avait affirmé que l’envoi en Ukraine de troupes au sol ne devait pas « être exclu », au nom d’une « ambiguïté stratégique ». La plupart des autres pays européens et même les Etats-Unis, se sont démarqués de cette position, tout comme les opposants en France. Quant au Kremlin, il a accusé et à juste titre, le président français « d’augmenter le niveau d’implication directe de la France » dans le conflit.
7 mars 2024. Ayant réuni les chefs de parti à l’Élysée, ses paroles ont été sans ambiguïtés. Extrait du magazine Le Point. « Guerre en Ukraine. Ce qu’a dit Emmanuel Macron aux chefs de parti : aucune limite, aucune ligne rouge… au soutien de la France à l’Ukraine ». Tous les responsables des partis politiques présent sont ressortis inquiets par les propos du président de la République. (7) Mais après, dans le salon des Ambassadeurs, tous les partis d’opposition sont tombés d’accord, pour dire qu’il faut « apporter un soutien indéfectible à l’Ukraine ». Il faudrait savoir ! D’un côté, les principaux responsables des partis politique sont inquiets, et de l’autre il faut soutenir Zelensky et ses bataillons aux relents néo-nazi. – Azov, Centre Droit, Aidar…- (8)
Depuis l’opération spéciale lancée en Ukraine le 24 février 2022 par la Russie, une partie du haut commandement militaire, s’exprime régulièrement dans les médias. Des généraux, tels que Yakovleff, Goya, Trinquand, Pellistrandi, Minguet, multiplient les interviews. Leurs analyses séduiront certainement les férus de l’art de la guerre et conforterons les soutiens inconditionnels de la « suprématie » de l’armée ukrainienne face à « l’infériorité » de l’armée de la Fédération de Russie. Présentées finement, leurs explications comportent immanquablement une plaidoirie en faveur d’un rehaussement constant du budget des armées. Plus de bombes, plus de chars, plus de balles, plus de destructions, donc plus de morts. (9)
Éminence grise de l’Élysée, Isabelle Dumont, est une experte de l’Ukraine qui a soufflé dans l’oreille de François Hollande et d’Emmanuel Macron. Inconnue du grand public, parlant quatre langues, elle fait partie du cercle restreint des conseillers de la présidence. Entre 2015 et 2019, elle a été ambassadrice à Kiev et a ensuite intégré le pôle diplomatique de l’Élysée. Elle connaît l’Ukraine sur le bout des doigts et considère que la guerre dure, en réalité, depuis 2014. – Date du coup d’Etat de l’Euromaïdan -. Elle a fait partie du groupe de travail de négociations sur les accords de Minsk, signé le 5 septembre 2014. Accords qui n’ont jamais été respectés par les gouvernements ukrainiens. Depuis le 14 décembre 2023, elle a été postée ambassadrice à Ankara en Turquie. Le problème est qu’Isabelle Dumont ne semble pas avoir dénoncé les bombardements incessants causés par les différents gouvernements ukrainiens dans la région du Donbass depuis 2014, alors qu’elle en a été un des témoins directs. – plus de 18 000 morts dont beaucoup de civils -. Pourquoi ? (10) et (11)
Son remplaçant en Ukraine s’appelait Etienne Poncins. En poste depuis 2019 à Kiev, il cède sa place le 18 août 2023 à Gaël Veyssière. Voici son message posté sur le site « La France en Ukraine » à cette date sur X : « Alors que je quitte mes fonctions, je veux redire le soutien indéfectible de la France à l’Ukraine et notre admiration pour sa courageuse résistance à l’agression russe. ». Totalement en phase avec l’OTAN et la politique de la France.
Le nouvel ambassadeur à Kiev s’appelle Gaël Veyssière. A peine arrivé, il montre qu’il soutiendra sans faille la politique jusqu’au boutisme d’Emmanuel Macron. Extrait de son discours du 24 janvier 2024 : « Il n’y a pas de paix durable sans justice et sans sanction. La France y contribuera » « Dans sa tribune pour Європейська правда, l’Ambassadeur de France en Ukraine Gaël Veyssière détaille la poursuite du soutien de la France à l’Ukraine en 2024… » (12)
Ces ambassadeurs doivent être atteints du « syndrome de Stockholm ». En effet, un décret a été publié le 17 avril 2022 annonçant la suppression du corps diplomatique dès 2023. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique d’Emmanuel Macron, envisageant la suppression des conseillers des affaires étrangères et des ministres plénipotentiaires. Les 800 hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères avaient jusqu’au 1er janvier 2023 pour choisir de rejoindre le pot commun des « administrateurs d’État ». Ceux qui refusaient cette transition risquaient de ne pas voir leur contrat renouvelé à l’échéance de 2023.
Abordons maintenant le nerf de la guerre. Qui finance le complexe militaro-industriel ? (13) Ce sont évidemment vos impôts. Grâce à l’émergence, depuis les années 1990, de fonds cotés en bourse (ETF 14), beaucoup de financements ont été possibles sans que cela n’attire l’attention du grand public.
Le 30 juin 2022, au cours d’une cérémonie de signature organisée par le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, les dirigeants et les ministres de 22 pays de l’Alliance ont lancé le fonds OTAN pour l’innovation, premier fonds de capital risque « multi souverain » au monde. Voici un extrait de sa déclaration : « Ce fonds est unique en son genre. Grâce à son horizon d’investissement à 15 ans, il va permettre de développer des technologies naissantes qui ont le potentiel d’induire des changements profonds pour notre sécurité dans les décennies à venir, en soutenant l’écosystème d’innovation de l’Alliance, ce qui renforcera la sécurité de la population de nos pays, soit un milliard de personnes. »
Le 1er août 2023, vingt-trois pays de l’Alliance (OTAN) sont officiellement devenus associés commanditaires du Fonds OTAN pour l’innovation (NIF). C’est le « premier fonds de capital-risque multi souverain au monde », qui va investir 1 milliard d’euros dans des start-ups technologiques du secteur de la défense. L’industrie de la défense a retrouvé des couleurs et de l’intérêt auprès des investisseurs depuis le début de la guerre en Ukraine. Les budgets militaires ont explosé pour le plus grand plaisir des marchands d’armes.
Actuellement en Europe, les engagements d’aide militaire pour l’Ukraine ont augmenté de manière spectaculaire pour atteindre la fabuleuse somme de 50 milliards d’euros. Le complexe militaro industriel européen n’a pas la capacité de produire aussi vite que celui de la Russie et pourtant, il continue de percevoir l’aide ukrainienne via le fonds spéculatif EFT de l’OTAN.
Pour produire plus d’obus, les lobbies militaires réclament plus d’aide des États pour générer encore plus de bénéfices. Emmanuel Macron a suivi cette tendance depuis 2022, en augmentant le budget du ministère des armées tout en déclarant sa volonté de créer une économie de guerre et un complexe militaro industriel français.
En 2024, la France est devenue le deuxième marchand d’armes du monde, et l’Ukraine le troisième importateur d’armes. (15) À ce propos, une question : je n’ai jamais entendu parler de mouvement de grèves dans les usines d’armement… Curieux, non ?
Et la paix dans tout ça ? Avec des va-t-en-guerre au sommet de beaucoup de pays de l’UE, des Etats-Unis et d’Israël, elle joue les abonnés absents. Ceci implique que la responsabilité de chacun de nous est engagée. Chaque personne peut influencer le cours de l’histoire. Le futur n’est pas écrit. Il sera ce que la population dans son ensemble en fera. Habiter un havre de paix ne dédouane en rien de ses responsabilités envers ses voisins et les peuples de la Terre. Continuer à faire l’autruche est le moyen le plus rapide pour que cette planète finisse un jour par exploser. Chaque personne a le pouvoir de dire non. Chaque personne peut s’élever contre des lois et des ordres liberticides. Chaque personne peut dire non à la guerre et à la misère. C’est juste une question de bon sens. Mais encore faut-il le vouloir.
Claude Janvier.
Écrivain, essayiste et chroniqueur de l’émission hebdomadaire « Libres Paroles » sur TV ADP. Intervenant régulier sur RT France et des médias libres et indépendants. Son dernier livre : « Les Démasqués, Qui dirige réellement le monde ? » KA Éditions https://kaeditions.com/product/les-demasques-qui-dirige-reellement-le-monde/
Notes :
(1) https://www.decideurs-magazine.com/politique-societe/37904-nous-sommes-en-guerre-le-discours-complet-du-president.html
(2) Ukraine : “A cet acte de guerre, nous répondrons sans faiblesse”, déclare Emmanuel Macron (lanouvellerepublique.fr)
(3) Prononcé le 29 août 2022 – Emmanuel Macron 29082022 Conflit en Ukraine | vie-publique.fr
(4) Prononcé le 31 décembre 2022 – emmanuel macron 31122022 voeux 2023 aux francais | vie-publique.fr
(5) Guerre en Ukraine. Réquisitoire de Macron, vers un soutien du FMI à l’Ukraine… Le point sur la nuit (ouest-france.fr)
(6) Guerre en Ukraine. Accord de sécurité : Macron lance un débat, avant un vote au Parlement (dna.fr)
(7) https://www.lepoint.fr/politique/guerre-en-ukraine-que-compte-faire-macron-en-reunissant-ce-jeudi-les-chefs-de-parti-07-03-2024-2554425_20.php
(8) Emmanuel Macron prône un soutien sans « aucune limite » à Kiev, au risque de s’isoler sur la scène politique française (lemonde.fr)
(9) Guerre en Ukraine : dans le cerveau des hauts gradés de l’armée française (rtl.fr) Jérôme Pellistrandi : “Faute de munitions, l’Ukraine peut perdre des batailles décisives mais pas la guerre” (marianne.net) https://www.lexpress.fr/societe/si-les-russes-nous-avaient-attaques-l-alerte-des-generaux-francais-sur-l-etat-de-l-armee_2178782.html
(10) https://www.emilemagazine.fr/article/2022/11/1/isabelle-dumont-lexperte-de-lukraine-qui-souffle-loreille-du-president
(11) https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/video-diplomates-en-action-sur-tous-les-terrains-en-ukraine/
(12) https://ua.ambafrance.org/Il-n-y-a-pas-de-paix-durable-sans-justice-et-sans-sanction-La-France-y
(13) Paragraphe cité dans l’ouvrage de Claude Janvier et de François Lagarde. Date de parution : Mai 2024. Titre : l’Etat Profond Français. Qui, comment, pourquoi ? KA Editions
(14) Un ETF (Exchange-Traded Fund) est un produit financier, similaire aux actions ou aux obligations, émis par des sociétés de gestion agréées. Contrairement à d’autres fonds, les ETF sont cotés en continu et peuvent être achetés ou vendus tout au long de la journée comme des actions. L’innovation réside dans le fait que, grâce à un seul ordre, les investisseurs peuvent diversifier leurs placements dans toute une série d’entreprises, regroupées dans un « pot » commun avec d’autres investisseurs. Les ETF répliquent généralement un indice boursier, offrant ainsi une diversité d’investissements, allant des grandes entreprises mondiales à des secteurs spécifiques tels que l’énergie verte, la technologie, la sécurité, l’armement, la cybersécurité, etc
(15) https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/comment-la-france-est-devenue-le-deuxieme-plus-gros-vendeur-d-armes-au-monde-7900362
Des enfants devenus des cobayes aux mains des idéologues du genre
Des enfants, des adolescents et des patients souffrant de troubles psychiatriques ont été soumis à des traitements improvisés. Des sorciers inconscients des méfaits, pourtant connus, du “changement” de sexe. Tel est le scandale né de la publication de dossiers internes de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres.
L’Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres (Wpath) est considérée comme la principale autorité scientifique en matière de médecine du genre, c’est-à-dire de transsexualité et de soi-disant “changement” de sexe. Au cours des dernières décennies, ses normes de soins ont inspiré des lignes directrices pour les gouvernements, les systèmes de santé nationaux, les associations médicales et les cliniques publiques et privées.
Le site web Environmental Progress a publié une série de fichiers internes très compromettants de Wpath. Il s’agit notamment de captures d’écran de messages provenant du forum de messagerie interne de Wpath et datant de 2021 à 2024, ainsi que d’une vidéo d’une discussion interne.
Ces dossiers nous apprennent, par exemple, que les médecins du Wpath improvisaient souvent consciemment des traitements médicaux sur des patients, sans savoir quels effets ils pourraient avoir à l’avenir. Ils étaient également conscients que les enfants et les adolescents sur lesquels ils intervenaient étaient incapables de donner un consentement éclairé véritablement valable, car les jeunes patients peuvent difficilement comprendre quels sont les effets réels de ces interventions sur leur vie ; il en va de même pour les parents en raison de l’analphabétisme médical, qui n’est pas rare. Toujours à propos du consentement éclairé, les dossiers prouvent que certains patients souffraient de schizophrénie et de troubles dissociatifs de l’identité et que d’autres étaient aussi désespérés que des sans-abri. Les préoccupations soulevées dans certaines discussions à propos de ces catégories de personnes ont été qualifiées de “superflues”.
Et encore, les médecins se sont montrés indifférents aux risques à long terme de leurs traitements, alors qu’ils connaissaient les effets parfois mortels (cancer par exemple) des traitements hormonaux croisés : infertilité, dysfonctionnement sexuel, incapacité à atteindre l’orgasme, pour n’en citer que quelques-uns.
De plus, les expériences ne sont ni randomisées, ni en double aveugle, ni contrôlées : une norme minimale pour toute expérience qui veut porter le titre de scientifique. Enfin, il ressort des dossiers que les chirurgiens discutent de la possibilité de créer des “sexes” qui n’existent pas dans la nature, préfigurant les tentations prométhéennes. En bref, à Wpath, l’illusion de créer un nouvel homme est expérimentée sur des cobayes humains.
Compte tenu de l’autorité de Wpath, la publication des dossiers a créé un séisme dans l’ensemble du milieu médical américain. Nous verrons comment Wpath réagira aux critiques. Il est très probable qu’ils feront tomber quelques têtes et qu’après un certain temps, ils continueront comme ils l’ont toujours fait.
Les mensonges, les risques cliniques, le mépris de la santé des patients sont le prix nécessaire que l’idéologie LGBT doit payer pour atteindre ses résultats. Il était évident depuis longtemps que les opérations de changement de sexe étaient nocives pour le corps et le psychisme (cliquez ici, ici et ici), et les travailleurs de la santé de Wpath le savaient : ils ont donc agi de manière malveillante. Mais la bataille idéologique doit se poursuivre, sachant que dans toute guerre il y a des victimes : dans ce cas-ci, des enfants, des malades mentaux et une dame appelée “vérité”.
La prudente stratégie iranienne
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Depuis l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre dernier et l’incroyable violence de la riposte israélienne, le monde scrute le comportement de l’Iran, acteur essentiel de la poudrière orientale.
Le Hamas a dû être déçu : dans les jours qui ont suivi son offensive, l’Iran n’a pas bronché et n’envisage pas de le faire. Les spéculations selon lesquelles les mollahs de Téhéran étaient derrière le 7 octobre ont fait long feu. On le sait d’ailleurs maintenant avec certitude : personne n’était au courant et tout le monde a été stupéfait, l’Iran comme la Russie, le Qatar ou l’Arabie Saoudite.
Une fois ce point acquis, la question restait entière : qu’allait faire l’Iran ? Envoyer le Hezbollah libanais attaquer Israël au nord ? Organiser des bombardements sur l’Etat hébreux par milices irakiennes chiites interposées ? Rien de tout cela ne s’est produit.
En réalité, l’Iran est peut-être intervenu mais indirectement et jamais contre Israël. L’action la plus spectaculaire a consisté en l’attaque par drones d’une base américaine située dans le sud de la Syrie (et non dans le nord de la Jordanie comme cela a été souvent écrit). Trois militaires américains ont été tués. Ce sont les milices chiites irakiennes qui étaient à la manœuvre. L’Iran est peut-être derrière mais ce n’est pas une certitude. D’autres attaques ont été organisées contre d’autres bases avec moins de dommages. Rappelons au passage que les Américains occupent une partie importante de la Syrie sans aucun fondement légal et que cela ne semble déranger personne. Ces derniers, après avoir promis une terrible réaction, se sont contentés d’envoyer quelques missiles sur des miliciens chiites irakiens. Une sorte de service minimum.
LES HOUTIS, NOUVEAUX ACTEURS DE LA REGION
La prudence est donc réciproque car personne n’a intérêt à un embrasement généralisé. Les Houtis (chiites) qui contrôlent maintenant une bonne partie du Yemen, n’ont pas la même retenue. Ils ont pris une initiative originale qui a consisté à bombarder les bateaux de guerre américains, sans succès, mais aussi les navires de commerce passant au large de leurs côtes à destination du Canal de Suez. Cette fois la réussite fut au rendez-vous et plusieurs cibles ont été touchées semant une belle pagaille dans l’ensemble du transport maritime. Suez devient trop dangereux et la route passe maintenant par le Cap de Bonne espérance, soit un léger détour…
Les Iraniens auraient pu être soupçonnés de connivence car ils ont activement soutenu la rébellion houtiste contre le régime sunnite en place. Il n’en a rien été, les Houtis agissent de leur propre chef et personne, pas même l’Amérique, n’a pointé l’Iran du doigt.
Mais c’est bien sûr le long de la frontière libanaise que le risque de voir la situation dégénérer était le plus important.
LA RETENUE DU HEZBOLLAH
Et là non plus, pour l’instant, l’explosion n’a pas eu lieu. Certes, les échanges d’artillerie sont importants et plusieurs dizaines de Libanais, dont plusieurs combattants du Hezbollah, ont été tués. Le pire ne s’est cependant pas produit : pas d’incursion du Hezbollah et pas d’invasion israélienne. La milice chiite libanaise étant totalement dépendante de l’Iran, tant financièrement que pour ses livraisons d’armes, il est évident que c’est sur ordre de Téhéran que le Hezbollah se montre très prudent. Les déclarations de Nasrallah, le chef de la milice, sont d’ailleurs constantes sur le sujet. L’Etat israélien, de son côté, n’a pas intérêt à ouvrir un deuxième front.
La seule initiative spectaculaire prise par Israël a été l’élimination par missile d’un chef du Hamas dans la banlieue chiite de Beyrouth. Les représailles promises par le Hezbollah ont été minimes et l’affaire est presque oubliée.
D’où vient cette prudence iranienne ? Elle est finalement assez simple à expliquer. L’Iran ne va pas bien. Sa population est mécontente, le niveau de vie a baissé et les sanctions occidentales (américaines surtout) l’affaiblissent vraiment. Autant la Russie a les capacités de résister aux sanctions et même de les transformer en atout, autant l’Iran n’en a pas les moyens.
PAS D’AVENTURE EXTERIEURE POUR L’IRAN
Les émeutes contre le port du foulard et la répression de la police des mœurs n’ont, comme prévu, pas fait vaciller le régime, mais l’inquiétude est réelle chez les mollahs. Après 45 ans de dictature islamiste, ils sentent bien que leur impopularité est croissante et qu’un échec économique peut être l’élément déclencheur d’une révolte plus grave que les émeutes du foulard.
C’est pour cette raison qu’un rapprochement s’est opéré avec l’Arabie Saoudite, ennemi encore juré il y a peu. Mohamed ben Salman, le prince héritier saoudien, était également favorable à un apaisement des relations, correspondant bien à sa volonté de moderniser son pays à marche forcée et de mettre fin aux conflits régionaux. De plus, son échec militaire au Yemen l’incite dorénavant à davantage de prudence.
Dans le même temps, de discrets signaux ont été envoyés aux occidentaux pour tester leur éventuelle volonté de reprendre les négociations sur le nucléaire afin d’envisager une levée des sanctions, seul moyen de relancer l’économie du pays. Cela n’a pas encore été couronné de succès, mais dans la conjoncture actuelle, ce n’est de toutes façons guère envisageable.
De plus, au-delà du conflit israélo-palestinien, il y a le calendrier électoral américain. Les élections ont lieu en novembre et jusque-là la situation restera sans doute figée. Si Biden (Anthony Blinken plus exactement compte tenu de l’état mental du président) donne son feu vert pour des négociations, Trump se précipitera dans la brèche pour accuser les démocrates de faiblesse envers le pouvoir iranien. D’ailleurs si Trump est élu, il est peu probable qu’il accepte les ouvertures iraniennes. C’est lui qui avait dénoncé le traité de Vienne et renvoyé l’Iran à ses sanctions et à ses recherches nucléaires. Il serait très surprenant qu’il envisage de changer de cap à ce sujet.
C’est donc au plus mauvais moment pour l’Iran que le conflit israélo-palestinien est relancé. Tout est maintenant gelé, en attendant une sortie de crise, ce qui peut prendre un certain temps.
Les Iraniens ne sont toutefois pas les seuls à être bien embarrassés. Les Américains sont ainsi dans une posture plus délicate encore. En effet, ils convainquaient petit à petit les pays du Golfe de normaliser leurs relations avec Israël. Comme souvent les Emirats Arabes Unis avaient montré la voie et déjà officialisé leur reconnaissance de l’Etat hébreu. Notons au passage que c’est à peu près au même moment que ces mêmes Emirats ont rouvert leur ambassade à Damas. Une sorte de troc avec l’Amérique n’est pas à exclure.
L’Arabie Saoudite à son tour examinaient la question et plusieurs réunions discrètes s’étaient déroulées entre responsables israéliens et saoudiens. Si l’affaire avait abouti, c’eût été une révolution géopolitique majeure : le pays de La Mecque reconnaissant l’Etat juif, sous arbitrage américain, quel triomphe pour Washington ! Aujourd’hui, la violence de la réaction militaire israélienne et les dizaines de milliers de morts civils qui l’accompagnent, ainsi que le soutien militaire américain massif, remettent tout en cause. Les opinions publiques arabes sont indignées du sort réservé à Gaza et il faudra sérieusement décaler le calendrier d’une reconnaissance d’Israël par l’Arabie Saoudite.
Il semble d’ailleurs évident que l’un des buts de l’opération du Hamas était précisément de saboter ces pourparlers. De ce point du vue, la réussite est complète. La question palestinienne, de plus en plus négligée par les pays arabes, est bien revenue sur le devant de la scène.
Cet enchaînement imprévisible va donc retarder les projets iraniens. Mais la modération militaire du régime des mollahs montre bien que la normalisation diplomatique et économique est toujours à l’agenda de l’Iran.
Légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, l’urgence du Président de la République
De L’équipe Tout mais pas Ça ! de la fondation Jérôme Lejeune :
Le 11 mars, dans un entretien accordé aux journaux Libération et La Croix, Emmanuel Macron précise le contour du projet de loi et annonce son passage en Conseil des ministres en avril et à l’Assemblée nationale fin mai.
Ce texte traite des soins d’accompagnement, anciennement appelés soins palliatifs, et « en même temps » de l’aide à mourir. Les termes de “suicide assisté” ou “d’euthanasie” sont soigneusement omis. C’est pourtant bien de cela dont ’il s’agit :
Pour accéder à cette « aide à mourir » voulue par le gouvernement, une personne doit être majeure, capable d’un discernement plein et entier – excluant de ce fait les personnes atteintes de maladies psychiatriques ou neurodégénératives altérant le discernement -, souffrir d’une maladie incurable qui cause des souffrances physiques ou psychologiques réfractaires à tout traitement et avoir un pronostic vital engagé à court et moyen terme.
L’administration de la substance létale peut être réalisée par la personne elle-même, un proche ou un soignant. Faire entrer un proche est probablement une solution pour contourner le refus des soignants, mais cela risque de participer à diviser les familles.
Cette actualité supplémentaire manifeste combien la société perd tout repère. Il est urgent de se mobiliser pour reconstruire une société fraternelle, animée par la valeur de la vie humaine.
Aller à la rencontre de nos concitoyens est source d’espérance pour la société. Leur besoin de discussion et de sensibilisation est immense. L’association Faim2vie créée par des membres de la convention citoyenne sur la fin de vie lance une opération tractage les 22-23-24 mars. Tout Mais Pas Ça la soutient et vous invite à vous mobiliser à leur côté. Il est urgent de maintenir notre société ancrée dans l’interdit de tuer.
Un apport précieux dans la douloureuse querelle liturgique : les colloques du CIEL
De Cyril Farret d’Astiès :
La liturgie, depuis juin 2021 et le motu proprio Traditionis custodes, est de nouveau un champ de bataille. Ce n’est pas une image. On a ainsi appris que dans l’archidiocèse de Westminster était interdit cette année le Triduum pascal dans sa forme traditionnelle. Il s’agit même d’une guerre totale puisque le pape souhaite l’éradication de la liturgie traditionnelle :
« Les livres liturgiques promulgués par les Saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule expression de la lex orandi du Rite Romain » (motu proprio Traditionis custodes). Aussi le pape François prend « la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures à ce Motu Proprio » (lettre explicative aux évêques).
Il ne s’agit cependant pas d’un Blitzkrieg. Force est de constater, Dieu aidant, que nombre de cardinaux, d’évêques, de prêtres, de religieux, de fidèles, sans toujours bien comprendre ni connaître le trésor dont nous vivons, en toute fraternité et charité, appliquent le conseil de Gamaliel :
« Et maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu. » (Actes 5:38-39).
Mais à côté de ces batailles qu’il faut bien mener, et sans perdre de vue que tout est dans les mains de Dieu, un travail plus intellectuel se poursuit. Un travail de diffusion et de pédagogie en faveur de la liturgie traditionnelle. Que l’on songe par exemple aux deux colloques organisés à la maison de la Chimie en 2022 et 2023, mais aussi les rencontres Pax Liturgica organisées à Rome depuis plusieurs années dans le cadre du pèlerinage du Peuple Summorum Pontificum.
On pourrait à l’opposé évoquer les colloques portés par les tenants de la réforme, organisés ces dernières années à Paris : colloque « Desiderio desideravi » du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle en 2023 et colloque « Formé à et par la liturgie » organisé en 2024 à L’Institut catholique de Paris dont Paix Liturgique a donné témoignage en son temps.
D’autres colloques, moins populaires, plus scientifiques, se poursuivent pour approfondir la connaissance de la liturgie traditionnelle. Ce sont les colloques du Centre international d’études liturgiques. Ces colloques ont vu le jour en 1994 pour « faciliter la piété par une meilleure connaissance de la liturgie de l’Église ». Des contributeurs variés et reconnus ont toujours participé à ces éditions ; y compris des acteurs importants de la réforme (on songe aux pères Bouyer, ou Gy), ou de hautes autorités de l’Église : les cardinaux Stickler, Oddi ou Medina Estevez.
L’édition 2024, qui cette année encore s’est tenue à Rome, abordait un sujet de grande importance : la concélébration et les messes privées dans l’histoire de la liturgie. Il est inenvisageable de dresser un panorama exhaustif des échanges et des contributions mais que l’on nous permette tout de même de livrer quelques miettes pour mettre en appétit et pousser les lecteurs à demander la publication des actes.
On sait combien l’exigence de concélébration est une pierre d’achoppement. Combien est exigée cette pratique comme manifestation de sincérité et de communion ; le colloque n’avait pas pour objectif premier de répondre à ces préoccupations actuelles mais d’éclairer le sujet de plus loin et de bien plus haut.
Le professeur Rubén Peretó Rivas de l’université de Cuyo en Argentine, spécialiste de la philosophie médiévale et président du CIEL, a introduit le thème de cette édition 2024 en rappelant opportunément que la connaissance de la liturgie, au-delà des approches pastorales ou militantes, mérite des approfondissements scientifiques et des discussions dans la sphère académique.
Le chanoine Guitard de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, s’appuyant sur ses travaux de mémoire de licence, démontrait que la célébration privée de la messe est très probable dès le VIe siècle et très vraisemblable aux premiers siècles de l’Église. Cette pratique, généralisée à l’époque carolingienne, est le résultat d’un développement organique qui est le propre de la liturgie : « croissance lente, progressive, contrôlée – quoique non imposée – par l’autorité ». Le chanoine rappelait le caractère ontologiquement public et social de la messe quand bien même est-elle célébrée privément. À son heure le chanoine Drillon insistera lui aussi sur ce point crucial. Il est d’ailleurs sidérant de constater que la nouvelle messe perd de vue cet aspect ; c’est ce qui apparaît par exemple dans le n° 254 de la Présentation générale du missel romain qui indique qu’en cas de célébration sans ministre ni fidèle (ce qui est déconseillé par l’Église depuis des siècles) « les salutations, les monitions et la bénédiction à la fin de la messe sont omises. »
Le chanoine Stéphane Drillon du diocèse de Nice, dans un exposé d’une très grande rigueur de démonstration (toute juridique), présentait un état des lieux du statut canonique de la concélébration. De sa communication qui n’intéresse pas uniquement la liturgie traditionnelle mais également (et ils sont probablement plus nombreux qu’on ne le pense) les praticiens de la liturgie de Paul VI, il ressort que le droit positif (canon 902) garantit la liberté de ne pas concélébrer qui est une simple possibilité. Le chanoine s’interrogeait sur les « pressions psychologiques subies » (particulièrement par les jeunes prêtres dans les diocèses ou les communautés religieuses) et constatait que le canon 1378 sur les abus de pouvoir n’est jamais évoqué pour faire respecter le droit à ne pas concélébrer. On trouvera de larges extraits de cette intervention sur le Salon Beige.
Le professeur Philippe Bernard de l’École pratique des hautes études, quant à lui, s’est intéressé aux partisans et adversaires de la multiplication des messes sur une vaste période allant des carolingiens au XVIIIe siècle. Une réflexion du professeur au détour de ce riche exposé me semble intéressante pour éviter les anachronismes mais aussi pour éclairer la liturgie dans sa profonde réalité :
« on ne cherche pas à répondre à une demande qui serait exprimée par des consommateurs de sacré, mais à glorifier Dieu, à bénéficier des suffrages des clercs (…). C’est cette mentalité qui explique la multiplication des églises votives, (…) qui explique cette multiplication des autels et des messes à la fin du VIe siècle (et certainement pas) un élan d’utilitarisme moderne qui nous est spontanément familier ».
Rappelons-nous, en effet, combien la liturgie est d’abord et avant tout un culte et non une pastorale (ceci n’excluant d’ailleurs pas cela).
Le professeur Manfred Hauke, prêtre, professeur de dogmatique à la Faculté de théologie de Lugano, prononçait une conférence très riche et probablement centrale pour entrer au cœur de la problématique liée à la concélébration : les fruits sacramentels de cette pratique à présent systématisée. Ne perdons en effet jamais de vue les quatre fins du sacrifice eucharistique : demande, action de grâces, pardon, et louange. Le conférencier échafaudait son évaluation à partir de trois courants différents : l’un, qu’il rattache aux travaux de Karl Rahner, repousse la concélébration estimant indifférent pour le prêtre de concélébrer ou de participer parmi les fidèles ; un deuxième courant affirmant la valeur sacramentelle distincte de chaque messe et qui conduit logiquement à multiplier les célébrations individuelles ; le troisième courant étant convaincu que les fruits sacramentels dépendent de l’acte sacramentel de chaque célébrant et qu’il n’y a donc pas de raison dogmatique de limiter la concélébration. Que l’on nous permette une remarque complémentaire : ces préoccupations théologiques sur les fruits sacramentels sont le cadet des soucis de l’immense majorité des zélateurs de la concélébration. Leur approche est, avant toute chose, pastorale et démonstrative. Elle se focalise sur la communion manifestée par l’unité autour de l’évêque (mais le plus souvent entre confrères) ce qui est extrêmement réducteur.
Le père Michael Shami, prêtre maronite de l’éparchie de Los Angeles est doctorant en études liturgiques. Introduisant sa contribution consacrée à la concélébration dans le rit syro-maronite, il rappelait cette question qu’il aime poser à ses étudiants : « Voulez-vous savoir comment est-ce pratiqué couramment ou pratiqué correctement ? ». Son étude démontre une influence latine certaine à partir du XVIIe siècle et permet de rappeler certains aspects de la concélébration cérémonielle qu’il faut distinguer de la célébration sacramentelle. Dans sa conclusion il invitait à réfléchir « sur l’utilisation monolithique du terme de concélébration » et posait une question fondamentale : « qu’est-ce que le concélébrant pense faire ? ».
L’abbé Claude Barthe que l’on ne présente plus, étudiait la majestueuse concélébration de la messe pontificale du jeudi saint en usage à Lyon jusqu’en 1965. Il montrait avec force détails que la rareté (quatre à huit fêtes seulement en fonction des siècles) et la disparition de la concélébration dans la liturgie romaine s’explique par son caractère très hiérarchique mais également par l’approfondissement doctrinal concernant les fruits du sacrifice qui conduisit d’ailleurs à la généralisation de la célébration privée de la messe.
On peut probablement apporter des arguments contraires et présenter des objections sur tel ou tel point à ces conférenciers qui ne sont pas des amateurs. Mais il nous semble bien difficile de les négliger.
Quel malheur donc de ne pouvoir parvenir à débattre posément entre catholiques de ces sujets si importants, si intimement liés à la foi que nous proclamons pourtant dans le Credo.
Je vois trois raisons différentes à ce refus :
- Le désintérêt total pour la contemplation des mystères révélés par Dieu à son Église au profit d’une religiosité sentimentale et plastique.
- Le refus du débat par posture d’autorité.
- La fuite du débat par carence d’argument.
Mais il n’est pas interdit d’espérer puisque tout est dans les mains du Bon Dieu.
Cyril Farret d’Astiès

