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3 hommes achètent 2 enfants pour 170 000 $

3 hommes habitant Los Angeles ont dépensé 170 000 dollars pour « obtenir » deux enfants :

  • 18 200 $ pour une première agence d’adoption en 2019, sans succès, puis 13 000 $ pour engager un avocat en 2021 « afin de pouvoir commencer à chercher des candidats à l’adoption privée », ainsi que 7 000 $ pour un avocat dans l’Etat où Tegan est née. Ils ont également dépensé 6 000 $ en annonces sur Google et 4 000 $ pour les services sociaux californiens. La procédure a duré 4 ans et coûté « plus de 48 000 dollars ».
  • Les hommes ont commencé à envisager d’avoir recours à la GPA « à peu près au même moment en 2019 ». Ils ont « déboursé 86 000 $ pour cinq transferts d’embryons » avec une première agence. Aucun des transferts n’a réussi. La deuxième agence leur a demandé plus de 110 000 $. L’entreprise de Mitch, qui travaille dans la finance, a pris en charge 70 000 $.

« Ces coûts n’incluent même pas les frais de déplacement pour l’adoption et la maternité de substitution. Ils n’incluent pas non plus les frais d’agence et d’avocat que nous devrons encore payer en décembre pour notre deuxième enfant », précisent les trois hommes.

Ils dressent le bilan : « Au total, nous avons dépensé plus de 170 000 dollars de notre poche jusqu’à présent ».

Pauvres enfants.

Source : Gènéthique

Instruction en famille : l’ONU condamne la France

Communiqué de l’association Liberté éducation

Alors que notre association Liberté éducation a participé au Sommet du Global Home Education Exchange ce week-end à Zagreb, réunissant des organisations qui promeuvent l’école à la maison dans toute l’Europe, l’ONU vient de condamner la France sur la violation potentielle du principe de nécessité et de proportionnalité de la nouvelle loi française régissant l’instruction en famille, reconnue comme aussi importante que l’école privée sous contrat et hors contrat. Cette excellente nouvelle a été annoncée en direct aux participants de ce sommet européen.

C’est une victoire morale importante pour tous les défenseurs de ce droit humain inaliénable des parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.

L’ONU demande à la France de « prendre les mesures nécessaires » pour respecter la liberté des familles de choisir une alternative à l’école, selon l’article 13.3 du Pacte international des droits sociaux économiques et culturels ratifié par notre pays.

En effet, cet article stipule que les parents ont le droit de choisir une alternative à l’école. Or, depuis la loi d’août 2021 sur l’instruction en famille, plus de 11 500 enfants et leurs parents ont été privés de ce droit humain inaliénable. Parfois même malgré un handicap, comme nous l’avons dénoncé à l’Assemblée nationale le 18 juillet dernier, ou même un harcèlement. Ainsi l’ONU s’est montré sensible à la détresse des famillesqui essuient ces refus arbitraires de la part des académies.

Également très important, l’ONU a reconnu que l’article 13.3 de ce Pacte international qui protège la liberté éducative des parents de choisir des établissements autres que ceux des pouvoirs publics s’applique bien à l’instruction en famille.
C’est bien reconnaître que l’instruction en famille est une alternative éducative au même titre que celle des écoles sous contrat ou hors contrat.
Par ailleurs, le comité a montré son inquiétude quant à la limitation drastique de cette liberté éducative venue du régime d’autorisation instauré par la loi sur le séparatisme du 24 août 2021, qui se chiffre à 39,3% de refus sur tout le territoire national, avec de nombreuses disparités et inégalités de traitement.
Devant les membres du Comité de l’ONU comme devant les sénateurs le 11 octobre dernier, le ministère a évoqué 89% d’acceptations (11% de refus) au niveau national, alors que le chiffre réel est de 60,7% d’acceptations avec 39,3% de refus, selon ses propres sources. En effet, le ministère intègre de manière abusive le nombre des familles bénéficiant du régime de plein droit jusqu’en septembre 2024, et qui n’ont donc pourtant pas eu jusqu’ici de dossiers de demande d’autorisation à faire instruire.
Par ailleurs, les chiffres de la rentrée 2022-2023 par zones académiques et par motifs ne sont toujours pas communiqués par le ministère, y compris aux 50 parlementaires de tous les bancs qui les ont pourtant réclamés par des questions écrites au ministre. Ces chiffres mettraient en exergue de fortes inégalités territoriales, avec des académies qui délivrent jusqu’à 90% de refus, comme l’avait reconnu lui-même le ministre.
La pratique de ce régime avec des refus de plus en plus en plus nombreux et concentrés sur le motif pédagogique montre bien la violation par la France du principe de proportionnalité, comme l’ONU le dénonce.

D’autre part, l’ONU demande à la France de respecter « les besoins particuliers » ainsi que « l’intérêt supérieur de l’enfant », « en tenant compte » de la possibilité pour les parents de choisir une alternative à l’école.

Pour rester crédible au niveau international, la France ne peut s’asseoir sur les conventions internationales en matière de droits humains fondamentaux, elle doit tenir compte des observations de l’ONU.

A la suite de nos propositions adressées à l’ONU, des questions du Comité de l’ONU à la délégation française et de notre discours prononcé au siège de l’organisation à Genève, Liberté éducation se félicite donc de la position prise par le comité des Nations Unies en charge de veiller à l’application du Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels.

Dénislamisme

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

Quel est le syndrome d’une société en crise sinon son incapacité à se mettre à la hauteur des enjeux qui la traversent ? Alors que le conflit israélo-palestinien s’exporte sur l’hexagone avec toute la perméabilité que permet son archipellisation, les coups de sécateur contre les racines chrétiennes de la France se poursuivent. Imperturbablement.

On a ainsi vu une foule scander en chœur « Allah Akbar » place de la République jeudi dernier lors d’une manifestation contre l’Etat d’Israël, rassemblement initialement interdit sur ordre du Ministère de l’Intérieur, puis autorisé in extremis par le tribunal administratif. Preuve une fois encore d’un Exécutif se plaisant à donner de la voix face à l’islamisme mais n’ayant in fine qu’une main faible – ou impuissante – pour en régler les problèmes… Avec un sens tragique de l’agenda, le même jour, on apprenait que le Conseil d’Etat ordonnait le déboulonnage d’une statue de Notre-Dame érigée sur le domaine public de l’Île-de-Ré. A l’image du soir de Betthléem, la Sainte Vierge était sommée de déguerpir pour trouver asile dans un espace privé. Quel piteux spectacle !

Aveuglement de l’intelligence et désarmement de l’esprit

En 2019 déjà – une éternité au regard de la volatilité des événements et de la déficiente mémoire médiatique – Alexis Brézet usait d’un néologisme pour nommer la lâcheté intellectuelle ambiante : « le dénislamisme ». Pour le directeur des rédactions du Figaro, les meurtres commis au nom du Coran sur le sol français s’expliquaient pour une raison confondante : « si nous n’avons rien vu venir, c’est que nous n’avons rien voulu voir ». Il mettait le doigt sur l’irresponsabilité de ceux qui ne peuvent ignorer ce qu’ils devraient savoir. Le déni de l’islam radical ? On pourrait le définir comme un aveuglement de l’intelligence, une perception brouillée de la menace, un désarmement volontaire de l’esprit.

Toute pièce ayant deux faces, il ne saurait cependant s’agir là d’un unique problème. Depuis trop d’années, le drame profond qui habite la destinée de notre pays réside dans la conjugaison de ce dénislamisme au rejet de ses racines chrétiennes. Ce qui a contribué à faire de la France un espace de paix et de sociabilité, une terre d’élégance et de panache, une mère des arts, des armes et des lois, trouve sa source principale, qu’on le veuille ou non, dans l’écosystème de l’Evangile, dans l’humus de la civilisation chrétienne, dans l’âtre du décalogue. Tant que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir s’obstineront dans ce double déni, le redressement moral, intellectuel et spirituel nécessaire à l’harmonie nationale attendra toujours.

Le plaquage façon rugby d’un écolo par une religieuse

Devant tant d’inconscience, il y aurait de quoi, pour les catholiques de conviction, à montrer les dents. Non pas celles augurant d’une haine vengeresse mais celles qui signifient une exaspération profonde, celles qui affirment que « trop, c’est trop », celles qui crient « cessez de nous prendre pour des canards sauvages ! ». A cet égard, la vidéo virale (et jubilatoire !) d’une religieuse plaquant façon rugby un activiste écolo sur le site de Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier montre que si l’on peut tendre la joue gauche, il n’est pas interdit aussi de défendre l’honneur de Dieu et sa justice, en refusant de se laisser marcher dessus.

Ce « plaquage » s’est déroulé dans le cadre d’une contestation illégale d’un projet de construction qui a pourtant reçu toutes les autorisations légales en matière d’urbanisme et de règles environnementales. Ces opposants, constitués d’écologistes et de militants anticléricaux, n’ont pas hésité à violer la propriété privée de la Famille Missionnaire de Notre-Dame en cherchant, par la violence et l’intimidation, à empêcher la poursuite des travaux. Le tout en bénéficiant de la complaisance de certains « cathos de gauche »

Ce dernier point dit beaucoup du consternant de la situation. A défendre de façon disproportionnée « l’avenir de la planète » au mépris des bienfaits du christianisme, certains catholiques en viendront à refuser l’envoi de missionnaires aux quatre coins du monde au prétexte de l’empreinte carbone laissée par leurs courses apostoliques.

Décidément, nous avons sans doute les polémiques que méritent l’inconsistance de notre temps.

Bénédiction de la statue de Jeanne d’Arc à Saint Petersbourg

Communiqué d’Anne Brassié :

Le grand sculpteur Boris Lejeune, d’origine ukrainienne et russe vivant en France, avait réalisé une première statue de Jeanne d’Arc pour Notre Dame de Bermont, l’ermitage où Jeanne a entendu ses voix, près de Domrémy. Le prince Sixte-Henri Bourbon-Parme lui donna l’idée d’offrir une autre statue de Jeanne à sa mère patrie, à Saint Petersbourg, où le sculpteur a fait toutes ses études artistiques. Ce cadeau fut accepté avec joie par toutes les autorités russes. Jeanne d’Arc est connue et aimée en Russie. Cette statue devait être inaugurée en mai 2020 pour le centenaire de sa canonisation mais la fermeture des frontières a interdit tout voyage.

Le 13 Octobre dernier, jour anniversaire de la dernière apparition de Fatima, Boris Lejeune a réuni quelques-uns des mécènes de la statue qui l’ont accompagné pour sa bénédiction par un prêtre orthodoxe et le Père Argouarc’h, successeur du fondateur du village de Riaumont et de l’Institut Sainte Croix de Riaumont.

Puis un colloque nous réunissait qui démontra combien Jeanne est présente dans la musique et la littérature russe. Comme l’a écrit Boris Lejeune, Jeanne a, cette année, 600 ans, les guerres commencent, les guerres finissent. Jeanne est en dehors du temps. Vous trouverez ci dessous un petit discours prononcé à ce colloque.

Jeune fille de France, fille aînée de l’église, Jeanne se devait de venir en Russie, en Sainte Russie. Etonnante fraternité ! Nos deux peuples sont enfants du Ciel.

Merci à Boris Lejeune d’avoir créé cette belle œuvre et merci à la Mairie de Saint Pétersbourg de l’accueillir.

Pourquoi ce personnage de Jeanne transcende-t-il les siècles et les frontières ?

Parce qu’il faut comprendre la mémoire longue des peuples, mémoire qui s’étend sur des siècles et des siècles.

Parce que, je crois, la geste de Jeanne répond à des exigences profondes de tous les peuples, une exigence de paix, la guerre ravageait la France, le peuple russe est menacé aux frontières.
Une exigence d’indépendance. Jeanne ne supportait plus les Anglais sur la terre de France. Elle aime les Anglais chez eux. Certains peuples ont la fâcheuse tendance à vouloir camper chez les autres. Napoléon et ses grognards ont payé cher cette pulsion. Les hommes comme les plantes sont d’une terre. On ne déporte pas les peuples sans risques graves. L’exil est une souffrance incommensurable.

Une exigence d’amour de la mère patrie, aucun homme ne peut grandir sans aimer sa mère, aucune femme sans aimer son père. Depuis l’origine du monde la patrie a civilisé les hommes. La patrie est devenue l’ensemble des familles formant un peuple.

Une exigence religieuse, une exigence de relation avec Dieu. Depuis Clovis, Clotilde et l’évêque Saint Rémi, depuis Saint Vladimir en Russie nos peuples se sont tournés vers Dieu. Il leur a donné ses tables de la Loi pour vivre en harmonie. Ceux qui ne les respectent pas entraînent d’infinies souffrances.

Une exigence de sacrifice enfin comme seuls les saints et les soldats peuvent les accomplir. En donnant sa vie à Dieu et à sa patrie, en un temps où certains voudraient supprimer Dieu et la patrie du paysage terrestre, Jeanne d’Arc témoigne de son engagement pour l’éternité.

Je voudrais, pour finir, citer le refrain de la célèbre Cantate à l’étendard qui résonne à Orléans depuis 1899 :

Étendard de la délivrance,
À la victoire il mena nos aïeux,
À leurs enfants il prêche l’Espérance,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Chantons comme eux,
Vive Jehanne,

“On veut sanctionner par la synodalité la fin de l’Église unique”

Don Nicola Bux, professeur de théologie, ancien consulteur pour les Congrégations de la Doctrine de la Foi, pour les Causes des Saints et pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, ancien collaborateur du Pape Benoît XVI, a envoyé à Cardinalis une réflexion sur le Synode. Extrait :

Le grand et capital danger de l’actuelle saison ecclésiale est de remplacer la première note de l’Église professée dans le Credo – l’Église Une – par synodale. Je m’explique. Après avoir idéalisé, dans la période postconciliaire, l’image de l’Église primitive (Ac 2,42) comme une auto-compréhension exhaustive de l’Église, exaltant la liberté de ses membres et l’absence de verticalisme, faisant croire que le seul lien était la charité, on a oublié que les chrétiens étaient un seul cœur et une seule âme (Ac 4,32) et qu’ils étaient exhortés à s’exprimer unanimement (1 Co 1,10). Au contraire, aujourd’hui, les opinions sont nombreuses, non pas sur ce qui est précisément discutable, mais sur l’enseignement des dogmes, au détriment de l’unique vérité. Or, dans le relativisme gnoséologique et moral qui traverse l’Église, on veut sanctionner par la synodalité la fin de l’Église unique. Un bibliste a écrit : on ne naît pas synodal mais on le devient, et enfin, aux fameuses quatre notes du Credo, il en a déjà ajouté une cinquième : synodale. Or, il s’agit d’un mot composé, dans lequel le préfixe syn renvoie à un, c’est-à-dire à un chemin dans l’unité ou à un regard unitaire ; synodal est donc pléonastique et ambigu, s’il s’ajoute ou même se substitue à un.

Le danger susmentionné provient du regard non averti des orthodoxes qui, comme on le sait, ont fait du synode leur forme ecclésiastique, par opposition à la forme catholique, qui est hiérarchique. En effet, ils sont convaincus que la primauté romaine n’est pas une primauté d’autorité, mais d’honneur, niant que le droit d’appel reconnu à Rome au concile de Serdica, aujourd’hui Sofia, en 343, implique un rôle modérateur ou arbitral sur l’Église universelle ; et même lorsque certains théologiens orthodoxes admettent que la synodalité équilibre l’autorité, ils ne disent pas dans quelle mesure. Il y a donc un problème d’unité dans l’orthodoxie. Comment les catholiques peuvent-ils s’inspirer de ce concept de synodalité ? Le pape François affirme qu’une Église synodale est une Église d’écoute mutuelle : on écoute le peuple, puis on écoute les pasteurs, et enfin on écoute l’évêque de Rome (cf. Discours au synode du 17 octobre 2015). Ainsi, l’Église devient une pyramide inversée, une Église qui n’est plus hiérarchique, où il n’y a plus personne qui dit le dernier mot, voire plus personne qui enseigne. L’écoute mutuelle remplace l’enseignement. Il arrive d’ailleurs aujourd’hui qu’un nouvel évêque, avant même de commencer son ministère dans un diocèse, s’empresse de rassurer : je viens pour écouter. Il est pourtant le successeur de ces Apôtres à qui le Christ a dit : “Enseignez toutes les nations”, il n’a pas dit : “Ecoutez-les”.

Que penser alors du fait que, selon la doctrine catholique, la primauté pétrinienne, bien que liée à la collégialité épiscopale, donc à un exercice synodal, peut s’exercer en dehors d’elle ? On sait que le pape a récemment interféré avec l’autorité épiscopale, qui est de droit divin, comme l’a réaffirmé Vatican II, en révoquant des évêques diocésains sans explication et sans contredire leur autorité pastorale. Ceci est contraire au principe cher aux orthodoxes selon lequel aucun évêque, quel que soit son titre ou son rang, ne peut s’immiscer dans le diocèse d’un autre évêque sans l’autorisation de ce dernier. Ainsi, les orthodoxes, si tant est qu’ils l’aient jamais eue, transmettent le désir de rejoindre les catholiques.

Le malentendu “synodal” chez les catholiques vient du fait qu’après le document de Ravenne (2007), il est acquis que l’on est d’accord avec les orthodoxes sur la thèse selon laquelle la primauté aux différents niveaux de la vie ecclésiale, local, régional et universel, doit toujours être conçue dans le contexte de la conciliarité. Sans parler de la controverse intra-orthodoxe sur l’expression “Églises sœurs” dans le document de Balamand (1993), qui n’a pas été résolue même au Concile de Crète (2017). Malheureusement, cette expression continue d’être utilisée par les œcuménistes catholiques, sans les clarifications contenues dans la Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (2000), qui demande qu’elle soit utilisée pour se référer à la relation entre les Églises particulières, et non entre l’Église de Rome comprise comme synonyme de l’Église catholique universelle et l’Église de Constantinople, qui n’est qu’une Église particulière avec son territoire canonique. Malgré cela, les œcuménistes catholiques continuent à considérer les documents de dialogue produits par la Commission mixte catholique-orthodoxe comme des réalisations, comme s’ils avaient été approuvés ou reçus par les synodes des Églises orthodoxes. Cet “œcuménisme romantique”, s’il n’est pas utopique, est le plus grand obstacle à l’unité et à la communion intra-catholiques et extra-catholiques, et donc à la véritable synodalité.

Ainsi, le synode des évêques sur la synodalité est conditionné par cette influence et, de plusieurs côtés, il est compris comme la réforme de l’Église catholique dans un sens synodal, afin qu’elle ressemble à l’Église orthodoxe et protestante. [Lire la suite]

La famille compte plus que tout pour 78% des Français

Mort à cause du vaccin : personne n’est coupable sauf la victime

Stefano Paternò, un marin de 43 ans, est décédé le 8 mars 2021, 12 heures seulement après l’administration du vaccin d’Astrazeneca, des suites d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Le tribunal italien a rejeté les accusations portées contre Astrazeneca et les professionnels de santé qui ont injecté le vaccin. Personne n’est coupable, mais la sentence, bien que honteuse, confirme que la mort a été causée par le vaccin.

Au cours de l’enquête, le ministère public a constaté que l’homme avait été atteint de COVID sous une forme asymptomatique. Mais le parquet a pu établir que la mort de Paternò était due au vaccin, au point que le même procureur a écrit que la mort due à l’inoculation pouvait être soutenue avec une “certitude raisonnable”. Mais tout cela n’a pas suffi à condamner un responsable, à tel point que c’est le même procureur qui a demandé l’archivage de l’affaire. Ce ne pouvait être ni le fabricant, qui a d’ailleurs pu démontrer qu’il avait obtenu une garantie, par contrat, sur laquelle l’État italien assumait toute la responsabilité du fabricant, ni les travailleurs sanitaires, parce qu’ils sont blindés par un bouclier pénal qui représente un cadre insurmontable pour la recherche des responsabilités. Il en va de même pour l’État qui, en rejetant la responsabilité sur les pauvres citoyens, leur a en fait laissé la charge de la preuve, la vie sur le terrain et le fardeau d’avoir à la prouver.

Il s’ensuit, en résumé, que les victimes du vaccin décédées à la suite de l’injection ont été condamnées à mort en signant l’autorisation de vaccination, extorquée par la menace perverse de la perte de leur emploi et de leur vie sociale.

C’est, d’une part, une lecture honteuse des événements car, par cette décision, on affirme en substance que le fait s’est produit, c’est-à-dire la mort par vaccin, mais que personne n’en est responsable.

L’affaire Paternò terminée, il reste sur le terrain des milliers de maladies, de handicaps et de décès liés aux vaccins, à propos desquels il ne sera plus possible de faire comme si rien ne s’était passé. Maintenant qu’un tribunal a affirmé que le vaccin tue, il se peut que de nombreux autres tribunaux soient contraints d’affirmer cette simple vérité. Et au vu du nombre d’affaires pendantes devant les tribunaux aujourd’hui, cela pourrait représenter un tsunami, car des affaires comme celle de Paternò sont pleines de cabinets d’avocats. Cela ne condamnera peut-être personne, mais cela pourrait mettre un point final à l’opération la plus honteuse de privation de liberté et de tromperie massive dont ont été victimes des citoyens italiens depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le cardinal Mamberti remet l’habit à cinq postulantes des sœurs adoratrices de l’Institut du Christ-Roi

Communiqué de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre :

Le 17 octobre dernier, en la fête de Sainte Marguerite-Marie, patronne secondaire des sœurs adoratrices, le cardinal Dominique Mamberti, de nationalité française, a remis l’habit à cinq postulantes dans l’église du couvent à Naples.

Parmi ces nouvelles novices, sœur Claire-Marie du Christ Roi, première vocation religieuse issue de nos missions du Gabon. Elle nous livre à cette occasion un très beau témoignage que nous vous adressons ci-dessous.

Deo Gratias. En ce jour de grâces pour mon humble personne, ce sont des sentiments de grande reconnaissance pour la divine Providence qui m’habitent. Désormais revêtue de l’habit religieux, me voici toute donnée à Dieu, « épouse du Christ », selon les belles paroles rappelées dans son homélie par S.E.R. le cardinal Mamberti, qui à l’invitation de nos supérieures est venu nous remettre avec mes quatre consœurs le saint habit des adoratrices.

En ce jour de joie, comment ne pas remercier la divine Providence de m’avoir guidée jusque-là avec tant de sollicitude et de bienveillance. L’on a coutume de dire que notre divin Maitre écrit droit avec des lignes courbes. Je revois mon enfance passée dans mon pays natal, le Nigéria, où je fis une première expérience de vie religieuse. Puis la découverte providentielle de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et de sa branche féminine des adoratrices du Cœur Royal de Jésus Souverain Prêtre.

Cette découverte fut approfondie pour moi par deux années de préparation à Mouila au Gabon au sein de la mission tenue par les chanoines de l’Institut du Christ Roi, avant de rejoindre le postulat. Notre vocation d’adoratrices, centrée sur l’adoration du Saint-Sacrement, veut aussi être une vie offerte pour ceux qui sont configurés au Christ de manière spéciale : les prêtres de Jésus-Christ. À Mouila, j’ai eu la grâce de voir de bons prêtres qui m’ont confortée dans ma vocation et dans mon désir de me donner à Jésus pour la fécondité de leur ministère. Leur dévouement inlassable m’a édifiée, et je repense avec émotion à ce bon et regretté chanoine Fragelli, si dévoué pour les âmes à Mouila. Ses successeurs continuent dans ses pas malgré des obstacles réels : le climat qui n’épargne pas les corps, l’animisme qui n’épargne pas les âmes, la polygamie et l’absence de père qui affaiblit la structure familiale, mais aussi des difficultés de personnes, comme des enseignants, des volontaires ou bénévoles auxquels les chanoines ont fait confiance, mais qui venaient ici dans des buts d’exercer un pouvoir ou imposer des vues, mettant parfois à mal la charité dans la mission et essayant de créer des divisions dans notre petite famille. Rien par force tout par amour, dans les joies comme dans les peines, leur devise est vraiment vécue. Je remercie les chanoines de Mouila pour leur patience et leur écoute bienveillante, ce qui a facilité mon adaptation à la vie de communauté chez les sœurs, en sachant charitablement accommoder toutes les cultures. Quelle consolation de voir la grâce divine transformer les faiblesses de la nature blessée par le péché en occasion de croître en vertu et en sainteté !

Ces deux années ont préparé mon cœur au départ pour le postulat. La confiance en Dieu, qui ne déçoit jamais ceux qui se confient en Lui, m’a permis de franchir ce pas du départ, auquel j’aspirais, non sans inquiétude. Mais là aussi, la bonté de Dieu s’est manifestée bien au-delà de ce que nos vues humaines peuvent imaginer. Autour du divin Cœur, malgré nos différences de nationalité, de culture, de tempérament, la communauté m’a accueillie comme une sœur d’une grande famille spirituelle. La grande charité entre les sœurs m’a permis de trouver rapidement ma place, et j’en remercie le Ciel du fond du cœur.

Notre vie d’adoratrices est une vie cachée en Dieu, une vie de prière pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes. Dans cette prière, et en chantant la louange de Dieu en ce jour de grâces de ma prise d’habit, je n’oublie pas de porter avec un cœur reconnaissant tous ceux que le Bon Dieu a mis sur ma route pour parvenir jusque-là. Je me confie à la prière de tous, et je vous promets les miennes auprès de Jésus-Hostie, notre divin Roi.

Sœur Claire-Marie du Christ-Roi

Eglise : le courage de la vérité

Dans son émission En quête d’esprit, Aymeric Pourbaix reçoit Mgr Marc Aillet, qui vient de publier un ouvrage intitulé Le Temps des saints (faut-il y voir un clin d’oeil avec le fameux roman ‘le Camp des saints’ ?) Ne soyons pas des chiens muets, ainsi que le Frère Louis-Marie Arino-Durand, dominicain, aumônier des équipes du Rosaire et auteur d’un ouvrage intitulé Allez dire aux prêtres, avec Véronique Jacquier.

Union européenne et Hamas, des liens troubles

La Commission européenne subventionne des organisations proches du groupe terroriste, du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et des Frères musulmans.

Depuis l’attaque terroriste sans précédent du 7 octobre 2023 contre la population israélienne, les Gouvernements européens hésitent à suspendre tout ou partie des subventions européennes versées à l’Autorité palestinienne. Rien qu’entre 2021 et 2023, cela représente 691 millions d’euros.

  • Entre 2014 et 2020, l’Islamic Relief Worldwide a reçu 13 millions d’euros de subventions européennes. Pourtant, cette association figure depuis 2014 sur la liste des organisations terroristes en Israël en raison de son rôle présumé dans l’acheminement de fonds vers le Hamas. Elle est aussi considérée comme proche des Frères musulmans. Ce n’est qu’en 2021 que la Commission européenne a annoncé être informée de ces éléments. Il lui aura donc fallu six ans pour stopper ses subventions.
  • La Commission européenne a également accordé 300 000 euros de subventions à l’ONG Al-Haq en 2018. Cette organisation est réputée proche du FPLP un groupe que le Hamas qualifie « de partenaire politique majeur ». En effet, d’après une déclaration d’Israël à l’ONU en 1994, leur Directeur général, Shawan Jabarin, est accusé d’avoir été membre du FPLP. En mai 2018, Visa, Mastercard et American Express ont mis fin aux dons en ligne par carte de crédit à Al-Haq en raison des liens du groupe avec le FPLP. Pourtant, dans une question écrite, des députés européens agissant au nom du groupe socialiste (S&D) s’indignaientqu’en 2021 le ministre israélien de la défense ait placé Al-Haq sur la liste des organisations terroristes. Ils reprochaient alors à la Commission d’avoir suspendu ses financements à cette organisation. Al-Haq a également bénéficié de près de 2,1 millions de dollars de la Fondation Open Society entre 2016 et 2020.
  • La Commission européenne a aussi accordé des subventions à hauteur de 500 000 euros entre 2014 et 2019 au Forum des organisations européennes musulmanes de jeunes et d’étudiants (FEMYSO). FEMYSO est la branche jeune de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE), une organisation proche des Frères musulmans selon Florence Bergeaud Blackler, anthropologue au CNRS et spécialiste des mouvements islamistes. Cette analyse est également partagée dans une lettre de membres du Gouvernement français à la Commission européenne en 2021. Il est notoire que le Hamas est la branche palestinienne des Frères Musulmans. Par ailleurs, FEMYSO fédère 32 organisations islamiques dont l’Islamic Community Millî Görüş – Youth and Students. L’agence de renseignement intérieure allemande estime que le mouvement Millî Görüş propage l’antisémitisme et que ses objectifs ne sont pas compatibles avec les principes fondamentaux de l’ordre démocratique libéral. Le Gouvernement français considère quant à lui que l’organisation Millî Görüş ne respecte pas les « valeurs de la République ». Aujourd’hui, FEMYSO bénéficie d’un statut privilégié d’ONG auprès du Conseil de l’Europe et de « groupe d’intérêt »auprès du Parlement européen.

Gaza dans le cycle “provocation – répression – mobilisation” : jusqu’où ?

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

L’attaque terroriste du Hamas date déjà de 2 semaines. Et Israël n’a toujours pas lancé son offensive promise contre Gaza. Pourquoi ?

Tentons une explication, en tenant compte du schéma révolutionnaire classique : « provocation – répression – mobilisation ».

Provocation : le Hamas déclenche une vague de terreur, des morts, des otages.
Répression : Israël bombarde, affame.
Mobilisation : de nombreux jeunes Palestiniens rejoignent le Hamas, et ses alliés arabo-musulmans les aident.

C’est classique.

Il se trouve un élément supplémentaire : le terrain en zone urbaine dense.

Certes, Israël peut bombarder Gaza à loisir, dans sa phase de répression. Mais cela risque de toucher beaucoup plus les populations que le Hamas lui-même. Gaza est truffée de souterrains.

En cas d’offensive militaire avec chars et infanterie, le risque pour Israël devient très grand. Le milieu urbain est propice à une guerre de harcèlement, facilitée encore par les souterrains déjà évoqués. Gaza pourrait être le Mogadiscio d’Israël (revoir le film « La chute du faucon noir » si besoin). Le Hamas étant aidé par l’Iran, il est probable qu’il possède des drones, il connaîtra donc les positions des fantassins et des chars. Les journées de Tsahal risquent d’être mortelles, et encore plus leurs nuits.

Gageons que les Juifs, qui ne sont ni bêtes ni suicidaires, n’entreront pas dans ce piège.

Il est probable qu’ils miseront sur une autre stratégie qu’ils maîtrisent bien : laisser passer l’orage, et envoyer le Mossad « neutraliser » les responsables du Hamas, un par un.

Le Hamas a donc gagné cette « guerre », d’une certaine façon. Il a montré sa capacité à frapper fort, sans possibilité israélienne de lui nuire réellement. Ses capacités opérationnelles sont sans doute préservées, voire augmentées grâce à la phase « mobilisation ». Il pourrait recommencer, s’il le veut.

Alors, quel avenir possible ?

Difficile de parler de paix durable dans la situation actuelle. L’horreur du terrorisme et de la guerre urbaine occupera longtemps les esprits. Pourtant, le plan de résolution proposé par le Vatican pourrait être de nouveau mis à l’ordre du jour : 2 Etats (Israël et Palestine), et Jérusalem avec un statut international.

Pour éviter que le Hamas tire profit de ses ignominies, cette solution pourrait s’appuyer sur le Fatah-OLP, qui semble devenu un interlocuteur raisonnable.

Il n’est pas interdit de rêver, puisque “le pire n’est jamais sûr”.

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]

Le cardinal Pizzaballa s’offre en échange des enfants israéliens enlevés

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Le cardinal Pierbattista Pizzaballa s’est offert au Hamas comme otage en échange des enfants enlevés par le groupe terroriste palestinien. « Si ces enfants peuvent être libérés et rentrer chez eux, il n’y aura pas de problème », a dit le patriarche latin de Jérusalem à un journaliste lors d’une vidéoconférence. « Pour ma part, la volonté est là », a-t-il ajouté.

Bentkey, le nouveau Disney

Ben Shapiro lance un site de streaming pour enfants et ados qui se définit comme un anti-Disney (ou dit autrement, fidèle à ce qu’était le Disney de Walt). Ben Shapiro est l’un des fondateurs du site d’informations et d’opinions en ligne The Daily Wire. Le Daily Wire lance une nouvelle application pour enfants, Bentkey :

À l’occasion du 100e anniversaire du jour où Walt Disney a fondé sa société, je suis fier d’annoncer le lancement de la nôtre.

Un peu plus d’un an après que le Daily Wire a annoncé son engagement à investir 100 millions de dollars dans le divertissement pour enfants, et à l’occasion du 100e anniversaire de la création de Disney, le cofondateur du Daily Wire, Jeremy Boreing, a révélé le lancement de Bentkey, une nouvelle société de divertissement pour enfants issue du Daily Wire. La toute nouvelle application Bentkey est disponible dès maintenant avec plus de 150 épisodes de 18 émissions, dont quatre originaux de Bentkey. De nouveaux épisodes arriveront tous les samedis matin et de nouvelles séries seront ajoutées à la plateforme en permanence.

L’annonce intervient à un moment tumultueux pour Disney, dont la cote de popularité est en chute libre alors que l’entreprise devient de plus en plus ouvertement politique. Des fuites au début de l’année 2022 ont révélé que des cadres de l’entreprise préconisaient plus de “LGBT” et des messages raciaux radicaux dans les contenus pour enfants. Des vidéos ont montré Rachel Zegler, la star de “Blanche-Neige” de Disney, condamnant l’histoire emblématique de Disney qui a permis à l’entreprise de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

“Alors que Disney utilise toujours le nom de Walt, ils ont pratiquement abandonné son héritage”. “Walt Disney aimait l’Amérique. La société qu’il a fondée semble penser que l’Amérique est systématiquement raciste et, au-delà de son contenu, Disney, en tant qu’entreprise, pousse à tous les pires excès de la gauche réchauffée… On ne saurait trop insister sur l’ampleur de la perte que cela représente pour les Américains qui croient en la réalité fondamentale. Disney contrôle la plus grande bibliothèque de contenus jamais créée”.

Bentkey – un clin d’œil à la clé coudée que Boreing porte autour du cou tous les jours depuis 28 ans – a été nommée et lancée séparément de l’application principale DailyWire+ car, selon Boreing, contrairement à l’importance accordée par Daily Wire aux controverses politiques et culturelles brûlantes,

“Bentkey n’a pas pour but d’enseigner la politique aux enfants. Il s’agit d’enfance, d’émerveillement et d’aventure (…) [et] de créer la prochaine génération d’histoires intemporelles qui transportent les enfants dans un monde d’imagination et de joie, un monde de contenu et de personnages que les familles aimeront et en qui les parents peuvent avoir confiance”.

“Il a fallu 100 ans pour construire Disney. Nous savons que nous ne sommes pas ce que Disney est aujourd’hui, mais nous espérons qu’avec le temps, nous pourrons devenir ce qu’ils étaient autrefois : un petit studio avec de grandes idées et le courage de les poursuivre”.

Agirc-Arrco : Etat-voleur

Interrogé dans Valeurs Actuelles, Philippe Herlin dénonce le hold-up de l’Etat sur le régime complémentaire de retraites du privé, Agirc-Arrco :

[…]

Elections législatives en Suisse : la droite populiste en tête et en hausse

La droite populiste suisse (UDC), qui a fait campagne contre “l’immigration de masse”, est arrivée largement en tête dimanche aux élections législatives, renforçant sa place de première formation politique du pays, à près de 29% des voix.

Les parlementaires désigneront le 13 décembre les sept membres du Conseil fédéral (gouvernement), au sein duquel les quatre premiers partis se partagent les sept portefeuilles ministériels.

Les socialistes (PS), deuxième parti à la chambre basse du Parlement, obtiendraient un peu plus de 17% des voix, en très légère hausse.

Le Centre et les Libéraux-Radicaux (PLR), bataillent pour la troisième place, à environ 14,5% des voix, tandis que les Verts reculent à 9,1% des voix et Vert’libéraux à 7,1%. Le président des Vert-e-s Balthasar Glättli n’exclut pas de démissionner après la défaite de son parti aux élections.

La participation à l’élection du Conseil national a atteint 46,6% en moyenne suisse, contre 45,1% en 2019.

Immigration : Giorgia Meloni suspend le Traité de Schengen avec la Slovénie

« L’immigration de masse représente un risque pour la sécurité de l’Europe », alerte Giorgia Meloni en rappelant que l’auteur tunisien de l’attentat qui a fait deux morts à Bruxelles a débarqué à Lampedusa en 2011 et avait été un temps surveillé par les forces de l’ordre italiennes qui le jugeaient « dangereux ».

Les autorités italiennes ont repéré une trentaine d’individus radicalisés susceptibles d’être expulsés, tandis que cette semaine deux hommes soupçonnés de financer l’Etat islamique ont été arrêtés à Milan. Les services de renseignement italiens ont averti le gouvernement d’un « risque de possibles infiltrations terroristes au sein des flux migratoires pas uniquement par voie maritime mais également par voie terrestre », via la route des Balkans sur laquelle se déroule déjà un important trafic d’armes. Rien que dans le Frioul-Vénétie Julienne, la région du nord-est de la péninsule, au moins « 16 000 personnes sont entrées illégalement » depuis le début de l’année, selon le ministère de l’Intérieur.

Les services de renseignements recommandent ainsi « un renforcement ultérieur des mesures de sécurité et de contrôles ». L’Italie envisage ainsi d’annuler cette année, en raison du risque terroriste, la fête de ses forces armées qui a lieu traditionnellement le 4 novembre à Rome. Une date que le vice-président du Conseil, Matteo Salvini, a choisie pour convoquer une manifestation « contre le terrorisme et pour l’Occident ».

Giorgia Meloni a immédiatement suivi les conseils de ses services de sécurité. Elle a décidé de réintroduire des contrôles à la frontière avec la Slovénie. Une mesure exceptionnelle de suspension du traité régissant l’espace Schengen. Cela est

« nécessaire en raison de l’aggravation de la situation au Proche-Orient , de l’augmentation des flux migratoires le long de la route des Balkans et, surtout, en raison de questions de sécurité nationale ».

Si c’est possible en Italie, pourquoi ne le serait-il pas en France ?

Le Jubilé des martyrs arabes inoubliés

Mgr Aldo Berardi, Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, a annoncé le début du Jubilé pour le 1500ème anniversaire des Martyrs d’Arabie (523-2023) :

“Nous considérons cette année comme une année de grâce pour tout le Vicariat et pour toutes les communautés chrétiennes présentes dans le Golfe Arabique. Nous célébrons dans la foi la mémoire de nos ancêtres chrétiens qui ont donné leur vie pour le Christ, en restant fidèles jusqu’à la fin”.

Un temps de mémoire des martyrs qui sera vécu conjointement par le Vicariat apostolique d’Arabie du Nord (qui comprend le Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Arabie Saoudite) et le Vicariat apostolique d’Arabie du Sud (qui comprend les Émirats arabes unis, le Yémen et Oman), sous la direction de l’évêque franciscain capucin Paolo Martinelli.

Le 24 octobre 2023, l’Église catholique dans la péninsule arabique célèbre la fête liturgique du martyre de sainte Arethas et de ses compagnons avec l’ouverture du Jubilé dans toutes les paroisses. Dans son témoignage, Mgr Berardi, de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs (O.SS.T.), souligne que le Jubilé sera l’occasion de redécouvrir la mémoire des anciens martyrs de la Péninsule Arabique et de trouver un réconfort dans leurs récits de foi et de proximité martyre avec le Christ.

“Nous percevons notre continuité avec les communautés chrétiennes et les monastères qui ont prospéré dans cette région. Les vestiges archéologiques nous le confirment. Cette année jubilaire est l’occasion de renouveler notre esprit missionnaire et d’approfondir notre foi. Nous devons à notre tour témoigner du Christ et de l’Évangile en menant une vie sainte et cohérente. Dans les paroisses et les groupes de prière, toutes spiritualités et ethnies confondues, il y a un souci général d’entrer dans l’esprit du Jubilé. Même les enfants du catéchisme participent joyeusement à cet enthousiasme général.

Saint Arethas et ses compagnons sont vénérés dans toutes les églises catholiques et orthodoxes. Des sources historiques rapportent qu’ils étaient des chrétiens arabes de l’ancienne ville de Najran, dans le sud de l’Arabie (dans l’actuelle Arabie saoudite), qui ont été martyrisés en l’an 523 de notre ère. Arethas, dont le nom arabe était Al-Harith bin Ka’b, est né en 427 après J.-C. et a été gouverneur de la ville majoritairement chrétienne jusqu’à son martyre à l’âge vénérable de quatre-vingt-quinze ans.

Au VIe siècle, le roi de Himyar (dans l’actuel Yémen), Dhu Nuwas, s’est lancé dans une persécution systématique des chrétiens du sud de l’Arabie, brûlant les églises, forçant les gens à se convertir et mettant à mort ceux qui refusaient de renoncer à leur foi chrétienne. Après avoir pris Najran, Dhu Nuwas a ordonné que les prêtres, les diacres, les religieuses et les laïcs soient brûlés vifs, puis il a fait subir le même sort cruel aux hommes, aux femmes et aux enfants. Saint Arethas, ainsi qu’une centaine de ses disciples, a été décapité. On estime que plus de 4 000 chrétiens ont été martyrisés au cours de cette persécution.

“Nous avons des prédécesseurs chrétiens sur ces terres, qui nous donnent l’exemple”. “Il nous appartient maintenant d’être les témoins du Ressuscité dans le temps présent. Inspirés par les martyrs arabes, les chrétiens de la péninsule arabique sont aujourd’hui appelés à être des “martyrs quotidiens”, qui rendent constamment un témoignage vivant du Christ et de son message dans les petites choses de chaque jour de leur vie.

À l’occasion du Jubilé, les portes saintes seront ouvertes à la co-cathédrale du Koweït et à la cathédrale de Bahreïn. En outre, à la demande des deux vicaires apostoliques du Golfe, le Pape François a publié le 29 août 2023 le décret d’indiction du Jubilé de saint Aréthas et de ses compagnons dans la péninsule arabique, qui commence le 24 octobre 2023 et s’achève le 23 octobre 2024. Ce décret accorde une indulgence plénière aux fidèles qui, à tout moment, entreprennent un pèlerinage à la cathédrale Notre-Dame d’Arabie à Awali (Bahreïn), à la cathédrale Saint-Joseph à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) ou à la paroisse Sainte-Arétine.

“Notre vie est un pèlerinage”. “Notre pèlerinage n’est souvent pas facile à cause des difficultés de la vie, de l’environnement et des sociétés dans lesquelles nous vivons. Mais il est toujours possible de suivre Jésus et l’Évangile, lorsque nous exprimons notre amour pour le Père et que nous nous laissons guider par l’Esprit Saint. Dans ce cas, notre pèlerinage devient une bénédiction. Et le Jubilé nous offre l’occasion de mieux comprendre notre vocation en tant qu’Église catholique dans cette région”.

La Pénitencerie apostolique a émis un décret relatif accordant au Vicaire apostolique d’Arabie du Nord, Aldo Berardi, O.SS.T., la faculté de donner la “Bénédiction apostolique avec Indulgence plénière jointe” par le Pape après la célébration de la Sainte Messe en un jour jubilaire approprié “à tous les fidèles présents qui sont profondément repentants et mus par la charité”.

Afin de mieux faire connaître les martyrs arabes dans le contexte de l’histoire locale et de susciter la dévotion à leur égard dans les communautés des deux vicariats, le livre “The Unforgotten Martyrs of Arabia” (Les martyrs inoubliés d’Arabie) a été rédigé et traduit en plusieurs langues.

Une relique de saint Arethas, offerte par Bartholomée Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople, devrait également arriver à Bahreïn en novembre 2023. Selon les reconstitutions traditionnelles, les reliques de saint Arethas et de ses compagnons martyrs de Najran ont été déposées dans un magnifique sanctuaire en forme de cube qui est devenu un centre de pèlerinage populaire pour les chrétiens arabes à la fin de l’Antiquité. Le sanctuaire a été détruit au VIIe siècle lorsque les chrétiens ont été expulsés du sud de l’Arabie. De nombreuses reliques auraient été transportées dans divers monastères et églises de Syrie et d’Irak. La relique de Saint Arethas a finalement trouvé son chemin jusqu’au Mont Athos en Grèce. Le retour de sa relique dans la péninsule arabique après presque quatorze siècles est donc considéré comme une bénédiction extraordinaire pour les communautés chrétiennes actuelles du Golfe.

Aujourd’hui, le vicariat apostolique d’Arabie du Nord compte environ 2,5 millions de fidèles catholiques, dont la plupart sont des travailleurs migrants issus de différentes nations et cultures.

La Vierge du Mas Rillier à Miribel (Ain), près de Lyon, s’effrite dangereusement

Haute de 32,6 m (plus haute statue de France), connue sous le nom de la Vierge du Mas Rillier, son appellation initiale est Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Uniquement financée par des dons, elle a été construite de 1938 à 1941, avant d’être inaugurée le 5 juillet 1941. Il s’agissait d’une demande de l’archevêque métropolitain d’Auch, Monseigneur Béguin, auprès de l’abbé Thomas. Il souhaitait voir une statue en l’honneur de Notre-Dame de Sacré-Cœur. Selon le maire, des pierres du mur au niveau des escaliers se sont déjà détachées. Le nez et l’une des joues de la madone risquent de tomber.

La statue est passée dans le patrimoine communal en 1977. Le monument est classé au titre des monuments historiques, tout comme le campanile voisin, et son carillon aux 50 cloches. Il devra lui aussi être sécurisé.

Le 2 décembre, organisez une veillée pour la vie

Chers amis,

Depuis 2010, à la suite de l’appel du pape, de nombreuses veillées pour la Vie ont lieu à travers le monde.

Cette année encore, nous vous relayons cet appel. Le Seigneur nous a choisi pour que nous allions et que nous portions du fruit.

A l’occasion de l’entrée dans le temps de l’Avent, venons accueillir sa miséricorde, venons lui rendre grâce pour le miracle de la Vie, venons le supplier d’accompagner ceux qui doutent et venons lui demander la grâce de faire de nous des missionnaires.

Les veillées pour la Vie auront lieu le 2 décembre 2023, proposez dès à présent d’organiser une veillée pour la vie au sein de votre paroisse.

Plus d’info sur veilleespourlavie.life

Saint Pie V, le berger devenu pape

Aymeric Pourbaix et Véroniques Jacquier reçoivent le père Jean-François Thomas pour évoquer le pape saint Pie V, pape de la Contre-réforme et de Lépante :

L’islam, un communisme juridico-religieux durable par son usage de la menace et du meurtre

Sommes-nous obligés d’aimer les musulmans ? Voilà une question que d’aucuns (pour des raisons peut-être antagonistes et pas seulement d’actualité) jugeront inadéquate. Elle est venue à la lecture du titre d’un livre d’Henry Fautrad  Musulmans. Comprendre, Rencontrer, Aimer (Editions Emmanuel, 2018). Comprendre les musulmans, on peut… comprendre. Il y a même du boulot. Mais aimer ! Les musulmans ? Tous ? Comme essentialisés ? Parce que musulmans ? Encore de la littérature sur le « dialogue interreligieux » tel que porté à bouts de bras par l’Eglise catholique vis-à-vis des musulmans qui n’en demandent pas tant ? D’ailleurs, la quatrième de couverture nous informe que l’auteur est prêtre et délégué épiscopal de son diocèse pour le dialogue avec les musulmans. On allait voir ce qu’on allait voir (signalons une présentation du livre parue dans la revue La Nef en mars 2019).

Pour comprendre, l’auteur (prêtre dans une banlieue apparemment fortement islamisée du Mans et parlant lui-même sans doute arabe) nous livre des chapitres centraux (Deuxième partie : Regard sur l’islam. Mieux comprendre pour mieux rencontrer) courts, clairs, assez incisifs, plutôt stimulants.

  • En préambule, l’auteur explique clairement sur deux pages (68-69) comment l’usage du terme « islamophobie» est un procédé fallacieux.
  • Ses comparaisons entre christianisme (ce qu’il appelle « régime chrétien») et islam (« régime musulman ») sont intéressantes : « Si le christianisme a témoigné et répandu une tradition de l’Alliance, l’islam répand une tradition de la guidance du juste comportement, de chaque fait et geste à chaque instant » (p. 78) ; « Si, en régime chrétien, on dit que le Verbe de Dieu s’est fait chair, il nous faut dire alors qu’en régime musulman la parole de Dieu s’est faite Livre », poursuivant en expliquant que « les chrétiens ne peuvent pas recevoir cette expression [ Religion du Livre] ». Le court chapitre sur la Réception du texte par le lecteur est de même stimulant. Dans un chapitre « Anthropologie comparée », le Père Fautrad confronte deux modèles de vie humaine : « soit on opte pour une évolution des êtres sous la carapace d’interdits extérieurs, soit on opte pour une éducation à la liberté qui vertèbre, de l’intérieur, tout le corps grâce à un discernement permanent » (p. 101). Cela se retrouve dans les rapports à la responsabilité personnelle : relativité de la liberté humaine en régime coranique, distinction des volontés, celle de Dieu et celle de l’homme en régime biblique (pp 106-107). Pour terminer par cette remarque générale : « La notion de licéité qui doit l’emporter dans chaque vie musulmane sur l’interdit devient une anxiété permanente dans laquelle le croyant cherche inlassablement la pureté dans les ablutions rituelles, dans les intentions des actes, dans la consommation des aliments, et toute façon de se comporter entre les hommes et les femmes » (p. 113). Ce qui peut se comparer à cette phrase venant plus loin : « Etre chrétien est davantage de l’ordre de la relation que d’une pratique » (p. 155).
  • Citons enfin ce paragraphe décrivant de façon originale ces rapports au temps différents, inscrits dans l’organisation des calendriers. « Le calendrier chrétien est cyclique annuellement… mais ces cycles entrent eux-mêmes dans une frise linéaire de déroulement de l’histoire depuis la Création jusqu’à l’Apocalypse ». Au contraire, « dans la conception musulmane ambiante et traditionnelle, Dieu doit avoir la tutelle dans tous les domaines… Le temps est une succession d’instants séparés, discontinus et dépendants directement de Dieu. Les fêtes musulmanes semblent dès lors comme intemporelles puisqu’elles ne sont pas ancrées dans le calendrier » (pp. 104-105).

Le Père Fautrad insiste tout au long de son livre sur la nécessité de la rencontre. Il faut avouer que la (première) partie : Nécessité théologique de la rencontre, la plus institutionnelle, est aussi  la moins convaincante.  On y retrouve ce présupposé du dialogue interreligieux considéré comme essentiel au niveau des institutions. Le SNRM (Service national des relations avec les musulmans, dépendant de la Conférence des évêques de France) est largement loué, « faisant circuler la vigueur du dialogue missionnaire ecclésial ».  Y compris par des formations initiales annuelles. Il nous est revenu en mémoire une formation sur l’islam dispensée assez récemment dans un diocèse (il est vrai, l’intervenant, prêtre, n’appartenait pas au SNRM, mais l’ensemble est assez caractéristique d’un positionnement usuel de l’Eglise catholique vis-à-vis de l’islam). Comme l’intervenant présentait les traits généraux de l’islam de façon classique, un auditeur levait la main et proposait d’ajouter l’usage de la violence. Suggestion déclinée par l’intervenant. L’auditeur ayant de la suite dans les idées a retrouvé l’intervenant en tête à tête à la fin de l’intervention et a fait remarquer que tout au long de la présentation, ce dernier avait longuement insisté sur les risques et périls encourus par les personnes musulmanes voulant se convertir au christianisme. Et que donc la dimension « violence » étant largement présente, l’auditeur demandait à nouveau à l’intervenant pourquoi il refusait de le souligner. Réponse lapidaire (et d’ailleurs certainement de bonne foi) de l’intervenant : « J’ai mes raisons ». Alors, se rencontrer, soit, mais sur quelles bases et pour quoi faire ?

C’est là que dans les parties trois et quatre le dessein du Père Fautrad se révèle. Son plaidoyer pour une pédagogie assez vivante de la rencontre missionnaire peut s’entendre (quoique paraissant le plus souvent se réduire à la recommandation de l’amitié personnelle) parce qu’on sent que le Père Fautrad a pour visée l’annonce et l’affirmation de la foi chrétienne. On dira : « normal ». Pourtant, ce n’est pas toujours si évident dans ce théâtre de l’inter-religieux avec les musulmans. L’auteur suscite alors de la sympathie pour sa proposition : on aurait presqu’envie d’y croire.

Il déploie une capacité d’empathie, d’écoute, d’humilité à l’égard des musulmans qui force l’admiration. Dans le quotidien, il décrit ces derniers comme assez uniformément joyeux, accueillants :

« les musulmans que nous sommes amenés à rencontrer sont très généralement bienveillants. Ils manifestent leur joie de rencontrer des chrétiens qui vivent leur foi » (p. 145) ;

ou encore :

« Il existe une multitude d’occasions providentielles de manifester son amitié et son désir d’étancher les soifs spirituelles que nous manifestent sans cesse nos frères et sœurs de tradition musulmane » (p. 147).

Mais, comme en négatif, on comprend plutôt que les musulmans, tels que considérés globalement par le titre de l’ouvrage, forment une sorte de masse compacte, profondément étrangère et qui nécessite pour être en quelque sorte approchée (rencontrée) le déploiement d’un luxe de précautions considérable, un peu comme s’il s’agissait d’un objet inflammable :

« Le chrétien doit écouter avec attention et dans un esprit de prière l’exposé que le musulman lui fera de sa propre tradition. Y compris même si cela lui semble étonnant ou aberrant. Le chrétien ne doit pas interrompre son interlocuteur ni tenter de répondre du tac au tac car cela occasionnerait un climat d’antagonisme et de polémique stérile » (p. 146).

Et quand le chrétien intervient à son tour, c’est « avec courtoisie, c’est-à-dire en sollicitant l’autorisation de son interlocuteur par exemple » (id.).  Et puis, n’oubliez pas :

« il faut choisir de rencontrer un homme si l’on est un homme et une femme si l’on est une femme. En tout cas, pendant plusieurs années » (p. 160).

Et ressort donc, malgré la bonne volonté, comme le sentiment d’une impossibilité face aux musulmans pris comme un ensemble : incompréhension en particulier, après que l’auteur a rappelé les attentats de Paris de 2015, l’assassinat du Père Hamel et les martyrs d’Otrante -1480-, de sa conclusion un peu étonnante : « Ces témoignages, loin de nourrir la haine, nous encouragent à la rencontre » (p.175). « Encouragent » ?? Et sans compter d’autres difficultés de fond. A commencer par la façon dont l’auteur enjambe la question de l’islamisme : « Il faut résister » à l’envie de l’appeler islam en mouvement, insiste-t-il (p.135). Résister ? Mais pourquoi si c’est vrai ? Le « J’ai mes raisons » ?

  • Un effacement de tous les versets du Coran qui démontrent pourtant à l’envi que quand l’auteur rappelle que le Pape himself déclare « Le véritable islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence », ce dernier dit des… contre-vérités.
  • Cet effacement du Coran est encore l’objet d’une incohérence. L’auteur déclare : « Pour mieux comprendre la singularité musulmane, mieux vaut entrer dans la logique interne du Coran lui-même» (p.92), alors qu’il prévient ensuite parmi les écueils à éviter dans le dialogue ordinaire avec des musulmans : « Les versets du Coran… car ces pistes sont rarement vérifiables autrement que par des spécialistes et en arabe littéraire. Laissons ce travail aux islamologues » (p.161).
  • De la même façon, il paraît assez faux (pour rester gentil) d’exprimer, à la faveur d’un texte signé par des savants musulmans, qu’il y aurait comme une convergence « dans une redéfinition du monothéisme qu’affirment en des formes variées, musulmans, juifs et chrétiens, avec pour thème primordiale la même confession du Dieu vivant, un et unique, dans le cadre du double commandement de l’amour de Dieu et du prochain» (p. 171). Amour de Dieu et du prochain ? Mais c’est écrit où dans ce fameux Coran ?
  • Dernière incohérence, contenue dans le titre de l’ouvrage. Vers le début (page 35), l’auteur explique : « L’altérité [NDLR : notion qui est d’ailleurs souvent reconnue comme posant problème à un musulman. Cf p.105)] exige de vivre des rencontres de personne à personne et pas toujours de communauté à communauté, d’autant plus que chaque musulman ne peut être considéré de façon réductive à cet unique aspect confessionnel de son existence. Il y a en chacun de nous des aspects plus spécifiques caractérisant notre être, il est vrai, mais désigner un être uniquement par son aspect culturel, ethnique ou religieux, sa couleur de peau ou sa langue conduira immanquablement à lui coller une étiquette et finalement un jugement » (p. 35). Soit. Mais alors pourquoi le titre dans son embrassement générique et impératif : «  Aimer » ?

Terminons en relevant une remarque de l’auteur dans le chapitre « Changer de paradigme missionnaire ». Il y définit trois critères de ce qu’il appelle une « religion authentique ». Le deuxième des critères cités est « Considérer toute l’humanité comme frère et sœur ». Osons une question qui n’est pas que facétieuse : pouvons-nous, à l’aune de ce critère, considérer l’islam comme une religion authentique ? L’auteur lui-même a évoqué fugacement (p.191) le statut de dhimmi, tous ces corrupteurs (pour reprendre un vocabulaire hallal) qui se soumettent pour être protégés dans ce monde musulman [mais protégés de qui ? demandait benoîtement Jacques Ellul, sinon des musulmans eux-mêmes…], intrinsèquement inégalitaire entre croyants et mécréants (sans compter entre hommes et femmes). Au surplus on se rappelle que c’est le sang musulmanqui est considéré comme inviolable dans l’islam (hadith Nawawi n°14). Alors ne faudrait-il pas plutôt considérer l’islam, in fine, comme un communisme juridico-religieux durable par son usage de la menace et du meurtre ?

J’entends déjà les commentaires : vous y allez un peu fort. De façon nous semble-t-il démonstrative (et nous terminerons vraiment par là), sans même rappeler le si emblématique épisode Mila, le temps d’écrire ce texte début octobre nous avions relevé deux citations : le 4 octobre, nous apprenions que « à Dreux, une élève menace de mort son enseignante pendant un cours sur l’islam » ; et le 6 octobre, le titre de Une du Figaro était : « La menace islamiste pèse toujours sur la France ». Ajoutons que dès le lendemain, 7 octobre, suite aux attaques terroristes du Hamas en Israël, le ministre de l’intérieur (français) jugeait adéquat de convoquer une « réunion de sécurité » pour faire face à des menaces potentielles corrélatives et que le Président de la république devait indiquer dans son allocution du 12 octobre :

« Dès samedi, j’ai demandé au gouvernement de renforcer nos mesures de protection des écoles, des lieux de culte et de culture. 582 d’entre eux ont vu leur sécurisation accrue. 10 000 policiers et gendarmes sont mobilisés. Nos armées sont engagées dans le cadre de l’opération Sentinelle. Les procureurs ont reçu l’instruction de poursuivre avec la plus grande sévérité les actes antisémites et les apologies du terrorisme. Les manifestations qui pourraient donner lieu à des débordements seront interdites. Nous sommes d’une vigilance absolue, aussi, face aux expressions de haines sur les réseaux sociaux et à la menace terroriste ».

10 000 policiers et gendarmes ? Mais pour protéger qui ? Et contre qui ?

Horresco referens.

Depuis il y a eu l’assassinat d’Arras. Et le déploiement de 7000 soldats de l’opération Sentinelle.

Le meurtre et la menace, exactement.

Les Mousquetaires du Roi, une élite au coeur du pouvoir

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En se fondant sur des sources inédites, Julien Wilmart analyse les hauts faits de ces hommes et nous offre la première grande synthèse de l’histoire de ce corps devenu légendaire.

Cette histoire met en lumière autant de faits et d’anecdotes historiques qui permettent de partir à la découverte de l’histoires de France en suivant leurs véritables aventures. Appuyée sur des sources de première main et des témoignages, cette recherche, cette approche entièrement inédites se veulent come une invitation au voyage dans la France des XVII° et XVIII° siècles dans les coulisses de la monarchie, dans les arcanes des grandes décisions politiques ru royaume, dans l’intimité des rois, dans la fureur de la fumée des champs de bataille du Grand Siècle.

Au détour de la l’histoire des Mousquetaires, la petite et la grande histoire s’entremêlent, tant ces soldats se trouvèrent impliqués par leurs missions les plus diverses dans les plus grands événements qui émaillèrent le royaume de France sous l’Ancien Régime. Les tableaux et événements évoqués esquissent également les valeurs et les éléments qui caractérisent l’esprit des mousquetaires, ainsi que le fondement de leur réputation, à la fois glorieuse et de légende noire…

La galerie de portraits constituée au fil de cet ouvrage rend compte de la présence presque continuelle des Mousquetaires au côtés du Monarque. Et tout à tour nous rencontrons Richelieu, Cinq-Mars, Anne d’Autriche, Mazarin, Fouquet, Lauzun, Vauban, le de Malborough, Philippe d’Orléans, Saint-Simon, Le vieux maréchal de Villeroy, Saxe, ou encore Bonnie Prince Charlie, jeune prétendant Stuart, sans oublier les Mousquetaires les plus célèbres, Tréville, d’Artagnan ; et les autres d’Atagan !

Car l’une des particularités de cette véritable histoire des Mousquetaires réside dans l’intérêt de préciser le contexte historique des événements évoqués par Dumas et Maquet dans leurs romans, de déconstruire au besoin les mythes qu’ls ont créé pour servir leurs intrigues littéraires et ainsi lever le voile sur le siège de La Rochelle, sur les combats entre Mousquetaires et Gardes du Cardinal ou les amours d’Anne d’Autriche…

De 1593 avec les Carabins d’Henri IV, à 1622 année de leur transformation en Mousquetaires pour Louis XIII et jusqu’en 1815, époque de leur suppression définitive, en passant par l’âge d’or sous Louis XIV, partez, au fil des pages, à la découverte de l’histoire des Mousquetaires du Roi, de leurs véritables aventures de la réalité à l’origine du mythe.

Retrouvez les aventures de d’Artagnan et des Mousquetaires sur LIVRES EN FAMILLE

Les Mousquetaires du Roi, une troupe d’élite au cœur du pouvoir, de Julien Wilmart 608 pages, Coédition Tallandier & Ministère des Armées, 26 €.

Analyse critique de l’exhortation apostolique Laudate Deum

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Commentaire sur l’exhortation apostolique Laudate DEUM
On trouvera ce document ici.

L’auteur n’a pas cherché à défendre le texte mais revenir à la source afin de voir par lui-même si les critiques qui en sont faites sont justifiées. Pour éviter les incompréhensions : elles le sont amplement mais il est préférable de ne pas partir sur des ‘on-dits’.

Il n’est pas question ici de se pencher sur le bien-fondé des arguments scientifiques pour / contre afin d’éviter les dialogues de sourds. Ceux qui ont tenté d’argumenter ont observé que « l’écologie » radicale est une véritable religion dont les adeptes sont fermés à la raison – on aura une idée de ce qui motive cette attitude dans l’analyse. D’autres remarques pertinentes sont possibles mais ne seront pas, ou peu, évoquées ; le lecteur est invité à compléter selon ses propres connaissances en essayant de rester aussi factuel que possible.

L’analyse se base donc presque exclusivement sur les propos tenus par l’auteur lui-même. Rappelons tout de même que l’enjeu n’est pas considérable car la valeur « hiérarchique » d’une « exhortation » n’est pas très élevée. En voici cependant les lignes de force ; les numéros sont des références aux paragraphes du texte, en général très partielles.

le MEPRIS (8…)
Le vocabulaire utilisé pour parler de scientifiques de haut niveau (Nobel…), non subventionnés, qui mettent en jeu leur propre carrière pour défendre ce qu’ils estiment la vérité, n’est pas digne d’un pontife. S’ils ont tort, que l’on montre en quoi, sinon pourquoi les rejeter ?

l’APPROXIMATION et la SPECULATION
Beaucoup de définitions critiques manquent, ce qui rend les propos vagues ou librement interprétables ; des confusions évidentes tendent à questionner la pertinence des propos (ex: Gaz à Effet de Serre, assimilés au seul CO2) ; aucune quantification ne vient à l’appui de qualificatifs tels que « énorme » ; les prophéties d’augmentation « du niveau des mers » ou « des températures » sont toujours au futur et reprennent des chiffres antérieurs de « prédictions » pour des périodes déjà échues et contredites par les faits.

la PEUR, l’ÉMOTION (17…)
Les propos tenus utilisent le champ lexical de la manipulation : il n’est pas fait appel à la raison mais à l’émotion, la peur. On peut relever une mention incongrue au covid dont on sait maintenant qu’il s’agissait d’une manipulation : la critique est actuellement au niveau de chefs d’États.

la SELECTION des références (23…)
« L’oubli » de problèmes cruciaux (gaspillage, obsolescence programmée, terres rares…) et l’absence de toute mention explicite au véritables responsables (trop riches ? trop puissants ? « bienfaiteurs » au secours des finances du Vatican ?) jette un doute sur la sincérité de l’exhortation.
On relèvera que les mentions des « conférences internationales » éludent soigneusement celle de Pékin 1995 avec sa « santé reproductive », pourtant le fer de lance de la politique eugéniste en cours et danger principal pour la survie de l’humanité. Il est même possible de lire ce texte comme un encouragement déguisé à l’avortement.

l’IDOLÂTRIE (27…)
Le mythe du « bon sauvage » est pris sans recul, avec sa conséquence mécanique oubliée de superstition, d’idolâtrie, de paganisme… et de sacrifices humains.

l’ACCUSATEUR (29…)
Les « fausses informations » mentionnées ne sont pas définies, ce qui tend à accepter la définition dominante (justement celle de « ceux qui influencent l’opinion ») : celles qui ne correspondent pas au discours officiel. Et toujours sans préciser les principaux responsables.

l’INCOHERENCE (40…)
L’exemple des solutions efficaces trouvées par certaines « puissances émergentes » mentionne le covid sans relever que ces solutions sont venues des pays qui refusaient les injonctions internationales ; on n’ose pas penser ici que l’exemple implicite puisse désigner la Chine…

la défense de la VIOLENCE et la DICTATURE (58, 59…)
Ce point est particulièrement saillant dans les parties 4 et 5 qui concernent les conférences COP**. Notons que l’auteur « ignore » le fait que les « énergies renouvelables » ou « propres » sont de grosses consommatrices de charbon comme le démontre l’exemple allemand. Aucune mention des
conditions inhumaines d’extraction des terres rares et leur gaspillage.

l’INDIFFERENCE envers les populations pauvres (49)
L’interdiction, les restrictions des énergies fossiles condamnent les populations des pays les plus pauvres qui en ont un besoin vital. Merci de mourir en silence…

l’encouragement à un CONFLIT MONDIAL…
…qu’on préfère penser involontaire. La coercition, la violence ouvertement soutenues dans ce texte sont pourtant bien éloignées de l’esprit évangélique. L’appel à une DICTATURE mondiale en vue d’une quasi INTERDICTION du CO2 met pourtant face à face les deux plus gros émetteurs : Chine et États Unis. Pour préserver leurs intérêts ils sont tous deux prêts à mobiliser toute leur puissance, ce qui signifie un conflit NBC. C’est une manière de résoudre le problème : éliminer la population mondiale pour la protéger…

la COUARDISE
Tout le poids de l’ire de cette exhortation est dirigé vers les populations occidentales qui n’ont pourtant pas le choix de leur mode de vie. On aurait pu avec davantage (ô combien!) de pertinence suggérer d’acheter de préférence local (alimentation, habillement…) pour limiter les dépenses en
transport des marchandises ; parler de la folie du remplacement de matériels électroniques en parfait état mais qu’un marketing agressif pousse à jeter… Désigner, on peut rêver, les responsables qui orchestrent cette gabegie. Le lecteur cherchera sans succès toute suggestion dans ce sens.

l’ATHEISME, le PAGANISME
Dans la 6ème partie, pourtant explicitement spirituelle, le lecteur cherchera sans succès le mot « prière » ou ses équivalents, et ne verra Dieu évoqué qu’en référence à la Nature (7 fois). Il apprendra que l’homme « est uni » à la Nature et non établi au-dessus pour en prendre soin. Il est
invité à un « anthropocentrisme situé » (?) et à « se repenser ». La comparaison avec Ge 3 est tentante.

“Il ne faut donc pas mettre sur le compte de l’Esprit Saint tout ce qui se passe au synode ou ailleurs dans nos vies. Je pense que c’est en fait superstitieux de faire cela”

Selon Mgr Fischer, Archevêque de Sydney, si une proposition synodale est “radicalement en désaccord” avec l’Évangile et la Tradition Apostolique,

“cela ne vient pas de l’Esprit Saint, car nous ne pouvons pas avoir le Christ et l’Esprit Saint en guerre l’un contre l’autre”.

“Nous devons faire attention à ne pas tout mettre sur le dos de l’Esprit Saint – toutes nos opinions, nos intérêts, nos lobbies et nos factions”

“Le Saint-Esprit est l’Esprit du Christ. Il est l’Esprit du Père et du Fils, et donc il ne dira jamais que des choses cohérentes avec ce que le Christ nous a révélé dans la Tradition Apostolique”.

“Les catholiques aiment à penser que le Saint-Esprit élit le pape, qu’il choisit nos évêques et nos prêtres, qu’il fait ceci et cela. Il ne fait aucun doute que la main de Dieu, la providence de Dieu, est présente dans toutes ces choses importantes de nos vies et de la vie de l’Église. Mais nous avons aussi eu des papes terribles dans l’histoire. Nous avons eu des prêtres et des évêques horribles et des choses horribles se sont produites dans la vie des gens”.

“Il ne faut donc pas mettre sur le compte de l’Esprit Saint tout ce qui se passe au synode ou ailleurs dans nos vies. Je pense que c’est en fait superstitieux de faire cela”.

“Le Christ nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour notre salut, déjà révélé. Nous le transmettons de génération en génération, l’Évangile et les enseignements de l’Église”

“Nous avons déjà tout un corps d’enseignements, de réflexions, par des milliers et des milliers de personnes à travers les générations, guidées par l’Esprit Saint sur toutes sortes de questions, pour nous aider, le dépôt de la foi comme nous l’appelons, il est là pour être exploité”.

“Ainsi, nous ne sommes pas livrés à nos propres outils, à nos propres pensées – quelle que soit la tendance de l’assemblée sur un sujet particulier. Nous avons en fait quelque chose de solide sur lequel nous appuyer et par rapport auquel nous pouvons tester nos tendances et nos intuitions”.

“Les gens vont dans beaucoup d’endroits très destructeurs à la recherche d’un sens, de l’espoir et du bonheur”. “Pour leur bien, nous devons être beaucoup plus actifs dans l’évangélisation de notre culture et en particulier des jeunes”.

Les catholiques augmentent sur tous les continents sauf en Europe

En cette 97e Journée missionnaire mondiale, dimanche 22 octobre, l’agence Fides présente son traditionnel florilège de statistiques offrant un panorama de l’Église dans le monde. L’Afrique et l’Amérique enregistrent les plus fortes hausses de catholiques, suivies par l’Asie et l’Océanie. Le Vieux Continent perd lui des fidèles, 244 000 en moins.

La population mondiale au 31 décembre 2021 compte 7 785 milliards de personnes. Fides dénombre 1 375 852 000 milliards de catholiques, soit une augmentation totale de plus de 16 millions par rapport à l’année précédente. L’augmentation concerne tous les continents, à l’exception de l’Europe (-244 000). Comme dans le passé, l’augmentation est plus importante en Afrique (+8 312 000 millions) et en Amérique (+6 629 000 millions), suivis par l’Asie (+1 488 000 millions) et l’Océanie (+55 000).

L’Église universelle compte

  • 23 évêques de moins par rapport à l’année précédente pour un total de 5 340 dans le monde.
  • les évêques diocésains augmentent en Afrique (+ 9) et en Europe (+ 1), bien qu’ils diminuent en Amérique (-6), en Asie (-2) et en Océanie (-3).
  • Le nombre total des prêtres dans le monde a diminué, pour atteindre 407 872 (-2 347). Une fois de plus, on constate une diminution substantielle en Europe (-3 632), auquel s’ajoute l’Amérique (- 963). Les augmentations sont enregistrées en Afrique (+ 1 518), en Asie (+719) et en Océanie (+11).
  • Le nombre des prêtres diocésains a diminué de 911 unités, pour atteindre le chiffre de 279 610, avec une diminution, cette année encore en Europe (-2.237), en Amérique (- 230). Les augmentations sont notées en Océanie (+21), en Asie (+ 561) et en Afrique (+974).
  • Le nombre de religieux non prêtres a diminué de 795 en arrivant à un total de 49 774. Les diminutions s’enregistrent en Amérique (- 311), en Europe (-599) et en Océanie (- 115). Il a augmenté en Afrique (+205) et en Asie (+25). La tendance à une diminution globale du nombre de femmes religieuses se confirme, elles sont moins 10 588. Il y en a 608 958 au total. Les augmentations sont, une fois de plus, en Afrique (+2 275) et en Asie (+366), les diminutions en Europe (-7 804), en Amérique (-5 185) et en Océanie (-240).

Les catholiques face à la guerre moderne

Eglise universelle : Penser la guerre moderne

L’abbé François-Marie Chautard vient de publier, dans la collection Vu de haut, les Actes d’un colloque qui a eu lieu à l’Institut Universitaire Saint Pie X : “Penser la guerre moderne”. Les nombreuses collaborations traitent de l’enseignement traditionnel de l’Eglise sur la guerre mais aussi des nouvelles perspectives qu’ouvrent les guerres modernes, souvent idéologiques, servies par des moyens de destruction massive jusque là inconnus.

Eglise en France : Tolkien, écrivain catholique

A l’occasion d’un article paru dans Valeurs Actuelles : “Tolkien, une contrée à découvrir”, Philippe Maxence nous fait découvrir la biographie mais aussi l’œuvre littéraire de JRR Tolkien, toute imprégnée de catholicisme. L’auteur du “Seigneur des anneaux” avait pour objectif de créer une mythologie pour l’Angleterre, à l’instar des mythologies nordiques. Pieux catholique, allant à la messe tous les jours, Tolkien sut irriguer son œuvre d’un christianisme non déclaré mais bien réel.

Eglise en marche : Manuel de sciences CM – Sciences d’observation

La faillite généralisée de l’Education nationale rend nécessaire l’élaboration de manuels scolaires qui, loin des idéologies, enseignent aux élèves le respect de la simple réalité. Dans le cadre de l’Œuvre Scolaire Saint Nicolas, mère Catherine de Sienne, dominicaine enseignante de la congrégation de Fanjeaux, nous présente le dernier né de ces éditions : un manuel de Sciences pour le Cours Moyen en 2 tomes (T1 Plantes. Animaux, Tome 2 Corps humain. Matière). Un ouvrage richement illustré, au contenu dense mais très pédagogiquement présenté. Indispensable pour nos chères petites têtes blondes ou brunes.

Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

► Introït : In voluntate tua

Comme celui du vingtième dimanche, l’Introït du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est une grande prière de l’ancien testament, tirée cette fois du livre d’Esther. Il s’agit de la prière de Mardochée, qui, comme les trios jeunes Hébreux au livre de Daniel, supplie le Seigneur pour le peuple d’Israël à nouveau en captivité et menacé d’extermination, et il commence en exprimant de manière admirable sa soumission à la volonté divine et sa confiance en sa protection :

In voluntate tua, Domine, universa sunt posita, et non est qui possit resistere voluntati tuæ : tu enim fecisti omnia, cælum et terram, et universa quæ cæli ambitu continentur : Dominus universorum tu es.
A votre volonté, Seigneur, toutes choses sont soumises ; il n’y a rien qui puisse résister à votre volonté. C’est Vous qui avez tout créé, le ciel et la terre et toutes les choses qui sont contenues sous la voûte des cieux ; Vous êtes le maître de toutes choses.

Le texte biblique précisait : rien ne peut résister à votre volonté, si Vous avez résolu de sauver Israël. Ici, cette proposition a été supprimée, enlevant au texte son caractère de supplication pour ne conserver que l’affirmation de la toute puissance divine. Elle se traduit par une mélodie entièrement horizontale, presque immobile, tournant toujours autour des mêmes notes sans jamais s’élever. Elle exprime d’abord la profonde humilité de cette prière : on est prosterné devant la majesté divine sans oser lever les yeux. Elle exprime ensuite le calme et la parfaite tranquillité de la création dans la main du Seigneur : tout est en place, rien ne bouge, on est dans la paix. Elle exprime enfin la confiance totale dans la providence, aucun mouvement de trouble ou d’inquiétude même au milieu des épreuves ; tout ce qui arrive est permis par Dieu, donc c’est pour notre bien. Cet Introït est accompagné comme dimanche dernier par le premier verset du psaume 118 qui revient souvent à cette période de l’année liturgique, et que nous retrouverons à la Communion pour la troisième fois consécutive :

Beati immaculati in via : qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux dont la conduite est sans tache et qui marchent selon la loi du Seigneur.

► Graduel : Domine refugium

Le texte du Graduel du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est le début du psaume 89, que nous avons déjà rencontré quelques fois, en particulier au Graduel du sixième dimanche après la Pentecôte, où le texte d’aujourd’hui se trouvait dans la deuxième partie. Ce psaume est une grande méditation, attribuée par certains à Moïse, sur le mystère du temps et de l’éternité. Elle oppose la fragilité et la brièveté de notre vie sur cette terre, qui se fane comme l’herbe et la fleur des champs, à la stabilité immuable de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour. Cette réflexion convient particulièrement à cette époque de l’année liturgique où notre pensée se tourne vers la fin des temps. Les deux premiers versets du psaume que nous trouvons ici opposent les deux aspects du mystère :

Domine, refugium factus es nobis, a generatione et progenie. Priusquam montes fierent, aut formaretur terra et orbis : a sæculo, et in sæculum tu es Deus.
Seigneur, Vous Vous êtes fait notre refuge de génération en génération. Avant que les montagnes n’existent et que soient formés la terre et l’univers, de siècle en siècle, Vous êtes Dieu.

La première phrase c’est le temps, les générations qui se succèdent sur la terre et trouvent auprès du Seigneur aide et protection. La deuxième phrase c’est l’éternité où Dieu existe avant toute création. Nous lui retournons la définition qu’Il a donnée de Lui-même : Je suis, a-t-il dit à Moïse ; Tu es Deus, Vous êtes, lui disons-nous.
La mélodie est une mélodie type que l’on retrouve assez souvent sur des textes différents, et nous avons déjà remarqué comment ses grandes vocalises s’adaptent avec souplesse à l’expression de sentiments divers ; ici la confiance en la divine providence qui, du haut de son éternité immuable, nous guide au cours de notre pèlerinage sur la terre. On notera toutefois que les deux mots importants de la fin Tu es n’ont pas de vocalise, mais seulement une note chacun, ce qui est aussi un moyen de les mettre en évidence.

► Alléluia : In exitu Israel

Le texte de l’Alléluia du vingt et unième dimanche après la Pentecôte est encore le début d’un psaume ; il s’agit du psaume 113, bien connu de tous ceux qui chantent les Vêpres du dimanche dont c’est le cinquième psaume.

In exitu Israel ex Aegypto, domus Jacob de populo barbaro.

Quand Israël sortit d’Égypte, la maison de Jacob de chez un peuple barbare...

La phrase ici n’est pas finie. On sait que le deuxième verset continue : ” La Judée devint son sanctuaire et Israël en fit son domaine. ” Il s’agit donc de la sortie d’Égypte et de l’entrée dans la terre promise, thème qui revient très souvent dans la liturgie. L’Égypte est la figure de ce monde de péché dans lequel nous sommes prisonniers. La terre promise bien entendu c’est le ciel pour lequel nous sommes faits et vers lequel nos regards se tournent plus que jamais en cette période de l’année.
La mélodie est assez originale. Elle semble d’origine gallicane (on peut voir le sens de ce mot à l’Introït du septième dimanche après la Pentecôte) car elle présente une certaine parenté avec celle du Répons Christus resurgens, antique chant de l’Église des Gaules, que l’on chante à Pâques en certains diocèses de France et notamment à Paris, et qui ne figure pas dans les livres romains. Solennelle et enthousiaste, elle s’élève en vagues successives, culminant dans le verset sur le mot ex (hors de) qui est le mot de la sortie donc de la délivrance.

► Offertoire : Vir erat

Nous trouvons à nouveau à l’Offertoire du vingt et unième dimanche après la Pentecôte un grand texte tiré non pas d’un psaume, mais d’un autre livre de l’ancien testament peu utilisé dans la liturgie, le livre de Job.
Ce livre est un long poème dans lequel le personnage de Job, frappé de dures épreuves, mais restant soumis à la volonté divine, dialogue indéfiniment, comme aiment à le faire les orientaux, avec d’autres personnages qui le poussent à désespérer et à se révolter.
Dans les derniers chapitres Job dialogue avec Dieu lui-même, lui exprimant sa confiance. Le texte que nous allons entendre est un résumé du prologue exposant les faits qui serviront de base à toute la discussion :

Vir erat in terra nomine Job, simplex et rectus, ac timens Deum : quem Satan petiit ut tentaret : et data est ei potestas a Domino in facultate et in carne ejus : perdiditque omnem substantiam ipsius, et filios : carnem quoque ejus gravi ulcere vulneravit.
Il y avait sur la terre un homme du nom de Job, intègre et droit et craignant Dieu ; Satan demanda la permission de le tenter, et pouvoir lui fut donné par le Seigneur sur les biens de cet homme ainsi que sur sa chair. Il lui fit perdre tout ce qu’il possédait, et même ses fils, et enfin il frappa sa chair d’une grave plaie.

Ce texte n’est qu’un récit de ce qui est arrivé à Job, sans laisser entendre quelles ont été les réactions du saint homme, et la mélodie n’est qu’un souple récitatif assez orné, calme et régulier d’un bout à l’autre. Mais les chrétiens des siècles où fut élaboré ce chant connaissaient très bien la sainte Écriture, et en entendant ce récit ils éprouvaient tout naturellement les sentiments de soumission à la volonté divine et de confiance jusque dans les plus graves épreuves qui furent ceux de Job, et que l’Église veut nous inspirer en cette fin de l’année liturgique.

► Communion : In salutari tuo

Pour la troisième fois consécutive, nous retrouvons dans l’antienne de Communion du vingt et unième dimanche après la Pentecôte le psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté. Comme dans la Communion du vingtième dimanche, cette loi divine est désignée ici par la parole de Dieu qui nous donne l’espérance.

In salutari tuo anima mea, et in verbum tuum speravi : quando facies de persequentibus me judicium ? iniqui persecuti sunt me, adjuva me, Domine Deus meus.
Mon âme languit après votre salut, je mets mon espoir dans votre parole. Quand ferez-vous justice de ceux qui me persécutent ? Les méchants me persécutent ; au secours, Seigneur mon Dieu !

Le contexte dit nettement que les méchants ce sont ceux qui refusent d’écouter la parole de Dieu et d’obéir à ses commandements. Ils s’opposent au psalmiste qui veut rester fidèle jusqu’au bout. La particularité de cette antienne est de commencer par un chant de confiance et d’espoir puis de se poursuivre et s’achever par un appel de plus en plus angoissé. La mélodie suit cette progression du texte. La première phrase qui exprime la confiance est calme et douce, la deuxième nettement plus mouvementée ; quant à la troisième elle commence par un récitatif d’allure psalmodique d’une intensité presque dramatique dans sa sobriété pour s’achever par une grande montée suppliante sur l’invocation Deus meus.

Valeurs actuelles se veut “de droite très conservatrice”, “le journal du carrefour des droites”

Après le départ turbulent de Geoffroy Lejeune, Valeurs actuelles, dirigé par Tugdual Denis, semble avoir retrouvé la sérénité. En juin dernier, une douzaine de salariés ont quitté le journal, dont Charlotte d’Ornellas. L’hebdomadaire Valeurs actuelles a dû faire face à une baisse de 4,7 % de sa diffusion France payée sur la période juillet 2022 à juin 2023, à 104.386 exemplaires, selon l’ACPM.

La diffusion numérique sera renforcée dans les mois qui viennent, et notamment la chaîne VA+ et ses 400 000abonnés sur YouTube. Une nouvelle application du journal, dans laquelle le groupe a investi plus de 60.000 euros, sera également disponible d’ici à trois semaines.

Le journal a lancé le chantier d’une nouvelle formule pour le premier trimestre 2024, avec une nouvelle maquette plus aérée. Tugdual Denis, à la tête d’une rédaction de 30 journalistes, souligne :

«Nous ne sommes pas dans une logique de réduction des moyens. 11 personnes ont d’ailleursd’ores et déjà été recrutées.»

L’hebdomadaire a renforcé sa cellule « investigation » depuis la rentrée, avec six journalistes, «ce qui en fait le plus gros service du journal».

Le directeur de la rédaction n’envisage pas un changement de ligne éditoriale :

«Nous sommes de droite très conservatrice, bien dans nos bottes»

Mais il entend valoriser davantage la politique, les débats et les enquêtes, notamment sur les sujets de société.

«Nous continuerons à nous indigner, à l’image des couvertures marquantes que nous avons consacrées au wokisme, à l’immigration ou au scandale des JO. Mais nous souhaitons y apporter une dimension factuelle de démonstration et d’exhaustivité »

Quant à l’étiquette de journal d’extrême droite :

«Ce terme est galvaudé, c’est une supercherie sémantique. L’extrême droite refuse le jeu démocratique, elle est de tradition antisémite et violente. Ce qui n’est pas notre cas. Nous sommes le journal du carrefour des droites.»

Mouvement dextrogyre dans la presse : Après le JDD, Historia ?

Au printemps 2023, la revue Historia a été rachetée par le groupe LVMH et l’essayiste Franck Ferrand a été nommé à la direction du comité éditorial. Ce comité s’en inquiète dans un communiqué en raison de la participation de Ferrand au magazine Valeurs actuelles où il tient une chronique depuis 2021. Le communiqué appelle à la « vigilance » sur la ligne éditoriale d’Historia et à une « neutralité absolue d’un point de vue politique et idéologique ». Sic.

L’historien Olivier Coquard, qui s’est plaint dans Libération, et le vidéaste Benjamin Brillaud, alias Nota Bene, ont décidé de partir, évoquant le manque de rigueur scientifique de l’auteur et craignant un virage à l’extrême droite.

Franck Ferrand collaborait pourtant déjà à Historia.

Une guerre civile à bas bruit

Emission de CNews hier, Face à Philippe de Villiers, consacrée au terrorisme islamiste :

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