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Liban : La guerre ne s’arrête pas

L’armée israélienne poursuit ses opérations militaires dans le Sud-Liban.

Le 3 septembre, elle a ainsi annoncé avoir pris le contrôle d’une nouvelle position stratégique, la colline d’Ali Taher, qui abriterait d’importants postes du Hezbollah. Le même jour, selon L’Orient-le-Jour, « l’aviation israélienne a frappé quatre localités, tandis que douze autres ont été visées par des tirs d’artillerie soutenus.

L’armée israélienne a également mené des opérations de dynamitage dans six localités, détruisant de nombreuses maisons, bâtiments et infrastructures civiles ».

Source : SOS Chrétiens d’Orient

Léon XIV a reçu les évêques latins des régions arabes

Une dizaine d’évêques et de vicaires apostoliques du Liban, de Jordanie, de Syrie, de Palestine et d’Egypte, membres de la Conférence épiscopale latine des régions arabes (CELRA) ont été reçu le 3 septembre à Rome par le pape Léon XIV.

« Au cœur de sociétés marquées par les conflits et les divisions, que vos communautés montrent qu’il est possible de vivre, de servir et d’espérer ensemble. À travers les paroisses, les écoles, les hôpitaux et les œuvres de charité, vous donnez corps à l’Évangile, en accueillant, en écoutant et en soutenant ceux qui sont dans le besoin » a demandé le pape, après avoir rappelé « vos Églises ont connu le témoignage du martyre ».

Lagardère Média News prend 25 % de Frontières

Le groupe Lagardère Média News, propriétaire du Journal du dimanche et de l’hebdomadaire JDNews, devient partenaire de Frontières. Le but est d’accroître les investigations, avec un nouveau projet, un hebdomadaire digital sur le modèle des lettres confidentielles : L’Indiscret. Les explications du fondateur et président de Frontières Erik Tegner :

Handicap : la FPEEI dénonce l’absence de financement des AESH dans les écoles hors contrat

Communiqué de la Fédération de parents d’élèves des écoles indépendantes (FPEEI), qui représente les parents des 135 000 élèves des écoles privées hors contrat :

À l’heure où le gouvernement se mobilise pour l’inclusion scolaire, la Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes interpelle le Ministère de l’Éducation Nationale et le Ministère des Solidarités sur une inégalité de traitement flagrante.

À la rentrée 2025, près de 50 000 familles se sont trouvées sans solution de prise en charge pour leur enfant porteur de handicap, faute de places ou d’accompagnement suffisants dans le secteur public. Nombreuses sont celles qui se sont tournées vers les écoles hors contrat, seule alternative de scolarisation pour leur enfant. Or, ce choix forcé s’accompagne d’une découverte consternante : le retrait du financement de l’AESH, condition pourtant reconnue comme indispensable au bien-être et à la scolarisation de l’enfant. Un enfant porteur de handicap reste un enfant porteur de handicap, qu’il soit scolarisé dans le public, le secteur sous contrat ou le hors contrat. 

La FPEEI a déjà porté cette question à la DGESCO en janvier 2024. Le courrier adressé suite à cet entretien est resté sans réponse. Face à l’engagement affiché du Gouvernement en faveur des personnes en situation de handicap, notamment lors de la Conférence Nationale du Handicap, la FPEEI interpelle le Ministère de l’Éducation Nationale et le ministère des Solidarités sur cette contradiction flagrante. La FPEEI sollicite donc un entretien pour exposer le problème structurel du manque de financement des AESH dans les écoles hors contrat et obtenir des solutions rapides et justes pour ces familles.

L’intelligence artificielle menace-t-elle l’équilibre de la dissuasion nucléaire ? Rome réunit des experts

Le Vatican a réuni cet été des lauréats du prix Nobel, des chercheurs en intelligence artificielle (IA) et des défenseurs du désarmement autour d’une même question : l’intelligence artificielle menace-t-elle l’équilibre de la dissuasion nucléaire ?

Cette Assemblée, qui a réuni plus de 200 personnalités, s’est inspirée de l’encyclique Magnifica humanitas du pape Léon XIV, consacrée à la sauvegarde de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle.Le Vatican a accueilli cet événement les 14 et 15 juillet, dans les jardins pontificaux de Castel Gandolfo.

Le vicaire général de Rome, le cardinal Baldo Reina, a déclaré que nous nous trouvons à un « moment charnière » de l’histoire.

« Les progrès scientifiques et technologiques offrent des opportunités extraordinaires dans les domaines des soins de santé, de l’éducation, de la santé publique, de la protection de l’environnement, de la lutte contre la pauvreté et de la construction de la paix. Pourtant, ces mêmes progrès, s’ils sont dissociés de l’éthique, de la responsabilité et du respect de la dignité de la personne humaine, peuvent devenir un instrument de domination, d’exclusion, voire de destruction. »

« Les décisions concernant la vie et la mort, la paix et la guerre, ainsi que l’avenir des peuples et des générations à venir doivent rester sous un contrôle humain total, responsable et significatif. »

Le 7 avril 2026, Anthropic a dévoilé Mythos, un modèle d’IA capable de détecter, puis d’exploiter de manière autonome, des failles informatiques critiques dans la quasi-totalité des systèmes d’exploitation et des navigateurs existants. L’entreprise n’a pas commercialisé cet outil : elle en a réservé l’accès à une douzaine de partenaires industriels jugés stratégiques.

Mozilla a confirmé une partie de ces résultats : le directeur de l’ingénierie responsable du navigateur Firefox a fait état d’un nombre très élevé de vulnérabilités mises au jour par le modèle, dont une faille vieille de près de 27 ans. Plusieurs spécialistes du secteur soulignent surtout que le délai entre la découverte d’une faille et sa transformation en outil d’attaque s’est brutalement raccourci.

Ce constat change de portée une fois appliqué aux arsenaux nucléaires, une question que documentent en détail la politiste Sterre van Buuren et le chercheur Benoît Pelopidas, spécialistes de la dissuasion à Sciences Po. Leur argument central tient en une idée simple : la sécurité nucléaire repose depuis toujours sur un pari implicite, celui qu’aucune vulnérabilité informatique ne viendra perturber le fonctionnement normal d’un arsenal. Or un arsenal nucléaire ne se réduit pas à un stock de têtes explosives : il englobe aussi les missiles, les réseaux de communication qui transmettent l’ordre, et les systèmes d’alerte avancée censés détecter une attaque adverse. Tous ces éléments doivent communiquer entre eux pour fonctionner, ce qui multiplie d’autant les points d’entrée possibles pour une attaque informatique.

En 2010, un centre de commandement américain a perdu, pendant près d’une heure, le contact avec une cinquantaine de missiles nucléaires, sans qu’aucune cyberattaque ne soit en cause à l’époque.

En 1983, le film WarGames de John Badham avait suffisamment marqué Ronald Reagan pour qu’il interroge ses conseillers sur la possibilité réelle d’une telle intrusion informatique ; la réponse, arrivée une semaine plus tard, tenait en une phrase : « le problème est bien plus grave que vous ne le pensez ».

Ce risque cyber s’ajoute à un débat plus ancien, centré sur la prise de décision elle-même. En novembre 2024, Joe Biden et Xi Jinping s’étaient mis d’accord, en marge d’un sommet en Amérique latine, sur un principe simple : l’intelligence artificielle ne doit jamais se substituer au jugement humain dans l’autorisation ou l’exécution d’un tir nucléaire.

En 2003, des missiles Patriot fonctionnant en mode automatique ont abattu un avion britannique Tornado et un chasseur américain F-18, victimes de tirs fratricides que le système n’a pas su distinguer d’une menace réelle.

De son côté, la France refuse de développer des systèmes d’armes létales pleinement autonomes, et exclut toute délégation de la décision de vie ou de mort à une machine. Un argument plus original circule aussi dans les cercles militaires français, porté notamment par le général de division aérienne (GDA) Pierre Réal : l’incertitude elle-même pourrait renforcer la dissuasion. Si un adversaire ignore le degré réel de délégation accordé à l’IA dans le système de commandement d’une puissance nucléaire, cette ambiguïté agit comme un facteur dissuasif supplémentaire.

Le second risque, plus diffus, concerne la cybersécurité des systèmes eux-mêmes, un terrain sur lequel Mythos vient de démontrer, de façon spectaculaire, l’ampleur du problème.

Pour les états-majors comme pour les décideurs politiques, l’enjeu des prochaines années consiste donc à traiter ces deux fronts en parallèle, sans laisser l’urgence de l’un faire oublier la gravité de l’autre. Une dissuasion nucléaire qui s’appuie sur des systèmes numériques vulnérables perd une partie de sa crédibilité, même quand l’humain garde fermement la main sur la décision finale.

Dragon Ball : le studio japonais n’a jamais donné son accord pour un projet en France

Macron sera ridicule jusqu’à la fin.

Si Dragon Ball est cité comme le thème qui sera au cœur du projet saoudien de parcs de loisirs en région parisienne, ses ayants droit japonais affirment n’avoir «octroyé aucune licence d’utilisation».

Emmanuel Macron a annoncé lundi 24 août un investissement saoudien de 6 milliards d’euros dans un projet de méga complexe de loisirs incluant trois parcs à thèmes à Cergy-Pontoise, à l’ouest de Paris.

Pourtant, Toei Animation Co., la société japonaise qui détient les droits de la licence Dragon Ball, a indiqué dans un communiqué publié lundi 31 août qu’elle n’a «octroyé aucune licence d’utilisation» de ses héros pour un parc d’attractions en France.

«Toutes les images conceptuelles et les vidéos de parc à thème [Dragon Ball] utilisées dans les articles évoquant [le projet français] sont celles utilisées dans l’annonce commune faite avec Qiddiya Investment Company en mars 2024, concernant le parc à thème en construction à Qiddiya City, en Arabie saoudite»

C’est bien le gouvernement marocain qui a organisé l’arrivée massive de plusieurs dizaines d’immigrés à Ceuta

Le Monde, peu suspect d’être de la strême drouate, démontre que Pedro Sanchez a ouvertement menti concernant la crise des migrants à Ceuta. Il avait mis en cause

« la diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël, et à une internationale de l’ultradroite ».

Or, c’est bien le gouvernement marocain qui a organisé « l’arrivée massive de plusieurs dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole, les 30 et 31 juillet. »

Ses conclusions tranchent avec les déclarations publiques du chef du gouvernement, qui a assuré qu’il n’existait aucun indice permettant de soupçonner Rabat d’avoir organisé le mouvement. Lundi 31 août, M. Sanchez avait, au contraire, salué la « coopération instantanée, immédiate » du pays voisin et souligné l’étroite collaboration entre les deux Etats pour organiser les retours. Il avait, en revanche, mis en cause « la diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël, et à une internationale de l’ultradroite ».

Un document transmis à la justice décrit la « totale permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de l’arrivée massive de migrants, les 30 et 31 juillet, et affirme que certains agents ont même guidé les passages vers l’enclave espagnole. 

Un rapport de la police espagnole est venu fragiliser la version défendue depuis le début de la crise de Ceuta par le gouvernement de Pedro Sanchez, selon laquelle aucun élément ne permet de mettre en cause le Maroc.

Le document, publié par la presse espagnole et que Le Monde a pu consulter, a été élaboré par le Centre national de l’immigration et des frontières (Cenif), l’unité de renseignement du commissariat général aux étrangers et aux frontières de la police nationale. Il a été transmis à l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays, qui examine l’éventuelle ouverture d’une enquête sur les circonstances de cet afflux.

La priorité du gouvernement, « c’est d’agir sur les trottinettes »

Connaissez-vous, Marie-Pierre Vedrenne ?

Non ?

Elle est ministre déléguée chargée de la Citoyenneté.

Elle est venue à Alençon mercredi 2 septembre.

Elle a été très ferme :  « Ma priorité, c’est d’agir sur les trottinettes »

Pour rappel, la ville d’Alençon connaît des violences et des incendies depuis plusieurs années, sur fond de trafic de drogue.

Par exemple, en avril dernier, 6 voitures ont été incendiées… devant le palais de justice. Avec en prime des inscriptions contre Gérald Darmanin.

Il est plus facile de faire trembler les trottinettes que les trafiquants de drogue…

Euthanasie : Par l’atrophie de son propre travail, le Conseil constitutionnel vient hélas de fragiliser notre État de droit

Editorial de la newsletter du député LR Patrick Hetzel de septembre 2026 :

Il est un paradoxe que notre démocratie devrait regarder en face : l’institution chargée de garantir la Constitution peut-elle, par l’insuffisance de son propre contrôle, contribuer à fragiliser l’État de droit ? La décision rendue à propos de la loi relative à la fin de vie pose précisément cette question. En effet, le recours que j’avais coordonné, qui fut cosigné par plus de soixante collègues députés et que nous avons soumis au Conseil constitutionnel soulevait de nombreuses interrogations constitutionnelles. Le Conseil a répondu à trois d’entre elles et encore, principalement sous forme de limites interprétatives. Mais, sur plusieurs autres questions très importantes, les juges constitutionnels ont simplement décidé de ne pas y répondre. Ils les ont laissées de côté et maintenu de nombreux angles morts dans leur avis.

Un tel silence n’est pas anodin du tout. Bien sûr, le Conseil constitutionnel n’est pas tenu de répondre à chacun des arguments développés par les requérants. Il peut écarter un grief, le juger inopérant ou considérer qu’une autre réponse rend inutile son examen. Mais encore faut-il que le citoyen puisse comprendre ce qu’il en est véritablement. Un juge peut rejeter un argument. Toutefois le juge constitutionnel ne devrait pas laisser dans l’ombre une question constitutionnelle substantielle sans expliquer pourquoi.

La fonction du Conseil constitutionnel ne consiste pas seulement à dire « oui » ou « non » à une loi. Elle consiste aussi à déterminer, par son raisonnement, les limites que la Constitution impose au législateur. Et c’est bien cette fonction qui donne au contrôle constitutionnel sa véritable portée. Or, lorsque des questions importantes restent sans réponse, l’incertitude demeure. Les citoyens ne savent pas si ces questions ont été examinées, écartées, jugées sans objet ou simplement ignorées. Les parlementaires ne disposent pas d’une ligne jurisprudentielle claire. Les juridictions elles-mêmes ne peuvent tirer de la décision les enseignements qu’elles seraient en droit d’en attendre.

Moins le juge constitutionnel explicite son contrôle, moins le droit constitutionnel est prévisible.Et c’est ici que le paradoxe devient préoccupant.

Le Conseil constitutionnel est l’un des gardiens de l’État de droit. Mais l’État de droit ne repose pas seulement sur l’existence d’un juge constitutionnel. Il repose sur un contrôle effectif, intelligible et suffisamment motivé de l’action des pouvoirs publics. Il ne suffit donc pas au gardien de la Constitution de se tenir devant la porte. Il faut encore qu’il dise quelles règles il fait respecter.

Cette exigence est d’autant plus forte lorsqu’est en cause une question aussi sensible d’un point de vue éthique que la fin de vie. Nous touchons ici à des questions qui concernent directement la dignité humaine, la liberté, l’autonomie de la personne, la protection des plus vulnérables, la conception même de la fraternité et les limites du pouvoir de l’État. Dans un tel domaine, le silence juridictionnel ne peut être considéré comme une simple question de style. Il peut devenir une question qui touche très profondément aux fondements de notre Etat de droit.

Car répondre à un grief ne signifie pas donner raison au requérant. Répondre, c’est exercer pleinement son office. C’est expliquer pourquoi un principe constitutionnel s’applique ou ne s’applique pas, pourquoi une atteinte est ou n’est pas justifiée, pourquoi une question relève ou non du contrôle du Conseil. L’autorité du juge ne diminue pas lorsqu’il répond « non ». Et par ailleurs, elle augmente très clairement lorsqu’il explique pourquoi. C’est pourquoi le véritable enjeu de cette décision dépasse largement la seule loi sur la fin de vie. Il concerne la conception même du processus de contrôle de constitutionnalité. Un Conseil constitutionnel fort n’est pas celui qui examine le moins de questions possible. C’est au contraire, un conseil constitutionnel qui accepte de se confronter aux questions difficiles et qui donne aux citoyens les raisons de ses choix.

À défaut, le risque est celui d’une atrophie progressive du contrôle constitutionnel : moins de questions examinées, moins de principes explicités, moins de limites posées au législateur et, au bout du compte, davantage d’incertitude juridique. Voilà le paradoxe.

L’institution qui devrait être l’un des remparts de l’État de droit peut, si elle réduit elle-même l’étendue de son contrôle, contribuer à en fragiliser les fondations. Soyons bien clairs, il ne s’agit nullement de demander au Conseil constitutionnel de parler davantage pour parler davantage. Mais c’est lui demander de ne pas laisser sans réponse les questions qui, parce qu’elles touchent aux droits et libertés fondamentaux, méritent précisément que le gardien de la Constitution les affronte. Lorsque l’on regarde attentivement le fonctionnement de nos institutions, on peut effectuer quelques constats précis : le silence du législateur peut être contrôlé, le silence de l’exécutif peut être contesté mais lorsque le juge constitutionnel lui-même garde le silence, comment peut-on l’interpeller ?

En tout cas, l’avis du conseil constitutionnel concernant la loi dite « aide à mourir » est un exemple évidemment de fragilisation de l’Etat de droit. Laisser sans réponse d’importantes questions de nature constitutionnelle par une stratégie d’évitement n’est non seulement pas à la hauteur des enjeux mais pose une vraie question pour un Etat de droit. En cela, ce qui s’est passé durant cet été est particulièrement inquiétant car l’autorité même du conseil constitutionnel tient notamment à sa capacité à expliciter en quoi la loi est bien conforme à la Constitution. Notre recours ne se contentait pas d’une contestation générale de la loi mais articulait des griefs précis sur les critères médicaux, les garanties pénales, les délais, les majeurs protégés, l’article 66, l’égalité, les assurances et la compétence du législateur. Ne pas apporter de réponses précises à ces points contribue donc bien à fragiliser notre Etat de droit. C’est très paradoxal puisque le rôle du conseil constitutionnel est précisément de consolider notre Etat de droit. D’ailleurs, le contraste est frappant si l’on étudie les autres décisions rendues le même jour par le conseil constitutionnel, notamment l’interdiction de l’accès des réseaux sociaux des enfants de moins de 15 ans où là il est beaucoup plus explicite et détaillé et argumente en faveur de la protection de la liberté d’expression et de communication et va jusqu’à reprocher au législateur de ne pas avoir entouré de garanties suffisantes les atteintes qui leur sont portées. En cela, le « deux poids, deux mesures » du conseil constitutionnel est un grand point de fragilité car il laisse entrevoir un vrai problème de respect strict de l’impartialité qui devrait pourtant être une exigence intangible.

Ostension de la Sainte Tunique d’Argenteuil lors de la veillée avec le pape

La Tunique du Christ va être exposée et vénérée par 80 000 jeunes et des millions de téléspectateurs du monde entier. L’abbé Cariot, ancien recteur de la basilique Saint-Denys d’Argenteuil, a été interrogé dans France catholique. Extrait :

[…] Léon XIV sera le second Pape à voir la Sainte Tunique après saint Pierre lui-même : aucun pontife ne l’a vue entre le premier et le dernier ! Ce moment exceptionnel va donc nous relier directement à saint Pierre, dont Léon est le successeur direct. C’est absolument extraordinaire et très émouvant.

Comment, selon vous, va-t-il vivre ce moment ?

Cette tunique « sans couture », qui n’a pas été déchirée au moment de la Passion, symbolise l’unité de l’Église. Je suis donc certain que le Saint Père, dans sa mission de gardien de la foi et de l’unité de l’Église sera très touché de pouvoir vénérer cette relique, qui symbolise sa mission. D’autant plus qu’il aura, la veille, vénéré la Sainte Couronne d’épines au cours des vêpres, à la cathédrale Notre-Dame ! Ce voyage va être un moment très intense pour lui… […]

Cette génération, qui vit en grande partie sur le continent numérique virtuel, est-elle sensible au culte des reliques ?

Oui, plus que leurs parents et surtout que leurs grands-parents car, dans un monde où la transmission de la foi a été très pauvre et difficile, ils ont particulièrement besoin de signes tangibles, sensibles, qui évoquent la foi de manière concrète, et la Passion en particulier. Cela soutient leur foi, comme la nôtre d’ailleurs. N’oublions pas que le seul signe que Jésus a donné est celui de la Croix, qu’évoque cette relique ! Et ce signe sera visible dans le Stade de France aux yeux de dizaines de millions de personnes, j’en suis très heureux ! […]

Condamné pour avoir fait avorter sa compagne

« Mon corps mon choix », « ma liberté » bla-bla-bla…

Un interne en chirurgie orthopédique a comparu, jeudi 3 septembre, devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, pour avoir fait avorter sa compagne en lui administrant des comprimés abortifs à son insu. Condamné à 5 ans de prison dont 3 avec sursis, il a été incarcéré à l’issue de l’audience.

Cet homme de 36 ans a l’interdiction définitive d’exercer la profession de médecin et l’interdiction d’exercer toute activité de nature médicale ou paramédicale pendant une durée de cinq ans.

Il s’était procuré un comprimé de mifépristone – qui ramollit le col de l’utérus – et trois cachets de misoprostol – qui entraîne l’expulsion du fœtus. Il a fait ingérer à sa compagne la première molécule en l’embrassant puis, le lendemain, lui a fait boire une boisson dans laquelle il avait dissous le second produit.

Silence radio du Planning familial et des lobbys de l’avortement…

L’euthanasie défendue à l’ONU

Lu sur Gènéthique :

Début juillet, à Genève, des négociations pour l’adoption d’un nouveau traité des Nations unies sur les droits des personnes âgées ont débuté. A cette occasion, des groupes subventionnés par l’Union européenne (UE) ont soumis l’idée d’un « droit international pour le  » et des « programmations pour la règlementation gouvernementale sur l’euthanasie ».

Un organe spécifique de l’ONU, le Groupe de Travail intergouvernemental sur les Droits de l’Homme des Personnes Agées, s’est attaché à la réalisation de ce traité. Plusieurs gouvernements ont proposé de réfléchir sur la protection contre les discriminations et les négligences liées à la vieillesse. Si ces thèmes sont consensuels, d’autres sujets plus controversés ont été portés par des organismes non gouvernementaux financés par l’UE. En effet, ces derniers ont soulevé « les droits sexuels et de la reproduction » ou encore le « droit à mourir avec dignité ».

Ainsi, la Plateforme Europe AGE – une de ces ONG – considère que le suicide assisté soit un sujet « tabou » et a demandé à ce qu’une « discussion plus ouverte » soit mise en place en incluant des études menées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il en va de même du Réseau de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme des Amériques qui a demandé à ce que le « droit à mourir avec dignité » soit inclus dans le traité en préparation.

Les travaux du Groupe de Travail Intergouvernemental sur les Droits de l’Homme des Personnes Agées devraient se poursuivre au cours des deux prochaines années.

L’embryon en sursis au Liechtenstein

Lu sur Gènéthique :

Le 2 septembre, par seulement 13 voix sur 25, le Parlement du Liechtenstein a voté en faveur d’une initiative citoyenne visant à dépénaliser l’avortement pendant les trois premiers mois de la grossesse. Une initiative à laquelle s’oppose vigoureusement le régent du pays, le prince héréditaire Alois.

Actuellement l’avortement n’est autorisé au Liechtenstein qu’en cas de danger pour la vie de la mère ou quand la grossesse fait suite à un viol. Une femme qui recourt à l’IVG est passible d’un an de prison. La peine encourue par une personne pratiquant un avortement est de trois ans.

Si le Parlement avait rejeté l’initiative, elle aurait été soumise à référendum. Un élu en a fait la demande malgré le vote du Landtag. Cette motion a été rejetée par 13 voix contre 12. Interrogés par un référendum en 2011, 52% des électeurs de la principauté s’étaient opposés à la dépénalisation de l’avortement.

Hongrie : Après cent jours, voilà ce qui s’impose : au lieu de gouverner, ils ont réécrit l’État

Tribune rédigée par Madame Kata Jurák, Fondatrice et rédactrice en chef du journal hetediknap.hu, pour le journal-blog L’Espoir.

Cent jours ne suffisent pas pour remettre sur pied la santé, l’éducation ou les transports d’un pays, mais c’est amplement suffisant pour révéler à quoi un nouveau pouvoir consacre son énergie politique. Le bilan est inquiétant, car alors que peu de changements perceptibles sont visibles dans les grands systèmes du quotidien, la réécriture de l’espace institutionnel et constitutionnel s’est poursuivie avec un dynamisme frappant. Je pensais qu’autour du centième jour, il faudrait dresser un long bilan. Il faudrait comparer les promesses aux résultats, examiner ce qui s’est passé dans la santé, l’éducation, les transports, l’économie, le fonctionnement de l’État, et séparer ce qui nécessite réellement du temps de ce qui aurait pu être accompli dès les premières semaines.

Cependant, plus j’observais ces cent derniers jours, plus j’avais le sentiment que l’essentiel pouvait se résumer de manière beaucoup plus concrète : un véritable tournant gouvernemental est à peine visible pour l’instant, tandis que la réécriture du système institutionnel de l’État se déroule d’autant plus spectaculairement.

Cela ne revient pas à prétendre que rien ne s’est passé. Des choses ont eu lieu, et il convient de le reconnaître honnêtement. Des décisions ont été prises concernant les dépenses publiques, les avantages politiques, les fonds européens ; de nouvelles institutions ont vu le jour, la transformation des médias publics a commencé, et le gouvernement lui-même dresse une longue liste des résultats de ces cent premiers jours.

La question n’est pas de savoir s’il y a eu de l’activité, mais où s’est déplacé le centre de gravité politique.

Car alors que le redressement durable de la santé, de l’éducation, du réseau ferroviaire, des services publics et de l’économie reste en grande partie devant nous, la nouvelle majorité s’est attaquée au système constitutionnel dès les premières semaines avec une détermination dont il est difficile de ne pas tirer de conclusions.

Pour lire la suite de la tribune : https://journallespoir.wordpress.com/2026/08/29/apres-cent-jours-voila-ce-qui-simpose-au-lieu-de-gouverner-ils-ont-reecrit-letat/

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

3 septembre Saint Pie X – Un modèle et un guide à prier pour notre époque tourmentée !

Un livre magistral accessible pour suivre pas à pas les étapes d’une prestigieuse ascension : ascension extérieure, conduisant le fils du cursore de Riese jusqu’au Vatican, au souverain pontificat – ascension intérieure : progression incessante d’une âme élue, saisie par Dieu, jusqu’à ces hauteurs où notre pauvre humanité est comme prise de vertige jusqu’à cette « harmonie des vertus dans les hautes sphères de l’héroïsme ». Et parallèlement c’est l’histoire d’une vie, d’une âme dans le cadre historique d’une existence exceptionnellement remplie.

Dans le bref de béatification du 3 juin 1951, Pie XII énumère les principaux traits dignes de retenir l’attention et l’admiration des foules : Le souci de la sainteté du clergé – La préoccupation du salut éternel des âmes – La préoccupation du salut éternel des âmes – La défense de la foi intègre et pure – L’amour de la liturgie.

La postface de René Bazin est éloquente :

« Cet homme était un des mieux doués de son temps. On ne peut dire qu’il excellait en doctrine sans entendre affirmer qu’il excellait aussi en charité ; ni qu’il excellait en charité sans que la preuve soit fournie qu’il avait une étonnante puissance d’assimilation, la connaissance la plus étendue de l’histoire religieuse et de l’histoire profane, un goût très sûr d’artiste, et le sens inné et déjà la longue pratique de l’autorité. L’extrême développement d’une de ces qualités est communément appelé génie. N’est-il pas également un homme de génie, celui qui les possède toutes au plus haut degré, et ne peut-on prétendre qu’un tel ensemble de dons naturels et de richesses acquises constitue le génie de perfection ou de gouvernement, et que ce fut le partage, la marque et la gloire de Giuseppe Sarto ? Non pas toute la gloire, cependant, ni toute l’explication de ce grand homme.

Avant tout, il était un ami de Dieu, une âme sans aucun orgueil, tout souple, dès lors, entre les mains de la grâce divine. Et la grâce vigilante qui l’avait préparé de loin, voyant que jamais il ne lui avait été rebelle, allait à cause de cela, lui donner à gouverner les trois cents millions de catholiques -et combien d’âmes au-delà- qui remplissent le monde. »

Giuseppe Sarto fut d’une humanité exquise, doué de cette bonté rayonnante à laquelle on ne résiste pas. Sans doute il fut un clair génie, au regard lucide et pénétrant, un chef dont l’intrépidité n’eut d’égale que la sagesse et la mesure. Sans doute, mais enfin d’autres hommes furent doués d’humanité exquise, de génie et ne dynamisme conducteur. Jamais pourtant ils n’ont soulevé un enthousiasme si universel, si spontané, si profond. Jamais ils ne furent l’objet d’un tel culte d’admiration, de confiance, d’amour. Guiseppe Sarto fut un saint – un saint de qualité rare que le peuple ne désigne que de ce mot : il santo. Il fut l’homme de Dieu, rivé à Dieu, uni à Dieu, à sa volonté, donné corps et âme. Ce livre est l’histoire d’un grand homme, d’un saint que nous devons prier dans ses moments de tourmentes extrêmes.

Cet essai historique se réfère à des documents directs des divers procès, les dépositions des témoins de la vie et de l’œuvre du souverain pontife, documents les plus sûres. « Aucunes sources d’informations, soit dans les archives du Vatican soit dans les Archives nationales, soit dans les divers publications religieuses ou profanes n’ont été négligées. » Trois cahiers de 16 pages, de photos en noir et blanc viennent appuyés le récit.
Cet ouvrage magistrale reçut en 1955 le Prix Marie-Eugène Simon-Henri-Martin.

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https://www.livresenfamille.fr/biographies-temoins-saints/10992-pie-x-essai-historique.html

Pie X – Essai historique, de Pierre Fernessole, Editions Clovis, 672 pages, en promotion (30 €) : 16.90 €

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Droite de la droite : l’effacement du marqueur religieux

Professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, et spécialiste du nationalisme français, Olivier Dard publie une Histoire de l’extrême droite française, 700 pages du monarchisme aux lepénisme. L’auteur a été interrogé par Dominique Albertini dans Libération. L’auteur conteste l’expression retenue dans le titre de l’ouvrage et évoque ce qui rassemble les différents courants de la droite :

Réforme de la majoration de retraite : un manque à gagner pour les familles

Communiqué du Syndicat de la famille :

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a annoncé le 1er septembre vouloir réformer, dans le PLFSS 2027, la majoration de pension accordée aux parents ayant élevé trois enfants ou plus. Le rapport IGF-IGAS « Revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales », publié en juin, proposait un forfait individuel de 125€ par mois. 

Aujourd’hui, la majoration de pension représente généralement 10 % de celle-ci. Les pensions des pères étant en moyenne supérieures, ils reçoivent mécaniquement des majorations plus importantes que les mères. Cette idée d’un forfait raisonne donc essentiellement par individu : homme/femme et niveaux de pension.

Ainsi, 125 € correspondent à 10% d’une pension de 1 250€. Très schématiquement, un bénéficiaire actuellement majoré de 10 % gagnerait donc au forfait si sa pension est inférieure à 1 250€ et perdrait au-delà. Les simulations DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) montrent effectivement une redistribution très nette vers les petites pensions et davantage de pertes chez les hommes.

Mais une famille constitue aussi une unité économique.

Actuellement, si un père gagne 2 500€ et la mère 600€, leurs majorations sont respectivement de 250 et 60€, soit 310€ pour le ménage. Avec deux forfaits de 125€, la mère gagne individuellement mais le ménage tombe à 250€ : une perte de 60€ par mois, soit 720 € par an. L’inégalité statistique homme-femme diminue peut-être mais le revenu familial également.

Le cas des mères au foyer est également sensible. En ayant interrompu leur carrière, toutes n’ont pas acquis de droits suffisants via l’AVPF (l’Assurance vieillesse des parents au foyer) parce qu’elle est soumise aux ressources du ménage. Elles pourraient donc ne recevoir qu’un faible bénéfice de la réforme, voire n’accéder à aucun forfait si elles n’ont pas de pension personnelle, tandis que leur conjoint perdrait une partie importante de sa majoration. Une perte qui impacterait aussi la pension de réversion de ces mères.

« Les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes ne se corrigeront pas par une forfaitisation qui ignore la réalité des familles et l’évolution des couples, aujourd’hui très majoritairement biactifs. En partant d’une vision passéiste des rôles du père et de la mère, ce projet remplacerait une véritable politique familiale par une logique individualiste. À l’heure où la natalité s’effondre, la priorité devrait être, au contraire, de reconnaître l’investissement complémentaire des parents, de respecter leur liberté d’organisation et de soutenir les familles, notamment celles des classes moyennes.” déclare Ludovine de la Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

Les artisans d’erreurs se cachent dans le sein même et au coeur de l’Eglise

Nous fêtons aujourd’hui le pape saint Pie X, qui écrivait dans son encyclique Pascendi Dominici gregis sur les erreurs du modernisme :

[…] Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c’est que, les artisans d’erreurs, il n’y a pas à les chercher aujourd’hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c’est un sujet d’appréhension et d’angoisse très vives, dans le sein même et au coeur de l’Eglise, ennemis d’autant plus redoutables qu’ils le sont moins ouvertement. Nous parlons, Vénérables Frères, d’un grand nombre de catholiques laïques, et, ce qui est encore plus à déplorer, de prêtres, qui, sous couleur d’amour de l’Eglise, absolument courts de philosophie et de théologie sérieuses, imprégnés au contraire jusqu’aux moelles d’un venin d’erreur puisé chez les adversaires de la foi catholique, se posent, au mépris de toute modestie, comme rénovateurs de l’Eglise; qui, en phalanges serrées, donnent audacieusement l’assaut à tout ce qu’il y a de plus sacré dans l’oeuvre de Jésus-Christ, sans respecter sa propre personne, qu’ils abaissent, par une témérité sacrilège, jusqu’à la simple et pure humanité.

3. Ces hommes-là peuvent s’étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l’Eglise. Nul ne s’en étonnera avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d’agir.

Ennemis de l’Eglise, certes ils le sont, et à dire qu’elle n’en a pas de pires on ne s’écarte pas du vrai. Ce n’est pas du dehors, en effet, on l’a déjà noté, c’est du dedans qu’ils trament sa ruine; le danger est aujourd’hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Eglise; leurs coups sont d’autant plus sûrs qu’ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n’est point aux rameaux ou aux rejetons qu’ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c’est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d’immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l’arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l’abri de leur main, nulle qu’ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu’ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d’habileté qu’ils abusent facilement les esprits mal avertis. D’ailleurs, consommés en témérité, il n’est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu’ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.

Avec cela, et chose très propre à donner le change, une vie toute d’activité, une assiduité et une ardeur singulières à tous les genres d’études, des moeurs recommandables d’ordinaire pour leur sévérité. Enfin, et ceci parait ôter tout espoir de remède, leurs doctrines leur ont tellement perverti l’âme qu’ils en sont devenus contempteurs de toute autorité, impatients de tout frein : prenant assiette sur une conscience faussée, ils font tout pour qu’on attribue au pur zèle de la vérité ce qui est oeuvre uniquement d’opiniâtreté et d’orgueil. Certes, Nous avions espéré qu’ils se raviseraient quelque jour : et, pour cela, Nous avions usé avec eux d’abord de douceur, comme avec des fils, puis de sévérité : enfin, et bien à contrecoeur, de réprimandes publiques. Vous n’ignorez pas, Vénérables Frères, la stérilité de Nos efforts; ils courbent un moment la tête, pour la relever aussitôt plus orgueilleuse. Ah! s’il n’était question que d’eux, Nous pourrions peut-être dissimuler; mais c’est la religion catholique, sa sécurité qui sont en jeu. Trêve donc au silence, qui désormais serait un crime! Il est temps de lever le masque à ces hommes-là et de les montrer à l’Église universelle tels qu’ils sont.

4. Et comme une tactique des modernistes (ainsi les appelle-t-on communément et avec beaucoup de raison), tactique en vérité fort insidieuse, est de ne jamais exposer leurs doctrines méthodiquement et dans leur ensemble, mais de les fragmenter en quelque sorte et de les éparpiller çà et là, ce qui prête à les faire juger ondoyants et indécis, quand leurs idées, au contraire, sont parfaitement arrêtées et consistantes, il importe ici et avant tout de présenter ces mêmes doctrines sous une seule vue, et de montrer le lien logique qui les rattache entre elles. Nous Nous réservons d’indiquer ensuite les causes des erreurs et de prescrire les remèdes propres à retrancher le mal. […]

Du culte il y aurait peu à dire, si ce n’était que sous ce mot sont compris les Sacrements; et sur les Sacrements les modernistes greffent de fort graves erreurs. Le culte naît d’une double nécessité, d’un double besoin: car, on l’a remarqué, la nécessité, le besoin, telle est, dans leur système, la grande et universelle explication.

Le premier besoin, ici, est de donner à la religion un corps sensible; le second, de la propager, à quoi il ne faudrait pas songer sans formes sensibles ni sans les actes sanctifiants que l’on appelle sacrements. Les sacrements, pour les modernistes, sont de purs signes ou symboles, bien que doués d’efficacité. Ils les comparent à de certaines paroles, dont on dit vulgairement qu’elles ont fait fortune parce qu’elles ont la vertu de faire rayonner des idées fortes et pénétrantes, qui impressionnent et remuent. Comme ces paroles sont à ces idées, de même les sacrements au sentiment religieux. Rien de plus. Autant dire, en vérité, et plus clairement, que les sacrements n’ont été institués que pour nourrir la foi: proposition condamnée par le Concile de Trente: Si quelqu’un dit que les sacrements n’ont été institués que pour nourrir la foi, qu’il soit anathème (12).

Circulaire du ministère des Armées interdisant toute discrimination à l’encontre des élèves issus des lycées hors contrat

Communiqué d’Anne Coffinier faisant suite aux discriminations constatées dans certains lycées militaires :

Le cabinet du ministre vient d’informer Créer son école qu’une circulaire interdisant toute discrimination à l’encontre des élèves issus des lycées privés hors contrat sera signée cette semaine, puis immédiatement diffusée. Cette décision répond directement à notre demande : garantir à tous les élèves de France un égal accès aux classes préparatoires des lycées militaires publics, quel que soit leur établissement d’origine. Créer son école est fière d’avoir mené ce combat avec succès. Nous restons plus que jamais mobilisés pour défendre l’école libre et la liberté de choix des familles.

S.O.S Calvaires réalisera la croix de la veillée des jeunes avec le pape Léon XIV au Stade de France

Communiqué de SOS Calvaires :

S.O.S Calvaires a été sollicité pour réaliser la croix qui sera utilisée lors de la veillée de prière avec les jeunes organisée au Stade de France le 25 septembre prochain, à l’occasion de la venue en France du pape Léon XIV.

La croix sera fabriquée les 9 et 10 septembre prochains dans l’atelier de l’association au Lion-d’Angers, en Maine-et-Loire, par les charpentiers de S.O.S Calvaires. Elle sera ensuite acheminée à Saint-Denis pour prendre place au cœur de la veillée, sur la scène principale, qui réunira plus de 80 000 jeunes âgés de 17 à 35 ans.

Cette réalisation s’inscrit pleinement dans la continuité de la mission portée par S.O.S Calvaires depuis 1987 : restaurer, valoriser et transmettre le petit patrimoine chrétien français. Elle mobilise un savoir-faire développé depuis près de quarante ans autour de la fabrication et de la restauration des croix, au service de centaines de chantiers menés partout en France.

À travers cette mission particulière, l’association met ainsi son expérience au service d’un événement exceptionnel, dans la continuité de son engagement quotidien.

Recours du RN contre la subvention du département de Loire-Atlantique à SOS Méditerranée

Communiqué de la fédération du Rassemblement national de la Loire-Atlantique :

En 2020, Gauthier Bouchet avait engagé des poursuites contre la Mairie de Saint-Nazaire après l’attribution d’une subvention à l’ONG immigrationniste SOS Méditerranée. La Justice lui a donné définitivement raison en février dernier, en annulant cette aide publique : une victoire majeure pour les honnêtes contribuables.

Malgré ce désaveu par la Justice, la majorité de gauche du conseil départemental de la Loire-Atlantique a suivi l’exemple de la Mairie de Saint-Nazaire, en octroyant 50 000 euros à cette même association. C’est le double des sommes allouées, dans le même temps, à des associations d’intérêt général comme la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Ce privilège accordé à une officine militante promouvant, de fait, l’immigration clandestine, est un scandale, révélateur de la déconnexion des collectivités gérées par la gauche.

Gauthier Bouchet vient donc de déposer un recours devant le tribunal administratif de Nantes afin de faire annuler la délibération du conseil départemental. Les impôts des habitants de la Loire-Atlantique n’ont pas vocation à financer un réseau de passeurs. Le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique se battra sans relâche pour que l’argent public soit enfin consacré aux besoins réels de nos concitoyens.

« Nous ne savons toujours pas comment célébrer de manière à faire ressortir toute la splendeur de la liturgie. »

Mgr Maniago, président du Centro di Azione Liturgica (CAL) et archevêque de Catanzaro-Squillace, a prononcé un discours lors de la clôture de la Semaine liturgique nationale italienne, où il a averti que les difficultés rencontrées par l’initiation chrétienne ne peuvent être résolues simplement en modifiant les programmes pastoraux existants.

Plus de soixante ans après le concile Vatican II et la réforme liturgique qui s’en est suivie, l’archevêque Maniago a déclaré :

« Nous ne savons toujours pas comment célébrer de manière à faire ressortir toute la splendeur de la liturgie. »

Au cœur des réflexions figurait la question de l’initiation chrétienne et de l’adéquation des approches pastorales actuelles de l’Église aux réalités de la vie catholique contemporaine. L’archevêque Maniago a soutenu que les difficultés ne peuvent être résolues par de simples ajustements des programmes existants, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un simple lifting pour gommer quelques imperfections.

L’archevêque a établi un lien direct entre la proclamation, la liturgie et la vie chrétienne. L’initiation chrétienne ne saurait se réduire à la préparation à la réception d’un sacrement ; elle doit impliquer une rencontre avec le Christ au sein d’une communauté qui écoute la Parole, célèbre la liturgie et vit l’Évangile.

Il a déclaré que les points soulevés lors de la Semaine liturgique nationale devraient être abordés au sein de la Conférence épiscopale italienne et d’autres conférences épiscopales, car l’avenir de l’initiation chrétienne est étroitement lié à l’avenir de l’évangélisation et de la vie ecclésiale.

Il a également insisté sur une approche particulière de la liturgie. Il a parlé d’émerveillement devant l’action de Dieu et la splendeur déjà présente dans la liturgie, plutôt que d’une beauté à créer par des célébrations toujours plus fastueuses.

« La splendeur est inhérente à la liturgie, elle la possède ; il nous suffit de la faire rayonner ».

L’enjeu n’était pas simplement esthétique. La beauté liturgique réside dans la capacité de la célébration à laisser émerger le mystère qui en est le cœur, à travers la Parole, les gestes, les chants, le silence et la participation de l’assemblée.

Ce contexte a permis à l’archevêque d’admettre que l’Église ne maîtrise pas encore suffisamment la célébration de la liturgie réformée pour en révéler toute la splendeur. Cette remarque a été présentée comme un argument en faveur de la poursuite du travail de formation liturgique, et non comme la conclusion d’un échec de la réforme. 60 ans après cette réforme, ce serait cocasse si ce n’était tragique…

Les Français se sont battus pour la France, pas pour les « valeurs universelles » de la secte maçonnique

Le grand-maître du Grand-Orient de France, celui qui veut euthanasier l’école libre, tente de récupérer le sacrifice des soldats français

Selon le père Michel Viot :

Il est tout à fait anormal que le Grand Maître d’une association maçonnique, qu’elle qu’elle soit, ranime la flamme du tombeau du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Cela lui donne une place officielle dans l’Etat à laquelle elle n’a pas droit !

J’ai été membre de la GLNF quand j’étais pasteur puis évêque luthérien. J’en ai démissionné comme il se doit pour pouvoir être ordonné prêtre catholique ! Mais je puis affirmer qu’aucun grand Maître de la GLNF, seule obédience reconnue par la Maçonnerie universelle n’aurait fait une chose pareille qui implique l’autorisation des dirigeants politiques du pays. Et là aussi je sais de quoi je parle car j’ai été Aumônier national des anciens combattants de 2014 à 2018. Et ai assisté à de nombreux rallumages de flamme et à leur organisation. Un grand maître d’une obédience qui se dit maçonnique n’est aucunement qualifié pour rallumer cette flamme. Car il se présente alors comme un dirigeant politique (tout comme dans ses discours d’ailleurs), dirigeant politique proche du Chef de l’Etat qui a dû donner son autorisation, et il implique les membres de son organisation (ce qui ne doit pas faire plaisir à tout le monde). […] Un Grand Maître qui suit les principes anglo-saxons, acceptés dans le monde entier ne doit prendre aucune position publique politique ou religieuse engageant son obédience ! Le Grand Orient l’a fait de nombreuses fois, brisant toutes sortes de traditions. Dès 1877 il était mis au ban de la Franc-maçonnerie universelle par son abandon de l’obligation de la croyance en Dieu. Il est devenu un parti politique camouflé qui prétend être la conscience de la République ! Et ce, sans mandat populaire ! Et il est conforté dans cette idée pernicieuse par le fait que beaucoup de politiques éprouvent le besoin de lui rendre visite pour se faire « adouber » par lui ! Il est infiniment regrettable que le soldat inconnu et l’Arc de triomphe qui appartiennent à tous les Français puissent servir à partir de maintenant au clientélisme du Grand Orient de France !

Devenez actionnaire de Chérubins en revivant ce webinaire inspirant

Dans le cadre de l’opportunité actuelle de devenir actionnaire de ce magnifique projet si nécessaire, nous vous proposons de regarder le webinaire inspirant enregistré avec Thibaut Despierre (co-fondateur et président de la société Chérubins).

En 30 minutes, vous embarquez dans ce beau projet vous permettant de bien appréhender les contours de cet investissement à potentiel ainsi que ses fécondités à date et à venir.

Pour voir le webinaire, cliquez sur le lien ci-après : https://youtu.be/1VERIujIaUE

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Comme tant d’enfants, le fils de Thibault Quettier est passionné d’histoires audio. Chaque jour ou presque, il s’évade dans des récits soigneusement choisis ou validés par ses parents. Puis, un soir de 2023, tout bascule !

En prêtant l’oreille à l’histoire que son fils de six ans est en train d’écouter, Thibault Quettier découvre un récit à la réalisation irréprochable, captivant, mais porteur, presque imperceptiblement, d’une vision de l’homme et du monde profondément contraire aux valeurs qu’il souhaite transmettre à son enfant.

Cette prise de conscience agit comme un révélateur. Avec son ami Thibaut Despierres, ils entreprennent de rechercher des alternatives. Très vite, le constat s’impose : il n’existe que très peu de récits chrétiens capables de rivaliser, par leur qualité narrative, artistique et sonore, avec les meilleures productions grand public. Les histoires sont souvent bien intentionnées, mais rarement assez captivantes pour être spontanément réclamées par les enfants.

Voici la genèse de Chérubins, la 1ère plateforme des histoires audio chrétiennes !

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Vous souhaitez profiter de cette opportunité d’investissement qui donne du sens à son épargne et devenir actionnaire de Chérubins ?

Cliquez sur le lien ci-après : https://www.credofunding.fr/fr/cherubins-capital

Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.

L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).

Les retraites salésiennes de l’ICRSP ont un nouveau site !

La province de France de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre propose chaque année des retraites de cinq jours et des récollections d’une ou deux journées, sous le patronage de saint François de Sales, ainsi que des sessions de formations au mariage.

Retrouvez toutes les informations sur le nouveau site.

Lire Renaud Camus, pas ses « biographes »

Un lecteur nous adresse cet article:

Il y a quelques mois de cela, une « biographie » de Renaud Camus est parue (qui ne cite même pas son nom) : L’Homme par qui la peste arriva, de Gaspard Dhellemmes et Olivier Faye.

Renaud Camus demeure étrangement méconnu. Il y a quelque temps, le Wall Street Journal l’a même qualifié de « plus grand penseur vivant dont personne n’a entendu parler ».

Dans le monde de la droite conservatrice, il est généralement connu pour deux choses. D’une part, sa vie sexuelle débridée dans les années 1970 et 80, celle de Tricks, et sa participation à la vie intellectuelle parisienne de l’époque, autour notamment de deux de ses maîtres, Roland Barthes et Louis Aragon. Ce Camus-là fait généralement l’objet d’une certaine méfiance.

Et puis un chrononyme, formulé semble-t-il pour la première fois en 2009, et si fulgurant qu’il a fait le tour du monde : le grand remplacement. Celui-là, de Camus, est généralement l’objet de beaucoup plus de sympathie. Cette fois-ci, c’est plutôt l’auteur qui s’en méfierait – Renaud Camus déteste être ramené à cette expression, jugeant humiliant qu’une vie passée à écrire (160 livres, l’une des productions les plus considérables de l’histoire de la littérature) soit ainsi réduite à deux mots.

Cela est d’autant plus vrai que le concept de grand remplacement n’a véritablement de sens qu’à l’intérieur d’une pensée bien plus large, dont il n’est qu’un des maillons (avec le petit remplacement, le pacte d’in-nocence, le remplacisme global, la matière humaine indifférenciée, la reprise du concept césairien de génocide par substitution, etc – entrer dans la pensée de Camus réclame un certain effort).

Ni Tricks ni Le Grand remplacement (une collection de textes) ne résument pourtant Renaud Camus, ni ne sont d’ailleurs particulièrement représentatifs de lui. Camus, c’est avant tout un homme dont la vie même consiste à écrire, et donc à poser sur le monde un regard littéraire, mélange de poésie, de réflexion sur ses contemporains, et de méditation sur la marche du monde.

Une grande partie de cette œuvre pourrait être décrite comme d’avant-garde : on pense ainsi aux Vaisseaux brûlés, construits pour l’internet puisqu’ils consistent en « un gigantesque hypertexte en perpétuel accroissement », selon le site Sanctuaire qui présente l’œuvre de Camus. Publiés pour la première fois en 1998, ils s’allongeaient encore en 2023, le lecteur étant invité à se perdre dans leurs méandres comme dans la pensée de leur auteur.

Son œuvre la plus magistrale, à n’en pas douter, est son Journal, qu’il écrit depuis un demi-siècle et qui, à lui seul, aurait dû lui valoir le prix Nobel depuis longtemps. Tout s’y trouve, au gré des jours et des saisons : ses réflexions sur ce qu’il appelle la dictature de la petite bourgeoisie, caractérisée par le tutoiement généralisé, la civilisation des prénoms et la bise ; ses descriptions des ciels de Lomagne dont il a exploré chaque chemin ou presque ; ses écoutes musicales (le changement de sens du mot « musique » étant un leitmotiv de sa méditation) ; sa pensée en constante évolution sur le remplacement de toute chose par sa version inférieure (le faussel), qui lui semble caractériser nos sociétés industrielles avancées.

L’ouvrage de MM. Dhellemmes et Faye n’a strictement aucun intérêt : pour l’essentiel, il consiste à prendre dans la vie et la pensée de l’écrivain, telles que lui-même les a présentées, tout ce qui pourrait être interprété de manière désobligeante, voire vile (par exemple, son amitié avec des gens connus ou fortunés, qui ne saurait être dictée que par l’intérêt). Le plus terrifiant est qu’ils ne sont sans doute même pas motivés par le désir de détruire, comme le pense Renaud Camus – qui, fidèle à lui-même, leur a pourtant tout ouvert de sa correspondance, de ses archives, etc. On les sent plutôt radicalement incapables de le comprendre, lui qui appartient à une autre civilisation et une autre trempe d’hommes qu’eux, des hommes comme notre époque n’en compte plus guère puisqu’hélas la grande déculturation est passée par là.

L’Homme par qui la peste arriva, c’est le constat tragique mais finalement peu surprenant que les gens nés après l’imbécilisation de masse (par l’école et la télévision) ne sont plus capables de comprendre ceux qui les ont précédés. Ils préfèrent donc les traîner dans la boue, de la même manière qu’on peut être certain que, si De Gaulle revenait aujourd’hui parmi nous, il serait taxé quotidiennement de « racisme » ou d’« antisémitisme », et passerait l’essentiel de ses journées devant la XVIIe chambre.

Inutile de lire leur livre, donc. En revanche, que sa publication à grand fracas soit l’occasion de découvrir l’objet de leur pitoyable curiosité : l’œuvre de Renaud Camus, si tragiquement méconnue. Une grande partie est disponible sur le site de l’auteur, https://www.renaud-camus.net. On ne saurait trop recommander, encore une fois, le Journal, mis en ligne quotidiennement et dont certaines entrées sont en libre accès (ainsi que tout le récit de « l’affaire Camus » en 2000, telle que vécue par l’auteur). Celui-ci est complété d’une gigantesque frise chronologique, illustrée de milliers de photos, Le Jour ni L’Heure – MM. Dhellemmes et Faye ont-ils seulement compris l’allusion ? –, dans laquelle le lecteur curieux pourra se perdre. Au-delà, plusieurs dizaines d’ouvrages peuvent être lus en ligne.

L’œuvre d’un homme qui a eu 80 ans en août, et représente certainement l’un des plus grands penseurs, mais aussi des plus grands prosateurs, vivants.

Le bénitier : ce petit objet qui porte 2000 ans de foi

À l’entrée de chaque église, avant même de rejoindre son banc, le fidèle accomplit un geste simple et ancien : tremper les doigts dans l’eau bénite et se signer. Ce geste, presque automatique pour beaucoup de catholiques, s’appuie sur un objet aussi discret qu’essentiel : le bénitier. D’où vient-il ? Que signifie-t-il vraiment ? Et pourquoi tant de foyers catholiques choisissent-ils aujourd’hui d’en installer un chez eux ?

Qu’est-ce qu’un bénitier ?

Un bénitier est un récipient destiné à contenir de l’eau bénite, c’est-à-dire de l’eau consacrée par un prêtre à l’aide d’une prière rituelle. On en distingue généralement deux formes :

Le bénitier d’église, souvent une vasque de pierre ou de marbre fixée près du portail, parfois monumentale, parfois soutenue par une colonne sculptée.
Le bénitier domestique, de dimension modeste, en faïence, en métal ou en bois, que l’on suspend près de la porte d’entrée ou dans une chambre.

Dans les deux cas, sa fonction est la même : permettre au fidèle de se signer avec l’eau bénite en entrant dans un lieu, comme un rappel de son baptême.

Une origine ancienne, entre héritage juif et pratique romaine

La pratique de purifications par l’eau avant d’entrer dans un lieu sacré ne date pas du christianisme. Le Temple de Jérusalem comportait des bassins destinés aux ablutions rituelles, et le monde gréco-romain connaissait lui aussi des vasques lustrales à l’entrée des temples, où l’on se purifiait avant le culte.

Les premiers chrétiens ont hérité de cette sensibilité tout en la transformant profondément. Dès les premiers siècles, on trouve dans les basiliques des cantharos ou phiales, ces grandes vasques placées dans l’atrium, avant l’entrée de l’église, où les fidèles se lavaient les mains et le visage avant la liturgie. Ce n’était pas un simple geste d’hygiène : il signifiait la nécessité de se purifier intérieurement avant de participer au mystère eucharistique.

C’est au fil du Moyen Âge que le bénitier, tel que nous le connaissons, se fixe dans son usage : une vasque unique, proche de la porte, contenant de l’eau bénite par le prêtre, et destinée non plus à un lavage mais à un signe de croix. L’eau n’y est plus seulement symbole de purification rituelle héritée de l’Antiquité : elle devient un rappel explicite du baptême, sacrement par lequel le chrétien est entré dans l’Église.

Pourquoi de l’eau bénite, et non simple eau ?

La bénédiction de l’eau par un prêtre, selon un rituel précis, lui confère ce que la tradition appelle un sacramental : un signe sacré institué par l’Église qui, sans être un sacrement à proprement parler, dispose l’âme à recevoir la grâce et éloigne le mal. L’eau bénite n’agit pas par magie ; elle agit par la prière de l’Église et la foi de celui qui l’utilise, en union avec les sacrements, au premier rang desquels le baptême.

Se signer avec l’eau bénite en entrant à l’église, c’est donc :

Se souvenir de son baptême, par lequel on a été plongé dans la mort et la résurrection du Christ ;
Se purifier des péchés véniels, l’Église enseignant traditionnellement que ce geste, fait avec foi, en obtient la rémission ;
Se prémunir spirituellement, l’eau bénite étant traditionnellement considérée comme un rempart contre les tentations et les influences mauvaises.
Le bénitier à la maison : une tradition qui retrouve sa place

Longtemps présent dans les foyers catholiques, le bénitier domestique a connu un certain effacement au XXe siècle, avant de retrouver aujourd’hui un intérêt croissant chez les familles soucieuses de retisser une pratique de la foi au quotidien. Placé près de la porte d’entrée ou dans une chambre, il permet de se signer en sortant ou en entrant, de bénir son foyer, ou encore d’accompagner la prière du soir en famille.

Ce retour n’est pas un simple attachement décoratif à un objet ancien : il traduit une volonté de faire entrer le sacré dans les gestes ordinaires de la vie domestique, à l’image de ce que faisaient nos grands-parents, pour qui la foi ne se vivait pas seulement à l’église le dimanche, mais irriguait chaque instant de la journée.

Un geste simple, une grâce réelle

Le bénitier rappelle une vérité essentielle de la foi catholique : les réalités les plus élevées passent souvent par des gestes les plus humbles. Tremper deux doigts dans l’eau et tracer le signe de la croix ne demande qu’un instant — mais ce court geste relie le fidèle à son baptême, à la communion des saints, et à des siècles de piété populaire transmise de génération en génération.

Redonner sa place au bénitier, à l’église comme à la maison, c’est donc bien plus qu’une question d’objet : c’est renouer avec une pédagogie du sacré qui a toujours su parler aux sens autant qu’à l’âme.

Pour retrouver ce geste chez vous, retrouvez notre sélection de bénitiers domestiques https://www.fabrefacio.fr/categorie-produit/boutique/objets-de-piete/benitiers/

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Appel à projet pour le monastère de Bouvines

Ce domaine situé à 12 km de Lille, a abrité une communauté de Dominicaines contemplatives pendant près de 60 ans (1945-2003), puis la Communauté du Chemin Neuf, qui quittera les lieux en juin 2027. L’Association Félix Dehau cherche une communauté religieuse ou une œuvre catholique pour reprendre le site en juillet 2027. 

Caractéristiques du domaine

  • Château de caractère avec forte identité spirituelle
  • Chapelle pour la liturgie et la prière communautaire
  • Parc de 6 hectares, 39 chambres et 5 appartements
  • Cuisine professionnelle (60 à 100 personnes)
  • Espaces pour retraites, formation, accompagnement
  • Accessibilité (ascenseurs, chambres PMR) , Certifié ERP

Types de projets envisagés
Monastère, maison de formation/accueil spirituel, œuvre pour personnes vulnérables, maison de retraite catholique, centre de retraites/formation, ou tout autre projet de transmission de la foi. 

Conditions

  • Mise à disposition gratuite du domaine (pas d’achat)
  • Contrat de prêt à usage (commodat), durée minimum envisagée : 18 ans minimum
  • La communauté prend en charge uniquement les frais de fonctionnement (charges fixes annuelles estimées à environ 86 000 €/an : impôts, assurances, énergie, entretien)
  • Accord de l’Archevêque de Lille requis

Calendrier

Visites : à partir d’août 2026 (visite organisée le 20 septembre 2026)
Manifestation d’intérêt : avant fin septembre 2026
Dépôt des candidatures : avant le 30 novembre 2026
Présélection et décision finale : février /mars 2027

Contacts : Dr Mary Meaney Haynes MaryMeaneyHaynes@gmail.com
ou bien Marie Sentis [email protected]

De McKinsey à l’Education prioritaire, Arnaud de Bertier ouvre de nombreuses pistes pour nourrir le débat sur l’école

Après une carrière de près de trente ans chez McKinsey, consacrée à conseiller les dirigeants de grandes entreprises, Arnaud de Bertier, polytechnicien, a choisi de devenir professeur contractuel de mathématiques dans un collège d’Éducation Prioritaire de l’Essonne. Arnaud de Bertier enseigne, à temps plein pendant cinq années dans un collège public en Education Prioritaire (REP), à Massy dans l’Essonne. ​Une reconversion étonnante, qu’il relate dans Un prof venu d’ailleurs, à paraître le 16 septembre.

Fort de cette expérience, l’auteur met en regard les pratiques, les valeurs et les modes d’organisation du monde de l’entreprise avec ceux de l’Éducation nationale, livrant un regard à la fois extérieur, personnel et critique sur le fonctionnement de l’école. À partir de situations vécues en classe et au sein de l’établissement, Arnaud de Bertier dresse un état des lieux des difficultés auxquelles se heurte l’enseignement en REP : fragilité des acquis en lecture et en mathématiques, temps scolaire insuffisamment consacré aux apprentissages, discipline, violence et harcèlement, inclusion des élèves en situation de handicap, relations avec les familles, enjeux d’orientation et phénomènes d’autocensure.

« Ce livre raconte ma tentative pour réaliser un pont, du monde des dirigeants de grandes entreprises à celui des élèves de l’Éducation Prioritaire, de mon bureau sur les Champs-Élysées au collège d’une cité de banlieue. Après trente années passées à conseiller des dirigeants du CAC 40, j’ai décidé d’exercer “le plus beau métier du monde”, et j’ai voulu le faire là où c’est difficile, auprès d’élèves qui me prêtaient une oreille toute relative. Dans l’espace clos des grilles du collège, j’ai passé cinq années pleines d’émotions, de surprises, de satisfactions, de frustrations, de joies et parfois de colères. Ma vie d’avant, consacrée à la stratégie et à la transformation des entreprises, m’avait permis de développer une certaine capacité à analyser, questionner, suggérer. C’est avec ce regard que je me suis plongé dans le monde des adolescents, de leurs parents, des profs et de notre chère Éducation Nationale… J’en ai tiré plusieurs convictions, forgées jour après jour, dans la salle de classe. Avec bien sûr la question lancinante de l’impact que je pouvais avoir : concrètement, qu’est-ce que je change pour mes élèves ? »

En défendant une pédagogie fondée sur la confiance, l’exigence et le travail, tout en interrogeant le recours systématique aux sanctions et l’organisation de classes particulièrement hétérogènes, Arnaud de Bertier ouvre de nombreuses pistes de réflexion et pour nourrir le débat sur l’école et son évolution.

L’ARCOM va-t-elle faire fermer France Inter ?

Dans une chronique sur France Inter, Ameziane s’est moqué du député RN Jean-Philippe Tanguy. Dans sa chronique intitulée «Le RN met le voile à l’amende», lundi, l’humoriste de France Inter Ameziane ne s’est pas seulement contenté de critiquer la proposition du Rassemblement national de sanctionner le port du voile par une amende. Il s’en est aussi pris au physique du député Jean-Philippe Tanguy, qui a détaillé la mesure dimanche sur le plateau du Grand Oral BFM-Le Figaro.

«Vous ne trouvez pas qu’il a la tête d’un rat qui se serait transformé en humain, dont la mutation aurait été stoppée à 80 % ?» « Les mecs sont toujours dégueulasses. C’est déjà dur à regarder en étant d’origine algérienne, mais en tant qu’homosexuel, c’est insoutenable. Si tu aimes les hommes, oublie la thérapie de conversion, tu regardes l’interview de Jean-Philippe Tanguy  et c’est réglé».

« C’est ma nièce qui me l’a dit, ce n’est pas de ma faute, je regrette ce que je viens de dire ». « Il m’énerve parce qu’il est homosexuel et il reste dans un parti qui vote sans cesse contre les droits LGBT. Je sais que ce paradoxe, c’est son côté humain, mais il aurait pu utiliser son côté rat pour sentir le piège ». « Pardon, j’arrête les blagues sur le physique, ce n’est pas bien ». « D’habitude, ce sont les fachos qui le font. S’il n’est pas content, il avait qu’à se cacher sous un voile ».

Les membres de France Inter ne sont pas intervenu, ils ont au contraire ricané. Que fera l’Arcom ?