Un virulent opposant à la messe traditionnelle nommé à la basilique Saint-Pierre
Léon XIV a nommé Mgr Vittorio Francesco Viola, 61 ans, archiprêtre de la basilique. Il succède au cardinal Mauro Gambetti, nommé la tête de Chieti-Vasto, un diocèse italien des Abruzzes. Jusqu’en mars 2021, les prêtres pouvaient célébrer seuls leur messe aux autels latéraux de la basilique. Ces messes individuelles ont été supprimées et les prêtres invités à concélébrer, ensemble, à heure fixe. La messe traditionnelle a été reléguée dans une chapelle des grottes, sous la basilique.
Après le départ du cardinal Gambetti, certains espéraient la levée des restrictions sur les célébrations privées et en latin. Mgr Viola, franciscain comme le cardinal Gambetti, docteur en liturgie, était depuis mai 2021 secrétaire du dicastère pour le culte divin. C’est lui a porté l’infâme texte Traditionis custodes.
Léon XIV a nommé le nouveau secrétaire du dicastère pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements Mgr Aurelio García Marcías, jusqu’alors sous-secrétaire de ce même dicastère. Né le 28 mars 1965 à Pollos, en Espagne, il a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Valladolid en 1992. Il a obtenu une licence en philosophie à l’université de Salamanque et un doctorat en liturgie à l’Institut pontifical liturgique Saint-Anselme. Depuis le 10 septembre 2015, il travaille au sein de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, dont il est devenu chef de bureau en 2016.
Film “Délivre-nous du Mal” : le Bureau national des exorcistes français finira t-il un jour par être crédible ?
Le film documentaire « Délivre-nous du Mal » vient à peine de sortir en France, à la Saint-Michel dernière, qu’il provoque un virulent clivage dont notre pays semble avoir le secret.
Dès sa sortie, il a reçu un violent tir de barrage du Bureau national des exorcistes (BNE). C’est l’organe dépendant de la conférence épiscopale, et chargé de la coordination et de la formation des exorcistes français. Il est actuellement sous la responsabilité de l’évêque de Belley-Ars, cité en tête du communiqué du BNE publié sur le site du diocèse de Marseille (dont l’évêque est l’actuel président de la conférence épiscopale), qui conclut :
« le BNE n’encourage pas la diffusion de ce documentaire, qu’il ne juge pas approprié pour servir de support pédagogique à une présentation du ministère de l’exorcisme. Il l’estime susceptible d’exciter une curiosité malsaine et d’entrainer une confusion, voire une grande inquiétude dans l’esprit de ceux qui le visionneraient. Il ne le perçoit donc pas comme un outil utile à l’annonce du salut en Jésus-Christ. » (voir ci-dessous le texte du communiqué complet).
Pourtant, Délivre-nous du Mal a été réalisé au bout de 10 ans de travail par les époux italiens Ziberna et Baldan, qui ont aussi une expérience d’assistants d’exorcistes, et sous la supervision de l’Association internationale des exorcistes (AIE) qui regroupe 900 exorcistes du monde entier. L’AIE le présente ainsi :
« Premier documentaire sur le ministère de l’exorcisme, supervisé par l’AIE, il présente des entretiens avec des prêtres exorcistes, des théologiens, des biblistes, des liturgistes et des psychiatres. Ce film se veut un outil pédagogique précieux pour tous les croyants, laïcs et prêtres, afin de les aider à comprendre l’exorcisme à la lumière de la vérité de l’Évangile et du Magistère de l’Église catholique. »
Sur le même ton, les réalisateurs affirment : « nous avons bénéficié du patronage et de la supervision de l’AIE (Association Internationale des Exorcistes), fondée par le Père Amorth et spécifiquement chargée de la formation des exorcistes. Cela nous a permis de garantir que le contenu du film était conforme aux vérités de l’Église catholique et à l’expérience directe des exorcistes, étant donné que l’AIE est officiellement reconnue par le Saint-Siège. »
Le film est sorti en 2022 en Italie, puis en Espagne, Amérique latine et Etats-Unis. A chaque fois l’accueil est favorable dans les diocèses et les paroisses, ainsi que dans la presse. Si la qualité cinématographique est parfois relativisée, le fond est salué unanimement :
- « Il se veut un outil précieux pour tous les croyants, laïcs et prêtres, afin de les aider à comprendre l’exorcisme à la lumière de la vérité de l’Évangile et du Magistère de l’Église catholique. » (diocèse d’Acireale)
- « une magnifique leçon de théologie sur la démonologie catholique. Les enseignants de ce cours sont plusieurs prêtres italiens ayant reçu le mandat ministériel d’exorcisme de leurs évêques respectifs. Ce film est une catéchèse très pédagogique, sereine et éclairante sur la doctrine catholique concernant le diable, l’ange déchu » (média espagnol)
- Il « constitue une proposition illustrative et pédagogique sur cette pratique religieuse » (Conférence Episcopale Espagnole)
En France, il est diffusé par SAJE, dont le président affirme à Famille Chrétienne :
« on sent qu’il y a une approche italienne, et une approche française, plus psychiatrique. Mais les italiens sont parmi les seuls à travailler sérieusement la question avec des chaires de démonologie à l’Université et de vrais travaux faits par des exégètes et des théologiens. […] En France, il n’y a plus rien de tel depuis longtemps. »
Pour être clair, le Bureau national des exorcistes (BNE) continue d’être influencé par son lourd passé. Dans les années 1990-2000, le père Amorth (cofondateur de l’AIE, Association Internationale des Exorcistes) affirmait : « Sur une centaine d’exorcistes français, seuls cinq croient au diable et pratiquent des exorcismes ; tous les autres orientent les personnes qui s’adressent à eux vers des psychiatres. Les évêques sont les premières victimes de cette situation au sein de l’Église catholique, où la croyance en l’existence du diable tend à disparaître. » Depuis 1984, le BNE était dirigé par des prêtres (dont en particulier le père Isidore Froc) qui ne croyaient pas au diable et ne pratiquaient pas d’exorcismes, renvoyant tout à la psychologie et à la psychiatrie.
Qui en France soutient ou critique publiquement Délivre-nous du Mal ?
Les soutiens :
- Le Père Jean-Baptiste Edart : « Le film met bien en avant la victoire du Christ. » ; « Le film […] montre bien [la puissance de la Vierge Marie dans la lutte contre le mal ]. C’est très beau : Marie a tout pouvoir sur le mal. […] Mais elle reste créature. »
- La Nef dans son numéro d’octobre
- France catholique : « Dans ce film inédit, avec une approche lumineuse, tournée vers l’espérance, des experts et de grands exorcistes modernes explorent en profondeur les racines du mal, les tactiques vicieuses du démon, la mission propre de l’exorciste. Ce documentaire très complet, le seul officiellement approuvé par l’association internationale des exorcistes, aborde également les manières de se libérer des pièges de Satan, par la puissance de la prière, le rôle de l’Église et l’intercession puissante de la Vierge Marie. Il reconstitue une scène d’exorcisme très réaliste, permettant ainsi de comprendre comment déjouer les plans du Malin. Un film puissant, qui s’affranchit du sensationnalisme pour montrer à quel point le Ciel a tout pouvoir sur les esprits mauvais. »
- L’abbé Raffray : « J’ai vu ce film et je vous le recommande vivement car il est approuvé par l’AIE à juste titre : théologiquement très équilibré, explique de façon très claire ce que sont les démons, pourquoi ils agissent dans le monde, comment ils agissent, et comment parfois ils peuvent posséder une âme. Et car il est basé sur des témoignages d’exorcistes »
- CNews : le film « saura à coup sûr intéresser croyants et non croyants, sceptiques ou convaincus, le documentaire permettant d’aborder une pratique souvent entourée de fantasmes, en donnant la parole à ceux qui l’exercent ou ceux qui les côtoient »
Les critiques :
- Le Bureau national des exorcistes
- Le site protestant reforme.net
- Télérama : « on dit vade retro à cet objet filmique réac et sensationnaliste sur l’exorcisme »
Entre les deux, Famille Chrétienne ne sait pas vraiment sur quel pied danser, titrant initialement « un documentaire controversé, à regarder avec recul », puis passant à « un documentaire à voir malgré quelques réserves ».
Si ce film documentaire est un peu longuet au début, il n’en reste pas moins très instructif et édifiant, notamment dans sa dernière partie consacrée à la Vierge Marie. Au BNE, qui accuse cette présentation de la Vierge Marie de « frôler l’idolâtrie », laissons répondre l’actuel président de l’AIE, le père Francesco Bamonte :
« L’expérience mariale lors des exorcismes est si bouleversante qu’il y a quelques années, de nombreuses personnes désireuses d’en savoir plus m’ont demandé de la partager. Je l’ai relatée dans mon livre « La Vierge Marie et le diable dans les exorcismes ». Pour ce mois d’octobre, comme pour le reste de l’année, je conseille aux fidèles de prier le Saint Rosaire avec ferveur et dévotion chaque jour, comme l’Église nous y exhorte depuis des siècles et comme Notre-Dame elle-même le recommande dans chacune de ses apparitions authentiques. Je recommande ensuite de se consacrer, après une préparation adéquate, à son Cœur Immaculé de Marie, comme tant de saints nous l’ont enseigné et comme le Magistère des papes récents nous y a fortement invités. Rappelons-nous que plus nous laissons la Vierge Marie entrer dans nos vies, plus la présence de son Fils devient intense et plus sa grâce abondante. »
Au BNE, qui affirme en conclusion ne pas percevoir ce film « comme un outil utile à l’annonce du salut en Jésus-Christ », laissons conclure les réalisateurs eux-mêmes :
La découverte de ce rite de l’exorcisme « était notre “université spirituelle”. Au sein de ce rite, nous comprenions l’importance de la prière, du rosaire et de l’intercession des saints. Autant de choses aujourd’hui délaissées, mais dont la puissance infinie transparaît dans l’exorcisme. Prier le diable est extrêmement néfaste, et là, cela devient flagrant, incontestable. »
Laurent Dastros
Article publié sur Substack.
Le communiqué du BNE :
AVIS DU BNE (Bureau National des Exorcistes) au sujet du film Libera nos (Délivre-nous du mal). Mgr Pascal Roland, évêque référent du BNE.
Lors de la session de Valpré, nous avons proposé aux participants qui le souhaitaient de regarder avec nous le film Libera nos (Délivre-nous du mal) réalisé par l’AIE (Italie). Celui-ci a soulevé de légitimes questions, que nous n’avions pas anticipées, puisque seulement quelques extraits avaient été accessibles et que tous les membres du BNE n’avaient pas pu voir le film auparavant.
Après ce visionnement, le Bureau national des exorcistes exprime de sérieuses réserves en raison de plusieurs éléments qui laissent interrogatifs, notamment :
- Une focalisation sur le démon plus que sur le Christ Sauveur.
- Une exposition ambigüe d’opinions pastorales et théologiques particulières comme si celles-ci relevaient de l’autorité magistérielle et de la pratique universelle de l’Église.
- Une mise en scène de manifestations spectaculaires peu représentatives du quotidien d’un exorciste, qui ne rend pas assez compte des phases d’écoute, de discernement, et d’accompagnement de la personne (lesquelles constituent une partie essentielle de ce ministère).
- Une présentation d’exorcisme inappropriée par son jeu d’acteurs (le prêtre scande la prière d’exorcisme plus qu’il ne la prie), jouant trop sur l’émotionnel et l’aspect extraordinaire (avec contention de la personne par l’entourage).
- Un manque de recul critique sur une intervention d’exorciste, qui affirme avoir fait tous les mardis pendant plusieurs années une prière d’exorcisme à la même personne (voir la récente note du BNE sur la réitération de l’exorcisme).
- Une présentation de la Vierge Marie à la fin du film qui frôle l’idolâtrie au détriment de l’action du Christ unique Sauveur.
Pour l’ensemble de ces raisons le BNE n’encourage pas la diffusion de ce documentaire, qu’il ne juge pas approprié pour servir de support pédagogique à une présentation du ministère de l’exorcisme. Il l’estime susceptible d’exciter une curiosité malsaine et d’entrainer une confusion, voire une grande inquiétude dans l’esprit de ceux qui le visionneraient. Il ne le perçoit donc pas comme un outil utile à l’annonce du salut en Jésus-Christ.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
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Prolifération des tribunaux islamiques en Europe
La première Chambre d’arbitrage islamique du pays a été créée à Padoue, dotée de statuts formalisés en mars et désormais pleinement opérationnelle. Cette institution se présente en ligne comme un organisme indépendant chargé de régler les litiges civils et commerciaux conformément à la charia.
La charia – dont l’étymologie évoque le « chemin lumineux » – ne se limite pas à un recueil de règles régissant le culte, mais constitue un système complet qui encadre le droit de la famille, les codes pénal et civil, ainsi que les lois bancaires et administratives de la communauté islamique. Au sens métaphysique, la charia est la Loi d’Allah et, en tant que révélation directe de Dieu, elle demeure absolue et incontestable pour les hommes.
Il arrive que les normes étatiques se heurtent aux normes islamiques – comme dans le cas emblématique du voile – et que des centaines de citoyens musulmans européens aient, au cours des trente dernières années, engagé des procédures judiciaires complexes, allant jusqu’à saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour obtenir la protection de l’islam. De 1995 à nos jours, d’innombrables décisions ont été rendues en faveur de musulmans qui ont assumé, parfois financièrement, l’intégralité du processus juridique national, pour finalement parvenir à la Cour de Strasbourg dans l’espoir de faire reconnaître la charia.
En parcourant la carte de l’Europe, on constate que les tribunaux islamiques sont désormais un phénomène bien ancré. Le cas de la Grèce constitue une exception historique unique : en Thrace occidentale, une loi de 1920 a conféré au mufti un pouvoir quasi officiel sur le droit de la famille et l’héritage de la minorité musulmane locale pendant un siècle, appliquant automatiquement le partage inégal de l’héritage établi par la loi islamique. Ce n’est qu’en 2018, suite à l’arrêt historique de la CEDH dans l’affaire Molla Sali c. Grèce – intentée par une femme à qui la loi islamique héréditaire avait été imposée contre son gré – que cette juridiction est devenue facultative.
Au Royaume-Uni, la charia a fait son entrée dans le système juridique par le biais de l’arbitrage civil. Grâce à l’article 46 de la loi de 1996 sur l’arbitrage et aux codes relatifs aux modes alternatifs de règlement des différends, le droit britannique autorise les parties à soumettre leurs litiges à un tribunal arbitral compétent pour statuer selon des « autres critères » convenus, qualifiant ces juridictions de « tribunaux d’arbitrage musulmans ». C’est sur cette base que le Tribunal d’arbitrage musulman a vu le jour en 2007, entraînant la création de plus de 100 tribunaux et conseils islamiques à travers le pays, avec des bureaux historiques à Londres, Birmingham, Bradford, Manchester, Nuneaton et Leyton. Cependant, bien avant toute régularisation, une première structure avait été créée en 1982 : le Conseil islamique de la charia, toujours en activité et qui traite en moyenne 300 affaires par mois. En effet, le système de common law permet aux parties de confier leur différend à un « arbitre ». Or, ces tribunaux reposent sur le rejet des droits humains et une conception particulière de la condition féminine.
Les membres de ces conseils font office de véritables qadis (juges), émettant des fatwas et traitant les affaires de mariage, de séparation, de pension alimentaire, de litiges financiers et d’héritage. Leur objectif déclaré est « d’encourager la pratique de la foi islamique conformément au Coran et à la Sunna en établissant un tribunal capable de statuer exclusivement selon la loi islamique ».
L’impact de ce système judiciaire parallèle sur le droit britannique est perturbateur. L’ Ordre des avocats a même publié des directives à l’intention des avocats et des notaires concernant la rédaction de testaments « conformes à la charia ». Ces documents refusent, par exemple, aux femmes une part égale de l’héritage (le double étant accordé aux héritiers masculins), excluent totalement les non-musulmans des prestations sociales et nient les droits des enfants adoptés ainsi que la possibilité pour une femme d’épouser un non-musulman, ce qui est possible lorsque les rôles sont inversés. Le divorce est autorisé, mais les règles restent profondément biaisées en faveur de l’homme, qui a droit à tout.
L’intégration du droit islamique au Royaume-Uni a dépassé le cadre de la sphère civile et a également eu des répercussions sur la protection sociale. Dès 2014, quatre ministères (le Travail, le Trésor, les Finances et l’Intérieur) ont reconnu la polygamie pour le calcul des prestations sociales, permettant ainsi à un homme ayant quatre épouses de percevoir jusqu’à environ 800 £ par mois financées par le contribuable britannique, ainsi que des aides au logement majorées pour les familles nombreuses.
Implantée en Suède, la Cour d’affaires Walving-Lundberg (WLBC) a été créée à Stockholm en octobre 2025. Cet organisme d’arbitrage privé dispose d’une section spécialisée dans le règlement des litiges commerciaux, financiers et familiaux selon les principes de la charia. Moyennant des frais d’inscription de 20 000 couronnes (environ 1 800 €), l’organisme rend des décisions exécutoires qui, sans affecter le droit pénal ni la garde d’enfants, intègrent l’ensemble des autres principes islamiques.
En Allemagne, le quotidien de nombreuses communautés immigrées turques, kurdes, libanaises et palestiniennes se résume souvent à l’expression « on règle nos problèmes entre nous », s’appuyant sur des tribunaux informels et une justice coranique : moins institutionnalisée qu’en Europe, certes, mais tout aussi efficace. Le débat a pris une tournure politique lorsque, fin 2016, Angela Merkel a été contrainte de réaffirmer la suprématie du droit allemand face à l’émergence de systèmes parallèles qui prétendaient légaliser les mariages d’enfants (comme celui entre une jeune femme de 21 ans et une Syrienne de 15 ans, reconnu en première instance) ou les violences conjugales. Mais l’élément déclencheur fut l’affaire des patrouilles de Wuppertal : un groupe d’islamistes patrouillant dans les rues, vêtus de gilets orange portant l’inscription « Police de la charia », incitait les citoyens à s’abstenir d’alcool, de musique et de porc, conformément au Coran. En 2015, le tribunal a statué : leurs agissements pouvaient se poursuivre, car ils ne constituaient pas une « intimidation belliqueuse ».
En France, malgré l’absence de tribunaux islamiques reconnus, il existe des quartiers où le nombre prime : l’homogénéité culturelle a conduit à la mise en place de lois internes à prédominance islamique, avec des zones interdites à la police.
La France est en voie d’infantilisation
Entre des mineurs qui jouent aux adultes et inventent une société parodique… et un ministre de l’Éducation nationale qui, tel Merlin l’Enchanteur, fait apparaître 3 000 professeurs d’un coup de baguette magique…
Rognac (13) : le maire fait bénir un parc municipal
A Rognac (Bouches-du-Rhône), le parc Lamartine, première étape de la Voie verte, a été inauguré le samedi 3 octobre en présence du maire RN, Christophe Gonzalez, et de ses élus, du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la zone de défense et de sécurité Sud et du département des Bouches-du-Rhône, des députés Romain Tonussi, Franck Allisio et Monique Griseti, des sénateurs Callet et Bravi, du SDIS, de la Gendarmerie et de la police municipale.
La cérémonie a débuté par une bénédiction du parc par le père Martin et s’est conclue par une visite du site.

Pour les gauchistes (« respirez par le nez ! ») c’est une provocation. Un élu d’opposition a envoyé un signalement au procureur.
Saint Louis et le Prix Nobel de Médecine
Cette année, le prix Nobel de Médecine a récompensé une technique médicale révolutionnaire : l’optogénétique. Deux jours après la remise du prix Nobel, on apprend que cette technique a rendu la vue à 6 patients aveugles.
Cela a été rendu possible grâce à la collaboration de 3 hôpitaux mondiaux dédiés à l’ophtalmologie dont l’hôpital Quinze-Vingts à Paris :
Cette première mondiale est le fruit d’une collaboration entre l’Institut de la vision et l’hôpital des Quinze-Vingts, tous deux à Paris, l’Institut d’ophtalmologie moléculaire et clinique de Bâle (Suisse) et l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie) aux Etats-Unis, avec la société GenSight Biologics.
Or, l’hôpital Quinze-Vingts à Paris. a été fondé par Saint-Louis, pour héberger 300 aveugles (15×20).
L’expression fut employée dès le 13e siècle pour désigner l’établissement que Saint-Louis avait fondé en 1260 pour héberger les aveugles de Paris. C’est en effet pour procurer un abri aux parisiens privés de la vue que le roi fit bâtir, sous les murs du château du Louvre, un hospice disposant de 300 places ou QUINZE fois VINGT.
Un essai clinique, mené chez 10 personnes non voyantes en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, suggère l’intérêt, pour restaurer une forme de vision, d’un traitement qui consiste à injecter dans l’œil un vecteur viral porteur d’une construction génétique.
Six des 10 participants, équipés de lunettes adaptées, ont en effet pu recouvrer une forme de vision – certes encore très partielle, et en noir et blanc – grâce à un traitement optogénétique. Toutes avaient perdu la vue à la suite d’une maladie irréversible, la rétinite pigmentaire. Cette affection génétique, qui touche près de 2 millions de personnes dans le monde – 16 000 en France –, détruit progressivement les cellules de la rétine chargées de capter le signal lumineux et de le convertir en signal nerveux (cellules photoréceptrices).
Genèse avec le Général de Villiers et l’abbé Robineau de la paroisse St Louis de la Roche sur Yon
A La Roche-sur-Yon, en Vendée, la paroisse Saint-Louis porte un projet ambitieux : rénover son presbytère pour accompagner le renouveau missionnaire et faire grandir un lieu de prière, d’accueil et de fraternité.
Un projet parrainé par le Général Pierre de Villiers, profondément attaché à sa terre vendéenne et convaincu que l’espérance se transmet aussi par des engagements concrets.
Au cœur de cette initiative : l’adoration eucharistique perpétuelle, un foyer pour les prêtres et une paroisse ouverte à ceux qui cherchent un sens, un soutien ou un chemin de foi.
Pourquoi un prêtre et un général se mobilisent-ils autour d’un même projet ?
Comment la foi éclaire-t-elle leur manière de servir ?
Quelle place donner à la prière, à l’enracinement et à la fraternité dans notre société ?
Comment transmettre à la jeunesse des signes d’espérance concrets ?
Et si le renouveau d’une paroisse pouvait inspirer bien au-delà de la Vendée ?
À travers leurs parcours et leurs convictions, nos deux invités nous invitent à réfléchir à ce qui nous fait tenir, à ce qui nous rassemble et à ce que nous voulons transmettre.
C’est ce que nous allons découvrir ensemble.
00:00 Introduction
01:47 Présentation
04:05 Un cœur missionnaire pour la Vendée
06:20 Saint-Louis, la paroisse du Général de Villiers
11:27 Le renouveau missionnaire en France
16:34 La bonne recette d’une paroisse ?
19:24 Un projet paroissial et social
24:38 La foi chrétienne incarnée dans les réalités humaines et sociales
26:17 Le projet du presbytère
29:28 L’adoration perpétuelle
33:57 La vocation
34:50 Le Général de Villiers et la foi
37:19 Catéchumènes et néophytes : des signes d’espérance
40:29 La place de la prière dans la vie militaire
44:26 Le sens du service et le don de soi
46:31 Être un chef chrétien
48:00 Le football, lieu de brassage
50:28 Comment se vit la fraternité ?
54:55 L’engagement
1:00:50 Les pèlerinages, un format qui attire
1:04:10 Le rôle des laïcs
1:06:31 Les travaux avancent : encore un million d’euros à réunir
1:09:20 Un appel à ceux qui nous regardent
1:11:10 Intentions de prière
1:13:22 Remerciements
1:13:52 Conclusion
La Vie Chrétienne Victorieuse – La haine envers le peuple Juif : Israël dans le dessein de Dieu (Partie 2).
Pour comprendre pourquoi la question de l’antisémitisme touche au cœur même de la foi chrétienne, il faut remonter jusqu’à Abraham. Dieu lui dit : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Genèse 12.3).
Cette parole n’avait pas pour but de réserver la bénédiction de Dieu à Israël seul. Elle annonçait précisément que, par Abraham et sa descendance, toutes les familles de la terre seraient bénies. Israël reçut donc une vocation qui le dépassait : conserver les oracles de Dieu, porter les promesses, transmettre les Écritures et préparer la venue du Messie.
Le christianisme ne surgit pas d’une réalité étrangère à Israël. Il est enraciné dans les promesses faites aux patriarches, dans la loi, dans les prophètes et dans la venue de Jésus-Christ, le Messie promis.
L’image de l’olivier
L’apôtre Paul emploie une image que tout croyant issu des nations devrait garder en mémoire. Les croyants des nations sont comparés à des branches d’olivier sauvage greffées sur un olivier cultivé. Cette image contient un avertissement très clair contre l’orgueil spirituel :
« Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. » Et encore : « Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains » (Romains 11.18 et 20).
Le chrétien d’origine non juive n’a donc aucune raison de regarder Israël avec supériorité. Il entre dans une histoire spirituelle qui ne commence pas avec lui. Il reçoit ; il est greffé ; il dépend d’une racine qui le précède. Cette image ne signifie pas que l’Église serait devenue Israël. Paul distingue précisément les branches naturelles, Israël, et les branches d’olivier sauvage, les croyants issus des nations. L’Église participe aux bénédictions spirituelles liées aux promesses, mais elle ne supprime pas l’identité d’Israël ni les engagements particuliers de Dieu envers ce peuple.
Dieu n’a pas rejeté Israël. Il demeure aujourd’hui un résidu selon l’élection de la grâce (Romains 11.5), et l’Écriture annonce aussi une restauration future de la nation. L’Église et Israël ne doivent donc être ni confondus ni opposés : ils occupent des places distinctes dans l’unique dessein rédempteur de Dieu, dont Jésus-Christ est le centre.
Malachie ajoute une parole d’une grande tendresse : « Et ils seront à moi, mon trésor particulier, dit l’Éternel des armées, au jour que je ferai ; et je les épargnerai comme un homme épargne son fils qui le sert » (Malachie 3.17).
Lorsque viendra le jour de l’épreuve, Dieu distinguera et préservera le résidu fidèle. Ce « jour de l’épreuve » est la grande tribulation : lorsque l’Antichrist, reçu par Israël apostat (Jean 5.43), s’installera dans le temple comme dieu, la colère de Dieu s’abattra sur la nation. Le résidu fidèle, lui, demeurera l’objet particulier de Son regard, de Sa compassion et de Ses soins.
Paul écrit : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël, jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé » (Romains 11.25-26).
Cette parole ne signifie pas que chaque Juif, individuellement, serait sauvé sans repentance ni foi en Christ. Le salut demeure toujours par grâce, sur le fondement de l’œuvre de Jésus-Christ. Mais elle annonce qu’un jour, après le temps présent de l’appel des nations, Israël comme nation connaîtra une restauration spirituelle et reconnaîtra son Messie.
Des temps difficiles et une espérance pour Israël
Jérémie parle du « temps de la détresse de Jacob » (Jérémie 30.7), et Zacharie annonce que Jérusalem deviendra « une pierre pesante pour tous les peuples » (12:3). Ces prophéties nous invitent à la prière et à la vigilance, non à la spéculation sensationnelle. Les prophètes annoncent aussi un futur rassemblement et une restauration d’Israël, liés à la fidélité de Dieu envers Son peuple.
Jérémie écrit : « Voici, je les ramène du pays du nord, je les rassemble des extrémités de la terre » (Jérémie 31.8).
Ézéchiel déclare : « Je ne te ferai plus entendre les outrages des nations, et tu ne porteras plus l’opprobre des peuples » (Ézéchiel 36.15).
Zacharie entrevoit un jour où Jérusalem sera au centre des regards et où le peuple, dans la repentance, tournera les yeux vers Celui qu’il a percé (Zacharie 12.10). Le Nouveau Testament applique ce passage au Seigneur Jésus-Christ (Jean 19.37 ; Apocalypse 1.7).
Le même prophète déclare : « En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif par le pan de son habit et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous » (Zacharie 8.23).
Ces prophéties ne trouvent pas leur accomplissement complet dans l’Église. Elles regardent vers l’avenir d’Israël, vers sa repentance, sa délivrance, sa conversion nationale et le règne glorieux du Messie.
La création de l’État moderne d’Israël en 1948 et le retour progressif de nombreux Juifs dans leur terre peuvent être considérés avec intérêt comme des événements providentiels, peut-être préparatoires. Toutefois, nous devons garder une grande réserve : le retour politique et national ne constitue pas, à lui seul, l’accomplissement définitif des promesses prophétiques. Selon l’Écriture, la restauration finale d’Israël sera associée à sa repentance, à son retour vers Dieu et à la reconnaissance de Jésus comme Messie. Nous devons donc croire à la fidélité de Dieu sans prétendre fixer Son calendrier ni transformer chaque événement contemporain en prophétie accomplie avec certitude.
Pour situer l’histoire d’Israël dans son cadre biblique, il faut aussi relire le livre du Deutéronome. Au chapitre 28, Moïse expose à Israël les termes de l’alliance : la bénédiction promise à la fidélité et, en cas d’éloignement, la dispersion et l’oppression parmi les nations. Ce texte s’adresse à Israël ; le chrétien n’a pas à s’en servir pour interpréter les souffrances d’autrui. Jésus refuse d’ailleurs d’associer automatiquement une souffrance à une faute particulière (Luc 13.1-5 ; Jean 9.1-3), et l’Écriture tient les persécuteurs pour responsables, même lorsque Dieu se sert d’une nation pour corriger son peuple (Ésaïe 10.5-15). L’antisémitisme demeure donc un péché, et aucun persécuteur ne peut s’abriter derrière ces avertissements. Surtout, la malédiction n’a jamais eu le dernier mot : les mêmes textes promettent le retour, le pardon et la restauration (Deutéronome 30.1-6), et Dieu déclare qu’Il ne rejettera pas les siens, même au pays de leurs ennemis (Lévitique 26.44). Devant l’histoire Juive, la seule attitude conforme à l’Évangile est la compassion, non l’interprétation.
Ce que cela change aujourd’hui pour le chrétien
Le chrétien doit donc refuser toute forme d’antisémitisme, tout discours complotiste, toute généralisation injurieuse et toute justification de la violence contre les Juifs. Ce refus ne peut rester silencieux, ni par confort, ni par crainte de déplaire : lorsque des Juifs sont insultés, agressés ou menacés parce qu’ils sont juifs, nous devons appeler le mal par son nom ; lorsque les vieux préjugés apparaissent sous des formes plus discrètes et plus acceptables en apparence, nous devons les dénoncer avec clarté.
Mais il ne doit pas pour autant transformer Israël en peuple irréprochable, ni considérer que toute décision d’un gouvernement israélien serait automatiquement juste. Les prophètes ont repris Israël lorsqu’il commettait l’injustice. Leur parole était une parole de vérité, non de haine. Aimer le peuple juif ne signifie donc pas approuver sans discernement toutes les décisions de l’État d’Israël. Cela signifie refuser que les actes d’un gouvernement servent de prétexte pour mépriser un peuple entier.
Lents de cœur, les uns et les autres
Les Juifs étaient lents de cœur à croire tout ce que les prophètes avaient dit concernant les souffrances de leur Messie ; et nous, nous sommes lents de cœur à croire tout ce qu’ils ont dit concernant Sa Gloire. C’est certainement nous qui méritons les plus grands reproches, car il devrait être plus facile de croire que le Fils de Dieu viendra « sur les nuées du ciel, avec sa puissance, et une grande gloire » que de croire qu’Il viendrait comme le petit enfant de Bethléem et comme le charpentier de Nazareth.
Naturellement, nous croyons ce dernier point, parce qu’il s’est accompli, mais non pas parce que les prophètes l’ont prédit, et il est temps de cesser de reprocher aux Juifs leur incrédulité. Si l’on se demande comment il leur était possible d’être aveuglés sur la signification évidente de tant de prophéties non équivoques, nous répondons qu’ils étaient aveuglés exactement comme beaucoup de chrétiens le sont quant à la signification tout aussi évidente de prophéties bien plus nombreuses concernant Sa Gloire terrestre, et ils sont aveuglés par le processus de « spiritualisation » de l’Écriture.
Autrement dit, les scribes d’autrefois enseignaient au peuple que les prophéties concernant les souffrances du Messie ne devaient pas être interprétées littéralement, et exactement de la même manière, des scribes modernes enseignent au peuple que les prophéties concernant la gloire terrestre du Messie ne doivent pas non plus être interprétées littéralement.
Il en résulte une situation symétrique, où chacun a raison sur un point et tort sur l’autre. Les chrétiens ont raison de reconnaître en Jésus de Nazareth le Messie promis, et c’est là que les Juifs se trompent, d’une erreur grave dont les conséquences sont éternelles. Sans obéir à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ, ils demeurent privés du salut (2 Corinthiens 4.3-4). Mais les chrétiens ont tort de ne pas croire aux prophéties qui annoncent le règne terrestre de Jésus à partir d’Israël, alors que les Juifs ont raison d’espérer la venue du Messie en gloire : ce Messie dont ils attendent la gloire, nous savons Son nom.
Rendons donc grâce à Dieu pour Sa fidélité envers Israël. Cette espérance n’est ni vague ni partielle : après les temps d’apostasie et les jugements qui les ont dispersés, tout Israël sera sauvé, rassemblé et réuni, Juda et Joseph (Ézéchiel 37) ne formant plus qu’un seul peuple, béni dans son pays sous le règne du Messie et dans la nouvelle alliance. Dieu n’oublie pas ce qu’Il a promis. Notre cœur s’attriste devant leur aveuglement, mais prions pour eux et aimons-les avec la tendresse de Christ, car le voile qui couvre leur intelligence ne peut être ôté que par Lui.
Revenons donc à la simplicité de l’Évangile. Réjouissons-nous de notre place en Christ dans les lieux célestes, et attendons avec espérance le jour où Dieu accomplira toutes Ses promesses envers Israël.
Cela signifie aussi prier pour la paix de Jérusalem : « Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! » (Psaume 122.6).
Et si nous annonçons l’Évangile au peuple juif, nous devons le faire avec humilité, amour, vérité et respect de la liberté de conscience, jamais par la contrainte, le mépris ou une pression charnelle.
Ne restons pas spectateurs. Aimons le peuple juif avec vérité et tendresse, et demeurons fermes dans l’espérance des promesses de Dieu. Que notre vie chrétienne rende témoignage à la fidélité éternelle de notre Seigneur envers Israël.
Et devant la profondeur de Son dessein, gardons une attitude d’humilité et d’adoration :
« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que Ses jugements sont insondables, et Ses voies incompréhensibles ! C’est de Lui, par Lui, et pour Lui que sont toutes choses. À Lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! » (Romains 11.33, 36).
Shalom Aleikoum !Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
« On a eu une rentrée que je qualifierais de correcte »
Le 17 septembre, le ministre de l’Education, Edouard Geffray, déclarait :
« C’est une rentrée correcte en termes de qualité du service public pour les Français ».
En réponse à la mobilisation des lycéens, « 3 000 professeurs remplaçants » vont être affectés « dans les heures qui viennent », a annoncé le ministre de l’Education
Quant à Emmanuel Macron, il vient enfin de réagir…
…parce qu’une pancarte a évoqué Brigitte Macron.
Mais pour le reste, il n’a rien à dire.
Sachez-le : nos politiciens racontent n’importe quoi.
États-Unis : deux hommes poursuivis pour maltraitance après avoir conçu au moins 21 enfants par GPA
Mardi 6 octobre, deux homosexuels américains ont été arrêtés par la police de Los Angeles. Selon les autorités, les deux individus sont poursuivis pour maltraitance sur enfants après avoir conçu une vingtaine de bébés par GPA.
Guojun Xuan et Silvia Zhang, originaires de Californie, auraient fait appel à des mères porteuses puis auraient élevé la plupart des enfants dans leur domicile d’Arcadia, dans la région de Los Angeles, dans des conditions déplorables.
Comme le dévoilent des vidéos captées par des caméras de surveillance, plusieurs enfants ont subi des violences physiques de la part du couple, mais également de certaines nourrices. « Cette affaire est sans précédent, elle est horrible, et les violences physiques, les coups et les châtiments infligés à ces très jeunes enfants sont ignobles« , a regretté Nathan Hochman, procureur du comté de Los Angeles.
Les investigations ont commencé en mai 2025, lorsque les prévenus ont amené un nourrisson souffrant d’un traumatisme crânien à l’hôpital.
Une nouvelle série pour petites filles : Les Demoiselles de Dieumerci
Aujourd’hui sortent en librairie les deux premiers tomes des Demoiselles de Dieumerci, une nouvelle série espiègle et tendre qui s’adresse aux filles, dès 7/8 ans, surtout si elles ont aimé La Mélodie du bonheur ou Les Quatre filles du Dr March… Ces petits romans, illustrés par le pinceau profond et contemplatif d’Anne-Sophie de Galard, sont de beaux livres faits pour vivre longtemps dans les bibliothèques de famille.
La narration courte et enlevée entraînera les petites lectrices dans l’univers fantasque d’une famille nombreuse entourée d’animaux. Cette série est emprunte de sentiments chrétiens, et le second tome aborde délicatement le thème de la vocation religieuse. Ce sont donc d’excellents livres qui raviront les enfants tout en les nourrissant réellement.
La mise en page est particulièrement soignée, la police assez grosse pour de jeunes lecteurs, et de jolies illustrations intérieures — véritables petits tableaux peints à l’huile — viennent agrémenter chaque chapitre.
Tome 1 – Le vagabond
Ce soir d’orage, un vagabond est invité par une fillette à s’abriter chez elle. Mais chez elle… le vagabond, effaré, découvre qu’il s’agit d’un château, celui de Dieumerci. Un château du bonheur, où sept jeunes sœurs répandent leur gaieté et leur fantaisie.
Lorsque la ruine menace, il faut pourtant vendre Dieumerci. L’audace de ces inoubliables demoiselles pourra-t-elle sauver le château ? Et quelle est donc l’histoire de ce vagabond mystérieux ?
Tome 2 – La jeune héritière
Lorsque la riche Mlle Brûlepoint vient séjourner à Dieumerci, les sept sœurs sont bien décidées à la satisfaire. La réputation de la pension de famille est en jeu. Hélas, les maladresses s’accumulent et l’entourage de la jeune Parisienne désapprouve son séjour.
Les infatigables petites filles se montreront-elles à la hauteur de leurs responsabilités ? Et quel est ce secret que Mlle Brûlepoint semble porter?
Les deux premiers tomes sont disponibles en librairie et sur le site des éditions de l’Espérance :
https://www.editionsdelesperance.com/15-enfants
Les Demoiselles de Dieumerci, Marie Vigneaud, illustrations d’Anne-Sophie de Galard, 12,90 €
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Le secret d’une vie sexuelle épanouie, ce n’est pas la fausse liberté prônée par Mai 68, mais le mariage et la foi
Selon un sondage commandé par Playboy (sic), un cocktail complexe de finances, d’anxiété et d’influence numérique tue les relations chez les 18-29 ans. À l’inverse, les couples mariés sont ceux qui sont les plus épanouis. Et s’ils fréquentent régulièrement un lieu de culte, les chiffres sont encore plus élevés!
Déjà, en 2019, 30% des hommes et 20% des femmes de 18 à 30 ans n’avaient pas eu la moindre relation sexuelle dans la dernière année aux États-Unis. Playboy a demandé à l’Institut Kinsey de mener une enquête sur l’activité sexuelle des jeunes. Les résultats sont encore plus surprenants qu’en 2019: un jeune sur cinq n’a jamais eu de relation sexuelle. Pas seulement dans la dernière année, mais jamais. D’ailleurs, un quart des jeunes n’a même jamais eu de relation amoureuse tout court. Le monde libertaire de Mai 68 serait-il mort ?
Le sondage pointe du doigt la difficulté grandissante à rencontrer des partenaires et la capacité économique déclinante des répondants. 66% des jeunes sondés déplorent les occasions de rencontre limitées et l’usage épuisant des applications. Du côté financier, 64% vivent encore chez leurs parents et 43% estiment que leurs finances sont un obstacle.
L’anxiété semble aussi être un enjeu important: un jeune sur trois prend des antidépresseurs. Enfin, près d’un jeune sur trois ne sort carrément plus de chez lui et préfère vivre des relations romantiques ou sexuelles dans le monde virtuel plutôt que des rencontres en personne…
Un autre sondage, du magazine The Atlantic, révèle que le secret d’une vie sexuelle épanouie est le mariage et la fréquentation d’un lieu de culte. Pour expliquer ces résultats, les journalistes émettent l’hypothèse que «lorsque le mariage et la sexualité sont empreints d’un caractère sacré, ils ont davantage de chances d’être épanouissants». Le pardon, la fidélité, la générosité et les croyances partagées de ces couples forgent leur intimité, tandis que la participation fréquente à une communauté de prière les soutient tout en les sortant de leur bulle. Ils sont ainsi mieux protégés d’une possible influence négative des réseaux sociaux.
Dicastère pour l’Évangélisation : le pape nomme une religieuse favorable à l’ordination des femmes
Le Saint-Père a nommé Sœur Marie-Thérèse Barron, Supérieure générale des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres, Secrétaire adjointe du Dicastère pour l’Évangélisation, Section pour la Première Évangélisation et les Nouvelles Églises Particulières, avec la charge de Présidente des Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle entrera en fonction le 4 janvier 2027.
Sœur Barron est née à Donegal, en Irlande, le 7 novembre 1968. Elle est titulaire d’une maîtrise en administration de la santé publique de l’ Institut d’administration publique de Dublin et d’une maîtrise en développement international de l’ Institut Kimmage , également à Dublin. De 2022 à 2025, elle a présidé le Service de documentation et d’études sur la mission mondiale (SEDOS), et de 2023 à 2025, l’Union internationale des supérieures générales à Rome, en Italie. Depuis 2018, elle est supérieure générale des Sœurs missionnaires de Notre-Dame des Apôtres.
Lors du Synode sur la Synodalité, Sr Barron s’est imposée comme défenseur de l’ordination des femmes, déclarant que – « L’Esprit appelle-t-il les femmes ? Car certaines femmes ressentent bel et bien un appel au sacerdoce ou au diaconat »
Parents à 14 ans, ils confient l’enfant à une organisation catholique pour adoption
Un Américain adopté à la naissance a voulu en savoir plus sur ses origines. Quand les résultats sont arrivés, il a appris que son père n’était autre que Michael McDonald
, star dans le milieu de la musique. Chanteur des Doobie Brothers et compositeur reconnu, il a remporté cinq Grammy Awards entre 1979 et 1984.
Les deux hommes se sont retrouvés pour une rencontre. Michael McDonald a expliqué être devenu papa à l’âge de 14 ans. Sa copine de l’époque, reconnue comme étant la mère biologique, avait le même âge. Les deux très jeunes parents n’étant pas en capacité d’assumer la charge, ils ont confié l’enfant à Catholic Charities, sur décision de leurs familles respectives.
En plus de la fin heureuse de cette histoire, voici un exemple concret des fruits de la décision d’un adolescent de 14 ans, de confier son enfant à une organisation catholique, plutôt que d’avorter.
Blasphème au Vatican ?
Au Vatican jeudi, au premier jour de la rencontre dédiée au 10e anniversaire d’Amoris laetitia, Sœur Helen Alford, dominicaine de Sainte-Catherine-de-Sienne et doyenne de la faculté des sciences sociales de l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin à Rome, a suggéré que Jésus flirtait avec la femme samaritaine au puit dans l’Évangile de Jean – une théorie inventée par « l’un de mes frères dominicains ».
S’appuyant sur les réflexions du père dominicain Michael Paluch, sœur Alford a analysé le déroulement de la conversation. Elle a décrit cette approche initiale, d’une manière « quelque peu provocante », comme un « flirt » : un homme et une femme parlent en tête-à-tête, et leur échange reste ambigu jusqu’à ce que Jésus la confronte à la vérité : « Va chercher ton mari… et reviens ici. »
Cette déclaration soulève des questions importantes sur l’interprétation biblique, le langage théologique et la révérence due à la personne du Christ. Dans Jean 4:1–42, la rencontre entre Jésus et la samaritaine est l’une des révélations les plus profondes de la miséricorde divine. Jésus franchit délibérément les frontières des conventions sociales pour engager une femme qui devient témoin de son identité messianique. La conversation est profondément personnelle, mais l’intimité personnelle ne doit pas être confondue avec une attirance romantique ou sexuelle. La volonté du Christ de parler ouvertement avec la femme révèle l’extraordinaire liberté de l’amour divin, qui n’exploite ni la vulnérabilité humaine ni ne réduit autrui à un objet de désir. Il y a certes de la place pour une discussion savante sur les conventions littéraires des rencontres bibliques au puits, en particulier les récits de fiançailles de l’Ancien Testament impliquant Isaac et Rébecca, Jacob et Rachel, et Moïse et Séphora. Saint Jean peut délibérément évoquer ces traditions. Cependant, reconnaître une allusion littéraire à la cour n’est pas la même chose que suggérer que Jésus lui-même flirtait. Cette distinction est théologiquement importante : le langage de la cour humaine peut éclairer le symbolisme du Christ comme Époux, sans impliquer que sa rencontre avec la femme samaritaine était une avance romantique.
Sœur Helen a décrit l’échange initial comme une forme délibérément provocante de « flirt », en soulignant l’ambiguïté d’une conversation entre un homme et une femme seuls. Son argument plus large portait sur l’évangélisation, la vulnérabilité humaine et l’éveil progressif de la foi. Le pape François, dans une catéchèse, a interprété le puits comme un cadre biblique associé aux fiançailles et a décrit Jésus symboliquement comme l’Époux qui comble le plus profond désir de l’humanité pour l’amour. L’intuition théologique a une place légitime dans l’érudition biblique tandis que le choix des termes risque d’obscurcir la signification spirituelle profonde de la rencontre. La femme samaritaine n’a pas rencontré un homme cherchant son affection. Elle a rencontré le Dieu vivant qui connaissait son histoire, reconnaissait sa dignité et lui offrait l’eau de la vie éternelle. Le Christ n’est pas venu séduire la femme samaritaine. Il est venu lui révéler qu’elle était déjà connue, déjà aimée, et invitée à la plénitude de la vie divine.
Pendant que le pape écrit à l’équipe de baseball de Chicago, les évêques américains suppriment des messes traditionnelles
Une messe traditionnelle à Hackensack, dans le New Jersey, a été « suspendue jusqu’à nouvel ordre » sur ordre du cardinal Joseph Tobin. Le père Thomas Quinn, curé de l’église de la Sainte-Trinité, a annoncé la nouvelle dans le bulletin paroissial dimanche dernier, a rapporté mercredi la Société de Saint-Hugues de Cluny.
« Dans le cadre de la liturgie sacrée, nous avons eu la joie de commencer cette année à célébrer la messe traditionnelle en latin le dimanche à 12h30, enrichissant ainsi la vie liturgique de notre paroisse. Toute notre communauté en a bénéficié, accueillant de nouveaux membres et approfondissant notre vie liturgique ». « Alors que l’archidiocèse examine les modalités et les lieux de célébration de la messe traditionnelle, le cardinal Tobin m’a demandé de le rencontrer concernant l’avenir de la messe ici, à la Sainte-Trinité. En attendant, il a demandé la suspension de la messe de 12 h 30 jusqu’à nouvel ordre. Je vous remercie de votre soutien continu pendant cette période transitoire. »
Hackensack est proche de Manhattan, à New York.
« Voilà donc l’affaire close pour le moment – comme d’habitude, sans aucune explication », a déclaré la Société de Saint-Hugues de Cluny.
La Société de Saint-Hugues de Cluny a récemment annoncé qu’une messe traditionnelle célébrée à Danbury, dans le Connecticut, a pris fin le dimanche 27 septembre. Cette messe, célébrée dans la chapelle de l’Immaculate High School, est « l’héritière de deux messes traditionnelles qui étaient autrefois célébrées dans les paroisses des environs ».
L’an dernier, Mgr Michael Martin, OFM, évêque de Charlotte (Caroline du Nord), a supprimé la messe tridentine dans les quatre paroisses du diocèse et les a regroupées dans une petite chapelle, trop petite pour accueillir tous les fidèles souhaitant y assister. Il a même interdit l’utilisation de la table de communion et des prie-Dieu pour recevoir l’assemblée.
L’évêque Mark Beckman de Knoxville, dans le Tennessee, a également ordonné aux trois paroisses qui célébraient la messe selon le missel de 1962 de passer à la célébration de la messe en latin selon le missel romain de 2002. L’évêque autorise toutefois la célébration d’une messe traditionnelle une fois par mois dans un petit centre de retraite spirituelle.
Peut-être qu’au lieu d’écrire des lettres aux White Sox, le Saint-Père pourrait en rédiger une expliquant pourquoi plus de 150 familles catholiques de Hackensack sont chassées de leur foyer spirituel.
Face à la violence lycéenne et à l’étatisme, défendons la liberté scolaire et la famille, première éducatrice
Cette photo d’illustration prise à Vanves devant le lycée François Villon (le pauvre…) dit tout de l’absurdité si symptomatique de la « mobilisation lycéenne ».
Depuis des décennies, la République française fait tout pour soustraire les enfants à l’autorité légitime des familles : collège unique, scolarisation légale à trois ans (il y a peu, l’inénarrable Bruno Le Maire, appelait à une scolarisation obligatoire dès un an), limitation drastique de l’instruction en famille, prétentions éducative et catéchisation (« valeurs républicaines », conscience écologique, inclusion, éducation sexuelle…). La démagogie et l’idéologie tiennent lieu d’enseignement. Revendiquant la liberté, l’égalité, la fraternité, l’éducation nationale ne cesse d’engendrer des iniquités. La Révolution française et la Libération sont les deux seules racines sur lesquelles les enseignants entendent faire pousser l’intelligence des enfants qui leurs sont confiés. L’autorité, toujours suspecte, est presque partout meurtrie par le tutoiement et l’avachissement des maîtres…
Occupés depuis leur plus jeune âge des heures durant dans des locaux sans âme et promis à un avenir noir fait de fonte des glaces et de canicule, de prédation capitaliste et de péril fasciste, avalés par la machine administrative et logicielle, voués à des emplois prétentieux ou futiles, menacés par « l’intelligence » artificielle, les lycéens manipulés par l’extrême gauche se plaignent de l’inanité de leur condition. On ne leur a rien appris d’autre que le mépris, la revendication, la consommation, la liberté conditionnée et collective… On ne leur a rien promis d’autre que la contraception gratuite, la climatisation et la retraite à soixante ans…
Alors quelle surprise que des lycéens finissent par brûler le décor de ce piteux théâtre, tirer les cheveux des professeurs, jeter des pavés sur la police ?
Certains thuriféraires de « l’ordre Républicain » prétendent maintenant faire payer les familles pour les dégradations de ces adolescents tatoués, casquettés, dégingandés, révoltés, quelle blague ! La République a tout fait pour qu’il n’y ait plus de famille. La « libération » des femmes par le salariat a cloué le couvercle du cercueil sur la famille française déjà gravement meurtrie par la Révolution de 1789 et les idées des Lumières. Il n’y a plus de famille : des crèches, des nounous, des tickets restaurants, des parents isolés et des familles recomposées en tiennent lieu. Ce ne sont pas les ersatz de familles qui doivent payer ; ce sont les Sarkozy, les Hollande, les Macron et tous leurs ministres et tous leurs conseillers et les parlementaires qui ont voté les lois et les journalistes qui leur ont servi la soupe qui doivent payer les voitures incendiées et les magasins pillés.
Nous ne sommes ni du côté du ministère de l’éducation, ni du côté des lycéens émeutiers, ni du côté des CRS, ni du côté des ultra-urbains apeurés par les abris-bus éventrés et leurs publicités de lingerie déchirées.
Nous sommes du côté de la jeunesse qui a soif d’exigence et de beauté, de transcendance et d’amour. Nous sommes du côté de la liberté d’enseignement. Nous sommes du côté des maîtres qui transmettent les savoirs de notre civilisation. Nous sommes du côté des familles premières éducatrices. Nous sommes du côté du pape qui appelle cette jeunesse à la sainteté.
« La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme » disait Claudel.
Cyril Farret d’Astiès
Menaces de décapitations, vidéos à caractère pornographique : même les cours en visio sont perturbés
Dans un courriel envoyé aux parents d’élèves par le lycée Jules-Ferry de Versailles que BV a pu consulter, la proviseur rapporte que
« lundi et mardi, les professeurs ont fait cours en distanciel. Malheureusement, de graves incidents se sont déroulés pendant certains cours d’enseignants : insultes sexistes, propos outrageants, menaces de décapitations, vidéos à caractère pornographique envers les enseignants. »
La proviseur ajoute que « ces actes sont inadmissibles », qu’il n’y aura donc plus de cours en visio et qu’« à chaque fait, le lycée a porté plainte auprès de la police afin de trouver les auteurs [et que] des sanctions seront prises ».
Contactée par BV, une maman d’élève raconte, en effet, que son fils a vu l’un de ses cours en visio perturbé par un jeune infiltré qui a menacé de décapiter le professeur mais s’est aussi comparé à Hitler dans l’espace de discussion écrite, se disant « prêt à tuer ».
Proposition de loi “Interdiction vente, offre, cession smartphones et autres objets connectés aux mineurs de moins de 16 ans”
Juristes pour l’enfance adresse au Gouvernement et au Parlement sa Proposition de loi “Interdiction vente, offre, cession smartphones et autres objets connectés aux mineurs de 16 ans” :
Alors que le 14 août dernier, le Conseil Constitutionnel a en grande partie censuré la loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux, Juristes pour l’enfance a adressé hier au Gouvernement et au Parlement sa Proposition de loi “Interdiction vente, offre, cession smartphones et autres objets connectés aux mineurs de 16 ans”.
Devant le constant que ce ne sont pas seulement les réseaux sociaux mais plus largement la détention et l’usage incessant d’un objet connecté en permanence à internet qui nuit à la santé physique et mentale des mineurs, à leur développement corporel et intellectuel et à leur épanouissement, Juristes pour l’enfance propose de réagir par une mesure simple et facile à mettre en œuvre : repousser la détention d’un smartphone ou autre objet connecté jusqu’à un seuil d’âge critique.
Concrètement, Juristes pour l’enfance propose que soit interdite la vente, l’offre et la cession d’objets connectés aux mineurs de moins de 16 ans, de la même manière qu’est interdite la vente ou l’offre gratuite de certains biens et produits à un mineur (alcool, tabac, produits de vapotage, jeux d’argent et de hasard, protoxyde d’azote, etc.).
Une telle interdiction serait fondée sur les motifs de protection de la santé et de la vie des mineurs de 16 ans qui permettent de déroger au principe de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne (article 36 du TFUE).
Retrouvez la proposition de loi que nous avons adressée au Parlement et au gouvernement en cliquant ICI
Instruction en famille: Une belle victoire à l’Assemblée nationale
De Gregor Puppinck, directeur de l’ECLJ :
C’est une étape décisive et positive qui vient d’être franchie à l’Assemblée nationale.
La Commission de l’éducation a publié un rapport d’enquête sur l’instruction en famille qui prouve clairement que la réforme de 2021 fut une catastrophe.
La loi confortant le respect des principes de la République de 2021 a interdit par principe l’école à la maison en la soumettant à un régime d’autorisation préalable alors que c’était jusque-là une liberté.
Les députés Corneloup et Trébuchet démontrent dans leur rapport que:
1) La lutte contre le séparatisme islamiste pour justifier l’interdiction de l’école à la maison n’a été qu’un prétexte. Tout ce que voulait le gouvernement, c’était réduire le nombre d’élèves ne fréquentant pas l’école de la République.
2) Contrairement aux promesses du ministre Blanquer, cette réforme a provoqué l’effondrement du nombre d’enfants instruits par leur famille: 60% de baisse d’effectifs entre 2021 et 2026.
3) Cette réforme ne présente que des inconvénients et n’a pratiquement aucun effet positif. C’est une perte de temps pour les familles, un contentieux inutile pour les juridictions, ce que l’Éducation nationale a économisé d’un côté, elle l’a perdu de l’autre, etc. Tout est décrit factuellement dans ce rapport consultable ici.
Les rapporteurs proposent donc de revenir à un régime déclaratif. C’est effectivement la solution de bon sens la plus simple et la plus évidente au terme de cette enquête.
C’est une victoire pour l’ECLJ car Christophe Foltzenlogel, notre chargé de plaidoyer pour les droits parentaux, a été officiellement auditionné par cette mission d’information et notre travail de veille et d’argumentation juridique a été largement repris par les rapporteurs.
Grâce à nous, ils ont pu poser les bonnes questions aux services de l’Éducation nationale et faire toute la lumière sur leurs mensonges.
Tout particulièrement, nous avions démontré que le législateur avait mis fin à une liberté fondamentale et une prérogative parentale, garanties en droit international et paisiblement exercées, sans que cela ne soit nécessaire et proportionné au regard de l’objectif poursuivi.
Et maintenant ?
La recommandation principale de ce rapport doit être légalisée: il faut revenir au régime déclaratif de l’instruction en famille.
Le mouvement lycéen met la question de l’instruction au cœur de la campagne présidentielle: quel type d’éducation voulons-nous pour nos enfants?
Les candidats sont-ils pour le droit des parents d’instruire et d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques?
À gauche, l’idéologie est plus que jamais de mise: ils ne veulent que l’école publique, entièrement contrôlée par l’État. «L’argent public doit aller prioritairement, et à long terme exclusivement, à l’enseignement public» a dit le candidat socialiste Emmanuel Maurel globalement soutenu par tous ses collègues socialistes sur cette proposition.
Il faut sortir de ce communisme éducatif.
L’ECLJ va poursuivre son action: nous avons déposé plusieurs recours pour la liberté de l’instruction au Conseil d’État, à la Cour européenne des droits de l’homme et au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies.
Nous allons en déposer un nouveau aux Nations unies dans quelques semaines, car même si les juridictions ne sont pas favorables, il faut montrer notre détermination et l’ampleur du problème. Nous participerons également dans quelques jours aux 6e Rencontres nationales des écoles libres.
Car ce ne sont pas quelques parents qui se battent pour la liberté scolaire, mais des milliers, des dizaines de milliers. Il faut continuer pour que les candidats à la présidentielle française et les juridictions internationales soutiennent la liberté scolaire telle que consacrée dans les traités internationaux.
La crise de la natalité n’est que l’ultime avatar d’une crise globale de la transmission
Extrait d’une tribune de Mgr Rougé dans La Croix :
[…] Qu’est-ce qui se cache derrière des revendications apparemment dérisoires d’horaires, de matériel, de température ou de remplacement d’enseignants absents ? Le besoin pour les jeunes d’être considérés, d’être aimés, d’être en vérité éveillés au meilleur d’eux-mêmes.
La crise la plus contemporaine de la natalité n’est que l’ultime avatar d’une crise globale de la transmission, d’une incapacité sociale à enfanter pleinement de nouvelles générations. Comment les jeunes peuvent-ils se sentir estimés et attendus quand le débat politique semble exclusivement rivé sur la retraite des plus âgés ?
Une partie du malaise semble se focaliser sur Parcoursup. Cette plateforme d’orientation est sûrement utile et beaucoup reconnaissent qu’elle s’est progressivement améliorée. Mais il ne faut pas sous-estimer son caractère anxiogène et les dommages collatéraux qu’elle engendre.
Elle constitue une illustration éloquente de ce que Léon XIV qualifie dans son encyclique Magnifica humanitas de « syndrome de Babel » : un paradigme technocratique vertical et standardisant. La « voie de Néhémie », appelée de ses vœux par le pape, passe par la véritable rencontre humaine et l’accompagnement personnalisé.
L’énergie des élèves de terminale depuis plusieurs années s’est déportée de la préparation du baccalauréat, avec tout ce qu’elle impliquait de travail personnel et persévérant, vers la réponse aux questions en ligne de Parcoursup. Une fois celles-ci achevées, les élèves démobilisés attendent le bac comme une formalité.
Des semaines de cours, notamment de philosophie, passent par profits et pertes, installant un climat de paresse et un sentiment de relative inutilité de tout travail en profondeur, pour les élèves comme pour les enseignants, eux aussi en souffrance.
La pression est excessive sur les jeunes lycéens, en raison des conséquences pour Parcoursup des moindres notes du début de leur parcours. À l’inverse, l’absence d’exigence finale donne l’impression que l’acquisition patiente des savoirs manque de pertinence.
À cela il faut ajouter la difficulté pour les jeunes, même fort diplômés, d’accéder à un marché du travail radicalement transformé par la révolution numérique. L’intelligence artificielle, qui est à l’œuvre dans Parcoursup et qui remet en cause les filières mêmes auxquelles la plateforme permet d’accéder, donne l’impression d’être contradictoire et de commencer à dévorer ceux-là mêmes pour qui elle a été créée.
Comment sortir de cette impasse ? En fédérant toutes les énergies éducatives de notre pays, en particulier celles de l’éducation nationale et celles de l’enseignement catholique, en sortant une fois pour toutes des combats d’arrière-garde. En favorisant de manière renouvelée l’acquisition des savoirs fondamentaux, structurante pour les élèves et valorisante pour les enseignants et le sérieux de leur formation académique initiale.
En rompant avec une sorte de déconstructivisme obligé pour que la « question du sens » soit mieux posée. La montée en puissance des technologies elle-même appelle, pour qu’elles ne deviennent pas inhumaines, un réinvestissement dans les points d’appui fondamentaux de la culture et de la sociabilité.
« L’Église qui espère et qui ne craint pas l’avenir », comme l’a décrite Léon XIV en France, veut et peut donner de la considération et de la confiance aux jeunes d’aujourd’hui et de demain. La joie du Stade de France n’était pas un feu de paille mais une promesse et une mission.
Que la visite du pape se transforme en engagement
A l’issue de leur première rencontre après le voyage apostolique de Léon XIV en France et à l’Unesco, les évêques du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France ont rédigé ce message :

Changements à venir pour L’Homme Nouveau
Dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau, Philippe Maxence annonce qu’à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire du journal au mois de décembre prochain, L’Homme Nouveau va doubler le nombre de pages et passer à un rythme mensuel.

Carlo Acutis, un saint pour notre temps, au cinéma
Adolescent passionné d’informatique, de jeux vidéo et de football, Carlo Acutis semblait être un jeune comme les autres. Mort à seulement quinze ans, il est canonisé le 7 septembre 2025. À travers les témoignages bouleversants de sa famille et de ses amis, ainsi que des vidéos inédites, ce documentaire poignant dresse le portrait intime d’un jeune saint devenu une source d’inspiration pour des millions de personnes à travers le monde.
Réalisé par Luca Salmaso, le film décrit la vie et l’héritage spirituel de Carlo Acutis (1991-2006), à travers un regard intime et contemporain. Il dépeint une image très humaine du jeune saint en plus de nous dévoiler sa profondeur spirituelle. Le film se déroule comme un voyage à travers la vie de Carlo depuis sa naissance jusqu’à sa canonisation.
Réalisé en collaboration avec la famille Acutis, à partir de documents inédits – vidéos privées et images exclusives telles que celles de la canonisation filmées par les caméras du Centre de télévision du Vatican –, le film dresse le portrait d’un jeune homme qui, en 15 ans d’existence, a laissé une empreinte sur le monde entier. Le récit rassemble une série de témoignages rares de personnes proches de Carlo, tels que ses parents, ses amis, ses enseignants, son employé de maison, l’étudiante costaricaine dont la guérison miraculeuse a conduit à sa canonisation ou encore des prêtres qui l’ont cotoyé.
Ce film sortira au cinéma le 4 novembre, mais vous pouvez d’ores et déjà réserver vos places pour quelques avant-premières qui auront lieu :
- A Paris, le jour de la saint Carlo Acutis, à l’UGC Bastille, lundi 12 octobre à 20h, suivi d’un temps d’échange avec Alberto Maalouf de NDML (billetterie).
- A Lomme, le lundi 12 octobre au Kinépolis (billetterie).
- A Deauville, le vendredi 16 octobre à 19h30, au cinéma Morny Club (billetterie).
- A Toulouse, le vendredi 16 octobre à 18h, au cinéma Le Méliès (billetterie en attente).
- A Paris, le mardi 20 octobre avec CREDO, aux 7 Parnassiens (billetterie).
- A Cannes, le lundi 26 octobre à 19h30 au Cinéum (billetterie).
- Puis à Luçon (2/11) et Salon-de-Porvence (3/11).
Un grand nombre de collèges et de lycées ont contacté SAJE pour organiser des séances spéciales du film au cinéma avec leurs adolescents d’ici la fin de l’année. Pour organiser une telle séance, n’hésitez pas à écrire sur [email protected]. Aucun élève ne sortira indifférent d’une telle projection sur grand-écran faite dans le cadre scolaire.
Les miracles et prophéties racontés par les évangiles sont-ils historiques ?
Peut-on prendre au sérieux les récits de guérisons, exorcismes, voire résurrections, attribués à Jésus par le texte sacré ?
Qu’est-ce qu’un miracle ? Pourquoi Jésus est-il un thaumaturge, mais pas un magicien ? Que dire de la résurrection ? Les prophéties ont-elles été composées après les événements, ou annonçaient-elle vraiment des faits à venir des années ou des siècles plus tard ?
Miracles et prophéties forment le tissu des évangiles, ils sont considérés par l’Eglise comme des arguments incontournables de crédibilité… Mais peut-on encore les prendre au sérieux, à 2000 ans de distance ?
CHAPITRAGE
- 00:00 : Introduction
- 00:27 : Qu’est-ce qu’un miracle ?
- 01:39 : Les miracles des évangiles sont-ils crédibles ?
- 02:25 : Les miracles ne sont pas des tours de magie
- 03:15 : La résurrection est-elle un miracle crédible ?
- 05:45 : Les prophéties sont-elles crédibles ? Le témoignage de Qumran
- 07:45 : Jésus aurait-il pu faire exprès d’accomplir les prophéties ?
- 08:20 : La convergence des prophéties
- 08:55 : La question essentielle des évangiles
- 09:37 : Conclusion
Inquisition : la vérité historique à l’épreuve de la légende noire
Bûchers, torture, procès joués d’avance… Le mot « Inquisition » charrie des images terrifiantes. Mais que nous disent les archives de cette justice religieuse et de ceux qui l’exerçaient ?
Dans ce premier volet du Grand Entretien, Thomas Cauchebrais reçoit sur RCF frère Cyrille Devillers, moine bénédictin installé à Bellefontaine, en Anjou, et auteur de Lettre à un ami post-moderne sur l’Inquisition.
Pourquoi l’Église a-t-elle institué ces tribunaux ? Qui étaient les cathares ? Quelle place occupaient réellement la torture et les condamnations au bûcher ? Une conversation pour confronter les idées reçues aux travaux des historiens et comprendre la société médiévale, sans éluder les violences ni les abus.
Pour Nathalie Loiseau, le catholicisme est comparable à l’islamisme
Concernant la Proposition de résolution du PPE sur « La nécessité pour l’Union de se doter d’une stratégie contre l’entrisme islamiste et l’influence du réseau des Frères musulmans », Nathalie Loiseau, présidente du groupe macroniste, écrit :
considérant que l’entrisme religieux ne se limite en aucun cas à l’islamisme, comme le montre l’organisation catholique ultraconservatrice Ordo Iuris, faisant activement pression sur les institutions de l’Union et menant des actions contre les valeurs fondamentales de l’Union;
L’Institut Ordo Iuris est le plus grand centre indépendant de recherche et de contentieux en Pologne, défendant la vie, la famille, le mariage et la liberté, ainsi que la souveraineté nationale.
L’ambiguïté dynamique
De Thibaut Marqueyrol dans Perspective catholique :
Depuis le début de l’année, le Saint-Père a ouvert un grand cycle de catéchèse d’explication des textes de Vatican II, «non pas par ouï-dire ou à travers les interprétations qui en ont été données, mais en relisant ses documents et en méditant sur leur contenu» (audience du 7 janvier 2026). Cette catéchèse se donne beaucoup de mal pour tenter de démontrer une continuité entre la Tradition de l’Église et les textes conciliaires. En particulier, le cycle sur Sacrosanctum concilium entend s’appuyer sur l’enseignement de Pie XII pour fonder la légitimité de la réforme liturgique.
Le Saint-Père nous mettait cependant lui-même en garde, en citant Mgr Albino Luciani, futur pape Jean-Paul Ier, qui écrivait «prophétiquement» — sic — au début du Concile : «Il se peut que les excellents et abondants fruits d’un Concile se manifestent des siècles plus tard et mûrissent au prix d’un travail acharné pour surmonter les conflits et les situations difficiles.»
Au moins on est prévenu… on va s’acharner.
Au cours des derniers mois, l’acharnement ne désarma donc pas et l’on arriva, par un clin d’œil de la Providence, à s’attaquer à Sacrosanctum concilium (constitution sur la liturgie, de fin mai à début août). En marge de ce cycle, le 16 juin, interrogé par les journalistes à propos des sacres de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, le Saint-Père déclarait : «Ils refusent d’accepter certains éléments fondamentaux de l’Église, à commencer par plusieurs points du Concile Vatican II. S’ils font ce choix, cela m’attriste, mais nous devons continuer d’avancer.»
Il me semble que cette déclaration doit nous interpeller, puisque le Concile lui-même a choisi de ne pas utiliser de formulation dogmatique. Ce point est d’ailleurs abondamment documenté dans le formidable livre de Roberto de Mattei, Vatican II, l’histoire qu’il fallait écrire (Éditions Contretemps, 2025). C’est précisément ce qui a été le levier décisif pour faire adopter majoritairement des textes ambigus. À tel point qu’il a fallu très souvent ajouter des notes explicatives pour indiquer comment le texte devait être reçu.
J’en arrive maintenant, après ce long développement, dont je prie le lecteur de m’excuser, à ma thèse : depuis François, l’interprétation du Concile a évolué de l’ambiguïté statique à l’ambiguïté dynamique. L’ambiguïté dynamique est une sorte de convergence du progressisme avec la pensée marxiste.
L’ambiguïté dynamique pourrait se définir comme la mécanique qui, partant d’une proposition ambiguë pouvant être interprétée dans un sens, mais reçue par la masse dans un autre, se justifie a posteriori avec des arguments absents à l’origine, lesquels permettent de proche en proche d’aller où l’on veut, en poussant des cris d’orfraie à qui remet en doute le cap, et en jurant que l’on suit un mode d’emploi millénaire dont l’encre n’est en fait même pas sèche. J’exagère à peine.
Comment peut-on sinon faire des principes de Vatican II des absolus ? Comment peut-on arriver à dire : vous n’êtes pas catholique si vous refusez une réforme ou des textes dont les auteurs eux-mêmes ne prétendaient pas faire des absolus ?
La question n’est pas rhétorique. Elle touche au critère même de la catholicité.
L’ambiguïté statique est celle de Benoît XVI. Elle reconnaît le trouble, et tente de le refermer par une herméneutique : le Concile se lit dans la continuité du sujet-Église, et les nouveautés se comprennent comme réforme, non comme rupture. L’intention est de fixer un sens. Elle échoue en partie, parce qu’un texte ambigu ne se laisse pas fixer par un discours sur le texte. Mais elle reste une opération de clôture. On cherche encore ce que le document veut dire.
L’ambiguïté dynamique renonce à cette clôture. Elle ne demande plus ce que le texte signifie. Elle demande ce que le processus permet. François l’a formulé sans détour : la manière de lire l’Évangile inaugurée par le Concile est «absolument irréversible». Non pas telle proposition, tel canon, tel paragraphe — le mouvement. Evangelii gaudium place le temps au-dessus de l’espace : mieux vaut lancer des processus qu’occuper des positions. La vérité n’est plus d’abord dans l’énoncé tenu, elle est dans le cheminement qui le dépasse. La synodalité, dite «constitutive», achève le glissement. Le Peuple de Dieu en marche devient le lieu où le sens se produit, et non plus seulement le sujet qui reçoit un sens déjà donné.
C’est ici que le rapprochement avec la pensée marxiste se dessine. La onzième thèse sur Feuerbach disait que les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, et qu’il s’agit de le transformer. La praxis prime sur la théorie. La contradiction n’est pas un défaut à résoudre, elle est le moteur. L’histoire ne conserve pas un dépôt, elle le réalise en le dépassant. Transposé dans l’Église, le schéma devient lisible. Le texte conciliaire est la matière première. La réception est le travail. L’«esprit» est le produit, toujours en avance sur la lettre, et la lettre est jugée à l’aune du produit. Qui demande le mode d’emploi se voit répondre que le mode d’emploi, c’est la marche. Qui observe que l’encre n’est pas sèche se voit accuser d’arrêter l’histoire.
Remettre en doute le cap, c’est sortir du sujet historique légitime — «le Peuple de Dieu en marche» — et donc cesser d’être dans l’Église, non parce qu’on aurait nié un dogme défini, mais parce qu’on refuse le mouvement qui s’est donné pour critère. Le Concile, qui s’était refusé à définir, fournit désormais les éléments fondamentaux dont le refus sépare. La pastorale est devenue le dogme, sans avoir jamais passé par la définition. Les sacres du 1er juillet n’ont fait que rendre le cercle visible : on punit comme schisme la remise en question de textes dont les Pères avaient pris soin de dire qu’ils n’entendaient pas lier la foi de cette manière. Au-delà des motifs canoniques énoncés, c’est là, me semble-t-il, le cœur de la sanction.
Le magistère conciliaire est «l’étoile polaire» du chemin. On relit donc sous l’autorité de ce qu’on relit. Quand le cycle en arrive à Sacrosanctum concilium et s’appuie sur Pie XII, il fait exactement ce que l’ambiguïté dynamique sait faire : justifier a posteriori, par un auteur antérieur, une réforme dont cet auteur n’a écrit ni le missel, ni la disparition de l’offertoire. Pie XII enseigne la participation. Il n’enseigne pas que la participation exige la table face au peuple et la langue vulgaire exclusive. L’argument absent à l’origine est fourni par le résultat. Le résultat est alors déclaré fidèle à l’argument. La boucle est close, et quiconque la montre du doigt est accusé de ne pas avoir lu.
Un Concile pastoral peut être reçu, discuté, corrigé dans son application, comme l’Église a corrigé des disciplines, des liturgies, des prudences. Il ne peut pas, sans changer de nature, devenir la règle qui juge la Tradition dont il prétendait n’être que l’exposé.
C’est tout ce que le quidam tradi demande qu’on distingue. Non pas le droit de reconstruire l’Église à sa mesure. Le droit de ne pas appeler absolu ce que les auteurs eux-mêmes ont refusé de définir, et de ne pas appeler désobéissance le refus d’une mécanique dont le mode d’emploi s’écrit en marchant. La paix dont l’Église a charge n’est pas le silence autour du processus. Elle est la certitude que la foi reçue ne se négocie pas au rythme des réceptions. Sur ce point, le Concile n’a pas tranché. C’est précisément pour cela qu’on ne peut pas trancher les catholiques à partir de lui. –
Voyage du pape à Lourdes : le cauchemar d’un pèlerin palestinien catholique
Raconté ici :
[…] Originaire de Ramallah, en Cisjordanie occupée, Abdel-Massih est catholique de rite latin, comme le sont la grande majorité des catholiques de France. Son pèlerinage devait être une action de grâce. Remercier pour les prêtres, pour les Sœurs du Rosaire, pour cette communauté au sein de laquelle il avait appris à croire, à servir, à trouver sa place. Prier pour sa famille, ses amis, la paix et la justice. Et célébrer tout cela avec le pape.
Venu pour rendre grâce d’être chrétien
« Je voulais que le pape voie mon drapeau, d’autant plus qu’il ne manque pas une occasion de nous soutenir. Alors je voulais qu’il voie que les chrétiens palestiniens sont eux aussi avec lui. » explique-t-il. Il espérait que ces couleurs diraient cette reconnaissance des catholiques palestiniens pour l’Église qui les accompagne. Il avait apporté son pays avec lui, comme d’autres pèlerins apportent le leur quand l’Eglise est universelle sans effacer les appartenances.
Le samedi 26 septembre, à Lourdes, il se tient près des barrières, à l’entrée du sanctuaire, sur le parcours du pape. La messe sera célébrée le lendemain. Lui attend déjà la rencontre. Il sort son drapeau palestinien.
Selon le récit qu’il nous livre, des policiers s’approchent, contrôlent ses papiers, vérifient son sac et le fouillent. Son titre de séjour est en règle. « Je leur ai dit que j’étais chrétien. » Un policier lui indique qu’il pouvait rester, mais qu’un agent se tiendrait devant lui. Il accepte. « Pas de problème pour moi, je suis un pèlerin comme les autres » répète-t-il heureux et fier.
L’arrivée du pape approche. Abdel-Massih affirme avoir demandé au policier s’il pouvait maintenant déployer le drapeau et avoir reçu son accord. « Lorsque je l’ai déroulé, poursuit-il, cinq autres policiers sont arrivés et m’ont aussitôt menotté. Je leur ai dit que je n’étais pas un militant que j’étais un pèlerin, mais il semble qu’ils n’aient pas compris. »
Interpellé, il raconte les 37 heures de garde à vue, les interrogatoires, les fouilles, son téléphone passé au crible, ses comptes sur les réseaux sociaux consultés. Une nuit passée à Tarbes, l’autre à Lourdes.
Il dit être resté calme, tout au plus a-t-il interrogé pour savoir ce qu’il aurait fait de mal. Puis, selon son témoignage, une OQTF (obligation de quitter le territoire français) lui est présentée. « J’ai refusé de la signer et j’ai demandé à voir un avocat. » On imagine la peur de celui qui est venu en méropole parfaire le Français qu’il enseignait jusque-là en Palestine. Finalement, la mesure a été annulée avant sa libération.
Une blessure infligée par des frères
Ce qui le blesse, ce n’est même pas la garde à vue. Dans la foule rassemblée autour de lui, dit-il, il a entendu à plusieurs reprises le mot « terroriste ».
Il espérait qu’on vienne l’interroger sur ce qu’est être chrétien au pays de Jésus. Il aurait aimé expliquer qu’il existe des catholiques latins en Palestine, raconter leur vie, leur foi, leur joie. Le drapeau devait ouvrir une conversation. Il s’est retrouvé à devoir se défendre.
Il répète à l’envie la seule chose qui lui tenait à cœur. « Je voulais faire savoir qu’il y a des catholiques latins en Palestine et parler de notre identité, de notre vie, de notre joie d’être chrétiens. J’aurais été tellement heureux de parler des catholiques palestiniens. »
À l’écouter, on entend une infinie tristesse et une question qu’il retourne de toutes les façons : pourquoi ce qui lui semblait naturel est-il devenu suspect ? « Je suis chrétien catholique. Et je suis palestinien. Je ne comprends pas, je pensais qu’entre chrétiens, on était tous les mêmes, que chacun avait le droit de porter le drapeau de sa nation. Que nous avions tous la même foi et les mêmes droits. » […]
