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Marche pour la vie en Slovaquie

En Slovaquie, le nombre d’avortements diminue chaque année. Un an après l’inscription dans la Constitution de l’interdiction de la GPA, une marche pour la vie s’est déroulée, dimanche.

 

Marche pour la vie à Lille : quelques photos

À Lille, une Marche pour la vie organisée par des jeunes s’est déroulée hier, pour témoigner que tout vie mérite d’être protégée !

Le grand remplacement n’existe pas… mais il sera réalisé dans 24 ans

Nicolas Pouvreau-Monti directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) a réalisé une enquête sur les scénarios démographiques de la France au XXIe siècle.

Serons-nous encore français dans 30 ans ? » se demandait en couverture Le Figaro Magazine du 26 octobre 1985, illustré par un buste de Marianne voilée. À l’époque, le dossier consacré à l’immigration, dirigé par le démographe Gérard-François Dumont et commenté par l’écrivain Jean Raspail, auteur du Camp des saints, avait fait scandale. Si les projections statistiques se sont révélées en partie inexactes, elles rendaient compte d’une dynamique bien réelle. « Les naissances issues de la population étrangère d’origine non européenne formeront plus d’un tiers des naissances totales en 2015 », prévoyait Le Figaro Magazine. L’an dernier, plus de 30 % des naissances enregistrées en France ont été issues d’au moins un parent né en dehors de l’Union européenne.

Retrouver la liberté scolaire

De François-Xavier Clément dans le Nouveau Conservateur de septembre consacré à la liberté scolaire :

Vous pouvez commander ou vous abonner au Nouveau Conservateur ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Souffrances et espérance de l’Église en France

La France a le bonheur et l’honneur de recevoir le Saint Père à Paris, Lourdes et Metz. Pour cette occasion, le Centre européen pour le droit et la justice a rédigé un nouveau rapport intitulé «Souffrances et espérance de l’Église en France».

Des centaines de milliers d’inscrits aux cérémonies, un engouement fort et large dans la société… Et pourtant, face à cet enthousiasme, certaines voix s’opposent, critiquent cette venue pontificale et invoquent la laïcité et le coût de ce déplacement… C’est précisément cette tension permanente vis-à-vis du catholicisme en France qui est au cœur de notre rapport.

Après un état des lieux de la pratique religieuse en France, nous présentons les pressions idéologiques, injustices et discriminations «légales» subies par l’Église et les catholiques en France, en particulier dans les domaines religieux, éducatif et sanitaire.

L’ECLJ expose aussi l’augmentation de la violence à l’encontre des chrétiens, qu’il s’agisse de violences verbales, physiques, ou d’atteintes aux lieux de culte. De fait, la «France catholique» reste victime d’injustices et de violences dans son propre pays.

Mais le but de ce rapport n’est pas d’enfoncer les catholiques dans une attitude victimaire, et de s’y complaire. Il est au contraire de les aider à changer de mentalité: à se libérer d’un esprit de défaite et de soumission à l’égard du monde, auxquels nous nous sommes trop longtemps habitués, pour défendre les droits et libertés de l’Église et de Dieu dans la société.

Alors que la société s’effondre sous nos yeux et que la France déchoit chaque année davantage, l’Église retrouve, miraculeusement, au milieu des ruines, une nouvelle vigueur. Ce ne sont pas ces ruines qui attirent les milliers de jeunes gens qui se convertissent, mais le désir de tout restaurer dans le Christ.

Léon XIV – génération Z : une rencontre capitale ?

Invités :

  • le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio ;
  • l’abbé François Dedieu, curé de la paroisse Saint-Urbain-Sainte-Marie à La Garenne-Colombes et porte-parole de l’organisation francilienne chargée d’accueillir le pape ;
  • Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie et professeure de philosophie ;
  • Régis Gameni, président de l’association Porta Fidei.

Léon Harmel, le modèle du patron chrétien

Véronique Jacquier, en compagnie du père Jean-François Thomas, retrace le parcours de Léon Harmel, industriel catholique et pionnier du catholicisme social. Ensemble, ils montrent comment l’engagement de ce patron en faveur des ouvriers et sa vie intérieure ont inspiré une autre vision de l’entreprise.

Terres de Mission : Le livre programme d’Academia Christiana

Eglise universelle : Colloque marial à Rome 7-8 octobre

Les 7 et 8 octobre aura lieu à Rome le colloque : « La Très Sainte Vierge Marie dans le dogme et le culte ». Contributions théologiques et historiques. Virginia Coda Nunziante nous présente cet événement qui sera honoré de la présence de deux cardinaux : SER Burke et Muller.

Eglise en France : Bréviaire pour une génération dans l’orage

Dynamique directeur de l’association Academia Christiana, Victor Aubert vient de publier un « Bréviaire pour une génération dans l’orage ». Ce livre, écrit à plusieurs mains, dresse un état actuel de la situation de l’Eglise et du monde et en appelle à la mobilisation des catholiques, en particulier des plus jeunes, pour répondre aux défis de la modernité.

Eglise en Marche : Pèlerinage Ster Der Zee, 3 et 4 octobre

Les 3 et 4 octobre aura lieu la première édition du pèlerinage catholique traditionnel du Nord : Ster Der Zee, Etoile de la mer, qui conduira les pèlerins de Calais à Notre-Dame de Boulogne. Josselin Perreau rappelle l’ancienneté de ce pèlerinage et les modalités d’organisation autour du triptyque : Foi. Tradition. Patrimoine.

Le pèlerinage traditionnel gascon Arrebastir ira à la rencontre du Pape à Lourdes

Lu sur France catholique :

Sur les pas des saints gascons, un millier de pèlerins arpenteront les rives du gave de Pau au départ de Montaut (Pyrénées-Atlantiques) pour rejoindre le sanctuaire béarnais, sur le thème de la mission. À l’arrivée, un repas gascon réunira les marcheurs, puis une veillée où seront mises en valeur les coutumes et traditions de la région, avant la procession à la torche qui les mènera à l’adoration eucharistique. « Nous mettons en valeur l’importance de l’enracinement local, explique Jean-Baptiste Martel, président de l’association Arrebastir. Nous encourageons les pèlerins à venir en tenues traditionnelles et à porter les couleurs gasconnes. » Le lendemain, ils assisteront à la messe que le Pape célébrera sur la grande prairie de Lourdes, à 11 heures.

Dix-septième dimanche après la Pentecôte : le Messie, fils et Seigneur de David

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

► Introït : Justus es

Nous abordons avec le dix-septième dimanche après la Pentecôte la dernière partie de ce temps liturgique ; rappelons qu’il représente dans l’année la longue marche de l’Église depuis les Apôtres jusqu’à la fin des temps, et en ces derniers dimanches la pensée de l’Église se tourne de plus en plus vers le retour glorieux du Seigneur et le jugement dernier ; on en avait déjà eu un écho dans le Graduel du seizième dimanche, où une phrase annonçait qu’il paraîtrait dans sa majesté.

Un des thèmes que nous allons retrouver le plus souvent durant cette période, lié à la perspective du Jugement dernier, est celui de la justice et de la miséricorde, les deux attributs divins. C’est précisément le thème de l’Introït de ce dimanche, qui réunit deux versets du psaume 118, la longue méditation sur la loi de Dieu et sa volonté, que nous avons souvent rencontré, et qui reviendra à plusieurs reprises en ces derniers dimanches après la Pentecôte. Ces deux versets, très courts, ne se suivent pas dans le psaume et ont été ici rapprochés intentionnellement :

Justus es, Domine, et rectum judicium tuum; fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam.
Vous êtes juste, Seigneur, et votre jugement est droit ; traitez votre serviteur selon votre miséricorde.

La justice et la miséricorde semblent à première vue s’opposer : la justice nous condamne, la miséricorde nous sauve ; nous affirmons la première : justus es…, nous implorons la seconde : fac cum servo tuo… Mais en Dieu la justice et la miséricorde ne font qu’un, l’une ne va pas sans l’autre ; c’est ce qu’exprime la mélodie de cet Introït, très ramassée, qui fait de ces deux phrases littéraires une seule phrase musicale, avec une grande montée qui part en plein élan dès l’intonation et s’élève jusqu’au sommet sur les mots servo tuo, suivie d’une descente calme et progressive.

Le verset de cet Introït est bien entendu le premier du psaume 118 :

Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini.
Heureux ceux qui s’avancent sans tache dans la voie de la loi du Seigneur.

► Graduel : Beata gens

Comme l’Introït, le Graduel du dix-septième dimanche après la Pentecôte est formé de deux versets de psaume qui ne se suivent pas dans le texte original et ont été ici rapprochés intentionnellement. Il s’agit cette fois du psaume 32, cantique de louange à la bonté et à la toute puissance du créateur, par lequel les Israélites célébraient le bonheur de faire partie du peuple élu :

Beata gens cujus est Dominus Deus eorum, populus, quem elegit in hereditatem sibi. Verbo Domini cæli firmati sunt, et spiritu oris ejus omnis virtus eorum.
Heureuse la nation dont le Seigneur est le Dieu, le peuple qu’il s’est choisi pour héritage. Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.

Il faut entendre ici les cieux au sens cosmique : c’est tout l’univers qui chante son créateur, la parole verbum qui lui donne la vie, et le souffle spiritus qui lui donne la cohésion ; nous reconnaissons ce que le psalmiste annonçait sans le savoir, les trois personnes divines, le créateur, le verbe et l’esprit, et leur toute puissance agissante. Le peuple de Dieu, qui est maintenant l’Église, est également leur œuvre.

Ce Graduel, comme celui du septième dimanche après la Pentecôte, était déjà chanté le mercredi de la quatrième semaine de Carême, appelé férie des grands scrutins, car c’était le jour où l’on désignait dans l’église primitive les catéchumènes qui allaient recevoir le baptême à la Vigile pascale. «  Le peuple que Dieu s’est choisi «, c’était eux, aujourd’hui ce sont tous les baptisés : heureux sommes nous d’en faire partie. Mais on ne peut s’empêcher en chantant ces mots de penser à la France, qui est actuellement si infidèle à sa vocation…

La mélodie exprime bien ce bonheur, cette reconnaissance et cette louange. Si elle ne comporte pas de grandes vocalises, elle est ample et développée, avec des montées pleines d’ardeur et des descentes très calmes. La première partie culmine sur le mot populus, très affirmé ; dans la deuxième partie, la première phrase bondit dès le départ et se tient dans les hauteurs, culminant sur le mot cæli, puis on retrouve les montées et descentes pleines de ferveur.

► Alléluia : Domine exaudi

Le texte de l’Alléluia du dix-septième dimanche après la Pentecôte est encore le premier verset d’un psaume ; il s’agit du psaume 101, auquel le Graduel du dimanche précédent était déjà emprunté. Mais il s’agissait alors d’un passage pris dans la dernière partie du psaume, chant d’espérance du peuple d’Israël exilé, alors que le début est un appel angoissé à l’aide divine :

Domine exaudi orationem meam et clamor meus ad te veniat.
Seigneur exaucez ma prière et que mon cri parvienne jusqu’à vous.

Ce verset est bien connu ; il revient continuellement dans la liturgie, en particulier avant certaines oraisons. Il s’agit d’un appel suppliant comme on en rencontre sans cesse, et il tranche sur les Alléluias des semaines précédentes, acclamations de louange à la majesté et à la toute puissance divine. Comme nous l’avons déjà constaté, un Alléluia n’est pas toujours joyeux.

Cependant la vocalise du mot alléluia, assez courte mais franchissant toute l’octave en une belle courbe élégante, pourrait se prêter à une expression joyeuse. Mais le verset est une supplication intense, culminant sur les deux mots exaudi et meus en deux montées très expressives.

► Offertoire : Oravi

Nous retrouvons dans l’Offertoire du dix-septième dimanche après la Pentecôte un des grands Offertoires de ce temps liturgique qui ne sont pas tirés des psaumes mais d’autres livres de l’Ancien Testament, comme nous en avons déjà trouvé au septième et au douzième dimanche, et nous retrouverons de plus en plus de textes analogues dans les chants du propre de ces derniers dimanches, Offertoires mais aussi Introïts. Ce sont souvent des prières du peuple d’Israël reconnaissant humblement qu’il a mérité par ses péchés les châtiments qui se sont abattus sur lui, et suppliant le Seigneur de le délivrer ; c’est toujours le thème de la justice et de la miséricorde que présentait l’Introït de cette messe.

L’Offertoire de ce dimanche est tiré du livre de Daniel ; nous avions déjà rencontré au septième dimanche la belle prière des trois jeunes Hébreux dans la fournaise, que nous retrouverons à l’Introït du vingtième. Ici c’est Daniel lui-même qui s’adresse au Seigneur en des circonstances analogues ; mais le texte de cet Offertoire ne reprend pas dans cette prière la partie d’humble reconnaissance des péchés, gardant seulement la partie suppliante :

Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui ; illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : et propitius intende populum istum, super quem invocatum est nomen tuum, Deus.
Moi, Daniel, j’ai prié mon Dieu en disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur ; faites briller votre visage sur votre sanctuaire, et tournez-vous avec bienveillance vers ce peuple sur lequel est invoqué votre nom, O Dieu !

L’expression «  faites briller votre visage «  que l’on rencontre assez souvent dans la Bible (voir la Communion du dimanche de la Septuagésime) signifie : montrez-vous favorable. De plus le texte de Daniel précise : sur votre sanctuaire dévasté, mot qui n’a pas été conservé dans l’Offertoire ; il s’agit donc du temple de Jérusalem abandonné et ruiné, que le peuple hébreu captif aspire à retrouver. Aujourd’hui le «  sanctuaire dévasté «  pour lequel nous prions c’est l’Église en proie à une crise douloureuse, et comme au Graduel nous ne pouvons nous empêcher de penser aussi à la France…

La mélodie de cet Offertoire est très mouvementée. La première phrase, qui n’est qu’un récit introductif, se tient dans le grave, exprimant l’humble attitude de Daniel devant Dieu. La prière proprement dite comporte trois phrases, qui commencent chacune par un grand élan vers l’aigu, plus développé dans la deuxième. La troisième est beaucoup plus longue que les deux autres, et, après l’élan initial à l’aigu, elle revient humblement dans le grave, enveloppant pour finir le nom divin d’une longue vocalise douce et contemplative.

► Communion : Vovete

Le texte de la Communion du dix-septième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 75, cantique d’action de grâces au Seigneur après une grande victoire remportée par le peuple d’Israël sur les rois et les puissants de ce monde qui refusaient de reconnaître le vrai Dieu ; tout le peuple était invité en une grande procession triomphale à venir apporter ses offrandes autour de l’autel en reconnaissance au Dieu tout puissant :

Vovete, et reddite Domino Deo vestro, omnes qui in circuitu ejus affertis munera ; terribili, et ei qui aufert spiritum principum : terribili apud omnes reges terræ.
Faites des vœux et acquittez-les au Seigneur votre Dieu, vous qui l’entourez en apportant vos présents, à ce Dieu redoutable, lui qui enlève la vie aux puissants, redoutable devant tous les rois de la terre.

Au moment de la communion, nous venons aussi en procession nous offrir au Christ qui a emporté la victoire sur Satan et qui nous soutient dans notre combat. La mélodie, solennelle et pleine de mouvement, est vraiment celle d’une procession triomphale. On notera le contraste entre les deux terribili : le premier s’élance hardiment dans l’aigu, où toute la phrase se tient ensuite avec une joyeuse assurance ; le second au contraire amorce une descente de la mélodie dans le grave, pleine d’autorité, avant qu’elle ne remonte avec force pour la cadence finale.

France Inter réduit Charles Sapin au silence

Le journaliste de Valeurs Actuelles réagit sur X :

France Inter, écoutez la différence…

Ici la bête du Gévaudan. Voilà l’épilogue de trois longues semaines où mon nom, mon intégrité professionnelle, mes travaux et mon journal ont été diffamés dans un seul but : exclure du débat public la voix unique qui est la nôtre.

J’ai préféré garder le silence jusque-là, ne souhaitant pas ajouter au brouhaha et au ridicule. Ni compliquer la tâche de la direction de Radio France. Qui, envers et contre les assauts de syndicats tout-puissants en son sein, s’était fixé pour projet d’accueillir sur ses antennes toutes les nuances de pensée d’un pays qui, à la veille de la présidentielle, n’a jamais été aussi fracturé.

Je me suis reconnu dans ce projet. J’étais honoré de cette invitation à y participer en tant que directeur adjoint de Valeurs actuelles. Comme Céline Pigalle et Sibyle Veil, je crois qu’il n’est d’autre antidote à la polarisation délétère ambiante que l’expression plurielle des idées et leur confrontation.

C’était sans compter l’ouïe fine des cortèges “antifascistes” qui, en deux chroniques de 150 secondes hebdomadaires, consacrées au mur des déficits publics et à l’intelligence artificielle, sera parvenue à déceler le retour des heures sombres et le bruit des bottes venant menacer la pureté idéologique du service public. Bravo à eux.

Mon cas personnel importe peu. Et la perspective de dormir le dimanche matin ne me donne pas de nuit blanche. Mais je constate qu’une exigence aussi basique que le pluralisme peut lever contre elle une minorité radicalisée, prompte à invoquer la démocratie tout en contestant une liberté d’expression pourtant capitale à sa vitalité.

On exhume le délit d’opinion, on déshumanise, on démonise, on coupe le micro à celui qui perturbe l’entre-soi… Toute ressemblance de ces procédés avec ce que l’on prétend combattre est purement fortuite. Evidemment.

On ne peut que s’incliner devant cette brillante innovation démocratique : la censure préventive. Inutile d’attendre qu’un chroniqueur dise quelque chose de répréhensible ; il suffit d’imaginer ce qu’il pourrait penser, de s’en indigner, puis de faire grève contre ce qu’il n’a jamais prononcé. Imparable. Ainsi il n’est plus de droite acceptable que celle que la gauche se choisit.

Il est donc des forces anti-républicaines, jusque dans le temple qu’est France Inter, pour qui la démocratie n’est plus l’art d’organiser le dialogue entre des opinions divergentes afin de faire émerger un accord minimal sur ce que doit être le bien commun. Mais un ensemble de valeurs arbitraires, qu’elles s’estiment seules habilitées à définir. Tout désaccord vous place dès lors hors du champ démocratique. Légitimant la censure, puis la violence à votre encontre. Ceci n’a rien d’une lutte pour la démocratie. C’est une lutte pour le pouvoir. En l’occurrence, pour le conserver.

Je regrette que la direction de Radio France, face à cette dérive, ait décidé d’ainsi rendre les armes. Face à ces syndicats et artistes qui démontrent, une fois de plus, l’ampleur de leur ouverture d’esprit et leur sérénité face à l’idée de souffrir 0,025% de temps d’antenne dissonant.

Pour éviter toute propagation du « conservatovirus », il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial du dimanche matin. Il serait plus prudent d’évacuer l’aile Sud de la maison de la radio 30 minutes avant mon arrivée dans les locaux. De m’imposer la robe de bure et la crécelle à l’antenne. Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer.

Charles Sapin

Mgr Delmas bénit la croix de SOS Calvaires

Mgr Delmas, évêque d’Angers, s’est rendu au siège de l’association SOS Calvaires pour y bénir la croix qui a été fabriquée pour la visite de Léon XIV à Paris.

Léon Harmel, un patron chrétien

Émeric Saucourt-Harmel, descendant direct de Léon Harmel et auteur d’une biographie récompensée par le prix de l’Académie d’éducation et d’études sociales, évoque son aïeul dans France catholique. Extrait :

La première grande innovation de Léon Harmel consiste à confier des responsabilités aux ouvriers, dans la gestion des œuvres annexes à l’entreprise. Par là, il fait émerger des talents et met en place la logique de subsidiarité : si certains ouvriers ont la capacité de diriger, par exemple, le club de théâtre, il n’y a aucune raison que le patron le fasse. L’idée est d’associer l’ouvrier à son propre relèvement. Ensuite, il intègre certains de ses ouvriers à un conseil d’usine, qui préfigure le comité d’entreprise, à qui il partage des informations stratégiques. De son côté, le conseil d’usine remonte du terrain aussi bien des problèmes éventuels que des idées d’innovations que pourraient avoir des ouvriers. La troisième innovation majeure est postérieure à Rerum novarum. Dans cette encyclique, Léon XIII dit que « le salaire [de l’ouvrier] ne doit pas être insuffisant à faire subsister l’ouvrier sobre et honnête ». De là découle une question pratique : que faire quand l’ouvrier a une famille nombreuse ? Léon Harmel met alors en place la part complémentaire du salaire destinée à faire vivre la famille de l’ouvrier : ce sont les allocations familiales.

Votre livre insiste, dès le début, sur la vie intérieure de Léon Harmel…

La plupart des livres qui lui ont été consacrés ont abordé sa vie par le prisme de la science économique, ou de l’histoire des entreprises. Mais chez Léon Harmel, la primauté revenait à la vie intérieure. Sa vie était nourrie d’un vrai dialogue avec le Christ, dans lequel il parvenait à débloquer certaines situations, notamment durant des nuits d’adoration. Sa vie était baignée par la foi : il allait à la messe tous les jours, se confessait régulièrement… Il avait une grande confiance en la Providence, car il avait été marqué par la lecture du livre du Père Jean-Pierre de Caussade, L’Abandon à la Providence divine, où il est expliqué qu’il faut faire tout ce qui est humainement possible et laisser le reste dans la main de Dieu. […]

Depuis 1905, nous sommes victimes de l’esprit sécularisé où l’on sépare tellement la religion de la vie publique que l’on ne conçoit pas de situation où les deux puissent aller de pair : dès lors, un patron chrétien semble une aberration. Et depuis le Front populaire, le patron est considéré comme un profiteur, un homme méchant qui a forcément une mauvaise idée derrière la tête. Dans les années 1950, il y eut également la crainte que le marxisme ne s’empare de toute la France. Les hommes d’Église ont alors voulu être tellement proches des ouvriers qu’ils en sont parfois venus à dénigrer les patrons en tant que tels. Dès lors, instruire un procès en béatification d’un patron était inimaginable ! Mais le contexte a beaucoup changé : c’est, à mon avis, le bon moment pour relancer la cause de béatification, comme me l’a récemment confié un évêque.

L’Arménie entre les Etats-Unis et la Russie

Le 15 septembre, la Cour constitutionnelle arménienne a validé l’accord signé début juin dernier entre les Etats-Unis et l’Arménie en vue de lancer la « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP). Cet axe multimodal, qui reliera l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan, est une vieille revendication azerbaïdjanaise, reprise par Donald Trump lorsque celui-ci a fait signer aux deux pays un accord de paix, le 8 août 2025.

L’accord entre les États-Unis et l’Arménie prévoit la création d’une entreprise, la TRIPP Development Company (TDC), détenue majoritairement par le gouvernement américain qui gérera une ligne ferroviaire, une route et les lignes d’approvisionnement énergétique qui seront construits. Si officiellement l’axe est toujours sous souveraineté arménienne, les postes frontières seront tenus par des opérateurs privés.

La Russie a suspendu depuis le 15 et jusqu’au 25 septembre ses livraisons de gaz naturel à l’Arménie, officiellement pour des opérations de maintenance. Le gaz russe représente plus de 80% du gaz consommé en Arménie !

En réalité, Moscou reproche au gouvernement arménien de Nikol Pachinian son rapprochement avec l’Union européenne. Le 17 septembre, Nikol Pachinian a d’ailleurs répété qu’il ne souhaitait pas mais ne s’opposerait à la fermeture de la base militaire russe en Arménie. « Elle n’apporte rien à la sécurité de l’Arménie ».

Crise au sein de l’Église syriaque catholique

Depuis le 29 août dernier et la promulgation du motu proprio Mutua concordia par le pape Léon XIV, un synode d’une Eglise catholique orientale peut demander la déposition de son patriarche pour « cause grave ». La décision revenant finalement au Souverain pontife.
Le 4 septembre, le plus ancien évêque du synode de l’Eglise syriaque catholique a engagé une procédure pouvant conduire à la déposition du patriarche Ignace Joseph III Younan. Agé de 81 ans, celui-ci est à la tête de l’Eglise syriaque catholique depuis 2009. Cette Eglise compte environ 160 000 fidèles, essentiellement en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Irak.

Liban : Joseph Aoun à l’Elysée

Le président libanais Joseph Aoun était à Paris, le 17 septembre, avec le Roi Abdallah II de Jordanie. Ils ont été reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron. L’objet de cette réunion était de préparer une Conférence internationale pour soutenir l’armée et les forces de sécurité libanaises. Un soutien indispensable pour cette armée libanaise, mal équipée et mal payée, et qui, officiellement, a notamment pour mission de désarmer le Hezbollah ! Avec, en toile de fond, la fin du mandat des casques bleus de la FINUL au 31 décembre prochain. Ce rendez-vous s’est pourtant terminé sans aucun engagement formel ni calendrier.

Devant une délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le ministre de l’Environnement libanais, Tamara Zein, a qualifié de « génocide environnemental » les modifications délibérés de terres agricoles et de forêts par l’armée israélienne : arrachage d’arbres, terrassements de terrains, incendies volontaires, épandage d’herbicide dans certains villages du sud, etc. Plus de 16 000 hectares auraient été ainsi détruits. « Ce qui se passe ne peut se réduire à de simples dégâts matériels temporaires, mais englobe des crimes environnementaux généralisés et la destruction systématique de l’environnement et des fondements de la vie ».

Mission des petits priants : top départ !

Dans les moments où tout peut basculer, où la guerre semble à nos portes, sans que nous ayons de moyen de l’empêcher, le Ciel nous offre une possibilité de changer le cours des événements : la prière du chapelet par les enfants ! Si simple, si puissante !

Car, comme nous le dit le Seigneur dans sa Parole, au Psaume 8 :

« Ô Seigneur, Ta splendeur est chantée par la bouche des enfants,
des tout-petits : rempart que Tu opposes à l’adversaire,
où l’ennemi se brise en sa révolte. »

À Pontmain, en 1870, la Vierge Marie est apparue à deux jeunes garçons. Elle leur a demandé de prier et l’armée prussienne, qui était en train d’envahir la France, a fait demi-tour dans la nuit même.

À Fatima, en 1917, en pleine guerre mondiale, la Sainte Vierge a demandé à trois petits bergers de prier tous les jours le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. Leur prière a été exaucée peu après.

À l’Ile Bouchard, la guerre civile, en 1947, était sur le point de ravager la France. Quatre petites filles ont prié le chapelet à la demande de la Vierge Marie ; la guerre civile a été évitée de justesse, de façon totalement imprévisible.

La prière des enfants est un bouclier contre le Diviseur, lui qui est à l’origine des conflits et des guerres. Grâce à la pureté de leur cœur et à leur innocence, la prière des enfants touche le Cœur de Dieu et lui permet de déployer toute sa Puissance.

Concrètement, nous vous invitons, pendant ce mois du Rosaire, à faire prier les enfants de votre entourage, pour la paix dans le monde, pendant 5 jours consécutifs, et particulièrement du 3 au 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire. Nous vous proposons de renouveler cette prière des enfants (de 5 jours) pendant 9 mois consécutifs pour faire une Neuvaine. La prière demandée par la Sainte Vierge est toujours le chapelet. Selon l’âge des enfants, ils pourront prier une ou plusieurs dizaines.

Vous trouverez les vidéos des récits des apparitions de la Vierge Marie et le kit de prière des enfants sur le site du Chapelet perpétuel pour le monde : https://www.chapeletperpetuelpourlemonde.org.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

« Retour au réel » — une série sur l’art de commander, d’après le père Gaston Courtois

Victor Aubert, dirigeant l’Association Culturelle d’Éducation Intégrale (A.C.E.I.), qui porte notamment Academia Christiana, consacre un podcast « Retour au réel » à un commentaire, leçon par leçon, de « L’École des chefs » du père Gaston Courtois — ce petit manuel de formation au commandement, écrit en 1946 pour les responsables d’Action catholique, et qui n’a rien perdu de sa justesse.

Chaque épisode reprend une leçon du livre, la commente à la lumière de l’expérience concrète — vie de famille, entreprise, association, militantisme — et se conclut par un exercice pratique pour la semaine. La série a déjà abordé l’autorité (« un chef n’a pas besoin de crier ») et, cette semaine, la justice : d’Ulysse à Machiavel, jusqu’à Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes.

À l’heure où la question de l’autorité est partout — dans les familles, dans l’Église, dans la cité — il est utile de proposer autre chose qu’un constat de décadence : une formation concrète, exigeante et enracinée, pour ceux qui exercent des responsabilités.

 

Episode précédent :
L’autorité : pourquoi on préfère un chef exigeant à un chef gentil

 

Le Canard enchaîné sort l’artillerie contre la strème droâte

Le Canard enchaîné a diffusé une vidéo d’un sermon prononcé à Carcassonne par l’aumônier du 3e RPIMA … en octobre 2025. Pourquoi publier cette vidéo maintenant ? Est-ce parce que depuis la ville est dirigée par un maire RN ? Et qu’il faut accuser par tous les moyens le premier parti de France, comme cela avait été fait envers François Fillon en 2017 ?

L’aumônier faisait référence à tous les hommes et les femmes qui ont combattu et sont morts pour la France :

« Vous verrez ces dates à côté des prénoms et noms de famille d’hommes, de femmes qui sont morts pour que la France soit un beau pays. Pour que les architectes continuent de construire des basiliques, des cathédrales, des HLM, des châteaux fortifiés. Et au lieu d’y mettre des chevaliers, on y met des incompétents. On y met des gens qui mangent des graines (les gauchistes faibles), des gens qui font la leçon à tout le monde, des idéologues. »

Il avertit que la France et sa culture peuvent être remplacées :

« En fait, après un certain temps, quand vous avez soif, quand vous avez faim, c’est la loi du plus fort qui règne. Et d’autres prendront la place de nos valeurs, de cette liberté d’expression, d’action, de cette égalité entre les hommes, et de cette fraternité, de cette culture, de cette société. La nature a horreur du vide. » « Donc, mes chers amis, je vous encourage à continuer le combat, à conserver le courage de vos convictions, comme j’essaie de le faire à cette messe. »

L’aumônier avait présenté ses excuses après l’homélie et a déjà été recadré. Son chef de corps avait exigé que désormais ses homélies soient écrites à l’avance.

Au-delà de la manipulation politique d’un média partisan, cet épisode montre aussi que, contrairement à ce que certains évêques tentent de faire croire depuis quelques mois aux autorités romaines, les traditionalistes n’ont pas le monopole d’un lien avec la fameuse « strème droâte ». Pour être de « strème droâte », il suffit simplement que des gauchistes en décident ainsi, et cela peut donc toucher une très large frange de l’Eglise qui est en France.

Troisième anniversaire de la chute de l’Artsakh : ne pas oublier

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Les 19 et 20 septembre, cela fera trois ans que l’Azerbaïdjan a envahi l’Artsakh (Haut-Karabagh). Une guerre éclair de 24 heures, après neuf mois de blocus et de souffrances. On s’en souvient, 120 000 civils, hommes, femmes, enfants et vieillards quittent la région en toute hâte, notamment par peur des exactions de l’armée azerbaïdjanaise. En quelques jours, il n’y a plus un Arménien en Artsakh. Un véritable nettoyage ethnique.

Trois ans plus tard, quelle est la situation de l’Artsakh ?

– Les principaux dirigeants de l’Artsakh arrêtés en septembre 2023 ont été lourdement condamnés en février dernier, après un procès scandaleux. Les peines ont été confirmées en appel cet été. Il y a quelques jours, une avocate arménienne, Siranush Sahakyan, qui représente des détenus arméniens devant la Cour européenne des droits de l’homme, a accusé les autorités azerbaïdjanaises d’avoir pratiqué la torture contre les détenus. Plus grave encore, elle fait état de violences spécifiquement dirigées contre l’identité chrétienne des prisonniers. Des détenus portant des tatouages en forme de croix auraient subi des sévices destinés à les effacer : certains auraient été brûlés, tandis que d’autres auraient eu la peau entaillée. Les autorités azerbaïdjanaises auraient également interdit l’envoi de Bibles aux prisonniers et les auraient contraints à lire le Coran.

– Le patrimoine séculaire arménien a été méthodiquement détruit : des églises sont transformées en mosquées, les cimetières profanés, les khatchkars (croix arméniennes sculptées), abattus. En avril dernier,  des photos satellites montrent la destruction de la cathédrale arménienne Sainte-Mère-de-Dieu et de l’église Saint-Jacques de Stepanakert. Les villes sont rebaptisées. L’histoire est systématiquement réécrite.

– En Arménie, la question de l’Artsakh divise profondément la société, entre ceux qui veulent tourner la page, comme le premier ministre Nikol Pachinian et ceux qui restent fidèles à l’arménité de la région. Dans le même temps, beaucoup de réfugiés de l’Artsakh, répartis partout dans le pays, ont plus que jamais besoin de soutien matériel et moral.

Enfin, conclut Benjamin Blanchard,

« L’Azerbaïdjan ne semble pas avoir renoncé à ses prétentions territoriales sur certaines parties de l’Arménie. La validation – aujourd’hui même – de l’accord entre les Etats-Unis et l’Arménie par la Cour constitutionnelle arménienne qui autorise la création du corridor permettant à l’Azerbaïdjan de rejoindre, sans contrôle arménien, son exclave du Nakhitchevan, en est une nouvelle illustration ».

Statistiques de l’Eglise en France : une baisse continue de 1980 à 2024

A l’occasion du voyage apostolique de Sa Sainteté le pape Léon XIV en France et visite au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Saint-Siège a publié un aperçu statistique pastoral de l’Église catholique en France de 1980 à 2024 (édité par l’Office central des statistiques ecclésiastiques d’après l’Annuaire statistique de différentes années).

Alors que la population est passée de 53,7 millions d’habitants à 66,4, le nombre de baptisés catholiques est passé de 45,5 millions à 49,7, soit 84,7% de catholiques en 1980 à 74,9%. Les baptêmes ont chuté de 513 500 à 186 100, montrant que la hausse des baptêmes d’adultes, même si cela reste une bonne nouvelle, reste marginale. Les mariages ont également chuté de 217000 à 40600.

En ce qui concerne le clergé, la chute est drastique, avec un passage de 38000 paroisses en 1980 à 10900 en 2024. Et 31 500 prêtres environ à 9000 aujourd’hui. Et les perspectives ne sont pas réjouissantes.

Les fameux versets tolérants du Coran

De l’abbé Pagès :

Dans le cadre de la lutte contre l’islamisation, je voudrais attirer votre attention sur une arme de propagande massive utilisée par la propagande musulmane pour faire accroire à la bonté intrinsèque de l’islam, à son prétendu caractère pacifique, voire altruiste, je veux parler des versets dits tolérants du Coran. Le fait que le Coran contiendrait des versets tolérants semble si universellement reçu, les yeux fermés, que je n’ai trouvé aucune étude critique relative à la teneur tolérante de ces fameux versets … Mais j’ai trouvé, publié sous l’autorité de l’ex Recteur de la Grande Mosquée de Paris et alors Président du Conseil français du Culte musulman, M. Dalil Boubakeur, et par l’illustre maison d’édition Dalloz, un livre intitulé ? « Le coran tolérant » (2008) … aux proportions … d’un timbre-poste … À lui seul le format de ce livre aurait dû dissuader de l’éditer, tant il montre que la plus grande partie du Coran n’est donc pas tolérante … Eh bien, non ! C’est dire combien, dès qu’il est question d’islam, l’aveuglement des uns et la sidération des autres dépassent tout entendement ! Mais le plus fort, tant la matière manque pour remplir ce petit livre, c’est que même dans ce « Coran tolérant », sont mentionnés des versets appelant à tuer les mécréants ! … que sont par définition tous les non-musulmans (Coran 5.33 ; 60.4 ; etc.), et par excellence : les chrétiens, coupables de croire à l’affreuse association qu’est la Sainte Trinité, seul péché impardonnable pour Allah (Coran 4.48 ; 5.116), en sorte que tous les chrétiens sont « les gens de l’Enfer (Coran 2.119 ; 5.10,72,73 ; 9.17,30,63,73,113 ; 15.94-96 ; 21.29,98 ; 35.36 ; 48.6 ; 98.6 ; 112.1-4) ». Sont par exemple rapportés dans ce livre les versets 190 à 193 de la sourate 2, dont voici des extraits : « Combattez à mort dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent. (…) Tuez-les où que vous les rencontriez ; (…) l’association est plus grave que le meurtre ! (…) Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit seulement l’islam ! » Allah commande donc la destruction de l’Église et son remplacement par l’islam ! C’est ce qu’il y a dans le Coran tolérant ! Je vous laisse deviner ce qu’il y a dans le Coran non-tolérant ! Mais pour ne pas clore si vite ma présentation, après un bref rappel de quelques réalités historiques et factuelles relatives au Coran, je vais vous présenter une analyse inédite de ces fameux versets … une analyse qui montre la vérité du principe énoncé par la Vérité qu’un arbre mauvais ne donne pas de bons fruits (Mt 7.18) ! Principe qui fait tellement honte aujourd’hui à ceux qui se prétendent ses serviteurs …!

Je commence par rappeler que l’identification du Coran, dans son actuelle expression phonétique et graphique, au Livre céleste tel qu’il est gardé auprès d’Allah (Coran 3.7 ; 26.192 ; 43.4 ; 69.43,51 ; 85.21-22), exclut, pour la majorité écrasante des musulmans, toute question sur l’historicité du Coran. À l’inverse de la Bible qui est riche en détails historiques, souvent confirmés par l’archéologie, le Coran n’offre aucune culture historique, au point que ni Jérusalem, ni Bethléem, ni Israël, par exemple, n’y sont mentionnés. Le Coran n’a pas d’histoire, il est seulement la parole intemporelle d’Allah. C’est pourquoi la recherche historique sur les origines et la formation du texte coranique ne saurait avoir de sens pour le musulman, qui la considère comme impie. En témoigne le grand imam d’Al-Azhar, qui était le frère très cher du Pape François, Ahmed El-Tayyeb, pour qui : « La lecture historique ne peut s’accorder avec l’esprit du Coran qui est un texte divin, absolu, valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est ce qu’on appelle le miracle inimitable du Coran. (Le Temps, Genève, 22.01.2011) » Dès lors, qui mieux qu’un illettré (Coran 7.157-158) devait être le modèle des musulmans (Coran 7.158 ; 33.21) ?

Mais avant de vous montrer que les versets tolérants du Coran ne sont pas tolérants, commençons par préciser qu’à proprement parler, on ne tolère que le mal que l’on ne peut pas supprimer, dans l’espoir de le faire dès que possible. C’est dire que contrairement à ce qui ordinairement imaginé, l’acception « versets tolérants » ne signifie pas « versets pacifiques », ou « altruistes » … Et, pour qui n’entend pas se payer de mots, elle n’est qu’une expression de la légendaire takiya.

LA TAKIYA

La takiya est un principe de la morale particulière de l’islam autorisant les musulmans en situation de faiblesse à user d’un double langage, où des mots tels que religion, paix, justice, famille, morale, tolérance, etc. ont un tout autre sens que celui compris par leurs interlocuteurs. Ainsi, « Que les croyants ne prennent pas pour alliés les mécréants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne les craigniez. (Coran 3.28) » À moins que vous ne les craigniez … Voilà exprimé un devoir des musulmans d’« embrasser la main qu’ils ne peuvent couper », et ce jusqu’à dissimuler leur croyance, voire la renier, en pratiquer même publiquement une autre, afin de sauver leur vie, leurs intérêts (Coran 16.106 ; Cf. Mt 5.37 ; 10.32-33), identifiés, évidemment, à ceux de l’islam, et cela, dans l’attente que le rapport des forces s’inverse et qu’ils puissent envisager l’agression : « Ne faiblissez pas et n’appelez pas à la paix quand vous êtes les plus forts ! (Coran 47.35) » ; « Le Prophète a dit : ‘Quand je fais un serment, mais qu’ensuite je trouve mieux, j’annule mon serment. (Boukhari 7,67,427) » C’est commode, non ? « Celui qui réconcilie les gens au prix de fausses informations qu’il invente, n’est pas un menteur. (Boukhari 49.857) » ; « Il est permis de mentir si le but est louable. (Ghazali, Reliance of the Traveller, Amana, Maryland, USA, 1997, p.745) » Et ce but peut être l’assassinat d’innocents, comme l’apprirent Ousayr ibn Zarim et trente de ses hommes, désarmés et assassinés après la promesse que Mahomet leur fit d’un sauf-conduit (Boukhari 52.269), ou Mouhammad bin Maslama à qui Mahomet assura qu’il pouvait mentir au poète Kab bin Arshaf pour lui tendre un piège et le tuer (Boukhari, 52.271, 64/15 ; Mouslim, 32-3359 ; 19/4436). Mahomet signa un traité de paix de dix ans avec les Mecquois, le temps de refaire ses forces pour s’emparer de la ville deux ans plus tard, après avoir exécuté ceux qui lui avaient fait confiance (Ibn Ishaq 981 ; 834 & 837). Les musulmans justifient ces meurtres au motif que les victimes auraient trahi leurs accords … — mais même à supposer que la prédestination au mal existe et que les musulmans soient doués de prémonition, pourquoi les avoir accusés de parjure puisqu’Allah lui-même justifie le parjure (Cf. Coran 2.225 ; 3.28 ; 8.58 ; 16.106 ; 40.28 ; 66.2…) ? S’appuyant sur un hadith d’Ali : « La Takiya est notre vraie religion et celle de nos parents. Celui qui ne l’exerce pas, qu’il se considère comme un non-pratiquant de l’islam » , l’imam Ja‘far as-Sadiq enseigne : « Quiconque n’observe pas la dissimulation de protection n’a pas de foi. » … En résumé, « la takiya est voile pour le croyant, et celui qui n’a pas de takiya n’a pas de religion. (Encyclopedia of Islam, 1st ed, s.v. Takiya ; Djoumayyil, Kdmous al-shanca, pp. XIII, 127-8) » ? « Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien, de parler et agir contrairement à ce qu’il pense et croit. » nous disait Mgr Beylouni, archevêque d’Antioche, lors du Synode pour le Moyen-Orient, à Rome, en 2010.

Sachant cela, nous sommes sur nos gardes lorsque chantent les sirènes de l’islam louant l’aménité coranique.

LE PRINCIPE DE L’ABROGATION

Du principe général de la takiya a été tiré celui de l’abrogation pour tenter de résoudre les contradictions du Coran, notamment entre les versets semblant faire appel à la tolérance et ceux appelant à la violence. Les versets dits tolérants auraient été révélés lorsque Mahomet étant à La Mecque en situation de vulnérabilité, en bon adepte de la takiya, aurait caché ses véritables intentions, lesquelles se révéleront belliqueuses lorsqu’à Médine il aura gagné en puissance.

Je rappelle que c’est au 10ème siècle qu’est advenu le récit « historique » musulman sur les origines de l’islam, normalisé à l’aide de ces trois dogmes capitaux :

• Le texte du Coran est incréé, sacré, intouchable.
• La fin de « l’effort d’interprétation » (ijtihad) rend impossible la critique du discours islamique officiel.
• Le dogme de l’abrogeant/abrogé (Coran 2.106 : 16.101 ; 22.52) résout les contradictions du Coran.

Toutefois, si le Coran est incréé, alors il n’a pas pu être abrogé, mais s’il a été abrogé, alors, effectivement, son interprétation ne s’impose pas … et ce livre doit être mis au rayon des farces et attrapes.

Le fait d’admettre que le Coran a été modifié en raison du changement de situation de Mahomet, n’est-ce pas reconnaître que le Coran est relatif non à Dieu mais à Mahomet ? Comment dès lors continuer à croire qu’il soit la parole éternelle d’Allah ? Mahomet est-il éternel comme le Coran ? Existait-il avant la Création ? Est-il allé à La Mecque avant que le monde existât ? Si oui, comment a-t-il recommencer les mêmes erreurs ? N’avait-il donc rien appris de ses premiers échecs ?

Voici les deux versets du Coran présentant cette doctrine de l’abrogation :

« Si Nous abrogeons un verset ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ? (Coran 2.106) »

Parce que vous êtes des personnes rationnelles, vous comprenez que le Coran ne peut pas à la fois être une parole éternelle et être abrogé … et que si Allah apporte un verset meilleur, c’est qu’Allah est imparfait, et s’il est imparfait, alors il n’est pas Dieu … Est-il Dieu en effet celui qui peut se tromper et doive se corriger ? Et si un verset est semblable, c’est qu’il est inutile … et si Mahomet peut oublier des versets, c’est alors qu’il n’est pas le fidèle transmetteur qu’imaginent les musulmans … Mais ceux-ci sont manifestement incapables de faire ces simples et incontournables raisonnements, tant la terreur qui motive leur habitus de soumission paralyse leur liberté … Vous avez pu remarquer aussi qu’à la fin du verset, comme souvent dans le Coran, mention est faite de la toute-puissance d’Allah. « Ne sais-tu pas qu’Allah est omnipotent ? » Cette mention est destinée à faire croire que ce qui vient d’être dit est aussi vrai que ce qu’Allah est tout-puissant … selon le procédé de l’amalgame qui rapproche deux affirmations dont l’une est vraie pour laisser penser que l’autre l’est aussi. L’invocation du nom terrifiant d’Allah est magique : elle suffit à tout justifier !

« Lorsque Nous remplaçons un verset par un autre —et Allah sait mieux que quiconque ce qu’il révèle— ils disent : “Tu n’es qu’un imposteur !” Non ! Mais la plupart ne savent rien. (Coran 16.101) »

Nous voyons ici Mahomet répondre à ceux qui lui reprochent de modifier la parole éternelle d’Allah en attribuant ce changement à Allah lui-même. Comme souvent dans le Coran, Allah vient au secours de son prophète, en mettant ici en avant son omniscience : « Allah sait mieux ! » Il supprime les contestations en humiliant les contradicteurs réduits à des gens qui ne savent rien. Là encore, l’amalgame est de service : la mention de l’omniscience d’Allah sert à justifier ce qui est dit en son nom.

Puisqu’Allah n’a pas pris la peine de révéler de son Coran éternel, évident et très parfait, quels versets il a abrogés, et quels versets sont abrogeant, en sorte que les musulmans ne sont d’accord ni pour déterminer quels sont les uns et quels sont les autres, ni quel est leur nombre, les musulmans ne doivent-ils pas reconnaître qu’avec ses versets abrogés toujours présents dans le Coran, Allah parle pour ne rien dire ?

Il ne faut pas hésiter à opposer cette doctrine de l’abrogation à l’apologétique musulmane présentant les « versets tolérants » du Coran, car TOUS LES VERSETS TOLÉRANTS DU CORAN ONT ÉTÉ ABROGÉS par les versets ABROGEANT synthétisés par celui dit « du sabre » (Coran 9.5) : « Après les mois sacrés, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les ! Assiégez-les ! Dressez-leur des embuscades ! Si ensuite ils se repentent, accomplissent la prière, et se laissent racketter, alors laissez-leur la vie sauve, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » Les temps sacrés sont ceux du ramadan ; les associateurs, ce sont les chrétiens (cf. Coran 5.116). Ce verset dit donc que la vie est laissée sauve à ceux qui se repentent d’avoir lutté contre leur islamisation, et qui se conforment dorénavant au mode de vie musulman.
Vous remarquez qu’ici encore le verset se termine par la mention de ce qu’Allah est miséricordieux, ce qui est particulièrement pervers après la violence qu’il vient de commander … Il n’y a donc pas trop à s’étonner de voir tant de malfaiteurs musulmans être déclarés « déséquilibrés » : une des fonctions du Coran est de rendre les musulmans schizophrènes. En effet, la répétition de ce procédé tout au long du Coran ne relève pas du hasard, pas plus que la répétition du Coran par ses adeptes ne peut être sans effet sur leur fonctionnement psychologique.

Ce principe de l’abrogation est aussi utilisé pour justifier le remplacement de la Révélation chrétienne par l’islam … C’est ainsi que certains musulmans prétendent justifier Allah d’abroger ses versets en faisant valoir que le Nouveau Testament aurait remplacé l’Ancien. Ce à quoi il faut répondre que l’Ancien Testament ne s’adressait qu’au peuple hébreu, et que pour un temps déterminé, celui de l’attente du Messie, annoncé par les Prophètes. L’Ancien Testament annonce la venue du Messie, et le Nouveau Testament proclame l’accomplissement de cette promesse en Jésus (Mt 5.17). C’est dire qu’il n’y a pas de contradiction entre l’Ancien et le Nouveau Testament, mais passage de la fleur au fruit, de l’imparfait au parfait, tandis qu’avec le Coran, il y a contradiction à l’intérieur de l’unité du même. Et qui plus est, APRÈS la venue du Christ ! APRÈS que saint Jean ait écrit ces mots concluant la Bible : « Si quelqu’un ajoute quelque chose à ce livre, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un en retranche quelque chose, Dieu le retranchera du Paradis (Ap 22.18-19) » La comparaison ne vaut donc pas.

Avant de passer à l’examen des versets tolérants du Coran, permettez-moi quelques réflexions supplémentaires au sujet de ce principe de l’abrogation :

Si le Coran peut être abrogé (Coran 2.106 ; 16.101), alors, puisqu’il n’existait pas avant l’abrogation tel qu’il l’est devenu ensuite, preuve est faite qu’il n’est pas éternel … Que ce soit avant ou après l’abrogation, le Coran, en tant que parole éternelle d’Allah (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23 ; 85.22), n’existe donc pas … Mais sans Coran, que devient l’islam ?

L’islam est déclaré irréformable puisque bâti sur le Coran. Or, le Coran n’est pas immuable puisque « Allah efface ou confirme ce qu’Il veut de l’Écriture éternelle qui est auprès de lui (Coran 13.39) ». Dès lors, qu’est-ce qui l’empêche de supprimer les versets qui appellent à la haine et au meurtre ?

LES VERSETS TOLÉRANTS

Quand on lit le Coran, effectivement, on a parfois l’impression qu’il dit quelque chose qui semble aimable, ou du moins tolérant. Mais bien vite une incise, une ambiguïté, une amphibologie, révèle un tout autre sens que celui fantasmé par les idiots utiles gargarisés à la vertu de tolérance. Voici ce que ces fameux versets tolérants du Coran disent réellement :

• Commençons avec le très connu verset 256 de la sourate 2 : « Nulle contrainte dans la religion ! », qui est très souvent présenté comme preuve du respect de l’islam pour les personnes appartenant à d’autres religions. Or, ce verset ne dit pas : « Nulle contrainte vis-à-vis des membres des autres religions », mais « Nulle contrainte dans LA religion », au singulier, c’est-à-dire « en islam », car, pour un musulman, il n’y a de religion que l’islam (« Qui désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. (Coran 3.85) » ; « Combattez à mort (…) ceux qui ne professent pas La religion … (Coran 9.29) » ; Coran 24.2 ; 110.2). Ce verset ne parle donc absolument pas des membres d’autres religions ! D’ailleurs, en termes de tolérance, les légistes musulmans ont toujours tiré de ce verset rien d’autre que le droit des non-musulmans à embrasser librement l’islam (Dominique Urvoy, Les libres penseurs dans l’Islam classique, Champs-Flammarion, 2003, p.24-25) », et le devoir en conséquence de faciliter au maximum leur conversion … Rien d’autre ! Du reste, comment l’islam pourrait-il manquer d’attrait puisque « Allah n’a imposé aucune gêne dans La religion (22.78) » ?

• « Allah n’a imposé aucune gêne dans la religion. » Mais s’il n’y a pas de gêne en islam, devrait-il y en avoir au dehors ? Pourquoi les musulmans devraient-ils se gêner pour contraindre autrui à embrasser l’islam, puisqu’« Allah n’a imposé aucune gêne dans la religion » ? Chacun sait que là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Et de fait, ce verset et le précédent, dont il est le doublon, n’ont tous deux jamais été compris comme reconnaissant, aux chrétiens par exemple, le droit de convertir les musulmans … non plus qu’aux musulmans celui de quitter l’islam. Allah commande en effet la mise à mort de l’apostat (Coran 4.89 ; 8.11-17 ; 16.106). « Si quelqu’un quitte l’islam, tuez-le ! (Boukhari 9.84.57) ». La tolérance d’Allah est comme les promesses politiques : elles n’engagent que ceux qui y croient.

• « C’est pourquoi nous avons déclaré aux fils d’Israël que quiconque tuerait une personne n’ayant elle-même ni tué ni répandu la corruption sur la terre, serait coupable comme s’il avait tué tous les êtres humains. (Coran 5.32) » Ce verset, souvent cité pour faire accroire à l’universelle charité du Coran (« tous les humains »), reprend un enseignement talmudique interdisant le meurtre entre Juifs (« Celui qui tue une âme d’Israël, c’est comme s’il avait tué tout un monde. (Talmud de Babylone, Traité Sanhédrin, IV, 37a, Verdier, 1982, p. 1024) » / « nous avons déclaré aux fils d’Israël … ») Le précepte originel ne dit rien d’autre que l’extrême gravité, pour le Talmud, de tuer un juif. Il ne parle absolument pas de tolérance. Et de même, sa reprise dans le Coran ne reconnait absolument pas l’universalité du genre humain, comme les imbéciles heureux veulent le croire, puisqu’il en exclut « tous ceux qui répandent la corruption sur la terre », c’est-à-dire… vous et moi ! tous les non-musulmans, et en particulier tous ceux qui refusent leur islamisation ! (Coran 2.191,217 ; 4.89 ; 5.33,37 ; 9.3-6,14,29,36 ; 60.4), dont l’assassinat est donc justifié, tant il est vrai qu’il n’y a pas de bien en dehors de l’islam (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.33).

• « Ceux qui parmi (…) les chrétiens, croient en Allah (…) pas de crainte pour eux : ils ne seront point affligés. (Coran 5.69) » Il faut bien remarquer ici que ce ne sont pas les chrétiens en tant que tels qui seraient dispensés des afflictions annoncées, mais seulement ceux qui parmi eux croient en Allah. Or Allah considère la foi en la Sainte Trinité et au Fils de Dieu incarné comme l’abomination par excellence, le seul péché impardonnable (Coran 4.48 ; 9.28,30) … C’est dire si on ne peut le confondre avec le Dieu des chrétiens … Et logiquement Allah a envoyé l’islam pour détruire et remplacer l’Église (Coran 2.114,193,217,286 ; 3.118 ; 7.168,181 ; 8.39 ; 9.33 ; 16.93 ; 48.28 ; 61.4,10-12). En vertu de l’inversion accusatoire typique de la perversion mentale dans laquelle l’islam maintient ses soumis, un musulman vous dira qu’il est un meilleur chrétien que vous, parce qu’il n’y a pour lui qu’une seule et vraie religion : l’islam, en sorte que Jésus, comme tous les vrais croyants, de tous les temps, était musulman. Puisqu’aucun vrai chrétien ne reconnaît le dieu de Mahomet (Jn 10.5 ; Ga 1.-8-9), de quelle tolérance peut-il ici espérer bénéficier ?

• « Allah ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre foi. (Coran 60.8) » Vous remarquez ici à nouveau qu’Allah tolère d’être bon et équitable seulement envers ceux qui ne résistent pas à leur islamisation … c’est-à-dire envers ceux qui sont déjà musulmans ! De plus, être bon et équitable est présenté comme une dérogation, une concession (« Allah ne vous interdit pas »), ce qui signifie que la règle est de NE PAS être bon et équitable envers les non-musulmans. Ce que confirme expressément cet autre verset : « Mahomet est l’envoyé d’Allah ; ses compagnons sont bienveillants entre eux, mais cruels envers les infidèles. (Coran 48.29) » Qui peut douter encore après cela de la bonté d’Allah, du Coran et de l’islam ?

• « Certes, parmi les gens des Écritures, il en est qui croient en Allah, qui tiennent pour véridique ce qui vous a été révélé ainsi que ce qui leur avait été révélé et qui, entièrement soumis à Allah, ne troquent jamais ses enseignements pour un vil profit. Ceux-là trouveront leur juste récompense auprès de leur Seigneur, toujours prompt à faire ses comptes. (Coran 3.199) » Ce verset est présenté comme preuve de la reconnaissance par l’islam de la légitimité des religions juive et chrétienne. Or, que sont des chrétiens qui croient en Allah (qui – je le répète – n’est pas la Sainte Trinité), reconnaissent l’origine divine du Coran, et tiennent fermement aux enseignements de l’islam ? Ce sont des chrétiens apostats devenus musulmans. L’islam ne fait donc ici que louer ses nouvelles recrues parmi les juifs et les chrétiens ! Rien d’autre !

• « Tu trouveras que ceux qui aiment le plus les croyants [musulmans] sont ceux qui disent : « Nous sommes nazaréens [chrétiens].’’ Cela parce qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines qui ne s’enflent pas d’orgueil. » Le verset 82 de la sourate 5 pourrait laisser penser que les chrétiens jouissent de quelque considération aux yeux d’Allah, mais la suite explicite l’estime dont ils semblent jouir : « Lorsqu’ils écoutent ce qui est descendu vers l’Envoyé, tu vois leurs yeux verser des larmes de reconnaissance pour la vérité. Ils disent : “Notre Seigneur ! Nous croyons ! Inscris-nous donc avec les témoins.” (Coran 5.83) » Les chrétiens ici loués sont donc, encore une fois, de purs renégats. Faut-il noter que prêtres et moines semblent déjà fort appréciés pour leur fausse humilité, servant l’apostasie de leurs coreligionnaires ?

• « Nous avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. (Coran 5.45) » Ce verset semblerait inviter à la miséricorde, mais la suite en dissuade aussitôt, car « ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre sont des injustes ». Et qu’est-ce qu’Allah a fait descendre ? La loi du talion ! Ceux qui ne la pratiquent pas « sont des injustes ». Qui veut être injuste au regard d’Allah ? Aussi, entre gagner une expiation et être injuste selon Allah, le choix n’est-il pas vite fait ? Allah commande si bien de pratiquer la loi du talion : « Quiconque vous offense, offensez-le à offense égale ! (Coran 2.194) », qu’il a fait de sa pratique le moyen même du salut : « C’est dans le talion que vous aurez le salut, ô vous doués d’intelligence, ainsi serez-vous pieux ! (Coran 2.179) » Puisque le salut se trouve dans le talion, qui voudra être miséricordieux, et puisque sa pratique vous place parmi les doués d’intelligence et les pieux, qui voudra se trouver parmi les idiots et les impies ?

• « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle les gens dans le sentier d’Allah. Dispute avec eux de la meilleure manière. (Coran 16.125) » Qu’est-ce que « la bonne exhortation » et quelle est « la meilleure manière » pour islamiser ? Les civilités mises au service de l’endoctrinement, sont-elles vraiment recommandables, lorsque « ceux qui discutent au sujet du Coran sans en avoir reçu la permission sont exécrés par Allah et ses serviteurs (Coran 40.35 ; 4.140 ; 6.68 ; 29.46) » ?

• « Est-ce toi qui contrains les humains pour qu’ils soient croyants ? (Coran 10.99) » Non, ce n’est pas toi, Mahomet, ni toi, musulman, qui viole la liberté de conscience, mais c’est Allah ! … lui qui tue les mécréants ! : « Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Allah ! Lorsque tu frappais, ce n’était pas toi, c’était Allah ! (Coran 8.17) » ; ? « Combattez-les ! Allah, par vos mains, les couvrira d’ignominie et vous les fera vaincre ! (Coran 9.14) » Au reste, la reconnaissance de l’inviolabilité de la conscience ne saurait empêcher le châtiment de sa mécréance, puisqu’Allah commande : « Combattez-les à mort jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition [c’est-à-dire d’opposition à l’islamisation] et que le culte soit rendu uniquement à Allah ! (Coran 8.39) »

• « Rappelle ! Tu n’es qu’un rappeleur ! Et non un dominateur. (Coran 88.21-22) » Ce que doit rappeler Mahomet est le pacte primordial par lequel tout homme s’est engagé – avant sa création ! si ! si ! – à être musulman ? (Coran 4.155 ; 7.172). Le rappel de ce prétendu pacte place de facto le rappelé sous l’autorité du « rappeleur » … de sorte que si le « rappeleur » n’a pas besoin de dominer celui que le rappel du pacte lui soumet … il en va autrement pour ? « celui qui tourne le dos et ne croit pas (Coran 88.23) » …

• « Tu n’as pas pour mission d’exercer sur eux une contrainte. Rappelle donc, par le Coran, celui qui craint ma menace. (Coran 50.45) » Mahomet doit passer pour innocent de la terreur qu’il fait régner, puisqu’elle ne vient pas de lui, mais d’Allah, à qui il est tout dévoué, et dont il ne fait que transmettre le Coran, la menace d’Allah …

• « Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. (Coran 21.107) » Quelle miséricorde serait donc Mahomet ? Il le dit lui-même aussitôt : « Voici ce qui m’a été révélé : Votre Dieu est un Dieu unique. Êtes-vous soumis ? » Sa miséricorde consiste donc à révéler ce que juifs et chrétiens savaient déjà : que Dieu existe et qu’il est unique. Qui d’autre qu’un imposteur se fait gloire d’enfoncer une porte ouverte ? La suite révèle le but de cette pseudo-révélation : la soumission … La soumission à Mahomet, puis à qui se réclamera de lui. Voilà ce qui est réclamé ! Tout le contraire donc de la liberté offerte par le Christ à qui garde Sa parole (Jn 8.32) !

• « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse [le mal] par ce qui est meilleur, et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient comme un ami chaleureux. (Coran 41.34) » Cette phrase, à laquelle il manque une partie, essaie de dire quelque chose d’intelligent, mais elle n’y arrive pas, car le mal n’est pas repoussé par ce qui est meilleur, mais par ce qui est bien ; le meilleur n’est en rapport qu’avec le bien. ? D’autre part, le verset précédent définit la bonne œuvre dans le fait de se déclarer musulman, et le verset suivant reconnaît qu’y arriver suppose « une grâce infinie ». Autrement dit : le meilleur dont il est question consiste à islamiser pour repousser le mal qu’est la non-appartenance à l’islam, en sorte que le nouveau converti devienne « comme un ami chaleureux ». Il n’est donc pas question ici de véritable respect !

• « Nous avons établi pour chaque nation des rites sacrés qu’elle suit. (Coran 22.66) » Ce verset et quelques autres (Coran 7.168 ; 22.66) affirmant qu’Allah a établi plusieurs religions, semblent des tentatives de le présenter maître de situations qui en réalité lui échappent totalement, aussi vrai qu’Allah ne veut que l’islam, à qui il commande de faire la guerre pour éradiquer toute autre religion jusqu’à ce qu’il n’y ait plus sur terre que l’islam (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.33) … D’ailleurs, la suite du verset ne laisse pas de doute sur l’esprit d’aménité qui l’inspirerait : « Qu’ils ne discutent pas avec toi l’ordre reçu ! Et appelle à ton Seigneur. » Il n’y a pas de discussion tolérée pour les différentes nations et religions face à l’appel, à l’ordre de se soumettre à Allah, c’est-à-dire à celui qui parle en son nom.

• « À chacun de vous nous avons fait une législation et une conduite. Si Allah l’avait souhaité, il aurait fait de vous une seule nation. Mais [il veut] vous tester en ce qu’il vous a donné. Rivalisez donc dans la bienfaisance. (Coran 5.48) » Ce verset révélerait la volonté d’Allah de promouvoir la diversité religieuse et l’émulation mutuelle dans la pratique des bonnes actions. Or, nous venons de voir qu’Allah veut éradiquer toutes les religions (Coran 2.193 ; 3.85 ; 9.33) … En réalité les bienfaisances musulmanes à l’égard des non-musulmans sont celles de la charia que révèle l’histoire, à savoir : le choix entre :

1) La conversion à l’islam.
2) Le statut infamant de dhimmi.
3) La mort.

Il ne s’agit pas d’autre chose, comme le montre aussi la suite du verset : « Juge-les d’après le Coran. Que si les mécréants s’y refusent, sache qu’Allah veut les affliger. (Coran 5.49) ». Puisqu’Allah veut affliger les mécréants, quel pieux musulman ne le voudra pas aussi ?

• « Si un associateur te demande protection comme client, accorde-la-lui, jusqu’à ce qu’il entende la parole d’Allah. Ensuite, fais-le parvenir au lieu de repos qui est le sien. (Coran 9.6 ; Traduction Rémi Blachère) » Ici l’octroi de l’hospitalité vise non seulement que l’associateur, mais il n’a pas d’autre fin que l’endoctrinement dans l’islam. Rien à voir donc avec l’amour universel du prochain.

• « Croie qui veut, et soit infidèle qui veut ! (Coran 18.29) » ; « À vous votre religion, à moi la mienne. (Coran 109.6) » De même que le djihad, en cas de faiblesse, demande une trêve, le temps de refaire ses forces pour repartir à l’attaque, porté par la haine inextinguible à l’égard de tous les non-musulmans, comme le ressasse si bien cette rengaine : « Entre nous et vous, c’est L’INIMITIÉ ET LA HAINE À JAMAIS jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) », les versets dits tolérants n’accréditent nullement la liberté de conscience, mais prennent simplement acte du fait que l’islam est parfois mis en échec face à une liberté intérieure ou à une situation qu’il ne peut maîtriser. La véritable liberté de conscience enseignée par Allah apparaît dans ce verset : « Je vais jeter la terreur dans le cœur des mécréants. Égorgez-les et coupez-leur les mains, puisqu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager ! (Coran 8.12-14) », ou encore : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre [c’est-à-dire qui refusent leur islamisation], c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupées la main et la jambe opposées, qu’ils soient expulsés de la terre ! (Coran 5.33) »

CONCLUSION

Pour le Président de la Turquie, M. Recep Tayyip Erdogan : « L’expression « islam modéré » est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré. L’ISLAM EST L’ISLAM ! (Kanal D TV, Août 2007) ». Ne peut-on pas en dire autant du Coran, et dire : « L’expression ‘’Coran tolérant’’ est laide et offensante. Il n’y a pas de Coran tolérant. Le Coran est le Coran ! » ?
À qui me reprocherait d’avoir donné ici une interprétation très personnelle du Coran, je rappellerais que « le Coran est une œuvre facile à comprendre (Coran 54.17) », « un livre évident (Coran 34.3 ; 43.2 ; 44.2) »,« à l’égard duquel il n’y a point de doute (Coran 10.37) », « sans équivoque (Coran 39.28) », parce qu’il « contient des versets clairs (Cf. Coran 16.35) », «d’une clarté limpide (Cf. Coran 24.54 ; 36.12) », « lumineuse (Cf. Coran 24.46 ; 27.1 ; 35.25 ; 37.117) ».

Mais peut-être quelqu’un me dira qu’il contient néanmoins, et non moins bizarrement, des versets équivoques, sources de confusion et de dissension, au point que  « Nul ne connaît l’interprétation du Coran, sinon Allah. (Coran 3.7) » ? Dans ce cas, je lui poserais les questions suivantes :

a) Si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi le dit-il ?
b) Si Allah est seul à comprendre le Coran, pourquoi citer le Coran ?
c) Si Allah est seul à comprendre le Coran, les docteurs de l’islam, sont-ils autre chose que des imposteurs, et Allah une idole qu’ils font parler ?

Bref, je pense avoir fait le tour des prétendus « versets tolérants » du Coran, et montré que le bien qui leur est attribué n’en est pas un, destiné qu’il est à tromper les faibles d’esprit capables de s’en contenter au mépris du vrai bien qu’est l’Évangile. C’est là tout le but visé par le Démon dans l’existence de l’islam : détruire la Révélation chrétienne, accomplissement de la promesse faite jadis par Dieu à Israël. En effet, l’islam n’apporte rien et ne peut rien apporter au monde que le Christ n’ait déjà apporté. A l’inverse du Coran, l’enseignement de l’Évangile sur le respect d’autrui est sans ambiguïté : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais Moi, Je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les Cieux ; car Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et pleuvoir sur les justes et sur les injustes. ? Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5.43-48) »1 ? Qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist ?

La Vie Chrétienne Victorieuse – Quand l’homme veut corriger Dieu

Une même séduction, plusieurs visages

Il existe des dérives religieuses qui prennent des visages très différents. Ici, on cherche à adapter la morale chrétienne aux sensibilités du moment. Là, on entreprend de relire Jésus à travers les catégories de la psychiatrie contemporaine. Ailleurs encore, dans certaines célébrations, on remplace le langage biblique par des formulations idéologiques ou syncrétistes.
Ces situations ne sont évidemment pas identiques. Elles ne procèdent ni des mêmes intentions ni des mêmes disciplines. Mais elles peuvent poser une question commune : que faisons-nous lorsque notre époque ne reçoit plus la Parole de Dieu comme une Parole à écouter, mais comme un texte que nous devons corriger ?
C’est précisément là que l’avertissement de l’apôtre Paul aux Galates prend toute sa force :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à un autre évangile. » (Galates 1.6)

Ni un autre évangile, ni un autre Christ

Paul ne parle pas ici d’une simple différence de sensibilité entre chrétiens. Il parle de l’Évangile lui-même.
Il précise aussitôt : « Non pas qu’il y en ait un autre. » (Galates 1.7)
Il n’existe pas plusieurs évangiles chrétiens parmi lesquels nous pourrions choisir celui qui correspond le mieux à notre époque. Il existe l’Évangile du Christ, reçu, annoncé et transmis.
Un autre évangile peut apparaître de plusieurs manières.
Il peut d’abord ajouter à la grâce ce que Dieu n’y a pas ajouté. C’était l’un des problèmes auxquels Paul était confronté : faire dépendre la justification d’une conformité à la Loi. Mais l’erreur peut aussi prendre le chemin inverse : tellement insister sur l’accueil et la bienveillance que le péché finit par disparaître du vocabulaire chrétien.
Or la grâce chrétienne ne consiste pas à rebaptiser le péché pour le rendre acceptable. La grâce appelle le pécheur par son nom pour mieux lui annoncer le pardon. Dire que le péché est péché n’est pas manquer d’amour. Refuser au pécheur toute possibilité de repentance et de transformation, sous prétexte de l’accueillir, serait au contraire le priver d’une partie du message de l’Évangile.
La Croix nous rappelle cette vérité : Dieu ne banalise pas le péché, mais il offre au pécheur un Sauveur.

Un autre évangile peut aussi produire un autre Christ

Il existe une autre manière de déplacer le centre de la foi : non plus modifier le salut, mais modifier celui qui sauve. C’est ici qu’il faut examiner avec sérieux certaines tentatives contemporaines de lecture psychiatrique des personnages bibliques, notamment lorsqu’elles appliquent à Jésus des catégories cliniques modernes. La psychiatrie peut apporter des connaissances précieuses sur les comportements humains. Mais appliquer directement des catégories cliniques contemporaines à des personnages de la Bible exige beaucoup de prudence. Les catégories médicales ont une histoire, un contexte et des critères précis. Elles ne peuvent pas être transportées sans précaution dans un autre univers culturel et religieux.
Lorsqu’une telle lecture va jusqu’à suggérer chez Jésus une dépendance ou un trouble du contrôle des impulsions, une question théologique sérieuse apparaît : que devient la confession chrétienne d’un Christ véritablement saint, qui a été tenté sans pécher ?
L’épître aux Hébreux affirme :

« Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4.15)

Il faut donc distinguer deux choses : l’intention d’un auteur et les conséquences possibles d’une hypothèse. On peut parfaitement reconnaître qu’un auteur ne cherche pas à nier la sainteté de Jésus tout en examinant les conséquences théologiques de la grille de lecture qu’il propose.
Car le Christ n’est pas pour la foi chrétienne un simple personnage intéressant à analyser. Il est le Sauveur.

Même un ange ne change pas l’Évangile

L’apôtre Paul emploie alors une formule d’une gravité exceptionnelle :
« Quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! » (Galates 1.8)
Dans le langage courant, le terme « anathème » peut évoquer une condamnation sévère ou une forme d’exclusion ecclésiastique. Mais, dans le langage biblique, sa portée est bien plus profonde : il désigne le fait d’être livré au jugement de Dieu.
L’Église peut dénoncer une fausse doctrine et exercer, conformément à la Parole de Dieu, une discipline à l’égard de ceux qui la propagent. Toutefois, le jugement définitif appartient à Dieu seul.
Ainsi, dans la Bible, être « anathème » signifie être placé sous la malédiction et le jugement de Dieu, en particulier lorsqu’il y a rejet du Seigneur ou falsification de son Évangile.
L’anathème ne constitue donc nullement une permission donnée au chrétien d’insulter, de maudire ou de condamner personnellement celui qui n’est pas d’accord avec lui. Il s’agit d’une déclaration de jugement d’une extrême solennité. Paul souligne ainsi avec force que l’Évangile ne peut être altéré : tout message qui le déforme ou en propose un autre ne doit pas être accueilli.
Le même apôtre va jusqu’à dire que même l’autorité du messager ne suffit pas. Un ange ne suffit pas. Une fonction ecclésiastique ne suffit pas. Une réputation universitaire ne suffit pas. Une expertise scientifique ne suffit pas.
La question décisive demeure : qu’est-ce qui est dit de Jésus-Christ et de son Évangile ? C’est ici que l’Église doit apprendre à exercer le discernent sans tomber ni dans la naïveté ni dans la colère.

La première tentation biblique commence par une question :
« Dieu a-t-il réellement dit ? » (Genèse 3.1)
Le serpent ne commence pas nécessairement par une négation brutale. Il introduit le doute, puis propose une autre interprétation, puis invite l’homme à devenir lui-même juge de la parole reçue.
Cette tentation demeure actuelle. Elle peut prendre la forme d’une adaptation pastorale : puisque certaines paroles bibliques sont difficiles à entendre aujourd’hui, ne faudrait-il pas les relire autrement ?
Elle peut prendre la forme d’une lecture prétendument scientifique : puisque nous possédons aujourd’hui de nouvelles catégories psychologiques, ne faudrait-il pas relire les personnages bibliques à travers elles ?
Encore une fois, ces démarches ne sont pas identiques. Mais elles nous obligent toutes à poser une question fondamentale :
Est-ce l’Écriture qui vient juger nos pensées, ou nos pensées qui viennent juger l’Écriture ?
La question n’est pas de refuser toute intelligence, toute science ou toute réflexion. Le chrétien n’est pas appelé à avoir peur de la connaissance. Mais il doit savoir où se trouve son autorité ultime.
Le Psaume 119 ne dit pas : « Combien j’aime mes propres interprétations ! » Il dit :
« Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation. » (Psaume 119.97)
Et encore :
« Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier. » (Psaume 119.105)
La Parole n’est donc pas d’abord un matériau que nous manipulons. Elle est une lumière sous laquelle nous acceptons de nous placer.

Une fidélité qui ne méprise personne

Il faut cependant garder une attitude chrétienne. Dénoncer une erreur ne nous autorise pas à mépriser ceux qui la commettent. La fermeté doctrinale et l’amour du prochain ne sont pas ennemis.
Nous pouvons contester une idée sans caricaturer une personne. Nous pouvons signaler une dérive sans prétendre connaître les intentions secrètes de ceux qui y participent. Nous pouvons défendre la vérité sans transformer le débat théologique en procès permanent.
L’Église n’est pas appelée à gagner toutes les polémiques. Elle est appelée à demeurer fidèle à son Seigneur. Et cette fidélité comporte deux dimensions inséparables : ne pas falsifier le péché, et ne pas falsifier le Sauveur.
Une grâce qui ne demande jamais la repentance n’est plus la grâce biblique. Un Christ dont la sainteté serait relativisée n’est plus le Christ que nous confessent les Écritures.

Alors, regardons vers Jésus

Mais au terme de cette réflexion, notre regard ne doit pas rester fixé sur les dérives religieuses. Il doit se tourner vers Jésus. Car le danger, lorsqu’on dénonce les erreurs, est de finir par parler davantage des erreurs que du Seigneur. Nous pouvons passer beaucoup de temps à dénoncer les faux évangiles et oublier de contempler le véritable.
Alors revenons à Christ.
Regardons celui qui accueille les pécheurs sans jamais appeler le péché « bien ». Regardons celui qui dit la vérité sans écraser les personnes. Regardons celui qui appelle à la repentance et qui offre en même temps un pardon véritable. Regardons celui qui a été tenté sans pécher. Regardons celui qui s’est donné à la Croix pour nos fautes. Regardons celui qui est ressuscité et qui demeure le Seigneur.
Voilà pourquoi la question n’est finalement pas seulement :
« Que pensons-nous des dérives de notre temps ? »
La question est : « Que faisons-nous de Jésus-Christ ? »
L’apôtre Paul ne nous appelle pas simplement à défendre une doctrine abstraite. Il nous appelle à demeurer dans l’Évangile du Christ.
Aussi ne corrigeons pas Jésus pour le rendre acceptable à notre époque. Ne corrigeons pas sa Parole pour qu’elle confirme nos préférences. Recevons-la avec foi, examinons-la avec intelligence, vivons-la avec fidélité. Et surtout, levons les yeux vers celui dont l’Écriture dit :
« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement. » (Hébreux 13.8)
C’est lui que l’Église doit annoncer.
C’est lui que le pécheur doit rencontrer.
C’est lui que nous devons suivre.
C’est lui que nous attendons.
Et c’est en lui que nous trouverons non pas un autre évangile, mais l’Évangile véritable : la grâce de Dieu offerte aux pécheurs par Jésus-Christ.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Une exposition sur le développement humain devient une exposition « anti-IVG »

Une exposition du 14 au 17 septembre dans les couloirs du Parlement européen était intitulée « Just EUman – How a European citizen is born » (« Comment naît un citoyen européen »). Quatorze panneaux sur le développement humain, de la fécondation à la naissance, avec projection d’une vidéo.

L’exposition n’est pas explicitement contre l’avortement, bien qu’elle ait été conçue par l’association italienne Pro Vita & Famiglia, qui est clairement pro-vie. Elle a été promue par l’eurodéputé italien Paolo Inselvini, élu de Fratelli d’Italia et membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR). Elle a été inaugurée en présence de plusieurs autres eurodéputés, dont Marion Maréchal, Carlo Fidanza et Nicola Procaccini, également membres du groupe ECR.

Montrer le début de la vie humaine, de la fécondation à la naissance, afin que « ceux qui doivent légiférer puissent d’abord voir et expérimenter de visu ce que la science démontre ». Tel est l’objectif de cette exposition.

Les négationnistes de l’humanité de l’embryon humain estiment que c’est de la propagande anti-avortement, comme le déclare Manon Aubry :

« Comment de la propagande anti avortement a-t-elle pu se retrouver dans les couloirs du Parlement européen ? »

Avec Martin Schirdewan de la Gauche, Terry Reintke des Écologistes et Iratxe García Pérez des Socialistes, elle a saisi la présidente du Parlement Roberta Metsola, lui demandant de

« prendre les mesures nécessaires pour retirer cette exposition des locaux du Parlement européen et de veiller à ce que les espaces du Parlement ne soient pas utilisés pour promouvoir des campagnes qui portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes ».

Sauf qu’il y a encore des pays de l’UE où l’avortement est un meurtre.

L’initiative se compose de quatorze panneaux de deux mètres de haut et de la projection en boucle de la vidéo « Baby Oliver ». Maria Rachele Ruiu, porte-parole de Pro Vita & Famiglia, a expliqué :

« C’est un jour historique, car nous faisons quelque chose d’inédit ici : rendre visible l’origine de la vie et la placer sous les yeux de ceux qui, dans ces lieux, décident de l’avenir de millions d’enfants à naître. Nous le faisons à la veille du discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, qu’elle prononcera demain , ici même » « On entend toujours parler de “choix”, de “soins”, de “droits reproductifs”, d’“autodétermination” et de “Ma voix, mon choix” . Autant de mots pour cacher le visage de l’enfant à naître, pour nier l’humanité de l’être conçu, pour masquer la réalité d’une pratique qui conduit à l’élimination de millions d’êtres humains à travers l’Europe. Voulez-vous défendre l’avortement ? Allez-y. » « Allons de l’avant » « mais faisons-le pour ce que c’est réellement, pour ce que ces commissions ne démontrent pas aujourd’hui : non pas la suppression d’un amas de cellules, mais celle d’une vie humaine. »

Antonio Brandi, président de Pro Vita & Famiglia, a souligné qu’

« une société ne se juge pas à la loi du plus fort, mais aux efforts qu’elle déploie pour protéger ses membres les plus faibles et les plus vulnérables, comme les enfants à naître. Et sans droit à la vie, il ne peut y avoir d’autres droits, car sans vie, il n’y a pas de personne ; sans personne, il n’y a pas de bien commun ; sans bien commun, il n’y a pas de société juste ; et sans société juste, il n’y a pas de paix. Mettons fin à ce génocide ! »

Rappel à Dieu de Maître Hubert Le Griel

Communiqué de Bernard Antony (fondateur de l’AGRIF), Yann Baly (Président) et Maître Jérôme Triomphe (avocat coordinateur)

Maître Hubert Le Griel, avocat à la Cour et devant le Conseil d’État, a été rappelé à Dieu ce dernier samedi 12 septembre à l’âge de 97 ans. Ses obsèques auront lieu ce prochain vendredi à 14 heures en l’église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris.

Bernard Antony se souvient notamment de ce que, lors de la réunion qu’il avait tenue avec lui au début de l’année 1984, destinée à créer l’association qu’il souhaitait contre les racismes anti-français, anti-chrétien, et anti-humain, il avait formulé le souhait que son intitulé puisse exprimer une volonté d’opiniâtreté offensive.

Maître Le Griel avait aussitôt proposé qu’elle reflétât l’allégorie de la griffe. Ce fut immédiatement approuvé et c’est ainsi que naquit l’AGRIF !

Hubert Le Griel fut par la suite tout au long de sa vie active un des grands avocats de l’AGRIF, devant la Cour de cassation et devant le Conseil d’État. Son fils Bruno, héritant de son grand talent, lui a succédé pour défendre les causes de l’AGRIF devant ces juridictions.

Nous lui exprimons notre amitié et nos condoléances, et le prions de transmettre notre sympathie à tous les siens.

Léon XIV ne pourra pas rester longtemps insensible au sujet des traditionalistes

Dans L’Homme nouveau, Philippe Maxence liste les enjeux de la visite de Léon XIV en France, parmi lesquels la question traditionaliste :

Même s’il est peu probable que Léon XIV évoque publiquement la question traditionaliste, celle-ci constituera une sorte de toile de fond de ce voyage. En effet, traditionalistes ou non, une grande partie des catholiques français ont été choqués par les dispositions du motu proprio Traditionis Custodes de François (2021) qui mettait un coup d’arrêt violent à celles mises en place en 2007 par Benoît XVI en vue de favoriser la paix liturgique. Depuis son élection, beaucoup attendent du pape Léon XIV qu’il abolisse Traditionis Custodes ou, au moins, qu’il l’enterre, sans tambour ni trompette.

Malgré la lettre du cardinal Parolin aux évêques de France du 18 mars dernier, dans laquelle il demandait que l’Esprit Saint suggère aux évêques français « des solutions concrètes permettant d’inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo », les communautés traditionalistes, même les plus ouvertes au concile Vatican II à l’instar des Missionnaires de la Miséricorde divine (Toulon), restent bloquées dans leur développement alors même que le cardinal Parolin pointait explicitement « le contexte de la croissance des communautés liées au Vetus Ordo ».

Or, un des éléments paradoxaux de la situation, en dehors de toute question de fond, est que le monde traditionaliste représente encore une minorité des prêtres français (environ 7 %) mais que le nombre de vocations qu’il attire est particulièrement significatif (environ 25 %). Les communautés traditionalistes et celles classiques, comme la Communauté Saint-Martin, continuent de croître en nombre de séminaristes, dessinant ainsi le visage de l’avenir. Léon XIV ne pourra pas rester longtemps insensible à ce sujet et des signes ou des allusions sont attendus lors de ce voyage.

Projet de loi relatif à la protection des enfants : 6 points à améliorer

Communiqué de Juristes pour l’enfance, Mamans Louves et SOS Education :

Le 21 juillet 2026, l’Assemblée nationale a adopté, après engagement de la procédure accélérée, le projet de loi relatif à la protection des enfants, TA n°338.

Depuis fin 2025, SOS Éducation, Mamans Louves et Juristes pour l’enfance travaillent conjointement sur le contrôle de l’honorabilité des adultes exerçant auprès de mineurs.

Nous avons ainsi élaboré, puis porté auprès des pouvoirs publics en avril 2026 une proposition de modification législative visant à renforcer et généraliser le contrôle de l’honorabilité.

Pour rappel, cette proposition vise à :

  • garantir que le professionnel ou le bénévole en contact habituel avec des mineurs ne fait l’objet d’aucune mention dans les fichiers judiciaires, tant au moment de sa prise de fonction que pendant toute la durée de son activité auprès de mineurs ;
  • réduire les angles morts juridiques susceptibles de laisser certaines situations échapper au dispositif de contrôle d’honorabilité.

Aujourd’hui, dans notre analyse envoyée à tous les sénateurs, députés et maires, nous examinons précisément le texte adopté le 21 juillet dernier en première lecture à l’Assemblée nationale. Nous en mesurons les avancées obtenues – au regard de notre proposition – et nous identifions les points qui doivent encore être consolidés par des amendements au Sénat.

Des avancées importantes 

Le texte adopté améliore profondément l’architecture du contrôle de l’honorabilité. Plusieurs demandes essentielles que nous portions sont désormais reprises :

  • la transversalité du contrôle,
  • la vérification préalable avant toute prise de fonction,
  • la prise en compte de certaines mises en examen et condamnations non définitives,
  • la mise à l’écart d’une personne dont une incapacité apparaît en cours d’activité,
  • la prise en compte des condamnations étrangères.

Le texte ajoute aussi la traçabilité de certaines sanctions dans le périscolaire et la responsabilité pénale en cas de défaut de contrôle par les responsables de la structure.

Nous saluons ces avancées majeures. Cependant des points doivent être améliorés.

6 points doivent être amendés par le Sénat

Le dispositif est globalement cohérent et n’a donc pas besoin d’être intégralement reconstruit. Il doit cependant être complété, sécurisé et rendu pleinement opérationnel.

À l’issue de notre analyse, nous identifions 6 points à traiter :

1. Instaurer clairement un renouvellement annuel du contrôle d’honorabilité ;

2. Garantir une traçabilité des sanctions couvrant explicitement les violences physiques, psychologiques et sexuelles sur les mineurs ;

3. Assurer une circulation immédiate et sans délai de l’information judiciaire vers les responsables concernés ;

4. Prévoir une information adaptée des parents ou tuteurs légaux, lorsqu’une incapacité concerne un adulte ayant été en contact avec leur enfant (dans le respect de la présomption d’innocence, des nécessités de l’enquête et de la procédure) ;

5. Renforcer le FIJAISV, tant dans son alimentation que dans la durée de conservation des données ;

6. Rendre plus rapidement opérationnelle la coordination nationale des dispositifs de contrôle, sans attendre la date butoir annoncée de 2029.

Un contrôle de l’honorabilité réellement protecteur doit fonctionner avant la prise de fonction et pendant toute la durée de l’activité. Il doit être généralisé pour toute personne en contact habituel avec des mineurs, renouvelé chaque année, alimenté par des informations suffisamment complètes, à jour et conservées dans la durée.

Pour Christelle Comet, Présidente des Mamans Louves : « notre objectif demeure inchangé : faire en sorte que le contrôle de l’honorabilité des adultes constitue un véritable outil de prévention et de protection des mineurs, sans laisser subsister d’angles morts dans son application« .

Vincent Bolloré publie le Manifeste de l’Institut de l’Espérance

Sur X, depuis quelques jours, Vincent Bolloré publie par morceaux le Manifeste de l’Institut de l’Espérance  :

Face aux crises multiples qui frappent la France, des personnalités et des entrepreneurs sont convaincus que ces menaces croissantes ne sont pas une fatalité.

L’espérance qui les anime les invite à identifier les chemins qui permettront de conduire au redressement du pays et à l’amélioration de la vie des Français, en particulier des plus fragiles.

À travers l’Institut de l’Espérance – think tank d’in

spiration chrétienne – ils entendent définir des solutions de bon sens au service du Bien de tous, et mobiliser toutes les personnes compétentes, courageuses et désintéressées pour les promouvoir à travers la société française.

Les Français voient leur pouvoir d’achat, leur sécurité, leur qualité de vie se dégrader. Beaucoup estiment que c’est la conséquence des crises mondiales, et pensent que le mouvement est inéluctable.

En réalité, la situation du reste du monde est en progrès malgré ce même environnement.

Il y a donc une anomalie française due aux erreurs de gestion qui ont été commises au cours des années par de nombreux dirigeants.

Si d’autres pays prospèrent, si beaucoup de pays européens proches ont réussi à surmonter leurs difficultés (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Hongrie…), la France n’a aucune raison de ne pouvoir aussi y parvenir.

La France dans son histoire a déjà connu des situations désastreuses mais a toujours trouvé les moyens de s’en sortir et de retrouver sa prospérité et le mieux-être des Français.

Si la France y est déjà parvenue, et que beaucoup de ses voisins européens y parviennent, un redressement est possible au bénéfice de l’ensemble des Français.

Les personnalités réunies dans l’Institut de l’Espérance ont défini quatre axes prioritaires et réalistes pour le redressement de notre pays :

  1. Redonner du pouvoir d’achat aux Français.
  2. Redonner aux Français plus de liberté et de sécurité.
  3. Prendre soin des plus vulnérables.
  4. Retrouver une France plus heureuse, harmonieuse et unie.

Redonner aux Français du pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat est une lourde préoccupation pour les Français.

L’Institut de l’Espérance place ce sujet en tête de ses priorités, parce que la possibilité pour chaque citoyen de jouir décemment du juste fruit de son travail est une question de principe fondamentale : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine », énonce l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

La précarisation de l’emploi, la baisse des rémunérations pour les emplois non qualifiés (souvent confiés à des travailleurs arrivés en France dans des conditions indignes ou tragiques), la paupérisation de secteurs entiers de la population active (comme les agriculteurs), ne permettent plus de répondre aux exigences qui figurent en tête des textes fondamentaux de la République française.

Pour redresser le cap et ramener les Français sur la voie de la prospérité, l’Institut de l’Espérance a dégagé plusieurs priorités :

1) Ramener l’État à sa juste place

Il faut un État puissant, donc non dispersé, et concentré sur les besoins essentiels. L’omniprésence de l’État en France étouffe l’initiative et la responsabilité. En intervenant dans tous les domaines, il complexifie les règles, alourdit les charges et freine la compétitivité. Au lieu de garantir un cadre clair et efficace, il se substitue aux acteurs économiques et sociaux, limitant leur liberté d’action. Cette dépendance structurelle crée inertie, inefficacité et découragement, au détriment de l’innovation, de la croissance et de la confiance, ce qui pèse en particulier sur l’emploi et les salaires.

Dès lors, l’Institut propose que la dépense publique revienne de plus de 57% du PIB à la moyenne européenne soit 49%. Cette réduction des dépenses qui représente 250 milliards d’euros permettra un remboursement progressif de la dette et donc la diminution des intérêts financiers qui pèsent de plus en plus dramatiquement.

2) Améliorer l’efficacité de l’État

« Plus d’actifs, moins de contrôleurs ».

Alléger les normes et les contrôles étatiques, c’est redonner de la compétitivité aux entreprises et accélérer la création de richesse.

Parmi les axes de travail prioritaires de l’Institut de l’Espérance :

• Dans les services de santé : plus de soignants mieux rémunérés et moins d’administratifs ;
• Dans l’éducation nationale : plus de professeurs mieux rémunérés et moins d’administratifs ;
• Dans la police : plus de policiers de terrain mieux rémunérés et moins d’administratifs.

3) Réduire le millefeuille administratif

Cette réduction sera permise par la suppression de deux échelons sur les cinq existants : État, région, département, communauté de communes, commune (sans compter l’Europe en 6e échelon). Le retour à la situation des années avant 1982 (État, département, commune) peut être envisagé.
En plus de cette réduction, les missions de chaque type de collectivité doivent être clarifiées et spécifiées pour éviter les redondances de compétences et tous les emplois publics qui en sont la conséquence.

4) Faire remonter les salaires

La hausse des salaires de ceux qui travaillent est un objectif essentiel.

Aujourd’hui le pouvoir d’achat est insuffisant. Le salaire médian (2.190 € nets par mois en 2024) ne permet pas de vivre décemment ou d’épargner.

Il faut aussi rendre plus attractif le passage de l’inactivité à un emploi davantage rémunéré.
Cela bénéficiera à l’ensemble de l’économie en dynamisant la consommation, tout en augmentant les recettes fiscales de l’État.

Enfin, l’augmentation des salaires est un facteur essentiel pour la paix sociale.

Cette hausse des salaires dans notre pays profitera aussi aux personnes immigrées arrivées récemment qui ne peuvent toutes vivre dignement. La réduction de la part des emplois à très bas coût, qui sont essentiellement proposés à une main d’œuvre immigrée et fragile, et pèsent sur les grilles de salaires, jouera en faveur de la croissance des salaires.

Pour renforcer la cohésion sociale et la valeur du travail, la différence entre la rémunération de ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas devra être suffisamment significative.

5) Travailler plus pendant les 3 années du redressement

La situation désastreuse de la France demande un effort particulier et temporaire :

• Augmenter la durée du temps de travail hebdomadaire de 35h à 38h durant les 3 ans de redressement ;
• Passer l’âge du départ à la retraite – comme les principaux pays européens – à 67 ans ou après 44 années de travail.

6) Remettre au travail ceux qui ne travaillent pas assez et en souffrent

Le chômage et l’assistanat ne privent pas seulement d’un revenu : ils entraînent une perte d’estime de soi, une marginalisation sociale, une fragilisation des familles et un sentiment d’inutilité qui minent la dignité. Le travail n’est pas une servitude mais une source d’accomplissement : il permet de contribuer, de créer, de se sentir reconnu et d’accéder à une véritable autonomie. Changer la vision du travail comme contrainte, pour le redécouvrir comme vecteur de liberté et d’épanouissement, est donc essentiel pour renforcer à la fois la vitalité économique et la cohésion sociale. Il faut donc mettre fin à la culture de l’assistanat, notamment en réformant les mécanismes d’aides sociales qui rendent moins avantageux le retour à l’emploi que le maintien en situation de chômage.

7) Fournir l’eau et l’énergie à des coûts compétitifs

Dans le domaine de l’énergie, il est nécessaire de fournir l’électricité et l’eau aux Français au prix de revient bas qu’autorisait le système construit par nos prédécesseurs (nucléaire, barrages, infrastructures…). Sur la question de l’électricité, cela suppose de s’affranchir du marché européen de l’énergie et de lancer un moratoire sur les énergies renouvelables subventionnées. L’énergie nucléaire est la seule qui puisse à la fois répondre aux besoins croissants du pays (voiture électrique, data centers), réduire l’utilisation des énergies fossiles émettrices de CO2, et garantir la souveraineté énergétique de la France.

8) Soutenir nos 350.000 agriculteurs

Il est essentiel pour assurer la souveraineté alimentaire des Français de garder sur nos territoires des « veilleurs » qui en assurent la bonne tenue et de soutenir nos agriculteurs. En leur versant à terme 1.000€ mensuels assurant leur pérennité économique, l’État dépenserait 4 milliards d’euros par an.

9) Miser sur la jeunesse et l’entrepreneuriat

L’objectif est de permettre aux jeunes de 18 à 35 ans de considérer l’entrepreneuriat comme une véritable voie d’insertion sociale et professionnelle, fondée sur le travail, la responsabilité et l’initiative. Dans un contexte où l’État ne dispose plus des capacités financières pour soutenir des politiques publiques lourdes et coûteuses, il faut des leviers alternatifs, plus souples et plus soutenables, afin d’encourager l’engagement économique des jeunes. Pour cela, il faut mobiliser l’investissement privé via un dispositif de microcrédit défiscalisé.

Il est possible de soutenir la création d’entreprises par les jeunes grâce à des investissements sous forme de microcrédits de particuliers ou d’entreprises bénéficiant d’une défiscalisation d’une partie des sommes engagées.

Ce mécanisme favoriserait un double accompagnement : financier par l’apport de capitaux privés, et humain grâce à l’implication d’investisseurs jouant un rôle de Business Angels auprès des jeunes entrepreneurs.

Dans la mesure où, pour les jeunes entreprises, le capital financier et humain de départ constitue l’une des clés de la réussite future, cette mesure inciterait davantage de jeunes Français à prendre le risque d’entreprendre. Elle proposerait également une solution concrète pour corriger les inégalités de patrimoine de départ et d’accès au crédit pour les jeunes issus de milieux peu favorisés.

10) Assurer leur retraite à tous les Français

Il faut pour cela rajouter chaque année un pourcentage de retraite par capitalisation protégé de la fiscalité étatique.

A suivre