Face à la défaillance de l’Etat, les Français se mobilisent
La cagnotte lancée par le château de Chambord a franchi le million d’euros de dons pour financer la restauration de l’aile François Ier, qui va pouvoir être sauvée.
Cette cagnotte, lancée en septembre 2025, a attiré 5500 donateurs. Une réduction d’impôt à 75 % s’applique pour les dons en faveur du chantier.
Dans l’aile aménagée à partir de 1539 pour accueillir les appartements particuliers et la salle du conseil de François Ier, aucun visiteur n’a pu pénétrer depuis 2019. Les murs lézardés par les fissures et les gravats au sol en ont rendu l’accès impossible.
Au total, 12 millions d’euros ont été réunis, notamment grâce à une dotation du ministère de la Culture, permettant la mise en sécurité, diagnostics et consolidations structurelles indispensables à la préservation de l’intégrité du château.
Désormais, le Domaine national de Chambord recherche les fonds nécessaires à la seconde phase du chantier, estimée à 25 millions d’euros, qui permettra au public de visiter l’aile François Ier.
Dire « il faut mettre fin à l’avortement en Europe » est considéré comme une « sollicitation sexuelle » par Instagram
Bienvenue en absurdie :
Faut-il rire ou pleurer ?
Rions plutôt.
Le commentaire "il faut mettre fin à l'avortement en Europe" posté par la @MarchePourLaVie sur Instagram tombe sous le coup de "sollicitation sexuelle", et est à "l'encontre des standards" de @Meta.Meta fait une drôle de lecture de la… pic.twitter.com/40rilRfwti
— Marie-Lys Pellissier (@MarieLys_Pell) September 17, 2026
Le traditionalisme n’est pas un problème, mais un symptôme… et peut-être une opportunité
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Trois ans après, que sont devenus les exilés sacrifiés du Haut-Karabakh ?
De notre envoyé spécial Antoine Bordier, auteur de Arthur, le petit prince d’Arménie (éd. Sigest)
Souvenez-vous de cette triste date qui symbolise à la fois la barbarie des hommes et la lâcheté des soi-disant démocrates plus ou moins complices : Il y a trois ans, le 19 septembre 2023, Aliev donnait l’ordre à ses hordes barbares, équipées par Israël et ses pétro-dollars, d’envahir définitivement le Haut-Karabakh, la République d’Artsakh. En moins de 24 heures, la nouvelle guerre-éclair ébranlait les 115 257 Artsakhiotes (selon l’UNHCR) restés fidèles à leurs racines, obligés de tout abandonner du jour au lendemain. Après avoir vécu plus de 2 500 ans sur leurs terres (depuis au moins le VIIe siècle avant J.-C., selon l’historien et géographe Hewsen), ces descendants d’un seul et même peuple sont devenus des abandonnés, des bannis, des exilés.
Le 1er octobre tout était terminé : il n’y avait plus âme qui vive dans toute la République d’Artsakh, effacée à tout jamais. La reddition des autorités avait eu lieu le 28 septembre, par décret signé de la main du président déchu, Samvel Chakhramanian.
Trois ans plus tard, que sont devenus les 145 450 Arméniens du Haut-Karabakh (chiffre du recensement officiel soviétique de 1989) ? Reportage.
Je me souviens encore de cette conversation téléphonique avec Gayané : « Nous n’en pouvons plus. Mon mari est parti à la guerre, défendre la terre de nos ancêtres. Notre logement a été soufflé mardi, lors de la première pluie de missiles. Heureusement nous n’avons pas été blessés. Seules les vitres de notre balcon ont été soufflées. Depuis, nous vivons dans la peur. Nous survivons avec un peu de pain et d’eau. Mais nous ne mangeons plus à notre faim depuis plusieurs semaines, à cause du blocus de Latchine. Nous avons maigri. Nous sommes fatigués. Nous sommes au seuil de la mort. Est-ce que vous allez faire quelque chose pour nous, vous la France ? »
A Paris, ce 19 septembre 2023, Emmanuel Macron condamnait et téléphonait dans la foulée à Nikol Pachinian, le Premier ministre de l’Arménie : Le président « condamne avec la plus grande fermeté le recours à la force de l’Azerbaïdjan au Karabakh. » Puis, il avait appelé Ilham Aliev pour lui demander de « cesser immédiatement l’offensive ». Des mots et des paroles sans les actes…
Pire : le nettoyage ethnique des Arméniens et de toute la culture arménienne était acté. Trois ans plus tard, ce 11 septembre, la nouvelle ambassadrice de France à Bakou, Sophie Lagoutte, alors qu’elle se trouve en visite diplomatique officielle dans le Haut-Karabakh, invitée par les plus hautes autorités du pays, déclare :
« L’ampleur des travaux de reconstruction menés par l’Azerbaïdjan est vraiment impressionnante. J’ai vraiment hâte d’en savoir plus et de découvrir d’autres lieux ».
Un vrai scandale mondial, car cette déclaration a fait sursauter toute la diaspora arménienne qui s’en est offusquée. Certains la traitant même de « folle ».
Du bannissement à l’effacement
Comment ignorer à ce point l’histoire récente et les tragédies de la guerre des « 44 jours » de 2020, cet exode de 2023 avec toutes ses conséquences mortifères ? Aurait-elle dit cela si les Allemands avaient reconstruit Auschwitz, après avoir tout maquillé, tout rasé ?
Heureusement, il existe encore à ce niveau-là – celui de la diplomatie – des observateurs onusiens et des ambassadeurs qui soulignent et dénoncent avec force les politiques menées par les autorités azerbaïdjanaises. Ils dénoncent, aujourd’hui, la destruction de tout ou partie de l’histoire, de la mémoire et de certains sites anciens, modernes et symboliques. Ils dénoncent la réécriture et la réinterprétation mensongère du récit historique. Ils dénoncent…
Pour justifier la modification de l’histoire des églises médiévales arméniennes, des monastères, le régime autocrate de Bakou promeut officiellement la thèse révisionniste dite de l’Albanie du Caucase. Selon ce récit d’État (rejeté par la grande majorité des archéologues et des historiens), ces églises médiévales ne seraient pas arméniennes, mais auraient été construites par d’anciens Albaniens du Caucase puis « arménisées » au fil des siècles. Cette doctrine grossière et mensongère permet à l’Azerbaïdjan de planifier l’effacement des inscriptions en langue arménienne gravées dans la pierre sous couvert de « restauration ».

Un génocide culturel ?
Comment pourrait-il en être autrement lorsque vous détruisez plus de 2 500 ans d’histoire ? Il n’est pas possible de répondre à cette question : combien de cimetières, d’églises et de monuments ont-ils été détruits depuis le 1er octobre 2023 ? Difficile d’en donner le chiffre exact, car le pouvoir en place navigue à contre-courant de la vérité. Selon certains experts qui étudient des images satellites, ce sont des dizaines, voire des centaines d’églises et de sites religieux qui ont été endommagés, détruits ou tout simplement rasés et remplacés.
Comme avec les talibans, en Afghanistan, l’UNESCO n’a pas du tout les coudées franches. Ses équipes ne peuvent pas se rendre sur le terrain. Étonnant de la part d’un État souverain membre de l’ONU. Systématiquement, depuis 2020, le pouvoir autoritaire de Bakou bloque les missions de l’UNESCO.
Pourtant, encore une fois, Bakou, signataire de la Convention de La Haye de 1954, refuse de prouver qu’il n’y a pas d’atteinte aux biens culturels et religieux arméniens. Si l’UNESCO l’attestait, cela constituerait une grave atteinte au « patrimoine culturel de l’humanité ».
Ils avaient déjà commencé à détruire le patrimoine arménien du Nakhitchevan, après avoir chassé les Arméniens en 1989. Puis, en 2005, ils ont fini par détruire complètement les pierres tombales sculptées, les célèbres khatchkars. Pourquoi ne feraient-ils pas la même chose dans le Haut-Karabakh ?
Caucasus Heritage Watch : les preuves !
Oui, les preuves ne manquent pas, via les organisations de référence comme l’ONG Caucasus Heritage Watch. Une dizaine d’églises majeures ont été totalement ou partiellement détruites, à l’instar de l’église Kanach Jam à Chouchi ou de la cathédrale de la Mère de Dieu et de l’église Saint-Jacques à Stepanakert (dont le nom a été effacé et changé pour Khankendi ou Xankəndi en azéri). Il y a même des monuments civils et historiques, comme le mémorial du génocide arménien à Stepanakert, qui ont été totalement rasés.
Trois questions restent donc entières, que je me permets de poser directement au président Ilham Aliyev : Monsieur le Président, qu’avez-vous fait des plus de 5 600 cimetières, édifices, églises, monuments et sites culturels qui tapissaient, tels des bouquets de fleurs en plein hiver glacial, la terre arménienne du Haut-Karabakh ? Allez-vous laisser rentrer chez lui, dans son foyer, le peuple arménien du Haut-Karabakh, que vous avez chassé « comme des chiens » pour reprendre votre propre expression en septembre 2023 ? Enfin, allez-vous les dédommager de toutes les abominations, barbaries, injustices, spoliations et violences que vous leur avez fait subir ?
Hugo interpelle Aliyev
A son tour, voilà ce que vous dirait Victor Hugo : « Président ! Qu’avez-vous fait de cette parure de pierres si mystique, si précieux, de ces milliers de monastères et de temples, de tombes qui, hier encore, fleurissaient la terre arménienne si douce et généreuse ? Avez-vous transformé le printemps en hiver, les lumières en ténèbres ? Le silence des ruines vous accuse. Regardez ces exilés, ce peuple brisé de vos abominations et de vos fureurs, ce peuple si pur, que vous avez jeté dans la fournaise de la haine. Ce peuple qui marche maintenant sur les chemins du monde, banni, proscrit, spolié de son propre foyer sous le sabre de vos armées, et l’opprobre de vos pensées ! Les chasserez-vous à tout jamais comme des chiens, ou ouvrirez-vous enfin les portes du peu d’humanité qui fait battre encore votre cœur, où l’amour se meurt ? Prenez garde, car Dieu vous regarde et l’histoire vous juge déjà. Vous avez à rendre compte de chacun de ces cheveux tombés en déshérence. Oui, un jour viendra, et c’est dès maintenant, où les abominations et les spoliations subies crieront si fortement « JUSTICE ! » que votre propre sang ne pèsera plus rien du tout dans la balance de l’éternité. Vous serez alors un tyran déchu à tout jamais. »
Et le peuple dans tout cela ?
Aujourd’hui, le Haut-Karabakh est une immense plaine vide… Vide de son peuple. Tel le peuple élu, le peuple arménien est parti en exil forcé, en exode génocidaire. Direction, pour la majorité d’entre-eux, la Sœur-Patrie : l’Arménie. Au programme des 115 000 Arméniens du Haut-Karabakh qui ont fui : les trois « P » de la pauvreté, de la précarité et de la privation. Victor Hugo changerait de décor, il écrirait Les Misérables en Transcaucasie.
Dans un premier temps, il a fallu trouver un logement, au moins un repas par jour, des vêtements de rechange, du mobilier. Les associations, les fondations et les mairies ont accueilli, comme elles le pouvaient tout ce nouveau flux d’humanité désemparée. Les églises, également, ont mis à la disposition des familles des logements.
Et l’État, de son côté, a mis en place un système d’aides et d’allocations financières. Ainsi, Ani a bénéficié d’un programme social de la mairie d’Erevan. Puis, dans un second temps, il a fallu vite travailler. Ani, ainsi, a eu de la chance de trouver un travail de nuit, dans un supermarché.
Elle doit s’occuper dans la journée de sa maman, malade. Quel courage ! « Je ressens, toujours, une forme de solitude, qui ressemble à un lourd fardeau que je porte encore. Je dois tout refaire : ma vie, mes amitiés, mon voisinage… »

Des enfants traumatisés
Nous sommes le 29 septembre 2023. La longue queue qui s’étendait du corridor de Latchine, lieu de passage unique obligé pour les réfugiés entre le Haut-Karabakh et l’Arménie, n’est plus. À la frontière, les postes d’infirmerie qui accueillaient les malades pour faire les premiers soins sont vides.
Il reste quelques infirmières, et un médecin qui alerte : « Attention, les enfants sont tous traumatisés, ce sont des bombes à retardement ».
3 ans plus tard, le traumatisme est toujours là.
Anelga Arslanian dirige la fondation qui porte son nom. Ce médecin à la retraite est toujours active sur le terrain de l’Arménie pauvre et blessée, et encore plus auprès des réfugiés. Depuis 1988, et le terrible tremblement de terre qui a détruit le 7 décembre la ville de Spitak, elle a fait de la cause arménienne sa priorité. « Oui, le traumatisme est toujours vivant, même trois ans après. Nous accompagnons une quarantaine de familles, et les enfants veulent rentrer chez eux. Certains font encore des cauchemars, d’autres s’enferment dans un mal-être profond. D’autres développent des troubles comme le bégaiement, la peur, l’anxiété, ou le manque de confiance. Ils se sentent très seuls. Ils sont en souffrance… En grande souffrance. Nous essayons de les aider matériellement, financièrement, affectueusement, par une présence amicale. Mais c’est très dur. »

Des raisons d’espérer !
« Dans l’immédiat, il faut qu’ils continuent à s’intégrer. Ce n’est pas facile. Mais certains sont aidés psychologiquement. L’État arménien poursuit son aide, notamment avec la naturalisation arménienne. Quant à nous, nous continuons aussi, nous ne baissons pas les bras. »
Pour Liana qui raconte avoir subi la guerre de 2020 et le blocus de neuf mois qui a précédé la guerre du 19 septembre 2023, l’espérance réside dans la scolarisation des enfants : « Je suis la maman de trois enfants, et je suis très fière d’eux, car malgré leur souffrance, ils avancent, ils font des efforts. Ils se sont mieux adaptés que nous. »
Les raisons d’espérer ne sont pas des victoires à la Pyrrhus. Ce sont des petites victoires comme la paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie qui semble se consolider pour devenir durable… pour mille ans.
Comme cette croissance économique en 2025 de plus de 7 %. Comme ces entrepreneurs qui lancent et créent des entreprises, qui embauchent à tour de bras des réfugiés et leur donnent des raisons d’espérer, à l’instar du groupe des Frères Badalyan, qui emploie plus de 7 000 salariés.
Dernier exemple : celui d’Arthur, qui n’a pas trente ans et qui a ouvert un café solidaire avec d’autres réfugiés !

Concluons avec Hugo…
Que dirait-il sur les raisons d’espérer ? Il dirait ceci :
« Espère, enfant ! demain ! et puis demain encore !
Et chaque jour après ! attends un avenir !
Espère ! et chaque fois que tu verras l’aurore,
Dis-toi que le Seigneur va peut-être venir ! »
C’est, peut-être, en ayant lu cette conclusion de l’un des chapitres des Châtiments que Ruben Vardanyan a cofondé l’Initiative Humanitaire Aurora.
Rappelons qu’il est toujours détenu par Bakou depuis son arrestation « arbitraire et illégale » le 27 septembre 2023 à la sortie de Latchine. Il a été condamné à vingt ans de détention, le 17 février 2026.
En tout, ils sont 19 prisonniers arméniens détenus « illégalement », dont 16 condamnés lourdement. Ne les oublions pas.
Voici leurs noms : Arayik Haroutiounian, Bako Sahakian, Arkadi Ghoukassian, Ruben Vardanyan, David Babaïan, Davit Ichkhanian, Levon Mnatsakanian, Davit Manoukian, Madat Babaïan, Melikset Pachayan, Garik Martirovsian, Davit Alaverdyan, Levon Balaïan, Vasily Beglaryan, Gurgen Stepanyan, Erik Ghazaryan, Rashid Beglaryan, Karen Avanesyan et l’étudiant Alen Sargsyan. Ce-dernier a vingt-cinq ans, il est le plus jeune. Il avait vingt-deux ans au moment de son arrestation. Enfin, le plus ancien, Arkadi Ghoukassian a 69 ans.
Victor Hugo avait 68 ans, quand il est rentré d’exil… Son retour fut triomphal. Il est rentré le 5 septembre 1870 et a prononcé ces quelques mots : « En un jour, j’ai vu s’effondrer l’Empire et renaître la République. […] Je viens faire mon devoir. Quel est mon devoir ? C’est le vôtre, c’est celui de tous. Sauver Paris, sauver la France. »
Reportage réalisé par Antoine BORDIER
Copyright des photos A. Bordier et associations citées
dans l’article
Pour en savoir plus :
Pour revenir sur la guerre de 2023 :
• Sur la route des déportés du Haut-Karabakh
• La Fondation Arslanian en mission d’urgence auprès des « déportés » arméniens du Haut-Karabakh
• 296 jours en Arménie, dans le premier Etat chrétien du Monde
Notre-Dame de Paris l’éternelle renaissance – Un chef d’oeuvre de la BD historique
Cette nouvelle bande dessinée parue aux éditions du Signe, « Notre-Dame de Paris, l’éternelle renaissance », se présente comme une grande fresque historique et mémorielle, avec la rigueur de l’historien Christophe Dickès. Le récit vivant et truffé d’anecdotes, les personnages bavards nous entrainent dans cette grande aventure de plusieurs siècles. Les dessins travaillés et pittoresques de Claude Lacroix accompagnent très justement le texte. En fin d’ouvrage : plan de la cathédrale, lexique pour les mots spécifiques.
Au cœur de la Cathédrale, l’histoire de la France s’écrit depuis plus de huit siècles. Ce récit s’articule précisément autour de deux grands axes historiques complémentaires
– Depuis le Moyen âge jusqu’à nos jours :
Sa construction débute au XIIe siècle sous l’impulsion de Maurice de Sully, et elle devient rapidement un symbole majeur de la foi chrétienne et du génie architectural gothique. Témoin des grandes heures de l’histoire, la cathédrale accueille des événements majeurs : couronnements, célébrations nationales, mais aussi les tourments de la Révolution française, durant laquelle elle est profanée et gravement endommagée.
– Incendie – Chantier titanesque
Le 15 avril 2019, un incendie foudroyant et spectaculaire ravage sa charpente et provoque l’effondrement de sa flèche, sous les yeux bouleversés du monde entier. Face à cette tragédie, un élan de solidarité sans précédent se lève en France et à l’international. Artisans, compagnons et experts se mobilisent pour relever ce défi hors norme : reconstruire à l’identique ce joyau du patrimoine.
Aujourd’hui, la Cathédrale Notre-Dame de Paris renaît de ses cendres. Son histoire, faite de grandeur, d’épreuves et de renaissance, continue de témoigner de la force d’un patrimoine vivant, porteur de foi, de culture et d’espérance. Vingt-quatre pages inédites retracent le drame de l’incendie de 2019 et les étapes de la reconstruction.
« Éternelle, Notre-Dame de Paris s’élève à nouveau dans la lumière du jour et veille sur Paris chaque nuit. Elle a traversé les siècles, les affres de l’histoire et les flammes, sans jamais s’incliner devant le temps ni le feu. De ses pierres meurtries renaît la splendeur sculptée par le génie des hommes. Notre-Dame est le cœur de la France mais aussi son âme : celle d’un peuple, d’une mémoire et d’une foi que rien ne peut réduire en cendres. »
Pourquoi Notre-Dame fascine-t-elle depuis tant de siècles ? Quels secrets renferme son architecture ? Que nous dit son histoire sur notre passé… et notre avenir ?
A travers le format de la bande dessinée, accessible et vivant, cet album vise à faire découvrir au plus grand nombre — jeunes comme adultes — la richesse historique, spirituelle et culturelle de ce monument emblématique. Raconter Notre-Dame en images, c’est transmettre une mémoire, faire revivre les grandes heures de son histoire, et donner du sens aux événements récents qui ont marqué le monde entier.
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/de-12-a-15-ans/30899-notre-dame-de-paris-l-eternelle-renaissance.html?ref=043193205
Notre-Dame de Paris, l’éternelle renaissance, Serge Saint-Michel & Christophe Dickès, Illustrations de Claude Lacroix, un bel album de 72 pages, Editions du Signe, 19.90 €
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L’assassinat de Charlie Kirk fut un tournant
Assassiné le 10 septembre 2025 à l’âge de 31 ans, Charlie Kirk est connu aussi bien des milieux universitaires que militants. Un an plus tard, Le Verbe vous fait rencontrer de jeunes Québécois ébranlés par cet évènement :
Au sud de la frontière, dans les semaines qui suivent la mort de Kirk, les ventes de Bible explosent. Les églises connaissent une affluence hors norme. Dans un récent ouvrage (2026), le professeur de théologie à l’Université Concordia André Gagné explore l’idée de la fabrication du martyr de Kirk. Pour lui, l’assassinat du militant républicain serait rapidement devenu un levier conservateur dans la guerre culturelle. En entrevue, le spécialiste précise qu’il est difficile de dissocier le témoignage de foi de Kirk de son combat politique et de tous les moyens markétings qu’il mettait à profit.
Pour lui, il est dans l’ordre des choses que des bouleversements sociaux historiques — comme la mort de Martin Luther King ou les attentats du 11 septembre 2001 — provoquent des remous existentiels chez les gens. Encore faut-il savoir si cela se traduit par des changements profonds et persistants.
Mouton noir
Lisa-Gabrielle, 28 ans, se considère comme un mouton noir dans la famille en raison de ses positions politiques. Elle suit le héros MAGA depuis au moins trois ans. Quand elle comprend que Charlie place sa foi au-dessus de tout, c’est pour elle une révélation. «J’ai compris que mon athéisme était le seul élément qui me distançait du mouvement conservateur. J’adhérais à tout le reste, sauf au christianisme. Qu’est-ce qui m’en empêchait?», raisonne-t-elle.
Pour la native d’une famille assez antichrétienne et, de surcroit, très matérialiste, la mort de Kirk est un tournant. Elle s’autorise à acheter une Bible et à prier. Et elle décide de «donner sa vie à Jésus».
L’évènement est une dure épreuve pour la jeune femme, qui travaille en finances. Elle dit avoir pleuré pendant au moins dix jours. Bien plus encore, c’est la réaction populaire générale qui la confronte:
«J’ai vu les gens fêter l’assassinat d’un père de famille, se réjouir de sa mort; j’ai vu le mal. Un tel manque d’humanité m’a fait dire qu’il y avait forcément à l’inverse une force du bien, et j’ai décidé de la chercher et de m’y accrocher.»
Ce manque d’humanité, elle le reçoit non seulement comme une attaque à l’égard de toute sa mouvance politique, mais aussi à son propre endroit. Elle en déduit que sa vision de la vie et de la société n’a pas droit de cité et que le bâillon, l’ostracisation ou la mort sont des risques toujours présents.
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Chercher la vérité
«Charlie Kirk a eu un impact sur des milliers d’étudiants sur les campus, avance le professeur Gagné. On ne peut pas juste banaliser ça. Il a aussi utilisé les réseaux sociaux pour véhiculer son message et il était très bon pour le faire. Il satisfaisait un besoin. C’est certain que, dans le monde dans lequel on vit en ce moment, il y a beaucoup d’incertitude, et les gens sont souvent en quête de sens. Lui, donnait des repères. Parfois, les réponses peuvent être bénéfiques, mais peuvent être aussi assez radicales et manquer de nuances.»
Arina, 28 ans, est aussi ébranlée par le meurtre de cette figure qu’elle ne connait pourtant pas:
«C’est bouleversant de penser que tu peux te faire tirer dessus en plein jour juste parce que tu exprimes respectueusement tes idées et que tu veux dialoguer avec des gens.»
Assez rapidement, elle enchaine de nombreuses vidéos de Kirk, passe des journées entières à écouter ses débats et découvre «quelqu’un de super intelligent».
L’énergie et la conviction avec laquelle le militant républicain défend ses positions suscitent aussi chez elle le désir de chercher la vérité:
«Quand tu crois en rien, tu te fous un peu de tout. On dirait qu’il m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il y a plein de mauvaises choses dans le monde, puis que ce serait important que je m’intéresse à ce qui se passe pour savoir quoi défendre.»
D’origine russe, citoyenne québécoise depuis 18 ans, Arina grandit sans religion et sans opinions politiques particulières. Avant de découvrir Charlie, elle a même une perception négative de la foi et s’intéresse davantage au développement personnel. Plus elle l’entend déployer les richesses de la Bible, plus elle voit comment la foi chrétienne offre des réponses significatives aux questions existentielles.
Au même moment, son copain, qui s’intéresse aussi à Charlie Kirk et à Dieu, se fait inviter par un pasteur de leur coin à participer à des études bibliques. Ils y vont tous les deux.
Transformation progressive
Même son de cloche chez Simon, 38 ans, qui découvre l’influenceur au moment de sa mort. Il tombe par la suite sur ses vidéos en ligne — une première, ensuite une deuxième, et puis une troisième… Il ne s’est jamais arrêté.
Pour l’entrepreneur, c’est non seulement l’intelligence, mais aussi la sagesse de Kirk qui le rejoint.
«Il n’y a pas une vidéo que j’ai vu qui m’a fait douter de lui, soutient-il. Il m’a ouvert les yeux et a confronté ma façon de penser sur plusieurs sujets avec sa manière d’argumenter, qui était très structurée.»
Simon préfère parler dans son cas d’une transformation progressive plutôt que d’une conversion ou d’un changement radical. Ayant reçu une éducation culturellement catholique, il croit déjà confusément en Dieu, mais ne comprend pratiquement rien au christianisme.
L’approche rationnelle de l’apologiste américain lui plait et le conduit à se mettre à son école. Il se procure trois bibles plutôt qu’une et commence à les étudier, en plus de débuter le livre que Charlie terminait peu de temps avant sa mort: Stop, in the Name of God — Why Honoring the Sabbath Will Transform Your Life (2025).
Turning Point, Québec?
En plus d’Arina, de Lisa-Gabrielle et de Simon, plusieurs autres personnes avec un cheminement similaire sont identifiées par Le Verbe, mais il demeure que leurs récits ne sont pas légion au Québec.
Plusieurs pasteurs importants du milieu évangélique et baptiste québécois ont été sondés pour ce reportage. Aucun n’est témoin d’un mouvement ou d’un «réveil» de masse comme celui dont il est question au sud de la frontière. Corentin Messina, à Sherbrooke, constate toutefois une prise de conscience du côté des hommes chrétiens ou conservateurs. Selon lui, le traitement médiatique de la mort de Kirk leur aurait fait réaliser que, si des gens connaissaient leurs opinions, ils pourraient également se réjouir de leur mort.
Une ancienne candidate du Parti conservateur du Canada, Ingrid Fernanda Megni, organisait un rassemblement de prière en l’honneur de Charlie Kirk, le 20 septembre 2025, à Montréal, la veille de la grande cérémonie commémorative officielle aux États-Unis.
L’évènement ne rassemble qu’une trentaine de personnes, mais Mme Megni affirme de son côté y avoir rencontré plusieurs Québécois renouant avec leur foi chrétienne depuis l’assassinat. «D’autres se sont dits plus déterminés que jamais à affirmer ouvertement leurs valeurs conservatrices. Au sein de mon réseau et de mon église, cet évènement a encouragé plusieurs personnes à exprimer davantage leurs convictions et leurs valeurs sans crainte», partage-t-elle avec Le Verbe. Un sentiment aussi évoqué par Arina, Lisa-Gabrielle et Simon.
Prendre racine
Chez Arina, Simon et Lisa-Gabrielle, la semence de foi plantée par la mort de Charlie Kirk semble pour l’instant vouloir prendre racine.
Arina et son conjoint poursuivent leurs études bibliques et fréquentent leur église chaque semaine. La préparation de leur baptême et de leur mariage, qui auront lieu la même journée, va bon train. Même chose pour Lisa-Gabrielle, qui dit «poursuivre sa marche avec Jésus et chercher une manière d’intégrer [sa] relation avec lui dans sa routine afin que ce soit durable». Elle planifie également se faire baptiser dans les mois à venir.
Simon, quant à lui, a toujours hâte à son rendez-vous dominical pour entendre les enseignements de son pasteur, mais, surtout, pour voir la communauté, «ce [qu’ il] trouve le plus beau».
Avec un portrait de Charlie Kirk au cœur de sa maison, Simon se dit très reconnaissant envers ce héraut de la foi de l’avoir guidé vers Dieu. Il l’est encore davantage envers Dieu lui-même, «l’ultime responsable» de cette transformation. Le père de deux enfants ajoute:
«Mettre Dieu dans sa vie, c’est une chose, mais le mettre en premier, c’est ce qui la fait changer véritablement».
Et c’est à Charlie Kirk qu’il dit devoir cet enseignement.
Foire aux Vins du Barroux jusqu’au 20 septembre
Comme il faut atteindre l’objectif de 5000 cartons avant la fin de l’année, Le Barroux organise une Foire aux vins « vieux millésimes » pour donner un coup d’accélérateur à la campagne.
À cette occasion, vous pouvez compléter vos commandes avec d’anciens millésimes, conservés en quantités limitées, pendant 6 jours seulement (juqu’au 20 septembre).
Voici les vieux millésimes proposés :
- Pax 2018 : 42 bouteilles
- Pax 2019 : 42 bouteilles
- Lux blanc 2020 : 198 bouteilles
- Lux blanc 2021 : 150 bouteilles
- Lux rouge 2020 : 102 bouteilles
Une occasion rare de compléter votre cave et de soutenir le projet du Cellarium.
Vite, les quantités sont limitées !
N’oubliez pas, vous pouvez organiser une commande groupée (x 20 cartons) et choisir votre cadeau.*
C’est parti !
Ne ratez pas les vieux millésimes🍷

LFI menace de boycotter BFMTV mais pas Fayard
La France insoumise avait annoncé boycotter la chaîne d’information, en raison de sa ligne éditoriale. Après des échanges, la direction de BFMTV s’est finalement engagée à respecter certaines demandes de LFI.
Une semaine après cette annonce, le mouvement a eu des échanges avec la direction de BFMTV. D’après un communiqué de LFI, la chaîne se serait engagée à respecter certaines de ses demandes :
« La transparence totale sur la liste des invités et des thèmes prévus pour les invitations sur les plateaux de BFMTV », « la fin des annulations de dernière minute de nos oratrices et de nos orateurs », « la mise en place d’une procédure d’invitation respectueuse des oratrices et des orateurs de La France insoumise », « un renforcement de la rigueur vis-à-vis des fausses informations diffusées à l’encontre de La France insoumise, comme cela a été le cas au moment de la garde à vue de Madame Rima Hassan », ainsi que « des garanties de correctifs visibles quand une fausse information a pu être diffusée à l’antenne ».
Néanmoins, les insoumis ne participeront ni à l’émission animée par la journaliste Sonia Mabrouk, ni à celle avec Raphaël Enthoven ni avec Robert Ménard.
Par ailleurs, le député LFI du Val-d’Oise Aurélien Taché se prépare à publier un essai chez Fayard, propriété de Bolloré. « Le Français, une langue africaine » sera publié le 14 octobre dans la collection « Pensée libre » dirigée par … Sonia Mabrouk.
Lors d’une manifestation près de l’Olympia en mai, Jean-Luc Mélenchon estimait que « M. Bolloré met en danger la liberté de penser en France en créant un monopole idéologique sur la presse, la culture et l’éducation, dans l’édition ». « Si nous gagnons l’élection présidentielle », « le trust Bolloré en entier sera démantelé ».
Le site Claves fait peau neuve
Le site de formation animé par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre a été relooké.
Une nouvelle série de vidéos arrive en ligne. Qui a écrit les évangiles ? La mentalité contemporaine, rationaliste et sceptique, cherche à faire passer les évangiles pour des fables ou de pieuses inventions : peut-on faire confiance aux évangélistes ?
Au moment d’ouvrir les livres saints, trésors de l’Eglise qui nous donnent à connaître et aimer personnellement le Christ, Dieu fait homme pour nous montrer le visage du Père et nous sauver, la mentalité contemporaine, rationaliste et sceptique, cherche à faire passer les évangiles pour des fables, des réécritures, de pieuses inventions… Qu’en est-il réellement ? Dans cette vidéo, nous reprenons le sujet à fond, pour montrer que l’Eglise a toujours su et affirmé que les auteurs des quatre évangiles étaient bien de très proches disciples du Christ. Ces quatre textes ne sont pas attribuables à de vagues communautés, plusieurs siècles après la vie de Jésus, mais sont l’oeuvre de véritables témoins oculaires, qui ont raconté ce qu’ils ont vécu – l’événement qui a transformé leurs vies – et l’ont affirmé jusqu’à la mort. Les évangiles eux-mêmes sont pleins de détails qui dénotent indubitablement l’expérience vécue de témoins oculaires : ils nous invitent ainsi à les recevoir comme le récit direct et vivant de ceux que le Christ a choisi pour être les pierres de fondation de son Eglise.
«L’apostasie interne » de l’Occident se produit parallèlement à la « propagation vigoureuse de l’islam »
Le cardinal Gerhard Ludwig Müller a averti que l’Occident traverse une « crise d’identité sans précédent » à mesure qu’il s’éloigne de ses racines chrétiennes, arguant que « l’apostasie interne » de l’Occident se produit parallèlement à la « propagation vigoureuse de l’islam ».
Le préfet émérite de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré que la réponse à la crise ne devait être ni le relativisme religieux ni le fondamentalisme islamique, mais un retour à Jésus-Christ et au caractère missionnaire du christianisme.
Le cardinal Müller a tenu ces propos dans un discours pour la conférence Tavole di Assisi 2026 , qui s’est déroulée au début du mois. Son Éminence a abordé la sécularisation des sociétés occidentales, les relations entre chrétiens et musulmans, le posthumanisme et la responsabilité missionnaire de l’Église. Le cardinal allemand a soutenu que la crise à laquelle est confronté l’Occident chrétien ne pouvait pas être comprise simplement comme le résultat de pressions extérieures.
« L’Occident chrétien n’est plus seulement menacé par des forces extérieures, mais rongé par l’apostasie interne ».
Le cardinal Müller a lié cette érosion à la montée du posthumanisme, qu’il a qualifié d’« idéologie nihiliste ». Son Éminence a soutenu que les tentatives visant à affranchir l’humanité de Dieu risquent, à terme, de saper la conception de la nature humaine sur laquelle repose la civilisation occidentale.
Au lieu d’être considérés comme des créatures faites à l’image et à la ressemblance de Dieu, les êtres humains peuvent, selon Son Éminence, être traités comme de la « matière manipulable » ou un « algorithme parmi des algorithmes ».
Le cardinal a déclaré que cette évolution se produisait en même temps que « l’expansion vigoureuse de l’islam », tandis que les sociétés occidentales abandonnaient des croyances religieuses qui avaient façonné la culture européenne pendant des siècles.
Le cardinal Müller a également soutenu que l’affirmation constante de Dieu et de la transcendance par l’islam contrastait avec la sécularisation de la société occidentale. Parallèlement, il a affirmé que le christianisme et l’islam ont des conceptions fondamentalement différentes de la révélation et de la personne humaine.
« Les musulmans ne respectent pas un christianisme faible, honteux de la Croix et réduit à une œuvre de charité ou à un organisme de défense de l’environnement ». « Ils respectent ceux qui croient. »
Son Éminence a fait valoir que le vide spirituel créé par le déclin du christianisme pouvait faire apparaître l’islam à certaines personnes comme un « roc solide », notamment dans le contexte des controverses sur le sens de la nature humaine, du mariage, de la vie et de la mort.
Le cardinal Müller a néanmoins rejeté l’idée que l’islam puisse à lui seul apporter la solution à la crise occidentale.
« La réponse au nihilisme n’est pas le fondamentalisme, mais le Christ, le Logos incarné ».
Le cardinal Müller a également évoqué la rencontre entre saint François d’Assise et le sultan al-Malik al-Kamil lors de la cinquième croisade, un événement qui a suscité un vif intérêt lors du colloque d’Assise. Il a critiqué les interprétations de cette rencontre qui présentent saint François principalement comme un précurseur du dialogue interreligieux moderne ou du pacifisme.
« Un courant sentimental et relativiste a présenté saint François comme le précurseur du syncrétisme moderne, le prophète du dialogue pacifiste comme une fin en soi, dans lequel toutes les religions sont équivalentes et aucune ne détient la vérité », qualifiant une telle interprétation de « falsification historique et théologique ».
Le cardinal Müller a soutenu que la rencontre de saint François avec le sultan devait être comprise dans le contexte de sa foi chrétienne et de son souci du salut des âmes. François, a-t-il affirmé, s’est rendu auprès du sultan non pas pour des discussions diplomatiques, mais par « amour des âmes » et par conviction dans la mission salvifique de Jésus-Christ.
Le cardinal a déclaré que l’engagement en faveur du dialogue interreligieux n’exigeait pas des chrétiens qu’ils dissimulent ou renoncent à leur identité religieuse.
« Le dialogue interreligieux, pour être authentique et respectueux de la dignité humaine, ne peut se fonder sur la dissimulation de sa propre identité ».
Son Éminence a donc appelé l’Église à retrouver son caractère missionnaire, arguant que cela était « non seulement juste, mais urgent et nécessaire » dans les circonstances actuelles.
Le cardinal Müller a également établi un lien entre la perte de la foi en Occident et ce qu’il perçoit comme une crise plus profonde de la conception occidentale de la raison et de l’humanité. « L’Occident a perdu la foi parce qu’il a perdu la raison ».
Le cardinal a fait valoir que l’abandon du christianisme s’accompagne d’une remise en question des affirmations fondamentales concernant la nature humaine. Les religions offrant des réponses claires et des convictions fermes peuvent donc paraître attrayantes pour les personnes en proie à un doute spirituel.
L’alternative au nihilisme réside dans une foi centrée sur le Christ et compatible avec la raison.
« L’Occident se sauvera du posthumanisme et ne sera pas absorbé par d’autres religions s’il redécouvre la valeur de la mission ».
Dans la dernière partie de son discours, le cardinal Müller a appelé les chrétiens à réaffirmer le Christ et le caractère unique du salut chrétien plutôt que de répondre au déclin du christianisme en réduisant les exigences de la foi.
Son Éminence a soutenu que l’Église devait retrouver la conscience de sa mission et replacer le Christ au cœur de son message. Le cardinal Müller a réaffirmé le principe selon lequel « hors de Jésus-Christ, point de salut », adressant son appel aux chrétiens et à l’Europe, qui, selon lui, s’éloigne de plus en plus de ses racines chrétiennes.
Le cardinal Müller a conclu en liant le rétablissement de la foi chrétienne à une compréhension renouvelée de la dignité humaine.
« Ce n’est que lorsque l’Occident replacera Dieu au centre que l’homme redeviendra pleinement humain ».
Le délitement de la famille à la source de la crise démographique
En 2025, la France a enregistré environ 645.000 naissances, le niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale, et la fécondité est tombée à 1,56 enfant par femme. La Fondapol vient de publier une étude intitulée «Conjugalité, sexualité, natalité. La triple récession du couple parental ». Hélène Calas y écrit :
Cette crise de la natalité est d’abord une crise de la conjugalité. Le célibat durable progresse, on se met en couple plus tard, on a son premier enfant plus tard. Les cadres où l’on se rencontrait autrefois (la famille, le voisinage, les associations, la paroisse, les fêtes) se sont érodés et rien n’est venu prendre leur place, sinon les applications. Or celles-ci ont installé une logique qui leur est propre : l’impression d’un choix illimité, le swipe1, la gamification2, tout pousse à chercher mieux plutôt qu’à s’arrêter, à garder la porte ouverte plutôt qu’à s’engager. Le couple reste pourtant très désiré (80% des 18-30 ans en font un idéal), mais il doit désormais composer avec l’autonomie, la carrière, les loisirs, le développement personnel. On veut toujours le couple ; on supporte moins bien les compromis, les renoncements et les imperfections que suppose sa durée.
Aussi, elle explique :
Le principal enseignement de l’étude tient en une phrase : une politique de natalité ne peut pas se contenter d’aider les gens une fois que l’enfant est envisagé ou déjà là. Le logement, les allocations, les modes de garde restent indispensables, mais ils arrivent en aval. Il faut aussi s’occuper de ce qui rend possibles, en amont, la rencontre, le couple et le désir d’enfant. […]
La dénatalité, au fond, n’est pas une crise de la fécondité qu’on pourrait traiter isolément. C’est l’une des plus profondes conséquences de la crise du lien et du temps long. Une culture de l’immédiat, de l’optimisation et du réversible rend plus difficiles les trois expériences dont dépend toute parentalité : rencontrer, s’engager, durer. La question n’est donc plus seulement de savoir comment faire remonter les naissances, mais comment permettre à ceux qui veulent un couple et des enfants de transformer ce désir en projet de vie.
50 années de politique anti-familiale, de promotion de l’individualisme, du sexe facile, de dénigrement de l’engagement, de destruction de l’indissolubilité ont pour conséquence une crise de la démographie, participante au suicide français.
GPA : un milliardaire chinois père de plus de 100 enfants
Une Californienne qui porte un enfant par le biais d’un contrat de gestation pour autrui a été stupéfaite d’apprendre que le père de l’enfant est un milliardaire chinois qui aurait déjà fait naître entre 100 et 300 enfants de mères porteuses américaines.
Cette femme est une mère célibataire d’une fillette de sept ans. Elle a été attirée par une annonce proposant 120 000 $ à des femmes pour devenir mères porteuses. L’agence qui a négocié le contrat de gestation pour autrui, Patriot Conceptions, a indiqué que le père d’intention était un homme célibataire souhaitant agrandir sa famille. Elle a été choquée d’apprendre l’identité du père de l’enfant qu’elle portait, enceinte de 12 semaines.
« Je me sens prise au dépourvu, je me sens trompée ». « On dirait qu’il est en train de constituer une armée. C’est dingue… Je ne comprends pas ses motivations. Je sais juste que ça va être dur pour les enfants. »
Lorsqu’elle a appris qu’elle était l’une des plus de 20 mères porteuses avec lesquelles Xu Bo travaillait actuellement, elle a déclaré avoir eu l’impression de faire partie d’une usine à bébés.
« L’agence aurait dû faire preuve de beaucoup de transparence avant même la mise en relation… concernant la personne pour qui vous alliez avoir un enfant et la composition de votre famille ». « C’est vraiment horrible d’y participer ». « On se demande même si c’est légal. Tout le monde, à chaque étape, donne son accord, établit des accords, et au final, c’est la mère porteuse qui se retrouve avec la moitié des informations qui compte. »
De son côté, le milliardaire chinois a déclaré dans un communiqué que « plus d’enfants apportent plus de bénédictions » et qu’il aspire ardemment au développement de la nation chinoise.
Les enfants de Xu Bo, nés de mères porteuses américaines aux États-Unis, possèdent la nationalité américaine. Ainsi, bien qu’élevés en Chine communiste, ils pourront non seulement voter aux élections américaines, mais aussi se présenter à des fonctions politiques aux États-Unis, y compris à la présidence, dès l’âge de 35 ans.
Xu Bo a lui-même publié sur le compte de sa société Duoyi Network : plus de 100 bébés américains qu’il a obtenus grâce à des services de gestation pour autrui ! L’ancienne compagne de Xu Bo a affirmé qu’il avait au moins 300 enfants. Xu Bo n’en reconnaît avoir que plus de 100.
Le cas de Bo est loin d’être isolé. En réalité, il révèle une tendance inquiétante. Suite à la publication d’une enquête du Wall Street Journal , les sénateurs républicains américains Tom Cotton (Arkansas) et Rick Scott (Floride) ont adressé, en début d’année, une lettre au ministère de la Justice demandant l’ouverture d’une enquête sur les « centres de gestation pour autrui gérés par des ressortissants étrangers ».
« Des informations alarmantes indiquent que des ressortissants chinois exploitent systématiquement les lois américaines sur la gestation pour autrui et le droit du sol ». « Ces enfants seront un jour en droit de voter aux élections américaines, d’accéder à des postes sensibles ou de servir les intérêts de Pékin, tout en devant prêter allégeance au PCC ».
Parlement européen : Valérie Hayer s’en prend au pape
Valérie Hayer, Présidente du groupe Renew Europe – le groupe d’Emmanuel Macron- au Parlement européen depuis le 25 janvier 2024, et député européen depuis le 2 juillet 2019, réélue le 9 juin 2024, vient de s’en prendre au pape à propos de l’Intelligence artificielle :
Le Pape est le chef spirituel d’une Église qui rassemble plus d’1,4 milliard de fidèles dans le monde. Valérie Hayer est une responsable politique semi-inconnue.
Réglementer, interdire, multiplier les barrières et restreindre les libertés au nom de sa vision de l’Europe, ce n’est pas de la « philosophie ». C’est faire de la politique.
Et en démocratie, une doctrine politique ne s’érige pas en vérité supérieure. Elle se confronte au suffrage universel.
Aux dernières européennes, la liste de Valérie Hayer a recueilli 14,6 % des voix en France.
— Fabrice Leggeri (@FabriceLeggeri) September 16, 2026
Les évêques de France ont-ils tendu un piège au Pape.
De Jean Marensin, historien, pour le Salon beige:
La perspective de la visite du Pape en France suscite une ferveur que l’on n’avait pas connue depuis longtemps. Il est normal que les Français se réjouissent d’accueillir leur père. D’autant qu’il porte un nom français et a en partie une ascendance française. Avec quelques ambiguïtés cependant dans ce bon accueil. Les catholiques dits « progressistes », ravis de l’excommunication des nouveaux évêques de la Fraternité Saint Pie X croient, à tort ou à raison, que le Pape est de leur bord.
La visite à Paris et à Lourdes est normale.
La visite à Metz pose, elle, des questions. Léon voulait une ville de province ; les évêques français lui ont proposé la ville de Robert Schuman. Le Pape voudrait en profiter, avec des responsables religieux non catholiques, pour lancer un appel à la paix. Excellente idée au moment où en Europe de l’Ouest tout le monde fourbit ses armes en attendant une grande guerre continentale contre la Russie, à laquelle des forces sombres des deux côtés de l’Atlantique semblent pousser.
Mais si un pareil appel devait se référer à Robert Schumann, quel singulier malentendu !
Car, disons-le, ce sont les héritiers de Robert Schumann qui, aujourd’hui, en Europe occidentale poussent le plus à la guerre, avec une ardeur proportionnelle à leur engagement pour une Europe supranationale. Par exemple Macron, Merz, Von der Leyen…
Il n’est pas sûr que les évêques de France et d’Europe (sauf la Pologne), dont le logiciel reste celui de la vieille démocratie chrétienne pro-européenne, aient compris cela.
Pour la majorité de évêques de France, la construction européenne est sacrée. Ils étaient pétainistes, ils n’ont pas voulu être gaullistes, ils sont devenus démocrates-chrétiens et donc centristes et « européens ».
Ils ont ignoré les sages déclarations de Jean-Paul II, pour qui l’Eglise était certes favorable à la coopération des pays d’Europe mais n’avait pas à se prononcer sur ses modalités institutionnelles.
Le pape François a aussi su prendre des positions équilibrées, qui n’ont pas fait l’unanimité en Europe, sur les grandes crises internationales (Ukraine, Proche-Orient). Interrogé sur une récente vague « populiste » aux élections européenne, par des journalistes qui pensaient qu’il allait la condamner, il répondit que « ceux qui gouvernent doivent savoir écouter les peuples », ce qu’on a oublié depuis longtemps à Bruxelles.
Macron a été élu deux fois 2017 et 2022. Chaque fois, il s’est trouvé un archevêque français pour dire, officieusement au nom de ses collègues, qu’il allait voter pour lui. Cela pour « sauver l’Europe » menacée pensaient-ils par les « populistes » (ou les peuples ?).
Macron dont de hauts personnages de l’Eglise, parmi lesquels l’archevêque Gadecki, président de la conférence épiscopale de Pologne, ont dit qu’il était possédé (par qui, nous le laissons à deviner). En tous cas, les Français ont vu voir comment, depuis 2017, il prend parti chaque fois qu’il le peut contre les intérêts de la France et contre les positions de l’Eglise. Lourde croix à porter pour ceux qui aiment notre pays.
Le même Macron s’agite pour faire monter la tension avec la Russie.
Dans les années trente, les extrémistes, partisans de régimes totalitaires, poussaient à la guerre, tandis que les centristes, modérés ou radicaux et même socialistes, au pouvoir à Paris et à Londres, voulaient la paix. Par un renversement dont l’histoire nous offre maints exemples, aujourd’hui, c’est l’inverse : les centristes-européistes veulent une guerre avec la Russie. Comme tous les idéalistes (ou idéologues), ils sont inaptes au compromis, tandis que les prétendus extrémistes refusent la guerre.
Que la conférence des évêques d’Europe ait récemment appelé à un réarmement (non moral mais militaire) de l’Europe occidentale, calqué sur les positions de l’OTAN, montre combien le contexte actuel peut en égarer certains.
Non seulement le parrainage de Robert Schuman serait bien mal choisi mais le personnage, fait vénérable à la suite des pressions de la commission de Bruxelles et des Lorrains, est aujourd’hui contesté. Il a voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il a passé la guerre caché dans des monastères. On sait aujourd’hui que la fameuse déclaration Schuman du 9 mai 1950, dont on dit quelle fut le point de départ de la construction européenne, fut rédigée par l’agnostique Jean Monnet à l’ambassade des Etats-Unis et qu’il n’eut qu’à la lire devant les journalistes.
S’il fut de manière presque continue ministre de la IVe République, c’est sans doute que le vieux paysan mosellan était plus madré qu’on ne croit, c’est surtout que Washington a jugé qu’il serait un allié docile.
Faut-il aller plus loin et penser que les évêques français ont tendu un piège au pape Léon XIV ? D’une part en organisant sa venue en pleine campagne électorale, une campagne qui pourrait virer à la guerre civile, ensuite en poussant le Pape vers des positions européennes, c’est-à-dire bellicistes qui iraient dans le sens des macroniens et apparaîtraient comme une condamnation du vote Le Pen. Déjà une visite prévue à un centre de soins palliatifs (critique implicite de Macron qui a tant poussé pour qu’il y ait une loi sur l’euthanasie) a été remplacée par celle d’un centre d’accueil pour migrants (critique implicite du RN). Certaines collusions étranges entre les hautes sphères de l’Eglise et le président, qui pourtant méprise les évêques, le laissent craindre.
On peut faire confiance à l’habileté du Pape pour éviter ces pièges, mais cela lui aurait été plus facile s’il était allé à Lisieux plutôt qu’à Metz…
Jean MARENSIN
La paix liturgique est possible : le laboratoire de Saint-Germain-en-Laye
Nous avons interrogé Cyril Farret d’Astiès, président de l’association Les Franciscaines à Saint-Germain-en-Laye qui s’attache à promouvoir et développer l’accès au vetus ordo dans cette ville importante du diocèse de Versailles :
Avec la paroisse, vous organisez début octobre un week-end dédié au huitième centenaire du « transitus », la naissance au ciel de saint François d’Assise, avec, notamment, le lancement d’une tournée du chœur Ephata et la représentation de la cantastoria « Le Fou d’Assise » qui avait rencontré un grand succès au printemps à Saint-Germain-l’Auxerrois. C’est l’occasion de revenir sur l’existence originale de cette communauté traditionnelle. Pouvez-vous nous rappeler un peu votre histoire ?
Cyril Farret d’Astiès : Vous avez raison de relever l’aspect original de la communauté des Franciscaines. Il est effectivement assez atypique, mais nous pensons qu’il pourrait aussi servir de matrice plus large à la mise en œuvre de la paix à laquelle le pape Léon XIV a appelé au début de son pontificat et que promeut sa belle devise augustinienne : In illo uno unum.
La sainte Liturgie écrivait le pape Paul VI « est la source première de cet échange divin dans lequel la vie de Dieu nous est communiquée ; elle est la première école de notre âme. » Malheureusement depuis quelques décennies, la liturgie est devenue un lieu de dispute, d’affrontements et de scandales.
En 2023, dans un contexte général de tensions et de doutes, sous le pontificat du pape François, alors que son motu proprio Traditionis custodes fermait des portes largement ouvertes par Benoît XVI, a été accordée la célébration de la messe traditionnelle chaque dimanche et pour les grandes fêtes dans une chapelle de la ville de Saint-Germain-en-Laye. Cette mission est assurée par le curé et ses vicaires avec un grand souci pastoral et une véritable attention au respect de l’esprit et de la lettre des livres liturgiques antérieurs à la réforme post-concilaire.
Cet accord n’est cependant pas totalement tombé du ciel ?
Pas totalement. Mais nous ne sommes que des instruments ; c’est assurément la Providence divine qui était à la manœuvre. La première messe a été célébrée à la chapelle des Franciscaines le dimanche de Laetare 2023, qui tombait cette année-là le jour de la fête de saint Joseph. Vous m’accorderez qu’il est bien difficile de ne pas y voir la main du Bon Dieu ! Il faut en effet se souvenir que des années de confrontations, parfois bien dures, ont d’abord prévalues. Je ne souhaite pas spécialement évoquer les différents épisodes qui ont émaillé cette histoire douloureuse, vos lecteurs trouveront bien des choses sur internet et dans les archives du Salon Beige pour assouvir leur curiosité. Après ces nombreuses années d’oppositions et de déchirures locales au sujet de la libre jouissance du patrimoine liturgique antérieur à la réforme des années 1960, avec la grâce de Dieu et la sagesse de personnes qui ont cherché sincèrement et charitablement une voie d’apaisement, une solution pérenne, réaliste, fructueuse a vu le jour il y a trois ans, avec une deuxième étape importante cette année (au niveau pratique avec un usage entièrement dédié au vetus ordo de la chapelle, mais aussi par augmentation de l’offre sacramentelle et pastorale).
Pouvez-vous dresser un petit portrait de cette communauté des Franciscaines ?
La communauté croît régulièrement (plus de 200 fidèles à présent chaque dimanche), accueillant des convertis, des familles, des voisins, des catholiques attachés depuis toujours à la liturgie traditionnelle ou qui la découvrent… Certains sont très liés à la fraternité Saint-Pie X et d’autres n’avaient jamais entendu parler de l’ancien rit avant de pousser la porte de la chapelle. Comme partout en ce moment me semble-t-il, nous voyons arriver des personnes qui ont soif de sacré, de transcendance, de beauté, d’exigence, de cohérence, qui n’ont reçu aucune formation et qui n’ont pas non plus d’apriori. Le vénérable rit les subjugue par sa verticalité, et sa capacité à lever le voile du surnaturel en total contraste avec notre époque vulgaire, horizontale et technique. Ils nous disent leur enthousiasme et leur émerveillement pour cette liturgie et la beauté du chant grégorien qui lui est si intimement lié.
Grâce à notre évêque, monseigneur Crépy, à son vicaire général monseigneur Boulle et à notre curé le père L’Hirondel, grâce aussi à la bonne intelligence des fidèles de part et d’autre, la paix règne à présent dans toute la paroisse.
Il ne s’agit cependant pas de prétendre, par une forme d’irénisme, que nous sommes tous, tout le temps et en tous points d’accord sur tous les sujets. Mais, recherchant le bien des âmes et appliquant une sentence de saint Augustin, la charité fraternelle règne et la louange de Dieu se déploie : In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas.
Des activités jaillissent en complément de la messe et de son service. Par exemple une confrérie de messieurs dédiée aux âmes du purgatoire ou l’organisation conjointe du week-end « franciscain » des 2, 3 et 4 octobre prochains.
La colonne vertébrale qui guide farouchement notre groupe de laïcs c’est une triple fidélité. Fidélité à notre mère l’Église. Fidélité au vénérable patrimoine liturgique qui est le bien commun spirituel et irrévocable de toute l’Église latine. Fidélité à l’esprit de la chapelle qui nous accueille, toute imprégnée d’esprit franciscain infusé pendant près de cent ans par des sœurs de cet ordre qui ont à présent disparues.
Quelle leçon plus universelle en tirez-vous ?
J’en vois essentiellement deux :
Premièrement, cette petite histoire locale et bien modeste confirme l’engouement et l’attente réelle des fidèles pour le vetus ordo. Partout où il est proposé de manière véritablement charitable avec un réel bon sens pastoral, il voit des communautés se structurer et grandir, pas uniquement numériquement mais aussi spirituellement.
Deuxièmement la mise en œuvre intelligente du vetus ordo (c’est-à-dire à un horaire familial, en un lieu idoine, par des desservants bienveillants), contrairement à ce qui est parfois asséné, apporte la paix. Une paix chrétienne qui, contrairement à la pratique moderne, n’est pas la victoire d’un camp par la soumission d’un autre, mais la recherche d’un ordre juste qui laisse à Dieu le soin de résoudre avec le temps les doutes subsistants.
Pour toute information [email protected]
Billetterie Le Fou d’Assise https://www.ensemblephata.com/event-details-1/saint-germain-en-laye-1

Fin des temps, fin du monde, jugement dernier : faites-vous vraiment la différence ?
Fin des temps, fin du monde, Jugement dernier… Ces expressions nous sont devenues familières. Nous les retrouvons dans les articles de presse, dans les livres et jusque dans les vidéos les plus accrocheuses diffusées sur les réseaux sociaux. Mais savons-nous réellement ce qu’elles signifient et, surtout, faire la distinction entre elles ?
Nous souhaitons lever le voile sur ces grands passages de l’humanité évoqués dans l’Évangile et, avec le discernement nécessaire, dans les prophéties de nombreux mystiques catholiques.
LA FIN DES TEMPS
La fin des temps correspond à une réalité théologique qui s’inscrit dans l’histoire de l’humanité. Dans le Nouveau Testament, les « derniers temps » commencent, au sens large, avec la venue du Christ. D’un point de vue prophétique, ils désignent plus particulièrement le temps au cours duquel se succèdent les signes et les grands événements conduisant l’humanité vers l’accomplissement final de son histoire.
La fin des temps a donc déjà commencé. Elle se manifeste notamment par des signes précurseurs — guerres, famines, épidémies, persécutions, etc. Dans l’Évangile, ceux-ci ne permettent pas de connaître la date de la fin : ils sont avant tout un appel à la vigilance, à la conversion et au retour à Dieu.
Ces bouleversements toucheraient progressivement ce que nous connaissons de notre monde : sociétés, systèmes politiques, rapports entre les nations, cultures et croyances. Pour mieux se repérer dans cette longue succession d’événements, les prophéties catholiques distinguent plusieurs grandes étapes : les épreuves et les châtiments, le règne d’un Grand Monarque, une période de paix et de prospérité puis l’épreuve de l’Antéchrist et les événements précédant le retour glorieux du Christ.
Les sept Églises de l’Apocalypse apportent une autre clé de lecture de la fin des temps. Le vénérable Barthélemy Holzhauser (1613-1658) les interprétait comme autant d’âges successifs de l’histoire de l’Église.
LA FIN DU MONDE
La fin du monde relève d’une autre réalité : elle marque l’achèvement définitif et inéluctable de l’histoire terrestre. Il ne s’agit donc plus d’une succession de bouleversements, mais de l’accomplissement ultime du dessein de Dieu.
La différence est essentielle : durant la fin des temps, les signes sont encore un appel à la conversion et à la préparation ; avec la fin du monde, l’histoire terrestre elle-même arrive à son terme. Le temps laissé à l’humanité pour cheminer et revenir à son Créateur s’achève alors. Dieu conduit sa création à son accomplissement définitif.
La « fin du monde » ne signifie cependant pas, dans la foi catholique, l’abandon ou l’anéantissement définitif de la création de Dieu. L’espérance chrétienne conduit au contraire vers cette promesse de l’Apocalypse :
« Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle. » (Ap 21, 1)
LE JUGEMENT DERNIER
Enfin, le Jugement dernier n’est pas simplement un autre nom donné à la fin du monde. Il en constitue l’un des événements ultimes : le jugement de l’humanité tout entière, lié à la résurrection des morts et au retour glorieux du Christ. Il ne doit pas être confondu avec le jugement particulier, qui concerne l’âme de chacun au moment de la mort. Le Jugement dernier marque ainsi l’accomplissement définitif de l’histoire humaine selon le dessein de Dieu.
Jésus lui-même en donne une représentation très forte dans l’Évangile selon saint Matthieu :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui. » (Mt 25, 31-32)
Ce jugement manifestera pleinement aux yeux de tous, la vérité sur la relation de chaque homme à Dieu et sur le bien et le mal accomplis au cours de l’Histoire. Il révélera également comment, malgré les injustices, les persécutions et le mal qui auront traversé les siècles, la Providence divine aura conduit l’Histoire vers cet accomplissement.
UNE MEME HISTOIRE, DES REALITES A DISTINGUER
Fin des temps, fin du monde et Jugement dernier ne sont donc pas de simples synonymes. Ces expressions sont intimement liées et s’inscrivent dans une même histoire, celle du monde crée par Dieu.
Mais entre notre époque et cet accomplissement final, que se passera-t-il ? qu’adviendra-t-il du monde une fois le règne du roi très chrétien advenu ?
C’est pour apporter des repères simples que les Éditions Résiac publient le Volume 2 de la Chronologie des temps de la fin. Là où le premier volume s’arrêtait au règne du Grand Monarque, cette nouvelle brochure poursuit la chronologie jusqu’à l’Antéchrist, la fin du monde et le Jugement dernier. Toujours dans le but de se rapprocher de la vérité de Dieu, elle propose, dans un format accessible à tous, l’essentiel pour remettre ces événements dans leur ordre et avancer avec davantage de clairvoyance. Des repères précis, complétés par la clé de lecture offerte par l’interprétation des âges de l’Église du vénérable Holzhauser, permettent de mieux comprendre la succession des événements.
Découvrez dès maintenant la nouvelle brochure : https://www.resiac.fr/propheties/12231-chronologie-des-temps-de-la-fin.html
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
V. L’affaire Epstein, une bombe à fragmentation
D’Antoine de Lacoste :
Olivier Colom, fut conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy puis fut recruté par la banque Edmond de Rothschild, comme nous l’avons indiqué dans notre précédent article. C’est lui qui, en 2013, introduisit Jeffrey Epstein auprès d’Ariane de Rothschild. Rappelons que c’est le diplomate norvégien Terje Rod-Larsen qui fit l’intermédiaire entre Epstein et Colom.
La relation avec la banque franco-suisse Edmond de Rothschild fut très fructueuse pour le pédophile grâce surtout à Ariane de Rothschild qui va tomber sous son charme sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Rien ne sera rationnel dans cette relation, sauf si l’on considère que beaucoup de chemins mènent à Israël, ce qui donne alors une grille de lecture plus vraisemblable que le charme irrésistible du pédophile auquel on ne peut que succomber. S’il y en a encore pour y croire…
Ariane de Rothschild a un parcours peu commun. D’origine allemande, Ariane Langner est née au Salvador en 1965. Après un MBA aux Etats-Unis, elle travaille dans des salles de marché à New-York, en Australie puis à Paris pour l’assureur américain AIG. C’est là qu’elle fait la connaissance de Benjamin de Rothschild qu’elle épouse en 1999. Benjamin est le fils unique d’Edmond, le fondateur de la banque. Elle monte rapidement dans la hiérarchie, dirige les activités non bancaires du groupe (vin, hôtellerie) puis la banque. En 2015, elle devient présidente du comité exécutif du groupe. Il s’agit d’une ascension étonnante pour quelqu’un qui n’est pas un Rothschild de naissance. Benjamin meurt en 2021, Ariane devient propriétaire et directrice générale de l’ensemble du groupe. Ce sont les « Epstein files », ceux diffusés en janvier 2026 notamment, qui vont cruellement mettre en lumière ses liens avec Epstein.
De 2013 à 2016 plus de 5500 courriels furent échangés entre le délinquant sexuel et la banquière. Rappelons que les premiers ennuis judiciaires d’Epstein remontent à 2008 et sont parfaitement visibles sur internet.
Durant cette période, 45 millions de dollars de commissions lui sont versées conjointement par la banque et un milliardaire canadien, Mortimer Zuckerman, pour des conseils successoraux. Tous les experts sont unanimes pour juger ces sommes disproportionnées, mais nous avons constaté maintes fois que c’est toujours ainsi. Il convient d’ajouter 25 millions de dollars suite à un contrat passé entre la banque et Southern Trust, société d’Epstein pour des « analyses de risque » dont on aimerait bien connaître la teneur. Le contrat fut signé par Ariane elle-même.
Les relations étaient si fortes entre les deux, qu’Ariane fit au moins un séjour sur la fameuse île des Caraïbes d’Epstein, Little Saint James, en novembre 2014. Le plus fort est qu’elle y emmena trois de ses filles, toutes adolescentes. Certes, il avait été condamné pour sollicitation de prostitution et non pour viol sur mineures (un scandale de plus) mais tout de même ! Il tentera d’ailleurs par la suite de faire entrer l’une d’elles à l’université de Columbia mais n’y parviendra pas.
Dans notre précédent article, nous avons parlé des liens étroits existant entre Epstein et l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak. Selon les derniers documents mis enfin en ligne par le DOJ (Département de la justice) le 30 janvier dernier (il en manque encore beaucoup !), Epstein a organisé une rencontre importante entre Barak et Ariane de Rothschild en 2014. Ils ont beaucoup de choses en commun, en particulier les ennuis judiciaires de leurs banques respectives pour évasion fiscale et blanchiment. La banque Edmond de Rothschild et son confrère la banque Julius Baer sont en effet au cœur d’une vaste enquête de la justice suisse et l’étau se resserre inexorablement. Les deux établissements cherchent à négocier.
Or, Ehud Barak vient de rejoindre Julius Baer. Olivier Colom commente ce recrutement à travers des courriels échangés avec Epstein, où pointe le regret que l’Israélien ait préféré rejoindre Baer plutôt que Rothschild. Ce n’est pas grave pour Epstein qui a ainsi deux amis dans deux banques différentes. Il jouera les intermédiaires avec les autorités helvétiques et la Banque Rothschild ne paiera finalement que 45 millions de dollars d’amende, ce qui paraît absolument dérisoire compte tenu de la gravité et de l’ampleur des fraudes constatées : ce sont des milliards de dollars qui ont échappé au fisc américain.
Il est maintenant établi que le duo Epstein-Ehud Barak a travaillé pour aider Israël. La banque Rothschild a été plus discrète et s’est souvent contentée de financements indirects par le truchement de Southern Trust, la société d’Epstein. Plusieurs enquêtes menées par l’excellent site Drop Site News apportent des éléments intéressants à partir du dépouillement des millions de documents « Epstein files » maintenant disponibles. Le titre de l’un des articles est très clair : « Jeffrey Epstein a courtisé la banque Rothschild pour financer l’empire des cyberarmes israéliennes ». En revanche, l’article n’apporte pas la preuve que la banque Rothschild a directement financé des cyberarmes israéliennes.
La société américano-israélienne Carbyne Ltd, spécialisée dans les systèmes d’interventions rapides de géolocalisation de données, a ainsi été financée à ses débuts par Barak et Epstein, mais Rothschild n’apparaît pas.
« Une affaire qui concerne surtout les Etats-Unis d’Amérique »
Quand Emmanuel Macron a déclaré, le 9 février dernier, que l’affaire Epstein était « une affaire qui concerne surtout les Etats-Unis d’Amérique », beaucoup lui ont reproché ce propos. Il n’est pourtant pas si éloigné de la vérité, sous réserve bien sûr de la publication ou de l’exploitation de nouveaux documents qui infirmeraient cette réalité.
Certes, plusieurs éléments et plusieurs personnes importantes sont Français dans cette affaire tentaculaire et, peut-être, unique.
Il y a tout d’abord le gigantesque appartement d’Epstein (800 m2), situé avenue Foch, à Paris, où il recevait ses proies. Il y a également l’organisation de nombreuses fêtes à Saint-Tropez. Le pédophile y participait ou en organisait dans de somptueuses villas louées plusieurs centaines de milliers d’euros la semaine ou le mois. Des affaires s’y sont peut-être nouées, mais nous n’en savons rien à ce stade. Ce qui est établi, ce sont des frasques festives et sexuelles sans fin, des participants qui savaient très bien ce qu’ils allaient trouver et des mannequins venus du monde entier avec une prédilection pour l’Europe de l’Est.
Peu de noms ont filtré et ils n’ont pas grand intérêt dans le cadre de notre enquête, comme l’Italien Flavio Briatore, directeur d’une écurie de formule 1. La malheureuse Virginia Giuffre (dont nous avons parlé dans un précédent article) a affirmé y avoir été violée par le propriétaire français d’une chaîne d’hôtels, mais elle ne se rappela pas de son nom et son « suicide » très opportun empêchera sans doute de dévoiler son identité, comme celle d’ailleurs de beaucoup de clients d’Epstein.
Deux hommes ont joué un rôle important comme « rabatteurs » de mannequins. Tout d’abord Jean-Luc Brunel. Il était la plaque tournante française du réseau sexuel d’Epstein, un de ses plus proches assurément. Lui aussi s’est opportunément suicidé en prison. La justice française clôtura alors le dossier mais vient de le rouvrir, gênée de sembler pressée de ne pas vouloir connaître la vérité.
Le deuxième homme est Daniel Siad. D’origine kabyle, il avait la double nationalité suédoise et algérienne. Depuis quelques mois, il vivait en France, à Colombes. Le 20 juillet dernier, il a été retrouvé mort à son domicile, sans trace de coup. Son avocate plaide son innocence et affirme que son client « se sentait en danger ». Une enquête est en cours sur les causes de sa mort et l’on attend toujours d’en savoir plus. Lui aussi s’occupait de mannequins et travaillait comme rabatteur pour Epstein.
Des activités françaises donc pour notre prédateur, mais à ce stade, aucune trace d’hommes d’affaires importants tenus par des frasques sexuelles ou faisant partie d’un groupe pro-israélien type Mega Group.
Certes, il y a Jack Lang, le parasite en chef de notre chère et vertueuse république. Epstein lui a souvent permis, ainsi qu’à sa fille, de vivre à ses crochets, ce qui est la marque de fabrique de ce lamentable individu. Pour autant, aucune activité stratégique intéressante ne peut être relevée pour l’instant.
Il faut maintenant conclure cette série d’articles, même si beaucoup reste à apprendre.
L’affaire Epstein est une affaire américano-israélienne. Les Maxwell, père et fille, travaillaient certainement pour le Mossad, et rendaient nécessairement des comptes à la CIA. Epstein fut un instrument ou un agent, nous penchons pour la deuxième solution.
C’est une bonne raison pour que beaucoup de secrets soient encore bien gardés.
L’école publique est souvent privée… de professeurs, de discipline…
Pendant que les franc-maçons entrent en guerre contre l’enseignement libre, une enquête de Zone interdite, sur M6, nous apprend, ou nous confirme, que l’école publique souffre :
Des élèves privés de professeurs pendant des mois, un chef d’établissement démuni face à l’impossible défi du remplacement, des enseignants insultés ou frappés par leurs propres élèves, des parents qui bafouent l’autorité et un niveau scolaire en chute libre…
911 agressions en 2023 soit +25 % en un an et 2 859 démissions entre 2023 et 2024.
Pendant un an, les journalistes de Zone interdite ont enquêté au cœur de l’Éducation nationale, parfois en caméra cachée, pour révéler des dysfonctionnements invraisemblables. Ils se sont infiltrées comme surveillants dans des établissements. Ils ont aussi été recrutés comme prof de français avec un diplôme en communication. Dans les deux cas, aucun contrôle n’a été effectué.
- À 28 ans, Jeanne a reçu dans son collège une lettre de menace de mort avec un cercueil et trois noms : Samuel Paty, Dominique Bernard… et le sien.
- Près de Dijon (Côte-d’Or), Stéphanie, professeure agrégée, s’est barricadée face à un élève de 14 ans revenu en cours avec un couteau de vingt-trois centimètres. Le garçon a écopé de 4 ans de prison.
- À Sanary-sur-Mer dans le Var, une enseignante a été poignardée en plein cours.
- Même l’école primaire n’est pas épargnée, à Châtillon-Coligny (Loiret), une mère a mis des coups de poing à la maîtresse de son fils, sans le moindre regret.
Épuisés, de plus en plus de professeurs craquent. Et quand ils sont absents, ils ne sont pas remplacés. Seuls 10 % des remplacements sont assurés. Près de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), des classes de 3e sont sans professeur depuis deux mois alors que le brevet approche. Comme solution, l’établissement leur a conseillé de regarder des tutoriels sur internet. Des parents comme Vincent, éboueur à Toulouse (Haute-Garonne), se voient contraints de poser des jours de congés pour faire eux-mêmes l’école à leurs trois enfants (alors qu’il faut demander une autorisation…).
Zone interdite a filmé une école à bout de souffle et pose, avec urgence, une question : est-il encore temps de sauver l’école de la République ?… Qu’en pense le maçon Trichard du GODF ?
Un minimalisme marial en accord avec Mater Populi Fidelis : Le cas du Cardinal Müller
La triste note doctrinale, Mater Populi Fidelis, promulguée l’an dernier par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi et approuvée par Léon XIV, rabaisse la grandeur de la Sainte Vierge en lui déniant sa Corédemption, (c’est-à-dire sa participation à l’acquisition des grâces de notre salut par les mérites de sa Compassion), ainsi que sa Médiation universelle dans la dispensation des grâces. Personne ne s’étonne que le Cardinal Fernandez nie cette doctrine traditionnelle, vu le peu de crédibilité doctrinale et d’autorité morale du préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, malgré le saint office qu’il occupe. En revanche, plus d’un catholique s’étonnera d’apprendre que le Cardinal Müller, qui s’est acquis ces dernières années une réputation de défenseur de la foi pour certaines prises de position louables sur d’autres sujets, a tenu sur la Sainte Vierge des propos peu conformes à l’enseignement pérenne du Magistère. Il s’est nettement déclaré contre la doctrine de la Corédemption et a écrit des pages ambiguës sur le dogme de la Virginité perpétuelle.
Est-ce « exagérer faussement per excessum » d’affirmer que Marie est notre Corédemptrice ?
Dans un livre publié en 2017, le Cardinal Müller, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, rejette le titre de Corédemptrice, en raison de la doctrine qui le fonde :
« Les théologiens et les prédicateurs doivent particulièrement éviter deux risques : d’une part, celui d’exagérer faussement per excessum, en attribuant à la Vierge ce qui ne lui est pas attribuable (par exemple, l’Église, malgré la place privilégiée de Marie dans l’œuvre du salut, ne l’appelle pas « co-rédemptrice », parce que le seul Rédempteur est le Christ et qu’elle-même a été rachetée sublimiori modo, comme le dit Lumen gentium [n° 53], et sert cette rédemption accomplie exclusivement par le Christ) ; et d’autre part, lui refuser per defectum les privilèges uniques qui lui sont dus par décision divine (Lumen gentium, n° 67) — c’est-à-dire des dogmes tels que son Immaculée Conception, sa maternité divine, sa virginité perpétuelle et son Assomption, corps et âme, à la gloire céleste. »
Selon le Cardinal Müller, le titre de Corédemptrice ne peut être accordé à la Sainte Vierge, car ce serait pécher par excès. La doctrine qui le justifie s’opposerait à l’unicité du salut en Jésus-Christ, l’unique Rédempteur qui seul opère le rachat du genre humain, et serait inconciliable avec la vérité dogmatique que Marie elle-même fut rachetée par le Christ, quoique de manière plussublime (par son Immaculée Conception). Il nie donc explicitement la doctrine de la Corédemption puisqu’elle impliquerait une exagération, et c’est pour cette raison, d’après lui, que ce titre ne serait pas autorisé par l’Église.
Les raisons du Cardinal Müller pour rejeter ce titre ne diffèrent guère de celles alléguées par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi dans Mater Populi Fidelis, et les critiques que l’on peut adresser à cette note doctrinale s’appliquent aussi bien au Cardinal. Mater Populi Fidelis aussi prétend qu’attribuer ce titre à Marie s’opposerait à l’unicité du salut en Jésus-Christ (cf. n° 47-48) et allègue aussi que son propre rachat, quoique unique, impliqueraitqu’elle ne peut pas contribuer par ses mérites au rachat d’autrui (cf. n° 33 et 67).
Et pourtant, que l’unicité du salut en Jésus-Christ ne soit nullement remise en question par le privilège de la Corédemption ressort clairement de l’enseignement du Magistère :
« Marie mérita très légitimement de devenir la réparatrice de l’humanité déchue… elle a été associée par Jésus-Christ à l’œuvre de la Rédemption, elle nous mérite de congruo, comme disent les théologiens, ce que le Christ Jésus nous a mérité de condigno, et elle est le ministre suprême de la dispensation des grâces. » (Saint Pie X, Ad diem illum).
Autrement dit, si seul le Christ, par sa Passion, mérita en stricte justice (de condigno) notre salut, cela n’empêche nullement qu’à la charité ineffable que sa Mère exerça dans sa Compassion, il ait plu à la libéralité divine d’accorder une valeur méritoire de congruité (de congruo), subordonnée à celle de son Fils, dans l’œuvre de notre rachat. C’est cette notion de mérite de convenance, pourtant enseignée clairement par saint Pie X, qui manque au propos du Cardinal Müller comme à Mater Populi Fidelis. Ce même enseignement magistral fut également omis du chapitre 8 de Lumen gentium, qui traite de la coopération unique de Notre-Dame à l’œuvre de notre salut, et comme le Cardinal Müller adhère à la lettre et à l’esprit du Concile, de même que les auteurs de Mater Populi Fidelis, rien d’étonnant à ce qu’il y ait accord entre eux sur cette question. Mais comment affirmer véritablement« la place privilégiée de Marie dans l’œuvre du salut » tout en jetant aux oubliettes cette notion de mérite de convenance de la part de la Mère de Dieu dans l’œuvre de notre rachat ?
En outre, l’enseignement pérenne du Magistère nous apprend que l’Immaculée Conception, par laquelle Marie fut rachetée de manière unique, n’empêche nullement qu’elle ait pu contribuer par ses mérites au rachat du reste du genre humain. Bien au contraire,le privilège de l’Immaculée Conception lui fut accordé précisément afin que ses mérites puissent être associés à ceux du Christ dansl’œuvre de notre rédemption. Cette raison d’être de son Immaculée Conception est impliquée par saint Pie X :
« Si la Vierge a été affranchie de la tache originelle, c’est parce qu’elle devait être la Mère du Christ : or, elle fut Mère du Christ afin que nos âmes pussent revivre à l’espérance des biens éternels. » (Ad diem illum).
Et cette finalité est exprimée plus clairement encore par Pie XII :
« Ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, toujours très étroitement unie à son Fils, le présenta sur le Golgotha au Père Eternel,… pour tous les fils d’Adam qui portent la souillure du péché originel; ainsi celle qui, corporellement, était la mère de notre Chef, devint spirituellement la mère de tous ses membres. » (Mystici Corporis).
Marie fut rachetée de manière plus sublime afin d’être non seulement la digne Mère de Dieu, mais aussi la Mère des hommes, c’est-à-dire leur Corédemptrice, de sorte « qu’elle a, avec le Christ, racheté le genre humain. » (Benoît XV, Inter sodalicia). En s’opposant à cet enseignement, le Cardinal Müller s’accorde, ici encore, avec Mater Populi Fidelis : chez les deux est omise la distinction, pourtant capitale, entre la grâce de l’Immaculée Conception, que Marie n’a pas méritée, et les grâces salvifiques que, par ses mérites de convenance, elle a pu obtenir par la suitepour le reste du genre humain. Mais admettre le fait de son Immaculée Conception, en omettant sa raison d’être, n’est-ce pas « lui refuser per defectum » la finalité que Dieu avait en vue en lui accordant ce privilège unique, qui n’est autre que sa Maternité divine et corédemptrice ?
Est-ce « exagérer faussement per excessum » d’affirmer stricto sensu la virginité in partu ?
Si le propos du Cardinal Müller sur la coopération de Marie à l’œuvre du salut est discutable, il y a encore d’autres sujets d’inquiétude dans sa doctrine mariale. Plus graves que sa dénégation de la Corédemption, (doctrine enseignée mais non encore définie solennellement par le Magistère), sont ses propos sur la Virginité perpétuelle qui, elle, est un dogme de foi. Le Magistère dit pourtant clairement que sa Virginité est perpétuelle précisément en ce qu’elle demeure intègre et inviolée avant, pendant et après la naissance de notre Sauveur.
Et pourtant, voici des propos troublants de la part du Cardinal Müller qui portent précisément sur la virginité de Marie in partu, pendant la naissance de Jésus :
« Il ne s’agit pas de phénomènes qui s’écarteraient des caractéristiques physiologiques naturelles dans le processus de mise au monde (comme la non–ouverture des voies d’accouchement, la non–violation de l’hymen et l’absence des douleurs de l’enfantement) ; il s’agit de l’influence salvifique de la grâce rédemptrice du Sauveur sur la nature humaine, qui avait été “blessée” par le péché originel. La profession de foi ne porte donc pas sur des détails somatiques qui seraient physiologiquement et empiriquement vérifiables. »
La charité nous incite à qualifier ce propos seulement de fort ambigu. Mais le Cardinal Müller semble bien suggérer que l’intégrité physique pendant la naissance (qualifiée de simple « détail somatique ») n’est pas un article de foi. Suffirait-il alors d’accorder seulement une signification purement métaphorique à la virginité pendant la naissance ? Le Cardinal Müller a l’air de le dire. Il affirme aussitôt après que « le contenu de la foi dans la Virginitas in partu est bien exprimé par Karl Rahner », et il cite celui-ci :
« “Mais cette proposition, qui est directement intelligible, ne nous offre pas la possibilité de déduire des affirmations sur les détails concrets du processus, qui seraient certaines et universellement contraignantes.” »
Le Cardinal Müller s’appuie ainsi sur Rahner comme sur une autorité sûre ; or pour celui-ci l’adhésion au dogme n’implique pas l’affirmation de l’intégrité physique pendant la naissance de Jésus. Que Rahner ose remettre en question le sens obvie de ces termes d’« intégrité corporelle » est clair dans cet autre passage :
« Qu’est-ce qui est réellement inclus dans le concept d’“intégrité corporelle” et qu’est-ce que cela implique ? … Par exemple, l’expansion normale des voies génitales lors d’une naissance complètement saine doit-elle être considérée comme une atteinte à “l’intégrité corporelle” ? Quelqu’un aura-t-il le courage de maintenir cela catégoriquement ? »
La réponse à cette question, de la part des Pères de l’Église (tels que saint Ambroise, saint Athanase, saint Jean Chrysostome, saint Cyrille de Jérusalem, saint Jérôme, saint Hilaire, saint Augustin, etc.), est claire : ils avaient, eux, le courage de maintenir catégoriquement, et stricto sensu, l’intégrité corporelle de Marie pendant la naissance. La virginité in partu possède sans doute pour ces Pères un sens spirituel, mais celui-ci se fonde sur le sens littéral et obvie qui, pour eux, ne fait pas de doute.
Saint Bernard, Docteur de l’Église, pour exprimer cette virginité inviolée pendant la naissance, cette intégrité corporelle comprise stricto sensu, cette naissance miraculeuse, emploie une belle image :
« Le nom de Marie, désigne l’étoile de la mer : c’est en effet avec bien de la justesse qu’elle est comparée à un astre, car de même que l’astre émet le rayon de son sein sans en éprouver aucune altération, ainsi la Vierge a enfanté un fils sans dommage pour sa virginité. »
Enfin, le Magistère est net sur ce sujet, puisque le Concile du Latran en 649 déclare :
« Si quelqu’un ne confesse pas, en un sens propre et véritable, que la vierge Marie est Mère de Dieu, puisqu’elle a, dans un sens propre et véritable conçu du Saint-Esprit le Verbe lui-même, sans semence, et l’a enfanté sans corruption, sa virginité demeurant inaltérable aussi après l’enfantement, qu’il soit condamné. »
L’intégrité corporelle doit donc être crue « en un sens propre et véritable », et l’on conçoit difficilement comment concilier avec cette déclaration la position de Rahner, et du Cardinal Müller à sa suite. Que dire sinon que seule la perfidie moderniste d’un Rahner‒ sur lequel on regrette que s’appuie le Cardinal Müller ‒ peut avoir l’audace de prétendre adhérer au dogme de la Virginité perpétuelle, tout en repoussant le sens obvie de la doctrine des Pères et des déclarations du Magistère sur la virginité in partu.
Vu ses propos sur « la place privilégiée de Marie dans l’œuvre du salut », qui excluent le privilège de sa Corédemption, et sur son intégrité corporelle dans l’enfantement, traitée de « détail somatique » qui ne serait pas objet de foi faute d’être « physiologiquement et empiriquement vérifiable », il semble clair, ‒ à moins d’une rétractation nette, qu’il n’a pas faite jusqu’à ce jour ‒, que le Cardinal Müller ne peut pas servir de pilier de la foi en la Vierge Marie.
Nous trouvons, en revanche, un pilier solide chez saint Bernard, à qui on attribue la devise : De Maria numquam satis : De Marie on ne dira jamais assez. Pour exprimer la grandeur des privilèges que Dieu lui accorde afin de faire d’elle une digne Mère de Dieu, ce saint ne trouve pas de mots adéquats. Cet adage ne signifie pas que ses perfections sont sans mesure (ce qui n’appartient qu’à Dieu), mais qu’elles doivent se mesurer à sa dignité de Mère de Dieu, qui réclame une telle sainteté, dit Pie IX dans Ineffabilis Deus, que « nulle autre pensée que celle de Dieu même ne peut en mesurer la grandeur ». Évidemment, cette célèbre devise s’accorde mal avec la crainte « d’exagérer faussement per excessum », en l’honorant du titre de Corédemptrice, et en affirmant sa Virginité perpétuelle telle que l’Église l’a toujours entendue. Au contraire, il est à craindre que la devise qui s’accorderait mieux avec la doctrine mariale du Cardinal Müller serait plutôt : De Maria ne quid nimis : De Marie, rien de trop. Or, sous l’apparence de modération que se donne le Cardinal, il y a, en réalité, un morne minimalisme, un obscurcissement doctrinal. En vérité, attribuer à Notre-Dame le titre de Corédemptrice n’est nullement de trop, mais s’harmonise avec la doctrine pérenne du Magistère ; et professer au sens plénier son intégrité virginale inaltérable n’est nullement excessif, mais n’est rien d’autre que l’intégrité dogmatique vaillamment défendue par les Pères et clairement définie par le Magistère.
‒ Karen Darantière, Organisatrice du Colloque sur la Corédemption à Paris en mai 2025
Évangéliser sur les réseaux sociaux
Dans ce deuxième épisode de Notre-Dame de Chrétienté, l’abbé Raffray dresse un état des lieux de l’évangélisation sur les réseaux sociaux. Face à une demande toujours plus importante, il revient sur leur véritable rôle missionnaire, les fruits déjà visibles de cet apostolat, mais aussi sur les dangers et les limites dont il faut savoir se préserver.
Il est fondamental de promouvoir la co-responsabilité et le caractère central des familles dans la vie sociale, politique et culturelle
L’abbé Lelièvre a rassemblé les thématiques des discours de Léon XIV. On trouvera ses propos sur
- le sacerdoce
- la fin de vie
- les hommes politiques
Extrait :
nous pouvons entendre la famille comme un don et un devoir. Il est fondamental de promouvoir la co-responsabilité et le caractère central des familles dans la vie sociale, politique et culturelle, en promouvant leur précieuse contribution à la communauté. Dans chaque fils, dans chaque épouse ou époux, Dieu nous confie à son Fils, à sa Mère, comme il le fit avec saint Joseph, pour être, à leurs côtés, base, levain et témoignage de l’amour de Dieu parmi les hommes. Pour être Eglise domestique et foyer où brûle le feu de l’Esprit Saint, il diffuse à tous sa chaleur et les invite à cette espérance.
Ermonia sort un film sur Staline
Le Procès Staline : Un film Ermonia — Sortie en octobre
1953. Staline agonise, veillé par les hommes qui l’ont servi pendant trente ans. Ce qui s’ouvre comme une veillée funèbre bascule en flashback : Khrouchtchev révèle à Olga, la belle-fille du dictateur, la vérité sur ses derniers jours. Alors qu’il s’apprête à signer la déportation de millions de Juifs, Staline se retrouve pris à son propre piège : son Politburo — Beria, Molotov, Kaganovitch, Malenkov — terrifié par sa paranoïa meurtrière, décide de le juger et de le condamner selon sa propre logique implacable. Un huis clos glaçant où bourreau et victimes échangent leurs rôles, jusqu’à l’agonie finale du tyran.
Voir la bande annonce :
https://youtu.be/HFL1NVhqB40?si=QgGwP1-_wc-Fuu8Q
Le film sort en octobre :
Paris : Le 24 octobre de 16h à 17h30 au brady 39 boulevard de Strasbourg
Autres dates à venir sur https://ermonia-productions.fr/
Un face-à-face de monstres
Le Procès Staline est une adaptation en quasi huis clos de la pièce de théâtre Procès et mort de Staline de l’auteur du Cheval rouge : Eugenio Corti. Le récit campe un Staline manipulateur, cynique, qui fait face à ses lieutenants tout aussi redoutables, qui ne se retournent pas contre lui par vertu mais par instinct de survie et soif de pouvoir. Le film montre un système où chacun, à tour de rôle, est prêt à sacrifier l’autre au nom du parti, de la révolution, ou simplement de sa propre peau. Le paroxysme est atteint lorsque Corti montre en filigrane que si Staline semble perdre la partie, le futur lui donnera raison sur le fond. Le Politburo explosera au profit du plus fort et du plus rusé, purgeant lui-même son entourage dans une dialectique infernale.
Dans ce théâtre où plus personne n’est innocent, une seule figure échappe à la logique du soupçon et de la trahison : Olga Golicheva, la belle-fille de Staline. Étrangère aux calculs du Politburo, elle est celle par qui le spectateur accède à l’histoire. Sa relation avec son beau-père, faite de tendresse contrainte, de silences et de non-dits, traverse le film de bout en bout et lui donne son fil rouge intime : à travers ses yeux, on perçoit ce que la violence politique a de destructeur, jusque dans la sphère la plus privée. Elle nous laisse à demi-mot le message de Fatima à la fin du film.
Ermonia, une aventure de cinéma indépendant
Le film est porté par l’association Ermonia, bien connue depuis plusieurs années des lecteurs du Salon beige pour s’attacher à raconter, avec des moyens modestes mais une certaine ambition, des histoires portées par des convictions fortes. Misant sur la solidité de l’écriture et l’engagement des équipes plus que sur les gros budgets, Ermonia ouvre la fenêtre de la grande histoire à travers des récits intimes et personnels. Le Procès Staline s’inscrit dans cette lignée, tout en marquant une étape supplémentaire dans l’ambition du collectif : c’est, à ce jour, le projet le plus abouti d’Ermonia, tant par l’ampleur de la reconstitution historique que par la qualité de son casting et de sa bande originale.
Un tournage entre été 2022 et hiver 2023
Le tournage principal s’est déroulé à l’été 2022, mobilisant décors, costumes et une large distribution pour reconstituer l’atmosphère pesante du Kremlin des derniers jours de Staline — entre bureaux feutrés, couloirs de château et scènes de campagne russe en ouverture du film. Des prises complémentaires ont ensuite été tournées en février 2023, permettant d’affiner certaines scènes et de renforcer la cohérence narrative de l’ensemble sur la durée de la postproduction. Pour incarner cette galerie de personnages historiques, Ermonia a fait le choix de s’entourer de quelques acteurs professionnels aux côtés de son équipe habituelle, avec en tête d’affiche Yves-Marie Adeline dans le rôle de Staline. Sa présence à l’écran, entre autorité et fêlures, donne au personnage toute son épaisseur et porte la tension dramatique du film jusqu’à son dénouement.
Une musique originale signée Olivier Quil
La partition originale du film a été composée par Olivier Quil. Elle accompagne aussi bien les images d’ouverture (la campagne russe, les montagnes enneigées) que la tension feutrée des scènes de huis clos, contribuant à installer cette atmosphère à la fois lyrique et oppressante qui caractérise le film.
Rendez-vous en octobre
Le Procès Staline sortira en octobre. Un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir le film le plus abouti d’Ermonia à ce jour : une fresque historique soignée et une réflexion sans concession sur la violence du pouvoir absolu, et sur l’aboutissement de la logique communiste portée à son terme par Staline.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les enjeux de la visite du pape en France
La visite de Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, est très attendue. Comment ce voyage a-t-il été préparé ? Qui a œuvré en coulisses pour le rendre possible ? Quels liens Léon XIV entretient-il avec la France ? Quels messages le Pape vient-il délivrer à la société française ?
Aymeric Pourbaix recevait sur CNews le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, et Jean-Marie Guénois, journaliste au Figaro.
A quand la séparation de la franc-maçonnerie et de la justice ?
En juin, le Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire (CDJ), en réponse à une question qui lui était posée par un juge, déclarait dans un avis du 9 juin :
« L’appartenance à la franc-maçonnerie est incompatible avec les obligations déontologiques qui pèsent sur tout magistrat lorsque le serment prêté induit une allégeance ou une solidarité prioritaire. A défaut, elle suscite des réserves importantes et appelle la plus grande vigilance du magistrat au regard du respect, dans l’apparence comme dans la réalité, des principes d’indépendance, d’impartialité et de neutralité ».
Les obédiences françaises (Fédération Française du Droit Humain, Grand Orient de France, Grande Loge de France, Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Indépendante de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Memphis-Misraïm, Grande Loge Mixte Universelle, Grande Loge Nationale de France, Grande loge Traditionnelle et Symbolique Opéra) se sont indignées et ont écrit le 7 septembre au président de la République, au garde des Sceaux et au Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire.
« Alerte solennelle sur la liberté d’association et la stigmatisation des citoyens francs-maçons » a reçu Emmanuel Macron.
Les signataires dénoncent « une atteinte caractérisée au bloc de constitutionnalité : liberté d’association, liberté de conscience, principe d’égalité. » Liberté à géométrie variable… le grand-maître tricheur Trichard du GOF estime que parents ne méritent pas l’usage de cette liberté dans l’éducation de leur enfant.
Ils demandent au ministre de saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de la question de la compatibilité entre magistrature et franc-maçonnerie.
Mais avant de poser la question, il faudrait savoir combien de franc-maçons siègent au Conseil supérieur de la magistrature… Sinon les dés sont pipés.
L’idéologie au service d’un islam européen
D’Annie Laurent dans La Petite Feuille verte :
L’instauration d’un islam européen implique logiquement des choix fondamentaux de la part de tous ceux qui s’identifient à cette religion. Les populations et leurs représentants sont invités à renoncer aux orientations suivantes : aliénations et influences idéologiques ; soumission à la tutelle des pays et des cultures d’origine. Or, c’est dans des directions opposées à ces exigences que s’orientent une partie des musulmans établis en Europe.
La priorité consiste donc à s’interroger sur la dualité et les ambiguïtés des concepts et des mots concernant cette présence. Tel est l’objet de la présente Petite Feuille Verte.
ADOPTER L’ISLAM ET REJETER L’ISLAMISME ?
L’évocation de la présence des musulmans sur le continent européen suscite souvent des interrogations, voire des controverses, sur le terme choisi pour désigner leur identité et leur doctrine : faut-il parler d’islam (mot qui suggère la dimension spirituelle) ou d’islamisme (mot qui suggère l’idéologie) ?
À partir des enseignements, des récits et des ordres contenus dans les deux principaux textes sacrés de l’islam, le Coran et la Sunna (Tradition), auxquels s’ajoute la Sîra (biographie de Mahomet), les théoriciens musulmans classiques ont défini leur doctrine comme étant inséparablement « religion, société et État », ce qui exclut toute laïcité. Dès ses débuts, l’islam s’est présenté comme une religion de controverse doctrinale, également porteuse d’un projet social et politique, légitimant le recours à la violence (djhad) ainsi que diverses formes d’inégalité au sein de l’Oumma (la Communauté des croyants) comme envers les non-musulmans.
L’idéologie se confond donc avec la religion comme l’exprimait l’usage exclusif du mot « islamisme » en vigueur partout jusqu’à l’apparition du terme « islam » introduit au début du XXème siècle par les Occidentaux soucieux de distinguer entre deux conceptions. Depuis lors, « islam » sous-entend des orientations pacifiques, censées désigner l’authenticité de cette religion, alors qu’« islamisme » est réservé à sa version idéologique.
Ces thèses alimentent les idées selon lesquelles l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam authentique ou encore qu’entre islam et islamisme, il y aurait une différence de degré et non de nature. Or, telle n’est pas la perception des programmes suivis par des régimes et mouvements contemporains œuvrant à la réalisation de l’idéal coranique dans sa totalité sans se qualifier d’islamistes. En voici trois exemples :
- La République islamique d’Iran, instaurée par l’ayatollah Khomeyni lors de sa révolution de 1979 ;
- La Résistance islamique du Hezbollah (Parti de Dieu), fondé au Liban en 1982 ;
- L’État islamique (Daech), califat autoproclamé en Irak et en Syrie en 2014.
Il reste que l’islamisme c’est l’islam pleinement accompli, dans toute sa logique et sa rigueur, a laissé entendre le Père Henri Boulad, jésuite égyptien : « L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine » (Conférence donnée à Taanayel, Liban, le 10 avril 1996). Dans un essai consacré à ce sujet, Hamid Zanaz, professeur et journaliste issu d’une famille musulmane d’Algérie, montre dans l’un de ses livres qu’islamisme et islam visent en réalité le même but : « imposer charia (loi islamique) partout dans le monde, l’un ouvertement, l’autre masqué ». « L’islamisme n’est que l’islam poussé à son terme », précise-t-il (L’islamisme, vrai visage de l’islam, Les Éditions de Paris, 2012, p. 14).
Cependant, les textes sacrés de l’islam n’opposent pas deux concepts qui seraient étrangers l’un à l’autre, c’est la conception idéologique et la pratique qui les distinguent.Tout est donc affaire d’interprétation et toutes les interprétations sont possibles, ce qui rend le problème complexe, voire inextricable.
Il s’agit là d’une réalité objective. Mais celle-ci ne s’est pas toujours traduite par des équivalences linguistiques comme le montrent les précisions récentes publiées par deux savants français concernant les choix de vocabulaires et leurs significations.
La philosophe et islamologue examine cette question, objet de la première partie de son livre : Les origines de l’islamisme (p. 25 à 57).
« Il n’y a pas, dans l’histoire de l’islam et de la pensée musulmane, un islam et un islamisme, mais seulement un islam. Le terme islamisme lui-même n’était pas connu dans la langue arabe […]. Il apparaît pour la première fois dans les écrits de Voltaire. Même si ce dernier, dans son Fanatisme ou Mahomet le Prophète (1741), en rapportant ‘La religion de Dieu est l’islam’ (verset 19 de la sourate 3 – La Famille d’Imrân), emploie le terme islam en se référant à la nouvelle traduction anglaise de George Sale du Coran publiée en 1734. Voltaire a donc volontairement utilisé le terme ‘islamisme’ comme équivalent du mot arabe ‘islam’ » (p. 27-28).
« Au début du XXème siècle, le terme islamisme a cédé la place au terme arabe islam qui s’est imposé pour désigner la religion musulmane. Il a assurément été considéré comme plus légitime car c’est ainsi qu’il apparaît dans le Coran. Ce changement lexicographique révèle un désir de remplacer des termes français par des termes arabes quand il faut évoquer l’islam qui révèle à son tour une fascination pour la langue arabe. Aujourd’hui, on préfère par exemple le terme arabe hidjab au terme ‘voile’. Il faut donc attendre le début des années 1980 pour que le terme ‘islamisme’ soit remis en usage, mais cette fois-ci pour lui donner un autre sens. Il ne désigne plus l’islam tout court mais l’islam politique. Le lexicographe Édouard Trouillez, qui travaille aux dictionnaires Le Robert, explique que c’est en 1993 qu’a été ajouté le deuxième sens au terme islamisme, c’est-à-dire celui qui désigne les mouvements politiques et religieux prônant l’expansion de l’islam politique » (id., p. 28).
De tout ceci, il résulte que la très grande majorité des musulmans n’ont pas l’habitude de concevoir leur religion sans sa dimension politique, explique l’auteur en rappelant que « l’imbrication du politique et du spirituel en islam n’est pas un événement nouveau apparu à l’ère contemporaine », puisque « ses origines sont lointaines, elles remontent à 622 ». Il s’agit de l’année au cours de laquelle Mahomet, quittant sa ville natale de La Mecque, s’est installé à Médine où, en plus de son rôle de prophète, il s’est imposé à la fois comme dirigeant politico-militaire et législateur, fonctions qui ont été reprises par les premiers califes (op. cit., p. 31-33).
Johan BOURLARD, Islam-islamisme, 12 questions pour mieux comprendre, éd. Tatamis, 2017.
Dans son livre, l’historien et islamologue consacre un chapitre au rapport entre ces deux concepts.
« La distinction entre islam et islamisme remonte aux années 1980 et est le fait d’intellectuels occidentaux soucieux d’établir une distinction entre d’une part les musulmans dits ‘modérés’, c’est-à-dire vivant et pratiquant leur religion sereinement et en harmonie avec leur milieu social et professionnel, et d’autre part, les ‘extrémistes’ ou les ‘radicaux’ dont l’objectif est, pour faire court, d’islamiser par tous les moyens possibles la société et les lois du pays où ils vivent » (p. 17).
« Depuis la Renaissance, on désignait la religion islamique par le terme ‘mahométisme’, les musulmans étant alors perçus avant tout comme les disciples de Mahomet, à l’instar des chrétiens, disciples du Christ. C’est au XVIIIème siècle, sous la plume de Voltaire, que le mot ‘islamisme’ est apparu. La religion des musulmans étant appelée en arabe ‘islâm’ (la soumission), le philosophe, qui souhaitait coller davantage à la réalité, a repris ce vocable auquel il a ajouté le suffixe ‘–isme’, employé pour former d’une façon générale les noms des différentes religions et philosophies du monde (christianisme, judaïsme, bouddhisme, gnosticisme…) ».
« Les deux termes – ‘islamisme’ et ‘mahométisme’ – ont coexisté jusqu’au début du XXème siècle. Parallèlement s’est développé, tout d’abord dans le milieu des orientalistes, l’usage du vocable arabe ‘islam’, débarrassé du suffixe ‘-isme’. C’est ce dernier terme qui va évincer tant le ‘mahométisme’ que l’‘islamisme’ et devenir, vers le milieu du XXème siècle, la seule et unique dénomination jugée crédible et respectueuse de la croyance des musulmans ». (id., p. 19-20).
Cependant, dans la foulée, la réislamisation du monde musulman, sous diverses formes militantes décrites par l’auteur (prédication, idéologie, droit, terrorisme), suscite en Occident le retour de l’usage du terme « islamisme » conçu comme « l’antithèse de l’islam ». Johan Bourlard en propose l’enseignement suivant. « Prétendre que l’islamisme n’est qu’une pratique déviante ou le négatif de l’islam, voire la négation du vrai islam, c’est nier la nature de l’islam qui a toujours été non seulement une foi mais aussi une loi. Les islamistes sont des musulmans qui ont pour ambition démesurée d’appliquer l’intégralité de l’islam, tant dans ses prescriptions religieuses que politiques, en recourant à des moyens extrêmes qui ne sont malheureusement pas toujours étrangers aux prescriptions de la charia ». Et il en tire cette conclusion : « Entre islam et islamisme, il n’y a donc pas de différence de nature mais bien de degré […]. L’islamisme n’est pas l’antithèse de l’islam mais un islam intégral poussé à son degré ultime, un islam appliqué dans sa totalité » (id., p. 27).
Pour compléter ces définitions, l’historienne Anne-Clémence Larroque propose l’usage du terme d’« islamisme radical » applicable à trois types d’acteurs engagés dans diverses configurations et recourant à des moyens divers (politique, missionnaire et terroriste), chacun d’eux visant à imposer l’islam (Géopolitique des islamismes, éd. PUF, 2014, p. 10 à 12).
Tout ce qui précède est résumé par cette remarque d’Alexandre Del Valle, professeur de géopolitique et consultant international. « Dans l’islam, le croyant est invité à étendre non pas uniquement sa foi, comme un chrétien, mais également son ordre politico-juridique, d’où mon affirmation que l’islamisme est un totalitarisme politico-religieux, suprémaciste et conquérant, et non un intégrisme purement religieux » (Valeurs actuelles, 13 novembre 2024). Co-auteur, avec le journaliste Emmanuel Razavi, de l’ouvrage Le projet dans lequel ils décrivent la stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde (éd. L’Artilleur, 2019), Del Valle fournit cette réponse à ceux qui tiennent à séparer islam et islamisme.
Cet islam idéologique se répartit en plusieurs « écoles » qui rivalisent entre elles ou s’entraident pour atteindre l’objectif qui leur est commun. Dans le monde sunnite, ces dénominations se rattachent, avec des variantes propres à chacune d’entre elles, au salafisme (salafiya), courant de pensée « réformiste » apparu au Proche-Orient au tournant des XIXème-XXème siècles. Cette école vise, non pas à réformer l’islam pour le moderniser mais à lui faire retrouver sa forme originelle, par imitation de la pratique des premiers successeurs de Mahomet, « les califes bien guidés ».
Tel est, parmi d’autres, le programme institué par la Confrérie des Frères Musulmans, fondée au Caire en 1928 avec pour objectif d’établir un califat mondial. Nous présenterons ce vaste mouvement et son influence croissante en Europe dans la prochaine Petite Feuille Verte.
* * *
Citons, pour terminer, le constat dressé par Razika Adnani sur cette question :
« L’islamisme n’a jamais été aussi fort et il le sera davantage dans l’avenir vu la situation du monde actuel et les moyens dont il dispose. Si les choses continuent d’aller à la même allure et si aucun facteur ne vient changer la trajectoire de l’histoire, le XXIème siècle sera inévitablement celui de l’islamisme » (op. cit., p. 16).
« L’élection est un sport de riches »
De Jean Bouër dans Politique Magazine à propos de l’élection présidentielle :
[…] L’élection coûte cher et, à cause de différents paramètres, elle ne peut que coûter encore plus cher. On ironise sur le poids du réseau Bolloré, mais on peut aussi citer en contre-exemples de gauche ceux de Pigasse ou de Niels. Et on ne voit pas comment s’en passer si on envisage sérieusement d’être élu à la fonction suprême. Cette configuration rend grotesque l’interdiction du financement par des personnes morales qui, de toutes manières, arrivera – et est déjà arrivée – à être contournée. Le financement limité aux seules personnes physiques est d’une hypocrisie flagrante car il entretient le mythe écorné de l’élection « citoyenne ». Il n’y a jamais eu autant de règles destinées à « moraliser » la vie politique et l’acquisition d’un mandat, mais paradoxalement l’argent n’a jamais été aussi nécessaire, ce qui se voit dans toutes les élections, même locales. Tel candidat à une législative avoue même que « l’élection est un sport de riches » – et encore est-on heureux de dépasser la barre des 5% pour obtenir le remboursement des frais de campagne ! On ne voit pas comment surmonter cette contradiction et l’on ne peut qu’envisager à terme des assouplissements, faute de quoi les succédanés se développeront (emplois fictifs, etc.) avec des résultats pas très heureux (la multiplication des enquêtes judiciaires). Un candidat n’est plus le fruit d’une rencontre d’un homme ou d’une femme avec un peuple – c’est encore la vision du RN – mais le résultat d’une stratégie de réseaux influents qui arrivent à trouver la bonne personne, à lui ouvrir les portes du pouvoir tout en l’aidant de façon conséquente. Comment envisager « l’appel au peuple » dans une société française aussi atomisée et fracturée ? Peut-on sérieusement croire que la société « instagramisée » donnera ces fameuses ménagères de bon sens dont parlait De Gaulle ?
A défaut d’aller à l’église pour prier…
ils nous proposent d’y habiter :

En France, on dénombre un peu plus de 250 à 300 églises désacralisées, désaffectées ou vendues depuis la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État.
Pendant longtemps, le nombre d’édifices concernés progressait lentement (environ 255 cas recensés entre 1905 et 2015). Les chiffres récents montrent que le phénomène se poursuit, avec un peu plus de 270 édifices désacralisés sur les dernières périodes observées, souvent pour être revendus et transformés (salles de sport, espaces culturels ou commerces).
Plus que la désacralisation officielle, c’est l’état de dégradation avancée de milliers d’églises communales (notamment dans les petits villages) qui inquiète les associations de sauvegarde du patrimoine.
« Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. »
Après le préavis de grève déposée à France Inter à la suite de l’édito politique confié au journaliste de Valeurs Actuelles Charles Sapin, c’est BFMTV qui a maille à partir avec les syndicats, qui accusent Sonia Mabrouk, récemment arrivée à l’antenne, de complaisance avec la strème droâte. D’ailleurs, La France insoumise annonce le boycott de BFMTV pour le reste de la semaine.
Sonia Mabrouk ne s’est pas laissée faire :
Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante a fortiori en pleine campagne présidentielle . Je ne me laisserai pas salir. https://t.co/Iu4fuYRKoJ
— Mabrouk Sonia (@SoMabrouk) September 11, 2026
France catholique défend l’authenticité de la Sainte Tunique d’Argenteuil
La venue de Léon XIV sera un moment refondateur pour la foi et l’Église en France. Lors de cette visite, le Pape va vénérer la Sainte Tunique d’Argenteuil, exceptionnellement exposée lors de la veillée au Stade de France, devant 80 000 jeunes.
À l’heure où l’authenticité de cette précieuse relique est contestée par certains, y compris au sein de l’Eglise, France Catholique nous offre un dossier spécial sur la Sainte Tunique, ce vêtement que le Christ portait lors de sa Passion, qui est maculé de son sang. Ce cadeau vous permettra aussi de vous préparer pleinement à la vénération de cette extraordinaire relique, l’un des moments forts de la visite du Pape.
À l’occasion de la venue de Léon XIV, France catholique propose une offre spéciale d’abonnement d’un an comprenant :
✅ Un premier numéro OFFERT : La France et les Papes.
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⚠️ Attention : cette offre exclusive est valable uniquement jusqu’au lundi 28 septembre.
