Visite du pape en France : Rome a dédaigné les demandes de l’Elysée
L’accueil militaire du 25 septembre sera allégé, le Saint-Siège ayant demandé d’éviter la Garde républicaine et les tambours. De même, le Saint-Siège a refusé la remise de la grand-croix de la Légion d’honneur. Macron voulait un dîner ou un déjeuner d’État. Rome a décliné : le pape dormira et prendra ses repas parisiens à la nonciature. Le 25 septembre, le pape entrera dans Notre-Dame de Paris pour les vêpres. Emmanuel Macron voulait quelques dizaines de minutes avec le pape à l’intérieur, pour lui montrer le chantier que la France a financé. La requête est passée par la voie diplomatique. La Secrétairerie d’État du Saint-Siège a répondu non. Quant à Mgr Ulrich, il vient d’avoir 75 ans. Sa succession est dans toutes les têtes. Les prêtres parisiens auront-ils droit à un bon pasteur ?
Samedi 26 septembre au matin, le pape se rendra à Saint-Joseph-des-Carmes, l’église de l’Institut catholique de Paris, dont la crypte abrite à la fois les martyrs de 1792 et le tombeau de Frédéric Ozanam. L’après-midi il célèbrera la messe place de la Concorde, là où Louis XVI a été assassiné par la République (et ses valeurs…).
Puis il passera 36 heures à Lourdes, deux nuits, la grotte le samedi soir, la messe du dimanche devant la prairie, la procession aux flambeaux. Le pape logera dans la résidence lourdaise de l’évêque, le « chalet épiscopal ». Mgr Micas attend une parole sur la vie et la dignité humaine, suite à l’adoption de la loi sur l’euthanasie.
Metz, en Moselle, a connu trois guerres dont deux mondiales, deux annexions, cinquante ans passés à changer de nationalité. Robert Schuman, déclaré vénérable par François en 2021, y a été député pendant quarante ans. Le 28 septembre Emmanuel Macron raccompagnera le pape à son avion.
Hommes d’Église, ne commettez pas ces erreurs !
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
« Une grossesse sur quatre »…
Le Canard enchaîné évoque une bande dessinée sur un sujet délicat : les fausses couches.
A quand un article du Canard sur les bébés avortés ?
Cette « Enquête sur le tabou de la “fausse” couche » par Camille Drouet Chades, qui parle d’expérience, brise le silence sur les « grossesses arrêtées », celles dont on n’ose pas parler. Mis en dessins par Manon Mugnier, ce sujet intime et politique concerne 200 000 femmes chaque année.
Au grand jeu des facéties utérines, la journaliste et éditrice Camille Drouet Chades a tiré le gros lot : six « fausses » couches en une poignée d’années. Elle ne s’en sort pas trop mal, elle a aussi deux bambins qui vont bien. Elle en a tellement bavé – aaaah, ces moments sympas passés sur la cuvette ou aux urgences, de préférence en pleine nuit, à se vider de son sang – qu’elle aimerait mieux qu’on dise « grossesses arrêtées », ça sonne quand même plus vrai. Elle apprécierait qu’on « dise », tout court : c’est trop souvent tu.
Dans cette enquête sous forme de bande dessinée, menée avec la malicieuse Manon Mugnier (mention spéciale pour la couverture violette, qui en jette, et le « bingo des maladresses » entendues par les patientes), elle dynamite et décortique le tabou qui colle à cet événement pourtant si répandu. Aux quelque 650 000 naissances recensées chaque année en France, il faudrait ajouter, au bas môme, 200 000 grossesses arrêtées : plus d’une sur quatre. L’arrêt spontané survient le plus souvent avant l’échographie des douze semaines, dans cette phase d’« implacable injonction au silence » qui marque le premier trimestre. Comme si seules les meilleures élèves du « réarmement démographique » avaient le droit de l’ouvrir, passé l’épreuve des trois mois.
Les avortements représentent 250 000 « grossesses arrêtées » par an.
Le Vatican a autorisé 55 paroisses à célébrer le Vetus ordo en 2025
L’an dernier, le Vatican a autorisé la célébration de la messe traditionnelle dans seulement 55 églises paroissiales réparties dans 33 diocèses, en vertu d’exemptions accordées par le Dicastère pour le culte divin aux restrictions définies par Traditionis Custodes.
Une liste complète des décrets promulgués par le Dicastère pour le Culte Divin en 2025 révèle l’étendue des nouvelles autorisations accordées pour la célébration de la messe traditionnelle dans les églises paroissiales, ainsi que les églises ayant obtenu le renouvellement des autorisations existantes. Entre le 16 janvier et le 12 décembre 2025, 55 églises paroissiales réparties dans 33 diocèses ont été autorisées à célébrer le rite ancien. La plupart de ces célébrations étaient des renouvellements effectués pour la période habituelle de deux ans.
Sept autorisations ont été accordées du vivant du pape François, les autres après le 27 mai, au début du pontificat de Léon XIV. Une église de l’archidiocèse de Glasgow, qui avait obtenu l’autorisation sous le pontificat de François, s’est vue retirer cette autorisation sous celui de Léon XIV au profit d’une autre église du même archidiocèse.
Conformément aux termes de Traditionis Custodes publiés en juillet 2021, les évêques ont été informés que les églises paroissiales n’étaient plus autorisées à célébrer la messe traditionnelle. Ils devaient désigner un ou plusieurs lieux dans leur diocèse où les catholiques pourraient assister à cette messe.
L’érection de nouvelles paroisses personnelles était également interdite par le motu proprio. Le cardinal Roche a accordé une utilisation limitée d’une église paroissiale pour la célébration de la messe traditionnelle, mais seulement lorsqu’« il n’est pas possible de trouver une église, un oratoire ou une chapelle disponible pour accueillir les fidèles ».
Le chiffre de 55 paroisses autorisées à célébrer la messe traditionnelle en 2025 ne correspond pas au nombre total de paroisses dans le monde où cette messe est célébrée. Il ne concerne que les paroisses ayant obtenu une nouvelle autorisation ou un renouvellement. D’autres paroisses existent bel et bien, mais leur autorisation n’était pas à renouveler en 2025.
En 2024, un nombre similaire d’environ 52 églises paroissiales dans 33 diocèses ont reçu l’autorisation : soit pour de nouvelles célébrations, soit, plus fréquemment, pour un renouvellement des messes existantes pour deux ans.
Toutefois, une analyse attentive des statistiques montre que le simple fait de recenser les autorisations ne permet pas d’avoir une vision complète de la célébration de la messe traditionnelle. Plusieurs paroisses proposent publiquement et officiellement la messe traditionnelle, mais ne figurent pas dans les décrets de ces dernières années.
Les statistiques ne prennent pas non plus en compte les paroisses personnelles, les églises sanctuaires ou les églises au sein d’une paroisse multi-églises, qui sont gérées par des ordres traditionnels tels que la Fraternité de Saint-Pierre ou l’Institut du Christ-Roi.
Bien que les chiffres de 2025 ne permettent pas d’appréhender la diffusion mondiale de la messe traditionnelle, ils témoignent du maintien de l’ancien rite au sein de l’Église après Traditionis Custodes. Malgré les attentes suscitées par l’arrivée de Léon XIV, ce document reste en vigueur, les évêques ayant le choix entre interrompre les célébrations existantes ou solliciter l’autorisation d’ouvrir de nouveaux lieux de culte.
Cinq ans après l’entrée en vigueur des restrictions, en juillet dernier, l’opposition à ce document demeure forte, même parmi ceux qui ne sont ni pratiquants ni fidèles de la messe traditionnelle. De nombreux évêques ont également discrètement fait remarquer que, lors de l’enquête menée par le Vatican, sur laquelle se fondent ces restrictions, ils s’étaient déclarés satisfaits du rite ancien en vigueur. Ces évêques ont exprimé leur perplexité face aux restrictions imposées par le Vatican et ont déploré que leur appréciation favorable du rite ancien antérieur à Traditionis Custodes ait été ignorée.
Plusieurs cardinaux ont renouvelé leurs appels au pape Léon XIV pour qu’il revienne à Summorum Pontificum, ces appels gagnant en importance tant que les restrictions demeurent en vigueur.
Le pape Léon XIV abroge un motu proprio du pape François
Ce n’est pas (encore) Traditionis custodes.
Léon XIV a abrogé la lettre apostolique sous la forme du Motu Proprio « Un avenir durable » du 23 mars 2021 qui confinait les salaires des employés du Vatican.
La France, dans l’enseignement du Pape Léon XIV
L’abbé Lelièvre a compilé l’ensemble des messages du pape Léon XIV concernant la France.
4 juin 2025 :
Notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure : que l’Esprit du Seigneur éclaire nos intelligences, pour que nous sachions défendre la dignité intrinsèque de toute personne humaine.
Pie XII et la France
Emission Les Belles figures de l’Histoire du samedi 12 septembre :
https://www.dailymotion.com/video/xb70bxe
Une lettre du Vatican laisse la porte ouverte au retour de la messe du pèlerinage Summorum Pontificum à Saint-Pierre
Des détails ont été révélés concernant la décision de ne pas organiser cette année la messe du pèlerinage Summorum Pontificum dans la basilique Saint-Pierre. Une lettre envoyée aux organisateurs indique que cette restriction s’applique spécifiquement à cette année et laisse ouverte la possibilité d’un retour futur dans la basilique du Vatican.
Cette lettre, datée du 7 août et adressée aux organisateurs par l’intermédiaire de la Nonciature apostolique a été signée par l’archevêque Paolo Rudelli, substitut pour les affaires générales du Secrétariat d’État. Plutôt que d’affirmer que les organisateurs ne seraient jamais autorisés à y célébrer la messe du pèlerinage, la lettre précisait qu’ils n’étaient pas autorisés « cette année » à la célébrer à Saint-Pierre de Rome. Le fait que la lettre ait été transmise à la Nonciature apostolique reconnaît également les organisateurs comme interlocuteurs pour cette demande.
Il est important de noter que cette restriction concerne la messe de pèlerinage et non la célébration de la messe traditionnelle en latin à la basilique Saint-Pierre elle-même. Saint-Pierre propose déjà une messe traditionnelle en latin chaque matin, et des messes solennelles selon l’ancien rite romain peuvent également y être célébrées à l’occasion de solennités, sur demande.
La messe de l’année dernière avait été perçue, au sein du cercle du pape et parmi le personnel de la basilique Saint-Pierre, comme un acte de triomphalisme. « Ce point de vue n’a pas été bien accueilli ». Cette perception des célébrations de l’année dernière a contribué à la restriction de cette année.
La messe principale du pèlerinage sera donc célébrée au maître-autel de Sainte Marie Majeure à 15h le samedi 24 octobre, par Mgr Athanasius Schneider.
L’un des organisateurs a déclaré :
« Bien que nous regrettions que la messe ne puisse être célébrée à Saint-Pierre, nous sommes reconnaissants au Saint-Père et au Cardinal Archiprêtre de la Basilique Libérienne de nous avoir donné l’occasion de célébrer la messe aux côtés de Notre-Dame ». « Nous la prierons pour la « paix liturgique », cette paix qui fut le sujet des premiers mots du pape Léon sur la loggia de Saint-Pierre, après son élection. »
Le Puy du Fou, un moteur économique pour la Vendée
Avec plus de 3 millions de visiteurs cette année et 50 millions d’euros d’investissements en 2026, le deuxième parc d’attractions de France est un puissant moteur économique et d’attractivité.
Le parc vendéen s’active en particulier au montage d’un nouveau spectacle « Le Rêve de Louis XIV », prévu pour l’été 2027. Dans le même temps, le site poursuit la construction d’un nouvel hôtel qui portera sa capacité d’hébergement à 800 chambres en 2027.
Avec sursis…
L’homme qui avait été interpellé, armé d’un couteau, après avoir crié « Allah akbar » dans une église de Forbach (Moselle) a été condamné vendredi 11 septembre à six mois d’emprisonnement avec sursis.
Si la procédure à son encontre avait été ouverte pour des faits d’apologie du terrorisme, ce natif de Bosnie-Herzégovine, sans emploi, n’a été jugé et condamné que pour port d’arme sans motif légitime et usage illicite de stupéfiants – une petite quantité de cannabis ayant été retrouvée sur lui.
La suite au prochain numéro.
Législatives en Suède : résultats serrés
Les élections législatives de dimanche 13 septembre en Suède n’ont pas encore rendues leur verdict. La gauche, composée des Sociaux-démocrates, du Parti de gauche, des Verts et du Parti du centre, était donnée gagnante avec trois sièges d’avance sur la majorité sortante alliant les Modérés (conservateurs), les Chrétiens-démocrates, les Libéraux et les Démocrates de Suède.
Aussi les bulletins de vote des 220 000 Suédois de l’étranger, traditionnellement favorables à la droite, risquent de faire pencher la balance. Ils ne seront pas dépouillés avant le 16 septembre.
Etre ou non archevêque de Paris. Etrange destinée qui fait frémir ou rêver. Selon Dieu ou selon l’homme
D’un ancien collaborateur de nonciature :
Si elle fait frémir, les larmes du cardinal Sarto au conclave de 1903 donnèrent le grand saint Pie X : « Que ce calice s’éloigne de moi… que votre volonté soit faite ».
Si elle fait rêver, la mort grimaçante entraîne et refroidit le prélat pastellisé sur la fresque de la danse macabre de la Chaise-Dieu : la mort et le jugement si proches réveilleront-elles l’âme des « candidats »?

Au fond, il n’est point de chemin qui ne conduise plus droit vers l’enfer que celui de l’orgueil et de l’amour de soi, de l’amour de la mondanité. L’emprise qu’exerce le sentiment du succès est une drogue douce qui, peu à peu, anesthésie la conscience.
Le moindre pire serait de penser qu’il faut bien quelqu’un, alors, autant que ce soit moi. Le pire tout court avouerait secrètement : je veux ce poste et je ferai tout mon possible pour y arriver. « Passe derrière-moi Satan ! » rétorque Jésus à Pierre qui réagit avec des critères mondains lorsque le Fils de Dieu explique à ses disciples qu’il doit aller à Jérusalem, souffrir beaucoup et mourir avant de ressusciter.
Le futur archevêque de Paris aura beaucoup sur les épaules, d’autant plus qu’il sera très probablement cardinal et pourrait participer à un conclave. Osons le dire : il sera éminemment responsable du salut des âmes des millions de ses diocésains, catholiques ou non. Et son salut en dépendra.
Sa mission n’est pas d’être un rassembleur ou un communicant, encore moins un séducteur. Parfois, souvent, il sera seul. Quelle sera sa solitude, celle de Judas le soir de la Cène ou celle du Christ en la nuit de sa passion ?
Servir la vérité en disciple de la lumière pour que tous soient restaurés dans le Christ par l’amour et la miséricorde.
La solitude du berger est bonne. Ainsi garde-t-il, prie-t-il et conduit-il ses brebis par amour, selon le dogme et la morale catholique, qui ne sont pas mis à la découpe. Il regarde l’étoile, il invoque Marie et sa prière supplie pour que Dieu soit tout en tous. Ainsi le troupeau est-il uni par la charité de celui qui met en adéquation la Parole et l’acte. L’évêque pourrait-il dire et agir autrement que son divin maître ?
Dans le traité de l’Imitation de Jésus-Christ nous lisons : « Le Ciel était séparé de la terre et la Croix les a réunis ; et c’est du pied de la Croix que part tout ce qui va au Ciel. »
Prions pour le futur archevêque de Paris et le Saint-Père Léon qui va le choisir bientôt : qu’il soit choisi parmi ceux qui frémissent, humbles ouvriers dans la vigne du Seigneur.
Evêques, je vous recommande d’aimer vos prêtres. Qu’ils trouvent en chacun de vous un père et un frère
Le 10 septembre, le pape Léon XIV recevait les nouveaux évêques, en formation à Rome. Il leur a donné quelques conseils :
[…] Jésus dit: «Je suis le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis» (Jn 10, 11). Voilà notre modèle. L’évêque est un homme qui apprend chaque jour à aimer son peuple un peu plus: à connaître les joies et les douleurs des siens, partager leurs rêves, se réjouir de voir grandir la communauté. Vous ordonnerez des prêtres et des diacres, vous rencontrerez des jeunes pleins d’enthousiasme, vous verrez la générosité silencieuse de beaucoup de religieux, religieuses, missionnaire, catéchistes et de familles, et vous découvrirez toujours plus combien le Peuple de Dieu est beau. Aimez les gens que le Seigneur vous a confiés. Apprenez leurs noms, écoutez leurs histoires, entrez, quand vous le pouvez, dans leur maison, priez avec eux. En particulier dans les jeunes Églises, très souvent, la présence de l’évêque est très éloquente, avant même qu’il ne parle. Une visite, une bénédiction, le temps accordé à un prêtre, l’écoute d’une famille, le dialogue avec un jeune: ce sont des petits gestes, mais ils peuvent rester dans l’âme d’une personne pour toute la vie.
Une autre caractéristique de l’évêque est celle que la tradition appelle sollicitudo pastoralis, la sollicitude pastorale. Cela ne signifie pas simplement avoir beaucoup de responsabilité, c’est bien plus profond: c’est porter son peuple dans son cœur. Saint Paul appelait son «obsession quotidienne» (2 Co 11, 28) la préoccupation pour toutes les Églises. Ainsi, l’Église à laquelle vous avez été envoyés fait de plus en plus partie de votre vie, voire de vous-mêmes. C’est précisément la paternité épiscopale: avoir une grande âme, assez grande pour faire de la place pour tous, portant en soi ses propres enfants et les présentant chaque jour au Seigneur dans la prière. Le Pape François rappelait que «la proximité est l’un des traits de Dieu avec son peuple» (Homélie à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean-Paul II, 18 mai 2020). Et s’adressant précisément aux évêques participant au cours de formation, le 12 septembre 2019, il dit: «Nous existons pour rendre palpable cette proximité». Quelles paroles précieuses pour nous! Que les gens puissent sentir, à travers notre présence, la tendresse et la paternité de Dieu! Et cela vaut de façon particulière pour les prêtres.
À ce propos, chers frères, je vous recommande d’aimer vos prêtres. Qu’ils trouvent en chacun de vous un père et un frère. Écoutez-les, encouragez-les, priez pour eux, réjouissez-vous du bien qu’ils font et accompagnez-les avec confiance dans leur ministère. Ayez une attention particulière pour ceux qui sont âgés et malades. Faites-leur sentir qu’ils sont précieux, que l’Église leur est reconnaissante et que l’évêque ne les oublie pas. Parfois, il suffit d’un appel, d’une visite, d’une parole affectueuse de votre part.
Un autre aspect de notre ministère que je voudrais rappeler est, selon la très belle expression de saint Augustin, celui d’être un «amoris officium» (In Iohannis Evangelium, 123, 5): un service d’amour. Notre prédication est un acte d’amour, tout comme l’écoute, la prière, le discernement, le temps accordé aux personnes, la présence. C’est la charité pastorale qui permet au Christ Pasteur d’atteindre le peuple qu’Il aime à travers notre pauvre personne. […]
L’Eglise persécutée… jusque dans les hôpitaux français
Le 13 septembre, Terres de mission reçoit Christophe Foltzenlogel, chercheur au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui évoque les actions de l’ECLJ pour défendre les chrétiens persécutés au Pakistan ou en Syrie, mais aussi en France où les religieuses et les médecins catholiques voient leur objection de conscience menacée – malgré une belle victoire au Conseil constitutionnel sur la clause de conscience collective face à l’euthanasie.
Puis Louis Stagire, président de l’association Renaissance Famille, Education, présente des pistes pour répondre à la fausse anthropologie qui préside aux programmes d’éducation sexuelle à l’école.
Enfin, Guillaume de Thieulloy présente brièvement quelques piste de lectures: « Méditations du Carême » du RP Jean-François Thomas (Via Romana), « Wilhelm von Ketteler » de Jérôme Fehrenbach (Cerf), « Prophètes sans armes » de Baudouin et Jacques de Guillebon (DDB) et « Redécouvrir la messe » de Christophe Ksiazkiewicz (Saint-Léger).
L’euthanasie encore rejetée au Royaume-Uni
Après un premier revers au printemps, une proposition de loi visant à légaliser l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles a été rejetée vendredi par les députés britanniques.
286 députés ont voté contre le texte et 270 pour.
Le Premier ministre britannique avait indiqué qu’il ne prendrait pas part au vote afin de ne pas «influencer le débat». Le gouvernement travailliste a adopté une position neutre sur ce projet de loi et les députés ont été invités à voter selon leur conscience.
Le Mensonge de la Préhistoire – Un livre à rebours du discours dominant…
Et si presque tout ce que l’on vous a enseigné sur la « préhistoire » était faux ? Et si « l’Homo sapiens » multimillénaire, les « hominidés », les migrations préhistoriques et les chaînes évolutives n’étaient que des piliers fragiles d’un récit construit pour remplacer une histoire trop dérangeante : celle de l’origines réelle de l’humanité ?
A rebours du discours dominant, ce livre montre comment depuis plus d’un siècle, un récit évolutionniste sans preuves solides s’est imposé comme un dogme, reléguant l’histoire au véritable rang de mythe !
En questionnant l’évolution des idées et l’absence de fondements réels, cet ouvrage entreprend une analyse rigoureuse de l’un des piliers de notre vision du monde.
Gérard Gertoux, chercheur en archéologie et histoire des mondes anciens, redéfinit les origines humaines en s’appuyant sur des recherches pluridisciplinaires. Cet ouvrage examine comment le concept central de la préhistoire s’est construit en l’absence de sources écrites authentiques, transformant une zone d’ombre chronologique en un dogme scientifique. Les failles méthodologiques et les biais d’interprétation sont au cœur de cette critique radicale de la théorie de l’évolution telle qu’appliquée à l’historiographie moderne.
Comment l’imposture préhistorique s’est imposée : un concept sans fondement
Pour l’auteur, la préhistoire représente une imposture chronologique destinée à combler le vide créé par le rejet des origines traditionnelles. En interrogeant l’hypothèse évolutionniste, Gérard Gertoux démontre comment l’archéologie s’est appuyée sur des modèles théoriques plutôt que sur des preuves temporelles vérifiables. Cette notion, présentée comme indiscutable, demeure une construction intellectuelle en quête de légitimité face aux avancées de la science génétique.
De Sumer aux origines : l’analyse critique des sources et de la chronologie
Gérard Gertoux redéfinit le cadre historique en plaçant le début de la chronologie véritable à Sumer, vers -3200. Son analyse approfondie des sources écrites anciennes, croisée avec les données archéologiques et les récits universels (comme celui du Déluge), propose de remplacer la notion floue de « préhistoire » par une protohistoire attestée. Ce changement de paradigme permet de situer les origines humaines sans recourir aux spéculations chronologiques qui caractérisent l’historiographie moderne.
Les limites de la datation et les contradictions de l’évolution
L’ouvrage examine avec rigueur les incertitudes scientifiques des systèmes de datation actuels et les contradictions fondamentales de l’arbre généalogique humain tel qu’il est enseigné. En distinguant les découvertes archéologiques concrètes des interprétations idéologiques, Gérard Gertoux offre une critique scientifique des hypothèses acceptées sans preuve. Son analyse expose comment la science moderne a remplacé les récits anciens par une nouvelle mythologie chronologique.
Points clés abordés dans l’ouvrage :
L’auteur : Gérard Gertoux est chercheur postdoctoral en archéologie et histoire des mondes anciens, initialement à l’université Lyon 2, et membre de l’Association internationale d’assyriologie. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur la chronologie antique, notamment des contributions à Orbis Biblicus et Orientalis et NABU. Ses travaux ont été présentés lors de conférences universitaires, notamment à l’université d’Oxford, au Collège de France et lors de la réunion annuelle de l’ASOR 2019, session Archéologie et études bibliques
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE
Le Mensonge de la Préhistoire, Gérard Gertoux, Editions Marco Pietteur, 272 pages, 28 €.
Seizième dimanche après la Pentecôte : guérison de l’hydropique le jour du sabbat
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.
Nous célébrons ce dimanche 13 septembre le XVIe dimanche après la Pentecôte, guérison de l’hydropique le jour du sabbat (Saint Luc 14, 1-11).
Les pensées se rattachent étroitement à celles du dimanche précédent : là, le thème de Pâques était inclus dans l’image de la Résurrection ; ici, il se retrouve dans l’image de l’hydropique. Là, l’Église nous adressait une exhortation sur le « renouvellement dans l’Esprit » ; ici, elle prie pour l’affermissement intérieur des chrétiens. Si nous voulons une pensée d’ensemble, ce sera celle-ci : la guérison de l’âme malade. La messe (Miserere mihi). – Le ciel est sombre : persécutions et tentations pèsent lourdement sur le Christ mystique ; dans la messe précédente, le soleil avait bientôt percé ; aujourd’hui, les nuages demeurent jusqu’à la fin ; une seule fois (au Graduel et à l’Alléluia.), le soleil essaie de se montrer. Dans la nature également, l’automne a fait son apparition ; les jours deviennent plus courts, les nuits plus longues ; c’est pour les âmes le symbole de la nuit et des persécutions.
Dom Pius Parsch Guide de l’Année Liturgique.
Les chants du propre de la messe du seizième dimanche après la Pentecôte sont tous extraits des psaumes, et, à l’inverse de dimanche dernier, mais comme tous les précédents, seul le texte de l’Alléluia sera le premier verset d’un psaume…
Introït : Miserere mihi Domine
Le texte de l’Introït de ce seizième dimanche après la Pentecôte est la suite de celui de dimanche dernier, au début du psaume 85, et la première phrase de celui d’aujourd’hui reprend même la dernière phrase du précédent. On se souvient que cette dernière phrase de l’Introït du quinzième dimanche était un véritable cri suppliant lancé du fond de notre misère. Ici c’est tout différent, car cette phrase suppliante est suivie de paroles d’espoir et de confiance dans la miséricorde divine.
Miserere mihi Domine, quoniam ad te clamavi tota die : qui a tu Domine suavis ac mitis es, et copiosus in misericordia omnibus invocantibus te.
Ayez pitié de moi Seigneur car je crie vers vous tout le jour ; car vous êtes Seigneur plein de douceur et de mansuétude et riche en miséricorde pour tous ceux qui vous invoquent.
On comprend donc que la première phrase exprime sa supplication d’une manière calme et pleine d’une ferme assurance. La deuxième phrase qui est la plus importante est beaucoup plus longue. Elle s’élève progressivement dans les hauteurs en un magnifique élan d’amour et de confiance avant de redescendre tranquillement pour une cadence paisible. On retrouve comme verset le début du psaume qui était en partie le début de l’Introït de dimanche dernier :
Inclina Domine aurem tuam et exaudi me : quoniam inops et pauper sum ego.
Tendez l’oreille Seigneur et écoutez-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Graduel : Timebunt gentes
Le Graduel du seizième dimanche après la Pentecôte est le même que celui du troisième dimanche après l’Épiphanie. Le texte est tiré du psaume 101, qui est dans son ensemble une grande supplication douloureuse du peuple d’Israël en butte aux persécutions de ses ennemis, emmené en captivité loin de la ville sainte et du temple détruit. Mais il contient aussi une partie pleine d’espérance prophétisant la victoire du Seigneur sur ses ennemis, le retour à Jérusalem et la reconstruction du temple. Ce psaume est messianique, et en particulier les versets qui sont utilisés aujourd’hui annoncent la conversion des peuples païens.
Timebunt gentes nomen tuum, Domine, et omnes reges terræ gloriam tuam. Quoniam ædificavit Dominus Sion, et videbitur in majestate sua.
Les nations révéreront votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. Car le Seigneur rebâtit Sion et il y paraîtra dans sa majesté.
Au temps de l’Épiphanie ce chant célébrait l’apparition du Christ sur la terre, annonçant son règne sur toutes les nations dont les rois venaient l’adorer. En ce temps après la Pentecôte dont le cours s’avance, et dont on commence à entrevoir la fin, on peut y voir une première annonce du retour glorieux du Seigneur sur les nuées du ciel à la fin des temps, le jugement des nations et le triomphe de l’Église figurée par Sion. La mélodie reprend encore une fois des formules connues mais qui s’adaptent tout à fait bien au texte, dans une ambiance de joie et de certitude très affirmée.
Alléluia : Cantate Domino
Le texte de l’Alléluia du seizième dimanche après la Pentecôte est à nouveau le premier verset d’un psaume, comme c’était le cas pour tous les dimanches depuis le cinquième à l’exception de dimanche dernier. Il s’agit encore d’un psaume d’action de grâces et de louange au Seigneur pour tous ses bienfaits, le psaume 97, qui est très utilisé aux temps de Noël et de Pâques.
Cantate Domino canticum novum : quia mirabilia fecit Dominus.
Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles.
La mélodie est très différente de celle des Alléluias des dimanches précédents, qui avaient une certaine parenté entre eux. Elle est beaucoup plus régulière, déroulant de belles courbes souples et très liées, animée d’un bout à l’autre par un grand élan de ferveur et d’enthousiasme.
Offertoire : Domine in auxilium
Le chant de l’Offertoire du seizième dimanche après la Pentecôte est, comme l’Introït, tiré du même psaume que celui du quinzième dimanche. Il s’agit du psaume 39 dont le début exprimait dans l’Offertoire précédent notre reconnaissance pour les bienfaits reçus. Cette reconnaissance se traduit dans la suite du psaume par une offrande de nous-mêmes pour accomplir toujours la volonté divine, puis par une prière suppliante pour que le Seigneur nous aide. C’est dans cette dernière partie qu’est pris le texte de ce dimanche.
Domine, in auxilium meum respice : confundantur et revereantur, qui quærunt animam meam, ut auferant eam : Domine, in auxilium meum respice.
Seigneur jetez les yeux sur moi pour me secourir. Qu’ils soient confondus et couverts de honte ceux qui cherchent mon âme pour la perdre.
Ce texte se retrouve tel quel ou à peu près dans d’autres psaumes. Il est en particulier très voisin du psaume 69 Deus in adjutorium meum intende par lequel l’Église débute toutes les heures de l’office divin. Comme à l’Introït de ce dimanche, s’il s’agit encore d’une prière suppliante, le contexte du psaume la place dans un climat plein de confiance. Et c’est bien ce qu’exprime la mélodie très simple, calme et paisible, presque horizontale et en même temps très expressive avec des accents bien soulignés. On remarquera que la première phrase est reprise à la fin comme un refrain, particularité que l’on retrouvera à l’Offertoire du vingt-troisième dimanche.
Communion : Domine memorabor
L’antienne de Communion du seizième dimanche après la Pentecôte n’est pas tirée de l’Évangile, comme celles des deux dimanches précédents, mais à nouveau d’un psaume comme tous les autres chants de la messe. Il s’agit du psaume 70 qui est encore une prière suppliante mais pleine de confiance et d’abandon à la divine providence, composée par David à la fin de sa vie. Il y reprend des passages entiers d’autres psaumes ; en particulier tout le début est le même que celui du psaume 30 que nous avons déjà souvent rencontré, celui de l‘In manus tuas. On y retrouve aussi des passages semblables à ceux du psaume 39 qui figurait à l’Offertoire ; ils précèdent de peu le texte de cette Communion.
Domine, memorabor justitiæ tuæ solius : Deus, docuisti me a juventute mea, et usque in senectam et senium, Deus, ne derelinquas me.
Seigneur je me rappellerai que vous seul êtes juste. Mon Dieu, vous m’avez guidé depuis ma jeunesse ; jusqu’à la vieillesse et aux cheveux blancs, Seigneur, ne m’abandonnez pas.
C’est toute notre vie que nous remettons avec confiance entre les mains de Dieu, qui nous a guidés jusqu’à maintenant, et continuera à le faire si nous sommes fidèles. Cette confiance s’exprime par une mélodie paisible qui se tient d’abord modestement dans le grave puis s’élève joyeusement au souvenir de la jeunesse, revient au grave pour évoquer la vieillesse, et s’achève par une prière instante mais pleine d’assurance.
Les Nuits de Saint-Roch du 1er octobre 2026 au 20 février 2027
Amaclio Productions, spécialiste des grands événements son et lumière patrimoniaux, annonce sa nouvelle création d’envergure : Les Nuits de Saint-Roch.
Du 1er octobre 2026 au 20 février 2027, l’église Saint-Roch (296 rue Saint-Honoré, Paris 1er) offrira une traversée sensible et spectaculaire de l’histoire de l’art occidental et sacré. Ce spectacle immersif de 45 minutes, présenté public assis dans la nef, associe projection vidéo monumentale en mapping 3D, narration théâtrale et performance musicale. Du mercredi au samedi, à 20h30 et 21h45. Les vendredis et samedis soirs, l’expérience atteint son apogée avec un chœur et un orchestre live d’environ 30 musiciens de l’Ensemble Sequentiae, dirigé par Mathieu Bonnin.
Loin d’être une simple leçon d’histoire linéaire, Les Nuits de Saint‑Roch se définissent comme une expérience sensorielle de l’histoire de l’art : on ne l’apprend pas, on la traverse. Le récit s’ouvre de manière intime dans les combles obscurs de l’église Saint‑Roch. Un jeune enfant de chœur, Jules‑Robert de Cotte — fils de l’architecte du Roi —, grimpe par curiosité jusqu’à la soufflerie de l’orgue. Il y découvre par surprise le célèbre jardinier et architecte André Le Nôtre, penché sur ses plans. De ce dialogue poétique et improbable naît une véritable remontée dans le temps. Le décor du spectacle n’est autre que l’église elle‑même. Grâce au vidéo mapping 3D, les courbes de pierre, les voûtes altières et les chapelles latérales cessent d’être de simples surfaces passives : la projection prolonge l’architecture, la fait respirer et met en lumière les détails sculptés ou peints.
Pour le curé, l’abbé Thierry Laurent :
« C’est un projet qui s’inscrit dans le développement de la connaissance artistique de ce lieu d’histoire, de célébration et de foi. Un moyen d’inviter à découvrir ce lieu de culte, écrin de la foi chrétienne qui y vit et qui s’y propose à tous. »
Tarifs : à partir de 10 € (à partir de 15 € pour les soirées live).
Billetterie et informations : https://nuitsaintroch.com/
Nouvelle édition de la Nuit d’Hippocrate
La Nuit d’Hippocrate est une soirée organisée par la Fondation Lejeune pour financer différents projets en lien avec la mission de la Fondation qui a trois objectifs complémentaires : CHERCHER, SOIGNER, DÉFENDRE. Elle cherche un traitement pour mettre en échec le handicap intellectuel, elle soigne pour permettre aux patients de mieux vivre, et elle défend leur droit à vivre.
Cette soirée aura lieu jeudi 1er octobre 2026 à 19h, à la Grande Crypte à Paris 16e. Tous les renseignements sont à retrouver ici.
Au cours de la soirée, 7 projets seront présentés au public. Chaque porteur de projet disposera de 4 minutes pour présenter son projet, puis de 4 minutes pour mobiliser la générosité du public afin de contribuer à son financement.
Vous pouvez vous inscrire ici.
20 septembre : Marche pour la Vie de Lille
La Marche pour la Vie se retrouve une nouvelle fois à Lille, dimanche 20 septembre 2026.
La constitutionnalisation de l’avortement, les discussions sur l’euthanasie, toute cette actualité bioéthique choquante et affligeante nécessite une mobilisation ! Il est plus important que jamais de rappeler la dignité de toute vie humaine, et de montrer que des milliers de citoyens se mobilisent pour défendre les plus fragiles !
Pourquoi est-ce important de marcher pour la Vie ?
- Pour manifester qu’il existe encore une génération engagée, prête à défendre le droit à la vie !
- Pour nous opposer à des lois qui se prétendent bienveillantes mais qui mettent en danger la vie des innocents et des plus fragiles !
- Pour témoigner de la Vérité et de l’Espérance, dans un monde qui peine à y croire !
Venez nombreux le 20 septembre !
Vous êtes attendus le :
Dimanche 20 septembre 2026 à 14h, sur la Place République (Beaux-Arts).
Chaque présence compte ! Elle sera le signe de notre union et de notre détermination.
Parlez-en autour de vous, diffusez la nouvelle auprès de vos proches, invitez-les à nous rejoindre et partagez nos contenus sur les réseaux sociaux.
3-4 octobre : les chemins du Perche verront se lever les bannières normandes du pèlerinage Dex Aïe
Pour sa deuxième édition, le pèlerinage DEX AÏE – La Voie de l’Archange conduira les pèlerins de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême jusqu’au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, au terme d’une marche d’environ 38 kilomètres.
Après une première édition qui avait rassemblé 600 pèlerins en 2025 sur les chemins menant au Mont-Saint-Michel, DEX AÏE poursuit sa vocation, faire renaître un grand pèlerinage catholique profondément enraciné dans la terre et l’histoire de la Normandie.
Cette année, les pèlerins marcheront sous la protection de saint Michel autour d’un thème particulièrement cher au sanctuaire de Montligeon, « Saint Michel Archange, consolateur des âmes du purgatoire ».
Pendant deux jours, familles, enfants, adolescents, étudiants, professionnels, religieux et anciens se retrouveront pour marcher et prier ensemble pour leurs défunts et pour les âmes du purgatoire.
Le pèlerinage veut aussi rappeler une réalité essentielle de la foi catholique, celle de la communion des saints. L’Église militante prie pour l’Église souffrante, afin que les âmes du purgatoire rejoignent l’Église triomphante dans la contemplation de Dieu. Un pèlerin ne marche jamais seul : DEX AÏE veut être un véritable pèlerinage spirituel et missionnaire.
De nombreux prêtres, séminaristes, frères et sœurs de communautés religieuses accompagneront ainsi les pèlerins pendant ces deux journées. Ils marcheront au milieu des chapitres, disponibles pour confesser, écouter, répondre aux questions, conseiller ou simplement prendre le temps d’une conversation sur le chemin.
Chacun pourra ainsi profiter de ces kilomètres pour approfondir sa foi, déposer une difficulté, retrouver le chemin d’un sacrement ou simplement avancer dans l’espérance du Christ.
Les pèlerins marcheront en chapitres, derrière croix, bannières et drapeaux normands, dans une atmosphère à la fois priante, fraternelle et joyeuse.
Le samedi soir, tous se retrouveront au bivouac de Montligeon, avec notamment la possibilité de participer au banquet normand, avant de reprendre la marche et la prière le dimanche.
Faire marcher toute la Normandie
DEX AÏE est aussi une invitation adressée à tous ceux qui hésiteraient encore à partir. On peut venir en famille, avec ses enfants, entre amis, avec des collègues, rejoindre un chapitre existant ou proposer son propre chapitre. L’objectif n’est pas de réunir des marcheurs expérimentés, mais de former pendant deux jours un peuple chrétien en marche.
Car derrière les kilomètres parcourus demeure une ambition plus profonde, remettre le Christ au cœur de nos familles et de notre province, transmettre la foi à nos enfants et faire redécouvrir la puissance de la prière pour les morts.
Le rendez-vous est fixé samedi 3 octobre à 8 h à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême. Le pèlerinage s’achèvera dimanche 4 octobre à Montligeon à 18h, après la messe.
Le cardinal Brandmüller met en garde contre une synodalité en partie inspirée par le protestantisme
Le cardinal Walter Brandmüller a publié une nouvelle critique du Synode sur la synodalité et la structure actuelle de la gouvernance ecclésiastique. Dans une analyse publiée par le vaticaniste Sandro Magister, le prélat allemand de 97 ans a exposé une conception authentique du synode et a mis en garde contre la facilité avec laquelle cette assemblée peut être corrompue.
Comme de nombreux analystes, il a constaté qu’« une définition claire et sans ambiguïté de ce mot [synodalité] fait encore défaut ». Par conséquent, Brandmüller a souligné que, selon la conception traditionnelle de l’Église, un synode est « une réunion d’évêques ayant pour but d’exercer conjointement leur magistériel et leur ministère pastoral ».
Créé cardinal par le pape Benoît XVI en 2010, Brandmüller est un historien de l’Église respecté, ayant occupé pendant 11 ans le poste de président du Comité pontifical pour les sciences historiques du Vatican.
Faisant référence au mode d’organisation du Synode sur la synodalité, qui comprenait des électeurs laïcs et clercs, Brandmüller a déclaré qu’on ne pouvait pas le qualifier de synode. La raison en est que « ni les prêtres ni les laïcs ne peuvent exercer le ministère magistériel et pastoral conféré uniquement aux évêques par le sacrement de l’ordre ».
En conséquence, il a averti que la multiplication de ce type de réunions au sein de l’Église – qui s’est notamment développée grâce au synode pluriannuel sur la synodalité – risque de désacraliser l’Église. Ces réunions découlent « d’une volonté d’adopter, plus ou moins sans esprit critique, des structures séculières et des procédures démocratiques dans la vie ecclésiale, afin de rester en phase avec son temps », a déclaré le cardinal.
Brandmüller a ajouté qu’avec l’essor de ce type de réunion et d’organisation, l’Église s’éloignait de sa propre méthode bien établie pour tenir un synode et s’inspirait du style protestant.
« Un type de synode est proposé dans le domaine catholique, inspiré en partie du modèle protestant, dont les membres sont élus démocratiquement parmi les pasteurs, hommes et femmes aux expertises professionnelles et aux contextes culturels variés, tous disposant d’une voix égale. »
Le cardinal a comparé cette évolution à la révolution protestante et à Martin Luther, soulignant comment Luther avait plaidé en faveur de ce type d’implication des laïcs lorsqu’il « affirmait que le baptême seul suffit à faire d’un homme ou d’une femme prêtre, évêque et pape ».
« Il est clair qu’une telle conception de la synodalité est incompatible avec l’ecclésiologie catholique ».
Il a également averti que des conséquences négatives avaient été constatées au sein de l’Église suite à l’adoption de modes de prise de décision ou de réunions sécularisés. Selon Brandmüller, le développement des conférences épiscopales en faisait partie.
« Leur cadre de référence n’était pas la structure hiérarchique de l’Église, mais plutôt l’État concerné ». « Par conséquent, l’activité consultative et décisionnelle de la conférence s’est limitée aux questions relatives à la place et à l’action de l’Église dans l’État laïque moderne. »
Mais puisque tel était le rôle initial des conférences épiscopales, Brandmüller déplorait que le pape François les ait confortées dans cette voie avec son exhortation apostolique Evangelii Gaudium de 2013. François a exprimé son regret qu’« un statut juridique pour les conférences épiscopales, leur conférant des pouvoirs spécifiques, notamment une véritable autorité doctrinale, n’ait pas encore été suffisamment défini ». Cette initiative risquait de saper la primauté de l’autorité doctrinale réservée à la papauté, avertissait Brandmüller.
Selon lui, la montée en puissance et le prestige des conférences épiscopales ont entraîné leur remplacement des synodes et leur politisation croissante.
« Il est difficile d’ignorer que cela témoigne de la sécularisation grandissante de la conception de l’Église. »
Brandmüller est allé jusqu’à affirmer que, dans le style moderne et politique des conférences épiscopales,
« on reconnaît un néo-arianisme ecclésiologique qui, sans nier expressément le caractère surnaturel de l’Église, l’ignore plus ou moins : l’Église comme entité sociale ».
Au lieu de suivre cette tendance croissante, il a insisté sur le fait que les synodes devraient être rétablis au sein des Églises particulières et, ce faisant, restaurer « leur importance originelle ». Cela, selon Brandmüller, contribuerait à « contrer efficacement le processus de sécularisation de l’Église et à franchir une étape décisive vers sa « désécularisation ».
Malgré son âge avancé, Brandmüller n’a pas opté pour une retraite paisible. Il s’est joint à deux autres cardinaux pour adresser des dubium au pape François : une première fois en 2016 au sujet d’Amoris Laetitia, puis en 2023 au sujet du Synode sur la synodalité. En signant les dubia de 2023 , les cinq cardinaux ont averti que le Synode était un événement « que beaucoup veulent utiliser pour nier la doctrine catholique sur les questions mêmes que soulèvent nos dubia ». Les questions détaillées des dubia ont dû être renvoyées au Pape, car ses réponses initiales n’avaient fait qu’« accentuer » les inquiétudes exprimées par les cardinaux. Outre Brandmüller, les signataires des dubia de 2023 étaient Raymond Leo Burke, ancien préfet de la Signature apostolique ; Juan Sandoval Íñiguez, ancien archevêque de Guadalajara ; Robert Sarah, ancien préfet du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements ; et Joseph Zen, ancien évêque de Hong Kong.
Investissez dans l’implantation de béguinages à l’ombre du clocher
Investir dans la Foncière Maisons d’Alliance, c’est faire renaître un patrimoine pour répondre à l’un des grands défis humains de notre temps : le bien-vieillir.
Face à une forte demande de seniors souhaitant préserver leur autonomie tout en rompant avec la solitude, les Maisons d’Alliance proposent un modèle de béguinage fondé sur la fraternité, l’entraide et la vie spirituelle.
La singularité du projet réside dans son implantation en partenariat étroit avec des diocèses, des congrégations religieuses et des sanctuaires, propriétaires de patrimoines auxquels ils souhaitent redonner vie.
Chaque Maison d’Alliance s’établit à proximité d’un lieu de prière vivant et animé, permettant aux résidents de nourrir pleinement leur vie spirituelle et de demeurer le cas échéant acteurs d’une communauté.
Bien plus qu’un logement adapté, le béguinage offre un véritable lieu de vie, de relations de voisinage, d’entraide et de partage, où chacun demeure autonome tout en étant entouré.
Ce modèle répond ainsi simultanément au défi du vieillissement et à celui de la préservation du patrimoine religieux, auquel il offre une nouvelle vocation au service des territoires.
La Foncière Maisons d’Alliance finance la rénovation et la transformation de ces lieux, puis en assure durablement l’exploitation dans le cadre de baux d’une durée de 50 ans.
Après Belmont-Tramonet (près de Chambéry), Pamiers (près de Toulouse), Ars-sur-Formans (village du Saint Curé d’Ars) et L’Île-Bouchard (près du lieu d’apparition de la Vierge Marie), la ville de Guéret accueillera la cinquième Maison d’Alliance, à la demande du diocèse de Limoges.
Cette dynamique s’appuie déjà sur la confiance de 250 investisseurs ayant apporté plus de 5 M€, réunissant institutions religieuses, entreprises, associations et familles qui souhaitent donner du sens à leur épargne tout à la faisant fructifier.
Reconnue Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS), la Foncière inscrit pleinement son activité dans une démarche d’investissement à impact. Sous réserve du respect des conditions légales et fiscales applicables, la souscription au capital peut également permettre aux investisseurs personnes physiques de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, renforçant l’attractivité de l’investissement.
Devenir actionnaire de la foncière Maisons d’Alliance, c’est ainsi conjuguer sens, impact social, patrimoine, vie spirituelle et perspective de création de valeur, en bâtissant des lieux où nos aînés peuvent vieillir libres, entourés et à l’ombre d’un clocher.
Pour prendre connaissance de cette opportunité d’investissement et investir, cliquez sur le lien ci-après : https://www.credofunding.fr/fr/maisons-alliance-gueret
Vous pouvez contacter Edouard Vieilfault ([email protected]) pour toute demande de précision si nécessaire.
L’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital investi – Des frais sont dus par le porteur de projet et les investisseurs (18 € TTC).
Euthanasie d’un enfant de deux ans
Le médecin qui a pratiqué la première euthanasie aux Pays-Bas sur un enfant de moins de 12 ans « a agi avec toute la diligence requise » selon la commission de contrôle à l’issue de son enquête.
Né prématurément, à 26 semaines de grossesse, il était atteint « de graves lésions cérébrales, entraînant une paralysie cérébrale sévère et une déficience visuelle ». Il souffrait également de crises d’épilepsie « fréquentes et graves », qui ne répondaient « pratiquement pas » au traitement médicamenteux. « L’enfant était donc agité et incapable de dormir pendant de longues périodes. » Des sécrétions muqueuses dans les poumons rendaient en outre la respiration et la déglutition « très difficiles ».
Selon le médecin qui a pratiqué l’euthanasie, « il était évident que l’enfant n’atteindrait pas l’âge adulte ». Il a par ailleurs jugé que « ses souffrances ne pouvaient être soulagées par un traitement médical ». Sur ce fondement, « le médecin et les parents ont décidé de mettre fin activement à la vie de l’enfant ».
Pour la commission, le praticien a procédé à une évaluation « correcte ».
« Toutes les facettes de la “condition humaine” – qu’il s’agisse des capacités motrices, du comportement ou de la personnalité – étaient gravement altérées et ne devaient pas s’améliorer », a déclaré la commission d’évaluation. Les parents et le médecin étaient « convaincus » que l’enfant « souffrait de manière insupportable et sans perspective de soulagement », poursuit-elle.
C’est en 2024 que les Pays-Bas ont modifié leur législation relative à l’euthanasie pour autoriser l’euthanasie des enfants âgés de 1 à 12 ans.
Le ministère public va désormais se pencher sur cette affaire. Selon Eduard Verhagen, professeur de soins palliatifs pédiatriques, il devrait « suivre l’avis de la commission et ne pas poursuivre le médecin ».
Source : Gènéthique
Entre l’avortement et l’euthanasie, la « psychose post-partum »
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Dans l’Illinois, Corie Wash, 40 ans, a étranglé son fils de deux ans. Quelques heures avant, elle avait longuement exprimé son admiration, dans un groupe de discussion sur internet, pour Lindsay Clancy, la femme qui a tué ses trois enfants de cinq ans, trois ans, et huit mois.
Le très médiatisé procès de Lindsay Clancy s’est terminé par la libération de la femme qui a tué ses enfants. La défense affirmait que Lindsay Clancy souffrait de « psychose post partum », alors que selon la partie civile elle les avait tués « intentionnellement, rationnellement et rapidement ». Il y a eu des manifestations de femmes soutenant la meurtrière. Lorsque son convoi arrivait au tribunal une haie d’honneur célébrait l’héroïne. C’est un intéressant phénomène social. Les jurés étaient convaincus de son innocence. Mais il y en avait un qui refusait ce verdict. Avec tant d’obstination que le juge a dû annuler le procès.
L’avocat de Corie Wash a aussitôt proclamé que sa cliente souffrait de « psychose post-partum » et qu’elle devait être remise en liberté pour recevoir des soins, tandis que selon le procureur « l’accusée représente une menace spécifique, réelle et immédiate pour son mari et ses trois enfants encore en vie. »
Ainsi est-on censé croire que la « psychose post-partum » est une maladie chronique qui permet de tuer ses enfants impunément.
En attendant l’euthanasie à partir de la naissance.
Elle obtient de bénéficier de chirurgies réparatrices et renonce à l’euthanasie
En Colombie, une femme victime d’une agression à l’acide a eu la confirmation qu’elle pourrait bénéficier de nouvelles interventions de chirurgie reconstructive au niveau du nez et de la bouche. Elle en a déjà subi 87. Suite à cette nouvelle, elle a renoncé à l’euthanasie qu’elle avait demandée et pour laquelle elle avait obtenu une autorisation préalable.
La « pré-autorisation » avait été délivrée il y a 4 ans, mais María Consuelo Córdoba n’avait pas fixé de date.
« Je suis très heureuse. Je veux vraiment me faire opérer, car je ne vais pas recourir à l’euthanasie ».
Source : Gènéthique
Mettre Notre Dame de Chrétienté en ordre de mission
Après le 44e pèlerinage de Pentecôte, Notre-Dame de Chrétienté vous propose une nouvelle série de vidéos pour vous aider à vivre concrètement la mission.
Dans ce premier épisode, Philippe Darantière, président de Notre-Dame de Chrétienté, revient sur ce qui fonde la vocation missionnaire du pèlerinage : transmettre la richesse de la Tradition de l’Église, faire connaître la liturgie traditionnelle et œuvrer à l’instauration du règne social du Christ.
Ghaleb Bencheikh voit les soutanes comme un « mimétisme » des islamistes
Joachim Véliocas, président de l’Observatoire de l’islamisation remarque que :
Ghaleb Bencheikh voit dans la soutane que portent les prêtres de la paroisse parisienne de Sainte-Clotilde (St-Eugène Ste-Clotilde pour être précis) un « mimétisme » en réaction aux islamistes, et une volonté de « rivalité » !
Cet « expert » est mis en avant par le Vatican pour le fameux dialogue islamo-chrétien. Il vient d’être interrogé par Radio Vatican afin de préparer le terrain au prochain discours de Metz du Pape sur le dialogue (centre des congrès Robert Schumann, 28 septembre, 10H). Il sera très certainement un des invités de marque représentant les musulmans ce jour-là parmi les autres islamistes locaux, notamment les dirigeants fréristes de la Grande mosquée de Metz.
On se souvient que la Fondation pour l’islam de Ghaleb Bencheikh invita en 2019 Mohamed Al-Issa, secrétaire de la Ligue islamique mondiale wahhabitte, qui soutint dans sa thèse de doctorat le jihâd offensif et le meurtre des apostats. Même l’hebdomadaire Marianne s’était inquiété alors que Bencheikh joue les modérés sur France 2 le dimanche matin.
Aussi, Bencheikh va dans les conférences de Musulmans de France (Frères Musulmans) expliquer qu’ils doivent voter pour prendre le pouvoir…
Ce rapprochement entre les compagnons du frérisme et le média du Vatican est permis par la naiveté des responsables du Service national des relations avec les musulmans de la Conférence des évêques de France, comme les pères Vincent Feroldi et Jean-François Bour qui le dirige. Ce dernier a regretté que la Fondation de l’islam de France, dirigé par l’ami de Tariq Ramadan, Kamel Kabtane, n’ai plus de financements de l’Etat. Kabtane dirige aussi un autre institut à Lyon qui fut inauguré par Al-Issa cité plus haut.
Pour en savoir plus sur l’extrême candeur de l’Eglise face à l’islam radical, lire L’Eglise face à l’islam paru aux éditions de Paris sous le pontificat de François en 2018.
Déclaration demandant à l’ONU de qualifier la GPA comme une nouvelle forme d’esclavage
Juristes pour l’enfance demande à Katarina Schwarz, Rapporteur spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes, de reconnaitre la gestation pour autrui comme une nouvelle forme d’esclavage à l’encontre des enfants et des femmes :
A l’occasion de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, Juristes pour l’enfance a remis une déclaration écrite lors du dialogue interactif sur l’esclavage et la traite des personnes, en présence de Madame Katarina Schwarz, Rapporteure spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage et la traite des personnes.
Cette déclaration demande à la Rapporteure spéciale de reconnaitre que la GPA constitue une nouvelle forme d’esclavage à l’encontre des enfants et des femmes.
Pour rappel, la Convention relative à l’esclavage signée à Genève fête ses 100 ans le 25 septembre 2026.
Les éléments clefs de la déclaration de Juristes pour l’enfance, soutenu par la Déclaration de Casablanca sont les suivants :
– La gestation pour autrui est un contrat ayant pour objet la commande et la remise d’un enfant. L’enfant y est réduit à un objet de disposition, ce qui correspond à la définition de l’esclavage de la Convention de Genève de 1926 (exercice des attributs du droit de propriété).
– La femme est également soumise à un droit d’usage permanent de son corps (contrôle alimentaire, médical, éventuelle réduction embryonnaire ou avortement). Par ailleurs, le consentement, souvent invoqué par les personnes favorables à la GPA, « éthique » ou « commerciale », est juridiquement sans pertinence en matière d’esclavage.
– Au niveau international, plusieurs instances onusiennes ont déjà qualifié la GPA de vente d’enfants (Rapporteure spéciale sur la vente d’enfants, 2018 ; Comité des droits de l’enfant, 2019). La Rapporteure spéciale sur la violence à l’égard des femmes a, dans son rapport de juillet 2025, appelé à l’éradication de toutes les formes de GPA et à l’adoption d’un instrument international contraignant abolissant la pratique. Enfin, une déclaration conjointe d’États du 22 juin 2026 appelle à un moratoire en vue de l’abolition universelle de la GPA.
C’est pourquoi Juristes pour l’enfance, aux côtés de la Déclaration de Casablanca, demande à la Rapporteure spéciale de reconnaître officiellement la GPA comme nouvelle forme d’esclavage et d’exhorter les États à y mettre fin sur leur territoire et à s’engager pour son abolition mondiale.
Le document complet est disponible ICI
La version anglaise est disponible ICI

