Un Tchadien de 19 ans déjà arrêté à 27 reprises poignarde une femme
Les faits ont eu lieu il y a deux semaines à un arrêt de tramway à Issy-les-Moulineaux. La victime a été transportée à l’hôpital en urgence absolue. Ses jours ne sont désormais plus en danger.
Elle a reçu deux coups de couteau au niveau du bras et du dos alors qu’elle attendait son tramway à Issy-les-Moulineaux. L’individu, armé d’un couteau doté d’une lame de 10 centimètres, l’a menacée et lui a demandé son sac avant de la poignarder face à son refus.
L’agresseur a pris la fuite puis a été interpellé et placé en garde à vue. Pour combien de temps ?
Il cumule 27 interpellations. Il a 19 ans et est présent sur le sol français depuis 2016. Mais il faut avoir confiance dans la justice de notre pays… C’est l’état de droit…
Le macronisme peut-il survivre à son fondateur ? Du pseudo-centrisme à la centralisation du pouvoir
De Maître Virginie de Aurojo-Recchia pour Le Salon beige :
Maître Virginie de Aurojo-Recchio est avocate au barreau de Paris, spécialisée en éthique et défense des libertés publiques. Elle est l’auteur de La France sacrifiée. Réarmement et programmation militaire 2024-2030 (Editions Bookelis, 2024) et membre du thinktank Sovereignty : https://sovereignty.com.br
Résumé
Le président de la République, Emmanuel Macron, ne pourra pas se représenter en 2027. Dans cette analyse, l’auteur soutient que le « macronisme » n’a jamais constitué un centrisme au sens doctrinal du terme. Aucun des critères du centrisme historique n’a été respecté par les pratiques observées depuis 2017 ; on a plutôt assisté à une centralisation du pouvoir. Tandis que le bloc dit « central » se désagrège électoralement, cette centralisation se déplace vers les institutions, les lois promulguées et les décisions européennes.
L’article 6 de la Constitution limite la présidence à deux mandats consécutifs : pour la première fois sous la Ve République, un chef d’État est effectivement tenu par cette restriction. Le débat public a soulevé la question suivante : qui succédera à Emmanuel Macron ? Or, l’élection modifie certes le détenteur du pouvoir exécutif, mais ne change pas, du jour au lendemain, la composition des organes de contrôle, ni les lois déjà votées – à condition que les autres candidats ne soient pas disposés à les abroger – ni les décisions prises à Bruxelles. La deuxième question qui se pose alors est la suivante : que restera-t-il de cette politique une fois que son architecte ne sera plus président ?
Un « centrisme » qui n’en est pas vraiment un
Il semble nécessaire, avant toute chose, d’examiner le terme employé, car le « centrisme » renvoie historiquement à une tradition politique particulière : la démocratie représentative, une culture du compromis parlementaire et un équilibre entre liberté économique et protection sociale. Comparons ces critères aux pratiques observées depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.
Démocratie représentative ? Les grands virages stratégiques (soutien au conflit en Ukraine, réorientation de la doctrine de la dissuasion nucléaire) ont été annoncés par le chef de l’État dans des discours, en amont de tout débat parlementaire. Aucun référendum n’a été organisé depuis 2005, pas même sur la loi relative à l’aide médicale à mourir, qui touche pourtant à la conception française de la personne humaine.
Compromis parlementaire ? L’article 49, paragraphe 3, qui permet l’adoption d’une loi sans vote des députés, a été utilisé 23 fois en vingt mois par le seul gouvernement d’Élisabeth Borne – une fréquence inédite sous la Ve République. Plus révélateur encore : la réforme du Code du travail a été imposée par décrets dès 2017, alors même que le gouvernement disposait d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le contournement du débat parlementaire n’était donc pas une nécessité, mais un choix. Le précédent le plus significatif demeure celui de la crise sanitaire, gérée à partir de mars 2020 par un « Conseil de défense sanitaire », dont la composition était déterminée exclusivement par le Président, dont les délibérations étaient soumises au secret de la défense nationale et qui n’était tenu à aucune obligation de rendre compte au Parlement, bien que l’article R. 1122-1 du Code de défense ne confère à cet organe aucun pouvoir en matière de santé.
Équilibre économique et social ? Suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), prélèvement unique de 30 % sur les revenus du capital, deux durcissements successifs des conditions d’attribution des allocations chômage et relèvement de l’âge légal de la retraite à 64 ans. Chaque mesure allège la pression sur le capital ou réduit une forme de protection. Aucune ne va dans le sens inverse.
Le verdict des Français est tombé : dans le sondage Ipsos-CEVIPOF de septembre 2026, 51 % classaient Renaissance comme « de droite », contre seulement 21 % comme « centriste ». Il faut donc distinguer deux concepts : le centrisme comme doctrine, qui implique des principes transposables indépendamment des individus, et la centralité comme position de pouvoir, qui consiste à occuper l’espace politique.
Le bloc électoral se fragmente.
Les faits sont éloquents. Une étude de la Fondation Jean-Jaurès, réalisée en mai 2026, a révélé que parmi les électeurs ayant voté pour Emmanuel Macron en 2022, seuls 35 % restent fidèles au bloc dit « centriste ». Parmi eux, les voix se répartissent entre Édouard Philippe, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, tandis que 11 % déclarent désormais vouloir voter pour Marine Le Pen. Rapporté à l’ensemble de l’électorat, aucun de ces candidats ne dépasse 17,5 % au premier tour, tandis que Marine Le Pen se situe entre 33 % et 35 % dans tous les scénarios envisagés.
Les deux principaux successeurs potentiels tiennent par ailleurs à se démarquer du bilan du président : Gabriel Attal, par exemple, qualifie la réforme des retraites menée par Édouard Philippe de « brutale » et « inefficace ». Le macaronisme, dépourvu de doctrine, ne produit donc pas de successeur, mais des rivaux.
Le centre a changé de nature
La politique publique ne dépend pas uniquement de ceux qui la décident, mais aussi de ceux qui la mettent en œuvre. Les nominations prévues pour 2026 méritent donc toute notre attention.
Richard Ferrand, ancien secrétaire général d’En Marche (Renaissance), présidera le Conseil constitutionnel jusqu’en 2034. Il annoncera ainsi les résultats des élections présidentielles de 2027 et 2032. Amélie de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics, a été nommée première présidente de la Cour des comptes en février 2026. C’est la première fois, sous la Ve République, qu’un ministre du Budget passe directement du ministère des Finances à l’institution chargée du contrôle des comptes publics. Marc Guillaume, ancien secrétaire du gouvernement, est devenu vice-président du Conseil d’État en mai 2026. Emmanuel Moulin, secrétaire général de l’Élysée, est quant à lui pressenti pour diriger la Banque de France jusqu’en 2032.
Aucune de ces nominations n’est irrégulière ; toutes respectent les procédures constitutionnelles. Néanmoins, les organes concernés sont ceux qui sont chargés du contrôle de l’exercice du pouvoir : garantir la légalité des lois, contrôler les fonds publics et annuler les actes de l’exécutif. De plus, leur mandat, de par sa nature même, s’étend au-delà de celui du président qui les a nommés. Interrogée sur ces nominations, la présidence les a justifiées par une volonté de « sécuriser les institutions ». Les implications de cette expression méritent une attention particulière : sécuriser quoi, et au profit de qui ?
Conséquences sur le législatif
La même logique s’applique à la législation. Prenons l’exemple récent de la loi sur la fin de vie, adoptée en juillet 2026 après trois rejets par le Sénat et malgré l’absence de tout référendum sur un sujet qui touche à la conception même de la personne humaine et induit un changement de paradigme civilisationnel. À ce jour, aucun candidat ne s’est engagé à abroger une telle loi.
En ce qui concerne les pouvoirs d’urgence, il convient de ne pas confondre deux régimes distincts. Le premier découle de l’article 47 de la loi de programmation militaire du 1er août 2023, devenu l’article L. 2212-1 du Code de la défense : il concerne la réquisition de personnes et de biens et repose sur une menace simplement prévisible (et non actuelle ou imminente), qui peut être invoquée à l’avance à la seule discrétion de l’exécutif. Le second régime découle de l’article 21 de la loi modificative promulguée le 16 août 2026, qui instaure l’« état d’alerte de sécurité nationale ». Il requiert une menace « grave et actuelle », mais se décline en trois scénarios d’une large portée, dont l’un reprend presque mot pour mot la formulation de 2023 et un autre fait référence au déploiement sur le territoire national de « forces alliées », une notion non définie par le texte. Ses effets sont considérables : dérogation aux normes réglementaires dans six domaines et, surtout, exemption de toute obligation de consultation, y compris vis-à-vis du Conseil d’État. Il est déclenché par un décret du Conseil des ministres, sans notification préalable au Parlement, dont l’autorisation n’est requise qu’après un délai de plus de deux mois, sans limitation du nombre de prolongations.
Ces deux régimes reposant en partie sur le même mécanisme d’activation, ils peuvent être déclenchés simultanément sur la base d’une seule et même menace. Avec l’état d’urgence, l’état d’alerte et la mobilisation générale, la France dispose désormais de cinq états d’urgence potentiellement cumulables, dont deux peuvent être activés dans les mêmes circonstances. Aucune de ces mesures n’expire en mai 2027 ; elles restent à la disposition du prochain président élu. Quel candidat à la présidentielle propose d’abroger ces régimes ?
Effets au niveau européen, qui échappe au contrôle national
La question la plus sensible est bien sûr celle de la dissuasion nucléaire. Le 2 mars 2026, depuis l’Île Longue, Emmanuel Macron a annoncé un changement majeur dans la doctrine française (dite désormais « dissuasion avancée »), prévoyant le déploiement temporaire de forces aériennes stratégiques dans les pays alliés et la création d’un groupe de pilotage nucléaire avec l’Allemagne, auquel neuf États se sont joints. Le Président a expressément exclu tout partage de la décision finale : il serait donc inexact de parler de mise en commun de l’arsenal nucléaire français.
La question de constitutionnalité demeure néanmoins en suspens. Une doctrine de dissuasion engage l’existence même de la nation. Or, sa modification a été décidée par un seul homme, annoncée dans un discours, sans vote parlementaire ni débat préalable. Le stationnement de moyens stratégiques sur le territoire de pays tiers accroît automatiquement le risque que la France soit entraînée dans une confrontation qu’elle n’aurait pas choisie. Cette décision, qui engage les générations futures, est à la discrétion d’un chef d’État dont le mandat s’achève dans moins de deux ans.
Un troisième risque mérite d’être examiné, car il concerne le dernier domaine réservé aux États membres. L’article 4, paragraphe 2, du traité sur l’Union européenne stipule expressément que la sécurité nationale demeure la seule responsabilité de chaque État membre et que la politique de défense commune requiert l’unanimité du Conseil, précisément parce que les États membres n’ont jamais entendu placer ce domaine sous la juridiction communautaire. Or, dans son discours sur l’état de l’Union du 16 septembre 2026, Ursula von der Leyen a affirmé que l’Europe était capable de se défendre elle-même car « nous avons profondément repensé la sécurité de ses États membres », avant de conclure que « la seule souveraineté qui compte est celle que l’Europe offre aux Européens ».
L’expression n’est pas qu’une simple figure de style. La souveraineté reçue d’une autorité supérieure n’est pas une souveraineté à proprement parler, mais une délégation révocable ; l’essence même d’un souverain est de ne tenir son pouvoir de personne. Certes, un discours n’a aucune valeur normative et les initiatives annoncées devront être adoptées à l’unanimité. Néanmoins, les transferts de compétences en matière de défense ne s’effectuent plus par le biais d’un traité formel soumis à ratification : ils se réalisent par une accumulation d’instruments techniques, de financements conjoints, de programmes industriels, d’achats groupés et de normes d’interopérabilité. Chacun de ces éléments est présenté comme une forme de coopération volontaire. Ensemble, ils créent une dépendance qui rend l’autonomie décisionnelle purement théorique. Un État qui ne contrôle plus le financement, la production ni les normes de ses armements conserve la souveraineté formelle de décider, mais perd les moyens de décider autrement.
C’est le même mécanisme que l’on observe dans le cas de l’identification numérique : après avoir été invalidée par le Conseil constitutionnel à Paris en août 2026, la mesure interdisant aux mineurs l’accès aux réseaux sociaux a été immédiatement portée devant la Cour européenne des droits de l’homme, où le contrôle de constitutionnalité français ne s’applique plus.
Le calendrier : une question absente du débat français
Enfin, le calendrier européen mérite un examen plus approfondi. Le mandat d’António Costa à la présidence du Conseil européen s’achève fin mai 2027, quelques semaines après la fin du mandat présidentiel français.
L’article 15, paragraphe 5, du traité sur l’Union européenne stipule que le président est élu par le Conseil européen à la majorité qualifiée : il n’y a ni suffrage universel, ni vote du Parlement européen, ni même l’exigence du soutien du gouvernement national. Donald Tusk a ainsi été réélu en 2017 malgré le vote contre de son propre gouvernement polonais.
Partant, on peut imaginer qu’Emmanuel Macron passe du siège de la présidence française à la présidence européenne, bien que les quatre présidents précédents aient tous été d’anciens chefs de gouvernement d’États plus petits et que la fonction ait été conçue comme une présidence de médiation. Rien ne prouve l’existence d’un tel projet, mais cette possibilité reste juridiquement ouverte.
L’horizon n’est pas 2027
L’article 6 de la Constitution française n’interdit que deux mandats consécutifs ; Emmanuel Macron pourrait donc parfaitement se représenter en 2032, à l’âge de cinquante-quatre ans. Un ancien président légitimement réélu n’a aucune raison de laisser les institutions qu’il a contribué à instaurer se dégrader, et la plupart des personnes nommées cette année seront encore en fonction à cette date.
Les fluctuations gouvernementales n’alternent pas la composition du Conseil constitutionnel, ni nécessairement les lois adoptées ou les négociations en cours à Bruxelles.
Le « macronisme » pourrait donc disparaître en tant qu’étiquette politique tout en survivant comme culture de gouvernement, ce qui constituerait une forme d’héritage difficile à appréhender car ne se mesurant pas à son nombre de députés. La question à laquelle le prochain cycle politique devra répondre dépasse largement la personne d’Emmanuel Macron : peut-on véritablement tourner la page quand ceux qui l’ont écrite demeurent aux postes-clés qui façonnent les politiques publiques ?
Réflexions sur la musique sacrée : cinq variations sur le mot « Missa »
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Des hackers tentent de détruire Le Salon Beige
Vous avez peut-être remarqué, il y a quelques jours, que Le Salon Beige était inaccessible. Ce n’était pas un simple bug. C’était l’une des nombreuses attaques informatiques que nous subissons actuellement.
Vous avez sans doute remarqué aussi, si vous êtes contributeur, que vous aviez des difficultés à accéder à votre compte sur Le Salon beige.
Depuis des semaines, des pirates tentent encore et encore de faire tomber le site, de le rendre inaccessible, de nous réduire au silence.
Ce n’est pas un hasard. C’est une volonté claire de museler une voix qui dérange. Une voix catholique, libre, qui refuse de plier face à l’idéologie dominante et qui continue de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Nous travaillons jour et nuit pour défendre ce que nous avons bâti depuis plus de vingt ans.
Nous investissons des moyens importants pour reconstruire et sécuriser Le Salon Beige de façon durable. Notre objectif est simple : rendre le site quasiment impossible à faire tomber. Plus résistant. Plus solide. Plus difficile à bâillonner.
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De la dette publique pour les « Nuls » à l’état d’urgence pour tout le monde
Les impôts, les recettes fiscales en gros, représentent 20% du PIB. Le PIB, le Produit Intérieur Bruit, représente à peu près la Richesse National produite en une année dans un pays. 20% de ce PIB est donc prélevé par l’État. Auquel s’ajoute 24 % de prélèvements sociaux, les cotisations sociales en gros. La somme des deux représente 44 % du PIB, soit 1.300 milliards de prélèvements obligatoires (600 milliards pour les impôts + 700 milliards pour les prélèvements sociaux), pour un PIB de moins de 3.000 milliards. Nous sommes les champions mondiaux en matière de prélèvements obligatoires, enfin presque.
Et bien imaginez-vous que cela ne suffit pas, la République doit en plus emprunter chaque année plusieurs centaines de milliards pour combler son déficit, puisque la puissance publique dépensera plus de 1.700 milliards cette année, soit près de 60 % du PIB. Ce qui représente donc un surcroît de dépenses. Si le montant de la dette augmente le montant des intérêts annuels à rembourser, à taux constant, augmente donc.
55 % des 600 milliards, 340 milliards des seules recettes fiscales servent au fonctionnement de L’ÉTAT soit un peu moins de 1 milliard par jour au moins rien que pour son fonctionnement, les investissements étant réduis à presque rien. Malgré cela l’État dépense, à lui seul, un milliard par jour, il lui faut donc emprunter ; le reste, les 45% restant, s’évapore dans les mille feuilles des Collectivités locales et territoriales, et la Sécu encore. Eux aussi empruntent.
Le premier poste budgétaire de l’État concerne le seul remboursement des intérêts annuels des emprunts publics qui mécaniquement augmentent puisque la dette augmente tout comme les taux d’intérêt d’emprunt d’ailleurs…Et plus on emprunte plus notre dette s’avère risquée, plus elle est risquée plus la « prime de risque » emprunteur fait gonfler le taux d’emprunt, un cercle vicieux…jusqu’au moment où plus personne ne nous prêtera.
Les budgets de tous les ministères sont largement grevés par les salaires, et surtout les retraites. Celui de la défense, par exemple, où 1 militaire sur 20 est un officier général en est une illustration… Les Colonels sont ainsi nommés généraux 6 mois avant la retraite et partent sans perte de salaire ; il en est ainsi dans toute la fonction publique qui compte 6 millions de fonctionnaires, dont 1 million pour le seul ministère de l’Éducation Nationale, le fameux Mammouth qui penche à gauche, et pour quel PISA résultat !
Il y a 1 fonctionnaire pour 5 salariés ! 1 fonctionnaire pour 11 habitants ! Encore un autre record mondial, la Corée du Nord nous bat à plat de couture… pour l’instant.
Les déficits des caisses de retraites s’aggravent plus vite que celle de l’État. Parce qu’il y a aujourd’hui un retraité pour 1,7 cotisants. La retraite à 60 ans, c’est 1 retraité pour 1 cotisant en 2030, un Français sur 3 aura alors plus de 60 ans. Si seulement nos vieux avaient la bonne idée de s’euthanasier pour résoudre le problème, au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité évidemment ! Vive les Droits de l’Homme.
Augmenter les taux de cotisations c’est augmenter la masse salariale, c’est donc grever la marge des entreprises qui iront produire ailleurs si elles le peuvent, qui déposeront le bilan autrement. Prendre aux riches pour donner aux pauvres ? Où se situe la frontière entre ces deux catégories ? C’est déjà le cas pour ceux des « riches » qui ne sont pas partis créer des entreprises florissantes ailleurs, particulièrement les plus dynamiques, aux États-Unis malheureusement.
La dette officielle de l’État est de 3.600 milliards. La dette publique hors bilan est de 10.000 milliards, soit 1700% par rapport aux recettes fiscales annuelles de l’État. On ne pourra donc jamais rembourser, à moins d’une hyper inflation conjuguée au blocage des retraites et salaires de fonctionnaires, excepté pour les 600.000 fonctionnaires des fonctions régaliennes (10% des 6 millions), indispensables à la survie de l’État, Armée, Police et Justice.
La dette publique, comme celle privée des États-Unis est sans doute pire que la nôtre, dix fois plus élevée, pour une population seulement 5 fois supérieure à la nôtre, mais ils disposent de la monnaie mondiale de référence, le dollar pendant que nous avons nos assignats, ils sont les champions l’IA pour la meilleure et la pire, nous du grand remplacement pour le pire uniquement, ils ont du pétrole, nous des écolos, ils ont donc la croissance et nous la récession bientôt, etc …Et dire que c’est Nous qui les avons libérés des Anglais avant de leur donner la grande Louisiane qui représentait alors le double de leur territoire. Ce qui a été un des facteurs qui a déclenché la Révolution. Puisque nous en sommes sortis ruinés par des emprunts impossibles à rembourser autrement qu’en exigeant de tous l’impôt y compris de la noblesse de robe et d’épée plus soucieuse de ses privilèges récemment acquis que de ses charges. Servir n’est pas se servir.
Le dernier livre de Petit-fils « La Révolution française » met en relief la responsabilité de la noblesse d’argent et de robe dans cette tragédie qui n’en finit pas. Cette fausse noblesse, mais véritable aristocratie, avait déjà le pouvoir économique, et les privilèges. Ils ne leur manquaient plus que le pouvoir politique. Le « Peuple » n’était pour rien dans cette mésaventure révolutionnaire, il n’était d’ailleurs pas même au courant de cette Révolution avant que ne s’installe la Constitution Civile du Clergé et à sa suite la Terreur Républicaine. Le Tiers État était représenté par la bourgeoisie qui s’était auto attribuait des particules, tel Danton, Robespierre et Marat.
C’est aujourd’hui le même schéma qui se précise avec la même ploutocratie, la même contingence climatique, bien orchestrée à grand coup de tambours battants, et dont les conséquences s’aggravent de manière accélérée, une crise de la dette sans doute pire encore…Nous avons une crasse politique encore plus médiocre et plus dangereuse en sus, les partis politiques sont intrinsèques à la démocratie, et les partis ne survivent que par la démagogie, les magouilles, la corruption sous tous ses aspects, particulièrement morale, les idéologies, la division, les trahisons…Le déshonneur !
La population est en plus aujourd’hui plus âgée et divisée, particulièrement dans sa foi ce qui est encore plus grave ; car la vraie Religion catholique est l’âme et la force de notre Nation qui est née d’un baptême. L’Église est attaquée de toute part y compris en son propre sein, par elle-même, depuis le dernier Concile qui cherche un syncrétisme entre le Christ qui est seul Vérité et les erreurs. La tolérance est ennemie de la Vérité.
En plus nous subissons une crise énergétique avec l’entêtement, conscient ou inconscient, de l’État sur la fiscalité des carburants qui est en train de provoquer une récession, une déflation, un nombre exponentiel de dépôts de bilan, donc moins de recettes fiscales et sociales…et plus de besoins sociaux…et des désordres conjugués tel que Macron ne pourrait peut-être pas finir son mandat à moins qu’il ne déclare l’État d’urgence ?
Bloquer les prix des carburants dans un marché mondial c’est organiser la pénurie tout simplement, d’ailleurs cela a déjà était fait ailleurs avec des résultats gravissimes.
La seule solution serait de baisser immédiatement la pression fiscale sur les carburants pour être aux mêmes niveaux de prix que la plupart de nos voisins européens.
Seulement voilà cela serait anti constitutionnel, comme l’a déjà fait savoir le Conseil Constitutionnel, idem pour la préférence nationale.
Changer la Constitution par Référendum ? Impossible sans le Congrès, Assemblée nationale et Sénat, et impossible de dissoudre le Sénat. La République a tout verrouillé au cas où.
Nous sommes en liberté surveillée et si totalement encadrée que l’on pourrait réaliser que le République est liberticide et totalitaire, n’est-ce pas ?
Nicolas ZAHAR
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
L’avortement encore et toujours en hausse
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié son étude annuelle sur les avortements en France en y ajoutant les données 2025. Cette étude analyse l’évolution du nombre d’avortements depuis 1990, de la méthode utilisée, du lieu de recours et de l’âge des femmes concernées.
En 2025, le nombre d’avortements s’établit à 259 400, soit 2,9 % de plus qu’en 2024. Depuis le début des années 2000, le taux de recours a connu plusieurs phases : stable jusqu’à la fin des années 2010, autour de 15 avortements pour 1 000 femmes (‰) âgées de 15 à 49 ans, il augmente depuis. Avec la pandémie de Covid-19, le taux de recours a baissé en 2020-2021 avant de repartir à la hausse, et atteindre 17,8 ‰ en 2025. Cette augmentation concerne toutes les classes d’âges entre 15 et 49 ans, y compris les plus jeunes, dont le recours était en baisse depuis plusieurs années avant la crise sanitaire.
La hausse du nombre d’avortements est portée par les avortements médicamenteux réalisés hors établissement de santé. En 2025, la hausse des avortements médicamenteux se poursuit et représentent 81 % des avortements, (+1 point par rapport à 2024). Cette hausse s’inscrit dans la durée puisque les avortements médicamenteux concernaient 31 % des avortements en 2001 et 68 % des avortements en 2017. La méthode médicamenteuse, qui peut être pratiquée en ville jusqu’à la 7e semaine de grossesse ou 9e semaine d’aménorrhée (SA), concerne aussi la majorité des IVG en établissement de santé (63 % d’entre elles en 2025).
La moitié des avortements sont réalisés hors établissement en 2025, soit en cabinet libéral, soit en centre de santé ou en centre de santé sexuelle. Trois catégories de professionnels y effectuent des avortements : les sages-femmes, les médecins généralistes et les gynécologues, médicaux ou obstétriciens.
En cabinet libéral, 59 680 avortements ont été réalisées par des sages-femmes, 22 208 avortements par des médecins généralistes et 26 400 avortements par des gynécologues, médicaux ou obstétriciens. En centre de santé ou centre de santé sexuelle, ce sont 5 510 avortements qui ont été réalisées par des sages-femmes, 5 450 par des généralistes et 1 710 par des gynécologues, médicaux ou obstétriciens.
La pratique de l’avortement par les sages-femmes libérales continue de se développer à un rythme soutenu (+ 15 % par rapport à 2024) (graphique). En 2025, elles ont effectué une avortement sur quatre au total, soit 54 % des avortements en ville, la petite moitié restante étant pratiquée à parts égales par les médecins généralistes et par les gynécologues médicaux ou obstétriciens.

Le pape vient aussi encourager tous ceux qui oeuvrent au service de la vie
Rome a répondu à la supplique de 12 associations pro-vie (dont la Marche pour la vie), qui demandait :
Très cher saint Père,
Nous existons ! malgré les lois iniques de délit d’entrave et la constitutionnalisation de l’IVG, l’idéologisation du sujet en France et l’absence complète de liberté de parole, nous continuons à œuvrer avec nos pauvres moyens pour aider chaque femme enceinte que nous pouvons toucher à poursuivre sa grossesse et à garder son enfant en trouvant des solutions à sa détresse.
Centres d’écoutes présents et actifs sur les réseaux sociaux, priants qui jeunent et prient pour chaque femme en détresse, associations pour accueillir les femmes enceintes en détresse, associations qui aident les femmes qui ont avorté à retrouver la paix. Nous agissons de notre mieux pour essayer de combattre la culture de mort qui règne en FranceNous avons peu de soutien parce qu’en France, les gens ont peur. Les catholiques ont peur. Trop de prêtres ont peur. Du coup les sujets de la vie sont trop souvent évités.
Alors, très saint Père, nous aurions aimé une simple rencontre, une bénédiction et un encouragement de votre part lors de votre passage à Paris. Nous vous savons évidemment très sollicité et faisons notre demande avec beaucoup d’humilité.
Nous vous remercions de toutes les paroles de soutien que vous avez pu avoir déjà à Monaco et à Madrid spécialement, qui nous ont affermis dans notre mission au service de la Vie . Nous espérons que vous lirez notre supplique et pourrez, si Dieu veut, nous rencontrer et nous bénir.
Très humblement et très affectueusement.

Délivre-Nous du Mal
SAJE diffuse un documentaire captivant sur la réalité du mal, de la possession et des exorcismes, intitulé DELIVRE-NOUS DU MAL – LE COMBAT DES EXORCISTES. Seul documentaire officiellement approuvé par l’Association Internationale des Exorcistes, il s’appuie sur les témoignages d’exorcistes contemporains et propose une approche profonde, sans sensationnalisme, centrée sur la victoire du Christ sur le mal.
Nombreux sont ceux, y-compris parmi les chrétiens, en particulier les jeunes, les recommençants et les catéchumènes, qui ont été confrontés à l’occultisme ou à l’ésotérisme, mais qui ne trouvent pas, au sein de l’Eglise, des réponses à leurs questions. Ce film est une réponse providentielle à ces questionnements.
DELIVRE-NOUS DU MAL est un documentaire sur la mission des exorcistes. Il explique l’origine du Mal, les différentes formes de possession, la mission des exorcistes, et s’appuie sur l’expérience réelle d’exorcistes modernes. Tout ce qui est présenté est donc en accord avec l’enseignement de l’Eglise, fondé à la fois sur les textes de la Bible et la tradition. Les scènes de fiction ne sont là que pour illustrer les propos des différents exorcistes et s’appuient sur leurs témoignages. Les thèmes d’approfondissement ont été rédigés par le Père Jean-Baptiste Edart, professeur et Doyen de la Faculté de Théologie (UCO) qui travaille actuellement sur la question de la nature de l’action démoniaque pour clarifier un certain nombre de notions (emprise, lien, infestation, possession, etc.) et permettre un discernement ajusté, en dialogue avec les sciences humaines (psychologie, psychiatrie, etc.).
Extraits du Catéchisme de l’Eglise catholique :
1033 Nous ne pouvons pas être unis à Dieu à moins de choisir librement de l’aimer. Mais nous ne pouvons pas aimer Dieu si nous péchons gravement contre Lui, contre notre prochain ou contre nousmêmes : « Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un homicide ; or vous savez qu’aucun homicide n’a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jn 3, 15). Notre Seigneur nous avertit que nous serons séparés de Lui si nous omettons de rencontrer les besoins graves des pauvres et des petits qui sont ses frères (cf. Mt 25, 31-46). Mourir en péché mortel sans s’en être repenti et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de Lui pour toujours par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot « enfer ».
1034 Jésus parle souvent de la « géhenne du feu qui ne s’éteint pas » (cf. Mt 5, 22. 29 ; 13, 42. 50 ; Mc 9, 43-48), réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie de croire et de se convertir, et où peuvent être perdus à la fois l’âme et le corps (cf. Mt 10, 28). Jésus annonce en termes graves qu’il « enverra ses anges, qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquité (…), et les jetteront dans la fournaise ardente » (Mt 13, 41-42), et qu’il prononcera la condamnation : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! » (Mt 25, 41).
1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel » (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels il aspire.
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Comparaison des psaumes en grec et en latin
Yves Daoudal a réalisé un travail de bénédictin :
La liturgie traditionnelle latine a été démolie au moment où l’on faisait de l’œcuménisme un axe important de la doctrine post-conciliaire. Or le psautier latin et le psautier grec étaient quasiment identiques, le psautier latin étant une traduction du psautier grec. Il y avait là un élément important d’unité, les psaumes étant véritablement le socle de la liturgie. Mais on a détruit cela allègrement. On a « oublié » que le sacro-saint Concile imposait de dire l’office en latin (Sacrosanctum Concilium 101), on a imposé des « traductions » en langue vulgaire faites sur une nouvelle traduction latine (la « Néo-Vulgate »), on a censuré de nombreux versets et même supprimé plusieurs psaumes, et on a détruit le rythme liturgique, étendant le chant des psaumes de l’office sur quatre semaines, ce qui ne correspond à rien dans les traditions d’orient et d’occident.
Réfléchissant à cela, je me suis mis à comparer mot à mot les psaumes latins et grecs. Je suppose que cela a déjà été fait, mais je n’ai rien trouvé. Alors je l’ai fait pour moi-même, et voici le fruit de ce travail. On constatera que les différences entre les deux psautiers sont minimes. Surtout une fois qu’on a remarqué que le texte grec est souvent celui de l’Alexandrinus, alors que le texte latin est traduit d’un texte grec d’une autre tradition. La traduction latine est assez souvent d’une étonnante précision. Par exemple, dès le premier psaume, διεξόδους est traduit par « decursus », alors qu’il n’était pas nécessaire de traduire le préfixe grec : si l’on veut respecter cette traduction, en français on doit dire (le long du) « décours » (des eaux), alors que « cours » suffit. Tout au long du psautier latin on a « salutare », qui traduit exactement le grec σωτήριον. A priori le mot veut dire « moyen de salut », mais dans la Septante il veut le plus souvent dire simplement le salut. Donc aussi « salutare » dans le psautier latin.
Lorsque les versions liturgiques grecque et latine diffèrent, je suis allé voir ce qu’il en était dans les autres versions dont je dispose (voir ci-dessous).
Il serait peut-être temps que le Grand Orient apprenne que la France n’est pas une loge maçonnique géante !
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 vérités :
Il faut reconnaître au Grand Orient de France une qualité devenue rare dans la vie publique : la franchise. Ainsi son grand maître, Guillaume Trichard, affirme-t-il clairement que les écoles privées hors contrat « n’ont pas leur place dans la République » – et que, par conséquent, il faut relancer la guerre scolaire pour en finir avec cette dernière (et fort limitée) liberté scolaire.
Voilà donc le Grand Orient qui revient à l’école. Et, plus précisément, à l’école que l’État ne contrôle pas entièrement.
La chose n’est pas surprenante. Le Grand Orient revendique lui-même une histoire étroitement liée aux combats anticléricaux de la IIIe République.
Mais nous ne sommes plus en 1880.
La République de Jules Ferry avait une obsession : arracher l’école à l’influence de l’Église.
Mais, l’Église n’est plus vraiment hégémonique et la République ne risque pas de s’effondrer parce que quelques parents ont choisi d’autres méthodes pédagogiques que l’Éducation nationale. Il se pourrait même que cette poignée d’écoles hors contrat sauve l’école française puisqu’on y apprend, en général, à lire, écrire et compter – ce qui est devenu fort rare ailleurs.
Ces écoles hors contrat sont-elles des établissements clandestins ? Non. Le hors contrat n’est pas le hors-la-loi.
Les écoles privées hors contrat sont soumises au droit français, à des contrôles et à des obligations en matière d’instruction, de sécurité et de protection des enfants. Il faut donc distinguer deux choses : le contrôle de l’État et la direction de l’État.
En 1959, la loi Debré n’a pas instauré une dictature cléricale destinée à livrer la République aux évêques. Elle a cherché à organiser un compromis entre l’État et l’enseignement privé.
La loi a permis aux établissements privés sous contrat d’entrer dans le service public de l’éducation tout en conservant leur « caractère propre » et une certaine autonomie d’organisation.
Autrement dit, même la République française a fini par comprendre quelque chose que certains idéologues semblent avoir oublié : on peut être républicain sans être étatiste jusqu’au bout des ongles.
La loi Debré reconnaît que l’école privée peut avoir une identité propre. Cette idée toute simple paraît aujourd’hui redevenir suspecte.
Mais pourquoi la liberté serait-elle réservée aux francs-maçons ?
Si une obédience peut publier des propositions sur l’école, pourquoi des parents ne pourraient-ils pas créer une école conforme à leur propre conception de l’éducation ?
Pendant des décennies, les anticléricaux ont expliqué que l’État devait être « neutre ». Mais cela ne signifie pas que la société civile doit devenir uniforme.
Une sorte de cléricalisme maçonnique voudrait imposer une unique conception de l’éducation. Pas seulement contre les écoles catholiques, mais contre toute diversité pédagogique, puisque beaucoup d’écoles hors contrat ne sont pas liées à une religion, mais à une pédagogie (comme les écoles Montessori). Or, une famille qui quitte le Mammouth et ses échecs ne fait pas sécession. L’État doit contrôler la qualité de l’instruction et sanctionner les abus. Pas supprimer toute liberté.
Jules Ferry voulait arracher l’école à l’Église. 150 ans plus tard, certains veulent arracher aux familles toute possibilité d’échapper à l’école de l’État. Ce n’est plus de l’instruction, c’est de la rééducation.
Il serait peut-être temps que le Grand Orient apprenne que la France n’est pas la République et que la République n’est pas une loge maçonnique géante !
Marche pour la vie en Suisse
La Marche pour la Vie a parcouru les rues de Zurich, en Suisse, samedi 19 septembre, lors d’une manifestation centrée cette année sur la responsabilité des parents face aux grossesses inattendues et sur le soutien aux mères. Les organisateurs ont estimé la participation à environ 2 200 personnes, tandis que d’autres estimations la situaient au-dessus du millier.
La Marche pour la Vie de Zurich se tient depuis 2010 et rassemble chaque année des associations et des familles qui défendent la protection de la vie dès la conception.
Les organisateurs affirment que, parallèlement à la protection de l’enfant à naître, il est nécessaire d’offrir un soutien effectif aux femmes traversant des situations difficiles et d’aborder également le rôle des pères face à l’avortement.
Parmi les participants qui sont intervenus lors de l’événement figurait Nicolas Kolly, député du Conseil national suisse et ancien membre de la Garde suisse pontificale. Kolly a appelé à « donner la parole à ceux qui n’en ont pas encore » et a défendu que la protection de l’enfant et l’accompagnement de la mère doivent être abordés conjointement. Il a également insisté sur la responsabilité du père de soutenir, d’écouter et de protéger face à une grossesse inattendue.
Jonas Streule, responsable régional de ProLife Europe en Suisse, est également intervenu pour expliquer le travail que l’organisation mène auprès des étudiants universitaires.
La mobilisation suisse a coïncidé avec d’autres rassemblements pro-vie organisés le même week-end en Europe. À Bratislava, jusqu’à 30 000 personnes ont participé dimanche à la Marche nationale pour la Vie, soutenue par les évêques slovaques et qui a reçu un salut de Léon XIV.
Pour la sixième année consécutive, la ville n’a pas autorisé la Marche pour la Vie à se tenir dans le centre de Zurich et l’a maintenue à Oerlikon. Les autorités justifient cette décision par des raisons de sécurité face au risque d’incidents et de contre-manifestations. Les organisateurs estiment que cette mesure restreint de manière disproportionnée leur liberté de réunion et réduit considérablement la visibilité publique de l’événement.
Visite du pape : Libé craint que les catholiques soient… catholiques
Dans un texte tellement excessif qu’il en devient rigolo, L’aberration qualifie les Missionnaires de la Miséricorde divine d’ultratraditionalistes (et la FSSP elle est turbotraditionaliste ?), la veillée de prières des influenceurs à Saint-Sulpice le 24 septembre, avec l’abbé Raffray et le père Paul-Adrien, d’alliance entre l’extrême-droite et la droite, au point que la messe à la Concorde, lieu de l’exécution de Louis XVI, devient une idée identitaire, fruit du catholicisme contre-révolutionnaire.
Interrogé dans le même numéro, Yann Raison du Cleuziou plante le clou sur le cercueil en affirmant que le catholicisme de gauche s’est effacé depuis les années 70. La bonne nouvelle !
France Inter visée par l’Arcom
Suite à la censure de Charles Sapin, la radio du sévice public est visée par une saisine de l’Arcom.
La Ligue des Libertés, fondée par l’avocat et vice-président de l’UDR Guilhem Carayon, a saisi le gendarme de l’audiovisuel et l’exhorte à examiner un possible manque de pluralisme :
« Le pluralisme n’est pas une faveur que la direction accorde. C’est une obligation du service public ».
Rappelant que le journaliste avait été engagé sur France Inter dans un objectif de pluralisme, l’association demande enfin à l’Arcom « d’en tirer les conséquences et de vérifier si le pluralisme reste effectivement garanti ».
La Vie Chrétienne Victorieuse – La rencontre du pèlerin avec un berger de Bethléem
Le soleil déclinait sur les collines de Bethléem en Judée, teintant les pierres du sentier d’une lueur dorée. Le berger, à l’allure noble, qui ne paraissait pas avoir cinquante ans, était assis sur un rocher et observait l’horizon avec cette patience mystérieuse que donnent peut-être les longues années passées à guider les brebis égarées. Il avait quelque chose de difficile à définir. Son visage était celui d’un homme, et pourtant son regard semblait porter plus loin que le regard des hommes.
Lorsque ses yeux se posèrent sur l’homme qui s’avançait, le pas lourd, les épaules courbées sous le poids d’un fardeau invisible, celui-ci éprouva une impression inexplicable : il avait le sentiment d’être attendu.
— Assieds-toi avec moi un instant, pèlerin, dit-il d’une voix douce. Je vois dans tes yeux une question qui brûle, une soif que le monde ne peut étancher. Tu cherches quelque chose… ou quelqu’un ?
Le pèlerin hésita, puis s’assit sur le rocher face au berger, ses mains posées sur ses genoux, comme s’il portait encore le poids de ses interrogations.
— Je ne sais plus, avoua-t-il enfin. J’ai marché si longtemps, porté par mes propres forces, mes propres œuvres… Et maintenant, je me sens vide. Comme si tout ce que j’ai construit n’était qu’un château de sable, balayé par le vent.
Le berger sourit, comme s’il entendait là une mélodie qu’il connaissait par cœur. Il prit une poignée de poussière, la laissa s’échapper entre ses doigts et la regarda danser dans l’air du soir.
— Ah… Tu as donc déjà commencé à comprendre ce que signifie la grâce, murmura-t-il. Regarde cette poussière, pèlerin. Elle ne peut rien accomplir par elle-même. Elle se laisse porter par le vent. Mais le salut est plus merveilleux encore : Dieu agit envers l’homme qui ne peut rien mériter de Lui.
Sa voix devint plus grave, comme s’il confiait un secret précieux :
— « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. »
Le pèlerin fronça les sourcils, comme si ces paroles, au lieu de le rassurer, creusaient en lui un doute plus profond.
— Mais… si je n’ai rien à offrir ? Si je ne suis que faiblesses et échecs ?
Le berger eut un sourire paisible.
— Alors tu dois apprendre à regarder non pas à toi-même, mais à Christ.
Il fouilla dans sa besace, en sortit un parchemin jauni par le temps et lut à haute voix, d’un ton qui semblait venir de loin, la déclaration de l’apôtre Paul :
— « Je vous fais savoir, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. »
Il enroula le parchemin, les yeux brillants.
— Paul avait beaucoup de choses dont il aurait pu se glorifier selon la chair. Il avait été zélé pour la loi et irréprochable quant à la justice qui est selon la loi. Mais lorsqu’il rencontra Christ, il comprit que tout ce qui pouvait être un gain pour lui ne pouvait pas constituer sa justice devant Dieu. Il regarda désormais à Christ seul et à la justice qui est par la foi en Lui.
Il se tourna vers l’homme, le regard perçant.
— Et toi, pèlerin, sais-tu que Jésus-Christ est le fondement de l’Évangile de la grâce de Dieu ? As-tu compris que ton salut ne repose ni sur tes œuvres, ni sur tes mérites, mais sur Sa personne et sur Son œuvre accomplie à la croix ?
Les yeux du pèlerin s’illuminèrent au souvenir d’un instant précieux.
— Je… je crois que oui. Il y a eu ce moment où j’ai compris que Dieu me voyait tel que j’étais… et que je ne pouvais rien Lui cacher.
Le berger hocha la tête.
— Voilà le commencement d’un chemin nouveau. La grâce ne consiste pas à prétendre que le péché n’existe pas. Elle amène le pécheur à reconnaître son état devant Dieu et présente Celui qui peut le sauver. Dieu ne demande pas qu’on Lui apporte une justice personnelle : Il présente Christ.
Il désigna un vieil olivier, tordu par les ans, qui se dressait sur la colline proche.
— Abraham était vieux, et selon les circonstances humaines, tout semblait impossible. Pourtant, il crut Dieu.
Sa voix devint plus douce :
— « Il crut, et cela lui fut compté à justice. »
Avant la circoncision, avant toute œuvre accomplie pour obtenir cette justice, Abraham crut Dieu. La foi n’était pas un mérite qu’il apportait à Dieu ; elle s’appuyait sur la Parole et sur les promesses de Dieu. C’est ainsi que le pécheur est justifié : non pas en présentant sa propre justice, mais en croyant Celui qui justifie l’impie.
Le pèlerin baissa les yeux.
— Et le malfaiteur sur la croix ? Lui, il n’avait plus le temps de réparer sa vie passée ni d’accomplir des œuvres.
Les yeux du berger s’emplirent de larmes.
— Oui… mais regarde ce qu’il fit.
Il prit une profonde inspiration.
— Il reconnut sa culpabilité. Il reconnut aussi l’innocence de Jésus. Puis il se tourna vers Lui et dit : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. »
Il se tut un instant, puis acheva :
— Et la réponse fut : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »
Le berger regarda le pèlerin avec gravité.
— Voilà la grâce. Elle ne récompense pas un mérite que l’homme aurait acquis. Elle donne gratuitement à celui qui se tourne vers Christ avec foi. Le malfaiteur n’avait plus rien à présenter, mais il avait devant lui un Sauveur.
Un silence s’installa entre eux, seulement troublé par le bruissement des feuilles dans le vent. Le pèlerin fixait le sol, comme s’il cherchait une réponse dans la poussière.
— Mais… est-ce que cela s’arrête là ? demanda-t-il enfin. Est-ce que la grâce, c’est seulement un pardon, un effacement de dettes ?
Le berger secouait la tête.
— Non. La grâce qui sauve ne laisse pas dans l’ancien état. Elle conduit à une vie nouvelle.
Il se leva d’un mouvement fluide et tendit la main.
— Viens. Marchons un peu.
Ils s’engagèrent côte à côte sur le sentier étroit et sinueux. Le berger parlait, les yeux fixés sur l’horizon, au-delà des collines. À mesure qu’ils marchaient, le pèlerin éprouvait une impression de plus en plus étrange : ces paroles lui étaient nouvelles, et pourtant quelque chose en lui les reconnaissait. Il ne comprenait pas encore pourquoi.
— « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »
Il s’arrêta un instant.
— Le salut n’est donc pas simplement une dette effacée. Dieu nous donne une nouvelle position devant Lui et une nouvelle vie. Celui qui vient à Christ est amené à connaître Dieu et à marcher désormais avec Lui.
Le berger reprit sa marche.
— Paul le persécuteur s’était opposé avec violence au Seigneur et à Ses disciples. Mais sur le chemin de Damas, une lumière venant du ciel resplendit autour de lui. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » En persécutant les disciples du Seigneur, Saul s’opposait à Celui qu’il allait bientôt reconnaître comme son Seigneur et son Sauveur. Celui qui persécutait l’Église devint ensuite un serviteur de Christ et un témoin de l’Évangile.
Le pèlerin s’arrêta.
— Donc… la grâce, c’est aussi une relation avec Christ ?
Le berger hocha la tête.
— Oui. Le chrétien n’a pas seulement reçu des bénédictions : il a Christ. Il appartient au Seigneur et il est appelé à marcher avec Lui.
Il se baissa, cueillit une fleur au bord du chemin et la lui tendit.
— Regarde aussi Marie, la mère du Seigneur. Lorsqu’elle reçut la parole de l’ange, elle répondit : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. »
Il marqua une pause.
— Voilà une attitude de foi et de soumission. La grâce de Dieu ne produit pas l’indépendance ; elle produit la confiance et la dépendance envers Lui.
Le pèlerin soupira, comme si le poids de ses doutes devenait trop lourd à porter.
— Mais… comment vivre cette vie nouvelle ? Je sens bien que je ne suis pas à la hauteur. Chaque jour, je trébuche.
Le berger s’assit à nouveau, le regard grave. Il traça dans la poussière un cercle, puis une ligne sinueuse qui s’échappait vers l’horizon.
— Tu parles maintenant de la sanctification.
Il dessina un arbre au bord du chemin, ses racines profondes, ses branches étendues vers le ciel.
— Il y a une sanctification de position : celui qui appartient à Christ est mis à part pour Dieu. Mais il y a aussi une sanctification pratique : le croyant est appelé à marcher dans la sainteté et à progresser dans sa vie avec le Seigneur.
Il cita le premier psaume :
— « Il est comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison. »
Puis il reprit :
— Le croyant possède une position devant Dieu ; mais sa vie quotidienne doit aussi manifester toujours davantage ce qu’il est en Christ.
Sa voix se fit plus ferme :
— « C’est pourquoi l’apôtre dit : Travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement ; car c’est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. »
Il posa la main sur le dessin.
— Remarque bien les deux choses : la responsabilité du croyant et l’action de Dieu. Le croyant ne travaille pas à gagner son salut ; il vit le salut que Dieu lui a donné. Et il ne le fait pas par ses propres forces : Dieu opère en lui.
Il effaça le dessin des deux mains et en traça un nouveau : un sentier sinueux, parsemé de pierres.
— Le chemin comporte des dangers. Il faut veiller. Il faut marcher dans la dépendance du Seigneur. Et lorsqu’il y a péché, il doit être confessé, et le croyant doit revenir à Lui.
Il sourit au souvenir d’une histoire chère à son cœur.
— Pierre a renié son Maître. Il a pleuré amèrement. Mais le Seigneur ne l’a pas abandonné.
Il dessina une pierre, puis une main qui se tendait vers le ciel.
— Après Sa résurrection, Jésus demanda à Simon Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? »
Le berger leva les yeux.
— Le Seigneur le rétablit dans son service. Voilà une chose précieuse : lorsque le croyant a péché, la grâce ne l’encourage pas à rester dans le péché. Elle le conduit à la confession, à la restauration et à une marche nouvelle avec son Seigneur.
Il traça une autre figure sur le sol.
— Et David…
Son sourire s’élargit.
— Ah, David ! Un homme qui avait reçu de grandes bénédictions de Dieu, mais qui commit un péché très grave avec Bath-Schéba. Lorsque Nathan le reprît, David reconnut sa faute : « J’ai péché contre l’Éternel ! »
Le berger s’arrêta net.
— Dieu lui accorda Son pardon. Mais son péché eut aussi des conséquences douloureuses dans sa vie et dans sa maison. Le pardon de Dieu ne signifie pas que toutes les conséquences terrestres du péché disparaissent immédiatement.
Il poursuivit :
— David exprima alors la profondeur de sa repentance : « Crée en moi un cœur pur, ô Dieu, et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit. »
Il se tut, laissant au pèlerin le temps de recueillir ces paroles.
— Tu vois ? Il ne faut ni désespérer de la grâce, ni prendre le péché à la légère. Il faut le confesser, revenir au Seigneur et rechercher une marche renouvelée dans Sa présence.
Le pèlerin murmura, pensif :
— Donc… la sanctification, c’est à la fois un don et une marche ?
Le berger hocha la tête.
— Oui. Les croyants sont mis à part pour Dieu par Christ, et ils sont appelés à vivre pratiquement dans la sainteté. La croissance chrétienne ne consiste pas à gagner davantage l’amour de Dieu ; elle consiste à connaître davantage le Seigneur et à laisser Sa vie produire davantage de fruit dans la marche quotidienne.
Il ramassa une pierre et la posa au centre du sentier dessiné.
— C’est comme apprendre à marcher.
Il compta sur ses doigts les étapes du voyage.
— Il faut veiller. Il faut dépendre du Seigneur. La maturité ne consiste pas à ne plus avoir besoin du Seigneur, mais à dépendre toujours davantage de Lui.
Le pèlerin garda le silence. Puis, d’une voix tremblante, il demanda :
— Et… et après ? Est-ce que cette vie a un but ? Une fin ?
Les yeux du berger s’illuminèrent.
— Ah… Tu touches là à l’espérance qui soutient le croyant.
Il se leva et regarda l’horizon.
— « Ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. »
Sa voix devint plus forte, comme portée par le vent.
— Un jour, le Seigneur Jésus viendra chercher les Siens.
Il cita l’apôtre Paul aux chrétiens de Thessalonique :
— « Le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »
Le pèlerin leva les yeux.
— Donc… la mort n’est pas la fin ?
Le berger secouait doucement la tête.
— Non. Pour celui qui est en Christ, l’espérance ne s’arrête pas au tombeau. Christ est ressuscité, et ceux qui Lui appartiennent ressusciteront aussi.
Il regarda le ciel qui s’assombrissait.
— Énoch « marcha avec Dieu ; et il ne fut plus, car Dieu le prit ».
Un sourire passa sur son visage.
— Il marcha avec Dieu. Voilà déjà une belle expression de la vie du croyant : marcher avec Lui, jour après jour, dans la foi.
Il posa une main sur l’épaule du pèlerin.
— En attendant la venue du Seigneur, marche.
Sa voix se fit presque un murmure.
— Et souviens-toi…
Il énuméra sur ses doigts :
• Abraham a cru Dieu, et sa foi lui fut comptée à justice.
• Le malfaiteur a reconnu sa culpabilité et s’est tourné vers Jésus, qui lui a accordé le salut.
• David, après avoir gravement péché, a reconnu sa faute et a recherché la restauration auprès de Dieu.
• Paul, le persécuteur, a été saisi par Christ et est devenu Son serviteur.
• Marie, la mère du Seigneur, s’est soumise avec foi à la Parole de Dieu.
• Pierre, après son reniement, a été restauré par le Seigneur et employé dans Son service.
• Énoch a marché avec Dieu jusqu’au jour où Dieu le prit.
Le berger se tut un instant, puis reprit d’une voix grave :
— Mais il faut aussi comprendre ceci : devant Dieu, il n’existe pas plusieurs chemins de salut. Il y a ceux qui appartiennent à Christ et ceux qui demeurent dans leur état de péché.
Le Seigneur Jésus dit :
— « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Il leva les yeux vers le ciel.
— La question essentielle n’est donc pas : « Suis-je assez bon ? » Elle est : « Qu’ai-je fait de Jésus-Christ ? »
Le pèlerin sentit les larmes lui monter aux yeux.
— Mais… je ne suis pas sûr d’y arriver.
Le berger posa ses mains sur les épaules de l’homme.
— Tu ne peux pas accomplir ton salut par tes propres forces. Le salut repose sur Christ. Mais ne confonds pas la dépendance avec la passivité.
Sa voix était ferme, mais tendre.
— Regarde à Lui. Crois en Lui. Marche avec Lui. Confesse-Lui tes fautes. Obéis à Sa Parole. Et lorsque tu es faible, souviens-toi de l’infinie richesse de Sa grâce.
Il sourit tendrement.
— « Celui qui a commencé en toi une bonne œuvre l’achèvera jusqu’au jour de Jésus-Christ. »
Puis il ajouta énergiquement :
— Et lorsque le combat devient difficile, souviens-toi : « Nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. »
Le pèlerin regarda le chemin qui s’étendait devant eux.
— Alors… on continue ?
Le berger lui tendit la main.
— Oui. Mais désormais, ne marche plus en regardant seulement tes propres forces. Marche avec ton Seigneur.
Ensemble, ils reprirent la marche. Puis, lorsque le chemin se sépara, le berger s’éloigna pour rentrer ses brebis à la bergerie.
Le soleil, maintenant très bas sur l’horizon, enveloppait le sentier d’une lumière ocrée. Le pèlerin se retourna une dernière fois. Le berger était déjà loin.
Il demeura quelques instants immobile, incapable d’expliquer ce qu’il venait de vivre. Il avait rencontré un homme, assurément… et pourtant, quelque chose en lui refusait de considérer cette rencontre comme tout à fait ordinaire. Il y avait dans ses yeux une paix profonde, presque déroutante, et dans son attitude une familiarité singulière avec les Écritures, comme s’il les connaissait bien au-delà des mots.
Il se souvint alors de sa voix, de son regard, et de cette manière particulière de parler des Écritures avec une évidence qui l’avait profondément marqué. Mais plus que tout, il conserva en lui cette étrange impression : celle d’avoir marché, pendant une heure, aux côtés de Quelqu’un dont la présence lui avait été à la fois inconnue et mystérieusement familière.
Longtemps, il repensa à cette rencontre. Et parfois, lorsqu’il relisait les Écritures, une question revenait doucement à son cœur : Qui donc était ce berger ?
Il ne trouva jamais de réponse qu’il puisse donner aux autres. Mais au fond de lui, une parole de l’Écriture revint en mémoire :
« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »
Alors marchons, pèlerins, non en nous confiant en nous-mêmes, mais en Celui qui nous a aimés et qui a donné Sa vie pour nous.
Morale de la rencontre
La grâce ne nous demande pas de présenter à Dieu une justice que nous aurions produite par nous-mêmes. Elle nous présente Christ et Son œuvre accomplie, et nous recevons par la foi ce que Dieu donne gratuitement.
Mais la grâce qui sauve est aussi la grâce qui nous enseigne à vivre pour Celui qui nous a sauvés. Elle ne nous encourage pas à demeurer dans le péché : elle nous conduit à la repentance, à la sainteté, à la dépendance et à l’obéissance.
La vie chrétienne victorieuse n’est donc ni une tentative de gagner le salut par nos propres forces, ni une passivité dans laquelle nous n’aurions aucune responsabilité. Elle est une marche avec Christ : regarder à Lui, dépendre de Lui, écouter Sa Parole, confesser nos fautes lorsque nous avons péché et progresser dans la connaissance de notre Seigneur.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Avortement : la hausse se poursuit, l’urgence de la prévention s’impose
Communiqué d’Alliance vita :
En 2025, 259 400 IVG ont été réalisées en France, contre 251 270 en 2024. Le taux de recours atteint désormais 17,8 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 17,3 l’an dernier. Depuis 2016, hors années COVID, cette évolution est continue. En moins de dix ans, le taux de recours à l’avortement est ainsi passé de 14,6‰ à 17,8‰, atteignant aujourd’hui un niveau record, ce taux étant le plus élevé de l’Union européenne.
Alors que ces chiffres devraient susciter un véritable débat public, les pouvoirs publics semblent se limiter à la stratégie d’élargir l’accès à l’IVG sans jamais interroger les raisons qui conduisent toujours davantage de femmes à y recourir. Pourtant, de nombreuses questions demeurent sans réponse : quel est l’impact de la précarité économique, dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat ? Comment mieux prendre en compte les situations de vulnérabilité, les pressions familiales ou conjugales, ou encore les difficultés matérielles rencontrées par certaines femmes confrontées à une grossesse imprévue ? Plus largement, cette hausse intervient alors même que la France connaît une crise démographique durable. Selon une récente enquête de l’Unaf, plus de deux tiers des parents déclarent ne pas disposer des ressources financières suffisantes pour accueillir un enfant supplémentaire.
Parce qu’il s’agit d’un acte irréversible qui met des vies en jeu, l’avortement ne devrait jamais s’imposer aux femmes. Les protéger de toutes les pressions, leur offrir les moyens de poursuivre leur grossesse lorsqu’elles le souhaitent et leur permettre d’explorer réellement les alternatives qui s’offrent à elles, constituent plus que jamais une urgence sociale. La prévention est au cœur de toutes les politiques de santé publique. L’IVG ne devrait pas faire exception.
Les Français y sont d’ailleurs largement favorables : 65 % estiment que la société devrait davantage aider les femmes à éviter d’avoir recours à l’IVG et 81 % soutiennent la mise en place d’une politique de prévention ainsi que la réalisation d’une étude publique sur les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement.
L’avortement reste pour beaucoup un drame à éviter. L’impasse de la politique actuelle, illustrée par l’augmentation constante du recours à l’IVG, appelle un changement de cap en faveur de la prévention.
Ils ont choisi Dieu et si nous devions choisir un jour ? – La déportation des prêtres à Rochefort sous la Terreur
« Elle meurt, l’Église qui oublie ses martyrs. » C’est par cette sentence du pape saint Damase, IVe siècle, que se révèle la portée spirituelle et mémorielle de cet ouvrage. La tragédie des prêtres déportés sur les pontons de Rochefort à partir du printemps 1794 demeure l’une des pages les plus sombres et les moins connues de la politique de déchristianisation sous la Révolution française.
La genèse de ce drame s’enracine dans le vote de la Constitution civile du Clergé le 12 juillet 1790. Dès le début de l’année 1791, l’Assemblée constituante exige des prêtres un serment civique : « Je jure de veiller avec soin sur les fidèles du diocèse (ou de la paroisse) qui m’est confié, d’être fidèle à la Nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi. » Rien de bien compromettant à première lecture ! Mais sous des apparences de loyauté patriotique, ce texte inféodait en réalité l’Église à l’État, brisant l’obédience romaine.
Deux événements allaient clarifier sévèrement la situation. À travers les brefs Quod aliquantum (10 mars 1791) et Caritas (13 avril 1791), le pape Pie VI condamna solennellement la Constitution civile du Clergé interdisant aux évêques constitutionnels d’exercer leur juridiction. Dès lors, la fracture entre prêtres jureurs et réfractaires devint irréversible. La législation révolutionnaire se durcit radicalement sous la Convention nationale : le décret du 23 avril 1793 (prolongé par d’autres mesures répressives à l’automne) organisa la déportation massive de tout ecclésiastique suspect de déloyauté républicaine.
Le Père Blomme, vice-postulateur de la cause de béatification de ces confesseurs de la foi, livre ici un récit historique rigoureux .En donnant directement la parole aux déportés à travers vingt-cinq témoignages de rescapés, l’auteur met en lumière l’abandon total à la Providence de ces prêtres face à la cruauté systématique de leurs geôliers. Confrontant les sources cléricales aux archives administratives de la République, ces pages dessinent le choc frontal entre le dessein de la Providence et le mystère d’iniquité des persécutions révolutionnaires. Des pages qui font trembler d’espérance et de peur devant le « Génie du Mal déchaîné».
Il faut lire ces pages terribles : les embarquements sur les Deux Associés, le Washington, des bateaux qui ne partiront jamai,s coincés par le blocus anglais et qui furent des prisons-mouroirs ; sévices, maladies, humiliations, épidémies. Il faut lire la marche des prêtres vers l’Ile-Madame, à pieds sanglants. Leur vie sur l’île, comme des bêtes, privés de tout et la terreur qui régnait comme seule consigne. Il faut lire ces sacrifices, conversions, pardons, ces morts. Ces hommes privés de tout qui se privait encore pendant le Carême ! Cette ingéniosité sainte pour célébrer l’Office divin et réciter le Bréviaire à l’insu de leurs geôliers. Ces malheureux, soumis à un traitement inhumain ne se contentèrent pas d’une piété individuelle. Ils eurent conscience de leur état sacerdotal et des obligations qui s’y attachaient. Sur cette terre d’exil, réduits à des conditions d’existence extrêmes, sous le règne d’une terreur inflexible, ces confesseurs de la foi opposèrent à la barbarie la grandeur du sacrifice, de la conversion et du pardon spirituel.
Cet ouvrage, qui s’offre comme une méditation douloureuse et édifiante, constitue un puissant antidote à la tiédeur spirituelle et à la routine religieuse ! Il insuffle un élan de courage chrétien, transfiguré par des vertus vécues jusqu’à l’héroïsme du témoignage de la foi. En ces temps de profonds bouleversements et d’incertitude, l’exemple de ces martyrs des Pontons de Rochefort invite à la fidélité. Suivre leurs pas, c’est marcher droit, c’est rejeter les compromissions doctrinales, les lâchetés des petits arrangements…
À l’instar des pèlerins déposant leurs galets sur la Grande Croix de l’Île-Madame, confions nos fardeaux à l’intercession de ces soixante-quatre martyrs, béatifiés par le pape Jean-Paul II le 1er octobre 1995, sacrés témoins. Confions à ces martyrs de la foi nos familles, notre pays et l’Eglise.
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La déportation des prêtres à Rochefort sous la Terreur, Yves Blomme, Editions Oyats, 172 pages, documents en noir et blanc, 20€.
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Canada : une octogénaire chrétienne euthanasiée contre sa volonté
Une affaire particulièrement troublante agite actuellement le Canada. Brigitte Stegemann, 83 ans, atteinte d’un cancer de l’estomac au stade IV, est morte le 10 juillet dernier en Ontario après administration de l’« aide médicale à mourir » (AMM). Sa famille affirme aujourd’hui qu’elle n’avait pas valablement consenti à cette euthanasie. La police de Belleville a ouvert une enquête sur les circonstances de sa mort.
Selon sa petite-fille, Brigitte Kranendonk, qui l’accompagnait depuis douze ans, Mme Stegemann avait auparavant refusé l’euthanasie, notamment en raison de ses convictions chrétiennes. C’est pendant une absence de la famille que des discussions auraient repris avec le personnel médical. Or la vieille dame était très malentendante et présentait, selon ses proches, d’importants troubles cognitifs. La famille affirme notamment qu’elle avait donné des réponses incohérentes lors de l’évaluation de ses capacités.
Deux jours avant sa mort, sa petite-fille lui aurait expliqué sans détour que la procédure prévue entraînerait sa mort. Mme Stegemann aurait alors éclaté en sanglots, répétant qu’elle avait « fait une erreur ». Le matin du 10 juillet, toujours selon le témoignage familial, elle n’aurait pas confirmé oralement sa volonté de mourir avant l’administration des produits. Plusieurs tentatives auraient en outre été nécessaires pour poser la perfusion. Ses proches racontent qu’elle est morte les mains jointes en prière.
Ces éléments restent à ce stade ceux rapportés par la famille : l’enquête devra précisément déterminer si les règles légales ont été respectées.
La question du consentement est pourtant au cœur du dispositif canadien. Santé Canada précise que, immédiatement avant l’euthanasie, le patient doit pouvoir retirer sa demande et confirmer son consentement. Il existe une exception lorsqu’une renonciation au consentement final a été établie préalablement par écrit, dans des conditions précises. Mais même celle-ci devient invalide si une personne devenue incapable manifeste un refus ou une résistance par des paroles, des sons ou des gestes.
L’affaire intervient alors que l’euthanasie a pris au Canada une ampleur considérable. En 2024, 16 499 personnes ont reçu l’AMM, soit 5,1 % de l’ensemble des décès du pays : environ un décès sur vingt.
Il faudra donc attendre les résultats de l’enquête avant d’affirmer que Brigitte Stegemann a été euthanasiée contre sa volonté. Mais le simple fait qu’une famille puisse soulever des interrogations aussi graves sur le consentement d’une femme âgée, malade et vulnérable devrait suffire à rappeler une évidence : plus une société légalise le geste irréversible de donner la mort, plus les garanties entourant les personnes fragiles devraient être absolues.
Dans ce domaine, une erreur de procédure ne se répare pas.
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Idées reçues sur la natalité : surpopulation, immigration, pollution…
Haut fonctionnaire et diplomate, Oscar Bockel est l’auteur avec Tristan Claret-Trentelivres d’un rapport pour la Fondation Res Publica intitulé Pour un renouveau démographique :la stratégie du troisième enfant. Il vient de publier La bombe de la dénatalité. Comment le monde entre dans l’hiver démographique. Il s’attaque aux idées reçues. Les experts se sont trompés. On prophétisait une planète surpeuplée, livrée à la famine, invivable : c’est l’exact inverse qui se produit. Les taux de natalité s’affaissent irrémédiablement, les sociétés vieillissent, les maisons de retraite remplacent les écoles et ce sont des nations entières qui sont menacées de disparition.
Idée reçue n°1 : « la surpopulation nous menace ». C’est ce que pensent encore 65 % des Français. Pourtant, la dépopulation est déjà en germe : les naissances mondiales baissent depuis 2014 et la fécondité mondiale vient de passer sous le seuil de remplacement. La prospérité n’est pas une somme fixe à partager : elle naît des hommes. Une société qui ne fait plus d’enfants vieillit, n’innove plus et ne pourra s’adapter aux ruptures de demain. Pour l’OCDE, le seul vieillissement coûtera 14 points de PIB par habitant d’ici 2060.
Idée reçue n°2 : « la dénatalité est une affaire de riches Occidentaux ». Au contraire : en 2025, la fécondité des États-Unis (1,57) est supérieure à celle du Mexique (1,36), et celle de la France (1,56) à celle de la Tunisie (1,35). L’Afrique elle-même n’y échappe pas : le Botswana est déjà sous le seuil de remplacement et, en 2070, le continent aura une fécondité plus faible que l’Europe. Dans les pays occidentaux, immigration mise à part, ce sont les classes populaires qui voient leur fécondité s’effondrer le plus vite. Pour les hommes américains nés au début des années 1980, les plus pauvres ont eu 0,7 enfant, contre 1,7 pour les plus riches.
Idée reçue n°3 : « il faut faire moins d’enfants pour sauver la planète ». Moins d’habitants, moins de pollution : cela semble évident. Pourtant, entre stabilisation et effondrement démographique, l’écart de température en 2200 n’est que de 0,1 °C, l’épaisseur du trait. Pourquoi si peu ? D’abord, la démographie est lente : un enfant né aujourd’hui vit vingt ans dans le budget carbone de son foyer et ne pollue donc qu’à peine. Ensuite, le réchauffement dépend du stock de carbone accumulé, non des émissions de l’année. Les gains carbone réalisables après 2050 pèseront donc peu sur le réchauffement total, d’autant que, même dans les scénarios pessimistes, nos économies seront alors en voie de décarbonation rapide. La course climatique se joue maintenant, pas dans trente ans. À jouer le climat contre les naissances, on détruit l’avenir démographique de nos sociétés sans plus-value climatique. Soutenabilité écologique et soutenabilité démographique vont en réalité de pair : les deux exigent de savoir se projeter dans le futur.
Idée reçue n°4 : « avec l’IA et les robots, tout cela n’a plus d’importance ». Le progrès technique n’a jamais réduit la place de la démographie : il a déplacé le travail humain, il ne l’a pas aboli. Tant que le travail aura un rôle, la démographie restera essentielle. Même si nous entrons un jour dans la singularité technologique, la démographie restera centrale, que ce soit par la consommation, par le poids politique des groupes au sein des nations, ou pour déterminer la culture et la nationalité des futurs maîtres des machines.
Idée reçue n°5 : « s’il manque des bras, faisons venir des immigrés ». Pourtant, la dénatalité est mondiale : tous les pays ne pourront pas importer la jeunesse des autres. À l’inverse, pour beaucoup, le manque d’enfants sera aggravé par l’émigration. Stabiliser le rapport entre actifs et retraités exigerait des flux hors de proportion : 61 millions d’immigrés en France d’ici 2050, et les immigrés vieillissent aussi : dès la deuxième génération, leur fécondité rejoint celle du pays d’accueil. Enfin, l’immigration telle qu’elle existe en France aujourd’hui a un effet fiscal nul ou légèrement négatif (Cour des comptes, 2025) : elle ne facilite donc pas le financement de notre modèle social. Avec l’IA et la transition énergétique, la dénatalité est une des trois grandes questions du siècle. Ses causes, sa géopolitique, les futurs qu’elle nous promet : c’est l’objet de « La bombe de la dénatalité », en librairie.
Et bien sûr, la dernière idée reçue et la plus coriace, celle qui voudrait que nous ne pourrions rien y faire. Au contraire, nous pouvons faire la différence et à un coût très limité en mettant l’accent sur les troisièmes naissances !
Un spectacle woke financé par l’argent public pour concurrencer le Puy du Fou
Ce « spectacle » va être organisé en Seine-Saint-Denis sous le patronage de Patrick Boucheron et Guillaume Mazeau. Trois spectacles dont un aura lieu sur le parvis de la cathédrale Saint Denis qui mettra en scène la profanation de la nécropole royale, qualifiée de « moment d’émancipation, la libération de mille ans de monarchie, de tyrannie » par Guillaume Mazeau.
Célébrer la profanation de sépultures, c’est sans doute une valeur de la République…
Fabrication industrielle de bébés
L’Agence de la biomédecine mène une campagne #Faitesdesparents pour recruter de nouveaux donneurs de gamètes, dans le cadre de la fabrication de bébés par PMA.
1 015 hommes de 18 à 44 ans – les limites d’âge légales – ont été candidats en 2025 pour donner leurs spermatozoïdes afin qu’ils soient évalués, congelés puis utilisés dans le cadre d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro.
En ouvrant l’accès à la PMA aux femmes, seules ou en binôme, la réforme a provoqué un choc de la demande que ni le législateur ni les instances sanitaires n’avaient anticipé. Depuis 2021, le nombre de PMA a été multiplié par six. Résultat : des listes d’attente qui gonflent – 8 700 personnes concernées fin 2025 – et des délais de prise en charge qui s’allongent – presque 18 mois en moyenne.
Actuellement, la France compte une centaine de structures, publiques ou privées, autorisées par les agences régionales de santé à pratiquer une ou plusieurs activités d’AMP, qu’elles soient cliniques – ponction d’ovocytes, insémination, transfert d’embryons – ou biologiques – culture d’embryon, fécondation in vitro, recueil et préparation de gamètes.
Le tout est remboursé par vos impôts.
Euthanasie : Jeanne-Françoise Hutin rend sa Légion d’Honneur
Deux mois après la promulgation de la loi sur la fin de vie par Emmanuel Macron, Jeanne-Françoise Hutin, fondatrice de la Maison de l’Europe de Rennes, Présidente d’honneur de l’Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste, propriétaire de Ouest-France, est venue à Paris, mercredi 17 septembre, rendre ses insignes d’officier de la Légion d’honneur.
Emmanuel Macron lui-même les lui avait remis, le 1er mars 2019, dans les salons de l’Elysée.
Cette fois, elle n’a pas eu accès aux salons de la République. C’est sur le trottoir du palais présidentiel que Jeanne-Françoise Hutin a pu rendre ses décorations à un officier de l’Elysée, ainsi qu’une lettre à l’attention d’Emmanuel Macron.
Certains évêques auraient pu faire pareil.
1er octobre : Nuit d’Hippocrate avec la Fondation Lejeune
La Fondation Jérôme Lejeune organise la 3ᵉ édition de La Nuit d’Hippocrate, le jeudi 1er octobre 2026 à 19h, à La Grande Crypte (Paris 16e).
Cette soirée sera entièrement dédiée à la présentation et au soutien des nouveaux projets portés conjointement par la Fondation et l’Institut Jérôme Lejeune.
Sur scène, 7 projets majeurs seront présentés sous forme de pitchs dynamiques. Ils seront portés non seulement par les équipes médicales et scientifiques, mais aussi par des familles et des personnes porteuses de trisomie 21 qui viendront partager leur quotidien.
Informations pratiques :
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Date & Heure : Jeudi 1er octobre 2026 à 19h
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Lieu : La Grande Crypte – 69 bis, rue Boissière, 75016 Paris
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Participation : L’entrée est gratuite, mais l’inscription reste obligatoire.
Un homme a récité un passage du Coran lors d’une messe à l’université de Louvain, en Belgique
Un passage islamique du Coran a été chanté en arabe lors de la messe d’ouverture d’une université en Belgique. Un jeune homme a récité un passage de la sourate Ash-Shu’ara (Les Poètes), qui dit : « Et raconte-leur l’histoire d’Abraham, lorsqu’il demanda à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ? », comme le montre une vidéo publiée sur Facebook.
Les prières islamiques s’inscrivaient dans le cadre d’un dialogue interreligieux à la KU Leuven, université catholique de Louvain, en Belgique. La KU Leuven avait également prévu de faire réciter un texte religieux juif, mais cette option a été abandonnée au dernier moment, selon AdVaticanum. Des lectures anglicanes et protestantes auraient également été faites pendant la messe, à laquelle assistait l’archevêque Luc Terlinden.
L’association étudiante KVHV-Leuven de l’université a indiqué que ce n’est pas la première fois que des prières islamiques sont récitées lors de la messe en ce lieu. Elle a publié une vidéo de la messe afin de mettre en lumière ce qu’ils considèrent comme la politique problématique consistant à tenter de « fabriquer une sorte de « terrain d’entente » entre des religions fondamentalement incompatibles ».
« Nous comprenons et défendons la position de notre université comme lieu de dialogue, d’échange d’idées et de critique religieuse. Nous estimons toutefois que ces sujets doivent être réservés aux professeurs et aux chercheurs travaillant dans des centres spécialisés. Ce prétendu « dialogue » n’a cependant pas sa place pendant l’Eucharistie, car il dévalorise les traditions chrétiennes et le respect des cultures islamiques ». « Par conséquent, nous souhaitons que notre université et nos évêques rendent l’église aux chrétiens et laissent les mosquées aux musulmans. Alors, et alors seulement, nous pourrons avoir un véritable dialogue et un échange culturel entre les religions. »
Jeroen Bergers, député belge, a publiquement dénoncé l’événement. Déclarant que « le militantisme woke fait des ravages dans nos universités », il a cité la messe de Louvain comme un exemple de « pensée idéologique de gauche profondément enracinée » dans le milieu universitaire.
Le commentateur catholique allemand David Berger a également critiqué la cérémonie interreligieuse, arguant qu’une messe catholique ne devrait pas devenir un « terrain de jeu interreligieux ». Il a souligné que la cérémonie soulevait la question fondamentale de ce qui reste de l’identité catholique de la KU Leuven.
La messe a été célébrée par le père Jacques Haers, prêtre jésuite et membre de la faculté de théologie et de sciences religieuses de l’université. Il a auparavant dirigé le Centre des théologies de la libération.
Le professeur Martijn Steegen, laïc marié, aumônier en chef et directeur de la paroisse universitaire, a prononcé l’homélie pendant la messe, en violation de l’enseignement catholique. Une photo de la messe montre qu’il portait un tissu rouge en forme de V, semblable à une étole de prêtre. Deux femmes vêtues de tissus rouges évoquant des foulards se tenaient de part et d’autre des hommes, derrière l’autel, pendant au moins une partie de la liturgie.
Est-ce que le cardinal Roche va réagir ? Ou le cardinal Fernandez ?
Le fils de Jimmy Lai exhorte le pape Léon XIV et Donald Trump à intervenir
Sébastien Lai, fils du catholique Jimmy Lai, est venu à Washington DC avant la visite du président chinois Xi Jinping la semaine prochaine afin de témoigner devant le Congrès au sujet de l’emprisonnement de son père âgé à Hong Kong.
Le fils de Lai a supplié le président Trump d’intervenir pour obtenir la libération de son père et a également appelé le pape Léon XIV à user de son autorité morale.
« Il serait certainement utile que le pape prononce le nom de mon père ». « Le chef de l’Église catholique possède un pouvoir moral incroyable, surtout lorsqu’il s’agit d’un catholique. »
« D’ici la fin de l’année, mon père aura passé six ans en isolement dans une prison de haute sécurité ». « À 78 ans, il est le prisonnier politique le plus âgé de Hong Kong. Condamné à 20 ans de prison, s’il n’est pas libéré rapidement, il mourra très probablement en prison. »
« Ma sœur Claire devait témoigner à mes côtés aujourd’hui. Il y a quelques semaines, on lui a diagnostiqué un cancer ». « J’étais avec elle à Londres la semaine dernière lorsqu’elle a commencé sa chimiothérapie. Mon père a appris le diagnostic de sa fille depuis une prison de haute sécurité. Il ne peut pas lui tenir la main. Elle ne souhaite rien de plus que de l’avoir à ses côtés dans ce combat. »
« Nous espérons que les autorités chinoises prendront en considération ce que signifierait une libération pour raisons humanitaires pour elle, et pour un homme de 78 ans qui a déjà suffisamment souffert ».
« L’Amérique comprend, au plus profond d’elle-même, que la liberté meurt avec le dernier homme prêt à la défendre et que le coût de l’inaction en matière de liberté ne se fait sentir que lorsqu’il est trop tard ».
« Mon appel à Xi est simple ». « Mon père ne représente aucune menace. Son emprisonnement fait de lui un symbole d’injustice ; sa mort en prison serait une honte. Laissez Jimmy Lai rentrer chez lui, auprès de sa famille, et qu’il soit aux côtés de sa fille dans cette épreuve. »
Jimmy Lai a été sanctionné pour son opposition au Parti communiste chinois (PCC). En 2020, il a été inculpé de « collusion avec des forces étrangères », en violation de la loi draconienne sur la sécurité nationale (LSN) imposée par Pékin à Hong Kong afin de réprimer toute dissidence contre le PCC. Le tabloïd de Lai, Apple Daily , publiait des critiques à l’encontre du PCC, ce qui a provoqué des représailles de la part des autorités communistes.
Lai a fui la Chine pour Hong Kong lorsqu’il était enfant et est devenu un entrepreneur autodidacte. Il a fondé Apple Daily en 1995. Le journal est devenu l’un des principaux quotidiens de Hong Kong, mais a fermé ses portes en juin 2021 lorsque ses bureaux ont été perquisitionnés par les forces de sécurité du PCC et que Lai a été arrêté. L’arrestation de Lai et sa condamnation à une peine de prison ont suscité l’indignation internationale. En octobre 2022, le département d’État américain a publié une déclaration déplorant le « démantèlement systématique de l’autonomie de Hong Kong » par la loi chinoise sur la sécurité nationale et appelant au rétablissement du « respect de la liberté de la presse à Hong Kong, où un environnement médiatique indépendant autrefois dynamique a quasiment disparu ».
Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
Suite à une décision des actionnaires, son départ est effectif ce jour :

Georgescu a failli être élu président d’une Roumanie non asservie à Bruxelles. Il a été arrêté
Călin Georgescu a été arrêté ce matin. Il est accusé de constitution de groupe criminel et de fraude ayant causé des dommages estimés à 1,1 million d’euros. Une perquisition menée chez lui a permis de trouver… 5.000 €.
Călin Georgescu avait remporté le premier tour de la présidentielle de 2024. Deux jours avant le second tour, la Cour constitutionnelle, aux ordres de Bruxelles, avait annulé le processus électoral, à cause d’une ingérence russe massive. Il fut prouvé que c’était faux. Mais la candidature de Georgescu pour l’élection de 2025 fut invalidée.
Aucune accélération significative des tendances à la sécheresse
Selon une étude récente parue dans la revue Nature, la sécheresse mondiale ne montre aucune accélération récente détectable sous l’effet du réchauffement climatique :
Des études récentes suggèrent que le réchauffement climatique accélère la sécheresse continentale, mais ces conclusions reposent sur des indices de sécheresse utilisant l’évapotranspiration potentielle (ETP) de type Penman. Bien que l’ETP de type Penman soit largement utilisée et puisse convenir aux surfaces non limitées en eau ou irriguées, elle peut surestimer la demande évaporative à grande échelle spatiale en négligeant les contraintes de couplage sol-atmosphère ; les formulations d’ETP basées sur l’énergie permettent de pallier cette limitation. En appliquant plusieurs formulations d’ETP pour calculer l’indice standardisé de précipitations et d’évapotranspiration (SPEI) sur la période 1981-2024, nous montrons que les méthodes de type Penman gonflent artificiellement les contributions de l’ETP aux tendances du SPEI, ce qui entraîne des tendances à l’assèchement au moins six fois plus marquées que les SPEI basés sur l’énergie, et ce, pour toutes les intensités, fréquences et durées de sécheresse. Nous n’observons aucune accélération significative des tendances à la sécheresse sur environ 99 % des terres émergées, quel que soit le type d’ETP utilisé. Ce résultat reste robuste sur des échelles de temps centennales (1901-2024 ou 1950-2024). L’accélération de la sécheresse constatée reflète donc en grande partie des méthodes ETP non contraintes et des cadres analytiques imprécis, plutôt qu’une véritable réponse écohydrologique au réchauffement, ce qui a des implications importantes pour l’évaluation des risques climatiques et la planification de l’adaptation.
Message du pape lu à la Marche pour la vie en Slovaquie
Léon XIV a envoyé un message à l’occasion de la cinquième édition de la Marche pour la Vie à Bratislava, en Slovaquie pour promouvoir une culture qui prenne soin des plus fragiles et des plus vulnérables.
Une manifestation qui soit un «moment de prière et de témoignage» et qui suscite une «prise de conscience renouvelée du don précieux de la vie, reçu de Dieu, qu’il faut accueillir et préserver à chaque étape, de la conception jusqu’à son terme naturel». C’est ce que souhaite le Pape Léon XIV dans son message adressé aux organisateurs et aux participants de la cinquième édition de la Marche nationale pour la vie, qui s’est déroulée ce dimanche 20 septembre à Bratislava, capitale de la Slovaquie. Dans ce texte, lu sur la scène de la Marche par le nonce apostolique en Slovaquie, Mgr Nicola Girasoli, le Pape encourage en outre à
«promouvoir une culture capable de prendre soin avant tout des plus fragiles et des plus vulnérables, contribuant ainsi à l’édification d’une société plus fraternelle et solidaire».
La place était bondée à Bratislava pour la dernière édition de la Marche nationale pour la vie. Plus de 30 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale pour réaffirmer la valeur et la dignité intrinsèque de chaque être humain, déterminées à promouvoir et à mettre en œuvre une culture de l’accueil qui protège la vie à toutes ses étapes, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Son objectif principal est de sensibiliser l’opinion publique et les institutions législatives à la nécessité d’offrir une protection juridique et un soutien social tant aux enfants à naître qu’aux mères en difficulté, en s’opposant à des pratiques telles que l’avortement et l’euthanasie, sur lesquelles le Pape Léon XIV s’est récemment prononcé, lors de l’audience générale du 16 septembre dernier, en les qualifiant de «honteuses».
«Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques; tout ce qui est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable: toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes».
En Slovaquie, cet événement est coordonné par les évêques du pays en collaboration avec différentes associations pro-vie; il se présente non seulement comme un moment de réflexion éthique, mais aussi comme une véritable fête des familles. Mgr Ivan Ružička, secrétaire général de la Conférence épiscopale slovaque a souligné :
«Notre message est simple: toute vie humaine a sa dignité et doit être protégée. Nous voulons avant tout protéger les enfants à naître. Mais nous voulons aussi aider concrètement les mères et les familles en difficulté».
Cette année la question de la maternité de substitution est également à l’ordre du jour.
«Un enfant n’est pas un produit et ne peut faire l’objet d’un contrat. C’est pourquoi nous demandons que la maternité de substitution soit totalement interdite en Slovaquie.» «Nous sommes très heureux de voir aujourd’hui autant de familles et de jeunes ici à Bratislava. Pour nous, la Marche pour la Vie est un témoignage d’espoir. Nous voulons construire une société qui protège chaque personne, en particulier les plus vulnérables».
Missel des cérémonies du pape Léon XIV en France
Elles ont été publiées par le Vatican et sont à retrouver ici.
Robert Schuman, entre maréchalisme et attentisme. La Seconde Guerre mondiale d’un « Père fondateur » de la construction européenne
D’un lecteur pour le Salon beige:
Dans le numéro daté du lundi 20 juillet 2026, le quotidien La Croix annonçait que la visite du pape à Metz serait l’occasion pour Léon XIV de rendre « un hommage » à Robert Schuman. En France, – qui peut l’ignorer ? – les quatre années du « Régime de Vichy » constituent une ligne de fracture dans l’histoire et la conscience nationales. La vie politique d’après-guerre a largement été dominée par les positions politiques ou l’absence de position politique prises pendant la Débâcle puis pendant l’Occupation. Parmi les hommes politiques qui approuvèrent l’armistice de 22 juin 1940 ou qui votèrent les pleins pouvoirs constituants au gouvernement présidé par le maréchal Pétain, le 10 juillet 1940, seul un engagement clair dans la Résistance est habituellement regardé comme un moyen de racheter les engagements passés. Semblent faire exception quelques personnages de l’après-guerre parmi lesquels il faut compter le vénérable Robert Schuman.
Le 19 juin 2021, le pontife romain avait rendu publique la déclaration de l’héroïcité des vertus de Robert Schuman, prélude peut-être à une béatification. Ce décret paraissait un peu plus d’un an après le message du pape saluant les soixante-dix ans de la Déclaration Schuman, message qui contenait déjà un éloquent panégyrique à la gloire du bientôt vénérable. De fait, les engagements politiques européens de Schuman sont au cœur de la procédure. En 1990, Mgr Pierre Raffin o.p., – alors archevêque de Strasbourg et à ce titre chargé de la première enquête canonique, – expliquait pour justifier son initiative que « l’engagement politique pouvait être chemin de sainteté. » L’existence, l’objet et la qualité de l’engagement peuvent donc être assurément discutés lorsqu’il s’agit d’apprécier l’héroïcité des vertus d’un homme politique, comme aussi la force ou la sagesse qu’il a mises en œuvre dans l’exercice de son devoir d’état d’homme d’Etat.
Or, précisément, Robert Schuman paraît jouir d’une espèce d’une grâce d’immunité lorsqu’on examine dans le détail son « engagement politique » pendant la Seconde Guerre mondiale. Soyons clairs : Schuman n’est suspect d’aucune complaisance à l’égard du national-socialisme, ni à l’égard de la politique de Collaboration d’État telle que l’imposera finalement Pierre Laval. Les biographies de référence, – spécialement celle de François Roth ou celle de Raymond Poidevin, – n’éludent rien du comportement de Schuman du printemps 1940 à l’été 1944. Seulement, la communication institutionnelle de certaines instances officielles paraît souvent nourrir l’écho médiatique. Et d’occultation en demi-mensonge, d’approximation en demi-vérité Robert Schuman se voit parfois nanti d’une espèce d’aura de Résistant, quand bien même il n’ait jamais appartenu à aucun réseau ni aucun mouvement et que sa soumission toute cléricale à la personne du maréchal Pétain n’ait jamais été véritablement entamée, lui qui fut un éphémère sous-secrétaire d’Etat du gouvernement qui signa l’armistice et fonda le régime de Vichy.
Sous-secrétaire d’État du premier gouvernement Pétain
Contrairement à ce que peut placidement affirmer VaticanNews, les « activités » de Robert Schuman ne sont nullement « interrompues par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale » : originaire d’un département qui sait trop bien ce qu’est l’occupation militaire allemande, le député lorrain qu’est Schuman entre en effet au gouvernement présidé par Paul Reynaud le 22 mars 1940 et il sera maintenu dans ses fonctions de sous-secrétaire d’Etat aux réfugiés par le maréchal Pétain devenu chef du gouvernement, après la crise gouvernementale du 16 juin 1940. Quoique Schuman ne soit pas un poids lourd du premier gouvernement Pétain, il y demeure bel et bien et son maintien signale son adhésion à la politique qu’entend conduire le nouveau président du conseil : conclure une convention d’armistice, avec toutes les conséquences fâcheusement prévisibles pour les rapports entre la France et le Royaume-Uni. Quand ce maintien de Schuman dans le gouvernement Pétain n’est pas médiatiquement éludé, certaines personnes que l’on présumera mieux intentionnées qu’informées, expliquent assez naïvement que Schuman aurait ignoré (!) qu’il avait été reconduit dans ses fonctions par Pétain et qu’il se serait précipité à Vichy seulement pour être relevé de sa charge, – ce qui interviendra effectivement, mais lors du remaniement ministériel qui suit le vote de la réforme constitutionnelle. Si Schuman est certainement désireux de retourner en Lorraine après la signature de l’armistice, il exerce bel et bien ses fonctions gouvernementales après le 16 juin : il est présent au Grand Casino de Vichy, le 5 juillet 1940 à côté du ministre de l’Intérieur, Adrien Marquet, pour assister à la réunion du Comité interministériel des réfugiés ; il siège encore au banc des ministres lors des débats sur la réforme constitutionnelle devant les chambres parlementaires, les jours suivants.
De Munich à Rethondes, la logique pacifiste
Reconduit après la démission de Paul Reynaud, le 16 juin 1940, – nous l’avons vu, – Robert Schuman est donc de ceux qui, au gouvernement, sont défavorables à une guerre à outrance après les revers militaires irrémédiables du mois qui précède. La reconfiguration politique des 16 et 17 juin 1940 se réalise précisément sur la base de l’acceptation de pourparlers avec le Reich afin d’obtenir les conditions d’un armistice, avec ou sans l’accord du gouvernement britannique : Robert Schuman est bel et bien sur une ligne diplomatique aux antipodes de celle de Mandel ou de De Gaulle, par exemple. Cette position n’est évidemment pas étonnante : Schuman a été, globalement, favorable à la politique d’entente avec l’Allemagne conduite par Aristide Briand pendant l’entre-deux-guerres et il a soutenu les accords de Munich en 1938. Schuman n’est pas un lorrain taillé dans le même bois qu’un Poincaré, on le voit donc mal se découvrir nationaliste et belliciste, après un entre-deux-guerres pacifiste !
L’adhésion à l’octroi des pleins pouvoirs constituants à Pétain
En qualité de membre du premier gouvernement du maréchal Pétain, Robert Schuman se trouve associé à la préparation de la réforme constitutionnelle, ne serait-ce qu’en vertu du principe de solidarité gouvernementale. Cette réforme aboutira à la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940. Cette loi « donne tous pouvoirs au Gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. » Schuman n’adhère pas seulement à cette réforme constitutionnelle radicale à raison de son appartenance au gouvernement. Comme cela était encore le cas sous la IIIe République, le sous-secrétaire d’Etat Schuman demeure député de Moselle et en cette qualité, il prend part aux votes à la Chambre puis à l’Assemblée nationale afin de mettre en place le régime d’exception promis par le projet de la loi. Peut-être que la prise de position de Schuman, avant-guerre, en faveur de Francisco Franco est-elle une clé d’explication ? Le centriste prend peur et, face à l’étendue du désastre qui menace son pays, il voit dans un régime fort, confié à un militaire conservateur débarrassé des tracas d’un parlement, une voie possible pour sortir de la crise. C’est une hypothèse. En tout cas, quels qu’en soient les motifs, il adhère au principe et à la teneur de la réforme constitutionnelle du 10 juillet 1940, une loi habituellement présentée comme un coup d’État légal ayant mis fin à la République. Ici encore, quelques apologistes sont gênés aux entournures et tentent d’épargner Schuman en rappelant que Pierre Laval, pendant les préparatifs de la réforme constitutionnelle, avait demandé l’adhésion unanime des parlementaires lorrains au projet présenté aux chambres, toute défection pouvant laisser accroire aux Allemands que la Lorraine se désolidarisait du destin de la France et était mûre pour l’annexion… On voit mal comment ce genre d’argument aurait pu faire vaciller un homme à l’héroïcité des vertus désormais indubitable ! S’il avait pensé que son devoir était de sauver la République du pouvoir personnel de Pétain, ou de Laval, ne devait-on pas attendre un engagement politique dans l’opposition ? Mais les apologistes ne paraissent pas s’arrêter à ces points de détail.
Rejet de la nazification de la Lorraine
Après avoir accepté la signature de l’armistice et octroyé les pleins pouvoirs constituants au Maréchal, la conscience de Robert Schuman est en paix. Il quitte le gouvernement le 11 juillet, – à moins qu’on ne décide de se passer de ses services, ici encore, les choses ne sont pas très claires. En tout cas, Schuman décide de faire don de sa personne à la Lorraine pour atténuer son malheur. Un malheur très réel d’ailleurs, le Reich en prépare l’annexion quand bien même l’armistice ait reconnu l’unité de la France en ses frontières. En septembre, s’ouvre la période de loin la plus respectable du parcours de Robert Schuman. On ne s’étonnera donc pas de voir ces réels faits de bravoure exposés et commentés plus volontiers que son parcours immédiatement antérieur. Dans une Moselle occupée, livrée à une politique de démoralisation des populations civiles par la propagande nazie, l’ancien sous-secrétaire d’Etat et député est approché par les Autorité d’Occupation pour mettre son influence morale au service de la politique nationale-socialiste. Schuman rassure l’Occupant, il n’a jamais été animé d’aucune animosité à l’égard des Allemands, – Poidevin précise même, « ni avant ni après 1933 »… Schuman paraît d’ailleurs à ce point inoffensif qu’il est défendu même par les autonomistes qui apprécient de manière équivoque les perspectives politiques offertes par la présence allemande en Alsace-Moselle.
Le refus de Schuman lui vaut une arrestation par la Gestapo, suivie d’une détention de septembre 1940 à avril 1941. Il ne sort de prison que pour être assigné à résidence à Neustadt en Allemagne, – une assignation point trop rigoureuse, semble-t-il, qui laisse à Schuman une certaine liberté de mouvement et lui permet en tout cas de préparer son évasion en août 1942. Les mesures de police dont il est l’objet ont des motifs évidents : catholique, ancienne personnalité gouvernementale française, manifestement peu accessible aux promesses du national-socialisme et de son Reich millénaire, Schuman est une personnalité suspecte dès lors qu’il ne prête pas foi et hommage aux nouveaux maîtres de la Lorraine, quelles que soient ses manifestations d’amitié à l’égard des Allemands. Il faut se rappeler en effet que Robert Schuman est né au Luxembourg et qu’il a grandi dans l’Allemagne wilhelmienne : il a servi sous l’uniforme allemand pendant la Première Guerre mondiale. Il entre vraiment en politique en 1918 en s’associant à la politique d’intégration de la Lorraine à la France, témoignant de la même allégeance pour son nouveau pays que pour l’ancien. À raison, il faut parler d’une forme de résistance passive de sa part pendant ces mois-là, une forme d’intrépidité incontestablement nourrie par l’horreur que peut lui inspirer la barbarie nazie. En 1940, Schuman n’est clairement pas un ami des Nazis et l’on comprend son entrée dans la clandestinité à partir de novembre 1942, quand les Allemands occupent la Zone ci-devant libre.
Août 1942 : Neustadt – Lyon – Vichy
L’évasion d’août 1942 témoigne d’un vrai courage physique de la part d’un homme de cinquante-six ans : repris, la violation de son assignation à résidence aurait valu cette fois à Schuman la relégation dans un camp de concentration. Ici encore, certains hagiographes prennent pourtant des libertés avec la chronologie. De retour en France, il élit domicile en Zone pour un temps encore non-occupée. Quelques jours après son installation à Lyon où le comité lorrain développe ses activités caritatives, Robert Schuman est reçu à Vichy de la manière la plus officielle qui soit et il peut s’entretenir brièvement avec le Maréchal. Schuman le Lorrain vient plaider la cause des malgré nous, enrôlé de force par le IIIe Reich. Il n’est clairement pas regardé par Vichy comme un opposant au régime, il vit tranquillement en Zone non-occupée, il n’est pas menacé par la police de l’État français. De fait, comme l’a bien montré François Roth, ce qui caractérise la conduite de Robert Schuman à l’égard de Vichy, c’est un « comportement légaliste. » En cela, la mentalité de Schuman ne diffère pas de celle de la hiérarchie catholique de cette époque : malgré les réserves de plus en plus fortes à l’égard de la politique de Collaboration reprise en main par Pierre Laval au printemps 1942, le gouvernement de Vichy est le gouvernement légal et légitime de la France ; l’allégeance à la personne de Philippe Pétain n’est pas discutée : c’est la définition même du maréchalisme.
Légalisme, cléricalisme, maréchalisme, attentisme
Ce « légalisme » paraît néanmoins avoir étouffé dans le maréchaliste Robert Schuman toute velléité de s’associer activement aux activités de la Résistance, malgré ses contacts avec le grand résistant gaulliste Charles-Albert Watiez, un des fondateurs du comité lorrain. Raymond Poidevin, qui n’écrit pas une biographie à charge, peut dire que Schuman n’a pas du tout été associé à la Résistance. Ici encore, au prix de libertés avec la chronologie, les hagiographes de Robert Schuman mettent complaisamment en avant les nouveaux mois de clandestinité une fois rentré en France. De fait, Schuman doit se cacher à partir de novembre 1942, lorsque les Allemands envahissent la Zone libre après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Mais Robert Schuman n’est pas Jean Moulin. Pour Vichy, l’ancien sous-secrétaire d’Etat n’était en rien une menace ; pour les Allemands déferlant en Zone sud, l’ancien assigné à résidence est en revanche un fugitif : il a toutes les raisons de se cacher et de se faire oublier. Saclandestinité n’est donc pas destinée à lui permettre de couvrir des activités résistantes, mais simplement à lui éviter le sort que lui aurait valu d’avoir échappé à ses geôliers quelques mois plus tôt. Schuman ne suivra pas Watier dans la Résistance, il se concentrera sur les activités du comité lorrain d’assistance aux exilés. Pourtant, l’alternative, à fin 1942, pour beaucoup de maréchalistes dubitatifs, c’est de rejoindre Giraud à Alger, lui qui affirme poursuivre en Afrique du Nord, ce que ne peut plus faire à Vichy le « premier résistant de France, » pour cause d’occupation militaire… Schuman reste en France.
Commencent pour Schuman des mois de longue retraite dans plusieurs monastères où il est accueilli sous une fausse identité. Les communistes et les gaullistes traiteront volontiers Schuman de planqué. Accusation sans doute excessive, compte tenu du danger qu’il court depuis son évasion. Mais on retrouve ici encore une manifestation de son attentisme : en pleine guerre mondiale, Schuman occupe son temps en assistant aux matines la nuit et enseignant le catéchisme le jour… À Londres, on s’avise d’ailleurs de l’existence de Schuman. Le 13 novembre 1943 le général de Gaulle exprime son souhait de le voir prendre sa part dans les nouvelles institutions politiques que prépare le Comité français de Libération nationale, preuve qu’il n’est pas considéré comme compromis avec Vichy. A-t-il connaissance de ce câble ? Si c’est le cas, Schuman ne répond pas à cette ultime invitation à sortir de l’attentisme.
Un étrange « Libérateur »
Les réseaux lorrains fonctionnent bien et c’est le général de Gaulle encore qui fera classer sans suite les poursuites diligentées contre Robert Schuman à la Libération, à raison de son appartenance au premier gouvernement Pétain et de son vote des pleins pouvoirs. La phrase d’André Diethelm est en effet bien connue qui exige que « soit vidé sur-le-champ ce produit de Vichy » lorsque qu’il apprend que Robert Schuman, de retour en Lorraine, s’est avisé de prendre part, – à quel titre ? – aux activités du Comité départemental de Libération de la Moselle… La remarque de ce résistant de la première heure que fut Diethelm est sans doute cruelle. Mais sorti de clandestinité par la victoire des armes de la France, retrouvant sa chère province libérée de vive force de la présence ennemie, Schuman se croit autorisé à siéger dans un comité de… Libération, quand bien même il n’ait pris aucune part notable à la Libération. Certes, son attitude de réserve doublée de son insignifiance politique ont mis Schuman à l’abri du déclassement définitif que lui promettaient ses responsabilités gouvernementales lors de la Débâcle. Si, – pour citer encore Mgr Raffin, – « l’engagement politique peut être chemin de sainteté », néanmoins, quel type de sainteté politique a illustré alors l’enfouissement monastique de Robert Schuman entre 1940 et 1944 ? Une sainteté « politique » supposerait un « engagement politique » en rapport avec les événements, peut-être.
Trop catholique pour être collabo, mais trop maréchaliste pour être franchement résistant, Robert Schuman attend pendant quatre ans que d’autres provoquent, par un engagement bien concret, celui-là, un changement radical du cours des événements. Les Allemands partis, d’attentiste, Schuman se fait suiviste. Et c’est même son engagement à éclipse lui permet même de reprendre le cours d’une carrière politique momentanément suspendue pour cause de Guerre Mondiale. Après tout, dans le contexte d’après-guerre, tant d’hommes politiques de second rang sortent de leur retraite après s’être fait oublier pendant quatre ans ? Pourquoi pas lui ? Schuman est manifestement passé à côté de l’histoire, mais il ne veut pas laisser passer son tour. Le voilà rendu aux combinaisons de la IVe République naissante, combinaison auxquelles l’avait si bien préparé son expérience de la IIIe. Les circonstances font de Robert Schuman le Père d’une Europe en paix qu’il n’a en rien contribué à libérer. Si l’« engagement politique » est censé béatifier celui qui l’assume par devoir d’état, comment alors l’abstention persévérante de l’engagement peut-il caractériser les vertus de celui qui élude les sacrifices héroïques que lui imposent son état d’homme politique ? Nul doute que nous aurons prochainement la réponse.
