Le cardinal Joseph Zen perd son procès en appel
Le 3 septembre, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong-Kong, a perdu son appel visant à faire annuler la condamnation qu’il a reçue en 2022 pour ne pas avoir enregistré le Fonds d’aide humanitaire 612, créé pour couvrir les frais médicaux et juridiques des personnes détenues lors des manifestations antigouvernementales de 2019.
La Cour d’appel de Hong-Kong a rejeté le recours présenté par le cardinal Zen, âgé de 94 ans, et quatre autres anciens administrateurs du fonds, maintenant ainsi les condamnations prononcées il y a quatre ans.
La défense a annoncé qu’elle porterait désormais l’affaire devant la Cour de dernière instance, plus haute juridiction du territoire.
Par ailleurs, le 2 septembre, le militant hongkongais prodémocratie Joshua Wong a plaidé coupable face aux nouveau chefs d’accusation auxquels il faisait face en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Il risque la prison à vie. Il est notamment accusé d’avoir conspiré avec des forces étrangères.
La conférence des évêques allemands sombre dans le blasphème
Lu sur le blog d’Yves Daoudal :
Le site katholish.de, site officiel de la conférence des évêques allemands, publie un article qui résume une interview parue dans le supplément religieux de Die Zeit sur un livre paru en mai dernier en Allemagne : « Entre délire et sagesse ». Livre et interview du couple de « théologiens catholiques » Simone et Claudia Paganini.
Les auteurs passent les personnages bibliques au crible du diagnostic psychiatrique. « D’Adam et Ève dans la Genèse jusqu’au visionnaire de l’Apocalypse, chaque livre contient des figures qui manifestent des signes de trouble psychologique », disent-ils. Par exemple, Moïse souffre de dépression. Job manifeste des symptômes de trouble obsessionnel compulsif. Mais le clou du spectacle psychiatrique est évidemment Jésus :
La Bible décrit Jésus comme ayant un penchant pour l’alcool. Sa réaction face aux marchands de bétail dans le Temple suggère un trouble du contrôle des impulsions. Simone Paganini fait remarquer : « Jésus est celui qui dit : « Si quelqu’un te frappe, tends l’autre joue. » Et puis, il entre dans le Temple, s’irrite de la présence des marchands de bétail et… boum, tout éclate. »
Ainsi s’exprime un « théologien catholique », sur le site officiel de l’Eglise catholique en Allemagne, sans autre réserve que de mettre un point d’interrogation à la fin du sur-titre : « Jésus avait-il un penchant pour l’alcool et un trouble du contrôle des impulsions? »
Peine de mort et défense de la vie
Je ne suis pas avec beaucoup d’attention les réseaux sociaux, mais on vient de me signaler que la Marche pour la vie s’est récemment fait attaquer sur Instagram au motif que « [son] président [votre serviteur donc] s’est dit favorable à la peine de mort » et l’interlocuteur de faire mine s’interroger rhétoriquement: « La défense de la vie s’arrête à la naissance? »
L’attaque vient d’un compte intitulé « lecrimedia », qui semble s’être donné pour mission la « chasse aux fachos » dans l’Eglise. Et, manifestement, je figure en bonne place parmi ces « fachos ». Je serais tenté de répondre que le fascisme est un cocktail à base de nationalisme révolutionnaire et de socialisme et que je ne suis ni révolutionnaire ni socialiste – et que je suis donc bien pire que ce que pensent de moi ces braves gens. J’ajoute qu’en parcourant un peu leurs publications, j’ai constaté qu’ils parlaient beaucoup de catholiques sociaux; ils doivent ignorer que l’immense majorité de ces derniers étaient contre-révolutionnaires (et que je suis certainement plus proche de La Tour du Pin ou de Villeneuve-Bargemont que la plupart des « cathos de gauche »), mais laissons cela de côté…
Passons aussi sur le fait que nous avons suffisamment lutté contre l’euthanasie pour qu’il soit assez clair que, pour nous, la défense de la vie ne s’arrête pas à la naissance.
La première remarque qui me vient à l’esprit est que dire que la Marche pour la vie est pour la peine de mort au motif que je le serais est très exactement ce que l’on appelle un amalgame – vous savez, ce que l’on reproche systématiquement aux odieux « cathos réacs ». C’est une pétition de principe aussi idiote que de dire que tous les partisans de l’euthanasie sont francs-maçons au motif qu’Henri Caillavet, grand militant de cette cause, l’était, ou qu’ils sont tous nazis, au motif qu’Adolf Hitler l’était également. Nous ne nous abaissons pas à ce genre « d’arguments »; nous pourrions espérer que nos contradicteurs nous en préservent également et qu’ils aient le minimum de confiance dans la raison nécessaire pour un débat digne de ce nom – mais il semble que ce soit trop demander. Donc, bien sûr, cela va sans dire, mais manifestement mieux en le disant, ce n’est pas parce que Guillaume de Thieulloy est « pour la peine de mort » que toute la Marche la vie l’est.
Mais ne nous contentons pas de cette évidence solaire et répondons sur le fond à des personnes qui semblent se moquer éperdument du fond. Que signifie le fait que je sois « pour la peine de mort »? Tout simplement que je constate que la lutte contre la récidive ne paraît pas, dans les conditions actuelles de vie en France, correctement menée avec la peine de prison à perpétuité au sommet de hiérarchie des peines – d’autant que cette perpétuité est très rarement appliquée. Je ne demande pas mieux que de me laisser convaincre du contraire. Je ne suis pas un inconditionnel de la peine de mort et, comme, je pense, la plupart de ceux qui y sont réputés « favorables », je ne la vois que comme un choix prudentiel qui pourrait fort bien être invalidé demain.
J’ai donc effectivement écrit que je pensais que l’opposition inconditionnelle (elle!) à la peine de mort posait de sérieux problèmes pour les victimes – et donc, si l’on veut, que j’étais « pour » la peine de mort. Au passage, je note que c’est un argument qui n’a rien d’original: si l’on veut sérieusement s’opposer à la peine de mort, il est nécessaire de montrer qu’elle est inutile (et, selon moi, la démonstration est loin d’être faite pour le cas particulier de la France contemporaine).
Ici, l’argument de mon contradicteur a sans doute tous les atours de l’évidence: la défense de la vie par Thieulloy est incohérente puisqu’il défend la peine de mort. J’avoue que je suis toujours éberlué de découvrir que certains croient sérieusement nous mettre en difficulté avec un sophisme aussi grossier. Il n’y a aucune contradiction entre défendre la vie pour les innocents et envisager la peine de mort pour les coupables. C’est l’inverse qui est absurde: ces gens qui défendent l’avortement en refusant la peine de mort défendent donc la mise à mort des innocents tout en la refusant pour les coupables. Je serais curieux que l’on m’explique cette dernière position.
Allons encore un peu plus loin. Il ne me viendrait pas à l’idée de dire que mes prises de position prudentielles dans l’ordre politique devraient s’imposer à tous dans l’Eglise, mais je trouve assez singulier que des personnes qui n’ont, que je sache, aucun mandat pour cela, excommunient gaiement saint Paul, saint Augustin ou saint Thomas d’Aquin – qui n’étaient pas précisément des abolitionnistes. C’est peut-être cela la différence principale entre « cathos de droite » et « cathos de gauche », pour reprendre cette dialectique qu’ils affectionnent et qui me semble tout à fait inadéquate: nous savons bien, nous, que nous sommes des fidèles du bout du rang et nous n’avons aucune prétention d’enseigner quiconque, hors nos enfants; eux, ils sont assurés d’être dans le « camp du bien » et peuvent anathémiser quiconque leur déplaît. Pour être franc, je tiens trop à ma liberté pour les jalouser!
Guillaume de Thieulloy
Le pape va célébrer la messe sur la place où furent guillotinées 1 119 personnes
Du père Jean-François Thomas dans France catholique :
[…] Parmi les différentes étapes de la visite de Léon XIV en France, un des moments essentiels sera la messe célébrée en plein air place de la Concorde à Paris, tandis que les fidèles occuperont une partie des Champs-Élysées. Le lieu est sans doute choisi pour des raisons pratiques mais il est toujours possible de relever à quel point il est symbolique, la divine Providence se révélant également dans les moindres détails. […]
La Révolution prit naissance ici, le 12 juillet 1789, lorsque les bustes de Jacques Necker et de Philippe d’Orléans y furent portés en triomphe, provoquant la charge des dragons du prince de Lambesc. Le lendemain, la populace pilla les armes déposées au Garde-Meuble de la Couronne, actuel hôtel de la Marine, avant de s’attaquer à la Bastille le 14. La « place de la Concorde » est donc, géographiquement, le centre de la fièvre révolutionnaire et elle le sera d’autant plus lorsque la guillotine y sera dressée à plusieurs reprises, d’abord ponctuellement, comme en octobre 1792 ou le 21 janvier 1793 pour l’exécution de Louis XVI, avant de s’y installer définitivement jusqu’à la fin de la Terreur.
En tout, sur cette place, 1 119 têtes tombèrent dans le panier du bourreau, celles des victimes de la Révolution, à commencer par le roi et par la reine, Charlotte Corday, Madame Rolland, Olympe de Gouges, Madame du Barry, Malesherbes, Lavoisier, mais aussi des acteurs de cette Révolution qui mangea ses enfants : Danton, Philippe d’Orléans, Camille Desmoulins, Saint-Just, les Girondins, pour finir avec le grand ordonnateur de la Terreur, Robespierre, et ses amis. Bain de sang dont, jusqu’à ce jour, il n’est fait nulle part mention sur cette place, alors que le « devoir de mémoire » s’impose souvent de façon désordonnée. Pour que la concorde règne, encore faut-il se pencher sur les divisions afin de les surmonter et d’arriver au pardon. […]
Peut-être, de manière fort providentielle, la célébration de la Sainte Messe par le Souverain pontife, au lieu même de ce déchirement que fut pour la France chrétienne la décapitation de son roi, sera-t-elle un sacrifice efficace pour recoudre la tunique déchirée de notre pays. Louis XVI, du haut de l’échafaud, avait adressé à la foule ces ultimes paroles, couvertes par le battement des tambours : « Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. » À peine le couteau tombé, « un citoyen monta sur la guillotine, rapporte Prudhomme, journaliste révolutionnaire, dans Les Révolutions de Paris, n° 185, et plongeant son bras nu dans le sang de Capet qui s’était amassé en grande abondance, il en prit des caillots plein la main et en aspergea par trois fois la foule des assistants qui se pressaient au pied de l’échafaud pour en recevoir chacun une goutte sur le front : « Frères, disait le citoyen en faisant son aspersion, frères, on nous a menacés que le sang de Louis Capet retomberait sur nos têtes ; eh bien ! qu’il y retombe. » »
Ces terribles mots, résonnant encore sur cette place, peuvent être retournés et effacés par les mots sacrés de la célébration pontificale, le sacrifice du Christ, de nouveau sur l’autel, donnant sens au sacrifice de toutes les victimes de notre tragédie nationale. Ainsi la concorde pourra-t-elle être réelle et non point seulement un mot sur une plaque d’émail.
Événement littéraire : le chef-d’œuvre de Lucien Bodard sur l’Indochine republié en version intégrale. Magistral !
« La Guerre d’Indochine » de Lucien Bodard pour la première fois en un volume !
Au-delà d’un récit aux mille facettes, l’histoire de la guerre d’Indochine des Français est aussi celle d’une passion désordonnée où notre innocence s’est perdue. Cette passion est au cœur des trois livres mythiques de Lucien Bodard : – L’enlisement, – L’humiliation, – L’aventure, qui sont ici réunis intégralement dans ce volume pour la première fois.
Mettant son fabuleux talent de conteur au service de l’Histoire, Lucien Bodard, parce qu’il a croisé les acteurs de cette guerre, les fait revivre : Giap, De Lattre, Bao Daï et les autres, les sans-grade. Les lieux sont là aussi, héroïques comme Cao Bang, Dien Bien Phu, la RC4, ou pittoresques, amers et drôles comme la Saïgon du trafic de piastres, des jeux, de la drogue et des étreintes faciles. Lucien Bodard balaie en près de mille deux cents pages quinze années tragiques où se mêlent l’espoir et les larmes.
C’est le récit d’un auteur qui a vécu son sujet, qui sait les dangers de la jungle, la fraîcheur des hauts plateaux. Et il y a ces lieux, oubliés parfois, Dien Bien Phu, bien sûr, mais aussi Vinh Yen, Lang Son, Cao Bang, la R.C.4… Lieux amers et drôles. Qui se souvient du Saïgon des bandits, des piastres et des jeux, cité de jouissance célèbre dans tout l’Orient ?
De l’aventure à l’humiliation, des jours tendres aux pluies cruelles, voici l’histoire d’une guerre, l’histoire de deux pays, passion désordonnée et proche où notre innocence s’est perdue.
« Quand j’arrive à Saïgon correspondant de guerre en 1948, je découvre une Indochine installée dans le Moyen Âge à mitraillettes et à piastres, sous l’étiquette de l’Union française… C’est l’enlisement. Sur la frontière, dans les montagnes au nord du Tonkin se poursuit la vraie guerre contre les réguliers d’Ho Chi Minh. Elle est loin de tout, et on n’en parle pas. Partout ailleurs, on fait la « guerre heureuse » contre la Résistance. C’est la guérilla, bien plus cruelle que les batailles qui se déroulent sur les confins de la Chine. Mais en même temps, c’est la « bonne vie » et la prospérité pour tout le monde.
L’existence quotidienne, c’est le sang, la mort, la volupté, la fatigue, la paresse, la grande vie. Les combattants se sentent des « seigneurs » et les hommes d’affaires nagent dans l’abondance. Les deux camps compressent et tuent la population selon les techniques de la « persuasion ». Les nhaqués sont l’enjeu essentiel. Mais quand ils ne sont pas suppliciés, ils s’épanouissent, ils profitent de tout…
L’Indochine de 1948 c’est un échiquier aux pions innombrables mais presque immobiles. On ne devine pas encore qu’elle deviendra le théâtre où tous ces éléments vont se nouer dans une action aussi tendue et dépouillée qu’une tragédie grecque : le rideau tombera quelques années plus tard sur Dien Bien Phu. »
Après ce ne sera plus l’Indochine mais le Vietnam. Les Américains auront remplacé les Français et une autre tragédie se jouera dans ces mêmes décors. Indochine, guerre, ces deux mots restent indissolublement liés dans la mémoire collective. Associés à des images de violence et de tragédie, à des clichés figés par les interprétations, ils recèlent une réalité autrement plus complexe, souvent insaisissable. S’Il y a eu la guerre française avec ses visages, Leclerc, Ho Chi Minh, d’Argenlieu, Giap, de Lattre, ses noms de bataille, sa paix de Genève, il y a eu aussi la guerre américaine avec les siens, Diem, Kennedy, Minh, Westmoreland, Johnson, Thieu, Nixon, Kissinger, Khe Sanh. Il y a eu la piste Ho Chi Minh, la paix de Paris, et encore la guerre des deux Vietnam, l’agonie de Saigon, la réunification dans le sang.
Il y a eu surtout tous ces visages anonymes d’un peuple écartelé, si semblables dans leurs différences, ceux des soldats sacrifiés, français, américains, sudistes ou révolutionnaires, ces foules innocentes et hagardes, emportées par une tourmente…
Qui est Lucien Bodard ? Né en Chine en 1914 et mort à Paris en 1998, Lucien Bodard s’est vite imposé comme un des plus grands reporters de classe internationale. Ses articles ont fait partout sensation. De son expérience du continent asiatique, il a tiré des ouvrages fondamentaux : La Chine de la douceur, La Chine du cauchemar, Mao, et cette trilogie consacrée à la guerre d’Indochine. Il est également l’auteur d’un bouleversant témoignage : Le massacre des Indiens. Monsieur le Consul est le premier roman de Lucien Bodard qui, d’emblée, a rallié les suffrages de la critique et du public. La qualité saisissante de cette oeuvre a valu à son auteur le Prix Interallié 1973 décerné à l’unanimité, et le Prix Goncourt pour Anne-Marie.
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La guerre d’Indochine, L’enlisement, L’humiliation, L’aventure, Texte intégral, Lucien Bodard, Aux éditions Grasset, 1176 pages, 35€
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La Vie Chrétienne Victorieuse — Croire en Dieu, ou croire Dieu ?
Il existe une différence profonde entre croire en Dieu et croire Dieu. Beaucoup disent croire en Dieu, comme on admet l’existence d’une réalité lointaine, d’une transcendance, d’un principe supérieur au-dessus du monde. Mais croire Dieu, c’est autre chose : c’est recevoir Sa Parole comme vraie, se soumettre à Son témoignage, marcher dans la confiance et l’obéissance. La première attitude peut rester une simple idée ; la seconde engage la vie entière.
L’Écriture ne nous laisse pas dans le vague. Elle ne parle pas d’un Dieu abstrait et impalpable, mais du Dieu vivant, qui parle, qui appelle, qui promet, qui juge, qui sauve. Croire en Dieu, au sens biblique, ce n’est pas simplement reconnaître qu’Il existe ; c’est se confier à Lui parce qu’Il a parlé.
Ils croient… et tremblent
Jacques écrit avec une sobriété pénétrante : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien ; les démons aussi le croient, et ils tremblent » (Jacques 2.19). Voilà une parole qui dérange. Les démons ne sont évidemment pas athées : ils savent que Dieu existe, ils connaissent Sa puissance, ils reconnaissent même qui est Jésus-Christ. Mais cette connaissance ne les change pas. Elle ne produit en eux ni amour, ni repentance, ni soumission. Ils croient, et pourtant ils restent rebelles.
Il faut donc se garder d’une fausse sécurité. On peut posséder une orthodoxie de vocabulaire et rester étranger à la foi vivante ; on peut parler du Ciel sans jamais se livrer au Seigneur du Ciel. La foi véritable n’est pas seulement de l’information religieuse ; elle est confiance, abandon et fidélité.
La religion du flou
Notre époque parle volontiers de « spiritualité ». Beaucoup déclarent croire en une force supérieure, en une présence mystérieuse, en un Dieu quelque part au-dessus de nous. Une telle croyance peut émouvoir l’âme, mais elle ne l’engage à rien : un Dieu lointain et indéterminé, que chacun imagine à sa manière, ne demande rien à la conscience. On peut penser qu’Il existe tout en vivant comme si Il n’existait pas.
Or le Dieu de la Bible parle. Il a parlé par les prophètes, dans les Écritures, et « la Parole a été faite chair » (Jean 1.14) : Il s’est révélé dans une Personne, Jésus-Christ. La question n’est donc plus seulement : « Croyons-nous qu’il y a un Dieu ? », mais : « Que faisons-nous de ce que Dieu a dit concernant Son Fils ? » Il n’existe pas de position neutre devant l’Évangile.
Croire Dieu : prendre Sa Parole au sérieux
Toute la Bible nous présente des hommes et des femmes qui ont cru Dieu avant même de voir l’accomplissement de Ses promesses.
Abraham en est le grand témoin : Dieu lui donne une promesse humainement impossible, et « il crut à l’Éternel, qui le lui imputa à justice » (Genèse 15.6). Il ne possédait pas encore ce qui lui était promis ; il partit néanmoins, « sans savoir où il allait » (Hébreux 11.8) – une foi qui devient marche et obéissance.
Noé, « divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore », agit avec crainte et construit l’arche face à un jugement qu’aucune apparence ne laissait deviner (Hébreux 11.7). Moïse « estima l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte » (Hébreux 11.26), choisissant la fidélité à la promesse plutôt que les avantages immédiats. Rahab, malgré son passé compliqué, crut au Dieu d’Israël (Josué 2.11), et cette foi la sauva, elle et sa famille. Marie répond à l’annonce impossible par un abandon sans réserve : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1.38). Le centurion reconnaît que l’autorité de Jésus suffit : « dis seulement une parole ».
La foi ne dit pas : « il n’y a pas de difficulté. » Elle dit : « il y a une difficulté, mais Dieu a parlé. » C’est toute la différence entre croire que Dieu existe et croire Dieu Lui-même.
Une foi qui produit l’obéissance
La foi véritable a toujours des conséquences : elle produit l’écoute, l’obéissance, la persévérance, la paix. Cela ne signifie pas qu’elle rend parfait du premier coup – Abraham a connu des moments de faiblesse, Pierre a renié son Seigneur, David est tombé gravement – mais elle ne peut demeurer stérile. Elle ramène sans cesse le croyant vers Dieu et lui apprend à dépendre de Lui.
C’est pourquoi Jacques peut écrire que la foi sans les œuvres est morte (Jacques 2.17). Les œuvres ne sont pas le prix du salut : nous sommes sauvés par grâce, au moyen de la foi, « et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éphésiens 2.8). Mais la foi authentique agit, précisément parce qu’elle croit.
Ceux qui ne connaissent pas Dieu
À l’inverse, l’apôtre Paul parle avec gravité de ceux qui « ne connaissent pas Dieu et n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ », lorsque le Seigneur sera révélé « au milieu d’une flamme de feu » (2 Thessaloniciens 1.7-8). Ce texte ne décrit pas une simple ignorance intellectuelle, mais l’absence de relation et de soumission : ne pas obéir à l’Évangile, c’est refuser la lumière venue de Dieu en Jésus-Christ.
L’Écriture en donne des illustrations sombres. Pharaon savait qui était l’Éternel – sa question « Qui est l’Éternel ? » (Exode 5.2) était une provocation, non une ignorance sincère -, mais il endurcit son cœur. Le riche de la parabole connaissait Moïse et les prophètes (Luc 16.29-31), mais son cœur restait attaché à ses biens. Judas a marché trois ans aux côtés de Jésus, mais sa connaissance fut sans amour, et « le diable avait déjà mis dans son cœur » de Le trahir (Jean 13.2).
Le problème de l’homme n’est donc pas seulement un manque d’informations ; c’est un cœur qui résiste à Dieu. Nous préférons souvent un dieu qui nous laisse tranquilles à un Dieu qui nous appelle à la repentance ; une spiritualité qui nous rassure à la sainteté qui nous juge. Mais lorsque Dieu dit : « Repens-toi, crois en Mon Fils, suis-Le », la question devient personnelle, et le châtiment ultime n’est pas seulement une souffrance, c’est l’éloignement de la face du Seigneur (2 Thessaloniciens 1.9).
L’Évangile de Jean : croire au Fils
C’est ici que l’Évangile selon Jean devient particulièrement lumineux. Il ne présente pas Jésus comme un simple maître religieux, mais comme la Parole éternelle, auprès de Dieu et Dieu Lui-même, venue dans le monde. Et tout au long du récit revient un même appel : croire.
« À tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu » (Jean 1.12).
À Nicodème, Jésus révèle la nécessité de la nouvelle naissance, puis vient la déclaration centrale :
« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16). L’Évangile ne dit pas « croyez qu’un Dieu existe » ; il dit : croyez au Fils.
« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3.36).
Le contraste est absolu : la vie éternelle d’un côté, la colère de Dieu de l’autre ; l’accueil du Fils, ou Son rejet. On ne peut réduire l’Évangile à une invitation à « être un peu plus spirituel » : Dieu place devant nous Son Fils, et croire en Lui, c’est recevoir la vie.
Croire Dieu, c’est finalement venir à Christ. On ne peut dire : « nous croyons en Dieu, mais nous ne savons que penser de Jésus », car Dieu s’est révélé précisément dans Son Fils : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14.9). Croire Dieu, c’est donc croire Son témoignage au sujet du Fils : reconnaître son propre péché, cesser de se justifier soi-même, recevoir le pardon offert, et Lui faire confiance pour aujourd’hui et pour l’éternité.
Comprenons bien
Il existe une différence immense entre croire en Dieu et croire Dieu. Croire en Dieu peut rester de l’ordre de l’intellect, voire du simple héritage culturel. Mais la foi qui sauve reçoit le témoignage de Dieu et vient à Jésus-Christ ; elle ne dit pas seulement « nous pensons que cela est vrai », mais « Seigneur, nous nous confions en Toi ».
Il faut donc poser la question avec simplicité et gravité : croyons-nous seulement en Dieu, ou croyons-nous Dieu ? Avons-nous seulement une idée du divin, ou avons-nous entendu la voix du Seigneur Jésus-Christ ? Le croyant véritable se repent, se confie, obéit et adore.
Que Dieu nous accorde une foi droite, vivante et humble – non pas une religion de surface, mais la confiance du cœur ; non pas une adhésion lointaine, mais une réponse personnelle ; non pas un Dieu imaginaire, mais le Dieu vivant, révélé dans l’Évangile de Son Fils.
Alors la foi cessera d’être un simple concept ou une simple notion : elle deviendra une marche avec Dieu.
« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3.36).
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Continuité ou discontinuité de l’enseignement romain ?
Les sacres épiscopaux du 1er juillet 2026, puis la déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi du 2 juillet ont remis sous les feux de l’actualité la manière de recevoir, dans l’Eglise, certains textes conciliaires. Dans ce document, il est demandé aux prêtres et aux fidèles qui renoueraient avec la « pleine communion de l’Eglise », en quittant la Fraternité Saint-Pie X, une attitude positive d’étude des textes litigieux et de se soumettre à l’interprétation du Magistère, dans la fidélité à la Tradition de l’Église. Le sujet n’est pas nouveau. Dans le très officiel : « Textes doctrinaux du magistère de l’Église sur La Foi catholique » (Editions de l’Orante, 1984) l’auteur Gervais Dumeige notait : « Le lecteur remarquera aussi, en lisant les documents empruntés au IIème concile du Vatican, que la problématique, l’expression, les perspectives qui sont les leurs sont assez nettement différentes de ce que l’Église avait dit au cours des âges ».
Des textes ambigus
Depuis plusieurs décennies, l’enseignement romain s’est régulièrement attaché à démontrer la continuité entre le magistère ante et post conciliaire. C’est la célèbre « herméneutique de la réforme dans la continuité » chère au pape Benoît XVI (discours à la curie du 22 décembre 2005). Plusieurs textes conciliaires ayant fait l’objet de compromis plus ou moins boiteux entre « conservateurs » et « progressistes » apparaissent matériellement ambigus. Chacune des deux parties s’étant, en réalité, réservé la possibilité ultérieure d’interpréter les textes selon son orientation propre (voir Vatican II, l’histoire qu’il fallait écrire, Roberto de Mattei, Contretemps). Il en est ainsi de la déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis Humanae (7 décembre 1965) ou de la déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes Nostra aetate (28 octobre 1965). Des tentatives de clarifications de ces textes ont ensuite été menées, en particulier par le cardinal Ratzinger. Pensons à la déclaration Dominus Jesus du 6 août 2000 rappelant l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Église. Traditionnellement, les écrits des papes et des conciles précisaient le dogme et donnaient la juste interprétation des textes, aujourd’hui de nombreux documents pontificaux ou conciliaires demandent à être, postérieurement, interprétés et précisés. Le changement de perspective est saisissant !
Il n’en reste pas moins, objectivement, difficile de concilier entre elles certaines affirmations du magistère. Ainsi l’affirmation du pape François affirmant dans le document sur la Fraternité universelle, dit déclaration d’Abou Dhabi du 4 février 2019 cosignée avec l’imam Al Tayeb grand imam de l’université d’Al Azhar : « Le pluralisme et la diversité des religions, de couleur, de sexe, de race, de langues sont une sage volonté divine » semble peu compatible avec le magistère constant de l’Église sur la nécessité d’appartenir à l’Église catholique pour être sauvé ; enseignement rappelé, par exemple, par Pie XII dans l’encyclique Humani generis (12 août 1950) « Quelques-uns réduisent à une formule vaine la nécessité d’appartenir à la véritable Église pour obtenir le salut éternel ».
Des lectures et positions différentes
Confronté à la mise en regard de textes dont les affirmations semblent, littéralement, peu compatibles entre elles, le monde traditionnel, au sens des prêtres et des fidèles attachés, avec des degrés d’exclusivité variables, à la liturgie romaine traditionnelle, réagit de manières sensiblement différentes.
Les uns notent que certains textes sont littéralement incompatibles entre eux et font publiquement savoir leur rejet des nouveautés : Dieu ne peut pas vouloir la diversité des religions, s’il n’existe qu’une religion en dehors de laquelle il est impossible de se sauver. Ceux-ci font publiquement part à l’autorité de leurs réserves et de leur incompréhension, dénonçant les « erreurs modernes ». Certains font le même constat, mais estiment que la situation de l’Église étant ce qu’elle est, il est vain et stérile de chercher à démontrer à l’autorité la rupture que certaines de ses déclarations et pratiques introduisent dans la vie de l’Église. Il suffit alors d’en rester, tranquillement, à ce que l’Église a « toujours et partout cru » sans s’épuiser en diatribes contre certaines nouveautés.
D’autres estiment que cette rupture de sens ne saurait être qu’apparente. L’indéfectibilité de l’Église rendrait impossible toute contradiction entre ce qu’elle a enseigné hier et ce qu’elle enseigne aujourd’hui. Même si notre intelligence semble nous permettre de déceler une contradiction ou, a minima, une sérieuse inflexion entre deux textes, ce doit être un acte de soumission à l’Église et de la volonté que d’affirmer publiquement que ces deux textes ne sont pas contradictoires. Il s’agirait alors tout au plus d’un « approfondissement pastoral » néanmoins inscrit « dans une continuité doctrinale ». Exercice parfois ardu par exemple dans la possibilité, difficilement conciliable avec la Tradition de l’Église, de bénir des couples homosexuels (Fiducia supplicans) ou de permettre l’accès à la communion de divorcés remariés (Amoris laetitia). L’herméneutique de la continuité n’est plus, alors, une démonstration à faire mais un dogme à respecter : il s’agit toujours, dans les Actes du Magistère, sous la mouvance du Saint-Esprit, d’un approfondissement dans la continuité.
D’autres encore croient avec Benoît XVI que « La Tradition n’est pas une transmission de choses ou de paroles, une collection de choses mortes ; la Tradition est le fleuve vivant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes. Le grand fleuve qui nous conduit aux portes de l’éternité… » (allocution du 26 avril 2006). La Tradition n’est plus un dépôt intangible dont l’Église a la charge et la garde et auquel elle ne peut rien ajouter ni retrancher, elle est une réalité vivante et évolutive comme le cours du fleuve s’adapte au relief des contrées qu’il parcourt.
Au risque de la bienveillance
Ces différences d’appréciation et de comportements sont une réalité. Il est légitime et normal que chacun défende sa position aux confins du doctrinal et du pastoral, du dogmatique et du prudentiel. Il n’est cependant pas obligatoirement nécessaire que chacun voue les autres familles traditionnelles aux gémonies, surtout dans le contexte actuel de défaillance de l’autorité et de prolifération des erreurs et des scandales de tous ordres. Louis Salleron l’observait déjà en 1977 : « Les querelles entre voisins sont souvent plus vives qu’entre adversaires » (Ce qu’est le mystère à l’intelligence). S’il est certain que le respect est dû aux personnes et à l’autorité, il est non moins certain que ce respect ne doit jamais suspendre l’intelligence et donc le débat. Peut-être, néanmoins, serait-il conforme au bien commun et au salut des âmes que les uns et les autres concentrent leur verve purificatrice et intégraliste sur les mises en cause publiques de la foi et de la morale catholiques (Amoris Laetitia, Fiducia Supplicans, réception de madame Mullaly au Vatican) plutôt que sur ceux qui partagent le même Credo, vivent de la même morale et sont vivifiés par les mêmes sacrements.
Quant à croire que taper sur son voisin serait un moyen de bénéficier de la bienveillance des autorités supérieures, l’indignité de ce raisonnement n’est surpassée que par son inanité. En définitive qui fait encore sien la belle exhortation de Louis Veuillot : « Tout ce qui est catholique est nôtre » ?
Jean-Pierre Maugendre
Arménie : Le procès du Catholicos n’avance pas
Et de trois ! Un troisième juge arménien a refusé d’engager le procès du catholicos Garéguine II, saisissant la juridiction supérieure sur des sujets de compétence du tribunal. Deux premiers juges avaient également refusé, pour différents motifs, de commencer le procès du chef de l’Eglise apostolique arménienne.
Rappelons que le catholicos Garéguine et six autres prélats sont accusés d’« obstruction délibérée à l’exécution d’une décision de justice en abusant de leur position officielle », sur fond de conflit ouvert entre l’Etat et l’Eglise.
De son côté, Vladimir Poutine veut, lui aussi, tourner la page de l’Artsakh
Alors que les Arméniens d’Artsakh vont commémorer, dans les prochains jours, le troisième anniversaire de la fin de leur république autoproclamée, le président russe, Vladimir Poutine a estimé qu’il y avait « des aspects positifs » dans le fait que les dirigeants arméniens aient décidé de reconnaitre l’Artsakh comme territoire azerbaïdjanais. « Cette situation permet de tourner la page et d’aller de l’avant sans aucun conflit, d’installer les populations dans de nouveaux lieux de résidence, de débloquer les infrastructures, de prendre un nouveau départ sur le plan économique, d’ouvrir les frontières aux investissements, etc. En fait, il y a pas mal d’aspects positifs ».
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Syrie : Les Forces kurdes ont annoncé leur dissolution
Le 25 août dernier, Mazloum Abdi, chef des Forces démocratiques syriennes, émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (le PKK), annonçait la dissolution de cette armée de l’administration autonome kurde, qui contrôlait tout le nord-est de la Syrie.
Tout un symbole, cette annonce a été faite depuis le palais présidentiel de Damas.
Cette dissolution fait suite à l’intégration des institutions kurdes civiles, militaires, administratives et sécuritaires au sein du nouvel Etat syrien.
Source : SOS Chrétiens d’Orient
Liban : La guerre ne s’arrête pas
L’armée israélienne poursuit ses opérations militaires dans le Sud-Liban.
Le 3 septembre, elle a ainsi annoncé avoir pris le contrôle d’une nouvelle position stratégique, la colline d’Ali Taher, qui abriterait d’importants postes du Hezbollah. Le même jour, selon L’Orient-le-Jour, « l’aviation israélienne a frappé quatre localités, tandis que douze autres ont été visées par des tirs d’artillerie soutenus.
L’armée israélienne a également mené des opérations de dynamitage dans six localités, détruisant de nombreuses maisons, bâtiments et infrastructures civiles ».
Léon XIV a reçu les évêques latins des régions arabes
Une dizaine d’évêques et de vicaires apostoliques du Liban, de Jordanie, de Syrie, de Palestine et d’Egypte, membres de la Conférence épiscopale latine des régions arabes (CELRA) ont été reçu le 3 septembre à Rome par le pape Léon XIV.
« Au cœur de sociétés marquées par les conflits et les divisions, que vos communautés montrent qu’il est possible de vivre, de servir et d’espérer ensemble. À travers les paroisses, les écoles, les hôpitaux et les œuvres de charité, vous donnez corps à l’Évangile, en accueillant, en écoutant et en soutenant ceux qui sont dans le besoin » a demandé le pape, après avoir rappelé « vos Églises ont connu le témoignage du martyre ».
Lagardère Média News prend 25 % de Frontières
Le groupe Lagardère Média News, propriétaire du Journal du dimanche et de l’hebdomadaire JDNews, devient partenaire de Frontières. Le but est d’accroître les investigations, avec un nouveau projet, un hebdomadaire digital sur le modèle des lettres confidentielles : L’Indiscret. Les explications du fondateur et président de Frontières Erik Tegner :
🚨ANNONCE – Le groupe Lagardère (JDD, E1) de Vincent Bolloré, devient partenaire et actionnaire de notre média Frontières.
Un immense succès qui va nous permettre d’aller encore + loin, encore + fort.
Un objectif : un grand projet d’investigation dévoilé ce dimanche à 18h. pic.twitter.com/dEPLOQjO9X
— Erik Tegnér (@tegnererik) September 4, 2026
Handicap : la FPEEI dénonce l’absence de financement des AESH dans les écoles hors contrat
Communiqué de la Fédération de parents d’élèves des écoles indépendantes (FPEEI), qui représente les parents des 135 000 élèves des écoles privées hors contrat :
À l’heure où le gouvernement se mobilise pour l’inclusion scolaire, la Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes interpelle le Ministère de l’Éducation Nationale et le Ministère des Solidarités sur une inégalité de traitement flagrante.
À la rentrée 2025, près de 50 000 familles se sont trouvées sans solution de prise en charge pour leur enfant porteur de handicap, faute de places ou d’accompagnement suffisants dans le secteur public. Nombreuses sont celles qui se sont tournées vers les écoles hors contrat, seule alternative de scolarisation pour leur enfant. Or, ce choix forcé s’accompagne d’une découverte consternante : le retrait du financement de l’AESH, condition pourtant reconnue comme indispensable au bien-être et à la scolarisation de l’enfant. Un enfant porteur de handicap reste un enfant porteur de handicap, qu’il soit scolarisé dans le public, le secteur sous contrat ou le hors contrat.
La FPEEI a déjà porté cette question à la DGESCO en janvier 2024. Le courrier adressé suite à cet entretien est resté sans réponse. Face à l’engagement affiché du Gouvernement en faveur des personnes en situation de handicap, notamment lors de la Conférence Nationale du Handicap, la FPEEI interpelle le Ministère de l’Éducation Nationale et le ministère des Solidarités sur cette contradiction flagrante. La FPEEI sollicite donc un entretien pour exposer le problème structurel du manque de financement des AESH dans les écoles hors contrat et obtenir des solutions rapides et justes pour ces familles.
L’intelligence artificielle menace-t-elle l’équilibre de la dissuasion nucléaire ? Rome réunit des experts
Le Vatican a réuni cet été des lauréats du prix Nobel, des chercheurs en intelligence artificielle (IA) et des défenseurs du désarmement autour d’une même question : l’intelligence artificielle menace-t-elle l’équilibre de la dissuasion nucléaire ?
Cette Assemblée, qui a réuni plus de 200 personnalités, s’est inspirée de l’encyclique Magnifica humanitas du pape Léon XIV, consacrée à la sauvegarde de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle.Le Vatican a accueilli cet événement les 14 et 15 juillet, dans les jardins pontificaux de Castel Gandolfo.
Le vicaire général de Rome, le cardinal Baldo Reina, a déclaré que nous nous trouvons à un « moment charnière » de l’histoire.
« Les progrès scientifiques et technologiques offrent des opportunités extraordinaires dans les domaines des soins de santé, de l’éducation, de la santé publique, de la protection de l’environnement, de la lutte contre la pauvreté et de la construction de la paix. Pourtant, ces mêmes progrès, s’ils sont dissociés de l’éthique, de la responsabilité et du respect de la dignité de la personne humaine, peuvent devenir un instrument de domination, d’exclusion, voire de destruction. »
« Les décisions concernant la vie et la mort, la paix et la guerre, ainsi que l’avenir des peuples et des générations à venir doivent rester sous un contrôle humain total, responsable et significatif. »
Le 7 avril 2026, Anthropic a dévoilé Mythos, un modèle d’IA capable de détecter, puis d’exploiter de manière autonome, des failles informatiques critiques dans la quasi-totalité des systèmes d’exploitation et des navigateurs existants. L’entreprise n’a pas commercialisé cet outil : elle en a réservé l’accès à une douzaine de partenaires industriels jugés stratégiques.
Mozilla a confirmé une partie de ces résultats : le directeur de l’ingénierie responsable du navigateur Firefox a fait état d’un nombre très élevé de vulnérabilités mises au jour par le modèle, dont une faille vieille de près de 27 ans. Plusieurs spécialistes du secteur soulignent surtout que le délai entre la découverte d’une faille et sa transformation en outil d’attaque s’est brutalement raccourci.
Ce constat change de portée une fois appliqué aux arsenaux nucléaires, une question que documentent en détail la politiste Sterre van Buuren et le chercheur Benoît Pelopidas, spécialistes de la dissuasion à Sciences Po. Leur argument central tient en une idée simple : la sécurité nucléaire repose depuis toujours sur un pari implicite, celui qu’aucune vulnérabilité informatique ne viendra perturber le fonctionnement normal d’un arsenal. Or un arsenal nucléaire ne se réduit pas à un stock de têtes explosives : il englobe aussi les missiles, les réseaux de communication qui transmettent l’ordre, et les systèmes d’alerte avancée censés détecter une attaque adverse. Tous ces éléments doivent communiquer entre eux pour fonctionner, ce qui multiplie d’autant les points d’entrée possibles pour une attaque informatique.
En 2010, un centre de commandement américain a perdu, pendant près d’une heure, le contact avec une cinquantaine de missiles nucléaires, sans qu’aucune cyberattaque ne soit en cause à l’époque.
En 1983, le film WarGames de John Badham avait suffisamment marqué Ronald Reagan pour qu’il interroge ses conseillers sur la possibilité réelle d’une telle intrusion informatique ; la réponse, arrivée une semaine plus tard, tenait en une phrase : « le problème est bien plus grave que vous ne le pensez ».
Ce risque cyber s’ajoute à un débat plus ancien, centré sur la prise de décision elle-même. En novembre 2024, Joe Biden et Xi Jinping s’étaient mis d’accord, en marge d’un sommet en Amérique latine, sur un principe simple : l’intelligence artificielle ne doit jamais se substituer au jugement humain dans l’autorisation ou l’exécution d’un tir nucléaire.
En 2003, des missiles Patriot fonctionnant en mode automatique ont abattu un avion britannique Tornado et un chasseur américain F-18, victimes de tirs fratricides que le système n’a pas su distinguer d’une menace réelle.
De son côté, la France refuse de développer des systèmes d’armes létales pleinement autonomes, et exclut toute délégation de la décision de vie ou de mort à une machine. Un argument plus original circule aussi dans les cercles militaires français, porté notamment par le général de division aérienne (GDA) Pierre Réal : l’incertitude elle-même pourrait renforcer la dissuasion. Si un adversaire ignore le degré réel de délégation accordé à l’IA dans le système de commandement d’une puissance nucléaire, cette ambiguïté agit comme un facteur dissuasif supplémentaire.
Le second risque, plus diffus, concerne la cybersécurité des systèmes eux-mêmes, un terrain sur lequel Mythos vient de démontrer, de façon spectaculaire, l’ampleur du problème.
Pour les états-majors comme pour les décideurs politiques, l’enjeu des prochaines années consiste donc à traiter ces deux fronts en parallèle, sans laisser l’urgence de l’un faire oublier la gravité de l’autre. Une dissuasion nucléaire qui s’appuie sur des systèmes numériques vulnérables perd une partie de sa crédibilité, même quand l’humain garde fermement la main sur la décision finale.
Dragon Ball : le studio japonais n’a jamais donné son accord pour un projet en France
Macron sera ridicule jusqu’à la fin.
Si Dragon Ball est cité comme le thème qui sera au cœur du projet saoudien de parcs de loisirs en région parisienne, ses ayants droit japonais affirment n’avoir «octroyé aucune licence d’utilisation».
Emmanuel Macron a annoncé lundi 24 août un investissement saoudien de 6 milliards d’euros dans un projet de méga complexe de loisirs incluant trois parcs à thèmes à Cergy-Pontoise, à l’ouest de Paris.
Pourtant, Toei Animation Co., la société japonaise qui détient les droits de la licence Dragon Ball, a indiqué dans un communiqué publié lundi 31 août qu’elle n’a «octroyé aucune licence d’utilisation» de ses héros pour un parc d’attractions en France.
«Toutes les images conceptuelles et les vidéos de parc à thème [Dragon Ball] utilisées dans les articles évoquant [le projet français] sont celles utilisées dans l’annonce commune faite avec Qiddiya Investment Company en mars 2024, concernant le parc à thème en construction à Qiddiya City, en Arabie saoudite»
C’est bien le gouvernement marocain qui a organisé l’arrivée massive de plusieurs dizaines d’immigrés à Ceuta
Le Monde, peu suspect d’être de la strême drouate, démontre que Pedro Sanchez a ouvertement menti concernant la crise des migrants à Ceuta. Il avait mis en cause
« la diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël, et à une internationale de l’ultradroite ».
Or, c’est bien le gouvernement marocain qui a organisé « l’arrivée massive de plusieurs dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole, les 30 et 31 juillet. »
Ses conclusions tranchent avec les déclarations publiques du chef du gouvernement, qui a assuré qu’il n’existait aucun indice permettant de soupçonner Rabat d’avoir organisé le mouvement. Lundi 31 août, M. Sanchez avait, au contraire, salué la « coopération instantanée, immédiate » du pays voisin et souligné l’étroite collaboration entre les deux Etats pour organiser les retours. Il avait, en revanche, mis en cause « la diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël, et à une internationale de l’ultradroite ».
Un document transmis à la justice décrit la « totale permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de l’arrivée massive de migrants, les 30 et 31 juillet, et affirme que certains agents ont même guidé les passages vers l’enclave espagnole.
Un rapport de la police espagnole est venu fragiliser la version défendue depuis le début de la crise de Ceuta par le gouvernement de Pedro Sanchez, selon laquelle aucun élément ne permet de mettre en cause le Maroc.
Le document, publié par la presse espagnole et que Le Monde a pu consulter, a été élaboré par le Centre national de l’immigration et des frontières (Cenif), l’unité de renseignement du commissariat général aux étrangers et aux frontières de la police nationale. Il a été transmis à l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays, qui examine l’éventuelle ouverture d’une enquête sur les circonstances de cet afflux.
La priorité du gouvernement, « c’est d’agir sur les trottinettes »
Connaissez-vous, Marie-Pierre Vedrenne ?
Non ?
Elle est ministre déléguée chargée de la Citoyenneté.
Elle est venue à Alençon mercredi 2 septembre.
Elle a été très ferme : « Ma priorité, c’est d’agir sur les trottinettes »
Pour rappel, la ville d’Alençon connaît des violences et des incendies depuis plusieurs années, sur fond de trafic de drogue.
Par exemple, en avril dernier, 6 voitures ont été incendiées… devant le palais de justice. Avec en prime des inscriptions contre Gérald Darmanin.
Il est plus facile de faire trembler les trottinettes que les trafiquants de drogue…
Euthanasie : Par l’atrophie de son propre travail, le Conseil constitutionnel vient hélas de fragiliser notre État de droit
Editorial de la newsletter du député LR Patrick Hetzel de septembre 2026 :
Il est un paradoxe que notre démocratie devrait regarder en face : l’institution chargée de garantir la Constitution peut-elle, par l’insuffisance de son propre contrôle, contribuer à fragiliser l’État de droit ? La décision rendue à propos de la loi relative à la fin de vie pose précisément cette question. En effet, le recours que j’avais coordonné, qui fut cosigné par plus de soixante collègues députés et que nous avons soumis au Conseil constitutionnel soulevait de nombreuses interrogations constitutionnelles. Le Conseil a répondu à trois d’entre elles et encore, principalement sous forme de limites interprétatives. Mais, sur plusieurs autres questions très importantes, les juges constitutionnels ont simplement décidé de ne pas y répondre. Ils les ont laissées de côté et maintenu de nombreux angles morts dans leur avis.
Un tel silence n’est pas anodin du tout. Bien sûr, le Conseil constitutionnel n’est pas tenu de répondre à chacun des arguments développés par les requérants. Il peut écarter un grief, le juger inopérant ou considérer qu’une autre réponse rend inutile son examen. Mais encore faut-il que le citoyen puisse comprendre ce qu’il en est véritablement. Un juge peut rejeter un argument. Toutefois le juge constitutionnel ne devrait pas laisser dans l’ombre une question constitutionnelle substantielle sans expliquer pourquoi.
La fonction du Conseil constitutionnel ne consiste pas seulement à dire « oui » ou « non » à une loi. Elle consiste aussi à déterminer, par son raisonnement, les limites que la Constitution impose au législateur. Et c’est bien cette fonction qui donne au contrôle constitutionnel sa véritable portée. Or, lorsque des questions importantes restent sans réponse, l’incertitude demeure. Les citoyens ne savent pas si ces questions ont été examinées, écartées, jugées sans objet ou simplement ignorées. Les parlementaires ne disposent pas d’une ligne jurisprudentielle claire. Les juridictions elles-mêmes ne peuvent tirer de la décision les enseignements qu’elles seraient en droit d’en attendre.
Moins le juge constitutionnel explicite son contrôle, moins le droit constitutionnel est prévisible.Et c’est ici que le paradoxe devient préoccupant.
Le Conseil constitutionnel est l’un des gardiens de l’État de droit. Mais l’État de droit ne repose pas seulement sur l’existence d’un juge constitutionnel. Il repose sur un contrôle effectif, intelligible et suffisamment motivé de l’action des pouvoirs publics. Il ne suffit donc pas au gardien de la Constitution de se tenir devant la porte. Il faut encore qu’il dise quelles règles il fait respecter.
Cette exigence est d’autant plus forte lorsqu’est en cause une question aussi sensible d’un point de vue éthique que la fin de vie. Nous touchons ici à des questions qui concernent directement la dignité humaine, la liberté, l’autonomie de la personne, la protection des plus vulnérables, la conception même de la fraternité et les limites du pouvoir de l’État. Dans un tel domaine, le silence juridictionnel ne peut être considéré comme une simple question de style. Il peut devenir une question qui touche très profondément aux fondements de notre Etat de droit.
Car répondre à un grief ne signifie pas donner raison au requérant. Répondre, c’est exercer pleinement son office. C’est expliquer pourquoi un principe constitutionnel s’applique ou ne s’applique pas, pourquoi une atteinte est ou n’est pas justifiée, pourquoi une question relève ou non du contrôle du Conseil. L’autorité du juge ne diminue pas lorsqu’il répond « non ». Et par ailleurs, elle augmente très clairement lorsqu’il explique pourquoi. C’est pourquoi le véritable enjeu de cette décision dépasse largement la seule loi sur la fin de vie. Il concerne la conception même du processus de contrôle de constitutionnalité. Un Conseil constitutionnel fort n’est pas celui qui examine le moins de questions possible. C’est au contraire, un conseil constitutionnel qui accepte de se confronter aux questions difficiles et qui donne aux citoyens les raisons de ses choix.
À défaut, le risque est celui d’une atrophie progressive du contrôle constitutionnel : moins de questions examinées, moins de principes explicités, moins de limites posées au législateur et, au bout du compte, davantage d’incertitude juridique. Voilà le paradoxe.
L’institution qui devrait être l’un des remparts de l’État de droit peut, si elle réduit elle-même l’étendue de son contrôle, contribuer à en fragiliser les fondations. Soyons bien clairs, il ne s’agit nullement de demander au Conseil constitutionnel de parler davantage pour parler davantage. Mais c’est lui demander de ne pas laisser sans réponse les questions qui, parce qu’elles touchent aux droits et libertés fondamentaux, méritent précisément que le gardien de la Constitution les affronte. Lorsque l’on regarde attentivement le fonctionnement de nos institutions, on peut effectuer quelques constats précis : le silence du législateur peut être contrôlé, le silence de l’exécutif peut être contesté mais lorsque le juge constitutionnel lui-même garde le silence, comment peut-on l’interpeller ?
En tout cas, l’avis du conseil constitutionnel concernant la loi dite « aide à mourir » est un exemple évidemment de fragilisation de l’Etat de droit. Laisser sans réponse d’importantes questions de nature constitutionnelle par une stratégie d’évitement n’est non seulement pas à la hauteur des enjeux mais pose une vraie question pour un Etat de droit. En cela, ce qui s’est passé durant cet été est particulièrement inquiétant car l’autorité même du conseil constitutionnel tient notamment à sa capacité à expliciter en quoi la loi est bien conforme à la Constitution. Notre recours ne se contentait pas d’une contestation générale de la loi mais articulait des griefs précis sur les critères médicaux, les garanties pénales, les délais, les majeurs protégés, l’article 66, l’égalité, les assurances et la compétence du législateur. Ne pas apporter de réponses précises à ces points contribue donc bien à fragiliser notre Etat de droit. C’est très paradoxal puisque le rôle du conseil constitutionnel est précisément de consolider notre Etat de droit. D’ailleurs, le contraste est frappant si l’on étudie les autres décisions rendues le même jour par le conseil constitutionnel, notamment l’interdiction de l’accès des réseaux sociaux des enfants de moins de 15 ans où là il est beaucoup plus explicite et détaillé et argumente en faveur de la protection de la liberté d’expression et de communication et va jusqu’à reprocher au législateur de ne pas avoir entouré de garanties suffisantes les atteintes qui leur sont portées. En cela, le « deux poids, deux mesures » du conseil constitutionnel est un grand point de fragilité car il laisse entrevoir un vrai problème de respect strict de l’impartialité qui devrait pourtant être une exigence intangible.
Ostension de la Sainte Tunique d’Argenteuil lors de la veillée avec le pape
La Tunique du Christ va être exposée et vénérée par 80 000 jeunes et des millions de téléspectateurs du monde entier. L’abbé Cariot, ancien recteur de la basilique Saint-Denys d’Argenteuil, a été interrogé dans France catholique. Extrait :
[…] Léon XIV sera le second Pape à voir la Sainte Tunique après saint Pierre lui-même : aucun pontife ne l’a vue entre le premier et le dernier ! Ce moment exceptionnel va donc nous relier directement à saint Pierre, dont Léon est le successeur direct. C’est absolument extraordinaire et très émouvant.
Comment, selon vous, va-t-il vivre ce moment ?
Cette tunique « sans couture », qui n’a pas été déchirée au moment de la Passion, symbolise l’unité de l’Église. Je suis donc certain que le Saint Père, dans sa mission de gardien de la foi et de l’unité de l’Église sera très touché de pouvoir vénérer cette relique, qui symbolise sa mission. D’autant plus qu’il aura, la veille, vénéré la Sainte Couronne d’épines au cours des vêpres, à la cathédrale Notre-Dame ! Ce voyage va être un moment très intense pour lui… […]
Cette génération, qui vit en grande partie sur le continent numérique virtuel, est-elle sensible au culte des reliques ?
Oui, plus que leurs parents et surtout que leurs grands-parents car, dans un monde où la transmission de la foi a été très pauvre et difficile, ils ont particulièrement besoin de signes tangibles, sensibles, qui évoquent la foi de manière concrète, et la Passion en particulier. Cela soutient leur foi, comme la nôtre d’ailleurs. N’oublions pas que le seul signe que Jésus a donné est celui de la Croix, qu’évoque cette relique ! Et ce signe sera visible dans le Stade de France aux yeux de dizaines de millions de personnes, j’en suis très heureux ! […]
Condamné pour avoir fait avorter sa compagne
« Mon corps mon choix », « ma liberté » bla-bla-bla…
Un interne en chirurgie orthopédique a comparu, jeudi 3 septembre, devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, pour avoir fait avorter sa compagne en lui administrant des comprimés abortifs à son insu. Condamné à 5 ans de prison dont 3 avec sursis, il a été incarcéré à l’issue de l’audience.
Cet homme de 36 ans a l’interdiction définitive d’exercer la profession de médecin et l’interdiction d’exercer toute activité de nature médicale ou paramédicale pendant une durée de cinq ans.
Il s’était procuré un comprimé de mifépristone – qui ramollit le col de l’utérus – et trois cachets de misoprostol – qui entraîne l’expulsion du fœtus. Il a fait ingérer à sa compagne la première molécule en l’embrassant puis, le lendemain, lui a fait boire une boisson dans laquelle il avait dissous le second produit.
Silence radio du Planning familial et des lobbys de l’avortement…
L’euthanasie défendue à l’ONU
Lu sur Gènéthique :
Début juillet, à Genève, des négociations pour l’adoption d’un nouveau traité des Nations unies sur les droits des personnes âgées ont débuté. A cette occasion, des groupes subventionnés par l’Union européenne (UE) ont soumis l’idée d’un « droit international pour le suicide assisté » et des « programmations pour la règlementation gouvernementale sur l’euthanasie ».
Un organe spécifique de l’ONU, le Groupe de Travail intergouvernemental sur les Droits de l’Homme des Personnes Agées, s’est attaché à la réalisation de ce traité. Plusieurs gouvernements ont proposé de réfléchir sur la protection contre les discriminations et les négligences liées à la vieillesse. Si ces thèmes sont consensuels, d’autres sujets plus controversés ont été portés par des organismes non gouvernementaux financés par l’UE. En effet, ces derniers ont soulevé « les droits sexuels et de la reproduction » ou encore le « droit à mourir avec dignité ».
Ainsi, la Plateforme Europe AGE – une de ces ONG – considère que le suicide assisté soit un sujet « tabou » et a demandé à ce qu’une « discussion plus ouverte » soit mise en place en incluant des études menées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il en va de même du Réseau de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme des Amériques qui a demandé à ce que le « droit à mourir avec dignité » soit inclus dans le traité en préparation.
Les travaux du Groupe de Travail Intergouvernemental sur les Droits de l’Homme des Personnes Agées devraient se poursuivre au cours des deux prochaines années.
L’embryon en sursis au Liechtenstein
Lu sur Gènéthique :
Le 2 septembre, par seulement 13 voix sur 25, le Parlement du Liechtenstein a voté en faveur d’une initiative citoyenne visant à dépénaliser l’avortement pendant les trois premiers mois de la grossesse. Une initiative à laquelle s’oppose vigoureusement le régent du pays, le prince héréditaire Alois.
Actuellement l’avortement n’est autorisé au Liechtenstein qu’en cas de danger pour la vie de la mère ou quand la grossesse fait suite à un viol. Une femme qui recourt à l’IVG est passible d’un an de prison. La peine encourue par une personne pratiquant un avortement est de trois ans.
Si le Parlement avait rejeté l’initiative, elle aurait été soumise à référendum. Un élu en a fait la demande malgré le vote du Landtag. Cette motion a été rejetée par 13 voix contre 12. Interrogés par un référendum en 2011, 52% des électeurs de la principauté s’étaient opposés à la dépénalisation de l’avortement.
Hongrie : Après cent jours, voilà ce qui s’impose : au lieu de gouverner, ils ont réécrit l’État
Tribune rédigée par Madame Kata Jurák, Fondatrice et rédactrice en chef du journal hetediknap.hu, pour le journal-blog L’Espoir.
Cent jours ne suffisent pas pour remettre sur pied la santé, l’éducation ou les transports d’un pays, mais c’est amplement suffisant pour révéler à quoi un nouveau pouvoir consacre son énergie politique. Le bilan est inquiétant, car alors que peu de changements perceptibles sont visibles dans les grands systèmes du quotidien, la réécriture de l’espace institutionnel et constitutionnel s’est poursuivie avec un dynamisme frappant. Je pensais qu’autour du centième jour, il faudrait dresser un long bilan. Il faudrait comparer les promesses aux résultats, examiner ce qui s’est passé dans la santé, l’éducation, les transports, l’économie, le fonctionnement de l’État, et séparer ce qui nécessite réellement du temps de ce qui aurait pu être accompli dès les premières semaines.
Cependant, plus j’observais ces cent derniers jours, plus j’avais le sentiment que l’essentiel pouvait se résumer de manière beaucoup plus concrète : un véritable tournant gouvernemental est à peine visible pour l’instant, tandis que la réécriture du système institutionnel de l’État se déroule d’autant plus spectaculairement.
Cela ne revient pas à prétendre que rien ne s’est passé. Des choses ont eu lieu, et il convient de le reconnaître honnêtement. Des décisions ont été prises concernant les dépenses publiques, les avantages politiques, les fonds européens ; de nouvelles institutions ont vu le jour, la transformation des médias publics a commencé, et le gouvernement lui-même dresse une longue liste des résultats de ces cent premiers jours.
La question n’est pas de savoir s’il y a eu de l’activité, mais où s’est déplacé le centre de gravité politique.
Car alors que le redressement durable de la santé, de l’éducation, du réseau ferroviaire, des services publics et de l’économie reste en grande partie devant nous, la nouvelle majorité s’est attaquée au système constitutionnel dès les premières semaines avec une détermination dont il est difficile de ne pas tirer de conclusions.
Pour lire la suite de la tribune : https://journallespoir.wordpress.com/2026/08/29/apres-cent-jours-voila-ce-qui-simpose-au-lieu-de-gouverner-ils-ont-reecrit-letat/
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
3 septembre Saint Pie X – Un modèle et un guide à prier pour notre époque tourmentée !
Un livre magistral accessible pour suivre pas à pas les étapes d’une prestigieuse ascension : ascension extérieure, conduisant le fils du cursore de Riese jusqu’au Vatican, au souverain pontificat – ascension intérieure : progression incessante d’une âme élue, saisie par Dieu, jusqu’à ces hauteurs où notre pauvre humanité est comme prise de vertige jusqu’à cette « harmonie des vertus dans les hautes sphères de l’héroïsme ». Et parallèlement c’est l’histoire d’une vie, d’une âme dans le cadre historique d’une existence exceptionnellement remplie.
Dans le bref de béatification du 3 juin 1951, Pie XII énumère les principaux traits dignes de retenir l’attention et l’admiration des foules : Le souci de la sainteté du clergé – La préoccupation du salut éternel des âmes – La préoccupation du salut éternel des âmes – La défense de la foi intègre et pure – L’amour de la liturgie.
La postface de René Bazin est éloquente :
« Cet homme était un des mieux doués de son temps. On ne peut dire qu’il excellait en doctrine sans entendre affirmer qu’il excellait aussi en charité ; ni qu’il excellait en charité sans que la preuve soit fournie qu’il avait une étonnante puissance d’assimilation, la connaissance la plus étendue de l’histoire religieuse et de l’histoire profane, un goût très sûr d’artiste, et le sens inné et déjà la longue pratique de l’autorité. L’extrême développement d’une de ces qualités est communément appelé génie. N’est-il pas également un homme de génie, celui qui les possède toutes au plus haut degré, et ne peut-on prétendre qu’un tel ensemble de dons naturels et de richesses acquises constitue le génie de perfection ou de gouvernement, et que ce fut le partage, la marque et la gloire de Giuseppe Sarto ? Non pas toute la gloire, cependant, ni toute l’explication de ce grand homme.
Avant tout, il était un ami de Dieu, une âme sans aucun orgueil, tout souple, dès lors, entre les mains de la grâce divine. Et la grâce vigilante qui l’avait préparé de loin, voyant que jamais il ne lui avait été rebelle, allait à cause de cela, lui donner à gouverner les trois cents millions de catholiques -et combien d’âmes au-delà- qui remplissent le monde. »
Giuseppe Sarto fut d’une humanité exquise, doué de cette bonté rayonnante à laquelle on ne résiste pas. Sans doute il fut un clair génie, au regard lucide et pénétrant, un chef dont l’intrépidité n’eut d’égale que la sagesse et la mesure. Sans doute, mais enfin d’autres hommes furent doués d’humanité exquise, de génie et ne dynamisme conducteur. Jamais pourtant ils n’ont soulevé un enthousiasme si universel, si spontané, si profond. Jamais ils ne furent l’objet d’un tel culte d’admiration, de confiance, d’amour. Guiseppe Sarto fut un saint – un saint de qualité rare que le peuple ne désigne que de ce mot : il santo. Il fut l’homme de Dieu, rivé à Dieu, uni à Dieu, à sa volonté, donné corps et âme. Ce livre est l’histoire d’un grand homme, d’un saint que nous devons prier dans ses moments de tourmentes extrêmes.
Cet essai historique se réfère à des documents directs des divers procès, les dépositions des témoins de la vie et de l’œuvre du souverain pontife, documents les plus sûres. « Aucunes sources d’informations, soit dans les archives du Vatican soit dans les Archives nationales, soit dans les divers publications religieuses ou profanes n’ont été négligées. » Trois cahiers de 16 pages, de photos en noir et blanc viennent appuyés le récit.
Cet ouvrage magistrale reçut en 1955 le Prix Marie-Eugène Simon-Henri-Martin.
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Pie X – Essai historique, de Pierre Fernessole, Editions Clovis, 672 pages, en promotion (30 €) : 16.90 €
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Droite de la droite : l’effacement du marqueur religieux
Professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, et spécialiste du nationalisme français, Olivier Dard publie une Histoire de l’extrême droite française, 700 pages du monarchisme aux lepénisme. L’auteur a été interrogé par Dominique Albertini dans Libération. L’auteur conteste l’expression retenue dans le titre de l’ouvrage et évoque ce qui rassemble les différents courants de la droite :


Réforme de la majoration de retraite : un manque à gagner pour les familles
Communiqué du Syndicat de la famille :
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a annoncé le 1er septembre vouloir réformer, dans le PLFSS 2027, la majoration de pension accordée aux parents ayant élevé trois enfants ou plus. Le rapport IGF-IGAS « Revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales », publié en juin, proposait un forfait individuel de 125€ par mois.
Aujourd’hui, la majoration de pension représente généralement 10 % de celle-ci. Les pensions des pères étant en moyenne supérieures, ils reçoivent mécaniquement des majorations plus importantes que les mères. Cette idée d’un forfait raisonne donc essentiellement par individu : homme/femme et niveaux de pension.
Ainsi, 125 € correspondent à 10% d’une pension de 1 250€. Très schématiquement, un bénéficiaire actuellement majoré de 10 % gagnerait donc au forfait si sa pension est inférieure à 1 250€ et perdrait au-delà. Les simulations DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) montrent effectivement une redistribution très nette vers les petites pensions et davantage de pertes chez les hommes.
Mais une famille constitue aussi une unité économique.
Actuellement, si un père gagne 2 500€ et la mère 600€, leurs majorations sont respectivement de 250 et 60€, soit 310€ pour le ménage. Avec deux forfaits de 125€, la mère gagne individuellement mais le ménage tombe à 250€ : une perte de 60€ par mois, soit 720 € par an. L’inégalité statistique homme-femme diminue peut-être mais le revenu familial également.
Le cas des mères au foyer est également sensible. En ayant interrompu leur carrière, toutes n’ont pas acquis de droits suffisants via l’AVPF (l’Assurance vieillesse des parents au foyer) parce qu’elle est soumise aux ressources du ménage. Elles pourraient donc ne recevoir qu’un faible bénéfice de la réforme, voire n’accéder à aucun forfait si elles n’ont pas de pension personnelle, tandis que leur conjoint perdrait une partie importante de sa majoration. Une perte qui impacterait aussi la pension de réversion de ces mères.
« Les inégalités de retraite entre les hommes et les femmes ne se corrigeront pas par une forfaitisation qui ignore la réalité des familles et l’évolution des couples, aujourd’hui très majoritairement biactifs. En partant d’une vision passéiste des rôles du père et de la mère, ce projet remplacerait une véritable politique familiale par une logique individualiste. À l’heure où la natalité s’effondre, la priorité devrait être, au contraire, de reconnaître l’investissement complémentaire des parents, de respecter leur liberté d’organisation et de soutenir les familles, notamment celles des classes moyennes.” déclare Ludovine de la Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.
Les artisans d’erreurs se cachent dans le sein même et au coeur de l’Eglise
Nous fêtons aujourd’hui le pape saint Pie X, qui écrivait dans son encyclique Pascendi Dominici gregis sur les erreurs du modernisme :
[…] Ce qui exige surtout que Nous parlions sans délai, c’est que, les artisans d’erreurs, il n’y a pas à les chercher aujourd’hui parmi les ennemis déclarés. Ils se cachent et c’est un sujet d’appréhension et d’angoisse très vives, dans le sein même et au coeur de l’Eglise, ennemis d’autant plus redoutables qu’ils le sont moins ouvertement. Nous parlons, Vénérables Frères, d’un grand nombre de catholiques laïques, et, ce qui est encore plus à déplorer, de prêtres, qui, sous couleur d’amour de l’Eglise, absolument courts de philosophie et de théologie sérieuses, imprégnés au contraire jusqu’aux moelles d’un venin d’erreur puisé chez les adversaires de la foi catholique, se posent, au mépris de toute modestie, comme rénovateurs de l’Eglise; qui, en phalanges serrées, donnent audacieusement l’assaut à tout ce qu’il y a de plus sacré dans l’oeuvre de Jésus-Christ, sans respecter sa propre personne, qu’ils abaissent, par une témérité sacrilège, jusqu’à la simple et pure humanité.
3. Ces hommes-là peuvent s’étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l’Eglise. Nul ne s’en étonnera avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d’agir.
Ennemis de l’Eglise, certes ils le sont, et à dire qu’elle n’en a pas de pires on ne s’écarte pas du vrai. Ce n’est pas du dehors, en effet, on l’a déjà noté, c’est du dedans qu’ils trament sa ruine; le danger est aujourd’hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Eglise; leurs coups sont d’autant plus sûrs qu’ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n’est point aux rameaux ou aux rejetons qu’ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c’est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d’immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l’arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l’abri de leur main, nulle qu’ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu’ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d’habileté qu’ils abusent facilement les esprits mal avertis. D’ailleurs, consommés en témérité, il n’est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu’ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.
Avec cela, et chose très propre à donner le change, une vie toute d’activité, une assiduité et une ardeur singulières à tous les genres d’études, des moeurs recommandables d’ordinaire pour leur sévérité. Enfin, et ceci parait ôter tout espoir de remède, leurs doctrines leur ont tellement perverti l’âme qu’ils en sont devenus contempteurs de toute autorité, impatients de tout frein : prenant assiette sur une conscience faussée, ils font tout pour qu’on attribue au pur zèle de la vérité ce qui est oeuvre uniquement d’opiniâtreté et d’orgueil. Certes, Nous avions espéré qu’ils se raviseraient quelque jour : et, pour cela, Nous avions usé avec eux d’abord de douceur, comme avec des fils, puis de sévérité : enfin, et bien à contrecoeur, de réprimandes publiques. Vous n’ignorez pas, Vénérables Frères, la stérilité de Nos efforts; ils courbent un moment la tête, pour la relever aussitôt plus orgueilleuse. Ah! s’il n’était question que d’eux, Nous pourrions peut-être dissimuler; mais c’est la religion catholique, sa sécurité qui sont en jeu. Trêve donc au silence, qui désormais serait un crime! Il est temps de lever le masque à ces hommes-là et de les montrer à l’Église universelle tels qu’ils sont.
4. Et comme une tactique des modernistes (ainsi les appelle-t-on communément et avec beaucoup de raison), tactique en vérité fort insidieuse, est de ne jamais exposer leurs doctrines méthodiquement et dans leur ensemble, mais de les fragmenter en quelque sorte et de les éparpiller çà et là, ce qui prête à les faire juger ondoyants et indécis, quand leurs idées, au contraire, sont parfaitement arrêtées et consistantes, il importe ici et avant tout de présenter ces mêmes doctrines sous une seule vue, et de montrer le lien logique qui les rattache entre elles. Nous Nous réservons d’indiquer ensuite les causes des erreurs et de prescrire les remèdes propres à retrancher le mal. […]
Du culte il y aurait peu à dire, si ce n’était que sous ce mot sont compris les Sacrements; et sur les Sacrements les modernistes greffent de fort graves erreurs. Le culte naît d’une double nécessité, d’un double besoin: car, on l’a remarqué, la nécessité, le besoin, telle est, dans leur système, la grande et universelle explication.
Le premier besoin, ici, est de donner à la religion un corps sensible; le second, de la propager, à quoi il ne faudrait pas songer sans formes sensibles ni sans les actes sanctifiants que l’on appelle sacrements. Les sacrements, pour les modernistes, sont de purs signes ou symboles, bien que doués d’efficacité. Ils les comparent à de certaines paroles, dont on dit vulgairement qu’elles ont fait fortune parce qu’elles ont la vertu de faire rayonner des idées fortes et pénétrantes, qui impressionnent et remuent. Comme ces paroles sont à ces idées, de même les sacrements au sentiment religieux. Rien de plus. Autant dire, en vérité, et plus clairement, que les sacrements n’ont été institués que pour nourrir la foi: proposition condamnée par le Concile de Trente: Si quelqu’un dit que les sacrements n’ont été institués que pour nourrir la foi, qu’il soit anathème (12).
Circulaire du ministère des Armées interdisant toute discrimination à l’encontre des élèves issus des lycées hors contrat
Communiqué d’Anne Coffinier faisant suite aux discriminations constatées dans certains lycées militaires :
Le cabinet du ministre vient d’informer Créer son école qu’une circulaire interdisant toute discrimination à l’encontre des élèves issus des lycées privés hors contrat sera signée cette semaine, puis immédiatement diffusée. Cette décision répond directement à notre demande : garantir à tous les élèves de France un égal accès aux classes préparatoires des lycées militaires publics, quel que soit leur établissement d’origine. Créer son école est fière d’avoir mené ce combat avec succès. Nous restons plus que jamais mobilisés pour défendre l’école libre et la liberté de choix des familles.
S.O.S Calvaires réalisera la croix de la veillée des jeunes avec le pape Léon XIV au Stade de France
Communiqué de SOS Calvaires :
S.O.S Calvaires a été sollicité pour réaliser la croix qui sera utilisée lors de la veillée de prière avec les jeunes organisée au Stade de France le 25 septembre prochain, à l’occasion de la venue en France du pape Léon XIV.
La croix sera fabriquée les 9 et 10 septembre prochains dans l’atelier de l’association au Lion-d’Angers, en Maine-et-Loire, par les charpentiers de S.O.S Calvaires. Elle sera ensuite acheminée à Saint-Denis pour prendre place au cœur de la veillée, sur la scène principale, qui réunira plus de 80 000 jeunes âgés de 17 à 35 ans.
Cette réalisation s’inscrit pleinement dans la continuité de la mission portée par S.O.S Calvaires depuis 1987 : restaurer, valoriser et transmettre le petit patrimoine chrétien français. Elle mobilise un savoir-faire développé depuis près de quarante ans autour de la fabrication et de la restauration des croix, au service de centaines de chantiers menés partout en France.
À travers cette mission particulière, l’association met ainsi son expérience au service d’un événement exceptionnel, dans la continuité de son engagement quotidien.

